vendredi, 05 mars 2010

La mort d'un libertarien – la mort de Jacques Marseille

On l'a vu précédemment, je ne suis pas exactement un marxiste, ni léniniste, encore moins trotskiste ou gauchiste voire écolo tendance pastèque. De plus je ne parle pas de la nature de cet homme, je ne sais pas jauger les reins et les coeurs et me 800px-Gadsden_flag.svg.pnggarderait bien de le faire à son encontre. J'écris tout cela en prévision de possibles réactions à ce petit texte à l'occasion de la mort de Jacques Marseille.

Je l'ai eu comme professeur à Nanterre et déjà je n'appréciais aucune de ses thèses profondément libertariennes.

Il n'était même plus libéral.

Les libertariens se revendiquent d'une totale liberté qui exclut toute coercition quant à leurs désirs et leurs pulsions, en gros, « je fais ce que je veux quand j'ai envie de le faire au moment où j'ai envie de le faire sans me soucier du reste ». Ils désirent la disparition de toutes traces de l'État, y compris quant à la protection des individus ou à l'éducation, marseille-4226122aqgag_1902.jpg?v=1au profit d'une libre coopération des individus, d'une mise en commun des intérêts sur la base du contrat : Tout est permis à condition qu'il y ait un contrat ; faire chanter quelqu'un (je parle au sens figuré, je ne parle pas des barbares qui font chanter Céline Dion, par exemple), se prostituer, vendre ses enfants, demander un péage quand on emprunte le trottoir en face de notre logement.

Nous sommes dans une société libertarienne : les enfants réagissent selon leurs pulsions, selon ce qu'ils ont envie de faire, et même la conception actuelle de l'éducation et de la pédagogie ne tient compte que de ces pulsions, de là les cours ludiques, et la « construction personnelle du savoir » des « apprenants ». Les adultes eux-mêmes, consuméristes au dernier degré, y compris quant au désir d'enfant, ne réagissent que selon leurs pulsions, animalement en somme. Dans cette jungle a-morale,c 'est la loi du plus fort qui domine, le darwinisme social qui s'instaure peu à peu ainsi que l'eugénisme le plus concret et la standardisation des esprits et des corps.

Paix aux cendres de Jacques Marseille mais ses opinions étaient fortement toxiques.

14:21 Publié dans Carnet mondain | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : politique, société, ump, ps, fdg, fn, modem | |  Facebook

Commentaires

Heureusement il y en a d'autres ! de + vous auriez pu rajouter: Traiter les autres de "brutes" alors qu'on est soi-même un monstre, comme par exemple Sarko & co font avec les anti-nucléaires...

Écrit par : unheard voice | vendredi, 05 mars 2010

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Murielle Lucie Clément commented on your note
ne connaissait pas le bonhomme, mais apprécie l'article.

Écrit par : Murielle | vendredi, 05 mars 2010

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L'avoir comme prof, je ne sais pas.
Il paraît qu'il avait été marxiste,certains lui prêtent des affinités jésuites...
Mais j'ai souvent apprécié son bon sens souriant et jamais démonté quand il ferraillait avec les tenants du socialisme d'état, du botulisme-bohémien, de la pensée prête à cuire télévisuelle. Un anti virus plus qu'un baume: soit.
Mais on attend la relève.

Écrit par : rackam | vendredi, 05 mars 2010

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Il avait du bon sens, mais il restait un idéologue. A l'opposé. Mais un idéologue.

Écrit par : Amaury | samedi, 06 mars 2010

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Il était complexe...

Écrit par : Amaury | dimanche, 07 mars 2010

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Nicoleus Grondinus commented on your note "La mort d'un libertarien – la mort de Jacques Marseille":

"Il a eu en tout cas des positions très courageuses sur la colonisation, pas vraiment dans le sens du courant, et qui lui ont valu pas mal de seaux de merde. Pourtant…"

Écrit par : Nicoleus | dimanche, 07 mars 2010

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