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Questions après une messe "tradi"

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Messe_traditionnelle.jpgOn entend dans les médias :

Benoît XVI a réintégré un évêque négationniste traditionaliste, le cardinal Williamson.

Donc Benoît XVI est négationniste (finalement on retrouve là le lieu commun xénophobe qui veut qu'un allemand est une bouture de nazillon en puissance), donc, les « tradis » sont tous négationnistes et d'extrême-droite. A propos des considérations du Pape sur la sexualité, certains seraient étonnés de constater qu'il est rejoint sur plusieurs points par des féministes comme Elisabeth Badinter, Evelyne Sullereau, ou encore Catherine Millet et Sylviane Agacinsky.

Alors que le cardinal n'est toujours pas réintégré, il est toujours « suspens a divinis » justement pour ses prises de position négationnistes.

Hier je suis allé à une messe dite « tradi ». Je ne suis pas spécialement « tradi » ni progressiste mais comme on dit dans le Landerneau qui pense, cette messe « pose question »...

A écouter les « on-dits »et les mises en garde des « gendebiens », je m'attendais à être mangé tout cru à l'entrée, à croiser quelque nostalgique du Troisième Reich en imper noir faisant le salut nazi, des « bécébégés » méprisants avec rang de perles et lodens (deux ou trois c'est tout), et puis, rien. Il n'y avait que des jeunes (moyenne d'âge à vue de nez 25 ans). Il n'y pas eu d'appel à la dictature, au fachiiisme ou au retour de l'Ordre moral et noir, ou à Vichy, le prêtre s'étant contenté de commenter l'Évangile : pas d'éloge du Maréchal Pétain ou de Charles Maurras. L'église était comble aux deux messes du dimanche matin. Les adultes s'occupent des jeunes enfants en leur expliquant patiemment les gestes du célébrant et leur signification. Le prêtre serre la main de tous ses paroissiens sans distinction de milieux.

Systématiquement, ces « gens-là » seront stigmatisés à outrance, encore plus que les autres cathos, haïs et détestés, y compris par d'autres catholiques. Les paroissiens de l'église où j'assistais à la messe s'étaient d'abord vu refusé une autre église, ce qui avait été applaudi, ce qui témoigne en passant d'une conception étroite de la charité. Il est donc compréhensible qu'ils finissent pour quelques uns parfois par se radicaliser politiquement.

Autre dimanche, la messe dominicale d'une cathédrale d'une ville moyenne de province : moyenne d'âge, 70 ans, beaucoup plus de « bécébégés » finalement, beaucoup de grandes et belles envolées lyriques mais sortis de la messe, beaucoup d'intentions très belles mais très vagues, un sermon qui ressemble comme deux gouttes d'eaux à un discours de candidate « Miss France », et chacun s'en va de son côté à la sortie. On ne se fréquente qu'entre représentants des mêmes professions ou des mêmes associations dont le « Rotary club » fortement représenté, on ne se mélange surtout pas. On se gargarise beaucoup, on se félicite d'être aussi ouverts d'esprit, d'aider autant les autres, de « les remettre debout », et puis on se contente surtout de parler, car finalement les vieux atavismes bourgeois sont toujours aussi vivaces car même quand on parle d'équité ou de justice, ou de droits de l'homme, personne ne songe réellement à œuvrer contre l'iniquité ou l'injustice.

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