Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Voeux tout en élégance

    Imprimer Pin it!

    dita-von-teese-20071205-346526.jpgComme le veut la tradition de ce blog tout en élégance, en finesse, et en humour glacé et sophistiqué (ouais je sais, je sais), et alors que la terre vient encore de faire un tour sur elle-même à 28000 km/h j'ai bien l'honneur de vous dire "Bonne Année Mon cul !" et "Santé Bonheur, santé bonne humeur".

    Je vous laisse, comme on le voit sur la photo, on m'attend...

    Qu’est-ce que le premier janvier, sinon le jour honni entre tous où des brassés d’imbéciles joviaux se jettent sur leur téléphone pour vous rappeler l’inexorable progression de votre compte à rebours avant le départ vers le Père Lachaise…
    Cet hiver, afin de m’épargner au maximum les assauts grotesques de ces enthousiasmes hypocrites, j’ai modifié légèrement le message de mon répondeur téléphonique. Au lieu de dire « Bonjour à tous», j’ai mis « Bonne année mon cul ». C’est net, c’est sobre, et ça vole suffisamment bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire.
    in chroniques de la haine ordinaire, Pierre Desproges
  • 2012, année de la fin du monde ?

    Imprimer Pin it!

    Aussi sur Agoravox

    En 2011, l’eschatologie est à la mode, elle le sera encore un peu plus en 2012 qui comme beaucoup croit savoir verra la fin du monde qui serait inscrite non seulement dans la cosmogonie maya mais aussi codée dans la Bible. Rien de tel qu’une société a-religieuse pour se vautrer dans les pires superstitions, ça paraît paradoxal mais ça ne l’est pas tant que ça au fond…

     

    fin-du-monde.jpgLe millénarisme se porte donc bien dans la société spectaculaire consumériste, à gauche comme à droite, il fait vendre de la pub à la télévision mais aussi sur le réseau, et puis il ne mange pas de pain.

     

    Prétendre que c’est la fin du monde permet de ne pas avoir à réfléchir sur les travers du monde actuel et sa responsabilité personnelle dans les problèmes que posent. Ce n’est pas la première fois que l’on nous fait le coup, je me souviens des prédictions de Nostradamus au début des années 80 qui ont amené un grand nombre de naïfs et de crédules à stocker du sucre et de la farine en masse s’attendant à la guerre nucléaire en 1986.

     

    Maintenant, les mêmes nient leur naïveté, ou bien expliquent que ce n’est que partie remise en somme…

     

    Comme la fin est proche, il n’y a rien à faire, rien à remettre en question, rien à proposer en alternative.

     

    Ce qui m’a frappé dans la catastrophe de Fukushima par exemple, c’est que personne ne s’est demandé pourquoi l’on avait construit une centrale si puissante là précisément au mépris de tous les risques :

     

    C’était aussi et surtout car le public, le pékin moyen, le réclamait pour faire fonctionner la longue kyrielle d’appareils tous plus inutiles les uns que les autres qu’il estime être indispensables pour bien vivre de nos jours, appareils qu’il décide d’acheter de lui-même, se soumettant au cirque spectaculaire marchand volontairement sans que rien ne l’y contraigne réellement.

     

    On se demande d’ailleurs pourquoi les eschatologues distingués ne se suicident pas tout de suite, voilà qui serait tout de même plus pratique.

     

    C’est aussi tout simplement une manifestation du narcissisme post-moderne encouragé par les médias, le net aussi, un peu tous les moyens modernes, comme les enfants qui se demandent comment le monde pouvait bien tourner avant leur naissance, et qui devenus adultes mais pas beaucoup plus mûrs se disent que la grosse boule de glaise sous nos pieds s’arrêtera de tourner à leur mort.

     

    Alors que personne n’est vraiment indispensable en ce bas-monde.

     

    Bien sûr, les moyens modernes de communication laissent croire à n’importe qui que ses désirs, ses opinions, sa petite personne sont fondamentales pour la bonne marche des évènements étant donné qu’il peut laisser maintenant des traces de son égo un peu partout, que c’est même par là qu’il entend conditionner son existence, par l’existence d’un réseau et à la possibilité qu’il a de parler encore et toujours de lui sur les réseaux.

     

    (Dont moi, précédons les commentaires éventuels sur ce thème…)

     

    Il se passe un peu la même chose qu’au moment de la démocratisation de la vidéo, tout le monde sachant tenir une caméra dans les mains, et la faire fonctionner, tout le monde s’est cru doté de talents de cinéaste. Alors que c’est tout de même un peu plus complexe que cela.

     

    N’importe quelle frustration, n’importe quelle rancœur, n’importe quelle ha   ine, trouvent également un dérivatif de ce fait.

     

    Les oubliés du système qui estiment que celui-ci n’a pas reconnu leur génie à sa propre mesure sont persuadés que les techniques nouvelles leurs permettent enfin de mettre un terme à cette odieuse injustice à leurs yeux et d’exposer enfin devant tous les passants leurs thèses, pas toujours foireuses il est vrai, parfois même dignes d’intérêt,  bien qu’au final, les thèmes que l’on retrouve sur le Web entre autres soient finalement les mêmes que ceux que l’on  abordait avant au zinc du café du commerce…

     

  • Un peu de mauvais esprit de Noël

    Imprimer Pin it!

    Aussi sur Agoravox

     A chaque Noël, je songe surtout à Bethléem, en Judée, en Palestine, ce bled considéré encore maintenant comme minable par les juifs, d’où rien de bon ne pouvait sortir selon les pharisiens, je me souviens des gosses courant dans la rue, aux chats parias farfouillant un peu partout, quémandeurs, aux touristes le nez en l’air, à Luna Park, un Luna Park biblique, ne sachant pas trop quoi faire durant les trois heures d’attente avant la célébration de Noël à Sainte Catherine, tuant le temps en se faisant arnaquer dans les boutiques de souvenirs, comme il se doit pour un touriste normal et bien élevé, avec .

    img_606X341_2012-nativity-church.jpgEt bien sûr je dédie ce petit texte à la douanière zélée de l’aéroport Ben Gourion qui me demanda si j’étais un agent provocateur car j’avais été filmé durant toute la première célébration de Noël et l’inauguration d’un centre, auxquelles j’assistai, juste derrière Yasser Arafat et son épouse ainsi qu’un infortuné comparse, nous étions tels le bœuf et l’âne gris dans cette version peu orthodoxe de la Crèche.

     

    Je me rappelle aussi de la messe à la Basilique de la Nativité, à laquelle cette année encore les chrétiens de Gaza n’auront pu assister, de la nuit toute étoilée et bleue marine, des chants en arabe, des illuminés au regard exalté traversant ces régions comme les yeux couverts d’œillères.

     

    Noël m’évoque aussi le lever du soleil sur le Dôme du Rocher vu depuis le toit de Sainte Anne, près de la Porte des Lions à Jérusalem, au retour de la messe de Minuit, avec un ami qui en avait tout aussi ras le bol que moi des exaltations mystiques parfois à la petite semaine des pèlerins aveugles à la beauté de ce qui les entourait.

     

    Nous n’en tenons pas rigueur aux exaltés, car grâce à eux, nous traversâmes aussi les paysages du désert du Jourdain sous un ciel de petit matin parfait, et que nous avions pu assister à une autre célébration, moins mondaine, de la Nativité, un peu plus tard dans la nuit, au véritable endroit où celle-ci s’est déroulée soit dans la crypte de Saint Jérôme.

     

    De Bethléem à Jérusalem, il faisait un de ces ciels qu’il fait quand nous quittons la personne aimée, quand le jour se lève à peine, et que le bonheur semble être au coin de la rue.

     

    Et nous étions, nous le sommes toujours de cette terre dite sainte, violente, torturée et mystique du Proche Orient. C’est à cette occasion que nous nous sommes dit que les fanatiques religieux et politiques partagent le même mépris des beautés qu’ils ont sous les yeux, aveuglés sont-ils par la haine et la sottise, surtout la sottise.

     

    Nous aimions bien les nourritures spirituelles mais il y a un temps pour les terrestres qui font aussi du bien au cœur. En France, par contre, dans notre société consumériste, sur-libérale et sur-matérialiste, il n’y a plus qu’elles, ou plutôt les ersatz que l’on prétend nous vendre comme indispensables pour se réjouir en famille ou entre amis dont les gadgets électroniques et jouets permettant une consommation accrue de piles et dont le petit dernier ou la petite dernière ne saurait se passer, étant aussi esclaves que leurs géniteurs de machines à brasser de l’air comme le dernier Smartphone ou ordinateur super portable que l’on se doit d’avoir pour être bien considéré dans ce monde en crise de sens.

     

    C’est un dégueulis absolument odieux de gentillesse formatée et de bons sentiments faisandés, alors que visiblement le reste de l’année on n’en a rien à foutre  dans un système où seul compte l’intérêt personnel et la satisfaction immédiate et brutale des plaisirs, fût-ce au prix de celui d’autres moins chanceux. 

     

    C’est un peu comme le « baiser de paix » si mal compris que les chrétiens sont censés s’échanger pendant la messe dominicale, salut ou poignée de main qu’ils ne referaient, n’oseraient jamais une fois sortis, une fois le porche de l’église franchi, et dont ils profitent aussi pour claquer la bise avec forces bruitages mouillés aux copines et aux copains non loin, et seulement.

     

    Comme toute chose que le consumérisme touche, Noël sous nos cieux est devenu bien autre chose que la naissance d’un « enfant-dieu » selon les croyances des chrétiens. On revient finalement aux célébrations des Saturnales que Noël a remplacées à la même date. En moins drôle,  cependant. Pour les romains antiques, s’ils voyageaient dans le temps jusqu’à nous, notre société de zélés consommateurs célèbreraient les fêtes, car il ne faut plus dire Noël mais « les fêtes », en esclaves dociles et soumis au commerce et non en êtres humains libres.

     

  • Masochisme historique à géométrie variable

    Imprimer Pin it!

    Aussi sur Agoravox

     Beaucoup soulignent en ce moment non sans raison l’absurdité de lois mémorielles édictées d’ailleurs surtout du fait de visées électoralistes. Depuis deux siècles, en France, on est persuadé que l’on change les comportements des personnes en le décidant d’un trait de plume, que la conscience progresse parce qu’on le décide.

    image prise ici sur cet excellent site sur Tomi Ungerer, entre autres

    D00468.jpgAlors que l’on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif, comme disait ma grand-mère, et que l’on ne peut forcer un imbécile à abandonner ses haines d’un coup.

    Généralement, il y tient à ses haines, elle justifie ses manques et sa médiocrité, et lui permettent de ne pas se poser de questions. Il en appelle à la liberté d’expression, à la censure, au retour des z-heures les plus sombres de notre histoire si on l’empêche d’exprimer sa détestation de tel ou tel peuple, tel ou tel groupe social ou religieux ou d’opposer « son » génocide à celui commis sur un autre peuple, une autre ethnie, dans ce cas il dénie l’appellation  d’un génocide, un génocide c’est quand ça le touche lui…

    Le judéophobe compulsif veut pouvoir continuer à dire du mal du lobby juif, en prétextant son attachement à la cause anti-sioniste, le petit blanc veut continuer à casser de l’arabe ou de l’africain, sans dommages, ou du « pd », ou encore les trois à la fois, le fanatique, l’idéologue veut pouvoir continuer à affirmer qu’en dehors de « sa » chapelle point de salut et qu’il a le droit de dire qu’il veut « écraser l’infâme » qu’est toujours celui qui ne pense pas comme lui.

    Et "son" massacre, il convient d'en parler, mais alors, tout le temps et à toutes les sauces.

    Le turc veut pouvoir conchier l’arménien et occulter les massacres commis par ses ancêtres. Le serbe n’a pas massacré de croates, et le croate n’a pas massacré de serbes. Le hutu n’a pas tué de tutsi, de toutes façons c’est la faute à la France, le collabo n’a dénoncé personne, de toutes façons c’est Pétain qui l’a forcé, et puis en 44 il s’est avéré que tous les français étaient résistants, alors…

    C’est tellement bien d’avoir un ennemi héréditaire qui concentre les détestations cuites et recuites, et qui permet d’excuser ses propres saloperies. C’est tellement couru d’avoir un bouc émissaire qui explique tout et évite surtout de se poser des questions sur soi-même.

    Il est de toutes manières des massacres plus recevables que d’autres aux yeux des bonnes consciences.

    Par exemple, les chrétiens d’Orient ne subissent aucune persécution, on préfère parler d’affrontements « intercommunautaires », tout comme au Darfour, il n’y a pas eu de massacres de chrétiens et d’animistes parce qu’ils sont chrétiens et animistes, on assure que c’était là aussi des conflits inter-ethniques.

    Enfin, dans le grand masochisme mémoriel qui secoue les beaux esprits, on aimerait alors qu’ils abordent le cas de la «Vendée Vengé » selon l’appellation sinistre qu’en donnèrent les conventionnels après avoir commis un « populicide », le terme étant de Gracchus Babeuf, un « ancêtre » du communisme faut-il le rappeler et non un nostalgique de l’Ancien Régime. On note que lorsqu’un historien comme Reynald Secher veut aborder cette question frontalement  et objectivement, par les faits et les chiffres (dont des fours crématoires à Angers…), on le ridiculise, on l’ostracise, on nie tout en bloc, car le masochisme historique est comme l’indignation sous nos cieux éclairés, il est sélectif…

    Et à leurs yeux que sont des paysans, des femmes et des enfants contre la marche du progrès ?

  • "Makin whoopee" juste pour le plaisir - autre message personnel

    Imprimer Pin it!

    Julie London, juste pour se sentir à l'aise...

    J'aurais bien parlé de la bande annonce de "la Délicatesse" où l'on sait très bien que dans la vie le personnage d'Audrey Tautou se laisserait convaincre de la nécessité de préserver le "qu'en dira-t-on".

    Je préfère écouter Julie London et me dire que peut-être que je me trompe après tout...