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Les talons hauts, métronomes du désir

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 En introduction, je demande pardon d'avance aux lectrices qui pourraient se sentir choquées, ce serait bien à tort, il ne s'agit là que d'innocentes taquineries...

image prise ici

1992-1-talons-aiguilles.jpg?456649230Des talons, cela ne doit pas forcément claquer fort quand on entend une femme approcher, celle-ci fût-elle l'être aimée, la dulcinée du Tobozo que l'on vénère, ou une simple passante qui passe. Les talons hauts, c'est un peu comme la mini-jupe, c'est un sujet qui peut apparaître comme ça hautement superficielle, donc indispensable à traiter. Nous aurions pu nous attacher à décrire également le parfum des femmes et son importance (mais il y a déjà un film de Dino Risi sur le sujet, nous le conseillerons à nos lecteurs pour avoir dessus un point de vue exhaustif)

Cela ne doit pas être trop saccadé non plus, sinon toute la magie de la chose se perd, c'est comme un métronome interne qui rythme nos sens et nous récompense de notre attente, surtout quand la dulcinée du Tobozo est systématiquement en retard, ce dont nous l'excuserons volontiers car ça fait partie bien évidemment de son charme (il suffit pour être tranquilles de lui fixer vos rendez-vous une heure avant).

Cette magie des talons hauts c'est un peu comme ces coiffures qui se perdent pourtant, qui mettaient en valeur la délicatesse du port de tête des jolies femmes (pour les autres il faut quand même avouer qu'on s'en fiche).

C'est un peu comme le porte-jarretelles et les bas noirs, si c'est trop ostentatoire, cela n'a plus beaucoup d'intérêt et de beauté. Il n'y a pas besoin que l'objet du désir, ou de la concupiscence masculine, cela dépend du point de vue où on se place, soit juchée, la pauvre, sur des talons de vingt centimètres, des talons juste un peu compensés suffisent largement pour faire le bonheur des amateurs de beauté féminine.

En ces temps de théorie du genre de plus en plus prégnante dans les médias, ainsi que son corolaire paradoxal, le « Care », il ne fait pas bon vanter la féminité et ses atours en général, l'art délicat que savent encore manier certaines femmes capables d'élégance de marcher en hauts talons, la séduction, la beauté des filles.

Cela se perd hélas et l'auteur de ce texte, grand amateur des jolies jambes des filles, se désespère car les talons plats se multiplient et certaines osent jusqu'à porter des « tennis » avec un tailleur comme cela est déjà la coutume outre-atlantique.

Beaucoup de jeunes filles et de femmes en hauts talons ressemblent surtout de plus quand elles en mettent à des « professionnelles » du trottoir qu'autre chose. Les hauts talons sont devenus un accessoire de fille vulgaire.

Selon les « Gender studies », la séduction, la beauté, l'art de bien s'habiller, tout cela n'existe pas puisque la féminité serait une construction sociale, et donc, les hauts talons en particulier un signe d'oppression de la masculinité.

Étrangement, on remarquera que ça n'empêche pas les vestales de ces idées de prétendre que le « Care », le gouvernement des femmes, serait plus doux, plus intelligent, ce qui signifie donc que pour elles, la féminité donc existe bel et bien, on y perdrait son latin, mes bien chers frères.

« Femme varie, bien fol qui s'y fie », a dit un jour avec raison un autre amateur de la beauté des femmes.

Un macho, un réactionnaire, un infâme phallocrate se dirait que les « gender studies », et une bonne partie du féminisme actuel, c'est surtout une excuse que les moches ont trouvé pour se consoler, mais moi qui suis un gentil garçon, je n'irais pas jusque là.

Je suppose que les adeptes du « Gender » et les féministes me rétorqueront que tout ce qui précède n'est que l'expression de ma lubricité contenue à grand-peine car je suis un mâle, me parleront de tous les viols, agressions sexuelles commis à cause des accessoires et tenues qui rendent la féminité d'une femme plus désirable qu'elle ne l'est naturellement.

Ce serait une grave erreur de croire que les admirateurs de la séduction féminines manquent de respect envers les dames, au contraire, c'est même plutôt tout l'inverse. Ce serait comme ces militants anti-alcooliques, ces hygiénistes, pour qui boire un verre de vin ou deux, ou trois, c'est déjà avoir sombré dans la soûlographie, pour qui aimer la bonne chère, c'est « bouffer » pour bouffer.

Alors que ça n'a bien sûr rien à voir.

Quand il est question de la beauté des filles, il ne s'agit pas bien sûr de la beauté stéréotypée des femmes telles qu'elle sont montrées dans la publicité, les médias, la mode, avec un physique d'adolescentes à peine pubères anorexiques et faisant la gueule, retouché encore en plus ensuite à la palette graphique. Il n'y a pas d'exclusive sur le sujet, une femme qui a des seins et des hanches peut être belle et séduisante, tout autant qu'une femme mince et plus androgyne, ou une encore plus féline, etc...

L'essentiel là-dedans, quant à la séduction, c'est au fond l'amour de la vie qui engendre souvent l'amour des autres, la capacité de rire de soi et du monde,

Une femme qui n'aime pas la vie est laide, tout comme le soulignait Desproges d'ailleurs, il vaut mieux se méfier de celles qui mettent de l'eau dans un Bourgogne ou qui chipotent au-dessus d'un magret juteux au parfum capiteux.

Ci-dessous, à retenir pour compléter cette causerie, le passage où Tony Curtis et Jack Lemmon observent Marilyn sur le quai de la gare


Certains laiment chaud - trailer par enricogay

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