Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • De petit poisson de burettes à grand requin de bénitier

    Imprimer Pin it!

    copyright pour Rackam quant à l'expression « requins de bénitier »

    Note inspirée par ce fil de discussions...

    25-insolite-11-mini.jpgIl fut une longue période ou en tant que catholique j'ai fermé ma gueule, je laissais courir, je me disais qu'il valait mieux insister sur ce qui me rapprochait des amis, relations et autres si affinités, plutôt que sur ce qui nous séparait, ce qui impliquait de ma part un compromis, à savoir, encore une fois, fermer ma grande bouche. La plupart savait pertinemment que j'étais catholique, quand ils lançaient un blasphème, ils disaient : « ce n'est pas méchant ». Quand il défouraillait à qui mieux mieux contre le Pape, ce n'était « pas contre moi » mais « contre l'institution », parce que « on n'en a pas après les croyants -considérés comme une foule béate et docile, crédule et sotte, là c'est moi qui souligne- mais contre les prêtres », pensant selon l'idée reçue habituelle qu'un prêtre ne sert à rien comme intermédiaire entre Dieu et les hommes. Ce n'était de ma part que rien d'autres que de la lâcheté. De nombreux catholiques ont cette peur d'être exclu du monde, ils la mettent alors en veilleuse quant à leur foi, ne comprenant que la Foi englobe tous les aspects de l'existence.

    Et puis j'en ai eu marre que l'on ne respecte pas ce en quoi je crois et qui me meut, je l'ai donc dit. Je me suis alors pris en pleine figure des tombereaux d'injures sans nom. Moi, le petit catho crédule, l'agneau qui se laissait molester sans répondre aux coups portés, voilà qu'il se révoltait et répondait. Bien sûr, quand un catholique se défend, on lui opposera toujours le fait qu'il aurait dû plutôt tendre la joue gauche, ce qui est engendré par l'idée que la charité et l'amour divin c'est un truc de chiffe-molle. On m'a bien fait comprendre aussi que c'était de ma faute aussi, moi un catholique traditionnel (j'ai un crucifix dans mon bureau...), c'était de la provocation de parler comme ça de ma foi, de mes croyances, il était normal que l'on y réponde quand même. Grands Dieux, me suis-je dit, bien sûr, c'était de ma faute, un crucifix même dans mon intimité, c'était encore de trop.

    De catho qui ferme sa gueule acceptable, j'étais devenu un Savonarole, un affreux réactionnaire alors que, encore maintenant, je déteste tout autant le genre éducateur social que conservateur bourgeois qui veut que surtout rien ne change en ce bas-monde, à commencer par son petit plaisir, et la place de son nombril. Et je n'ai toujours aucune envie de fouetter les pêcheurs et châtier les pécheresses (à part peut-être pendre les cons comme le faisait un de mes ancêtres ?), et je détesterai brûler des livres, des films ou des œuvres d'art, voire des disques ( ce qui est plus dur pour les téléchargements de nos jours). Je ne ressens aucune culpabilité à apprécier la beauté des courbes d'une jambe ou à regarder les jambes des filles qui passent. Je ne me flagelle pas après avoir goûté un très bon champagne et dégusté un excellent foie gras poêlé, par exemple. L'un de ces éducateurs sociaux croisés dans la rue m'a regardé il y a quelques jours comme si j'étais un de ces monstrueux « anars de droite » qu'ils détestent car ne respectant rien de la bien-pensance actuelle.

    Cela ne me gêne pas d'être vu comme anar de droite, je suis en bonne compagnie.

  • Conte de Noël – L'homme providentiel et la Crèche

    Imprimer Pin it!

    creche-01.jpgUn couple marche dans le désert, une femme et son bébé sur un âne, et un homme à ses côtés. La femme est encore jeune, l'homme est déjà mûr. Il fait nuit, il regarde le ciel clair de temps en temps comme pour se repérer. Quand soudain, on entend un grondement, un 4X4 noir tout en chromes et en drapeaux colorés surgit de nulle part suivis de deux autres véhicules aussi gros, aux vitres fumées; En sort un homme en uniforme kaki, sans décorations, il a un cigare à la main, il sourit, on reconnaît Alejandro Morales, leader progressiste. Les journalistes ne sont pas loin, ils le filment s'approchant du couple.

    Alejandro : « Bonjour, comment vous appelez-vous ? »

    Homme : « Joseph, et voici ma femme Marie, et avec elle notre fils, Jésus »

    Alejandro : « Ah ? Tiens, vous êtes d'origine portugaise, comme moi ? »

    (Tout en parlant, il sourit à la caméra)

    Joseph : « Ah, non, nous sommes venus pour les fêtes à Bethléem, nous nous dépêchons car il paraît qu'il n'y a plus de places ».

    Alejandro : « Celui qui soutient l'impérialisme économique et politique odieux des romains, Hérode, j'en fais mon affaire de ce pantin si tu veux ? Il paraît qu'il veut massacrer les nouveaux nés cet enfant de putain »

    Joseph : « Merci beaucoup, mais ce ne sera pas nécessaire, vous savez »

    Un hélicoptère se pose avec fracas, l'âne a peur et se met à braire, les flashes crépitent.

    Alejandro : « Si tu veux, je t'accompagne toi et ta petite femme »

    Le couple refuse, il propose à Alejandro de se donner rendez-vous à Bethléem. C'est là qu'il le retrouve, on l'entend de loin, on le voit de loin avec les crépitements des appareils photos. Marie est fatiguée, elle est allongée, Joseph s'occupe d'elle. Alejandro lui pose la main sur l'épaule et lui dit, en prenant bien soin d'articuler pour que tout le monde entende :

    « Ton fils, je lui offre d'aller chez moi pour étudier, je lui offre une bourse et à vous je vous donne une maison ».

    Ce disant, il pousse discrètement mais fermement Joseph hors du champ des photographes.

    Joseph et Marie refusent, ils devront peut-être partir en Égypte comme viennent de leur dire des savants et des mages qui sont venus en visite, suivre l'étoile.

    Alejandro leur dit :

    « Mais, enfin, vous êtes complètement stupides, je vous offre le bonheur, vous êtes encore esclaves, c'est bien ce qu'on m'avait dit, je m'en vais. Vous êtes vraiment un troupeau de types crédules et sans cervelle ».

    Quand il fut parti, Joseph prit la main de Marie et lui dit : « Ne t'inquiète pas ». Marie sourit en regardant l'enfant : « Mais je ne m'inquiète pas, ce n'était qu'un court instant de tapage ».

  • Tourisme vert avec Jean-Pierre

    Imprimer Pin it!

    Merci à Sandrine, c'est le genre d'humour que j'adore.

    trteiber.jpg

  • Il y a des sans-papiers plus égaux que d'autres

    Imprimer Pin it!

    80459443_small.jpgUn jeune harki a il y quelques temps fait une demande de pièce d'identité auprès de la préfecture de l'Eure. Comme ses parents sont arrivés en catastrophe après la guerre d'Algérie, ils n'ont pas eu le temps d'emporter tous les justificatifs qu'il fallait pour vivre en France (rappel, ce n'est pas dans les manuels d'histoire : 220 000 harkis exterminés en Algérie sans que la France ne lève le petit doigt, par peur que ceux-ci ne deviennent des auxiliaires de l'O.A.S, des femmes, des enfants, des vieillards écorchés vifs, égorgés, empalés et j'en passe. Certains jusqu'en 1996 vivaient dans des camps proches de Montpellier sans eau ni électricité). Il est question qu'on le renvoie en Algérie alors que lui aussi travaille, paie des impôts et participe à la solidarité de la collectivité ; et que ses parents ont servi la France.

    Apparemment ça ne suffit pas.

    Il faut dire que l'on ne va quand même pas causer des harkis, ça risquerait sûrement selon la formule consacrée de réveiller les z-heures les plus sombres de notre histoire.

    Note personnelle : à propos, j'ai un peu de mal à comprendre le maintien de Georges Frêche en candidat PS des régionales dans le Sud de la France. Peut-être serait-il plus digne de perdre cette région dans l'honneur au lieu de la gagner, peut-ètre, dans la honte. Les harkis sont-ils moins photogéniques ?

  • Le braqueur et Barrès

    Imprimer Pin it!

    braquage%20main%20armee.jpgSur quelques fils de discussion, on fait des gorges chaudes sur Barrès réduit à un statut de Faurisson de gouttière ou de Garaudy de carnaval, sur d'autres on veut arrêter de parler de l'Identité Nationale car on a peur que cela réveille les z-heures les plus sombres de notre histoire, alors que même si ce débat est évidemment opportuniste il serait quand même intéressant de se demander ce qui nous relie nous autres français car c'est cela la question, et pas autre chose. Or, il convient de s'apercevoir que la seule chose réelle et concrète qui relie les personnes dans notre société c'est le fric et l'appât du gain, le reste est devenu accessoire pour le plus grand nombre. Le braqueur qui a brandi son revolver sous le nez d'un commerçant d'Évreux dans le quartier de Navarre hier, il s'en fout de Barrès, il s'en fout de Éric Besson, ou de Michelet, de la France éternelle, sa culture et les trois couleurs, de la laïcité et de la "Marseillaise", tout ce qu'il veut c'est du fric.

    Dans le quartier, pourtant, le commerçant rendait service à tout le monde sans distinction, la question ne se posant pas, à la fin du Ramadan, on partageait avec lui le thé à la menthe, pendant la rupture de jeûne on lui apportait des gâteaux. Les gens l'aiment bien parce qu'il a le sens du contact, parce qu'il aime les autres et que ça se voit. Il ne s'est pas défendu, il lui a donné les 300 euros qu'il y avait dans la caisse, on ne risque pas sa vie pour de l'argent, ça n'en vaut pas la peine a-t-il dit. L'autre est parti sans demander son reste en hurlant des insanités.

    Et s'il s'était opposé au vol avec succès, peut-être aurait-il été traîné dans la boue pour suspicion de racisme car le voleur n'était pas exactement un « souchien »...

    Tout l'échec des politiques, de leurs grands discours, leurs bons sentiments, leur hypocrisie et leurs bonnes intentions, est dans cet événement.

  • « Et merde, revoilà les éducateur sociaux ! »

    Imprimer Pin it!

    je-sais-rien-mais-je-dirai-tout-1973-05-g.jpgQuand nous étions jeunes (et larges d'épaules), à la fac de Nanterre, quand un imbécile balançait un lieu commun vaguement humanitariste sur le racisme, l'histoire, les colonies ou l'antisémitisme, nous disions « Et merde, rev'là l'éducateur social » partant d'un film comique des années 70, chef d'œuvre impérissable : « Je sais rien mais je dirais tout » avec Bernard Blier, Pierre Richard, Luis Rego, Victor Lanoux. De nos jours, l'imbécile qui a un peu lu, vu quelques films, entendu deux ou trois émissions politiques n'en revient pas d'avoir assimilé ce qu'il a entendu et est persuadé d'être devenu d'un seul coup d'un seul l'égal des plus grands savants. Disposant du confort moderne, il est abonné à l'eau courante, au gaz, et à l'électricité, et en plus il a des chiottes personnelles, il est persuadé d'être le zénith de la civilisation ne craignant pas les raisonnement hasardeux ou de passer pour un con comme le prouvent de nombreux sondages : ainsi 50% de sondés ont prétendu il y a deux jours que, eux aussi, auraient maîtrisé le pirate de l'air qui se réclamait d'Al Quaïda sur le vol Detroit-Nigeria, 80% disent qu'Arte est leur chaîne préférée, 1% la regarde, 99% veulent de la culture sur les chaînes publiques, mais quand il y en a ils se collent devant une niaiserie TF1 ou M6 comme d'habitude. Ou, quand certains, sur un fil, mettent en parallèle, Johnny Clegg (qui n'était qu'un leurre commode des maisons de disques pour vendre leur camelote) et Barrès. On croit rêver.

    je-sais-rien-mais-je-dirai-tout-1973-4420-1408607180.jpgL'éducateur social comprend tout de la misère dans le monde, des guerres entre communautés, il a les solutions : il faut que les pauvres il mangent à leur faim dit-il, et il faut que les gens ils arrêtent de se haïr renchérit-il, sans se soucier une seconde de la réalisation de ces beaux idéaux (en fait il s'en fout) et sans prétendre une seule seconde partager et son fric et son confort matériel pour y arriver, il ne faut pas exagérer. Le mal absolu pour lui c'est le racisme, qui le contredit dans ses certitudes est soit anti-sémite, si on critique la politique d'Israël, islamophobe, si l'on remet en cause la burqua, raciste, si l'on ose parler des difficultés d'adaptation des minorités visibles ou pas (par exemple, un africain ou un arabe qui truande les assurances chômage c'est normal, dans les autres cas c'est malhonnête). Il pratique en somme un racisme inversé, angéliste, qui fait de la personne issue des minorités un être faible et irresponsable, donc pas aussi civilisé que lui. J'en ai rencontré beaucoup lors de mon séjour en Israèl/Palestine, croyant jouer les bons apôtres de l'humanité, la paix, l'amour, puis au bout du compte ne supportant pas comme d'autres « le bruit et l'odeur ». J'en ai vu d'autres se conduisant, à Gaza, en terrain conquis, comme si c'était eux les bâtisseurs de la ville, des phares de la sagesse ; allant jusqu'à l'irresponsabilité comme de chercher à faire chanter à des palestiniens un chant nationaliste israélien par ignorance ou bêtise.

    En ce moment, l'éducateur social trouve drôlement courageux de s'en prendre à Pie XII...

    L'antisémitisme virulent dans nos banlieues ou dans l'Islam, il n'en a cure, pour lui de toutes manières, ça n'existe pas, ce serait être islamophobe.

  • Un chant pour les chrétiens dont personne ne parle

    Imprimer Pin it!

    Un chant de Noël en arabe pour les chrétiens d'Orient.

    Personne ne parle d'eux, tout le monde s'en fout, y compris les catholiques de France qui les citent parfois du bout des lèvres (Dans mon diocèse, excepté deux ou trois prêtres les autres n'en parlent jamais, on préfère des causes plus consensuelles, on téléthonise, on sidactionise, on compassionne mais de loin...). Finalement, comme disait Bernanos, la plupart ont le coeur sec et les tripes molles.

    Il y a des chrétiens arabes, il y a des chrétiens palestiniens, 90% des habitants de Bethléem il ya 50 ans, 20% en 2009. Ils souffrent surtout de l'indifférence des leurs Frères dans la Foi malgré tout ce que Benoît XVI ou Jean-Paul II ont dit.Ils souffrent aussi de la sottise américaine en matière de politique extérieure.

    Certains ne le disent pas mais le pensent très fort, ces chrétiens arabes c'est quand même des bougnoules.

    Et pourtant, ces chrétiens détiennent peut-être la clef des conflits de cette région du monde.

    np_arabe.jpgNotre Père en arabe (image ci-contre)

    Abana L Lazi fi samawat,
    Li yatakadass Ismouka,
    Li ya’ti malakoutouka,
    Litakon Machi’atouka,

    Kama fil sama’i, kazalika ala L ard,
    Atina khobzana, kafafa yawmina,
    Wa ghfér lana zounoubana wa khatayana,
    Kama nahnou nagfér liman assa’a Ilayna, la todkhilna fi tajareb,
    Lakin najjina mina L sherrir,

    Amin.

  • De quelques initiatives niaiseuses de Noël...

    Imprimer Pin it!

    Pour rester dans l'esprit de joliesse et de bonté des fêtes, j'avais envie de narrer quelques initiatives niaiseuses qui m'ont fait bondir. Pour mettre dans l'ambiance, un extrait de "Deux heures moins le quart avant Jésus Christ"...

    "Quoi, j'ai dit une connerie ? Un gosse qu'est né dans une étable ça va changer la face du monde ?"

     

    Dans une paroisse, d'un diocèse que je nommerai pas, un groupe de personnes emmené par l'évêque et quelques prêtres ont apporté pour Noël aux prisonniers de la maison d'arrêt une main en plâtre (pas une crois, pour ne pas choquer les prisonniers qui ne sont pas chrétiens) et un panneau avec les signatures et des messages de Noël. C'est très gentil mais c'est une fois dans l'année et totalement déconnecté du réel : je suis sûr que cela fera plaisir aux adolescents voleurs de mobs violenté lors de leur première nuit en prison, et à ceux qui doivent dormir, se laver, déféquer et vivre à neuf dans 10 mètres carrés. Cela les bons apôtres ne veulent pas le savoir, ils veulent faire leur B.A de Noël, sincèrement persuadés de la pureté de leurs intentions je pense.

    A la chaire de nombreuses églises (au sens figuré je parle, il y a longtemps que beaucoup de prêtres vont et viennent un micro HF à laours_polaire.jpg main comme des pro des promos de grands magasins), de nombreux ecclésiastiques nous ont ressorti le même genre d'histoire, à savoir une sorte de parabole moderne qui met en scène le plus souvent un couple de sans-papiers qui ne trouvent pas de logis le soir de Noël, et puis ô miracle, des braves gens se dévouent pour les aider, même des politiques je suppose, ce qui changerait la Crèche car l'homme ou la femme politique serait devant le gosse dans la mangeoire. D'aucuns avaient même une année reconstitué une Crèche populaire moderne remplaçant les bergers par des lascars de téci, l'âne par une mob (103 SP) et le bœuf par un pitt-bull.

    Devant l'hôtel de ville d'un endroit dont je tairais le nom on peut trouver une sorte de bulle en plastoc (équitable ?) dont la température et le gonflage sont maintenus 24h sur 24 par un groupe électrogène et une prise de courant. Rappelons que cette mairie a souvent parlé d'écologie et de développement durable mais là c'est pire que laisser son plasma en veille toute la nuit. Dans la bulle on trouve des jolis n'animals électroniques qui bougent de manière saccadée et vaguement inquiétante ; deux ou trois ours blancs et un renne. Les badauds attendris trouvent cela d'un goût exquis, le tout sur des chansons montées en boucle de la Compagnie Créole. Les parents montrent le tout aux gosses : « Tu as vu les z-ours ? », gamin : « Mais Y'a pas le Père Noèl avec ses cadeaux !? », autre gamin : « Ouaiis, c'est comme à Disneyland ! ».

  • Un petit peu de paix de Bach pour Noèl

    Imprimer Pin it!

    Attention, il ne faut pas dire que Noèl est avant tout une fête chrétienne et non un prétexte commercial pour faire du pognon, bouffer ou picoler. Même les Pères Noèl sont laïcs dans certaines municipalités, ou certaines associations (vu cet après-midi à Evreux). Il en faut surtout pas rappeler la naissance de Jésus en -4 ou +6....

    Alors que personne ne sera sauvé par le consumérisme.

    dédié à Rackam, Rotil, Bibi, Lisa, et Sophie commentateurs émérites sur Causeur.fr

    (Le genre de notes qui excite les trolls et autres névrosés, "mais pour qui qu'y se prend ?!", j'adôôre. Je les plains, c'est dur d'haïr tout le temps et tout le monde, de se forcer parfois à l'hypocrisie en société, car il y a aussi le troll mielleux)

  • Pour ceux qui en ont marre des Noèls rose-bonbon

    Imprimer Pin it!

    Depuis deux jours, dans les oreilles coulent des hauts parleurs dans les rues la Compagnie Créole en continu, des Pères Noèl se balancent aux fenêtres tels des salariés d'Orange en sursis, et certains transforment leur jolie maison en succursale trop colorée des casinos de Las vegas. A la télévision, il y a plein de gentils n'enfants mignons tout pleins qui recommandent aux gosses d'acheter tout ce qu'on leur conseille. Et puis il y a les sales gosses comme Joe Dante, qui a filmé entre autres cette scène qui me fait beaucoup rire  de "Gremlins", qui présente de si gentils choristes...

  • Réaction aux facilités contre Pie XII

    Imprimer Pin it!

    6 septembre 1938 par le Pape Pie XI et le futur Pie XII alors nonce à Berlin :

    pape_pie12.gif« Par le Christ et dans le Christ, nous sommes de la descendance spirituelle d’Abraham.
    Non !
    Il n’est pas possible aux chrétiens de participer à l’antisémitisme.
    Nous reconnaissons à quiconque le droit de se défendre, de prendre les moyens de se protéger contre tout ce qui menace ses intérêts légitimes.
    Mais l’antisémitisme est inadmissible.
    Nous sommes spirituellement des Sémites ».

    Bien sûr, pour les adversaires de Pie XII, c’était une phrase hypocrite puisque Pie XII était coupable, forcément coupable. A moi, elle me paraît claire...

    Je me suis demandé si je devais rentrer dans une discussion, très vite, elle sombre dans les déclarations autistiques qui lassent à force.
    L’Église est composée d’être humains donc imparfaite par nature, donc il y a eu aussi un grand nombre de salauds, et des justes, qui ne se lancent pas à chaque fois dans de grandes déclarations grandiloquentes sur la Shoah.
    Je pense aussi à Larissa Cain, rescapée du ghetto de Varsovie, que j’ai l’honneur de connaître, qui ne se lance pas dans ces discours quant à elle ; elle dit les faits, point par point, sans pathos, pas besoin de grands discours.

    Elle a aussi écrit un livre sur Irena Adamowicz, catholique qui a sauvé plusieurs centaines de personnes en Pologne.
    Il y a ce parallèle entre Benoît XVI, pape d’origine allemande, et l’histoire de Pie XII : un pape allemand, mais ma chère, bien sûr, ils sont tous un peu nazis non les boches ? Donc Benoît XVI est nazi…

    D’autre part ni dieu, ni diable n’existent, soit, approfondissons un peu dans ce cas, il n’y a donc pas de morale, pas de bien, pas de mal, donc toute idée est concevable et finalement qu’est-ce qui justifie, si on ne croit ni à dieu, ni à diable, ni au bien, ni au mal de condamner l’Holocauste ? Rien. Ce n’est pas moi qui pose la question, mais Michel Onfray.

    De toutes façons, c’était un grand méchant, ouh qu’il était méchant, beaucoup plus que Churchill, qui n’a rien fait, ou Roosevelt, qui n’a rien fait, ou Staline (ah, non, c’est vrai Staline a longtemp souffert d’une mauvaise réputation, en fait il était sympa), tous les trois au courant. en plus, quand même, je trouve ça drôlement courageux de s’attaquer à Pie XII, on court un risque, hein, attation, c’est le retour des z’heures les plus sombres de notre histoire si on ne s’y attaque pas.
    Cela me met tout de suite en colère ces braves petites gens qui te disent que, eux, auraient résisté les armes à la main, que, eux, se seraient fait tuer, que, eux, auraient été courageux. Tu parles, Charles. Ils auraient cherché pour la plupart à survivre en attendant de savoir qui était le vainqueur, ils auraient fait du courrier modeste (non signé).

    Comme nous l'avait fait remarqué Maître Henri Leclerc, président de la Ligue des Droits de l'Homme, donc pas exactement un réac, rencontré lors d'un colloque à Nanterre un jour, nous aurions certainement et plus que probablement agi de même...

    Je reprend mes réactions sur ce fil de discussion où on peut lire aussi des absurdités comme Hitler = Saint Louis...

  • Breakfast Club - madeleine d'ado eighties

    Imprimer Pin it!

    On a les madeleines de Proust que l'on peut, il y en a qui vont te sortir du poète, de l'écrivain maudit, du cinéaste révolté, moi de mon adolescence je retiens les romans de John Irving (et les ourses/ours que l'on y trouve) et le "Breakfast Club" que j'ai été surpris de partager avec quelqu'un d'autre cette semaine. C'est pour ça que ce message est aussi personnel (Que de mystères...).

    ci-dessous le dialogue de fin..

    Dear Mr. Vernon, We accept the fact that we had to sacrifice a whole Saturday in detention for whatever it was we did wrong. What we did *was* wrong. But we think you're crazy to make us write an essay telling you who we think we are. What do you care? You see us as you want to see us - in the simplest terms, in the most convenient definitions. You see us as a brain, an athlete, a basket case, a princess and a criminal. Correct? That's the way we saw each other at 7:00 this morning. We were brainwashed.

  • « Avatar » - Blockbuster misanthrope

    Imprimer Pin it!

    arton1335-3a58a.jpgJe sors de voir le dernier film de James Cameron, que j'ai vu en 3D, et qui excepté le « happy end » sirupeux et peur crédible est un excellent film. Dans cette bande, ce sont les êtres humains les ennemis, à part deux ou trois personnes, qui viennent d'une version post-Copenhague de notre planète (mais si vous savez, cet échec total, ce Münich de l'écologie, dont personne n'a compris les conséquences : « Il n'y a pas de réchauffement de la planète, il neige » dira le troupeau sans cervelle). La terre est dévastée, cela n'empêchera pas les pitoyables primates qui la foulent d'aller chercher même à cinq années lumières d'autres endroits à piller, comme dans le film, ceci afin de combler leur avidité. L'histoire a un point de vue très sombre sur l'âme humaine, montrée comme motivée par la haine et seulement par la haine, quand elle se laisse aller à oublier son humanité. Les êtres humains du film ont des machines dont ils dépendent à faire fonctionner, ils ne sauraient s'en passer, ils n'y pensent même pas, c'est la forme ultime de la marchandisation de tout ce qui nous entoure, sans tenir compte des des personnes coupées de la nature et de leurs congénères, désespérément seuls.

    Le « héros » d'« Avatar », Jake Scully, est un inadapté dans les deux mondes, un paria car souffrant dans sa chair, et qui a perdu toute possibilité d'être performant aux yeux de la société, ce qui est inacceptable déjà de nos jours où il faut absolument se montrer impitoyable. Ce film montre aussi que ce qui arrive dans le monde est dû surtout, et principalement, à la soif de biens, de matières premières et de pouvoir, des plus riches et des plus favorisés, prêts à un génocide, à en laisser commettre un, à le camoufler en défense de la civilisation pour ne pas perdre une miette de leurs privilèges. Personne n'écoutera l'avertissement du film, les êtres humains se fichant complètement de marcher à la catastrophe, mais s'y précipitant d'un bon pas, comme des lemmings. Alors, oui, il y a des clichés (et alors ? Depuis l'« Illiade et l'Odyssée » on raconte toujours les mêmes histoires), oui, c'est aussi un putain de blockbuster à pop-corn, mais c'est un film à voir pour se tenir éveillé (je veux parler de la conscience que tout le monde porte en soi).

  • Si vous n'aimez pas ce blog...

    Imprimer Pin it!

    Doigt_d_honneur.jpgJe reçois de temps à autre sur mon mail, ou sur ce blog, plus rarement, des messages de personnes qui n'aiment pas ce que j'écris, et parfois ne m'aiment pas moi tout simplement, pour des raisons qui m'échappent et parfois leur échappent. Quoi que je dise, j'écrive, je fasse, c'est nul. Je serais à leurs yeux prétentieux et ce blog serait une longue logorrhée. Et pour qui il se prend, et pourquoi il écrit tellement, et puis en plus il a même pas de commentateurs si ça se trouve. C'est un peu comme ces téléspectateurs qui passent leur temps devant la télévision, et râlent contre les programmes, suffit de tourner le bouton et de prendre un livre, ce sera plus enrichissant, bande de cons. C'est pareil pour ce blog, vous n'aimez pas, vous ne m'aimez pas, ne venez pas dessus. De toutes façons, je vous emmerde à pieds, à cheval et en voiture, vous me haïssez, je ne vous aime pas non plus. Cela va du « troll » habituel, sans surprises, au mielleux qui ne veut que mon bien, dit-il, alors que c'est toujours simplement une question de haine. Celui qui hait se donne toujours de bonnes raisons, la haine c'est la faute de l'autre. Il n'est jamais responsable, n'a rien fait, rien dit de mal, le monde entier est en dette envers lui/elle.

    Je sais que la photo n'est pas très élégante mais avec les trolls il faut un langage simple...

  • Promesses non tenues sur les SDF

    Imprimer Pin it!

    Il paraît que les prières exaucées sont toujours douloureuses, pourtant, ces promesses là on aurait bien aimé qu'elles le soient, exaucées. On préfère des lipdubs débiles, aussi niais que des films d'entreprises censés détendre l'esclave volontaire que ce soit à l'UMP, on l'a vu un peu partout, ça vaut le jus ou chez les verts (voir ci-dessous, c'est assez hallucinant).

    Sarkozy en 2006 :

    "d'ici deux ans plus personne ne soit obligé de dormir dur le trottoir et d'y mourir de froid".

    Nous sommes en 2010...

    Jospin en 2002 :

    "Zéro SDF en 2007"

    Si la gauche ne dirige pas au niveau national, elle le fait au niveau des régions.

    Ci-dessous, à Europe Ecologie, on fait dans le prêchi-prêcha qui remonte aux discours sympâââs des MJC où c'était tous les jours macramé...

  • Marx et les Guaranis

    Imprimer Pin it!

    800px-San_Ignacio_Min%C3%AD_Jesuit-Guarani_mission_1.jpgJe viens de lire je ne sais où sous la plume de je ne sais qui (enfin si je sais, mais je dénonce pas, un type pourtant réputé drôlement savant en catholicité, toussa) que les réductions guaranies en Amérique Centrale initiées par les jésuites étaient des exemples de socialisme appliqué, une sorte de connerie sublime et banale en même temps. C'est juste un contresens grand comme la Tour Eiffel : les jésuites n'appliquent pas une idéologie par la loi ou par la violence ou la haine quitte à flinguer ceux qui ne sont pas d'accord pour qu'on leur impose un bonheur qui a comme tort énorme de l'être imposé, ils essaient de vivre et de mettre en place un exemple de société communautaire où la Foi serait un peu plus vécue en actes. C'est un exemple flagrant d'utopie finalement concrétisée mais pas de socialisme.
    D'un autre côté, d'autres nieront la beauté de ce rêve mis en forme par les jésuites en le taxant eux aussi de socialisme, mais pour le dénigrer, persuadés qu'ils sont que le libéralisme qui a montré moins d'agressivité pour le catholicisme est donc moins nocif et qu'il faut rejeter tout ce qui pourrait s'y opposer. Ils n'ont rien compris non plus, n'ont pas assimilé que la Foi n'est pas une idéologie. Saint Paul lui même, contrairement à sa légende noire qui en fait un prescripteur arbitraire et moralisateur, le précise bien, préconisant plutôt justement une totale liberté vis à vis des doctrines. On peut tout remettre en cause quant aux doctrines humaines, gràce à notre liberté, ce qui devrait nous pousser à plus d'humanité, plus de sens de l'autre, plus d'accueil et non à laisser libre cours à notre avidité.

  • On en a pas fini des pipôlades de Djohnny

    Imprimer Pin it!

    Djohnny prince du wock and woll et du papier carbone

    jh.jpgAux États Unis, ils ont eu Elvis, et Little Richard, et Jerry Lee Lewis. En Angleterre, ils ont eu les « Beatles » et les « Rolling Stones ». Nous en France, on est vernis, on a eu Dick Rivières, Eddy Mitchell, et surtout Djohnny, les rois du « yaourt » et du papier carbone et des paradis fiscaux : « Awouana fone eugaine ! ». M'sieur Eddy (« rhan, les yeux menthe à l'ô-ô, moâ j'étais de trô ...»), je l'aime bien, même si dans son dernier album, il massacre allègrement avec Pierre Papadiamandis des belles chansons de films dont celle de « Macadam Cow Boy ». Gràce à M'sieur Eddy, j'ai cependant développé largement ma cinéphilie comme tous ceux qui étaient ados dans les années 80 gràce à « la Dernière Séance » (« c'était la dernière séance, c'était la dernière séquence, et le rideau sur l'écran est tombé... ». Dick Rivières, lui, est déjà au deuxième ou troisième degré, alors bon.

    J%C3%A9sus-Christ.jpgMais Djohnny, je peux pas, la coke, les put..., pardon, pouf pouf les jeunes filles de bonne famille qu'il finit par épouser, le cuir, les hippies, le service et tout, j'y arrive pas, excepté le nanar de SF post-apocalyptique où il s'était teint en blonde platine, « Terminus » de Pierre-William Glenn. C'était pas si honteux que ça, moins que « Beowulf » avec Christophe (« hin, hin, hin, c'est cool ») Lambert. Et comme tout nanar, au moins, on s'amusait à différents niveaux, pareil pour le Godard avec Nathalie Baîlle, un autre genre de nanar. Il a eu aussi sa période marrante, quand il était hippie, avec la chanson de Labro : "Jésus christ est un hippie".

    Mais là, Djohnny, en première page sur tous les journaux, partout, j'ai l'impression de risquer l'indigestion, et pendant ce temps là on parle pas du reste. Je me pose quand même une question, Laetitia, est-ce qu'elle le fait exprès ou est-ce qu'elle comme ça naturellement ? Ou est-ce que c'est la coke elle aussi ?

  • Les vingt ans des Simpsons présentés par Troy MacClure

    Imprimer Pin it!

    medium_troy_mcclure.jpg« Bonjour, je suis Troy MacClure, vous m'avez sans doute vu dans « Kennedy II la revanche » ou dans « Hydro l'homme aux bras hydrauliques », j'ai également incarné Jojo le singe génial dans « le retour des Trois ours » et repris avec succès le rôle de Charlton Heston dans la comédie musicale inspiré de "la planète des singes", on m'a chargé de vous narrer l'anniversaire de la célèbre famille, ce qui me permet de régler les frais de justice dûs à une honteuse calomnie sur mon compte mettant en jeu la réputation de truites honnêtes. De plus, j'ai un lifting extrême chez le docteur Nick dans deux jours (mais si, rappelez vous, ce sympathique personnage jovial en blouse blanche qui dit à chaque fois : « Salout tout le mondé ! » pour se présenter ; d'aucuns prétendent que son diplôme de médecine est sujet à caution). Les Simpsons ont vingt ans et sont toujours aussi jaunes. Homer le père a toujours et encore 38 ans, Marge sa femme l'aime toujours d'un amour incompréhensible mais indéfectible, Bart demeure un petit con dont le goût pour les bêtises ne faiblit pas, Lisa reste la surdouée, et pour l'instant, Maggie n'a prononcé qu'un seul mot, « Papa ». Barney rote ses bières chez Moe entre deux cures de désintoxication pendant que celui-ci, patron d'un rade infâme, rate encore une fois un suicide. Ned Flanders est toujours veuf et n'est pas gay, tout comme Smithers, l'assistant de monsieur Burns, qui a un âge incertain (tout ce que l'on sait, c'est qu'il y a plus de trois chiffres, ainsi qu'il le révèle lui-même en tapant son code de carte bancaire, qui est son âge, et qui en contient quatre. Et moi, Troy MacClure, que l'on prétend être le « has been » total, surtout après son deuxième mariage, avec une des ignobles tante de Bart, je vais bientôt tourner une sitcom qui met en scène un fantôme dont je fais la voix qui se réincarne en vide-ordures, c'est très excitant.

    Et encore une fois, Bon Anniversaire les Simpsons ! »

  • La Joie Parfaite à Jérusalem

    Imprimer Pin it!

    Hier, c'était le dimanche de la Joie pour les catholiques, et l'homélie du prêtre m'a remis en mémoire ce que j'ai vécu avec d'autres à Jérusalem.

    Entree_de_l_eglise_du_Saint_Sepulcre_TB_N033100.jpgLà bas les chrétiens (car il y a des chrétiens au Proche Orient, de moins en moins car ils sont persécutés, hélas) n'ont pas besoin d'appeler la joie de leurs voeux, ni de s'y forcer, ils la vivent à chaque célébration et chaque fête pour une bonne raison : il existe encore entre eux un lien quasiment organique qui a disparu dans notre société mais aussi dans nos églises, un sentiment d'appartenance à la même « communauté » qui est catholique donc universelle par définition ; à la même Foi ; qui engendre la solidarité, l'accueil, l'écoute, le partage, qui n'y sont même pas des questions qui se posent, le tout va de soi. Les croyants se saluent tous entre eux, sans mièvrerie, sans mondanités. Les nouveaux venus sont quasiment traités comme des princes quelle que soit leur statut et leur apparence (je me souviens par exemple d'un dimanche à la paroisse de Ramallah où nous avions été reçus comme tels ou presque). Quant aux fêtes, la ferveur y est toujours remarquable, particulièrement marquante pour moi au Dimanche des Rameaux pendant le « Samedi de la Lumière ».

    Nous qui étions une infime minorité là-bas, une cinquantaine de coopérants et volontaires français, dont une douzaine catholiques, il nous était impossible de céder à nos mauvaises habitudes de consuméristes et de rester dans notre coin, nous partagions les joies, les peines, parfois les grandes douleurs, les friandises que l'on nous envoyait de France (la question ne se posait même pas), tout. De plus, après un voyage épique au Sinaï, nous ne nous pouvions plus vraiment essayer de passer pour quelqu'un d'autres, car nous nous étions révélés les uns aux autres. Pourtant nous ne nous voyons pas souvent, mais ces personnes sont comme des frères et soeurs. Notre joie de croyants, nous n'avions pas besoin de la provoquer, d'aller la chercher, elle venait d'elle même de par ce lien entre nous.

    Je sais qu'ils sont tous là dans mon coeur et que je suis dans le leur. Unis dans la même Foi. C'est cela ce que Bernanos appelle la « communion des saints », je ne sais si nous le sommes, saints, mais nous vivons cette communion.

  • Un témoignage de prof précaire

    Imprimer Pin it!

    Un témoignage édifiant de prof précaire : si le boulot des profs titulaires est de plus en plus méprisé, c'est déjà le cas des profs remplaçants, dits précaires, et ce depuis des lustres.

    Merci à Jean-Claude Grosse de m'avoir signalé cet article du Monde du 2/12

    46b4d5d6-25db-11dd-90eb-43bd9e9a4b45.jpgPas simple de gérer sa classe lorsqu'on est une "prof de passage". Véronique Pot a 29 ans. Elle enseigne le français. C'est sa cinquième année de remplacement. Témoignage de sa dernière mission.

    Après la Toussaint, me voilà dans le Val-d'Oise. Lundi, mes élèves de 4e rentrent au compte-gouttes. Certains arrivent par grappes, en se catapultant contre la porte d'entrée de la salle de classe, qui s'ouvre sous le choc. Ils jettent leur sac, changent deux ou trois fois de place. Continuent à parler comme si je n'existais pas. Ne daignent pas sortir feuille, ou stylo. Un élève cherche à rouler une pelle ("embrasser" serait un terme inapproprié) à sa copine du moment, fait semblant d'être étonné que je lui demande des comptes. Un autre petit couple se tripote assidûment sous la table.

    la suite ici

  • De l'importance des couilles dans le discours sur Internet – notes interdites aux oreilles chastes

    Imprimer Pin it!

    Attention, je ne rédige pas cette note parce qu'ayant subi de quelconques attaques dernièrement (Dieu m'en préserve) mais après avoir lu plusieurs fils en différents endroits.

    4-planche-anatomique-muscle-VR118.jpgSouvent sur Internet, les discours sont d'un très haut niveau. Comme rédiger un commentaire lapidaire radicalise le discours, on en vient très vite aux mots qui peinent beaucoup : fachiste, nazi, stalinien, enculé (là c'est plutôt un mot qui fait mal). On reproche à l'autre d'être caché derrière son ordinateur, d'être planqué, au lieu de le dire en face, selon la morale du « viens le dire ici si t'es un homme » en vigueur déjà chez les apaches des Halles en 1890. Le plancage derrière l'ordi il est vrai que c'est un peu comme pour la voiture, certains se métamorphosent alors en brutes sanguinaires et vulgaires prêtes à faire subir les derniers outrages et aux contradicteurs, et à la mère, éventuellement, du contradicteur, que ces brutes soient élevés au Couvent des Oiseaux ou du collège « Youri Gagarine » de la cité « Marcel Cachin » du quartier « Petit Père des peuples » d'une ville du 93. Quand on rédige un blog signé clairement avec sa photo, le plancage est relatif, et quant à moi, je suis toujours à la disposition de qui voudrait me rencontrer, surtout bien sûr et plus si affinités. Il n'empêche, l'internaute, d'ailleurs quant à lui souvent anonyme, ne peut s'empêcher de balancer des commentaires désobligeants suggèrant l'absence de génitoires, ou du moins la petitesse de leur taille, chez son interlocuteur, même après que l'autre ait proposé une réconciliation, rencontre, paix des braves. Alors qu'il serait beaucoup plus intéressant d'argumenter en étayant ses arguments, ou même de discuter mondainement sans pour autant se laisser aller à un trop-plein de testostérone. Mais ça sur le Net, ça semble souvent difficile, alors que c'est tout à fait possible.

    Enfin, pour en tirer une conclusion, contrairement à ce que l'on pourrait penser, les organes le plus important de l'internaute ce sont bel et bien ces petits sacs de part et d'autres de son organe reproducteur.

  • Partie de campagne des amis – Torrents d'amour

    Imprimer Pin it!

    Il est un rêve que je fais souvent.

    18844420.jpgToutes celles et tous ceux que j'aime, ou que j'ai aimés sont réunis dans un jardin en fleurs, c'est le début du printemps et un soleil encore un peu pâle nous éclaire. Je sais bien que c'est un rêve, j'en ai conscience en dormant et pourtant je sais que mes sentiments pour tous ceux qui sont là sont réels : oubliées les fâcheries anodines, les disputes pour rien, car la vie est tellement courte et passe tellement vite. J'ai beau me dire aussi que tous les personnages du rêve c'est moi, cela ne change rien, cela signifie simplement que tous ceux que j'aime sont toujours dans ma mémoire, dans mon âme. Nous sommes tous habillés en style « Belle Époque », les hommes ont des canotiers et des vestes blanc-cassé, des cravates claires, les femmes sont en chemisiers blancs et ont les cheveux relevés sur la nuque.

    Il y a un acacia et des lilas violets. Il y a des chaises blanches à la peinture un peu écaillée sur l'herbe et une nappe par terre sur laquelle sont disposées les assiettes. Les enfants s'amusent un peu plus loin, ils ne s'occupent pas des adultes. Au-delà du jardin, on n'entend pas un bruit. Le monde extérieur a disparu et personne ne s'en occupe.

    Bien sûr, tous mes amours d'enfant, d'adolescent et d'adulte sont là, elles aussi, elles font partie du rêve ce qui est logique. Curieusement, il y a des bouches de métro « arts déco » dans la ville de province garnie de maisons à colombages dans laquelle nous nous promenons. Tu es donc là aussi, je te vois en dernier, les cheveux relevés sur la nuque, c'est ainsi que je te préférais.

    Tu me souris, tu me plantes un clope dans la bouche et tu me dis :

    - Fais moi Gabin maintenant ».

    Je m'éxécute, l'imitation n'est pas terrible mais ça te fait rire et c'est une cascade cristalline (selon la formule romantique consacrée) et pour moi c'est suffisant, je me dis que c'est un cliché, je ne me laisse pas aller à être heureux. Et d'ailleurs, une angoisse sourde m'étreint progressivement, je voudrais que le rêve ne s'arrête pas, que cette partie de campgne dure éternellement. Tout le monde veut aller sur les bateaux-mouche qui curieusement descendent la Seine jusqu'à Bernay. Les tourniquets qui bloquent le passage vers les embarquations grincent un peu quand ils tournent pour laisser aller ceux qui sont devant. Quand c'est mon tour, le tourniquet se bloque et je vous vois partir au loin sur le fleuve sans pouvoir vous retenir.

    Et là, je me réveille, j'entend une voiture au loin, dehors il fait encore sombre. Je voudrais me rendormir tout de suite, retourner dans ce jardin, mais jamais je ne le retrouve.

    à suivre...

  • Rickie Lee Jones les jours de pluie

    Imprimer Pin it!

    J'aime bien écouter cette chanteuse les jours de pluie, les jours de grisaille. C'est une chanteuse comme on en faisait avant tous les télé-crochets de mes deux les enfants, vous voyez, à savoir qu'elle chante sans appuyer les nasales et sans démonstration excessive, une chanteuse en somme...

  • La Deuxième Guerre Mondiale ne s'est pas encore finie...

    Imprimer Pin it!

    Yad_Vashem_interior_9354.JPG...Il semble que non. Ce n'est pas que l'on entende encore le fracas des combats et les canons tonner, mais les affrontements ne sont pas terminés sur les fils des commentaires bloguesques entre autres, ni dans le contenu des articles. On se traite de pétainiste, de vichyste, l'ennemi qui est à nos portes, est soit un stalinien, soit un nazi, deux épithètes qui empêche ceux qui seraient tentés de fraterniser avec lui. On s'envoie à la figure le génocide de l'un, les massacres de l'autre, à tout bout de champ, on finit même par connerie pure, par banaliser l'Holocauste qui sert surtout à se mettre en valeur, ce qui est ni plus ni moins qu'une offense de première bourre faite à ceux qui sont morts dans les camps. J'ai vu, moi, le « Jardin des justes », la Pierre des noms de tous les morts à Yad Vashem, et la statue du cri silencieux. J'ai entendu des déportés parler de leur vie à Varsovie, de leur douleur mais aussi de l'humanité trouvée parfois au coeur de l'obscurité.

    Là-bas, à Yad Vashem, on n'y pleure pas, on n'y gémit pas, on ne se dit rien. Ou si une chose, on pense au mal dans le coeur du pitoyable primate humain qui se tient à peine debout sur ses deux pattes arrière.

    Prendre la pose là-dessus me parait complètement déplacé, vulgaire, amoral, barbare, pathologiquement grotesque. Et pourtant, ils sont nombreux ceux qui n'arrêtent pas d'en jouer, en rejouer et en re-rejouer encore.

    On se met souvent en valeur en surjouant son rôle de victime, j'ai lu sur un blog quelconque le récit d'un jeune homme trentenaire se présentant comme rescapé d'un ghetto alors qu'il n'a eu à souffrir aucune des atroces souffrances de ses ascendants, et qu'il n'a jamais manqué de rien ce qui est très bien pour lui. Ma compassion est grande pour lui car il a perdu toute une partie de sa famille là-bas, mais lui ne revient pas des camps, il n'y est d'ailleurs jamais allé. Il devrait s'employer à aider à extirper du coeur des hommes cette pierre noire, polie et brillante de la haine qui le pousse à refuser l'existence de l'autre.

    Ou enfin, on se place du côté des bourreaux, en se prétendant « politiquement incorrect », alors que ce n'est ni plus ni moins que de l'autodestruction ou simplement de la sottise, un peu plus rarement de la provocation pour faire bisquer le bourgeois bien-pensant qui réagit au quart de tour alors que placé dans les mêmes conditions, cet invertébré aurait fait du courrier anonyme comme beaucoup d'autres, ou au mieux se serait contenté de survivre au lieu de vivre.

  • "Superstition" -Stevie Wonder

    Imprimer Pin it!

    Entendu ce matin sur la route, entre deux sucreries du même "Étienne formidable" ("I d-juste called to say I love You" et "Ain't she lovely", mignon mais à la longue on risque le diabète), comme nous l'appelions au collège (étions-nous spirituels, n'étions-nous pas ?).

  • « L'Histoire ça sert à rien »

    Imprimer Pin it!

    Le-rire-de-la-r--sistance---Staline.jpgJ'ai repensé à cette phrase entendue dans la bouche de jeune têteur et de jeune tétard d'un élève de terminale qui ne savait pas ce qu'il disait en entendant le ministre parler de sa réforme sur la matière concernant les terminales S. Ce n'est pas le premier dans le genre et on suppose que l'on ne s'arrêtera pas en si bon chemin. L'Histoire n'a aucune utilité quant à la compétitivité sociale que l'on demande aux jeunes, c'est tout à fait exact, elle gêne, elle retarde le darwinisme social, elle dérange les certitudes, donc empêche la prise de décisions et de bénéfices parfois car elle amène à se poser des questions sur la finalité de la société dans laquelle on vit, et parfois la vacuité (dans le cas de la nôtre en particulier). Les barbares et les amateurs de dogmes totalitaires détestent l'Histoire, elle va contre leurs idéologies, elle contredit la prétention du despote à faire le bonheur de l'humanité, fût-ce contre son gré. Parfois, on en trouve même, des révolutionnaires, qui sont à la fois contre l'ancien monde, pour une humanité nouvelle et qui ne manque pas pourtant de louer les bienfaits de celle d'avant, tout à fait sincèrement dans les deux cas.

    Le jeune têteur a tout à fait raison, ça ne sert à rien du tout dans une société hyper-consumériste qui vit dans un présent perpétuel et consomme sans réfléchir.

    Et l'Histoire nous apprend d'où nous venons et ce qui nous construit.

    Je songe aussi à un ami, président de l'association des professeurs d'Histoire et Géographie de sa région, au poids qu'il y a sur ses épaules du fait des attaques contre sa matière.

  • Écrivains, écriveurs et écrivaillons

    Imprimer Pin it!

    article sans façons

    ANTOINE-BLONDIN-copie-1.jpgJe ne sais plus à quelle occasion j'ai entendu ça, mais ça me semble plein de vérité ; les gens de talent ne savent pas se vendre, ils ne savent pas parler d'eux ou fourguer leurs écrits, ils s'en foutent, ils écrivent surtout pour eux et leur premier cercle, sont contents quand même s'ils sont lus d'un minimum de personne mais la reconnaissance d'une société de médiocres leur importe modérément, et en prime ils ne se prennent pas au sérieux. Ils n'iront pas jusqu'à se prétendre écrivains, seulement écriveurs. Ils ne racontent pas leur vie sur deux-cent pages, leurs amours ratées, leur maman qu'était tellement méchante, leur papa qu'était jamais là, mais dont on acceptait quand même le fric car souvent on est soit une pauvre petite fille riche soit un pauvre petit garçon gâté-pourri.

    20080816Manchette1963.jpgJ'ai pensé à ces trois catégories, je ne sais pourquoi, en regardant, au hasard du zappinge, Justine Lévy chez Ardisson hier soir. Cette fille n'a aucun talent littéraire, mais quand elle parle d'elle et de ses petits malheurs, ça fait vendre ; donc son essai de vraie création romanesque s'étant ramassé, Justine décide de parler de sa maman qu'elle aimait tellement, et livre un témoignage bouleversant et déchirant bien sûr dont on n'aurait jamais parlé si elle avait été la fille de Titine Montalembert charcutière à Montbéliard sur le boulevard Aristide Briand (juste en face du « rendez-vous des chasseurs »). Les écrivaillons savent très bien qu'ils sont nuls, ils font donc marcher leurs relations, tapent à toutes les portes jusqu'à ce que quelqu'un, de guerre lasse, jette un œil sur leur prose aussi anorexique qu'un mannequin de Lagerfeld faisant la gueule pendant un défilé Chanel. Ils ou elles savent avoir de l'entregent, séduire les têtes décideuses, qui commisérationnent à qui mieux mieux à qui sait les lècher là où il faut, à savoir sur le cul. Les écrivaillons se choisissent un rayon, un stand là où ils sont le plus doués, un engagement ou humanitariste, ou réputé politiquement incorrect mais pas trop, faut pas déconner, et s'y cantonnent.

    pkd-dick1.jpgParmi eux il y a des écrivains qui déçoivent (pas de nom, nom de bleu !), qui se réfèrent sans cesse à un grand ancien dont ils ne cessent de trahir le souvenir ou la pensée, ou les livres, après avoir écrit deux ou trois livres pas honteux. Cela ne sert à rien de leur faire la leçon, ils ont l'excuse toute prête, comme ils savent qu'ils sont nuls, ils préparent toutes les réponses, croyant échapper à la vindicte, et la meilleure d'entre elles, la bonne blague « number one », c'est que celui qui ose les critiquer il fait rien qu'à être jaloux, y compris de la fraîcheur éclatante de leur teint scandinave, car l'écrivaillon soigne le côté physique à défaut de la cervelle.

    Il ou elle se trouve beau, c'est déjà ça.

    Les écrivains construisent un oeuvre sans se soucier de la bonne renommée, ainsi les deux en photos, il n'est pas nécessairement maudit, le poète maudit qui écrit bien seulement quand il est blessé, dixit Bernard Werber selon le cliché petit-bourgeois de l'artiste forcément inadapté et rejeté, le poète blessé qui ne parle que de sa blessure, il écrit mal. Parfois, l'écrivain parle de sa culture, c'est son droit, quand il en a le talent, chez l'écrivaillon, ça vire à la prétention, très vite on se prend pour Sainte-Beuve, très vite on est cuistre.

    En photo, Blondin, Manchette et K. Dick, trois écrivains

  • Critique très critique de l'« instant critique » (il y a un jeu de mot dans le titre, c'est pas vrai, mais si)

    Imprimer Pin it!

    124615.106.jpgJe regarde de temps en temps ce que les critiques interrogés dans cette chronique clippée du « Grand Journal » de Canal+ ont à dire des films de la semaine, quand j'ai envie de m'agacer ou de me laisser aller à la causticité à haute dose (Ouh, qu'il est méchant ! Que c'est méchant de ne pas voir le monde à travers des lunettes roses). On est dans la rapidité, pas dans la réflexion s'agit pas de trop gamberger, d'ailleurs on résume le film en une note et une phrase lapidaire genre slogan de pubeux chez Danone. Généralement, on a un équilibre, un critique intello-bobo et deux critiques prolos-rien dans le citron, ou l'inverse. On reste dans l'idée d'un cinéma conçu comme seulement un divertissement et rien d'autres, faudrait pas qu'en plus ça apporte quoi que ce soit à l'enrichissement du cortex. Comme par exemple « la Route », le film de John Hillcoat adapté de Cormac Mac Carthy (dont on parlait ici sur ce blog) : à part Jean-Marc Lalanne, des z-inrocks, qui n'a pas trop mauvais goût, on trouve ça long, ça parle trop, et une blondasse de je ne sais plus quel journal dont un SDF ne voudrait pas pour se réchauffer affirme même : « les deux personnages sont trop christiques », avec une moue dégoûtée comme si on lui avait proposé de la merde sur un plateau. Que voulait-elle dire par là ? la-route_2_ok.jpgPersonne ne sait, même pas elle je suppose. Elle ne serait pas risqué à une autre allusion religieuse, un petit coup sur les chrétiens en passant, ça donne un air affranchi. Les trois braves gens portent au pinacle une comédie française qui si elle se mangeait serait aussi lourde et bourrative que de la joue de bœuf un soir de canicule (radical pour faire des rêves bizarres et délirants). En trois minutes, c'est emballé, à la fin on présente un film alibi, genre drame serbo-croate ou mélo iranien, et c'est pesé direct en direction du consommateur. J'ai pensé à eux en voyant le film en question dans une salle à demie remplie de brouteurs de pop-corn et autistes du portable qui ont fini au bout d'un moment par fermer leur clapet.

    Sinon, allez voir « la Route », superbe méditation, comme le livre, sur le Mal, la mort, le Bien, l'Humanité, l'Espoir, la vacuité de notre société (je pense que c'est ça qui les a ennuyé le trio de têtes de poires). Le film permet de se réveiller de sa torpeur.

  • « La Tête des autres » et celle de Marcel Aymé

    Imprimer Pin it!

    80620_2785432.jpgCette pièce absurde et caustique se passe en Poldavie ou Poldèvie, à savoir nulle part et donc en France. La Poldèvie a été inventé par un journaliste d'Action Française, Alain Mellet, en 1929, et le « drame poldève » dura plusieurs mois. Il était allé voir des parlementaires spécialistes de l'émotion frelatée politique à fleur de peau et de l'humanitarisme bas de gamme. Il leur avait parlé du drame de ce petit pays tellement malheureux, tous répondant bien sûr « Ouhlala, oui, bien sûr, comme je les plains, ces pauvres poldaves » sans même savoir où ce pays se trouvait (ce qui prouve qu'ils n'en avaient rien à foutre). Ce très bon canular fût perpétué par des personnes aussi différentes que Brasillach, Queneau ou encore André Weil et Jacques Roubaud.

    Donc le procureur Maillard, après un long réquisitoire, vient d'obtenir la tête d'un jeune musicien de Jazz idéaliste, une autre décollation à son actif car le bougre est spécialiste de l'envoi à la « bascule fatale » des condamnés. Il est porté en triomphe par sa famille et ses amis comme un toreador qui vient de mettre à mort un bovidé qui ne lui avait rien fait. Il est pourtant soucieux. Le jeune condamné lui apparaît d'ailleurs pour clamer son innocence avant de s'enfuir à nouveau, il avait passé la nuit avec la maîtresse du procureur. Celui-ci, Valorin, sorte de hérault d'une justice idéale et idéaliste, sera malgré tout ingrat avec cette femme estimant qu'il ne lui doit rien. Les magistrats tremblants et soumis iront demander un échange d'innocents à condamner à l'omnidirigeant (président ? Roi ? on ne sait pas) qui tient tout le pays, sans oser réclamer la tête du vrai coupable qui est à son service. La pièce se finit de manière très amère, l'injustice demeure malgré quelques changements cosmétiques. Force doit rester à la stupidité humaine comme la plupart du temps dans les histoires de Marcel Aymé.

  • Question gênante : Barack en Afghanistan

    Imprimer Pin it!

    resized_Barack_Obama_Afganistan_West_Point_Policy_Troops.jpgCela ne semble choquer personne que le prix Nobel de la Paix, j'ai bien dit de la P-A-I-X, envoie 30 000 gamins de plus se faire flinguer en Afgahnistan pour une guerre totalement inutile. Il y en a qui disent qu'on le force à cette guerre, d'autres qui prétendent que le lobby militaro-industriel le fait chanter à cause de son projet de système de santé. Il n'empêche, c'est Obama, prix Nobel de la Paix, qui intensifie une guerre, demandant cette intensification à la France.

    Une icône ne peut pas être belliciste, une icône ne peut pas se conduire comme un vulgaire Bush de gouttière.