samedi, 07 novembre 2009

Rostropovitch à la chute du Mur de Berlin

Le mur de Berlin était une saloperie contre la liberté de millions de personnes, nul besoin d'en dire beaucoup plus. Alors, oui, tout n'est ni rose ni parfait depuis, le libéralisme étant également une autre horreur tout comme le consumérisme. Mais quand la liberté est victorieuse, rien d'autres ne prévaut ou ne devrait prévaloir et quant à moi je refuse qu'un idéologue, un bureaucrate, un politique, m'impose sa conception du bonheur, même avec les meilleures intentions du monde...


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Commentaires

La traduction n'est pas exacte: Rostropovitch n'a pas dit "qui sont morts pour la liberte", il a dit juste "mais je me rappelait des gens qui meuraient en essayant de traverser cette mur". Il n'a pas meme prononce le mot "liberte"

Ecrit par : Dana | dimanche, 08 novembre 2009

Merci, mais quelles conclusions en tirez-vous ?

Ecrit par : Amaury | dimanche, 08 novembre 2009

On essaye toujours d'attribuer à Rostropovitch, Andrei Tarkovsky, Sviatoslav Richter et les autres artistes sovétiques ce qu'ils n'ont jamais dit ou fait. A cause de cette erreur dans la traduction il semble que pour Slava il'y avait la non-liberté d'un coté de la mur et la liberté de l'autre alors que c'est la question où ces artistes étaient moins libres. A présent il bien evident que le dollar peut apparaitre beaucoup plus grave que KGB, TCHK et NKVD tout ensemble.

Ecrit par : Dana | dimanche, 08 novembre 2009

Certes, le libéralisme est une horreur économique tout autant détestable que les régimes derrière le rideau de fer mais il nous laisse quand même quelques libertés comme celle de faire ce blog ou d'y répondre.

Ecrit par : Amaury | dimanche, 08 novembre 2009

Oui, oui, bien sur. Mais il semble que les libertés dont vous parlez et la Liberté ce sont pas la même chose. Je suis absolument d'accord que rien ne prévaut la liberté, comme vous avez écrit, mais les libertés peuvent parfois etre complètement illusoires.
Par exemple, le gouvernement sovétique a interdit de publier Soljenitsine et Pasternak, Freud et Hermann Hesse donc les libertés etaient enlevées. Pourtant personne n’a pas pu empeché aux gens de trouver la possibilité de les lire quand même et les artistes continuait de créer. Cela signifie que la liberté en tant qu'un certain etat interieure ne pouvait pas être détruite par Staline, Goulag etc. Alors que maintenant quand on peut publier quoique ce soit et toutes les libertés sont à votre service surtout si vous pouvez les payer, la plupart des jeunes n'ont pas même le temps de choisir ce qu'ils veulent lire ou voir avant de se perdre dans les publicités, les emissions de télé, les magazines imbéciles. Les oeuvres d’art sont avant tout des marchandises presque toujours. On a les libertés de lire, de choisir, de dire, d’ecrire ce qu’ on veut, mais on ne le fait pas ou, si on le fait, ça n’arrive à rien. En revanche certaines profitent au maximum de leur droit à la propriéte privée. Est-ce que c’est au nom de cela les gens dont Rostropovitch parle dans ce video sont morts?

Ecrit par : Dana | dimanche, 08 novembre 2009

Je suis entièrement d'accord avec Dana quant à une certaine forme de récupération idéologique occidentale d'une part, d'autre part quant à la primauté de la liberté intérieure sur les libertés individuelles. On peut relire le discours d'Harvard de Soljénitsyne à ce sujet.
La liberté ce n'est jamais un acquis, cela ne s'obtient qu'à l'issue d'un combat. Et ce combat nécessite un effort, une volonté.
Or cette tension n'existe pas ou si peu dans les sociétés ouvertes où domine la facilité.
La facilité entraîne un relâchement. Ce relâchement empêche l'affirmation de la personnalité. L'individualisme triomphe mais les individualités reculent.
Il est des totalitarismes sophistiqués au caractère non-répressif, certes, mais amollissant, décérébrant.
Ces derniers représentent un défi supérieur à l'esprit humain.
Ce n'est pas un défi insurmontable cependant.

Ecrit par : Gabriel | dimanche, 08 novembre 2009

Quand on connaît le point de vue de Tarkovsky sur la Suède, pour prendre cet exemple...

Ecrit par : Gabriel | dimanche, 08 novembre 2009

Je suis tout à fait d'accord avec votre commentaire. Nous vivons dans un totalitarisme "light" ou mou, et la liberté y est plus ou moins une illusion.

Ecrit par : Amaury | lundi, 09 novembre 2009

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