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Le match Ellroy/Kagansky

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Ellroy et Kaganski

JAMES_ELLROY-1dda1.jpgJe viens de lire une interview croquignolette d'Ellroy par Serge Kagansky dans « les z-inrocks ». Durant tout l'entretien le journaliste culturel veut absolument diriger la conversation sur la période actuelle, sur l'avènement du Messie médiatique au pouvoir, à savoir Obama. Il questionne sur la période des années soixante, toutes en tensions raciales selon lui et veut aiguiller Ellroy pour qu'il dise que maintenant c'est beaucoup mieux : plus de racisme, fini n-i ni les tensions entre communautés, terminé la violence par les armes à feu, et il n'y a plus de guerre menée à l'extérieur, excepté au Yemen, en Afghanistan, en Irak et peut-être bientôt en Iran. Bien sûr, il affirme qu'un type comme Ellroy est forcément un progressiste qui fait semblant de jouer au mauvais sujet, au mauvais coucheur, au sale type. Et dans le même temps confond l'écrivain et ses personnages : « vous n'êtes pas vraiment raciste ? Ce sont bien vos personnages ? ». Pour finir, on comprend que Kagansky est une midinette pseudo-intello qui ne comprend rien au talent des autres, quand il avoue s'être pris en photo avec l'écrivain. Comme dirait madame Mado, une amie entremetteuse, les hommes comme Serge K. ont besoin de se sentir un peu l'homme du XXIème siècle, en photo-serge.jpgmatière sexuelle, soit un petit furtif en voisin : « Bonjour Mademoiselle, Au revoir Madame », soit pour la bibliothèque la lecture superficielle d'Ellroy pour se sentir audacieux. Ellroy, pour les plumitifs qui font dans le cultureux ou le bouquinard, c'est comme le petit prolo qui dit des saloperies à côté des radiateurs, qui achète des revues cochonnes et regarde sous les jupes des filles en classe ; ils trouvent ça un peu sale, mais ça leur plaît, ça les désennuie un peu, leur fait oublier leur torpeur intellectuelle et leur conformisme.

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