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  • Évitons de passer pour un con pendant le réveillon

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    sarkozy-9.jpgLa mythomanie (voir la photo ci-contre) se répandant comme une traînée de poudre dans notre société, à commencer par le virtuel où elle abonde (génies méconnus, penseurs que l'on n'écoute pas par jalousie, artistes d'exception incompris du fait d'un complot et j'en passe, la liste des pathologies est très longue...), il ne faut absolument pas dire la vérité aux inconnus tellement sympas rencontrés pendant un réveillon (et que l'on ne reverra jamais après de toutes façons malgré les promesses d'amitié éternelle qu'ils promettent toujours à ce moment de l'année). Il faut se rappeler aussi que l'on est OBLIGÉ de s'amuser le 31 décembre, sinon c'est que l'on est un être associal et tellement méchant.

    Il faut jouer la comédie de la réussite, affecter un air dégagé, prétendre que l'on est en cheville avec une célébrité ou une autre, froncer les sourcils en buvant sa coupe de champagne, dire que si l'on n'est pas connu tout de suite c'est parce que les autres ils sont trop jaloux de mon talent, de mon génie. Il faut dire que la célébrité, même pour rien, reposant sur du vide et rien que ça, devient l'horizon indépassable de notre monde, avant la richesse qui permet de croire que l'on en impose, même si une GROSSE voiture, une GROSSE bagouze ou une GROSSE gourmette ça en impose surtout aux cons, c'est pas grave. Quand un réveillon se déroule à table, il faut avant de déguster un plat prendre un air pénétré, avec les mains on fait celui qui inhale les senteurs avant de goûter ; les autres penseront alors que vous êtes un type raffiné. Vous direz alors à votre voisine de table que vous avez déjà mangé du très bon foie gras dans le Périgord qui avait arton7693.jpgun peu cette odeur (pipeau total bien sûr) mais que celui-là semble encore meilleur. Comme c'est souvent de l'industriel, mélangé dans la même centrifugeuse, vous ne risquez pas grand-chose à parler du goût du truc. Si c'est un buffet vous irez vers les plats proposés comme à regret, et vous picorerez d'un air ennuyé qui donnera l'impression illusoire que vous fréquentez pleins de fêtes pendant l'année. Après, quand il s'agira de danser, vous adopterez la posture du dandy qui se joint aux autres comme si il leur offrait un privilège. Et votre réveillon sera une réussite, après avoir été le comte de la mi-journée, vous serez à nouveau le duc de la nuit, (prince de la nuit : faut pas exagérer, soyez modestes). Bien sûr si le réveillon se déroule en cité il convient d'animer joyeusement le quartier en mettant le feu aux voitures, qui ne sont même pas de marque de toutes façons, de vos voisins ; à Paris on ira rejoindre le reste du troupeau aux Champs Elysées pour communier dans une ferveur grégaire renouvelée.

  • (presque ine inegliche) Les défenseurs "ofeu ze fri wouorlde mite ate nouillorque"

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    Itize note bad, no ? Izine tite ? Super-dupont, ce héros ouisse ze doux sourire mite Superman und ze Anti-France is vers rit euh fred...

    By Lob and Neal Adams (excellent dessinateur de Batte-mant par ailleurs)

    Baille ze miracueule ofe ze technique, iou clique one ite tout agrandir and itize agrandi. Grais teu ! No ?

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  • Bonne Année mon cul ! (note grossière)

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    GrouchoMarx.jpgOui, je sais, ce n'est pas très poli du tout de commencer une note par ça à la fin de l'année, une année encore riche en couillonnades encore. Les mêmes commentateurs politiques, qui regardent la France dans le blanc des yeux, Alain Duhamel, Philippe Duhamel-Val, Franz-Olivier Duhamel, qui se sont toujours gourés et continuent de le faire nous expliquent que tout ne va pas si mal et qu'au niveau international, il ne faudrait pas exagérer, ils devraient aller dire ça aux 375 personnes mortes dans la rue dernièrement à cause du froid. Il en est une autre, Madame Sarkozy-Boutin qui nous pond ce matin un sondage sur le fait que 83% des français veulent que l'on oblige les SDF à rentrer dans les centres d'hébergement qui sont souvent en coupe réglée par plusieurs bandes, on comprend que les sans-abris ne veuillent pas y aller. Et les français ne veulent pas vraiment faire ça pour les aider, mais pour ne plus les voir et dans la rue, ce qui permettra de digérer et roter plus efficacement la bûche rose dégueulasse achetée au supermarché ou la volaille élevée entre quatre murs et piquées aux anabolisants.

    C'est vrai quoi, on a le droit de passer des fêtes sans se poser de questions gênantes. J'entendais ce matin une dinde parler des carburants bio, des "petits gestes à faire pour le développemment durable", gentille cette dinde, et sportive (elle a fait la traversée de l'Atlantique à la rame, et le président lui a touché le buste, Maud Fontenoy), mais c'est toutes les infrastructures économiques et écologiques qui sont à rénover, pas deux ou trois bricoles à droite ou à gauche. La larme à l'oeil et la bouche béante, le bon peuple trouve que "Carla elle est vraiment sympa" et que "le président il est trop comme nous" (on le voit même dans les bêtisiers maintenant ce petit bonhomme). Les braves gens sont comme ce type qui tombe d'un gratte-ciel et se dit devant chaque étage que jusque là tout va bien avant de s'écraser comme une crêpe, ils acceptent de renoncer à tout ou partie de leurs libertés pour continuer à consommer et rêver devant les étals clinquants. Le troupeau bêêlant n'aime pas qu'on cause des trucs qui fâchent, c'est les types méchants qui font ça, aigris, caustiques, des vilains, des pas fréquentables. Tant mieux comme dirait mon mémorialiste préféré (Groucho Marx), je ne voudrais pas d'un club qui m'accepterait comme membre.

    Mon conseil, ne prenez pas de bonnes résolutions, ne dîtes pas trop de conneries grandiloquentes que vous risqueriez de regretter, embrassez ceux qui vous aiment, buvez du bon vin, mangez des bonnes choses et Bonne Année mon cul !

  • Le méchant c'est toujours l'autre

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    gvfd2.jpgOn ne sait plus trop quoi dire sur le conflit israèlo-palestinien. Les imbéciles parlent de tirs de roquettes sur Israèl sans préciser ce que l'on entend par là, à savoir le plus souvent des bombes artisanales projetées par un ressort en utilisant un tuyau en plastique de plombier et des lance-roquettes antédiluviens, pas d'armes tactiques modernes. A cela, les iraèliens répliquent par des missiles et des actions militaires d'envergure. Les "roquettes" des uns ne sont pas justifiables, la haine ne l'est jamais, mais depuis quelques jours c'est cent tonnes de bombes qui sont tombés sur un territoire grand comme une sous-préfecture française, peut-être moins, et qui ont fait plus de 300 victimes. Ceux qui bavent en attendant le fameux "choc des civilisations" sont ravis du spectacle, comme il leur fallait une bonne guerre, ils l'ont et sont donc contents. A ceux-là je demande de bien regarder la photo de la note, la guerre c'est ça, et rien d'autres.

    Il faut savoir aussi pourquoi le Hamas prospère, comme le Hezbollah : ces deux groupes terroristes donnent à manger gratuitement, créent des écoles gratuites, des hôpitaux et cliniques demandant bien sûr en échange l'allégeance ; pendant le même temps, de nombreux occidentaux s'époumonnent, moulinent et promettent beaucoup de choses mais ne tiennent pas grand-chose de leurs promesses et rodomontades, et finalement ne font rien. Sans parler de ceux qui voient en Israèl un bastion occidental en terre musulmane.

    Enfin, tout le monde se fout de la situation des chrétiens des Proche et Moyen Orient. Ce n'est pas qu'une question religieuse, les chrétiens avaient aussi un rôle politique de médiation avec l'Occident, Occident qui a privilégié le dialogue, si j'ose dire, avec les musulmans les plus fondamentalistes. Les américains, dans leur grande imbécilité diplomatique suprême, sont même arrivés en Irak avec des missionnaires évangéliques ou pentecôtistes chargés de "convertir" ces chrétiens qui le sont depuis bien plus longtemps que tous les autres, sans oublier que l'armée US a favorisé quant à elle les chiites les plus extrèmistes comme interlocuteurs privilégiés. Les chrétiens arabes fuient la région du Proche Orient, ils savent bien qu'ils ne peuvent compter même sur leurs frères dans la foi d'Occident. Et avec eux fuit la meilleure chance de paix...

    Pour l'armée israèlienne ce serait seulement le début, le début de ce qui n'est rien d'autres qu'une lutte fratricide sous l'oeil empâté et indifférent des pays riches. Il n'y a pas de bons et de méchants.

  • Catherine Millet et Benoît XVI

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    D2208756_H-2.jpgJe viens de lire dans les z-Inrocks (magasine dans lequel je n'enfermerai pourtant pas mes poissons de peur qu'ils ne se gâtent) un texte de Catherine Millet sur Benoît XVI et son discours aux Bernardins (on le trouve ici) que je trouve très intéressant, et bien écrit, ce qui ne gâche rien. Son point de vue pourra surprendre les cons qui divise l'humanité en ceux qui pensent comme moi et ceux qui pensent pas comme moi et rien ne doit changer. Ce qu'elle dit contredit toutes les sottises écrits sur Benoît XVI présenté comme réactionnaire dans le sens qu'il demande à réfléchir avant d'adhérer à une "nouveauté" ou ce que l'on présente comme telle. Il faut dire qu'actuellement, ce qui est nouveau est forcément bon, forcément bien. Comme le disait Montaigne il y a déjà 500 ans, la nouveauté conduit surtout à construire de nouveaux bagnes intellectuels et spirituels.

    Le fait même qu'elle soit invitée est déjà en soi un indice, que ce soit comme auteure ou comme directrice d'"Art Press", le Pape ne l'a pas vouée à l'Enfer, ne l'a pas anathèmisée. Elle a lu tous les livres du Pape et surtout le sel de la terre dans lequel elle comprend que l'on ne peut accuser Benoît XVI de fondamentalisme car sa démarche spirituelle est simplement à l'opposé. Il cherche la vérité, il veut la transmettre, non une vérité relative et commode afin de continuer à pratiquer un hédonisme intellectuellement confortable, mais celle qu'il reçoi par sa foi et sa réflexion. Bien sûr, les imbéciles ironisent déjà sur ce qu'elle écrit, l'un d'eux propose une correspondance Benoît XVI/Brigitte Lahaie, s'imaginant spîrituel, montrant d'ailleurs par là son puritanisme inavoué. Je me rappelle aussi au moment de l'élection de ce pape des bonnes âmes qui voulaient que l'on élise un pape noir ou sud-américain (sans se préoccuper de sa spiritualité, non, ils recherchaient surtout un moyen de se donner bonne conscience durablement en somme). Quand le Pape passe devant elle, elle ressent physiquement toute la profondeur spirituel de l'homme, de son sacerdoce, de la vérité qu'il porte. C'est spirituellement logique, car le mysticisme c'est la sublimation des pulsions animales, d'une volupté mécanique. Certes, cela ne fait pas d'elle une grenouille de bénitier ou une première communiante.Si j'avais trouvé quant à moi les confessions de Catherine M. bien écrits, j'avais trouvé cela très froid, clinique, des corps qui s'entrechoquent dans un monde complètement vidé de sens, d'ailleurs cette froideur et cette apparente prétention à la liberté étaient contredits par le livre suivant où elle traite de sa jalousie.

    Cela montre que l'on ne peut réduire le catholicisme à une morale comme on ne peut occulter celle-ci, ou la voir à travers des lunettes roses.

  • Un jour au supermarché en 2047...

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    ad_apple_1984_2_3.jpgDepuis 2011, les caissières ont été supprimées à la sortie des supermarchés, désormais chaque client dispose d'une puce implantée dans son bras qui débite instantanément son compte quand il passe devant des bornes spéciales. Bien sûr, maintenant, tout le monde sait que 99.9% des gens sont tellement endettés que leurs enfants à venir possèdent déjà un compte bancaire, les parents ayant toute latitude pour emprunter à leur place. Il faut aller vite, ça ne doit pas traîner, on n'a plus le temps de se parler, de toutes façons, l'écouteur que chaque personne se fait greffer dés la puberté sur la tempe permet de bavarder avec ses contacts. Et puis un jour d'hiver 2047 (il n'y a plus que cette saison), un homme s'assoit sur une des chaises qui ne sont plus là que pour décorer, et par habitude, car personne ne les utilise jamais. Il sort un objet de sa poche, "ça a l'air organique se dit un robo-vigile, le supermarché n'en vend pas", mais il appelle quand même la cyber-police à tout hasard. L'homme s'installe confortablement, il croise les jambes et ouvre l'objet. Les ados qui passent sont persuadés que c'est la dernière console "Game-Station-Super-Kill" et qu'il va jouer à un des jeux en réseau où l'on peut massacrer des personnages monstrueux autant que l'on veut. Un personne âgée dit à une autre : "c'est du papier !" et elles continuent leur chemin sans demander leur reste, elles n'aiment pas que l'on se donne en spectacle.

     L'homme qui lit, une activité qui a été presque interdite en 2014 lors des lois sur la "liberté culturelle", se met à sourire, puis à rire franchement. Des personnes se retournent, et un attroupement bientôt se forme autour de lui. Il ne rit plus, il redevient très attentif, et quelques minutes après ce sont des larmes qui coulent de ses yeux. Un enfant s'approche, il touche une des gouttes qui tombent des joues du lecteur et dit : "C'est salé ! Moi aussi je veux faire comme le monsieur !". Mais sa mère qui le tient par la main le houspille un peu et lui demande de se taire. Il y a une jeune fille aux cheveux roux, blonds et verts qui regarde par-dessus l'épaule du lecteur, elle se met à rire aussi. Surprise elle-même par le son de ses éclats soudains, elle met la main sur sa bouche et rougit. Bientôt, ils sont une dizaine à déchiffrer, certains péniblement, les mots des pages que tourne l'homme de la chaise. Il faut dire que depuis la vingt-septième réforme de l'apprentissage de la lecture, seule la connaissance de l'alphabet était exigée en cyber-terminale (l'enseignement se faisant par casque virtuel). C'est le silence ou presque dans le supermarché, personne n'entend plus la musique obligatoire qui sort des haut-parleurs.

    far451elite.JPGUn grand vacarme survient alors, des lumières rouges et bleues, et jaunes, tourbillonnent, des cyber-flics surgissent de partout. Un homme qui lit tout seul perturbe l'harmonie de la communauté des consommateurs comme on leur a certifié, il doit être emmené avec tous ceux qu'il a contaminé pour être rééduqué. Il ne résiste pas, son livre tombe à terre, les robo-vigiles sont contraints de taper au hasard. Et bientôt, le flot des consommateurs reprend, sans heurt. Une jeune fille qui regardait l'écran géant au sol, vantant les mérites du nouveau jeu téléréel de la net-télévision, voit le livre, elle le ramasse et le met dans sa poche. Elle a eu envie de faire ça même si c'est interdit car elle s'appelle Alice comme le prénom imprimé sur la couverture et ainsi qu'elle le découvrira plus tard, elle vit dans une société de lapins blancs et ce n'est pas le "Pays des merveilles" mais plutôt le monstrueux royaume de la Reine de Coeur.

    En 2047, il n'y a même pas besoin de brûler les livres comme dans ce vieux film qui passe parfois très tard le soir sur la chaîne des seniors, plus personne ou presque ne les lit, se dit le commandant des cyber-flics en ramenant les malades qu'il vient de prendre en flagrant délit de pathologie mentale au supermarché.

  • Santé bonheur à tous !

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    evamendesxi1.jpgD'Evreux, cette ville élégante et raffinée nichée au creux d'une souriante vallée, je cache mon amour avec Eva Mendès. Pour ceux qui suivent ce blog je livre ici une cruelle révélation, Jessica Alba m'a quitté pour un militaire sud-américain. Gràce au ciel, rencontrant Eva dans un coquetèle pour la promotion de l'excellent polar de James Gray dans lequel elle jouait au sommet d'un immeuble chic des Champs Elysées, elle-même ayant rompu avec son amant précédent, j'ai retrouvé le bonheur. Eva aime beaucoup les roses fraîches, elle m'en apporte chaque matin. Nous partageons alors quelques gorgées d'un thé vert que je fais venir spécialement d'Inde en jet privé.TheSpirit-Photoshoot-01.jpg

    Parfois, Scarlett Johanson, dont le buste chasse-neige est une insulte à l'usage du lait en poudre, vient nous rejoindre et nous relisons des extraits de Dante ou de Virgile. Celui-ci nous fait parfois sourire, voire rire aux éclats. Comme en plus, Scarlett imite très bien l'accent romain du IIème siècle avant Jésus Christ, on ne s'ennuie pas pendant nos soirées.

    Ensuite, nous allons nous promener sur la promenade de l'Iton, charmant endroit pittoresque peuplé de sympathiques buveurs de vin fin dont la jovialité est proverbiale. Il nous arrive d'aller manger dans un restaurant de qualité non loin, une taverne d'origine alsacienne où nous apprécions le sens de l'accueil des indigènes.

    Le soir venu, nous pouvons nous laisser aller au vertige de nos sens z-enfièvrés et nous observons deux papillons.

    post-scriptum : Il ne faut pas hésiter à aller voir The Spirit, inspiré du célèbre "comics" de Will Eisner. Pour ceux qui aiment ou pas la BD d'origine.

  • Joyeuse fête de la consommation à tous...

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    ...Et Joyeux Noèl à ceux qui sont encore lucides.

    Ou Miilaad Majiid

    bethleem.jpgNoèl ce n'est même pas la date exacte de la naissance d'un tout petit enfant à la fois homme et dieu dans une des mangeoires d'un caravansérail bondé il y a à peu près deux-mille ans. Mais qu'importe, c'est le jour où on la fête. Comme toujours sur la terre de Palestine, hier comme maintenant, du moins quand les canons s'arrêtent d'un côté ou de l'autre de la frontière, ce devait être un joyeux désordre, le bordel complet mais sympathique, des enfants qui courent un peu partout, des animaux que l'on a dans les jambes, des poules, des moutons, des vieilles commères autour de Marie. La foule là-bas n'est pas la foule anonyme et pressée d'Europe, sans âme. On peut voir maintenant une étoile d'argent dans la Basilique de la Nativité, censée indiquer l'emplacement du berceau. En fait c'est un peu plus bas, à la crypte de Saint Jérôme, là où le Saint a traduit la Bible en latin. Il n'y a pas de cartes postales de ce lieu, ça me convient, il est encore préservé de la sottise. Je me demande si cette année les chrétiens de Gaza auront le droit d'aller célébrer la naissance du Messie. Si les dirigeants de TF1 savaient quels sacrifices ceux-ci sont prêts à faire pour y aller, ils réfléchiraient peut-être à deux fois avant de diffuser un concert de Michel Sardouille à la place.

    Bethléem est comme Jérusalem dont je parlais il y a quelques notes, une vraie ville, ce n'est pas un Disneyland spirituel. Quels sont les pélerins qui oseront s'y confronter au réel : le pire, la guerre et la haine, le meilleur, la profonde humanité de cette ville. Les chrétiens y parlent arabes, ils y sont de moins en moins nombreux, et ceci dans l'indifférence quasi générale des chrétiens d'Occident. Ils ne sont pas nombreux les catholiques de France ou d'Europe qui parleront clairement de leur situation dans la clarté et la transparence.

    Noèl à Bethléem

  • Le terrorisme cynégétique (des chasseurs)

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    Chasseur_Gaspesie_territoire_dudswell_.jpgAlors que deux gosses, deux enfants perdus, qui n'ont strictement rien faits, à part croire dans des utopies dans lesquelles je ne crois pas une seconde ou ouvrir une épicerie coopérative "bio" et équitable, ce que je soutiens à 100%, dorment en prison en étant considérés comme des terroristes dangereux (le premier est en isolement, sa compagne dort dans une cellule éclairée la nuit comme le jour), un gros con cirrhotique qui tire au hasard, certainement parce qu'il a éclusé un peu trop de pastis, s'en tire bien, tout comme Jérôme Kerviel qui a causé la ruine de milliers de personnes ou Bernard Maddox, ou Tapie qui vient de toucher 390 millions par le contribuable, ce qui n'empêche pas les abrutis de remercier Nanard dans la rue "pour tout ce qu'il fait pour les autres" (quoi déjà ?). Ce n'est pas que je sois spécialement fan du "comité invisible" mais comme le dit la fable : " Que vous soyez puissants ou misérables...", la justice ce n'est pas cette institution censée juger les citoyens avec équité et raison ? Chaque année, des chasseurs flinguent qui un boeuf, qui des pigeons sur des câbles EDF. On n'est pas dans la finesse. Parfois ça fait rire, d'autres fois cela me rappelle ces fins de soirée, les andouilles qui rigolent bruyamment quand un type bourré prend le volant. Je n'ai rien contre la chasse à l'ancienne qui était plus une ballade dans la nature, où l'on faisait corps avec la nature, la chasse actuelle ce sont vingt ploucs en rang qui flinguent des bêtes lâchées la veille. Je ne comprend pas le plaisir qu'ils prennent à ce truc, il serait plus simple qu'ils exhibent leur appareil reproducteur et comparent ? Puisque finalement c'est plus ou moins ça, exhiber sa virilité dont on a peur qu'elle soit défaillante. Au moins le soir, leur femme castratrice à table et insaisissable au lit n'aura pas la migraine, ils seront à la hauteur et n'auront pas besoin de se venger sur leur clébard ou leurs gosses. Comme les chasseurs sont des vrais gens, on va encore m'accuser d'être méchant ! Un vrai "sniper" !

    Ci-dessous un sketch très pertinent des "inconnus" sur le sujet

  • Un missile sur un moustique

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    photo : quartier de Meah Shearim (les 100 portes) à Jérusalem

    Ce week-end, un taré a dessiné une croix gammée à la bombe sur la porte du local d'une association d'étudiants de confession juive. Ce genre de tarés ne manque pas, fasciné par le nazisme, l'esthétique cuir, les rassemblements sains et virils qui lui permettent d'exprimer son homosexualité latente sans se compromettre et sans se faire traiter de "pédé" ce qu'il n'arrive pas à s'avouer le plus souvent. Leur racisme n'est pas forcément le plus nocif, beaucoup moins que le racisme ordinaire des braves gens en tout cas. Car les débiles on les voit venir de loin au moins...

    En face de cet acte certes d'une grande connerie, les responsables du MRAP et de plusieurs associations, dont SOS Racismes, ont réagi en sortant la grosse artillerie, en ont appelé à la République et la Patrie en danger. Ce n'est pas qu'il ne faut pas réagir mais c'est le genre de réactions qui pousse ce type de taré à en rajouter plusieurs couches car enfin on parle de ce qu'il a fait, (même si c'est une connerie il s'en fout). Dans le même temps, il y a des cimetières chrétiens profanés chaque semaine sans que les mêmes ne s'en émeuvent, ou des mariages forcés dans des familles musulmanes quand celles-ci sont dociles aux traditions les plus avilissantes pour les femmes, comme à Meah Shearim aussi, là pour se justifier ils invoquent les différences culturelles et en gros la relativité des droits de chacun, et j'en passe.skinhead.jpg

    Ce genre de missile bombardé sur un moustique pousse les uns ou les autres à réclamer son quartier, avec ses coutumes et ses petites habitudes, son communautarisme. Au lieu de chercher à développer l'éducation, la culture ou une conscience collective (C'est d'ailleurs pour cela que l'exaltation de la couleur de peau d'Obama est idiote, on le limite à ça, on ne tient aucun compte de ses compétences). Cela permet aussi aux extrèmistes de laisser croire qu'ils représentent leur religion, comme les loubavitch à Paris ainsi que le signale Elisabeth Lévy dans cet article excellent.

    Ci-contre, quelques tarés en réunion

  • Overdose de guimauve consumériste

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    is9.jpgLe but principal de cette société c'est de consommer et pouvoir consommer. Il domine tout. Il rend fou aussi. Ceux qui ne peuvent plus consommer, acheter, se laisser mener par la société spectaculaire la rejettent, ou font mine de la rejeter, ou expliquent ça par une sorte de pseudo-nihilisme sur la politique et l'intellectuel mais la consommation domine et reste la valeur la plus importante, le centre de la vie. Quand ils arrivent à récupérer un peu de fric d'un côté ou l'autre, un peu de moyens, ils se remettent à acheter tel gadget ou tel autre. Les SDF dans la rue sont pour la plupart aliènés par cette impossibilité pour eux de continuer à consommer et si autant de peuples du Sud de la planète émigrent vers nos pays c'est, excepté la grande ou très grande pauvreté, la faim, la privation des libertés, pour la même raison. vache-a-lait.jpg

    C'est quand même effarant, je trouve, cette manière de placer sa dignité dans la possession d'un objet que les médias, la pub et l'entourage conditionnent à acheter. C'est une société d'aliénés poussée à son paroxysme, comme ces jeunes qui dansent ensemble, les écouteurs vissés sur les oreilles, mais n'écoutent pas la même musique, chacun perdu dans son monde. C'est comme ces hommes qui téléchargent du porno au kilomètre sur le net, en se disant que ça ne portera pas à conséquence, et qui s'enferment progressivement sur eux-mêmes, sans s'en rendre compte, en se persuadant d'être libres quant à la morale commune, et finissent par oublier les sentiments. Faut pas leur dire, on se ferait traiter de moralisateur (Soyons bien clairs, ce sont les conséquences qui me choquent le plus et la fréquence, et la violence des images, le véritable érotisme étant une chose bien différente de cette bouillie sexuelle d'internet).

    Note personnelle pour des commentaires éventuels : prière d'éviter aussi le "c'est çui qui dit qui y est".

    On enrobe ça souvent avec la même guimauve, on exalte une pseudo-simplicité des vrais gens simples (les intellos sont des emmerdeurs qui empêchent de consommer dans la joie) de Philippe Delerm à Anna Gavalda en passant par à peu près toutes les émissions de télévision, pour stigmatiser ceux qui osent critiquer cette pierre angulaire de la société spectaculaire on leur oppose toujours le même genre de discours : on traite l'autre au choix de "gauchiss", de "facho" ou de "réac," ce qui revient toujours à la même imbécilité. C'est le genre de qualificatifs qui ferment la discussion et c'est souvent que l'imbécile sait très bien qu'il a tort, mais il voudra quand même avoir le dernier mot. Et puis critiquer les objets qu'il ne peut s'empêcher d'acheter, c'est le critiquer lui (ou elle). Car sa personnalité est d'après lui dans ces choses inertes (mais chères).

    L'indocilité à cette sacro-sainte règle de la consommation comme seule dynamique de l'existence est perçue comme de la folie et comme insupportable. La plupart des participants de cette société spectaculaire ont une mentalité d'esclaves, se félicitant de l'être comme cette dame, dans les premiers temps du portable, qui se flattait que maintenant son patron pouvait l'appeler à toute heure du jour et de la nuit, bref elle était contente d'être taillable et corvéable à merci. Sur un forum où j'ai cité l'anecdote, un des participants m'a répondu avec une force d'argumentation qui frise le sublime : "Et si ça lui plaît?". Il avait raison, ça plaisait à cette dame d'être esclave et à lui aussi. Car l'esclave aime son esclavage même s'il est chargé de chaînes. C'est la liberté d'esprit et de ton qui lui fait peur.

  • Plouc un jour, plouc toujours

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    redneck.jpgIl faut toujours faire attention à traiter quelqu'un de plouc, car on peut ne pas paraître plouc du tout et se conduire comme un beauf, avoir l'air d'un beauf et se conduire avec classe. On est toujours le plouc d'un autre certes mais à différents niveaux. En ce moment, il est de bon ton, paraît-il, pour le 31 décembre, de faire des soirées "ploucs", où on se déguise dans ce que l'on imagine être un plouc populaire. "Merde quoâ, on se déguise en prolos avec les z'mis au jour de l'an, on mangera des pâtes et on jouera à la console de jeux ensuite". Bien sûr, ce qu'il serait marrant de faire, c'est de se conduire vraiment en prolo pendant une telle soirée : boire trop de bière, porter un bob de foot et son écharpe, insulter les hommes de la soirée, coller une main au panier à la maîtresse de maison, des heures de rigolade assurée. Passer pour un plouc aux yeux des ploucs est irrésistible.

    Un jeu inventé par quelqu'un qui m'est proche, qui m'amuse beaucoup, c'est d'en rajouter en public dans le genre beauf afin de choquer d'ailleurs les vrais beaufs, ceux qui ont peur d'être authentiques et jouent un rôle (attention je ne dis pas qu'être beauf est authentique) se prenant l'un pour un personnage tragique, incompris, qui du haut de sa tour d'ivoire porte des jugements sur cette société qui rejette son génie forcément méconnu, l'autre jouant les arbitres des élégances, ou un rôle, comme j'aime pu encore le constater sur ce forum facebook, de l'andouille qui sort le lieu commun habituel sur la philosophie, les sciences et l'histoire plus sérieuses que la littérature (ce qui en dit long sur lui et peu sur la littérature), parce que lui lit des livres "sérieux", à tous ceux qui, à les lire, sont des puits de culture profonds, d'une telle profondeur que l'on n'en voit plus le fond, en passant par le rebelle ou pseudo-célinien qui vomit tout le monde mais reste malgré tout en admiration devant son aimable personne.

    Beaufs2.jpgFinalement, la vanité c'est souvent de la plouquerie car le plouc cache mal son inculture au fond, un peu comme dans la vieille chanson de Cabrel, ce type qui voudrait être pris pour un esthète et cache "ces FIILLES nues sur SES murs". Le vieux fond plouc finit toujours par remonter au bout d'un temps, avec les vieux clichés sur les bonnes femmes (le plouc a toujours une dent contre les femmes, les jolies surtout, celles qui veulent pas, ça l'énerve, car il s'imagine souvent irrésistible), les fainéants (le fainéant c'est toujours l'autre), les z-étrangers (que ce soit des clichés xénophobes ou angélistes). On se dit toujours que le dernier plouc spectaculaire croisé est le seul vrai plouc de concours que l'on connaisse, et puis on s'aperçoit souvent ensuite que l'on peut trouver pire, ne serait-ce que pour les troupeaux en transhumance pour les supermarchés le dimanche. Je suis à peu près sûr que l'on trouve des densités de ploucs plus importantes dans certains endroits que d'autres. Cela devient tendance de se revendiquer plouc, ça sous-entend qu'on est simple, vrai, pas un intello qui "nous fait chier avec sa branlette intellectuelle", un vrai gen. Il paraît que l'on appelle cela les bobeaufs, des ploucs enrichis incultes et fiers de l'être dont la vanité vaut bien celle des bobos tout court, mais je n'y crois pas tant que ça, car le plouc enrichi acquiert aussi des prétentions et veut faire croire qu'il ne l'est plus, plouc, alors qu'avec les prétentions, c'est pire. Il y a même maintenant des penseurs ploucs, qui adorent la théorie de la conspiration (parce qu'ils sont nuls c'est de la faute à les zôtres), des journalistes ploucs et fiers de l'être, des comiques ploucs (non je n'ai pas dit Cauet, ah, si).

    Suis-je un plouc ? Bien sûr, à mes moments perdus j'écoute les "Grosses Têtes", je bois parfois de la bière et j'adore provoquer le bourgeois (le vrai plouc) en en rajoutant une couche.

  • Décorons la maison pour Noèl dans la joie

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    16footultimate-med.jpegDepuis quelques années, c'est devenu une tradition de bon goût (enfin si j'ose dire), il est devenu de bon ton de décorer sa maison avec des guirlandes lumineuses de toutes les couleurs, des pères Noèl pendus aux antennes de télévision ou aux paraboles. Ainsi les pavillons phénix deviennent des phares dans la nuit de celui qui n'est pas sensible à la joie commerciale de Noèl. Comme ça non contents de partager la joie de Noèl et sa lumière (éblouissante) avec les voisins, que ceux-ci soient volontaires ou non (mais on s'en fout, ceux qui râlent c'est qu'ils n'aiment pas la joie de Noèl quoi), et ses proches, on fait la joie du monsieur de l'EDF qui peut ainsi s'enrichir durablement. En voyant un reportage au JT de France2 (alors que ça aurait pu être chez Jean-Pierre Pernod), je me pinçai en me demandant si ce que je voyais était vrai : des braves gens installaient des prises spécialement pour ça, comprises dans les plans de la bicoque, pour brancher les guirlandes de Noèl qui font que lesimage96.jpg lotissements déjà dans le genre américain (bagnoles, pelouse rase, porte dans le style amerloque...) ont l'air maintenant de Las Vegas en minuscule, le mauvais goût y demeurant aussi sûr. C'est comme cette tradition idiote du Père Noèl (il laisse la mère Noèl déballer seule ses cadeaux), il paraît d'ailleurs qu'un petit boulot se développe en ce moment c'est celui d'intermittent qui se déguise en gros barbu le soir du réveillon et vient faire "coucoubonsoir" pour deux-cent euros aux gniards pourris-gâtés pour qu'ils continuent à croire dans cette légende stupide. On me dira que les adultes continuent de croire au Père Noèl, la preuve ils ont voté Sarkozy à 54%.

  • Faut-il un nouveau Desproges ? (Bedos, Coluche, etc...)

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    12-01-3.jpgA chaque fois que l'on commémore un comique mort connu anciennement souvent gràce à la "télé"(Desproges, Bedos, Devos, Le Luron, Jacques Martin, Jean Yanne...), on nous sort le même refrain : "Ahlala, il nous manque il nous faudrait un nouveau mettre ici le nom de n'importe quel comique mort pour se moquer du pouvoir" et je ne sais pas pour vous mais moi je commence à me lasser d'entendre cette stupidité lamentable et hypocrite. En clair, on délègue à un type qui est en train de manger les pissenlits par la racine la tâche de se moquer du pouvoir, des clichés et des idées reçues, en gros on se moque du monde. Qu'est-ce qui nous empêche de nous moquer du monde ? Personne. C'est un peu comme pour les saints laïcs ou non, on les met sur un piédestal et surtout on ne fait pas du tout comme eux, on continue sa routine égoïste. De plus des comiques morts comme Desproges ou Bedos n'aimeraient qu'arrive un nouvel histrion qui se bornerait à imiter leur style ou leur manière. Il ne faut pas de nouveaux mettre ici le nom d'un comique mort, il faut des comiques qui trouvent leur propre style pour gratter là où ça fait mal et provoquer un peu ou beaucoup la bonne conscience, les consommateurs fous.

    9665-12.jpgIl y a de quoi faire, puisque d'un bord politique ou de l'autre l'agressivité devient un comportement de plus en plus répandu, et son corollaire paradoxal qui est la banalité extrème des idées, on ne se contente plus de poser dans le style révolutionnaire romantique ou réactionnaire romanesque, on compense l'absence d'un raisonnement argumenté et construit par des insultes ou un discours très violent contre l'un ou l'autre groupe ethnique, religieux ou politique, ou sexuel. Comme dans la vie où l'agressivité est la parade naturelle des imbéciles pour faire oublier leur imbécilité ou leur incapacité à contempler autre chose que leur nombril. On est de plus en plus anti-intellectuel (on vante la simplicité, l'authenticité des "vrais" gens, tout ça) mais on est de plus en plus complexé par son absence de culture ou la culture des autres. Dans le grand consensus mou actuel, de toutes manières on n'aime pas ceux qui fichent en l'air les préjugés communs les plus cons. On accuse le contradicteur de mille maux (jaloux, complexé, tout ça), on a peur que ce qui le met en valeur porte préjudice, finalement on est dans une société où l'on veut qu'aucune tête ne dépasse, que tout le monde soit logé à la même enseigne. On parle souvent de Stéphane Guillon ou Christophe Alévêque mais on reste avec eux (bien que les horreurs de Guillon me fassent parfois rire) dans le domaine de la complicité, de la connivence chatouilleuse. Et l'embêtant de leur genre d'humour est que les imbéciles prennent souvent leurs vannes au premier degré (sur les femmes, les handicapés etc...).

    Dernière minute : On me signale que Guy Bedos le sympathique comique qui nous faisait tant rire dans les années Giscard/Mitterrand est toujours vivant, autant pour moi, les lecteurs auront rectifié d'eux-mêmes.

    Ci-dessous raccrochons-nous désespérément au passé avec monsieur Cyclopède

  • La révolte du jeune consommateur

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    2008-12-14T134738Z_01_APAE4BD12BI00_RTROPTP_3_OFRTP-GRECE-20081214.JPGLes mouvements lycéens et étudiants actuels, que ce soit en Grèce ou en France, me font penser à la fin de la Bande à Bonnot. Trois des "brigands automobiles" comme on les appelait s'étaient réfugiés dans une petite baraque, dont leur chef. Les bourgeois positivistes et libéraux de la Troisième République en avaient tellement la trouille qu'ils avaient rameutés trois-cent soldats pour leur faire la peau car ils connaissaient très bien l'injustice de leur société finalement. Alors que Bonnot et ses sbires, sous couvert de deux ou trois idées fumeuses, faisaient comme eux, il servaient sur le gâteau avec autant d'amoralité. A la différence que les bourgeois de la troisième étaient plus hypocrites quant à reconnaître leur amoralité foncière et l'iniquité du système libéral. Comme par hasard dans les années qui suivirent, on édicta quelques lois sociales, on donna quelques droits aux ouvriers, afin de s'assurer de leur docilité quand on les enverrait se faire massacrer en pantalon garance en 14. Ce sont toujours les mêmes bourgeois libéraux positivistes et complètement amoraux qui sont au pouvoir, sauf qu'ils assument plus leur hédonisme étroit de nos jours, leur "bling-bling", le bon peuple rêvant de faire exactement la même chose se baladant à défaut dans les rayons des supermarchés la bouche béante d'envie. Et comme par hasard, les précaires ont reçu quelques cadeaux supplémentaires ces derniers jours.

    photo_1229096746573-2-0.jpgCe qui se passe en Grèce leur colle la même terreur. Ils auraient raison si ces jeunes grecs et nos jeunes en France voulaient vraiment changer le système, or ce qu'ils veulent c'est simplement avoir autant d'argent à disposition pour consommer autant que leurs parents (qui ont fait moins de gosses et travaillent beaucoup plus pour remplir le réservoir de la bagnole, acheter une ou deux télévisions, partir en vacances etc...) car ces jeunes savent très bien que leur qualité de vie sera beaucoup moins agréable que pendant les Trente Glorieuses. En Grèce, le crédit est d'ailleurs encore plus développé que chez nous, là-bas on paie les dindes en 24 mois. Il y a aussi en Grèce le fait que l'on pensait que l'Union européenne allait amener la même prospèrité que dans les pays occidentaux plus riches, or tout ce qu'elle a amené c'est la hausse vertigineuse des prix et la "modernisation" du pays a entraîné plus de précarité. Le comportement de beaucoup de ces jeunes quand ils murîssent (un peu) et deviennent adultes, le confirme, ils râlent contre le tri sélectif, les amendes contre les pollueurs, les nouvelles contraintes dont ils ne veulent pas car il y a aussi ce déni effarant des conséquences de cette société inique qui rend fou (30% de la population française serait atteinte de diverses affections psys).

    manifestation-etudiants-paris-2423278_1378.jpgDe plus, à la fin de l'année, les examens auront lieu de la même manière que toutes les autres fois. Ceux qui sont de milieu favorisé le sachant bien rentreront sagement dans le rang au bon moment, pendant que les naïfs continueront en se disant que ce sera noté moins sévèrement. Il y a aussi ces mensonges éhontés quant à l'orientation qu'il serait bon de ne plus diffuser. Les gosses qui font des études d'histoire, de littérature ou de musique, entre autres, ont très peu de débouchés. Les plus intéressants sont tous réservés aux gamins choisis par cooptation sociale, par népotisme, clientèlisme et autre copinage (note personnelle : à ce propos vous ne trouvez pas que Sophie Tapie c'est son père avec une perruque ridicule, fermez la parenthèse). C'est bien cela le problème, on cherche toujours les réseaux. Pour les autres étudiants de ces filières restent les postes de professeurs, le problème étant qu'il n'y en a plus (et ce n'est pas en faisant la morale aux profs qui restent en leur demandant de ne pas prendre d'heures sup' qu'il y en aura plus). On arrive donc à ces surdiplômés qui passent des concours autrefois réservés à des CAP, BEP ou bac, sans parler bien sûr de la prédominance écrasante des mathématiques sur tout le reste dans le choix d'un candidat pour un métier ou une orientation. Je suis à peu près sûr que la ministre et Sarko vont lâcher un ou deux sucres puis la réforme passera en douceur par décrets, en pièces détachées. Et puis j'aimerais quand même rappeler que c'est la Loi d'Orientation Loi de Finances édictée par le gouvernement Jospin en 2002 qui a commencé le détricotage. Quand la droite est revenue au pouvoir, ils ont cru à une blague.

    En fait, je crois que la question cruciale c'est la refonte totale de la société, sur d'autres bases que le fric et la consommation, et celle de l'éducation mais pas une réformette prétexte à faire des économies de bouts de chandelles...

  • Conte social de Noèl à visée éducative

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    Conte pour les chtits n'enfants sages en période de crise ou "une fable éducative pour âge non raisonnable à caractère de prévention" (Merci Hélène de la précision)

    sarkoblingblingqi2.jpgIl était une fois le petit Poucet devenu grand (voir portrait), je veux dire enfin adulte car il était aussi grand qu'un tabouret pour nain, qui gouvernait le pays à l'Ouest de la grande ancienne terre. Il était originaire du peuple des lutins mais encore plus petit qu'eux. Il en avait conçu une grande rancoeur car les petits lutins se moquaient de lui quand il était encore jeune. Il voulait être gentil avec tout le monde mais dans le même temps sa nature profonde reprenait le dessus et il faisait des méchancetés aux gentils lutins. Ceux-ci qui étaient soit un peu cons, soit complètement masos, l'aimaient beaucoup pour une grosse moitié, surtout les vieux lutins qui avaient mis des noisettes de côté. Il inventait des dangers contre la royaume pour se rendre intéressant, les autres lutins avaient très très peur, mais pas lui. Il était aidé dans sa tâche par plusieurs trolls, dont un qui devenait rouge quand on le mettait à la lumière ce qu'il n'aimait pas du tout, une troll femelle qui se mettait toujours en colère contre ses subordonnés et une autre un peu plus grosse que les autres qui avait une voix de fausset.

    Il s'était marié plusieurs fois à trois soeurs, les trois fées Gourgandina, qui se ressemblaient beaucoup. Elles avaient une voix très douce et aimaient beaucoup les noisettes des lutins, elles lançaient des invocations magiques dangereuses car on les entendait à peine. C'était des fées maléfiques, des élèves de Mélusine. Cela faisait déjà presque deux ans qu'il règnait sur le royaume de l'Ouest mais aux lutins parmi les plus jeunes et moins jeunes qui ne l'aimaient pas, c'était aussi douloureux que s'il règnait depuis 2000 ans. Or, il advint que le petit Poucet devenu roi entendit parler de la révolte des jeunes lutins d'un pays du Sud de la grande terre. Ils n'avaient plus de noisettes et étaient très en colère. Le roi du royaume du Sud avait très peur et il communiqua sa peur au petit Poucet devenu souverain. Les pauvres lutins qui n'avaient plus pour ressource que de se transformer en nains de jardin gràce à Merlin l'Enchanteur pour survivre eurent la survivre de voir que les noisettes que leur octroyaient le roi étaient plus abondantes et même que leurs impôts avaient été supprimés comme par magie car de jeunes lutins se mettaient aussi en colère chez lui. Le petit Poucet se terrait dans son domaine avec la fée Gourgandina, il avait très peur. Les autres lutins auraient bien aimé qu'ils décarrent avec sa femme mais on allait encore entendre parler de lui, mais ceci est une autre histoire, cher petit ami.

  • Grande promo sur la dynamite au Printemps

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    printemps.jpgTout à l'heure quelques bâtons de dynamite (certains parlent de pains d'explosif mais il s'agirait bien de dynamite) sans détonateur ont été découverts au grand magasin du Printemps, les clients et le personnel ont été évacués dans la panique ou presque. La chose, "l'attentat" a été revendiqué par un mystérieux groupe qui s'appellerait "Front révolutionnaire afghan". Rien n'a explosé, il n'y a pas eu de victimes, mais il semble bien que les mythomanes (il est possible que ce soit des mythomanes après tout) ou les dangereux sociopathes auteur de cet acte manqué ou avertissement aient réussi leur coup vu le battage mené autour de cette affaire. Il est possible aussi, on va me traiter de parano, que ne ce soit après tout que de l'intox. Cela rappelle cependant que la France est en guerre en Afghanistan. Pour quelle raison sommes-nous en guerre ? Pour rien. Les dix gosses qui se sont fait trouer la peau là-bas, du fait d'un manque criant de matériel ou de moyens, savent bien que ce n'est qu'un écran de fumée. Le bruit médiatique autour de cet incident permet de masquer l'incompétence des responsables politiques français quant à la politique extérieure du pays. C'est déjà ça et de donner leur heure de gloire à des tarés qui veulent le bien de l'humanité et sa purification contre son gré par la haine, la violence, la bêtise et l'ignorance. Certains s'en réjouiront, contents d'en arriver enfin au choc des civilisations qu'ils appellent de leurs voeux depuis longtemps. Et le troupeau bêêlant est prêt de toutes façons à abandonner tout ou partie des libertés dont il dispose pour se sentir en sécurité.

    De l'autre côté, il y a le problème crucial de la laïcité en général et la question de ses rapports avec l'Islam en particulier en France qui va se poser. Il y a quelques jours, dans une émission de Daniel Lecomte sur "Arte", une dame allemande d'origine marocaine disait bien que le danger ce n'est pas ce genre de débiles ou de dégénérés mais plutôt ces croyants dociles qui suivent les injonctions religieuses sans se poser de questions, la majorité silencieuse qui pousse maintenant de plus en plus les filles à porter le voile, les femmes à rester séparées des hommes, à vérifier, en se justifiant sur la loi de la République, ce qui est un comble, la virginité des jeunes femmes avant le mariage. Eût-elle été de physique européen et allemande "de souche", elle se serait fait instantanément traitée de raciste. Il serait temps pourtant de regarder ces questions en face pour le bien de tous, sans haine, sans angélisme, sans peur. Ce que soulignait Antoine Sfeir tout à l'heure sur Canal +.

  • Les hospices en deuil - la mort de Derrick

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    Ci-dessous, Derrick se prend pour James Bond

    1125998248982.jpg40% des électeurs sarkozistes (ceux qui ont plus de 65 ans) sont en deuil, en effet, Derrick est mort, du moins son interprète, Horst Tappert. Nous avons déjà parlé ici de la qualité des doublages de ce feuilleton : la voix rauque de Derrick, la voix très suave de son assistant, Harry Klein ('Arrh - i comme prononce Derrick). On avait toujours l'impression qu'il allait tomber en extase dans la seconde qui suivait : "Mmmh, Stefan, (Derrick s'appelle Stefan de son prénom), le témoin du meurtre est là, mmh, oh, oui". Ils enquêtent dans la riante ville de Münich réputé pour ses monuments pittoresques et ses peintres ratés célèbres. Un jeu amusant est de regarder en coupant le son avec des amis et de faire vous-mêmes le doublage, des heures de franche rigolade sont garanties. Ce feuilleton a un peu l'esthétique des films pornos à prétexte social des années 70, sans le porno, la mode improbable, le Tergal domine, les papiers peints sont oranges ou jaunes, les femmes sont souvent en jupe-culotte, les hommes portent des bacchantes énormes. C'est toujours des meurtres sordides, des suicides d'enfants, des femmes battues, des jeunes filles prostituées, des étudiants drogués, des vieillards assassinés pour leur héritage, des vieilles femmes handicapées et tuées gratuitement, des SDF, alcooliques, chômeurs au bord du suicide, des boîtes de nuit glauques peuplées de maquereaux minables, par la suite les successeurs de Derrick insisteront de plus en plus sur ce point si c'était encore possible. C'est filmé statiquement, la caméra ne bouge pas d'un pouce pendant dix minutes, on a ainsi le loisir d'admirer des intérieurs bourgeois tels qu'on les rêvait dans les années post-crise du pétrole, l'époque où les dessins animés européens pour les gosses étaient horriblement dessinés et toujours à caractère didactico-politique.

    Dans les hospices, une minute de silence avait été décidée, puis l'idée a été abandonnée car au bout de dix secondes les pensionnaires oubliaient pourquoi ils devaient faire silence, ne serait-ce qu'à l'hospice des violettes de Drancy, les personnes âgées y demeurant ont eu droit à double distribution de Flamby au goûter de 16 heures hier et à une remise de 5% sur leur carte UMP.

    Ci-dessous un détournement de "Derrick" par Michel Hazanavicius : "Derrick contre Superman" avec presque toutes les voix originales

  • Eric Naulleau et Pierre Bergé - l'anti-brouillard de la sagesse contre son contradicteur (l'insolent)

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    Pour avoir une idée précise de quoi t'est-ce il est question dans la note cliquable à ce lien en blanc, la couleur du cerveau et de la chemise de BHL, le célèbre philosophe attifé comme un VRP pour une soirée karaoké, "les anti-brouillards de l'intelligence...", on peut regarder cette vidéo juste en-dessous, comme ça amie lectrice, ami lecteur si tu es plutôt un visuel c'est plus simple. Et c'est plus rapide pour les djeunes qui n'ouvrent jamais un bouquin. Il y en a toujours qui diront qu'on le savait mais il faut le voir pour le croire je crois. On a envie dire à Bergé : "non reculez, on est éblouis devant tant de sagesse et d'intelligence, ça en fait mal aux yeux". Je ne serai pas plus ironique et ne me moquerai pas plus des anciens cependant, allons la vieillesse est un naufrage et on a pitié des personnes âgées qui ruminent leurs idées fixes ou se complaisent dans leurs lubies.

    Une interview de Naulleau ici

  • "Moi je travaillerai le dimanche si j'ai envie"

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    99_C.jpgAux innombrables biographes qui ne manqueront pas d'apprécier, j'en suis sûr, ces détails cocasses, je signale que j'aime bien, quand je suis à Paris, aller acheter un petit pique-nique gourmand au "Prisunic" de Saint Louis d'Antin (il y a de très bons bols de soupe de tous les parfums, des jus de fruits de toutes sortes, de la croissanterie excellente - note personnelle : là je devrais bien toucher des sous de Monoprix). En attendant mon tour à la caisse, j'entendais les vendeurs discuter du travail du dimanche. Contrairement à ce que l'on nous prétend à longueur de médias, ce sera obligatoire de travailler le dimanche. Un des caissiers venait de recevoir ses horaires et protestait : "Moi je travaillerai le dimanche si j'ai envie". Les autre soutenaient qu'il n'aurait pas le choix. Il paraît que 84% des français sont contre le travail du dimanche, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle ils se pressent dans les magasins épaule contre épaule du vendredi 16 heures au dimanche 20 heures. j'ai moi-même tenté la FNAC Saint Lazare vendredi avant de reprendre le train, mais devant la fourmilière humaine j'ai préféré renoncer tout de suite.

    Pour être efficaces, il y a cette pétition à signer, ce qui m'étonne encore une fois, c'est, excepté le PC, le silence assourdissant de tout le reste de la gauche, à part quelques indignations mollassones du style "il faut avoir la liberté de choisir son jour deNon%20au%20Travail%20le%20Dimanche.gif repos". A ce propos, c'est d'ailleurs étonnant comme on peut faire passer un esclavage pour un progrés, le genre de slogans tels "la paix c'est la guerre", "la vérité c'est le mensonge" ou le glaçant "le travail rend libre". Tout ça pour que le bon peuple décérébré, gavé de crétineries, de gadgets à la con, continue son décervelage en attendant la fonte des glaces. Il en est qui bouffe (je ne vois pas d'autres mot) des pâtes ou des plats préparés pendant deux mois pour payer au gamin obèse et demeuré la dernière console de mes deux sur laquelle il pourra massacrer et assouvir ses pulsions violentes autant qu'il veut. J'en entendais à la FNAC de ces cloportes baveux se vanter d'avoir acheté des "télés" à chacun de leurs gosses, le petit crétin pouvant ainsi s'enfiler les programmes les plus nuls sans être dérangé, du putassier "12 coeurs" sur NRJ12 dans lequel des djeunes exhibent et leur anatomie et leur absence totale de dignité, aux pornos soft diffusés par la plupart des chaînes de la TNT après 23 heures.

    Le problème c'est que l'on a oublié que l'on ne construit pas une maison sur du sable, et que la société ou un individu, c'est comme cette maison : sans fondations, sans valeurs communes, sans passé, c'est un barbare ou un mouton docile que l'on mène à l'abattoir sans trop le forcer. Les totalitarismes détestent le passé ou ce genre de traditions. Le plus ahurissant pour moi ça a été de lire dans "Valeurs Actuelles" (qu'il m'arrive de lire au moins pour Basile de Koch et les critiques) un article d'un jeune prêtre, ampoulé, plein de subtilités certainement, défendant le libéralisme, en s'imaginant que l'Église allait moraliser le système alors que ce système est amoral et anti-chrétien à la base. De l'art de se tirer une balle dans le pied en somme. Je me demande vraiment quand certains chrétiens comprendront que le consumérisme est la cause de l'iniquité actuelle, on a l'impression qu'ils s'en tiennent au catholicisme vecteur de stabilité sociale.

    Ci-dessous "le grand magasin" vu par les frères Marx (je suis très marxiste en fait). Ce n'est pas leur meilleur, les intermèdes musicaux sans eux sont trop longs. Je rêve toujours de semer la même pagaille.

  • La politique est une farce grotesque

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    enjoy-capitalism2.jpgJe ne suis pas vraiment du genre optimiste sur la nature humaine même si en tant que croyant je devrais plus croire que l'être humain s'il est capable du pire est aussi capable du meilleur. Mais la politique et ce que j'en vois me conforte un peu plus chaque jour dans ma misanthropie. Un exemple, Sarkozy n'a jamais été aussi populaire paraît-il. Mais il n'y a pas que lui, les bisbilles entre les partisans d'Aubry (de Delanoé et Benoît Hamon) ne sont en somme que futiles, et parlantes sur les conceptions démocratiques de ceux qui sont censés nous gouverner : au PS , il suffirait par exemple que les partisans d'Aubry reconnaissent que les 50% ou presque de Ségolène représente arithmétiquement je crois savoir la moitié des votants. Certes, à l'UMP, le secrétaire général du mouvement est directement nommé par le chef de l'état. C'est un peu comme le référendum sur le traité constitutionnel en Irlande ; le peuple irlandais va devoir revoter pour jusqu'à ce qu'il dise oui, si j'ai bien compris. C'est donc ça la démocratie ? Ou serait-ce un déni de démocratie où l'on prend les votants pour des cons ?

    Finalement au bout du compte, personne ne fait rien de concret pour règler et la question de la pauvreté, et celle de la précarité qui s'aggravent l'une et l'autre. Les phares de la sagesse qui aident le bas peuple à voir plus clair, enfin c'est ce qu'ils croient, sont sincèrement et certainement persuadés d'agir, mais ils ne se basent toujours que sur des conceptions idéologiques parfaitement coupées du réel : en clair l'Europe, c'est bien, baisser les taux d'intérêts, c'est cool, la société de marché même hyper-libérale n'est pas à remettre en cause telle qu'elle est, y compris les crédits à la consommation iniques, on saupoudre là-dessus quelques pré-supposés vaguement humanistes et on demande aux braves gens de bien voter afin d'aider au bout du compte à la carrière de nos anti-brouillards de la politique pour qui c'est le plus important bien qu'ils ne l'avoueraient pas même sous la torture. Ceux qui ergotent d'un bord ou de l'autre sur tel "comité invisible" ou tel "lobby", Tapie ou Sarko (Nabot Ier talonnettes), savent bien que ce ne sont que des écrans de fumée, ce n'est pas ça le sujet important. Ce qui compte c'est la refonte totale du système.

    Pendant ce temps là, les braves gens dociles continuent de consommer tant que cela leur est encore possible, se privent du nécessaire pour acheter la console de jeux à la mode ou le dernier téléphone portable à la mord-moi-le-noeud (Note personnelle : ce n'est qu'une expression, je ne demande rien, ce n'est pas une invitation), remplir le réservoir du 4X4 qui semble être le prolongement de l'appareil de reproduction de nombreux conducteurs à moins que ce ne soit une sorte de prothèse.

  • Les anti-brouillards de l'intelligence dans les yeux

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    Eric Naulleau, Pierre Bergé et Fabrice Luchini chez François Busnel

    bibliotheque-design.jpgJe regarde tous les jeudis "la grande librairie" sur France 5, l'émission de François Busnel qui officiait avant avec autant de talent, à mon sens, sur Direct 8. Étaient invités les trois cités en sous-titres. Il fut surtout question du "Jourde et Naulleau" (paru chez Mango, livre indispensable sur la littérature actuelle). L'émission fût éloquente sur la tolérance réelle des phares de la pensée qui se sont auto-proclamés élite de la république depuis plusieurs décennies. On remarquera d'ailleurs que n'importe quel quidam ou quidamette possédant ne serait-ce qu'une parcelle du pouvoir se prend tout de suite en France pour un phare de la raison, un guide intellectuel pour la masse, consentant cependant de temps à autres à faire l'aumône qui d'un mot qui d'un livre au "pôple". Pierre Bergé, invité pour un livre recueil de préfaces marquantes, est le grand argentier de cette élite. Répondant à la question de Busnel qui lui demandait s'il avait lu le livre de Naulleau, Bergé répond "non", et puis s'agite parce que pour lui "c'est une entreprise de démolition", "Angot a un verbe fort", "Sollers est un auteur important", "c'est leur manière d'exister" (alors que Jourde et Naulleau travaillent, écrivent, éditent et enseignent et que s'ils étaient arrivistes ils s'abstiendraient justement de critiquer l'""élite""), il est copain de plus avec Josyane Savigneau, dont se moquent régulièrement Jourde et Naulleau du fait du nombre de clichés qu'elle aligne par phrase. Eric Naulleau répond calmement, mais pour Bergé ça ne suffit pas, on ne doit pas critiquer les phares de la pensée qui guident le peuple, on ne doit pas remettre en question leurs livres ou déclarations, on ne doit pas les mettre au même niveau que Marc Lévy ou Anna Gavalda et puis surtout ce sont ses copains et copines car dans ce petit monde on se connaît tous.

    Luchini s'en mêle, fait son numéro habituel d'histrion cultivé et extraverti, il demande quand même à Bergé, comme il demanderait à sa mère la permission de minuit, l'autorisation de lire des extraits du "Jourde et Naulleau" comme le lui demande Busnel. Il n'a pas lu le livre mais devant l'expression de Bergé, il obtempère docilement et n'ouvre pas le livre. Il se lance ensuite dans vingt minutes de délire verbal dans le but d'empêcher Naulleau de répondre. A la fin, il veut partir avant les deux autres, on le sent quand même un peu gêné aux entournures de s'être comporté en laquais.

    Les anti-brouillards de l'intelligence ne supportent pas qu'on les remette en cause, qu'on ose les critiquer. Étrangement d'ailleurs, ils auraient certainement préféré avoir devant eux un adversaires estampillé "facho" ou "réac" ou "poujadiste". Ils auraient été en terrain connu mais là ils avaient en face un type intelligent et cultivé, ça ne collait pas. On ne pouvait même pas suggèrer qu'il participait d'un sombre complot extrèmiste.

  • La chanson de Noèl la plus kitsch du monde - "Last Christmas"

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    white-christmas-danny-kaye-bing-crosby1-272x329.jpgEn attendant "Joey Starr chante les santons de Noèl" ou Clara Morgane "nous raconte l'histoire du Père Noèl" (le Père Noèl serait ici un joyeux quinquagénaire joué par Alban Ceray qui décrouvrirait les bienfaits du Viagra qu'un de ses lutins lui ramènerait de Floride et finirait par retrouver la vigueur de sa jeunesse, quand il faisait de la pub pour Coca en 1920), je me suis demandé quelle était la chanson populaire de Noèl la plus naze, la plus couillonne du monde. C'est une angoissante question. Bien sûr, il y a Tino Rossi, qui a roucoulé des accords de Munich jusqu'à la fin de l'état de gràce en 1983 (c'est dire s'il en a vu des trucs et ciré des pompes différentes à chaque fois), mais ce serait trop facile. Selon mon vote, et le résultat du dépouillement des bulletins de mon suffrage exprimé, le vainqueur toutes catégories est Georges Michael et "Last Christmas" que l'animateur de la radio d'Evreux en fond sonore dans toute la ville semble particulièrement apprécier. C'est la période "Wham" et brushing décoloré style garçon coiffeur sensible pré-sortie du placard (mais on voit bien qu'il est un peu folasse).

    Regardez le clip à la con ci-dessous pour en juger (il est censé avoir une copine mais on le voit rêveur devant les bougies décorant le sapin).

  • Tout quitter pour Jérusalem - donner et recevoir

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    6a00d83454644969e200e54ff7017e8833-150wiDepuis quelques semaines, on parle beaucoup sur divers médias, chrétiens ou pas, de ce couple parti de Paris à Jérusalem à pieds, Mathilde et Edouard Cortès, obligés de faire confiance à ceux qu'ils rencontrent pour manger et trouver un toit. C'est une très belle expérience, un pélerinage dans les conditions de la pauvreté. Quand on les entend parler, ça semble très facile. Je ne nie pas la beauté de cette expérience mais le battage qui est autour m'agace, ainsi que quelques points sur lesquels on insiste particulièrement, ils ont fait des GRANDES écoles (comme si cela donnait l'intelligence du coeur), ils viennent de milieu aisé. Ils me font penser à ces jeunes que l'on rencontre dans des rassemblements de "décrochage d'ampoules" en masse, souriants jusqu'aux oreilles, sympathiques mais qui n'écoutent pas vraiment l'autre et restent au bout du compte sur leurs préjugés, ceux-ci fûssent-ils angéliques. Et ce voyage ils l'ont fait pour eux avant tout, pas pour les autres. Ils me font également penser, à voir la photo, à ces touristes que nous croisions à Jérusalem, s'habillant qui en tenue de camouflage avec chèche et tout l'attirail qui en fier-nomade-du-désert (les gamins criaient alors "Camel bedouin! Camel bedouin !" quand ils en voyaient un, j'ai pu le constater à mes dépens les premiers temps m'étant "déguisé" moi aussi), le genre de touristes à se photographier bien sûr avec le désert en fond ou le soleil couchant comme dans une pub "Nouvelles Frontières". 

    jerusalem_french_hospital.jpgJe préfère me rappeler de Anne-Marie et Marc partis deux ans à Jérusalem pour aider des pauvres parmi les pauvres à Jérusalem à l'hôpital Saint Louis de Jérusalem, situé juste entre la ville moderne et la vieille ville, les malades en fin de vie, généralement abandonnés par leurs familles, parfois les ayant perdus pendant les affrontements israèlo-palestiniens. Anne-Marie et Marc ne l'ont pas fait en se justifiant d'un discours très beau mais creux. Ils l'ont fait parce que leur foi les menait à le faire, parce qu'ils voulaient eux aussi faire un voyage de noces plus original mais que ce ne soit pas seulement pour eux, ils voulaient donner et faire preuve de générosité. Il n'a pas fait de GRANDE école, ce qui ne le perturbe d'ailleurs pas du tout, elle est infirmière libérale. Après les deux ans ils sont rentrés dans leur petit village et leur vie discrète à repris. Ils n'ont pas écrit de livre, on n'a pas parlé d'eux dans les journaux. Ce n'est pas qu'ils soient angéliques et qu'ils n'aimeraient pas un peu de reconnaissance mais il semble que pour y accèder, il faut faire partie d'un milieu plus favorisé.

    MountSinai.gifMarc est un grand et costaud gaillard, nous disposons tous les deux d'une grande ampleur de silhouette. Anne-Marie est petite et menue, avec une voix à la "Betty Boop" de petite souris. Bien sûr c'est elle la plus autoritaire. Chez eux, la porte était toujours ouverte pour les volontaires qui avaient le cafard, pour des séminaristes en mal de cuisine française, l'infirmière qui avait des peines de coeur, la dame de la réception qui confiait ses problèmes de famille, y venaient même des officiels qu'ils recevaient sans complexes ni apprêts chichiteux (je me souviens des deux pro-consuls belges par exemple, en tenue élégante dans le tout petit appartement). Je venais quant à moi certains vendredis pour regarder "PJ" qui prenait à Jérusalem des teintes exotiques avec Marc dans la salle de garde, ce n'était pas pour le feuilleton d'ailleurs mais pour les vues de Paris. Nous fumions en douce des cigares libanais achetés dans le quartier Est. C'est avec eux et d'autres coopérants que nous sommes partis dans un voyage épique et picaresque vers le Sinaï pour le jour de l'an 1999.

    Eilat,_plage_de_Corail,_tb110802wr.jpgNous sommes partis à six, avec Marc et Anne-Marie, Eric, un coopérant travaillant comme enseignant à Ramallah, Benoît et Florence, également enseignants, et Benoît continuant sur place son travail de journaliste, et votre serviteur dans une petite Renault Express sur la piste vers le Sinaï. A l'aventure et sans savoir où nous dormions le soir. Au bout de deux jours, suite à la fatigue, l'énervement, le climat, les petits problèmes de santé (on a compris tard qu'il ne faut jamais boire de l'eau courante quand on n'est pas sûrs), l'une des filles a découvert qu'elle attendait un bébé suite à un malaise dans la voiture, les masques sont tombés et nous nous sommes révélés les uns aux autres tels que nous sommes. C'était loin d'être aussi charmant et idyllique que le jeune couple cité en début de texte a l'air de le suggèrer. Il y eut aussi des moments magiques comme dormir devant la Mer Rouge et s'y baigner au lever du soleil. Cela n'avait pas été si facile de s'adapter à la vie à Jérusalem, à une culture totalement étrangère, et puis un jour le déclic s'est fait et nous sommes tous tombés amoureux de cette ville qui est laide, violente, bruyante et bien réelle. Ce n'est pas la ville idéalisée et purement intellectuelle dont rêvent les pélerins et touristes, une sorte de Disneyland religieux où tout devrait être à disposition du pélerin qui n'allait que rarement à la rencontre ne serait-ce que des chrétiens locaux que ces pélerins restent deux semaines ou deux ans. Je me souviens de ces jeunes filles habitant un quartier arabe, incapables de parler à leurs voisins et qui allaient faire leurs courses dans le quartier occidental et occidentalisé bien que disposant de tout ce qu'il fallait à proximité. J'ai compris là-bas que l'on ne force pas les autres à comprendre, à aimer, à aller vers les autres. Le plus souvent la sottise est la plus forte, et la haine. 

    Et là quelque chose est bien né. Ce n'est pas moi qui le dit, même, mais un de nos visiteurs, pourtant agnostique.

  • "Le jour où la terre s'arrêta" - pop-corn et pessimisme

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    jour_ou_terre_haut23.jpg

    Qu'il n'y ait pas de pub sur la télé publique après 20 heures ne me pose pas de problèmes depuis que j'ai réfléchi à ceci, ça permettra de passer des films comme le premier "le jour où la terre s'arrêta" dés 20h35 comme c'était le cas dans les années 70 ou jusqu'en 1986, quand François Léotard a privatisé TF1 pour atteindre un mieux-disant culturel, ce sont les termes exacts. Je viens de voir le remake du film de Robert Wise de 1951 réalisé par Scott Derrickson et c'est presque aussi bien. C'est aussi un des rares films commerciaux, avec placements de produits, scènes mélos avec des gosses tout mignons, qui soit aussi lucide voire aussi pessimiste sur la nature humaine qui est montrée dans ce "pop-corn movie" d'un nouveau genre (ce n'est pas tout à fait le même genre de films que les bandes apocalyptiques des années 70) dans toute sa laideur et sa médiocrité : haine, égoïsme, envie, cruauté, violence. Y brille encore cependant d'un tout petit éclat, si fragile, l'espérance et l'amour. L'histoire raconte l'arrivée sur terre de Klaatu, Keanu Reeves les filles, "alien" qui prend forme humaine, qui vient pour sauver la planète, mais pas l'humanité a priori, non pas de monstres baveux et gluants, mais de nous-mêmes, pîtoyables primates qui détruisons la nature et la vie. Ce film est particulièrement d'actualité, rien n'est fait contre la pollution et le sommet du G20 ne changera strictement rien à notre mode de vie qui nous précipite un peu plus chaque jour vers l'abîme. C'est parfait que ce soit un film de grande consommation qui invite le spectateur à se réveiller, c'est bien plus efficace que n'importe quel discours ou que le documentaire d'Al Gore.

    A un moment du film, un personnage, un vieux professeur joué par John Cleese, affirme que l'humanité peut changer, je suis plutôt en accord avec le personnage de Klaatu, j'ai des doutes sur la question. Actuellement, au lieu d'essayer de trouver des solutions, nous consommons et consommons tant que c'est possible sans souci des conséquences.

    La bande-annonce ci-dessous

  • Saint Nanard

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    Bernard_Tapie_Al_Capone.jpgBernard Tapie, qui vient de toucher l'équivalent du budget national du Sénégal sur 10 ans gràce à une commission d'arbitrage parlementaire réputée objective sur ce qu'il a perdu au Crédit Lyonnais, maintenant la banque LCL, lègue paraît-il son cachet pour la pièce "Oscar" qu'il est en train de jouer à Paris au Téléthon. Je trouve ça sur le portail "Yahoo" en première page. Je me dis que les gens ne sont pas si bêtes et qu'ils vont se rappeler les 485 millions d'Euros qu'il vient de gagner au casino.(à la commission machin truc chouette, voir plus haut) et ne pas être dupes, mais tu penses ! Ils trouvent Nanard génial, généreux, tellement sympa, coool et proche d'eux bien que le même Nanard qui a touché en plus plus de 42 millions d'Euros pour le "préjudice" subi. Je comprend que les affairistes louches comme Nanard soient encore bien vus. C'est encore la légende, le Nanard issu du petit peuple, travailleur, bon garçon et tout, et qui en plus, courage immense, était l'adversaire principal et officiel de Le Pen (dont les idées sont récupèrées et appliquées par son plus proche copain politique actuel, Nicolas Sarkozy). Le bon peuple rêve d'ailleurs de faire pareil : gagner un paquet de pognon et flamber en faisant un doigt d'honneur au reste du monde.

    Je préconise donc qu'après sa mort, Nanard ait sa statue géante au Panthéon de la place des grands hommes à côté de celle de Michel Sardou et celle de Mireille Mathieu. Je propose aussi qu'on le canonise aussitôt, Saint Nanard, saint patron des escrocs et autres écornifleurs.

    Le "fake" est fait à partir d'une photo de l'excellent "Scarface" d'Howard Hawks.

  • Le bouddhisme pour les nuls ou un Ricard sinon rien

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    Sur la photo Mathieu Ricard fait "shazam" et le lecteur du blog se sent mieux...

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    Ce matin, un peu sidéré, j'écoute une publicité vantant les mérites du dernier livre de Mathieu Ricard, le lévitant des plateaux télé. A entendre la pub c'est du coaching infantilisant tel qu'on en voit fleurir un peu partout : pour apprendre aux parents à éduquer leurs gosses, pour qu'ils ne s'habillent plus comme des sacs, pour qu'ils arrêtent de fumer, de bâfrer, de boire, de réfléchir par eux-mêmes (là c'est moi qui rajoute). Donc, Mathieu nous dit que la méditation c'est drôlement bien pour se calmer et agir rationnellement. Il a certes raison, des scientifiques américains mal élevés ont voulu vérifier si c'était vrai en scannant les zones du cerveau de moines drôlement fortiches dans ce domaine ; il est apparu que le cerveau avait la même activité que pendant le sommeil de tout un chacun car en gros les moinillons 180px-Pastis.jpgroupillaient. Ce genre de côtching psychologique moitié magique, moitié méthode Coué, m'a toujours effaré par sa capacité à révéler la profonde crédulité du troupeau bêlant (comme la glossolalie, on a l'impression que des super-mystiques super doués en méditation chantent n'importe quoi de prime abord alors qu'en fait on est censé les comprendre dans toutes les langues, bien sûr si ça marche pas, on prétendra que le sceptique n'a pas assez de foi) dont prétende bénéficier les pentecôtistes entre autres. Ensuite, Mathieu expose quelques idées bâteaux bien connues : manger des légumes, c'est bon pour la santé, il faut boire de l'eau au lieu que des sodas (avec le petit couplet sur la nocivité du vin) etc...On est un peu entre "Super Nanny" et les babas cool, les bobos qui aiment l'herbe bien verte et un coach d'entreprise.

    En passant, c'est une belle attaque contre la laïcité. Rappelons également que les théocraties bouddhistes d'extrème-Orient étaient des régimes sanguinaires et arbitraires sans aucune tolérance. Notre époque adore le bouddhisme, c'est une religion (et non une philosophie) qui permet de ne pas trop s'engager quant à l'iniquité du monde (puisque ce n'est pas réel) et qui permet de ne penser qu'à soi sans trop de remords. (photo ci-contre : un Ricard bien sûr, ah, ah, ah, suis-je spirituel)

    Deux de mes gourous préférés ci-dessous (de l'école de méditation éthylique)

  • "Trop ému par Miss France !"

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    art_large_235224.jpgA quoi rêve les jeunes filles ? Elles rêvent pour certaines à se balader en une pièce devant quelques vieillards plus ou moins atteints par la limite de prostate, répondre quelques idées reçues quand on les interroge sur leur vie : aider les chtits n'enfants n'africains, faire des voeux pour que la paix soit dans le monde "passe que la guerre c'est trop mal", attendre ensuite en robe de Barbie (la poupée pas Claus, remarquez on ne sait pas Claus Barbie portait peut-être des robes, comme J Edgar Hoover) qu'une bouture de crétin leur colle une couronne en toc sur le crâne, après que quelques millions d'esclaves soumis et décérébrés aient voté pour elle en payant une fortune au téléphone. Et puis passer un an à inaugurer des foires au boudin ou au Saint Nectaire en gardant un perpétuel sourire sur le visage tout en restant habillée de la même robe de Barbie, en espérant vaguement en tirer une espèce de célébrité ou une place à la télé, après s'être usé un peu les genoux devant les bureaux des responsables de chaînes, cela va sans dire.

    L'idée de la féminité qui se dégage de "Miss France", c'est la même idée de la féminité que pourrait en avoir un garçon coiffeur. Sans oublier d'être patronné par une caricature de bourgeoise comme on n'en voit plus même chez Marc Dorcel (le genre qui ne faisait que mater quand le plombier venait réparer un joint chez une comtesse), j'ai nommé Madame de Fontenay et ses tailleurs qui ne sont plus à la mode depuis 1974. Parfois, Miss France sait bien que l'on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre et elle pose en petite tenue dans des magasines dits "pour hommes", alors que tout le monde sait bien qu'il n'y a plus que les ados boutonneux qui les lisent (et les ados prolongés bien sûr). Elles sont réalistes les "Miss", elles savent bien que de nos jours encore, on ne reconnaît pas l'intelligence aux jolies filles et que l'on peut même voir des hyper-diplômées de Sciences Po ou HEC servir de porte-cafés de luxe, secrétaire, bonniche, repos du guerrier sur un coin de bureau, en tant qu'attachées parlementaires.

    La cerise sur le gâteau c'est que tous les commentateurs rappellent que Miss France 2009 est "métisse", le genre de racisme à l'envers qui revient finalement à du vrai (racisme). Comme si c'était important, elle est française peu importe la couleur de sa peau.

  • "Fantoches politiques"

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    Cette citation du journal de Jules Renard livre mon sentiment quant aux beaux discours sur la pauvreté, aux sermons larmoyants sur la paix et la guerre, sur le partage, au discours vaguement humanitaire dominant, cachant à grand-peine l'égoïsme généralisé :

    Jules Renard - "Journal" (1887-1910) p 282 de l'édition Actes Sud/Babel

    "Et nous sommes tous des lâches, moi le premier, qui ne crie pas à Baüer, Mendès (Catulle) et La Jeunesse "Vous êtes tous des fantoches ridicules, et ce que Jean Roule crie aux politiciens dans la pièce de Mirbeau ("les mauvais bergers" créée en 1897), il vous le criera quelque jour. Il vous criera : " Vous vous foutez bien des ouvriers ! (des pauvres, des précaires...) Les députés ne nous donnent que des paroles, et, vous, si nous demandons du pain et de l'argent, vous nous donnez des articles mais c'est vous qui en touchez le prix ! [...] A bas tous, tous ! [...] le propriétaire qui se plaint tout le temps et qui n'est qu'un hypocrite (Jules Renard parle de lu...et des autres propriétairesi) [...]"

    En illustration portrait d'Octave MirbeauMirbeau.jpg

  • Réhabilitons Max Pécas !

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    Pour la réhabilitation et la promotion de l'Oeuvre de Max Pecas ! (Au sein de ce groupe Facebook, clique vite sur ce qui précède pour aller voir)

     

    Finalement, on s'y emmerde moins qu'à un film de Desplechins, Duras ou Lelouch (c'est la même qualité cinématographique).

    pécas.jpgCi-dessous le manifeste du groupe (il faut être inscrit sur Facebook pour y adhérer)

    "Nous nous donnons pour but de défendre en toute occasion,en tous lieux et selon tout moyen l'Oeuvre du Maître.
    Nous exigeons une rétrospective intégrale de l'Oeuvre à la Cinémathèque.
    Nous exigeons la restauration de tous les chefs d'Oeuvre du Maître (toute sa filmographie,donc).
    Nous exigeons la repentance des Cahiers du Cinéma et de Positif qui n'ont jamais accordé au Maître la place qu'il méritait et lui ont honteusement préféré des cinéastes mineurs tels que Truffaut,Pialat,Lynch,Coppola,Kubrick...

    ck etc....
    Enfin,nous exigeons la ressortie immédiate en salles de "mieux vaut être riche et bien portant que fauché et mal foutu" en copie neuve."