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Les écrivains catholiques d'hier à aujourd'hui

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Sur Agoravox en débat

 Un jour alors qu'il était interwievé à la télévision, à la question :

« Quel est votre livre préféré ? », le Père Daniel Ange, qui par ailleurs fit beaucoup de bien dans les mouvements de jeunes dont il s'occupa, répondit l'oeil exalté et ardemment « l'Évangile bien sûr qui est le 17.jpgseul que je lis ». Il faut avoir un très haut degré de spiritualité pour déclarer ceci ou aussi peut-être oublier que pour un chrétien, depuis l'incarnation du Christ qui le fondement de sa foi, rien de ce qui est humain ne devrait lui être étranger, sinon, le fils de Dieu ne se serait pas incarné en homme.

Et lire des livres, qu'il soit catholique ou pas, c'est s'ouvrir aux autres êtres humains.

Enfin, c'est surtout un genre de réponse que je trouve largement agaçant, rose bonbon et un peu trop marqué par une certaine sensiblerie. Oui, dans l'absolu, s'il était sans tâches et s'il n'était pas en somme, s'il n'était qu'esprit, pur intellect, un chrétien pourrait s'en contenter, or ce n'est pas le cas.

Dans la littérature catholique, il y a les littérateurs exemplaires qui racontent des histoires uniquement pour l'édification du bon peuple. C'est aussi ennuyeux que n'importe quel idéologue vendant sa soupe en écrivant mal un roman dans lequel il parle de sa conception du Bien et du Mal à sa sauce.

C'est aussi très pénible à lire, comme les livres de Guy de Larigaudie par exemple qui semblent exister uniquement pour appeler la dérision tellement c'est mièvre et finalement inutile. Il écrit par exemple ceci que je trouve ridicule : « Les jeunes filles sont l'image précieuse de notre mère lorsqu'elle avait notre âge ». Ou cela : « Nous sommes trop cérébraux. Les jeunes filles comprennent d'un seul coup avec leur cœur ce que nous disséquons péniblement avec notre raison. », phrase totalement à côté de la plaque, ce sont plutôt les garçons qui sont menés par leurs pulsions violentes ou sexuelles, et les filles qui sont plus mûres plus jeunes et plus vite capables de les surmonter.

Si les livres de philosophie de Jacques Maritain sont d'une très haute tenue intellectuelle, incontestablement, il est bien dommage que ce qu'il sur le mariage soit parfois proposé comme modèle à suivre aux jeunes couples chrétiens, alors que l'on sait qu'il fit avec sa femme un voeu de chasteté total au début de leur mariage, ce qui me semble contre-naturel au dernier degré. La clef de l'énigme réside dans la correspondance du philosophe avec Julien Green, correspondance qui crée un malaise, surtout dans les passages où l'un et l'autre évoquent leurs pulsions sensuelles pour de jeunes garçons et de jeunes hommes.

Heureusement qu'il y eut aussi, qu'il y a encore, des écrivains catholiques qui écrivent bien, sans pour autant renier une seconde leur foi profonde, ainsi Barbey D'Aurevilly qui écrivait ces romans en grandes lettres de feu ardentes et toujours passionnantes. Barbey est un géant, un géant qui ne fait pas la morale, encore moins le donneur de leçons, qui écrit sur l'être humain et le mal dont il est capable, qui parle de désir, d'entrailles et de tourments.

Il n'aimait pas son époque de bourgeois positivistes et matérialistes, amoraux derrière le paravent de l'honorabilité, elle tient en peu de choses dans notre société comme dans celle du temps de Barbey : un portefeuille bien rempli. Il détestait le mythe du progrès technique forcément vecteur de bonheur universel selon la morale commune de son temps.

Il le disait haut et fort sans crainte de choquer ou de scandaliser les bonnes gens. C'était un critique redoutable et un amateur d'art exigeant.

Il aimait la beauté, la grandeur et la vérité.

claudelb.1255185796.jpgEt loin des pétarades du dandy excentrique qu'il était, qui faisaient la joie parfois cruelle des gamins du quartier Montparnasse, où il habita, qui lui jetait des pierres quand il osait s'habiller de pourpre ou de satin violet, on retiendra les lignes hallucinées de l'« Ensorcelée » ou de « Une Vieille Maîtresse ».

Et pourtant il exagère souvent, dans ce dernier roman, les roues du carosse des amants vont tellement vite qu'elles s'enflamment, dans « Un prêtre marié » une croix de chair s'inscrit sur le front de la fille du prêtre défroqué et amoral, personnage complexe du livre. Car Barbey ne le condamne pas, ne lui envoie pas d'anathèmes.

Léon Bloy fut un autre de ces géants, une sorte d'ogre catholique, capable de colères homériques, détestant lui aussi son temps, pour les mêmes raisons que Barbey, sachant bien que le mythe du progrès conduit surtout à intégrer une morale docile d'esclave. C'est certainement pour ces raisons qu'il rédigea « l'éxégèse des lieux communs », qui n'était pas tendre du tout non plus avec les chrétiens.

Citons ceci :

« Plus on est semblable à tout le monde, plus on est comme il faut. C'est le sacre de la multitude. »

Cette phrase correspond encore très bien à notre époque, plus d'un siècle plus tard. Tout comme celle-là :

« L'authentique et indiscutable bourgeois est nécessairement borné dans son langage à un très petit nombre de formules. »

Léon Bloy passa son temps à se brouiller avec un peu tout le monde dans son entourage, à fonder des journaux qui ne duraient pas deux numéros. Il était poursuivi par les créanciers et les propriétaires. Il haïssait le bourgeois avide et à l'esprit étriqué. Il aurait consterné de voir que cette manière de voir le monde est encore plus répandue en 2001 qu'à son époque. Il tirait à boulets rouges sur les icônes, les auteurs déjà statufiés, même quand ceux-ci font dans la littérature exemplaire, ainsi Verlaine. Avec qui il est injuste tout comme avec Rimbaud. Bloy se lie avec deux autres âmes torturées, Huysmans dont le « Là-bas » devrait être dans toutes les bibliothèques catholiques, tout comme « A Rebours » puis avec Villiers de l'Isle-Adam.

Dans « A Rebours », justement, on trouve cette phrase déchirante qui devrait pousser chaque catholique à incliner à l'humilité :

«  Seigneur, prenez pitié du chrétien qui doute, de l'incrédule qui voudrait croire, du forçat de la vie qui s'embarque seul, dans la nuit, sous un firmament que n'éclairent plus les consolants fanaux du vieil espoir ! »

Huysmans montre bien que la foi, pour ceux qui l'ont, n'est pas un chemin semé de roses, qu'il ne suffit pas de répéter « Dieu t'aime » à tous les passants pour la comprendre, et comprendre déjà que l'homme est tout petit devant son créateur, chétif d'esprit, faible, et surtout prêt à se laisser aller à toutes sortes d'exactions, de violences et de maux, justement au nom de ses croyances.

On le voit dans l'histoire, cela a souvent été le cas, et ce n'est pas il est vrai l'apanage des catholiques, loin de là.

Dans sa vie, cet auteur a souvent été tenté par l'acédie, voire même de se tourner vers le mal totalement, ce qui aurait été plus simple selon lui.

J'ai cité Verlaine, Paul Claudel affirma avoir puisé l'inspiration de ses pièces dans les poèmes de Rimbaud, le compagnon de l'auteur de « la Bonne chanson ». De Claudel on retient souvent l'anecdote concernant la longueur du « Soulier de Satin », très longue pièce ; Guitry ayant ironisé ensuite :

«Heureusement qu'il n'y avait pas la paire !».

C'est Jean-Louis Barrault qui crée la pièce en 1943 dans une version plus courte, « seulement » quatre hautres, et Antoine Vitez qui aura l'idée de la jouer « in extenso » en 1988, soient pendant onze heures.

bloy-02jpg1.jpgClaudel, converti selon la légende derrière un pilier de Notre Dame, manque de chair. Peut-être suis-je trop « incarné » pour l'apprécier ? Pas assez spirituel, mais j'ai toujours la sensation que les personnages de cet auteur sont de purs esprits qui ne mangent pas, ne boivent pas, ne font jamais l'amour, ne pleurent ni ne rient, des archétypes aristocratiques et intellectuels.

Il est permis de largement lui préférer Georges Bernanos, autre géant des lettres, « Grand d'Espagne » comme l'appelait Roger Nimier, un ogre aussi, voulant tout dire, qui avait les mêmes soifs et les mêmes appétences que Barbey ou Léon Bloy : soif de vérité, soif de beauté, soif de justice aussi. Bernanos est incarné, il sait aussi la puissance de l'imposture de ceux qui jouent aux esprits détachés et purs, et dont le coeur est vide et sec. Il écrit finalement comme Céline si celui-ci avait eu la foi.

Dans le fabuleux « Sous le Soleil de Satan », Mouchette, pécheresse, rejetée par tous du fait de son inconduite, est finalement beaucoup plus proche de la foi et l'amour divin que l'Abbé Donissan, pourtant saint curé effectuant des miracles mais qui n'aime plus. Et « le journal d'un curé de campagne » montre que la force spirituelle n'est pas dans la bonne apparence et les sermons spectacles qui font plaisir à entendre, mais qui ne mènent à rien. C'est le thème d'un autre de ses romans.

Et même quand il essaie d'écrire un roman policier de grande consommation de facture classique, il en fait un « mauvais rêve » qui tient autant de Simenon que de Dostoïevski. Attention, aucune critique contre Simenon ici, grand écrivain populaire injustement déconsidéré encore maintenant. Les romans de Bernanos brûlent l'âme, mais sans la consumer, tout comme ses « écrits de combat », dont le plus connu est « les Grands cimetières sous la lune ». On aimerait trouver le même courage chez les littérateurs actuels, catholiques ou pas.

Rappelons les faits : Bernanos se trouve en Espagne, envoyé par l'Action Française pour parler au jour le jour des bienfaits du franquisme aux lecteurs de la feuille monarchiste. Un soir, croyant voir des feux de joie au loin, il s'aventure dehors, se rapprochant il tombe sur des charniers en train de flamber, des charniers allumés par des phalangistes du « caudillo ». Plutôt que de se taire, pour ne pas désespérer ses lecteurs, comme d'autres se tairont sur le stalinisme pour « ne pas désespérer Billancourt », Bernanos dit, lui, la vérité. Au risque de perdre toutes ses amitiés, sa source de revenus, et sa vie, et un de ses fils engagés dans la phalange, menacé de mort dés lors que son père entreprend courageusement de parler de la réalité de la guerre d'Espagne, des massacres.

Sans se dédire, il ne change pas de camp, mais au contraire en restant fidèle à sa foi et à ses idéaux de jeunesse.

A gauche, certains le croient ralliés, encore maintenant, de leur côté.

Grave erreur !

Bernanos est simplement du côté de la vérité des faits. Il écrit contre les petits jeunes gens réalistes, pour qui il est inévitable qu'une partie de la planète souffre pour que l'autre vive confortablement. Il retrouve des liens bien plus forts avec d'autres amoureux de la liberté, comme Simone Weil, la philosophe, qui lui écrit cette très belle lettre où elle reconnaît leur proximité de coeur et d'esprit.

Elle écrit entre autres choses :

«  Vous êtes royaliste, disciple de Drumont - que m'importe ? Vous m'êtes plus proche, sans comparaison, que mes camarades des milices d'Aragon - ces camarades

que, pourtant, j'aimais. »

A côté de ces géants célèbres on oublie souvent de citer La Varende, carrément délaissé par l'histoire littéraire actuelle. Il trace un sillon calme et serein que pourtant l'on devrait remarquer. Il évoque souvent sa passion pour la mer, ce désert liquide que tout homme libre se doit de chérir, la Normandie rurale, ses petites gens, ses curés, avec tendresse et finesse, et une dose d'ironie.

Après être allé sur la tombe de Barbey à Saint Sauveur le Vicomte, il n'est pas interdit d'aller au Chamblac visiter le château de la Varende, château rose et bleu, lieu de naissance de Guillaume le Conquérant ne serait-ce que pour ses maquettes de vaisseaux à voiles et sa chapelle hors du temps.

On aimerait retrouver de nos jours des géants de la trempe de Bernanos ou de Bloy, prêts à tout risquer pour affirmer leur amour de la beauté, de la vérité, de la justice. Il est possible que nous n'ayons pas encore suffisemment de distances pour le faire efficacement mais il apparaît malgré tout que deux philosophes au moins écrivent eux aussi de cette encre de feu qu'utilisait Barbey et ses descendants littéraires : Fabrice Hadjaj, et Alexandre Jollien, qui n'est pas catholique, mais l'esprit soufflant où il veut, il peut très bien faire partie de ce petit texte.

Selon lui, Élaborer un nouveau projet pour l'homme, une refondation des valeurs, devient nécessaire du fait de l'effondrement des utopies et de la fin des grands espoirs qu'elles avaient entraînées, y compris les espoirs de générosité entraînés par le marxisme ainsi que le souligne Fabrice Hadjaj. Il demeure encore malgré la fascination morbide pour la fin du monde et la multiplication des inventaires avant décès l'utopie de la pérennité humaine, tout en sachant paradoxalement que l'être humain dispose de plus en plus de possibilités d'éradications totales, de destructions des possibilités.

Nous vivons dans une société du court terme, voire du très court terme, le long terme étant incertain. C'est bien sûr la raison pour laquelle personne au fond ne croit réellement aux générations futures, et que beaucoup veulent aller vers le post-humanisme pour transformer l'homme (certains rêvant, ou cauchemardant, de télécharger un cerveau sur disquette, ou d'être constamment relié aux ordinateurs). L'homme est un homme horizontal et non vertical, un être humain qui refuse sa blessure, alors que ce qui fait l'homme c'est justement cela, et sa dimension tragique. L'adaptabilité au monde et à la société n'est qu'un leurre, l'homme n'a pas à s'ajuster à tout et n'importe quoi, il s'agit d'abord d'aimer son prochain.

Fabrice Hadjaj parle de sexe donc dans « la profondeur des sexes », il emploie un langage cru mais qui ne choque pas une seconde, ou alors quelqu'un qui ne s'est jamais vu dans une glace le matin.

sb_3304290_1_px_470_.jpgIl n'y a aucune complaisance dans ce qu'il en dit aucune provocation mal placée non plus, il ne fait que rappeler que l'amour physique mène à la vie, que cela peut même être une mystique en soulignant que même si l'attitude faussement dévoyée à la mode actuellement (faussement car finalement il y a toujours une haine du corps et de tout ce qui rattache) est déséquilibrée et désordonnée, et que ce n'est qu'un mirage donnant sur le néant, c'est aussi un embryon de recherche spirituelle élevée malgré tout.

Enfin, il évoque l'Incarnation, que de nombreux chrétiens ne comprennent pas, Dieu, même si c'est sans la souillure du péché, s'est réellement incarné dans la chair et ce n'est pas pour rien. Quand à ce qui se passera après la mort pour les couples, comme le rappelle Thomas d'Aquin : « l'ordre de proximité suivra l'ordre de l'amour ».

Ce à quoi Fabrice Hadjaj rappelle qu'il y aura donc des surprises...

Quand j'ai peur de manquer de courage, quand je m'angoisse pour l'avenir à en avoir la nausée, je pense à Alexandre Jollien, à son handicap, et aussi à son humour et sa force intérieure qui m'impressionne toujours.

Et je le relis...

Il est né très handicapé physiquement, pour lui encore maintenant lacer ses chaussures est un exploit. Il en aurait eu des circonstances atténuantes pour pleurer sur lui, sur son nombril, en vouloir au monde entier, faire preuve de rancoeur et de colère envers le monde. Il aurait pu abandonner toute quête du savoir et se laisser aller à la facilité. On le destinait à rouler des cigarettes. Un prêtre s'occupa de lui et l'aida à épanouir les dons qu'il avait perçus chez Alexandre.

Alexandre Jollien n'est pas cependant l'handicapé de service, l'alibi pleurnichard et sensitif de la société du spectacle, ce qu'il écrit est également brûlant que ce soit dans « le métier d'homme » ou dans « Éloge de la faiblesse ». Il réconcilie Nietzche et le christianisme dans ses ouvrages toujours empreints de la joie du « gai savoir ».

Michel Onfray, qui est aux antipodes résume très bien la pensée d'Alexandre Jollien :

« « Un genre de sur-stoïcisme - s'il fallait parler en termes nietzschéens - dont les caractères sont : une absence de haine (de soi, des autres et du monde) ; pas de traces de ressentiment (contre qui ou quoi que ce soit) ; nulle colère (contre Dieu, le destin, la fatalité, la médecine ou le sort) ; mais une immense, une incroyable adhésion à la vie, une coïncidence viscérale avec ce qui est : la malédiction d'une faiblesse infligée devient la chance d'une force créée. »

Je trouve que la démarche d'écriture de Sébastien Lapaque témoigne elle aussi d'une grande force, même s'il m'agace juste un peu quand il dit « mon maître Bernanos » dans une émission. Je ne suis pas sûr que l'auteur de « la Grande Peur des bien-pensants » eut apprécié qu'on l'appelat « maître ».

Sébastien Lapaque a écrit les meilleurs livres sur Bernanos, et un recueil de nouvelles, « Mythologie française » que je trouve finalement encore plus transgressif, et beaucoup plus intéressant, que son pamphlet contre Sarkozy , « Il faut qu'il parte » qui est dans les rails.

Entre un ivrogne dans son genre, assumé et qui a bon goût en matière de vin, qui ne se prend pas au sérieux, sait bien qu'il n'est pas un phare de sagesse pour l'éducation du peuple -le pôôple- et des buveurs d'eau trou-du-cul pompeux qui s'imaginent raisonnables (ce sont eux qui sont souvent prêts à veiller toute une nuit pour acheter le dernier gadget à la mode en s'imaginant être à la pointe, genre ail-pade), je préfère encore l'ivrogne....

Le net s'est agité il y a quelques temps, Causeur, Bakchich, les blogs de divers écrivans, ami proche de Lapaque, celui de Gaëtan Flacelière, et par là, du fait d'une vidéo prise par une techno-balance sur son ail-fône dernière génération, le photographe Reza, dont les oeuvres ornent déjà les lofts des trentenaires "équitables" et "con-cernés", elle montre Sébastien Lapaque lisant un tract dénonçant la compromission des anciens gauchistes avec l'hyper-libéralisme avec le ton de Malraux, ce qui est on s'en doute une sorte de crime de lèse-majesté contre les élites auto-proclamées actuelles.

220px-S%C3%A9bastien_Lapaque.jpgLapaque a aussi écrit cette très belle nouvelle dans laquelle des prostituées tissent doucement une image qui s'avère être celle du Christ.

Et au moment de « Piss Christ », il rappela l'essentiel à travers un mot de Bernanos : « « Vous pourriez lui montrer le poing, lui cracher au visage, le fouetter de verges et finalement le clouer sur une croix, qu’importe ? Cela est déjà fait ».

 

Sinon, on attend, chers auteurs que vous donniez la charge, que vous soyez encore plus vigoureux, plus offensifs que vous preniez encore un peu plus le risque de déplaire aux puissants. Ce qui permettra après la charge de lancer contre eux, enfin, l'hallali, et on n'en parlera plus...

photo de Sébastien Lapaque prise ici

photo de Fabrice Hadjaj prise ici

photo de Léon Bloy prise ici

photo de Barbey d'Aurevilly prise ici

photo de Paul Claudel prise ici

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