samedi, 04 juillet 2009
Sympa ? Pas sympa ?
En illustrations, un logo concernant une profession que l'on trouvait sympa dans les années 70, avec Max Meynier, et ce qu'est une vie bien remplie selon un dessinateur qui n'était pas sympâ mais se disait lui-même bête et méchant...
Et par là une sale blague pas sympa du tout de Vuillemin
Un imbécile se croyant habilité à me donner des leçons (ça ne le gène pas de me reprocher exactement son comportement par exemple) suggère que je pourrais finalement ne pas être très sympathique, au bout du compte, plein d'aigreur contre le monde, car aller à contre-courant ce n'est que ça selon la pauvre pensée commune actuelle qui voudrait que tous communient dans un bonheur frelaté et global qui n'existe que dans les pubs pour téléphones cellulaires. Dans ce monde, il faut pourtant être "sympa", terme dont j'ai horreur, ceux qui me connaissent le savent. Être sympa c'est finalement flatter l'autre, même superficiellement, se baser sur l'écume, au lieu d'aller voir plus loin. Ceux que l'on trouve sympa au premier abord sont souvent fades, insipides, sans saveur, inodores, incolores, de ce couple que l'on vantera comme super-épanoui alors qu'il arrive bien souvent que le super-épanouissement cache pas mal de frustrations et que ce couple vraiment tellement sympa n'a rien à se dire. Beaucoup aimeraient bien voir le monde à travers des lunettes roses, constamment, ne pas voir le mal ou l'injustice, ce serait plus simple, il faudrait être positif, que tout soit forcément utile, que rien ne soit absurde. La "sympathie" c'est surtout le plus petit dénominateur commun, quelque chose que le troupeau aime bien, un coeur sec et des tripes molles, on s'étreint, on s'embrasse, on pleurniche, mais on s'en fout de l'autre. Si c'est ça être sympa, je préfère passer pour un sale con antipathique. Personne n'aime les êtres lucides sur la vacuité des aspirations collectives actuelles, c'est somme toute normal, comme celle consistant à croire que parce que l'on expose quelque idées ou lieux communs plutôt sur la justice sociale, cela changera quoi que ce soit à l'iniquité alors qu'il n'y a que les actes, et les actes radicaux.
Et puis finalement l'imbécile ne veut pas voir que derrière une personne "pas sympâ" il y a souvent une blessure, une vulnérabilité, trop de sensiblité...
Ce sont des gens indifférents, un troupeau docile, qui ne veulent pas être lucides, parce qu'ils sont surtout centrés sur leurs petites personnes. Il faudrait voir selon leurs termes le monde "tel qu'il est", donc s'y soumettre, trouver une "utilité" dans une société irrationnelle et consumériste, devenir un esclave qui aime son esclavage. Les bonnes intentions, la sensiblerie, depuis la téléréalité, celle-ci est comme surmultipliée, on voit partout des grappes de djeuns ou moins djeuns qui s'étreignent pour des futilités. Ce positivisme à la noix envahit tout, des croyants aux incroyants, de la politique aux clubs peinture sur soie des maisons de retraite. Il a aussi un autre symptôme qui est la soumission à des valeurs absurdes et grotesques en toute connaissance de cause, et les hurlements avec la horde, en ayant la peur au ventre de sortir un tant soit peu du troupeau, estimant que l'on doit être reconnu selon les valeurs du troupeau, des valeurs que celui-ci croient objectives, cela lui permet de croire qu'il a vraiment des compétences dans un domaine ou une culture intéressante. J'en veux pour preuve cette demoiselle qui vante sur un fil d'un site de causette les bienfaits de l'objectivité supposée des concours aux grandes écoles fondées par Napoléon, un autocrate, afin de former des cadres dociles permettant d'assurer la pérennité du pouvoir, le sien en l'occurrence, les dirigeants suivants ont conservé ce vivier de larbins très compétents et que l'on reconnaît à leur mort à leur foie chargé de bile et à leur plume dans le cul ainsi que le signalait Desproges à moins que ce ne soit Vialatte.
(NB :C'est peut-être toujours plus ou moins le but. Le pouvoir ne va pas cultiver en son sein les germes de sa contestation et sa destruction.)
ci-dessous une chanson qui énumère tout ce qui n'est pas sympa mais tellement moins ennuyeux que les mignardises des positivistes à tout crin.
16:06 Publié dans Art de vivre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : littérature, société, mode, art de vivre, politique, politiquement incorrect, nostalgie |
|
Facebook






















Commentaires
Les gens qui se revendiquent b... Read Moreêtes et méchants sont souvent ceux dont la probité est la plus grande. Après il faut réussir à séparer les cons finis de ceux qui par une forme de cynisme et d'actes pouvant passer pour destructeurs, visent à refléter aux autres la vanité de beaucoup de leurs comportements. Non pas parce qu'il se juge supérieur, mais parce que par amour pour ceux qui l'entourent, le cynique veut leur offrir la vue divergente nécessaire à l'établissement pleinement "conscient" de leurs pensées et de leurs moeurs.
Je développe un peu plus ces vues que tu explicites ainsi que leurs conséquences probable dans mon écrit du moment qui commence à me saouler par sa longueur qui ne résoudra rien au final:D
Ecrit par : Greg | samedi, 04 juillet 2009
Ecrire un commentaire