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Les soldes et l'iran

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Est-ce qu'il y a des soldes en Iran ?

soldes.jpgAux temps des frimas de Janvier, l'esclave volontaire de sa carte de crédit ou de son « trois fois sans frais » revolving Cetelinoga se rue dans les magasines parce que c'est les soldes, il est prêt à frapper son voisin pour un chiffon bariolé ou du soda vendu par trois litres à la fois. A savoir, après avoir claqué son pognon avant, pendant et après les fêtes, on lui intime de continuer à le faire avec ce qui lui reste pour consommer un peu plus, le pire étant qu'il obéit. Docilement et sans meugler, il se dirige avec sa femme et ses gosses pourris vers le supermarché le plus proche flâner entre les rayons des échoppes post-industrielles et se faire avoir par de fausses bonnes affaires, les enseignes commerciales ayant maintenant la manie de la pénurie organisée, on vend par exemple des téléviseurs, fabriqués par d'autres esclaves dont le consommateur se fout comme l'an quarante car dit-il : « Les chinois tu leur donnes un bol de riz et ça leur suffit », des écrans plats stockés pour l'occasion pour une somme dérisoire en laissant croire que l'on brade. Ensuite l'esclave volontaire de la consommation rentre chez lui et se prend à rêvasser encore de frimer comme les pipeaules qu'on lui montre en exemple. Les soldes c'est là où le troupeau de consommateurs communie dans la même allégeance au système.

Il se fait du souci pour Djohnny. Il compassionne quand on lui montre un chtit n'enfant qui pleure en Afrique, et il bave devant la pub pour la dernière bagnole à la mode. Il fait là où on lui dit de faire, il voudrait bien manger cinq fruits et légumes par jour, et il n'a pas peur de se laisser torturer par une machine électronique pour faire du sport devant son écran encore et toujours. Il rigole à Morandini qu'il prend pour un type drôlement transgressif et il trouve que Bigard il a raison de douter de la réalité du 11 septembre.

iran-obama.jpgEt puis il y a l'Iran, l'Iran, le consommateur ne sait même pas que c'est l'ancienne Perse et que c'est là que la civilisation est née, civilisation dont il se fout, certes, car « il n'aime pas lire », c'est un « type simple » ou « une fille fraîche » comme on dit dans la pub ou les feuilletons à la con de 20h10. En Iran, c'est tout un peuple qui demande à changer radicalement de société, sans violences, sans haine mais fermement. Alors que nous cieux éclairés par les lumières célestes de nos phares de la pensée, dont Éric Cantona est un digne représentant, nous ne citerons que les plus grotesques, on chipote sur des signes extérieurs de soumission à des diktats imbéciles, comme le voile, entre autres, là-bas, ce sont les hommes qui vont porter le voile dans quelques jours, et les femmes se promener tête nue, car ils n'en peuvent plus de la connerie fondamentaliste et de la haine. Les iraniens savent combien la liberté est précieuse.

Les iraniens seraient-ils beaucoup plus courageux que nous le sommes ?

Seraient-ils moins cons finalement ?

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