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« S'ils s'aiment... » - le mariage homosexuel sur la sellette

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en débat sur Agoravox

Sur autre chose, le mariage des prêtres, on questionnait une mondaine de salon qui répondit :

« S'ils s'aiment qu'est-ce qui les en empêche ? ».

takei.jpgPar contre, pour les homosexuels, on a du mal à compendre l'attachement de certains d'entre eux à une institution quand même très bourgeoise, et à destination des couples hétérosexuels, mise en place pour la protection des enfants, du survivant, de la survivante du couple, et des questions de droit.

Il s'agit aussi de savoir d'où on vient, de quelle lignée.

Car personne ne nait « ex nihilo ».

Et tout le monde veut savoir d'où il vient.

A qui on ressemble.

C'est d'ailleurs la première question que l'on pose quand un enfant nait dans une famille.

Que faire si le père dit biologique est un copain complaisant militant d'« Act Up » ?

Je peux comprendre qu'il soit tentant pour ces homosexuels qui veulent se marier de porter du blanc, qui mettra en valeur la fraicheur de leur teint scandinave, ou pour goûter à la superbe pièce montée du pâtissier qu'il expose au vu et au su de tous les passants dans sa vitrine voire même pour monter et se laisser conduire dans une longue limousine aux vitres fumées.

Je comprend aussi qu'il s'agit aussi d'un symptôme du consumérisme actuel.

On veut se marier parce que l'on en a envie, parce que l'on veut se payer ce moment, même si c'est incohérent, et sans motif valable. Certaines grandes enseignes de supermarché l'ont parfaitement compris, proposant en plus de leurs listes de mariage des listes de P.A.C.S car la plupart des couples homosexuels ont de fortes possibilités consommatrices, leurs couples n'étant pas « parasités » par le financement des études des gosses, les habits, les vacances à payer ou les leçons de couture pour le petit dernier, celui qui est très sensible et qui aime bien les comédies musicales.

Car pour quelle raison deux hommes et deux femmes qui vivent ensemble auraient-ils besoin d'officialiser une union qu'ils disent la plupart du temps libre ?

Serait-ce donc qu'il y a comme une frustration, quelque chose qui manque, une insatisfaction ?

Insatisfaction que les couples homosexuels n'avoueront jamais et qu'ils traduiront par un désir d'adoption, parfois.

Freud, le père de la psychanalyse, s'est fait très mal voir par les adeptes actuels des « queer studies » et du néo-féminisme car il voyait surtout dans l'amour homosexuel un amour narcissique, la quête du miroir chez l'autre, l'incapacité à se projeter dans l'autre (si l'on ose dire, car pour se projeter, la plupart des homosexuels ne demande que rarement la permission dans les back-rooms).

On retrouve bien sûr ce genre d'amour narcissique dévié dans les couples hétérosexuels, mais c'est moins fréquent.

Le mariage homosexuel est surtout invoqué pour l'adoption qui est parfois considérée comme le moyen de se payer un enfant comme on se paye un chiot tout mignon avec ses grands yeux. Je ne dis pas cependant qu'il n'existe pas de couples homosexuels ayant élevé des enfants de manière équilibrée et que ceux-ci ne sont pas heureux. Mais le plus souvent, c'est une autre manifestation du consumérisme et de la chosification et de l'enfant et du conjoint et ces couples sont hélas le plus souvent les exceptions qui confirment la règle.

Cela dit, quand on lit des adversaires acharnés contre le mariage homosexuel, on a souvent l'impression d'une homosexualité latente mal digérée et inavouée, dans l'exaltation des amitiés saines et viriles, des écrivains (d'ailleurs s'étant tous révélés homosexuels) exaltant ce genre de sentiments (Henri Massi, Lyautey, etc...), des femmes douces aimantes et soumises, claquemurées dans leur foyer, des figures de scouts perçus comme dans les illustrations de Pierre Joubert comme des rêves d'éphèbophiles, aussi virils que des hermaphrodites de Praxitèle, et ce même avec l'accent grave correctement placé.

Ci-dessous, deux homosexuels ayant parfaitement réussi leur vie de couple

(à ceux taxant ce film d'homophobie on rappellera les deux minutes excellentes où Michel Serrault se "déguise" en homme et ce qu'elles disent).

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