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  • "5 cm per second" - message personnel en somme

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    Je viens de revoir ce film (voir ci-dessous, qui ressemble à "Dolls" de Kitano quant à l'ambiance et la musique de Joe Hisahi) avec des élèves, je n'avais pas réalisé à quel point j'étais proche du personnage principal, et de son histoire.

    Tout comme toi, dont j'ai j'ai vu une jolie photo sur le net sur une frontière en Asie...

    Un des jeunes m'a dit : "Mais ça se finit mal !".

    Je lui ai répondu : "Comme dans la vie parfois, pas toujours heureusement".

    J'ai envie de croire au "pas toujours" après tout.

  • Utilité de la méchanceté - au lendemain de "la journée de la gentillesse"

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     « Personne n'écoute réellement les autres et si vous essayez une fois, vous verrez pourquoi »

    Mignon McLaughlin dans « Le meilleur de la méchanceté » de Sébastien Bailly

    « -ça court les rues les grands cons !

    -Oui mais celui-là c'est un gabarit exceptionnel. Si la connerie se mesurait, il serait à Sèvres »

    De Michel Audiard dans « le Cave se rebiffe », dit par « le Dabe », Jean Gabin

    tumblr_l8t1fmHAU81qb4kp6o1_500_thumb.jpg

    image ci-contre prise ici

    En 2011, un des personnages plébiscités par ceux qui regardent la télévision est un médecin à première vue méchant, irascible, arrogant, cynique et impitoyable, le Docteur House, qui ne croit pas en plus en grand chose et n'a aucune certitude sur l'existence. Si le personnage est tellement populaire, ce qui peut paraître paradoxal, c'est qu'il se permet de dire ce que tout le monde ou presque garde normalement pour soi-même : révéler la duplicité, les petites lâchetés, les petits et grands compromis, ce que cache les bons sentiments des uns et des autres etc...

    Pourtant, pour ne choquer personne, notre époque multiplie les préventions souvent ridicules de vocabulaire :

    On ne dit plus un gros, on dit, en surpoids, on ne dit plus un aveugle, mais un malvoyant, on ne dit plus nain mais « petite personne », on ne dit plus mari dans certains cercles, mais « violeur légal » etc...

    (Note personnelle : pourtant on ne dit pas « individu à compréhension différée » pour un con, ou « Individu féru d'introduction liminaire » pour un enculé.)

    A ce lien on trouvera une liste des mots qu'il ne faut pas dire, qui sont tabous, et ceux qu'il convient de prononcer.

    Hier était donc célébré la journée de la gentillesse et de la bienveillance, deux idées que l'on confond avec la notion de respect, des notions finalement très floues pour notre époque qui les met à toutes les sauces, à commencer par les plus fades, et qui se résument en fait à ceci :

    « Laisse moi faire et dire tout ce que je veux tranquillement, même si c'est complètement stupide, pour que tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes ».

    On n'a jamais autant vu de manifestations de sensiblerie déplacée et frelatée, de pleurs -de crocodiles- qu'actuellement. Bientôt, le froid revenant, nous allons avoir le droit aux mêmes refrains englués de bons sentiments qu'habituellement au premier sans-abri mort à cause du froid, mort que les amateurs de grandes déclarations sur la pauvreté se hâteront d'oublier une fois les fêtes passées.

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    couverture ci-contre prise ici

    Est donc méchant celui qui rappelle deux ou trois faits indubitables, ainsi que le note Sébastien Bailly dans sa préface à son livre « le meilleur de la méchanceté » paru aux éditions « Mille et Une nuits », un opuscule indispensable dans la poche de toute personne capable d'humour, de recul et d'un minimum de dérision sur notre époque compilant des remarques de Desproges, Jeanson, Jules Renard et d'autres.

    Évidemment, ainsi qu'il le souligne, ces « méchants » là ne sont pas véritablement des salauds, des vilains, ce sont simplement des empêcheurs de tourner en rond qui s'offrent la suprême liberté de dire ce qu'ils pensent réellement des hypocrisies sociales diverses et variées qui sont encore légions à notre époque se voulant pourtant libérée de la morale traditionnelle :

    De l'homme ou la femme de gôche (ou de drouâte d'ailleurs) qui ne rechigne pas à fréquenter un milieu qu'il ou qu'elle aura préalablement largement conchié tout en ayant hâte d'en faire partie, sans y voir de contradictions, à l'« humaniste » de comptoir, ou de salon, qui veut bien parler d'intégration et de mixité sociale, tout ça, mais qui ne collerait pas sa progéniture dans un collège ou un lycée de ZEP.

    Il ne faut pas déconner.

    C'est la fameuse méthode socratique, qui consiste à provoquer et choquer l'interlocuteur pour le pousser à réfléchir plus loin que ses certitudes habituelles : appuyer là où ça fait mal, voire très mal. C'est une méthode dangereuse, car on se souvient ce qui est arrivé à Socrate, obligé de boire la ciguë (peut-être même que c'était dans un verre à moutarde, pour rajouter une faute de goût au supplice).

    Diogène était également le genre à employer ce genre de discours qui le faisait mal voir des bêtes de somme qui ne veulent surtout pas sortir des rails imposés par la société. Il poussait parfois le bouchon un peu loin puisque l'on dit qu'il se masturbait et déféquait en public pour « questionner les faux-semblants » pour employer les termes pudiques d'un de ces savants exégètes.

    C'est la méthode généralement la plus efficace pour se guérir de travers embêtants.

    C'est aussi celle à laquelle la société renâcle le plus préférant porter au pinacle l'un ou l'autre, en sachant très bien que quelques temps plus tard, l'on déboulonnera l'ancienne idole avec acharnement.

    Par exemple, je trouve étrange que tant d'adulateurs d'Obama en 2008 ne se souviennent plus de leur adulation fébrile du président américain actuel, qui s'est révélé peu ou prou dans la même ligne que son prédécesseur, excepté le fait qu'il paraisse plus sympa et que se photogénie est plus marquée.

    Ce genre d'amnésie a également touché les électeurs de François Mitterrand lors de la fin de « l'état de grâce », vers 1983, plus personne ou presque ne se souvenait avoir voté pour lui au moment de la rigueur. On me dira, cela ne les a pas empêché de le réélire en 1988.

    Ce genre d'affection finalement bénigne a également touché les personnes ayant voté Sarkozy en 2007. Elles n'arrivent pas à se rappeler ce qu'elles ont mis dans l'urne lors des dernières présidentielles.

    dyn010_original_404_530_pjpeg_51242_fb4e4f69708a4690f528532a2f523712.jpgAu bout du compte donc, le « méchant » veut surtout le bien de son prochain puisqu'il a pour idée de l'aider à se libérer de ce qui l'empêche d'être réellement libre et de se construire une pensée vraiment personnelle hors de la tribu, de la communauté, du groupe social, bref de sortir du troupeau.

    Attention, ne confondons pas cette vraie gentillesse que l'on distingue chez le « méchant », le « cynique », avec la manie qui consiste à rechercher chez les ironistes ou les humoristes réputés irrévérencieux, ce qu'aucun d'eux n'est vraiment en 2011 à l'exception peut-être de Fabrice Éboué ou Gaspard Proust, et dans une certaine mesure de Dieudonné, cette part de « rose bonbon » que n'importe quel être humain a en lui.

    L'auteur de ces lignes ne va pas s'en glorifier, car le troupeau lui dit que c'est mâââl de le faire mais il est lui aussi réputé méchant, même méchant comme une teigne pour diverses raisons inavouables ou pas, un misanthrope. Il paraît même que la seule différence qu'il a avec le Docteur House, quant à son caractère, c'est sa canne. Ce n'est pas bien grave, je préfère passer pour un mauvais apôtre et provoquer parfois la réflexion, et l'échange, même musclé, qu'un bon apôtre et ronronner dans le confort intellectuel.

    Ci-dessous un sketch "méchant" de Desproges


    Les Juifs par pierredesproges

  • Mille sabords ! Hergé est sur "Aventure Littéraire" !

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    tintinpère.jpg«Les plus grandes aventures sont intérieures.»
    [ Hergé ]

    A ce lien, sur "Aventure Littéraire" de Murielle Lucie-Clément, un article signé par ma pomme sur Hergé et Tintin. Au moins le film de Spielberg donne-t-il envie de se replonger dans les albums et dans les livres consacrés à Georges Remi alias Hergé.

    Ci-dessous une discussion entre les géant des la BD franco-belge


    Discussion entre Hergé, Goscinny,Uderzo et... par quiestce88

  • Je parle d'Alexandre Vialatte sur "Aventure Littéraire"

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    visuel_section_annee_vialatte.png«Rien n'arrête le progrès. Il s'arrête tout seul.»
    [ Alexandre Vialatte ]

    Un petit texte de votre serviteur (mon aimable personne) sur Alexandre Vialatte sur le site "Aventure Littéraire".

    Après l'avoir lu, on ne pourra s'empêcher de dire "Et c'est ainsi qu'Allah est grand" ainsi qu'Alexandre terminait toutes ses chroniques de la "Montagne".

    De plus je suis dorénavant également sur Critiques libres

    L'image vient du site consacré à Vialatte, à ce lien, à découvrir

  • Ce qui indigne réellement les « indignés »

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     "Tout homme qui n'a pas été anarchiste à vingt ans est un imbécile, mais c'en est un autre s'il l'est encore à quarante."

    Georges Clémenceau.

    image prise ici

    123128_camp-des-indignes-sur-la-place-puerta-del-sol-a-madrid-le-4-juin-2011.jpgQuand on traverse, par exemple, certains quartiers de Paris où l'on voit clairement la fameuse « fracture sociale », où le fric est exposé au tout venant, montré à tous les passants, on a envie de s'indigner, de se mettre en colère, entre les crapules, les filles légères et leurs « papas gâteaux » gâteux et pleins aux as,, les gros lards dans des jouets très chers, qui sont autant de compensations phalliques pour eux. Cela a toujours existé de toute éternité comme aurait dit Vialatte mais est-ce pour autant une raison pour continuer à tolérer tant de gabegie et d'égoïsme social ?

    D'un autre côté, quand je vois et quand j'entends des quadragénaires ou des quinquas, (qui aimeraient bien au fond se les taper car c'est là la base de leur adulation et de leurs éloges de ce mouvement), faire l'éloge des jeunes qui constituent le mouvement des « indignés » à travers le monde, je songe souvent à ce que disait Clémenceau du fait d'être anarchiste, ou rebelle : à vingt ans c'est normal, à quarante c'est grotesque.

    Tout le monde a rencontré au moins une fois ce genre d'éducateur social à queue de cheval et calvitie naissante voire largement entamée, parfois ancien combattant de « Soissantuite » qui fait un peu pitié à ressasser sans cesse ses révoltes post-pubères alors qu'il est devenu au fond un réactionnaire comme les autres.

    Ils ne sont pas bien méchants ces nostalgiques, ils sont moins cyniques que des « traders » de Wall Street ou du CAC 40. Par contre, quand cette posture d'« animateur social » se rencontre chez des bourgeois petits ou grands qui profitent sans vergogne et consécutivement de leurs privilèges c'est beaucoup plus pénible.

    Le mouvement des « indignés », qui s'inspire des épîtres de Saint Stéphane Hessel, le doyen des élites politiques et sociales qui pensent comme il faut en 2011, une sorte d'arbitre des élégances morales, une icône indéboulonnable (ce qui est contradictoire pour ce hérault de la liberté d'expression), est à la base sympathique donc, malgré tout, car sain, des jeunes qui remettent en question le monde, qui ne se soumettent pas, qui ne sont pas dociles à ce que leur impose le consumérisme c'est plutôt de salubrité publique.

    Là où le bât blesse c'est que l'essentiel n'est jamais vraiment remis en question, à savoir le socle parfaitement inique du mode de vie libéral-libertaire (concept rappelons le forgé par le philosophe marxisant Michel Clouscard qui démontrer la curieuse alliance objective entre ces idéologies a priori opposées), pour la bonne raison que les « indignés » participent de la société libérale-libertaire...

    image prise ici

    1535584_3_5c73_des-indignes-espagnols-devant-le-ministere-du.jpgUn autre problème est leur conception bizarre et grégaire de la démocratie, dont la base est quand même le vote à bulletins secrets, les indignés procédant quant à eux par votes à main, ou bras levé. Quand on regarde la photo ci-contre, on se pose quand même des questions, et on se dit que l'enfer est pavé de bonnes intentions dégoulinantes de bon sentiments mais que d'un geste à l'autre, beaucoup moins agréable, il n'y a qu'un pas...

    Le libéral-libertaire ne veut aucune limite à sa consommation, il entend le faire selon ses goûts (ou ce qu'il croit être les siens), ce qui sous-entend qu'il n'y ait aucune barrière quant à la dynamique des marchés économiques et aucune barrière morale qui l'empêcherait d'assouvir ses désirs divers et variés.

    La plupart du temps, se dire libertaire pour lui suffit à croire qu'il l'est vraiment, ce qui est logique dans une société consumériste ou le superficiel et l'apparence sont rois.

    C'est aussi le point de vue que défend Greil Marcus dans « Lipstick Traces » quand il évoque le mouvement « punk », ses mouvements non seulement ne combattent jamais l'essentiel de l'hyper-libéralisme mais finalement le défendent et le renforcent plus ou moins consciemment.

    Car au bout du compte, ce que veulent les « indignés » c'est que tout le monde profite du mode de vie libéral-libertaire, ce n'est pas anodin que ce soit en temps de crise et que parmi les « indignés » l'on rencontre beaucoup de laissés pour compte de la société consumériste. C'est très généreux de vouloir la société d'abondance pour tout le monde, mais du simple point de vue des ressources naturelles de la planète c'est un idéal strictement inaccessible.

    Même si l'on peut toujours imaginer que cela change...

  • Deux cas «d'intégrisme », deux poids, deux mesures ?

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    où cet article est pour le moins contradictoire...

    Dédié à Nikolas, Cécile et surtout Kiki qui ont de l'humour

    Le premier cas est celui de catholiques présentés absolument partout comme fanatiques, ce qui est des plus fallacieux. Et on verra que le traitement du deuxième cas, celui de l'incendie de « Charlie Hebdo » est traité bien différemment étrangement. Ne serait-ce que dans ma bonne ville d'Évreux où il est facile de trouver tout les articles, journaux, publications traitant de ce qui est arrivé au théâtre de la ville, mais où il était impossible ce matin de trouver le moindre exemplaire de « Charlie Hebdo », ou plutôt de « Chariah Hebdo ». La plupart des buralistes prétendaient ne plus en avoir en vente, d'autres étaient plus francs, ils n'avaient pas envie d'être la cible de représailles musclées.

    romeo_castellucci_2_0.jpgDepuis quelques temps au Théâtre de la ville à Paris, une pièce de Roméo Castellucci fait scandale, « Sur le concept du visage du fils de Dieu ». Des catholiques se sont émus du fait que l'image du Christ, en fond de scène, d'après une toile d'Antonello di Messina, soit aspergé d'excréments au début des représentations puis maintenant d'encre noire, qui finit par faire disparaître le visage et apparaître la phrase « Tu n'es pas mon berger ». Je ne suis pas loin de penser que l'auteur de la pièce a surtout vu « THX 1138 » où l'on trouve la même image, qui orne les « confessionnaux automatiques » du début du film, mais passons, un visage du Christ volontairement très spiritualisant pour montrer sa déconnexion d'avec les problèmes humains.

    Les croyants qui sont présents chaque soir devant le théâtre sont loin d'être tous de la mouvance « tradi », mais il est tellement plus facile de ne citer que les fidèles de Saint Nicolas du Chardonnet.

    Alors oui, ces jeunes sont sans doute instrumentalisés parfois par les uns ou les autres, et comme souvent, les dirigeants de certains groupuscules envoient les plus jeunes au casse-pipe et s'en laveront les mains en cas de grabuge plus grave. De plus, cela permet de dire aux politiques de droite qu'ils ne favorisent pas les « fââchiistes », envoyant des policiers les « corriger » tous les soirs (dont un jeune grièvement, celui-ci ayant eu les deux jambes écrasés par un car de police).

    Face à ces cathos se sont élevés diverses voix dont celle de l'auteur de la pièce, (on appréciera son « je leur pardonne car ils ne savent pas ce qu'ils font » où il fait, j'espère de l'ironie tout en se prenant pour le Christ lui-même) qui aurait pu au moins les remercier, ces « agresseurs » comme il dit, de la pub qu'ils font à son texte qui plaira certainement aux salonnards vaniteux, ou celle de Saint Stéphane Hessel, (Que le Très Haut l'ait sous sa sainte garde), de Patrice Chéreau, Jean-Michel Ribes et d'autres pour avertir encore une fois du retour des z-heures les plus sombres de notre histoires (TM°) et tout le toutim car ces jeunes présents chaque soir, des indignés aussi donc, balancent de l'huile de vidange et des œufs sur les spectateurs de la chose.

    La plupart des commentateurs, dont des commentateurs catholiques, expliquent gentiment à ces croyants courroucés, ces grands enfants qui ont besoin d'être ré-éduqués aux yeux de la société, qu'ils n'y sont pas du tout, qu'il n'y a pas du tout de blasphème, qu'il ne s'agit pas de se moquer de la foi chrétienne, mais parler de pauvreté du corps, de l'âge, et tout ça.

    Moi, je veux bien, mais le titre de l’œuvre qui parle de la foi comme un concept, donc comme quelque chose d'abstrait n'indique pas vraiment une proximité spirituelle avec la foi chrétienne. Et c'est bel et bien beau d'intellectualiser la foi mais il est intéressant à un moment de la vivre aussi, un tout petit peu, ce n'est pas qu'une hygiène mentale, une gymnastique spirituelle qui pousse à être gentil tout plein avec ses voisins, son papa et sa maman. Beaucoup parlent à ces cathos comme l'on parle souvent au « catho de service » que l'on trouve dans tous les groupes « bobos » parisiens ou ruraux, avec beaucoup de condescendance, un doigt de moralisation, à de rares exceptions qui se reconnaîtront.

    Au bout du compte, il s'agit bien de les reprendre sur ce qui est pour eux le fond de leur foi.

    Alors oui, bien sûr, on pourrait dire aussi que quelqu'un qui a une foi solide n'en a cure des spectacles prétentieux et soporifiques qui sont surtout là pour flatter l'égo des spectateurs présents qui ont déjà de leurs personnes une opinion plus que flatteuse, mais les chrétiens, et les catholiques en particulier n'ont pas vocation à être des moutons prêts à être tondus sur place ou à ce qu'on leur fasse sans cesse la leçon.

    charia_hebdo.jpgDans le cas de l'incendie de « Charlie Hebdo », qui publie aujourd'hui un numéro intitulé « Chariah Hebdo », les commentateurs, dont des journalistes de « Charlie » eux-mêmes, comme Patrick Pelloux par exemple au journal de 12h d'Europe 1, disent bien que l'on ne sait pas si ce sont des « intégristes musulmans » qui ont fait le coup, qu'il ne faut pas stigmatiser toute une population à cause de quelques barbus fanatiques et fanatisés et tout le discours habituel.

    On remarquera à ce lien que si la Grande Mosquée de Paris condamne l'acte, elle en attribue l'origine à l'islamophobie supposé des journalistes et des politiques et des rédacteurs du journal, en gros c'est de leur faute. Sinon bien sûr, on ne signale à cette heure aucune réaction des autorités morales z-et pensantes qui nous régalent d'habitude de leurs opinions.

    Encore la semaine dernière dans « Charlie » on disait que les barbus avaient confisqué la « révolution arabe ». Pas du tout, celle-ci est aussi et surtout l'affirmation d'une identité arabe et celle-ci est d'abord pour les acteurs des évènements tunisiens ou égyptiens, ou libyens, une identité musulmane forte. C'est donc le moment ou jamais de terminer ce texte à la manière de Vialatte (dont sont réédités en ce moment des morceaux choisis de ses chroniques de "la Montagne") qui y aurait vu là encore la grandeur du Tout puissant, du miséricordieux, et c'est ainsi qu'Allah est grand.