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Le lendemain de la journée de la femme

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conseiller-bien-entoure.1173460775.JPGUne journée par an, on parle féminisme, égalité, travail domestique des hommes quand ils rentrent chez eux. On ne parle pas de galanterie car la galanterie c'est bourgeois et paternaliste, même si on râlera quand même en face d'un grossier personnage. Comme dirait l'autre : "mini-jupe, mini-robe, mais quand tu balances la louche, c'est police-secours, 'sont encore en crinoline dans leur tête" (sketch de Guy Bedos, célèbre humoriste des années 70). A lé télévision, on discute gravement et sagement des salaires des hommes et des femmes, de la difficulté pour les femmes de prendre un congé-maternité (qui va raccourcir d'ailleurs, parfois avec l'assentiment des femmes elles-mêmes). Il y a une "chienne de garde" ou deux qui parlent dans le poste pour dénoncer les machos et phallocrates supposés.

Et puis le lendemain, les petites Shéhérazade de banlieue, les princesses bantoues, les Chimènes sauvages, se font toujours exciser, traiter de pute quand elles mettent une jupe, battre par le grand frère ou brûler vive par celui dont elles ne voulaient pas comme maris. Dans l'indifférence générale. Ou bien on trouve ça tellement cool et sympathique ces filles obligées de s'habiller et de se conduire comme des garçons violents, quand c'est dans "l'Esquive" par exemple ou "Entre les murs", ceux qui trouvent ça coool se scandaliseront ensuite des voiles que ces filles portent de plus en plus.

jetaisunsalephallocratepl.jpgL'abruti de base trouve que c'est déshonorant pour sa virilité de s'occuper de ses enfants, de faire la vaisselle ou la cuisine (en fait il doute constamment non pas de sa masculinité mais plus prosaïquement encore de la fiabilité de son appendice caudal). On pourrait parler de la longue cohorte d'abrutis qui sur le Net déversent un flot de vulgarités ou de néanderthaleries sur les femmes ou leurs compagnes (de ceux qui craignant un regard trop appuyé sur leur copine resserrent l'étau du bras qu'ils passent autour du cou de leur compagne qu'ils voient surtout comme leur propriété). Et enfin, je déteste tout autant les féministes ou une certaine catégorie de réacs pour qui une femme ne doit surtout pas mettre en valeur sa féminité, montrer ses (jolies) jambes ou la naissance de sa gorge (comme on peut dire élégamment ou comme on disait avant : uh, uh, uh). De toutes façons, elles se ressemblent, de le cheftaine aux gros mollets, moustachue, souvent en jupe plissée bleue informe, au pilier du service d'ordre du MLF, gaulée comme un pot de mayonnaise mal rebouchée, souvent en poulovère (ou pull-ovaire : uh, uh, uh suis-je spirituel) à col roulé orange rouille ou gris muraille.

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