vendredi, 24 octobre 2008
Le catholique est-il pudibond ?
Je viens de lire sur un blog une remarque à propos d'un livre ("imprimé la nuit par une équipe de volontaires histoire d'éviter de froisser le kto") qui me fait rire, suggérant que les catholiques sont d'ignobles pudibonds, idée reçue que l'on trouve un peu partout, des prudes hypocrites je vous le dis moi. Si certains le sont, pudibonds, cela n'a rien à voir avec leur foi mais avec les conventions sociales ou petites-bourgeoises sur le versant négatif de la chose, et d'un autre côté, on a également tout simplement le droit à la pudeur qui est aussi un respect de l'autre, une manière de ne pas l'agresser a priori (c'est la différence entre la sensualité, l'érotisme et la pornographie qui est une violence de fait, et une agression violente contre l'esprit et l'intellect). Selon moi la pudibonderie est une idiotie, un rétrécissement de l'esprit, comme celui de l'impératrice Eugénie qui faisait peindre ou sculpter des feuilles de vigne pour couvrir les toiles ou les statues classiques.
Certes, personnellement, je ne suis pas exactement pudique (je ne tiendrais pas de blog dans le cas contraire), mais je ne me sens pas particulièrement pudibond bien que profondément catholique. Au plafond de la Chapelle Sixtine (voir ci-contre) le rappellerais-je, on trouve un grand nombre de corps nus et alanguis, tout comme dans les oeuvres du Caravage qui ornent les couloirs du Vatican, du Tintoret ou du Titien dont j'aime beaucoup les portraits de vénitiennes. Et je trouve que les écorchés de Fragonard (le frère), les toiles de Bacon qui exposent la chair torturée de ses modèles, la beauté des toiles de Goya (je frémis de jubilation intellectuelle et sensible rien qu'en évoquant "les jeunes" et "les vieilles"), les nus de Courbet (y compris "l'Origine du monde") sont remarquables, entre autres, et contribuent pour leurs spectateurs à moins stagner dans la médiocrité collective. Un croyant ne peut qu'aimer la beauté du corps humain, comme il ne peut qu'aimer la beauté de la création.
Une histoire à ce sujet se relie au sujet de cette note : Des jeunes femmes et moins jeunes ont tourné pour Canal + six courts métrages pornographiques "soft". A écouter parler ces belles personnes si libres, si détachées des "tabous-judéo-chrétiens", Héléna Noguerra, Arielle Dombasle, en particulier, on sentait bien leurs réticences de jeunes filles de bonnes famille, et finalement leur pudibonderie réelle : les sex-shops, les films X des inventions de pays particulièrement puritains, on les voit comme une sorte de soupape de sécurité, ce qui est une erreur soit dit en passant. Ces "inventions" montrent que la sexualité y est perçue comme perverse, donc de manière puritaine, paradoxalement.
17:34 Publié dans Art de vivre | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
| Tags : littérature, musique, société, politique, christianisme, mode, télévision |
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Commentaires
Ecrit par : BlindTheseus | vendredi, 24 octobre 2008
Ecrit par : Amaury | samedi, 25 octobre 2008
arrête d'écrire tu nous fatigues.
Signé : un ami stalinien bourré qui ne te veux pas de bien
Ecrit par : dcc | lundi, 27 octobre 2008
PS : un ami qui ne me veut pas de bien n'est pas un ami donc.
Ecrit par : Amaury | lundi, 27 octobre 2008
Vous ne boirez pas mon lait mais ce sera le même effet purificateur.
Amalthée
PS : Vous connaissez déjà ce pseudo non ?
Ecrit par : Proposition constructive par Amalthée | lundi, 27 octobre 2008
Ecrit par : Amaury | lundi, 27 octobre 2008
"Mon bien-aimé a passé la main par la fente, et pour lui mes entrailles ont frémi" (Ct 5, 4).
Ecrit par : Cantique des cantiques | mardi, 28 octobre 2008
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