lundi, 15 mars 2010

La pédophilie, l'Église et les hypocrites

benoitXVI.jpgEn ce moment, on attaque Benoît XVI encore et toujours, sans s'occuper une seconde de son discours mais en tentant de le salir bassement alors que dans l'histoire, c'est son vicaire général alors qu'il était archevêque le seul responsable. Il n'empêche, c'est lui que l'on veut atteindre, son discours contre l'assouvissement immédiat des pulsions étant insupportable dans notre société consumériste.

La pédophilie est impardonnable, elle détruit les enfants qui en sont victimes, le tout du fait d'adultes pervers ou malades. Celle des serviteurs de l'Église est encore plus inexcusable car ils connaissent ce passage de l'Évangile qui affirme que celui qui fait subir les pires souffrances aux plus faibles, il eut mieux valu qu'il ne naisse pas. Et je trouve que souvent, dans les diocèses, on parlait très peu des victimes, toujours montrées comme « fragiles » ou « déséquilibrées », on parlait largement plus des pédophiles, le plus souvent excusés, à l'inverse d'ailleurs du discours et les actes tout ce qu'il y a de concret sur la question, dés les premières années de leur pontificat, et de Jean-Paul II et de Benoît XVI.

Il y a d'ailleurs deux poids, deux mesures, pour Polanski (je suis allé voir « the ghost writer », qui est un bon thriller mais qui ne mérite pas que l'on en fasse l'œuvre d'un poète maudit en prison) on demande la clémence, pour un leader vert pastèque on invoque des erreurs de jeunesse, pour un ancien ministre qui a sur le dos une affaire de ballets bleus, ou roses, on parle de calomnie (c'est un des premiers à monter au créneau contre le Pape) alors que les faits sont avérés, un chanteur reconnaît-il de fait ses actes en « indemnisant » grassement de jeunes enfants et leur famille, on ne dit rien, on dit que ce n'est pas si grave, tout comme cette idole des années 70 qui avouait les aimer en-dessous de quatorze ans, on sourit, on les plaint, on les défend en trémolisant.

Sans parler des appels au tocsin politique, aux HLPSDNH (les z-heures les plus sombres de notre histoire selon la formule consacrée) quand on veut interdire un roman simplement abject et mal écrit, qui porte aux nues la sexualité avec des mineurs. Là, on te bassine avec le retour de la morale, de l'ordre noir, toussa. Bien sûr, j'aurais pu invoquer tous ces profs, quand 68 vivait ses derniers feux de licence sexuelle, et de permissivité, circa 1984, qui faisaient comprendre à leurs tendres élèves, filles ou garçons, qu'ils étaient disponibles pour le simulacre de la reproduction (l'un d'eux, que j'ai eu au lycée, montrait clairement ses « préférences » par l'intermédiaire du djinn ultra serré à la mode à l'époque et qui ne cachait rien de ses émotions esthétiques). Bien sûr, il croyait bon de préciser que c'était bon aussi pour les notes.

Le plus ironique dans l'histoire est que les diocèses où les méfaits ont perduré le plus longtemps du fait de l'omerta de la hiérarchie sont les plus progressistes, les plus rapides à dénoncer le réactionnaire que serait selon eux Benoît XVI. Ainsi, pendant plus de vingt ans, le père Denis V. a pu continuer à exercer ses méfaits dans le diocèse d'Évreux, le tout étant notoirement connu de l'évêque de l'époque, mais si, celui qui a fini à Parthénia, et qui aime tant les caméras quand il va aider des chtits n'enfants de pauvres.

Ceux qui attaquent Benoît XVI sont des hypocrites, ni plus, ni moins.

Et la pédophilie dans l'Islam ? Dans le judaïsme ? Dans le bouddhisme ? Parlons en aussi.

Commentaires

Qu'est-ce qu'il peut bien empêcher par sa seule présence pour "qu'ils" lui en veuillent tant? Même le plus authentique agnostique honnête doit finir par se demander si un tel acharnement ne cache pas d'autres raisons que celles commodément avancées...
Continue Benoît, je ne sais pas bien ce que tu trames, mais si ça dérange autant, ça ne doit pas être mauvais.

Écrit par : rackam | lundi, 15 mars 2010

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Je suis complètement d'accord, si "ils" lui en veulent autant c'est que son discours dérange vraiment.

Écrit par : Amaury | mardi, 16 mars 2010

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Le cheikh salafiste marocain Mohamed Ben Abderrahman Al Maghraoui a édité une fatwa décriée pour avoir violé les nouvelles lois de l’état civil (la Moudawana).

Maghraoui a en effet légitimé le mariage des jeunes filles à partir de l’âge de 9 ans, estimant - sans doute en bon connaisseur - qu’elles « sont souvent plus performantes au lit que les filles de 20 ans ».

Ce décret religieux a suscité un tollé au Maroc, et un avocat a porté plainte contre le religieux.

http://www.mediarabe.info/spip.php?article1500

Écrit par : De l'eau à votre moulin | mercredi, 17 mars 2010

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encore un peu
http://www.le-projet-juif.info/?p=825

Écrit par : De l'eau à votre moulin | mercredi, 17 mars 2010

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