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  • Ma chatte n'aime pas les voitures

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    chat_voiture.jpgMa chatte, Rififi, comme le chat de Nestor Burma, c'est pas grave c'est un prénom unisexe, n'aime pas les voitures. Ces gros engins font du bruit, du bruit effrayant qui pousse à aller se réfugier sous une table accueillante ou une chaise. De plus, les voitures sentent très mauvais, une odeur qui monte à la tête et empêche de se concentrer dans la chasse aux moineaux, aux pigeons voire aux bouchons de bouteille (la proie ordinaire du fauve de salon, ou de cour, quand il est jeune). Et puis les voitures effraient le gibier possible. Parfois les voitures avalent son maître et d'autres humains, et ils ne peuvent même pas rigoler dans la salle à manger et il n'y a même plus de séances de caresses et de gratouillis sur le ventre sur la moquette du salon. Les voitures ont bien une utilité. On peut grimper dessus pour observer son domaine, que l'on aura pris soin de délimiter en pissant un peu partout. C'est encore mieux de grimper avec les pattes boueuses, en plus le maître a l'air d'aimer cela, car on peut voir le chemin pour redescendre en toute sécurité. Les chats ont du bon sens, ils cherchent le côté amusant, le reste, si çà ne se mange pas ou si çà ne se chasse pas, même pour de rire, on s'en fout. Si d'aventure, un chat est obligé de prendre la voiture il peut : primo apprendre à conduire, voir en haut à gauche, deuxio, à moins que l'on ne soit un chat souffrant du mal de mer (ressenti par les chats en voiture, c'est comme chat, euh, comme çà) on peut toujours se servir des épaules du maître ou de la maîtresse comme d'une plate-forme d'observation de la route et des animaux nuisibles que l'on y voit, tel le mulot, ou le fonctionnaire de police assermenté.

    chat2.jpgL'être humain lambda aime les voitures, surtout quand il a un problème de microcéphalie ou de micro-génitoires. Il aime qu'elle fasse du bruit car alors il se sent plus puissant, il sent qu'il domine au moins quelque chose, ou qu'il a l'impression de dominer. C'est ce qui lui plaît. Il s'en fout que çà fasse tomber plus vite les feuilles des arbres qui abritent les oiseaux et que si ceuxc-ci ne se sentent plus protégés cela fait moins de proies délicieuses pour les petits chats. L'être humain pense que l'odeur de l'essence calcinée c'est comme celle de ses phéromones, c'est écoeurant à sentir mais chez lui çà le pousse à chercher un ou une partenaire de reproduction, la voiture semble se reproduire en même temps car elle émet beaucoup de sons quand un être humain a trouvé une compagne officielle (il est à noter que les femelles humaines ne font pas des portées de 4 ou 5 chatons mais seulement un ou deux à la fois, très rarement trois, encore plus rarement quatre ou cinq). L'être humain, au lieu de roupiller tranquillement, en s'étirant de temps à autres les membres pour se procurer une activité physique saine et suffisante, a plein de choses à faire, des choses bruyantes là aussi, il verse de l'eau sur ses écuelles et sifflote en même temps, il a donc l'air content d'avoir plus d'eau dans sa gamelle contrairement aux chats qui, là encore, ont plus de bon sens.

    Conclusion : L'être humain détruit son environnement et son domaine, il aime se faire du mal en somme. Les chats sont donc déjà les maîtres du monde.

  • Les caisses ne sont pas vides pour tout le monde

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    ph040024.jpg

    Ci-contre, nous voyons monsieur Woerth (le ministre du budget je le précise à l'intention de mes jeunes lecteurs ignares en politique) dans son bureau. Cette  photo est controversée.

    Sarkozy, Fillon et Madame Parisot ou cette grande girafe de Madame Lagarde l'ont dit, les caisses de l'État sont vides et puis de toute façon l'État Providence c'est pas bien : Elles ont été vidées à cause de ces fainéants de chômeurs, ces fainéants de jeunes, ces fainéants de retraités et ces fainéants de fonctionnaires sans oublier ces fainéants de salariés et ces fainéants d'ouvriers.

    Je me demande, les 400 millions d'Euros sortis pour Bernard Tapie ? Viennent-ils de la cassette personnelle de Carla Bruni ?

    Les 3 Milliards et demi sorti ce matin pour la banque Daixia et la banque Fortis, viennent-ils des économies pour son budget coiffeur qu'avaient mis de côté Jean Sarkozy ? Tout comme les 6 milliards 3 pour la Caisse d'Épargne ?

    C'est comme aux États Unis, il n'y a pas de sous pour les 35 à 40 millions de pauvres ou les réfugiés de Katrina mais on est prêts à sortir 700 milliards pour les banques. 300 en Europe.

    CQFD. Que doit-on dire de plus sur l'ultra-libéralisme ?

    Pendant ce temps, Ségolène s'amuse avec ses copines et Dominique Besnehard pendant que les autres éléphants, éléphanteaux, tigres et lions se bouffent entre eux...

  • Pouffiasses de tous les pays unissez vous !

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    logo_recadre.jpgJe raillais il y a deux notes sur l'absence de mouvement social en cette rentrée mais je me trompais lourdement, la Révolution est à nos portes. Ce n'est pas une blague, les esthéticiennes descendent dans la rue. Elles en ont marre de l'inégalité que vit ce pays. Elles ne souffrent plus que l'Europe soit encore un vain mot en France. Il y a un scandale bien plus important que la faillite Lehman Brothers, plus important et plus grave que la chute des deux institutions de crédit américaines ou la crise des subprimes. Il y a que la seule épilation permise en France, que ce soit pour le maillot (contre le tablier de sapeur), pour les poils poitrinaires ou de dos, voire pour les poils du cul, est l'épilation à la cire, les techniques modernes étant interdites. Elles ont été rejointes dans leur prodigieux combat par la confédération des garçons coiffeurs tortillant du derrière, la CGCTD, qui à cette occasion à émis un communiqué afin de manifester leur solidarité envers leurs consoeurs. Ils ont choisi de ne pas se péroxyder les cheveux aussi longtemps que leurs copines n'obtiendraient pas réparation de l'injustice. Leur leader, Mickaël, avec un ka, Dupont, a signé par la suite une déclaration avec Cindy Sander qui est l'égérie de ce mouvement.

    Ci-dessous, nous découvrons qu'il n'y a pas qu'en France, en Amérique aussi, les bimbos s'engagent.

  • Jean Sarkozy sauvé d'un odieux scandale

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    Dépêche officielle de l'AFP régénérée

    achille-sarkozy.jpgLa France est une démocratie où la justice s'éxerce avec droiture et mansuétude, y compris contre les populations plus jeunes originaires de nos anciennes colonies qui conservent pour la France le même amour discret qu'au premier jour, même si parfois elles se laissent aller aux pulsions de chapardage que toutes ces populations ont en elles, hélas. Un levantin, comme il apparaît, un voyou cosmopolite, a prétendu que le fils de notre président lui était rentré dedans en scooter puis avait pris la fuite. Celui-ci a toujours dit qu'il était en train de réviser dans la bibliothèque du conseil général d'Ile de France, et plusieurs des conseillers de cette institution ont confirmé son témoignage, on ne saurait donc les mettre en doute. Après analyse des courageux experts aux tribunaux, il apparaît que l'ignoble levantin s'est jeté exprès avec sa voiture sur un scooter "maquillé" par un de ses complices coiffé d'une perruque blonde emprunté au déguisement de "Candy" de sa petite soeur. Ce ne sont que des ingrats, ils sont aujourd'hui punis de leur ingratitude. En France, nous voyons bien que l'Égalité n'est pas un vain mot. Et le juge du tribunal instruisant cet affaire, n'écoutant que son bon coeur et suivant son instinct de patriote, a puni l'infâme en l'obligeant à réparer sa faute. Afin de me faire pardonner d'avoir évoqué cet incident malheureux, monsieur Jean, permettez moi de mettre votre portrait officiel par le peintre Alphonse Lèch-bottes que nous connaissons bien.

  • C'est quand la rentrée sociale agitée ?

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    Anne ma soeur.jpgOn nous avait prévenu, il allait y avoir une rentrée sociale agitée, un nouveau Front Popu, la kermesse entre les chaînes de montage, la liesse dans les rues. Mais, comme la demoiselle ci-contre qui est la soeur Anne, Barbe bleue on a le choix parmi les êtres exceptionnels qui nous gouvernent, je ne vois rien venir. Et pourtant, çà urge, il ne reste plus qu'une journée à septembre. Peut-être que l'on aura droit à une Toussaint agitée ? Avec un Halloween qui déménagera ? Les profs étaient les plus enclins à dire que çà se passerait mal. Or, est-ce la magie du sorcier heures sup' surnommé le "jackpot", mais tout va bien. Tout est passé comme une lettre à la poste y compris quand le ministre compare les professeurs des écoles à des gardiens de jardins d'enfants. Si, quand même, j'allais oublier, les syndicats ont dit que pour lutter contre la précarité, il ne fallait pas que les collègues prennent d'heures supplémentaires, c'est pââs bien à 500 euros rien que la prime pour trois heures en plus. On nous dit aussi qu'avec la crise financière, c'est à peine si l'on ne va pas revenir au troc d'ici peu. En réponse, Ségolène organise une boum avec ses copains et ses copines chanteurs, c'est trop cool, pendant que les autres socialistes se demandent qui va être le chef ? Ce qui compte le plus en ce moment effectivement. Au PC ou la LCR, on attend qu'il fasse beau pour faire la révolution, ou que la lune fasse un tour complet ; pour s'occuper on protège son fromage en Seine saint Denis où dans les endroits où il reste des communistes, on place qui sa femme, qui un fils ou une nièce. Bel exemple de solidarité active la vache !

  • Mort d'un type bien - la mort de Paul Newman

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    Paul Newman a été l'arnaqueur, Luke la main froide, Butch Kassidy, Henry Gondorff, ce vieil escroc encore élégant, au panache intact, il a joué les héros, les salauds, les hommes toujours un peu cyniques, parce qu'ils sont lucides. J'aime bien ses deux films avec Georges Roy Hill : "The sting", avec la musique de Scott Joplin (voir ci-dessous) et "Butch Kassidy et le Kid" dont la fin montre que les idéaux d'honneur et de droiture ou d'indépendance, même pour des gangsters, ne sont pas des vains mots. En plus d'être viril, beau et séducteur, de personnifier la "coolitude", c'était un type bien. Quelques avortons, sans doute pour compenser leur médiocrité, se sont beaucoup moqué de sa ligne de produits alimentaires, ce que l'on ne savait pas, c'est que tout les bénéfices étaient redistribués aux plus nécessiteux à travers des fondations. Il a tourné avec les plus grands et, bien que formé à l'Actors Studio, il n'a pas sombré dans le narcissisme d'un Brando (doublé de génie certes dans le cas de Brando ce qui excuse la mégalo).

    "Fallait pas sortir affronter la mort Butch !"

  • L'arrogance du blogueur

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    arrogance%20and%20humility.jpgA la fin d'une discussion autour du Pape on m'a dit que j"étais arrogant et suggèré mon immodestie, c'est souvent ce que l'on dit quand on est à court d'arguments. C'est ma foi vrai, je dois bien l'avouer, je ne suis pas de ce genre de catholiques qui tendent la joue droite quand on leur flanque une peignée sur la gauche, c'est mâââl, il faut dire que je ne suis pas un esclave. Ce genre n'existe pas tant que çà d'ailleurs. Un catho, qu'il soit du PS ou de l'UMP, il doit fermer sa gueule et rire des blagues grasses sur sa foi et ses convictions parce qu'on le trouve con de croire en quelque chose. C'est surtout de la basse envie, c'est le fait que beaucoup ne croient plus qu'en une seule chose qui est l'argent à de rares exceptions. Mais chut, faut pas le dire. C'est assez étrange mais personnellement, je ne crois pas aux belles formules sur l'injustice, j'aime que cela se traduise en engagement concret. De plus en ce moment, les paroles qui font plaisir (en somme de la masturbation intellectuelle) ne changeront rien au sort des plus pauvres ou de ceux qui tremblent pour leur argent à la banque.C'est s'engager pour de bon qui compte : commençons par exemple par la redistribution des richesses par exemple, y compris celle des grands et beaux esprits, mais vraiment. Chiche.

    henry5.jpgSur un autre blog, rural révolutionnaire (je n'ai pas envie de donner l'adresse, ils n'ont pas besoin de moi pour avoir des dizaines de visiteurs par jour), on y va carrément à l'insulte à caractère sexuel, et on se trouve en présence de cas psychopathologiques exemplaires. Là-bas, il faut dire que l'on pense que boire beaucoup d'alcool, c'est ce qui leur tient lieu d'esprit et de lettre révolutionnaires, et que fumer un cigare -cubain- remet en question toute la mécanique économique ultra-libérale, je suis sûr que Madame Parisot en est toute moite de frayeur et de désir mêlés. On n'en reste pas là, bouffer un couscous en buvant du vin devient un truc vraiment au-delà de toute subversion contre le système financier. Et on croit qu'un catho, qui sont c'est bien connu, des coincésduc, n'aime pas les jolies filles. Je pense encore à mon illustre et auguste ancêtre avéré, le sire d'Inchy, qui buvait sec, troussait les villageoises, et pendait ensuite les cons pour se détendre,( un coup des protestants, un coup des ligueurs catholiques, ce qui mettait tout le monde d'accord : çà se passait pendant les guerres de religion). Sa tâche était titanesque, il en reste...

    ...des cons.

    Post scriptum : une photo garantie d'époque du sire d'Inchy en bas à droite. J'ai rajouté dans les liens que MTS aime le blog passionné de Michel de Tiarelov

  • Coeur sec et tripes molles

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    Vitrail%20Rouen%202.jpgC'est ainsi que Bernanos définissait précisément les personnes qui semblent pétris de charité mais qui le font mécaniquement et sans entrer en contact avec les personnes qu'elles aident. C'est là tout le problème de l'Église actuelle et en grande partie des grandes manifestations humaniraires lacrymales télévisuelles ou pas. On parle de l'exclusion, du racisme, de l'iniquité, de l'injustice,de telle ou telle maladie, mais on n'irait pas jusqu'à serrer la main d'un pauvre ou d'un étranger, ou le considérer d'abord comme un être humain, au lieu de ne voir que la victime ce qui est très réducteur et peu sympathique pour la personne, ou alors on le fait parce qu'on se sent vaguement obligé, sans vraiment de chaleur ou de plaisir à le faire, de discuter avec lui après lui avoir donné quelque chose (au mieux on lui fait la leçon, on lui dit qu'il doit espèrer, qu'au ciel c'est très beau sans réfléchir à la situation présente qu'il est en train de vivre et que la plupart oublient une fois qu'ils ont tourné les talons). On accepte tout ou presque afin de rester tranquille chacun chez soi. Une sorte de laitue domine, de bouillie fade, qui ne laisse aucun goût, un humanisme "light" débarassé de l'engagement personnel, sans trop de courage : la guerre c'est pas bien, la mort c'est pas beau, l'injustice j'aime pas. Tout est si sage, si convenu, si acquiesçant, sans passion.

    Dans les paroisses qui ont du mal à rester unies, il suffirait parfois que le curé sert la main de tous ses fidèles à la sortie de l'église, ce qu'ils font rarement, que les chrétiens se saluent non seulement entre personnes de même milieu, du même quartier, de même apparence, ou de la même profession, mais qu'ils le fassent avec tout le monde. Or, on préfère toujours saluer celle ou celui qui nous ressemble avant d'aller vers les autres, on se montre, on montre sa réussite ; la charité et l'accueil, ils restent à l'intérieur de l'église, que l'on soit dans une paroisse BCBG ou une assemblée charismatique pleine de louanges dedans mais froide et glacée dehors. On se soucie surtout de l'apparence, d'être flatté, de se sentir estimé plus qu'aimé, ou apprécié. Et quand une manifestation de convivialité est organisée, c'est toujours fait dans un esprit volontariste, le rire et l'amusement doivent se déclencher à heure fixe selon un cadre bien strict.

    Le vitrail est à la cathédrale de Rouen.

  • "Entre les murs" incite à parler

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    h_4_ill_1049064_entre-murs.jpgJe n'ai pas vu le film mais j'ai lu une critique qui me donne envie d'y aller car on y lit : "le professeur du film incite à parler, parfois il tâtonne, il se trompe mais il crée une dynamique". C'est cela en effet qu'un enseignant devrait faire, mais la plupart du temps, pour les collègues, la priorité est de faire passer un programme, empiler les cours, sans se soucier si ceux-ci sont reçus ou non, sans se soucier de l'affectivité des élèves. Comme l'a résumé un jour une aimable collègue qui, au moins, ne parlait pas la langue de bois : 'j"applique les directives que l'on me dit d'appliquer, je suis une bonne fonctionnaire". Avec des élèves qui n'ont pas de problèmes chez eux, pas de soucis financiers, on peut, pas avec les élèves des quartiers ou des cités. Ils ont besoin que le prof entre en relations avec eux de manière affective. Est-ce que l'on tient compte de cette qualité lorsqu'un enseignant est nommé quelque part ? Non. L'on tient compte de la docilité du personnel à appliquer la pédagogie apprise à l'IUFM (institut universitaire de déformation des maîtres) et les directives prônées à ce moment par les décideurs, pas de leurs qualités pédagogiques, et surtout, de leur statut selon le concours. C'est pour cela que beaucoup de collègues n'aiment pas ce film, il y a également une part de jalousie, car on n'improvise pas ce genre de relations avec les classes, cela vient de sa capacité à la sensibilité, capacité désavouée et raillée par l'ensemble de la profession. J'ai une anecdote là-dessus qui est très fraîche et confirme le tout, elle date de cette rentrée :

    Un enseignant contractuel (remplaçant) de l'Éducation Nationale, fort d'une expérience de huit ans, avait cette qualité. Tous les élèves le disaient : "Avec monsieur X... au moins on parle, on échange, il nous prend pas pour des demeurés". Cela avait valu à ses élèves qui avaient osé dire çà à une enseignante, madame Y..., qu'il venait de remplacer la réponse : "Avec moi on parle pas, on travaille". Lors du remplacement de monsieur X..., il n'y avait que peu d'absentéisme, quand madame Y... est revenue, trois élèves se sont déscolarisés peu à peu. Lors de cette rentrée, monsieur X... avait tout d'abord un contrat de remplacement dans un lycée pro d'Evreux, à la place on a préféré mettre une nouvelle titulaire, toute jeune diplômée de lettres modernes, dont il avait prédit qu'elle allait se faire dévorer toute crue par les élèves, c'est ce qui s'est passée, le résultat est que son année scolaire et celle des elèves ne sera pas une année bénéfique.

  • Opération Funky

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    story.jpgHier, après avoir regardé le pas mauvais mais un peu surfait "Spinal Tap", j'ai suivi "Undercover brother", un excellent film (le début ici) sur un super agent secret funky, un peu dans la veine de "Rien que pour vos cheveux". Undercover brother travaille pour la "Brotherhood", une agence du gouvernement chargée de traquer le moindre signe de culture WASP envahissante sur terre, dirigée par le "Général". Leur ennemi est "the Man", dont on ne voit jamais le visage, qui dirige l'organisation "M". Le héros du film est funky jusqu'au bout des ongles, bien que tenté un temps par le mode de vie wasp (pull sur les épaules, joli pantalon à carreaux écossais), il s'habille "pimp", porte des boots supercompensés, il est très viril, et il écoute tous les tubes disco-funk les plus poisseux mais aussi les plus jouissifs, c'est un peu comme déguster un Chili pimenté, c'est délicieux, il y a des risques de débordements incorrects mais c'est pour çà que l'on aime, comme le tube ci-dessous de "Kool an the Gang" qui vend maintenant de la lessive.

  • Les discussions sur le Net autour de la visite de Benoît XVI

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    Benoit_XVI.jpgCe qui déçoit un peu quand on lit les discussions sur les forums ou les commentaires des blogs autour de Benoît XVI c'est que personne n'essaie de sortir de sa bulle idéologique et reste cloîtré dans des certitudes bien confortables. Cela va de l'anti-catho effréné pour qui, de toutes façons, un bon catho est un catho mort ou au moins qui ferme sa gueule, aux débatteurs à la manière de Caroline Fourest par exemple, qui argumente, qui écrit bien, qui est même parfois tout à fait juste dans ses critiques, sur les dérives sectaires des nouvelles communautés, sur les traditionalismes, le problème étant que l'on voit bien qu'au fond, elle est profondément anti-chrétienne. Dans un cas comme dans l'autre, on est surtout motivé par la haine papophobe même si on se dit tolérant, enfin, tolérant avec ceux qui pensent pareil. Ce qu'elle dit devrait pousser les chrétiens à plus d'exigence intellectuelle sur les questions qu'elle soulève, pour y apporter une réponse spirituelle, et non se contenter de dire d'un air extatique que le Pape est bien parce qu'un petit trisomique le trouve beau, c'est seulement de la guimauve. De toute les façons, la plupart du temps, la discussion se porte exclusivement sur le plan moral et les pratiques individuelles dont sexuelles, la contraception et l'avortement. Si on ne croit pas en Dieu, ce qui est parfaitement admissible, si on veut se conduire librement quant au sexe, sans être entravés par la morale, en quoi le discours du Pape gêne-t-il si on se sent vraiment libres ? Vous sentez-vous coupables ? Cela me rappelle cette discussion entre André Frossard et un prêtre défroqué sur le plateau d'une émission littéraire, celui-ci n'ayant de cesse de justifier sur les choix de vie sexuelle de l'époque. Frossard lui avait demandé s'il avait quelque chose à se reprocher. Et finalement c'est la bonne question, cet acharnement à attaquer l'Église sur sa morale cache mal une culpabilité inavouée.

    fourest.jpgDe l'autre côté, on a des cathos qui piochent finalement ce qui les intéresse et laisse de côté ce dont ils se foutent complètement, ce qui pourrait les déranger, à commencer par les remarques du Pape sur l'argent et le pouvoir, l'homélie aux Invalides était pourtant sans équivoque. Il faut dire qu'il y a de nombreux journaux catholiques où l'on trouve ce genre d'articles qui affirme que il ne faut pas avoir peur de l'argent, que les entrepreneurs sont des chrétiens formidables, que l'on peut consommer sans trop de scrupules. L'on a beaucoup reproché, y compris au sein de l'Église, la prétendue dérive vers l'intégrisme du Pape voulant retourner à l'ancien ordo. Comme on l'a vu, son souhait est que la liturgie retrouve une solennité qu'elle a perdue, et c'est pour cela que quelques prières sont dites en latin, mais ce n'est pas du tout la messe Saint Pie V et sa prière sur les "juifs déicides". Et le "motu proprio" est un acte de paix afin de rapprocher les gens, il est à noter que les plus réacs des tradis n'en veulent pas. Bien sûr, ceux qui trouvent que le djembé tout au long de la messe, voire la batterie, c'est tellement sympa, n'y comprennent rien. C'est d'ailleurs leur problème, ils ont réduit la foi à un truc "sympa", une sorte de "positive thought" pas trop exigeante sur le plan intellectuel ou personnel, comme les tradis la réduisent à une forme de liturgie et des considérations finalement plus politiques et idéologiques qu'engendrées par la lecture de l'Évangile (ils n'ont pas entendu la phrase du Pape qui demande de n'idolâtrer ni le futur qui n'est pas encore, ni un passé qui n'a jamais existé). Quant au discours du Pape aux Benardins, il démontre que notre société ne s'est pas créée "ex nihilo", qu'elle puise dans un passé, et que la civilisation chrétienne, malgré ses errements parfois tragiques, participe aussi du progrès des consciences ou de la société. Il faudrait aussi que les chrétiens se rappellent que leur foi vient du Proche Orient au lieu de se projeter dans un choc des civilisations qui serait et est déjà meurtrier, que ce soit en Irak à Faloujah ou en Afgahnistan.

    saint_paul.jpgPost scriptum : J'ai rencontré Caroline Fourest il y a très longtemps à Nanterre par l'intermédiaire d'une amie commune perdue de vue depuis qui écrivait dans le même journal qu'elle au début ("Têtu"). Ce qui est intéressant à noter est que Marie-Pierre V. cette excellente amie qui ne dédaignait pas de fréquenter un "onaniste de sacristie" comme moi, avait le même discours sur la religion, et le même rejet. Et puis un week-end, elle est allée en retraite quelques jours chez les bénédictines de Montmartre, surtout à la base pour préparer ses examens dans un endroit calme. Elle y a compris alors que la foi n'est pas déterminée par les pénibles que l'on rencontre dans l'Église, les ignares dont certains affirment parfois, entre autres, que les arméniens sont une église américaine (véridique), les mièvres ou d'autres, que, comme elle et d'autres, je ne supporte pas plus, la foi est une relation personnelle, intime à Dieu, qui ne juge pas, ne condamne pas, mais nous connaît mieux que nous-mêmes.

    en médaillon ci-contre, un autre adversaire de la religion chrétienne à qui il est arrivé la même chose...

    Saint Paul

  • Peut-on porter plainte en diffamation quand on se fait traiter de con sans l'avoir l'air : con ?

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    j3b2avgk.jpgIl y a quelques mois, sur un blog, un des participants s'est fait traiter de con. Il n'a pas réagi tout de suite à l'insulte mais a envoyé rapidement un mail à l'administrateur dudit blog pour lui dire qu'il allait porter plainte en diffamation si le com-mentaire restait. Il y en a qui n'ont donc pas peur du ridicule en effet. Quelqu'un a dit, c'est Frédéric Dard, que traiter quelqu'un de con n'était pas une insulte mais une simple con-statation objective. Mais se sentir diffamé par cette con-statation voilà qui est très con. Les cuistres, qui sont souvent d'une lâcheté sans limites, ont tant de prétentions que çà les empêche d'avoir un peu d'humour sur eux-mêmes. Quand on se fait traiter de con, on peut rétorquer que l'on est toujours le con d'un autre, que "se faire traiter de con par un abruti est un festin de fin gourmet", Courteline, ou alors tout simplement l'admettre avec philosophie en notant que reconnaître sa connerie c'est déjà être moins con. Mais un con, comme la lune, comme on dit avec Audiard "çà ose tout,c'est même à çà qu'on les reconnaît". Un con pense toujours que le monde entier com-plote contre lui, il sent con-fusément que les autres le prennent pour un con, çà l'énerve, ce con (et il n'y a pas d'àge pour çà comme le chante Brassens). Il finit par croire que tout le monde parle de lui. Le con cela dit ne s'attaquera pas directement à son con-tradicteur, il le fera par la bande, par des menaces, où il se défoulera sur plus faible que lui, car le con est méchant, vraiment méchant; il aime bien les con-tentieux. Nous pourrions développer cette causerie sur les connes mais nous nous répèterions.

  • Fin de l'insoutenable suspense au Sénat

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    fillon_500_senat2_matignon_cdavid_mendiboure.jpgLe Sénat est la maison d'accueil des petits vieux méritants de la République, on leur donne de quoi s'occuper un peu, ou du moins on leur donne l'impression de s'occuper un peu, et en échange, et le devoir pour eux de nourrir les poissons rouges du bassin du Luxembourg, ils touchent leurs 7000 Euros de retraite mensuelle, avec bagnole, chauffeur et nourriture le midi (ainsi que le Flamby de 16 heures) pour ne pas avoir de problèmes de pouvoir d'achat. Il ne faut pas imposer quelque chose aux petits vieux, même quand ils sont d'accord. Ils savent très bien qu'à dix heures du matin c'est le verre de lait et le biscuit pas trop dur, mais ils veulent qu'on leur donne l'illusion de choisir. Alors, quand un petit excité est venu leur dire qu'ils devaient voter pour son candidat, Raffarin, ils n'ont pas été contents, ils ont préféré élire l'un d'entre eux, un petit gros vétérinaire qui doit bien aimer tremper son biscuit de dix heures dans un peu de pinard, le coquin.

    Moi, pendant trois semaines, j'étais mal, je ne dormais plus, je me disais : "pourvu que ce soit Raffarin !" Et puis quand l'heure fatidique est arrivée, je me suis effondré en sanglots en criant mon désespoir.

  • Nanars bien giboyeux pour les amateurs et les néophytes - Nanarland

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    Quand Nanarland a commencé, c'était un peu bordélique et on s'y retrouvait difficilement (une truie cherchant ses petits s'y serait perdue), c'était encore pire que ce blog c'est dire, maintenant que c'est beaucoup plus convivial le plaisir des cinéphiles pervers est décuplé. Voilà une de leurs critiques, excellente et ultra-référencée. Ninif, cette note t'est dédiée toi qui pousse le vice à acheter les DéVéDés de ces films.

    jaquette.jpgDéfinir un véritable nanar comique, du moins au sens où on l’entend ici (à savoir, une mauvaise comédie qui fait malgré tout rire, essentiellement malgré elle) est parfois ardu : l’éternelle polémique d’arrière-cour sur le thème « un nanar doit faire rire, or une mauvaise comédie ne fait par définition pas rire » a néanmoins vu son inanité démontrée par maints chefs-d’œuvre du n’importe quoi comme « Le Führer en Folie », qui ont prouvé leur capacité à décoincer les zygomatiques à l’usure, à force d’accumuler les insanités. Mais avec « Touch’pas à mon Biniou », nous sommes en présence d’un animal nettement plus redoutable : la comédie nanarde tirant sa qualité non pas de sa frénésie, mais de son incompétence technique même, sa fascination de son incapacité permanente à susciter un rire qui ne soit pas crispé, son rythme de son absence de rythme, son humour (involontaire) de son absence d’humour. Comme c’est Bernard Launois, l’illustre réalisateur de « Devil Story : Il était une fois le diable » qui est aux commandes, c’est peu dire que l’angoisse nous étreint.

    La suite de la critique du film (si j'ose dire)

    ci-dessous un court-métrage de John Waters, autre cinéphile fou, à la moustache trompeuse d'aide comptable, et amateur de curiosités kitschs, "freak" et vrai cinéaste.

  • Albert Simonin et les mignons

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    simonin.jpgAyant parlé hier des auteurs et créateurs, ou assimilés aux élites auto-proclamées, se donnant une posture d'outsider cela m'a rappelé cette anecdote à propos d'Albert Simonin. Des animateurs d'un élégant club intellectuel, qui souhaitait surtout s'encanailler, l'avaient invité pour venir parler d'argot dans un des derniers salons à la mode des années 50. On allait s'amuser, il allait être "fôôllement amusant", vous pensez un voyou, un vrai, pas de notre monde, "délectable" car Simonin était réputé être un personnage au langage très vert à l'accent grasseyant, toujours vêtu comme un "apache". Simonin arrive - cravaté - et ô déception de ces bourgeois qui restaient au fond des bourgeois, l'arsouille se met à parler de Villon, Rabelais, de Tallemant des Réaux et Bonaventure des Périers, et ennuie ses élégants auditeurs dont le temps de concentration intellectuelle ne dépasse pas les dix minutes. Il restera très digne, faisant preuve d'une étonnante érudition, les salonnards croyaient être à Guignol, ils se retrouvent à l'académie. Ce ne sera que dans l'ascenseur qu'il desserrera son noeud de cravate et lancera à un de ses amis : "Alors ? je leur ai scié la rondelle à ces mignons emperlouzés !".

  • Réorganiser le capitalisme disent-ils

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    bourse-de-new-york.jpgPersonne n'en parle, y compris sur les sites révolutionnaires, de ceux qui si ils ne se retenaient pas, ils feraient la révolution là demain, de Besancenot à Marie-Georges la petite statue du Commandeure marxiste du Colonel Fabien (il en est pour penser que fumer un cigare cubain c'est social, c'est en fait que fumer le cigare donne l'illusion d'être un peu plus qu'un avorton idéologique) ; je pense aussi à ce magazine hebdomadaire, "Marianne" qui titre sur "la fin de l'ultra-libéralisme" et fait de la pub une dizaine de pages après l'article pour des ordinateurs que seuls des privilégiés de ce système peuvent se payer. Mais pourtant on sait que si l'Europe percevait une taxe de 0.002 ou 0.003%, même pas 1%, sur les mouvements financiers des bourses, les spéculations, soient 50 milliards d'euros par an, la faim dans le monde comme la précarité seraient éradiquée. Personne ne fait sérieusement cette proposition.

    A droite, on a entendu le discours de Sarkozy qui fait du Chirac à l'étranger, il prononce un discours presque marxiste, proposant de réinjecter plus d'état dans la machine libérale, un peu dans le même genre que celui de Strauss-Kahn. Quand on sait que les États Unis sont capables de sortir l'équivalent du budget annuel de la France pour renflouer leurs banques, on sait qu'il ne sera pas entendu donc. A la gauche de la gauche, on aime bien rêver sur Hugo Chavez, un tyran qui bien qu'ayant parfois des sorties sympathiques reste un tyran, ou Evo Morales, on s'excite sur ce qui se passe en Inde en se donnant l'alibi social alors que finalement c'est l'odeur du sang qui monte à la tête. Ceux qui se réjouissent d'affrontements et de violences, celles-ci fûssent-elles justifiées par des causes généreuses, me font songer à ces singes du zoo de Vincennes, criant, hurlant, piaillant quand d'autres parmi eux se battent, sans bouger le petit doigt du pied droit pour soulager ou séparer les combattants. Ce n'est pas çà, le combat pour plus de justice. C'est ni plus ni moins que du fascisme.

    En France, en attendant, si seulement les membres de tel ou tel parti réclamant à cors et à cris l'équité sociale descendaient dans la rue chaque soir pour nourrir les sans-abris, la société changerait dans le bon sens. Pour le moment l'égoïsme domine.

    En illustration, une page de "V pour vendetta", étonnante BD d'Alan Moore, encore, qui raconte la vie dans un pays ultra-libéral dictatorial et une révolte menée par un fou cultivé et ultra-littéraire

    v-pour-vendetta-pl51.jpg

  • Savoir cirer les pompes

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    magipills-01-big.jpgJe ne sais pas lècher le cul de ceux qu'il faudrait, j'ai une faiblesse de ce côté là, je suis incapable de cirer les pompes, d'astiquer les bottes d'une personne disposant d'un quelconque pouvoir. Avec ces personnes, je préfère être vrai et leur parler à égalité. Certaines l'acceptent. Ce sont généralement les plus intéressantes, ou les plus talentueuses, souvent ce sont aussi d'anciens insolents, des mal embouchés qui ont eu aussi des problèmes avec l'autorité, coincidence ? Pour tromper l'ennemi, les anciens premiers de la classe, les dociles, les godillots, adoptent volontiers en ce moment la posture "outsider" qu'ils limitent à la prise d'alcool ou de drogues, ou alors au fait de coucher à droite à gauche, toute chose qui n'ont jamais donné du talent. Je connais quelqu'un qui a le temps pour pointer immédiatement chez les autres le grotesque ou le ridicule, je l'ai aussi mais j'ai plus d'acuité pour les vantards bouffis d'orgueil. La prétention me rend instantanément insolent.

  • Quelques clichés qui vous tiendront lieu de grille d'analyse

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    0ivojsyv.jpgCette petite note m'a été inspirée par la lecture de plusieurs forums et commentaires de blogs divers. Finalement, on se dit que les éducateurs "kiontfaitsoissantuite", contre la culture "bourgeoise" et les "humanités", l'étude approfondie des lettres, et les gouvernement successifs depuis cette période, tous unanimes pour privilégier des matheux réputés plus dociles et faciles à manier, on se dit que tous ces braves gens ont bien fait leur boulot de destruction systématique et méthodique de la formation intellectuelle des "jeûnes" ainsi que de leur capacité à développer un sens critique ou une réflexion personnelle un peu complexe, le tout malgré de bonnes intentions.

    Ce que l'on voit sur Internet, ou ailleurs, c'est que quelques clichés tiennent lieu de grille d'analyse ; à droite : l'état c'est mal, l'argent c'est bien, la culture c'est une perte de temps de gauchistes sauf quand l'on a atteint un certain niveau de revenus qui permettent quelques prétentions ; à gauche : il faut donner l'argent des riches aux pauvres, comment ? On le dira pas, il faut réduire les déficits publics quand même mais l'état c'est pas si mal, la culture c'est moderne et dans l'instant, tout ce qui est nouveau et exotique c'est bien. Sur la littérature, un écrivain ça boit trop d'alcool et plus il est alcoolique, mieux c'est pour le considérer comme un rebelle, encore mieux s'il se paye une cirrhose, ou une overdose, et bien sûr il doit être performant au lit. On aime bien les écrivains qui parlent de la "vraie" vie des "vrais" gens, en gros on cause de leur nombril sur la base du "parlez moi de moi, y'a que ça qui m'intéresse".

    L'écrivain dit que le héros de son livre c'est pas lui mais ils manicheen-150x150.gifont le même boulot, il dit que la fille qu'il aime dans le livre c'est pas sa copine de caleçon dans la vie, mais elles ont le même physique et le même djob.

    Dans tous les cas on raisonne en se disant que si on pense quelque chose, c'est forcément vrai, puisqu'on le pense. Comme on ne raissonne qu'en binaire, le contradicteur est perçu comme un salaud ou un monstre. Et, cerise sur le gâteau, on confond blagues grasses, humour de comptoir et délires souvent proches de la pathologie avec du politiquement incorrect. On ne parlera même pas de la religion, tu t'affirmes juste un petit peu catholique, par exemple, c'est haro sur l'infâme, on te balance l'intégrisme dans la figure et tous les poncifs habituels. Ne t'avise pas de dire que tu admires le Pape actuel, systèmatiquement moqué par des humoristes là encore de comptoir qui ne se mouillent pas trop, ils ne risquent pas grand-chose ; bizarrement quand il s'agit de parler des véritables intégrismes, il n'y a plus personne car ils sont finalement assez lâches. Ne t'avise pas non plus de mettre en évidence leurs faiblesses car là ils se comporteront en indics ordinaires, en "balances" puantes, en procureurs nauséeux et au bout du compte en inquisiteurs ressassant toujours les vieilles lunes habituelles. Le Pape actuel est un ilôt d'intelligence dans un monde d'abrutis décérébrés de plus.

    De toutes façons cette simili grille d'analyse cache mal le fait que la valeur refuge de toute ces esprits simples, la seule qui reste, c'est l'argent, le pèze, le pognon ; en avoir, beaucoup, et en jouir, beaucoup et sans trop se sentir coupables car on n'aime pas trop çà quand même, encore maintenant, se sentir, même vaguement, culpabilisé quand on flambe son magot.

  • Un peu de cinéphilie honteuse

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    Hier soir, j'ai regardé en même temps, en zappant de l'un à l'autre trois chefs d'oeuvre du cinéma : "Highlander III", "Mon curé chez les nudistes" et un film avec Stiveune Cigale, "l'Ombre blanche".Miracle de la TNT qui permet de regarder trois films stupides en même temps.

    highlander_3_highlander_iii_the_sorcerer_1994_reference.jpgLe premier était le mieux dans sa catégorie : un légiste examine un corps décapité et déclare le plus sérieusement du monde au flic qui vient aux nouvelles : "Je viens enfin de découvrir la cause de sa mort, on l'a décapité". A mon avis, ils prennent un quota de débile dans la police new-yorkaise. Ensuite, on voit le méchant (l'avantage de ce film est aussi que c'est un empilage sans queue ni tête de scènes qui suivent plus ou moins le canevas du premier film) qui est censé être japonais alors que l'on voit bien qu'il est afro-américain et que c'est Sonny Spoon, Mario Van Peebles, le fils du cinéaste de la "blaxploitation". Comme il est très très méchant, il fait tout le temps des trucs avec sa langue quand il parle aux femmes. Il peut prendre n'importe quelle apparence pour se camoufler mais en ville il garde ses habits de sorcier japonais bien voyants et des piercings un peu partout. Il est donc un peu con comme sorcier. Le gentil c'est Christophe Lambert en souite cheurte et en tennis, il rigole toujours comme avant comme un gamin de douze ans qui découvre les mystères de la procréation. D'ailleurs, il choisit ses films avec la fraîcheur d'un gamin de cet âge là. Rappelons l'immortel "Beowulf" ou "Fortress 2".

    steven_seagal.jpgDans "l'Ombre blanche", Stiveune Cigale est un flic super gentil qui a perdu sa femme à cause d'un méchant truand. Alors comme il est triste il garde les yeux mi-clos. Il est muté dans une brigade (j'ai pas bien compris mais je pense que c'est parce que ces méthodes ne sont pas orthodoxes, c'est comme çà pour tous les héros de films de baston de ce genre) et comme il est content d'être muté, il change d'expression, le pli droit de sa bouche se relève un peu.  Stiveune est vachement balaise, il envoie valdinguer les méchants avec le plat de la main dans leur gueule et des coups de pied à la verticale qui doivent faire super mal. Quand il se bat, il a aussi les yeux mi-clos. Il est obligé de tuer un cinglé qui voulait tuer un prêtre en lui tirant dessus, le cinglé, pas le prêtre veux-je dire, mais il est super-embêté Stiveune, parce que tuer quelqu'un dans une église, çà se fait pas, merdalors ! Il est copain avec un autre flic noir qui a la tête rasée (chez les héros de films d'action, les gentils noirs n'ont souvent plus un poil sur le caillou). Le plus marrant dans l'histoire est que Stiveune est considéré aux Etats Unis comme le héros de films d'action de gauche, c'est un "liberal" selon le sens anglo-saxon, un vrai gauchiste Stiveune, encore un peu et ils se fera traiter de pédoque par Schwarzenegger !affiche-Mon-Cure-chez-les-nudistes-1982-1.jpg

    Le film qui durait le plus longtemps (trop longtemps) c'était "Mon curé chez les nudistes". On voit abondemment les seins des actrices, c'est un festival de gants de toilettes et de mamelles tombantes, au moins à l'époque on connaissait pas la silicone. C'est censé se passer dans un camp de naturistes mais les hommes y portent des strings chair, y compris le chef du lieu qui garde toujours une feuille de papier ou un bloc entier pour cacher son appendice caudal ("in cauda venenum"). L'intrigue y est très simple, le curé, Paul Préboist pré-Patrick Sébastien est chargé de remettre dans le droit chemin les nudistes par son évêque qui est Georges Descrières, "de la comédie française" qui payait ainsi son troisième tiers tout comme l'immortel Jean-Marc Thibault qui joue un paysan du midi qui a l'accent parisien à la fin du film, marseillais au début. La scène que je trouve la mieux réussie est celle où les nudistes assistent à leur spectacle favori qui est un show de strip tease où la fille finit presque entièrement habillée, enfin, en guépière quand même faut pas déconner. On trouve que Cauet c'est con, et çà l'est, mais il y a vingt-cinq ans, c'était encore mieux, ou pire. Le réalisateur de ce truc immortel, basé sur le rire sans édulcorants, est Robert Thomas un des premiers à avoir utilisé le cinémascope en France, à une nuance près, il pensait que le cinémascope consistait à filmer les acteurs de loin.

    Sur les photos : le méchant d'"Highlander III", Stiveune qui se concentre en plissant les yeux (ce qui est difficile avec les injections de Botox) et l'immortel Paul Préboist.

  • Une école pour "les fils de" - Sup de fils de

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    En France, c'est bien connu, on peut réussir gràce à ses mérites, on reconnaît les compétences d'une personne très facilement sans lui demander si elle fait partie d'un réseau ou d'une famille importante et personne ne recrute sur le physique, la couleur de peau ou l'origine sociale. Ce serait comme dire que les politiques placent les copains aux bons postes. L'ascenseur social fonctionne à plein régime et si on veut on peut, il suffit de se lever tôt pour travailler plus pour gagner plus.

    Bien sûr, on est aussi un peu hypocrite en France.

    Dans la présipauté dont je suis citoyen, on est beaucoup moins hypocrite, c'est pourquoi ils ont créé une école pour que "les fils de" aient un alibi quand ils reprennent la boîte de Papa ou Maman.

  • Bikers sur Evreux

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    TDM96_1960c-bikers.jpgDans deux-cent ans, quand la planète sera devenue irrespirable, quand les historiens du futur, s'ils restent des êtres humains, se pencheront sur notre époque et s'intéresseront à nos modes de locomotion et à nos véhicules, je pense qu'ils nous haïront : nous avons entrepris de polluer le plus possible notre environnement par le bruit, la fumée des gaz d'échappement et bien sûr la sottise qui engendre ce genre de comportements. Et en plus nous sommes fiers de le faire. Aujourd'hui en plus des prostatiques friqués à 4X4 qui empuantissent habituellement la ville, on a le droit à un rassemblement de 4000 motards qui semblent contents d'exhiber les gros cubes entre leurs jambes qui apparaissent comme des prothèses compensatrices pour leurs problèmes de microcéphalie ou de microgénitoires. On fait "broum, broum" entre copains, avec la copine/trophée sur le porte-bagages arrière et on est contents. On fait sonner sa sirène comme celles des flics américains, parce que comme çà on est presque comme en Amérique le pays des obèses armés et incultes où l'essence coule encore presque à foison, le petit où on peut dire "nègre" autant qu'on veut sans se faire mal voir, notez qu'à part l'essence on n'a que peu de choses à leur envier depuis quelques mois.

    Je pense qu'en plus de nous haïr, nos descendants nous mépriseront et penseront : "Vous étiez vraiment trop cons".

    Post-scriptum : Sinon, à quand une place de l'Hôtel de Ville piétonne à Évreux ?

  • C'est quoi une femme libre ? - à propos d'Angot

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    angot.jpgCe qu'il y a de bien chez mon dealer habituel de livres c'est que je peux parcourir un bouquin avant de l'acheter sans me faire alpaguer de suite par un vendeur fondant sur moi comme la pauvreté sur le monde, et que si je le repose après l'avoir feuilleté, je ne me ferai pas enguirlander. C'est comme çà que j'ai parcouru "Le marché aux amants" de Christine Angot dans lequel elle raconte, entres autres, sa relation avec le rappeur lymphatique mais doté d'un organe imrpessionnant, le livre nage dans le romantisme jusqu'aux coudes, si j'ai bien suivi, Doc Gynéco alias Bruno Beausire ; il aime bien quand c'est lui qui bouge pas. Christine est une femme libre, enfin disons qu'elle correspond aux standards de la femme contemporaine émancipée telle que l'ont défini les féministes des années 70 à maintenant de la France qui pense au quartier latin. Elle parle de sa vie sans tabous, mondieuquelleaudace, et en plus elle se laisse au fantasme ultime de la féministe, selon les "néos" MLF qui est de se faire dominer par un homme qui en l'occurence la traite comme sa chose ou sa prostituée. Enfin dans le livre. La rappeur cité plus haut met les pieds sur la table, bouffe n'importe quoi, il aime pas le théâtre contemporain et se moque de l'art moderne, pour elle c'est très exotique. Il drague la fille de Christine, laisse traîner ses mains mais pour elle qui l'aime comme une ado de douze ans qui aurait lu "Vertiges d'Amour" en collection Harlequin, c'est pas grave, c'est sa passion. Elle va même jusqu'à lui demander de lui montrer son ancien quartier de la Porte de la Chapelle, sauf bien sûr que les voyous et les quartiers populaires ce n'est pas comme dans les films, çà peut faire mal, çà peut violer, et comme Christine est une petite bourgeoise qui s'encanaille comme les autres mais qui a ses limites, c'est un peu trop. L'autre scène est bien sûr celle de l'hotel, toute en finesse, où Bruno machin veut absolument faire l'amour alors qu'elle ne veut pas et qu'en plus il n'a pas de préservatifs. Donc, pour résumer, une femme libre et moderne c'est une femme qui se conduit avec son amant en péripatéticienne terrifiée.

    Je préfère relire "l'Éducation Sentimentale" de Flaubert...

  • Louis Garrel l'archange bobo

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    2473_8964180_louis_garrel_h234829_l.jpgEn "une" de la plupart des magasines et publications "bobos" ou du moins qui plaisent à la France qui s'imagine encore qu'elle pense dur, on a la belle gueule de tête à claques de Louis Garrel. C'est la figure "pipôle" parfaite pour les bourgeois bohèmes et les libéraux libertaires. C'est souvent intéressant pour entretenir sa causticité et son ironie ce milieu où l'on croise des attachées culturelles qui ne rêvent que de maternité "popote" et jouent les "femmes libres", l'on y couche à droite à gauche, on l'avoue sans fausse pudeur et finalement on y rêve enore du grand amour, qu'il est vrai, on ne voit pas quand on le trouve. Issu d'une famille dont le père est une icône du cinéma qui pense, Philippe Garrel, "kiafaitsoissantuite", bon élève, il tourne dans des films qui titillent agréablement en plus la libido de ces braves gens. Il n'a pas tourné que des daubes prétentieuses certes, "Les innocents" de Bertolucci était un très bon film décadent, mais bon film. Par contre les films où son Papa ou une copine de son Papa, je ne sais plus très bien, racontent ses souvenirs d'ancien combattant-e de "soissantuite" me font souverainement suer. Ce qui perd la plupart des révolutionnaires, qu'ils soient gauchistes ou communistes, c'est leur propension à voir tout changement de société, ou la révolte, sous un angle exclusivement romantique, idéalisé. De la même manière, on s'imagine que la pauvreté c'est comme dans "Mère courage" de Brecht ou dans les films de Renoir, c'est dur mais c'est sympa aussi, on rigole bien, les riches sont des gens laids méchants et bêtes et les pauvres beaux et gentils, et intelligents, alors qu'on sait que le pauvre regarde TF1 et bouffe de la "junk food", enfin il n'a qu'un rêve le pauvre c'est de gagner autant de pognon que le bourgeois bohème ou le libéral-libertaire pour le claquer. Enfin, quand je dis que l'on a des pauvres une vision romantique, oui, tant qu'ils restent éloignés des quartiers anciennement populaires dont on les a vidés en aménageant des lofts très "sympâ" qui permettent de discuter du dernier livre de Catherine Millet, tellement "gééniââle" quand elle parle de ses gang-bangs de manière aussi clinique qu'un rapport de police et bassine ensuite quand elle révèle qu'elle était jalouse comme un pou finalement. C'est que de la pauvreté humaine cela soit dit en passant. Louis Garrel c'est le fils que les femmes mûres "kiontfaitsoissantuite" rêvent toutes d'avoir, un gosse à la fois beau gosse, bien élevé, savamment décoiffé, cultivé et qui tourne au ciné, et qui en plus plaît beaucoup au nouveau copain de Maman qui bosse dans le théâtreux.

  • Le film noir est mort

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    Gloria Grahame.jpgLe film noir est mort, la putasserie et la démagogie l'ont tué, des tueries chorégraphiées de l'un aux brutalités de l'autre qui pompe un peu tout le monde mais ne crée rien, Tarantino pour ne pas le citer, copieur brillant certes mais qui n'a pas de point de vue sur l'époque et la société comme en avait les bandes des années 50, 60. Il est loin le temps des losers magnifiques, maintenant on est surtout dans le cliché du mâle alpha. Edward Bunker était l'un des derniers de ce genre de types, d'hommes qui n'avait pas besoin de prouver sa virilité, elle était évidente. Tous les mâles blancs de la colinne aux miroirs trompeurs voulaient copier son style. Le film noir américain est né des contraintes des "séries B" tournées à Hollywood depuis les années 30 et surtout après la grande crise afin de rentabiliser les décors de productions plus onéreuses. Il fallait économiser de la pellicule, les scènes de dialogue étaient donc tournées avec les deux acteurs, ou actrices, face caméra. Cela est devenu un style pour Nicholas Ray, réalisateur de séries A. Il n'y avait pas toujours de temps pour régler finement les éclairages, ainsi ceux-ci étaient toujours conçus pour marquer les ombres et cacher parfois les décors en mauvais état. Patrick Brion, qui est un cinéphile absolu, du genre à vouloir tout connaître du cinéma, de la plus petite production jusqu'à la plus importante, livre encore un ouvrage de référence, y compris sur le plan iconographique.
    lana.jpgLe film noir constituait aussi un alibi pour échapper à la censure, au puritanisme et traiter des individus en marge, voire de "criminels" parfois qui l'étaient autant finalement que nombre de patrons après la crise de 29. Au cours de l'histoire de ce genre, on s'aperçoit aussi de la sottise crasse des censeurs qui se contentaient de lire les scénarios et visionnaient rarement les oeuvres terminées. Le film noir permettait aussi d'aborder les questions sociales soigneusement évitées par les autorités, des marginaux donc jusqu'aux problèmes de l'Éducation et même la peine de mort comme dans "De Sang froid". Ce qui compte dans le film noir, comme le montre encore cet ouvrage, ce n'est pas non plus obligatoirement l'histoire - comme disait Céline, "des histoires Y'en a plein les journaux" - ou même le réalisme (se rappeler dans Hitchcock de la scène de l'avion sulfateur totalement irréaliste : Cary Grant ne court aucun danger finalement) mais l'étude psychologique des personnages, du "privé" à la femme fatale (avec une préférence personnelle pour Gloria Grahame et Lana Turner), la description d'un milieu ou du milieu, de paysages urbains. Depuis deux ou trois décennies, le thriller urbain a remplacé le film noir, mais la poèsie en a disparu au profit de l'âpreté et de la brutalité, d'époque certainement.

    Titre : Le film noir : L'âge d'or du film criminel américain, d'Alfred Hitchcock à Nicholas Ray | Auteur : Patrick Brion | Editeur : Martinière (La) | Thème : Cinéma

  • Sarah Palin sexuellement agressée par un ours

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    Dépêche de l'agence Retors du 17/09/08 à 15h57

    PalinBear.jpgJohn MacCain visitait le zoo de Sacramento avec sa colistière Sarah Palin quand celle-ci a été sexuellement violentée par l'ours blanc de l'endroit, "Moujik". Après un discours particulièrement bien senti où elle affirmait interdire "Harry Potter" dans toutes les bibliothèques publiques et dans lequel elle préconisait de développer l'élevage industriel de phoques en Alaska, elle s'approcha trop près de la barrière de sécurité de l'iceberg en plastique sur lequel sommeillait l'animal qui fût réveillé par la voix stridente de la possible vice-présidente. De plus, comme celle-ci portait une toque en fourrure véritable, encore imprégnée de l'odeur de l'ourse tuée pendant une partie de chasse en Alaska, "Moujik" fût pris de confusion et commença aussitôt sa parade nuptiale autour de la pauvre femme qu'il fît tomber par terre. Après avoir uriné autour d'elle, il entreprit de la déshabiller ce qui fût aisée car elle faisait la morte de peur d'être blessée. Les gardes du corps ne pouvaient intervenir, ils furent obligés de laisser l'ours aller jusqu'au bout du processus de coït.

    Une fois la chose terminée, la candidate à la vice-présidence fût récupérée indemne. Paradoxalement, elle était rayonnante. Il apparaît qu'elle ait changé d'opinion sur les ours (avant elle voulait se couvrir le visage de leurs sang ce qu'elle faisait avec quelques amis joviaux lors de parties de chasse très amusantes). Elle avoua quelques jours plus tard avoir trouvé le grand amour avec "Teddy", un grizzli d'Alaska que l'on voit à sa droite sur la photo.

    Je sais, je sais, c'est pas bien, mais j'adore mettre les pieds dans le plat.

  • "Où on va Papa ?" - de Jean-Louis Fournier

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    Fournier_JeanLouis.jpgJean-Louis Fournier était le complice de Desproges sur Cyclopède et quelques autres facéties dont le professeur Corbiniou qui passait dans "l'île aux enfants". Il est le père, en plus de ses deux fils handicapés, de la vache de télé la plus célèbre du PAf et je ne parle pas de Christine Bravo.  Actuellement, partout, que ce soit sur le net, à la télévision, à la radio, dans les journaux, on prône une norme physique et morale qui conduit à rejeter toute différence d'apparence. On est entre deux extrêmes, d'un côté une espèce de compassion vague, douce, qui fait que l'on considère ceux qui n'ont pas la bonne apparence comme des malades mais surtout pas comme des êtres humains, même quand c'est un philosophe de haut niveau comme Alexandre Jollien alors qu'il peut y avoir des handicapés cons, des pénibles, des emmerdeurs, des obsédés ; de l'autre, en fait les deux côtés se ressemblent beaucoup, l'indifférence totale. La majorité des gens ne supportent pas la différence physique, encore moins celle des handicapés, car c'est comme un miroir qu'on leur tend, miroir qui reflète leur laideur morale et intellectuelle.

    Comme Jean-Louis Fournier, j'ai toujours conchié, le mot n'est pas encore assez fort, ces manifestations de sensiblerie excessive envers les handicapés, de cette gentillesse extatique qui cache une sécheresse de coeur d'une aridité sans pareil, c'est empêcher les handicapés d'être humains. L'auteur de ce livre en parle quant à lui naturellement, sans affèterie, il a dû souffrir mais il a privilégié l'humanité de ses gosses. Dans tous lanoireaude3.jpgles articles concernant ce livre, on rappelle lourdement que ses fils étaient -ahlalala- lourdement handicapés et qu'il en a été lourdement malheureux. Ce qui est assez étonnant est que peu comprenne vraiment le second degré de ce livre, il y en a pour dire qu'il "rigole mais qu'en fait il a pas dû toujours rigoler". Pas possible.

    Ce midi, je regardais Stéphane Guillon sur Canal parler de réactions violentes après une chronique qu'il a écrite sur les jeux paralympiques très poussée dans la dérision. Les lettres d'injures venaient toutes de "valides", les lettres de remerciements d'handicapés. Les réactions des "valides" étaient des plus hypocrites car aucun n'a songé écrire autant pour demander à ce que les jeux paralympiques, où l'exploit est encore plus marqiant, soient mieux retransmis à la télévision, aussi bien que les jeux olympiques. Ce qui montre bien leur conception du handicap. Il y a aussi une chose importante dans ce livre, Jean-Louis Fournier aime ses fils tels qu'ils sont, sans se poser de questions. Or, trop souvent, les parents, les amis, les relations voudraient que ceux à qui ils offrent leur affection soient comme ci ou comme çà, posent des conditions à l'amour ou l'amitié alors qu'il ne doit pas y en avoir.

  • "Quoi qu'il y a dans Siné Hebdo ?"

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    Sine2.JPGBien qu'étant un "onaniste de sacristie", j'aime beaucoup l'image qui me fait marrer autant à chaque fois, pour l'idée et puis car c'est très con, je ne la renie pas tout à fait me conduisant une fois ou l'autre en petit branleur, j'aime bien lire la presse dite satirique. Je dis bien, "dite" satirique car la satire n'est jamais vraiment poussé très loin : on se fout de la gueule du Pape, c'est pratique, on risque pas grand-chose, on balance deux ou trois clichés humanistes ou misérabilistes, on tire à vue sur les cibles faciles, il y a les "bons", nous et les "méchants", tous les autres, on joue aux progressistes et puis c'est tout. L'iniquité n'est jamais remise en cause. Il n'y a pas eu de première page sur les 400 millions accordés à Tapie entre autres. Par contre les échos parlementaires de la page 2 du "Canard" sont toujours édifiants si l'on s'intéresse à la politique et ils ont plutôt bon goût en matière de critique littéraire. Dans "Charlie", je lis Riad Sattouf et "la vie privée des jeunes" et j'aime beaucoup les dessins de Catherine, et puis il y a quand même les billets lucides d'Oncle Bernard pour comprendre l'économie. Et Val est de temps en temps très juste, comme par exemple sur la dérive injurieuse des forums du Net. Mais évidemment, passer à la télé, çà lui déplaît pas non plus. Tout comme Siné qui se moque, pas bien méchamment, de BHL, philosophe "discount" marié à Barbie pouffiasse, dans l'émission des grolandais "Magzine".

    SineMassacre_12062004.jpgJ'ai parcouru donc le canard de Siné. Note en passant, s'il était radical jusqu'au bout, le truc serait gratuit, étant fauché çà m'aurait de plus arrangé. En passant par les NMPP et par le même système que les autres, il reste finalement intégré dans la même tourbe qu'il affirme dénoncer. Il y a un billet de Bedos, et là je dis bravo quelle audace ! Bedos ! J'aime bien l'humoriste, je l'aimais bien avec Sophie Daumier, également avec Muriel Robin (je signale à nos amis communistes qu'ils ont fait un très bon sketch sur un vieux briscard du PCF qui ne se remet pas de la chute du Mur). Mais il a l'art d'enfoncer un peu les portes ouvertes Bedos, il y a de la précarité en France, bien d'accord, il y a du racisme en France, il reste sur la définition hygiéniquement correcte du racisme d'ailleurs, celui des blancs, ne voyant pas les autres racismes, bien d'accord, mais elle vient où la satire, la raillerie, l'ironie et le déboulonnage d'idoles ? Bedos en étant une belle, non, d'idole médiatique ? On trouve un grand dessin de Tardi, pareil Tardi, un dessinateur de BD de grande consommation et céliniennes, j'aime bien aussi mais ses dessins restent dans le poètique allusif vachement signifiant qui ne déparerait pas la chambre d'un boutonneux quelconque (quoique maintenant les boutonneux se foutent de la politique et préfèrent se passionner pour douze clampins enfermés dans un loft tels des hamsters déceverlés). On peut lire aussi Onfray, philosophe intéressant mais qu'est-ce qu'il fout là ? Et Isabelle Alonso. Une rebelle qui bossait avec Ruquier. Une rebelle donc.

    Il a raison Siné, qu'il continue donc encore quelques numéros comme çà, çà égaiera sa retraite de manière rigolote mais parfaitement anodine. J'ai de la tendresse pour les petits vieux réacs qui se croient toujours en 1958.

    extrait du réquisitoire de Desproges sur Siné : "Vous êtes de ces pacifistes bardés de grenades et de bons sentiments prêts à éventrer quiconque n'est pas pour la non-violence.". « Siné possède la particularité singulière (bonjour les pléonasmes) d'être le seul gauchiste d'extrême-droite de France. »

  • C'est quand que l'opposition s'oppose ?

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    On nous promettait une rentrée sociale agitée, une sorte de révolution déferlante, et puis...

    Rien. Une ou deux vaguelettes tout au plus.

    100_0125.jpgAu PS, on attend de savoir qui sera le chef pour peut-être envisager de songer à s'opposer à la politique du gouvernement. Mais attention, pour l'instant, on scrute ce que font Fillon et Sarko, on veut faire de "l'opposition intelligente", en gros on pantoufle, même si on s'amuse bien en s'invitant à des "banquets républicains" conviviaux mais sans lendemains. Au PC on va à la fête de l'Huma souscrivant au festivisme communautaire "mais là c'est pas pareil passqu'on est entre nous", on s'autocongratule mais aucune action n'en sort. A la LCR, en attendant le Nouveau Parti Anticapitaliste de Besancenot, qui rappelle partout qu'il est simple postier, oubliant les 48000 euros de sa moitié, on fait des plans sur la comète, très romantiques mais qui n'impliquent surtout pas de suites tangibles, faut pas déconner. On se lance dans de grandes et belles déclarations, et puis, on n'en fait pas plus. Rien sur les lois Dati, rien sur la politique économique, rien sur les "réformes" de l'ASSEDIC et de l'ANPE, rien sur la précarité à part deux ou trois clichés qui font plaisir à dire mais qui sont bien creux. Les profs ont fait une journée d'action mais finalement la rentrée s'est très bien déroulée, banalement, tranquillement : "on a encore quelques acquis" se disent ceux qui restent, "profitons en avant que çà change". Les 11300 suppressions de poste se font dans l'indifférence quasi-générale sans parler des précaires, contractuels enseignants ou administratifs, qui se retrouvent le bec dans l'eau mais eux savent que les "collègues" n'en ont rien à foutre au bout du compte, c'est désolant et révoltant que des chargés d'éducation aient aussi peu le sens de la communauté et de la solidarité. On pousse quelques cris d'orfraie, pour la forme, et puis on fait comme les autres, on rentre dans le rang. De toutes façons, parler de Sarkozy, de lui et seulement lui, pour encore le descendre c'est encore le mettre un peu plus au centre du débat politique. L'affaire "Siné/Val" est représentative : d'un côté l'oppostion intégrée mais inefficcace de l'autre, l'oppostion viscérale, l'on adore s'y regarder le nombril avec délices, et qui est aussi peu convaincante.

    Le fait est que Sarkozy, Fillon et Parisot n'ont aucune opposition en face d'eux. Aucune.

  • Le Pape actuel est-il trop subtil ?

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    Je trouve cet article de "Marianne" remarquable (on remarquera que ce n'est pas dans "la Croix" ou la gazette du père Dupanloup donc dans un journal qui n'est pas un repaire de "grenouilles de bénitier"). En effet, le pape actuel est trop subtil pour l'époque qui est simpliste, que ce soit ses idéologues ou ses intellectuels en général. Il est trop subtil également pour certains catholiques dont ceux qui confondent intelligence et perversité entres autres confusions par là par exemple, (lire surtout les commentaires de la note en lien), pour les progressistes qui ont vite fait de le catégoriser comme réactionnaire, ce qu'il n'est pas, pour les traditionalistes qui le voient comme "leur" pape, ils risquent d'être déçus, trop subtil pour tous ceux qui n'utilisent pas leur cervelle à bon escient. Ce simplisme que l'on retrouve sur tout Internet de l'imbécile qui en profite pour laisser libre cours à ses penchants les plus nauséeux en passant par les abruti qui compensent leur microcéphalie par l'agressivité et la violence. Je me suis fait traiter de "fou de Dieu" sur un autre blog alors que je me sens plutôt dans la veine de l'abbaye de Thélème qui favorise la liberté et la vie : "Vivez! Aimez! Beuvez"

    pape.jpgNul doute que le pape Benoît XVI soit le chef d'Etat le plus cultivé: ce n'est pas très difficile. Mais il est sans doute aussi un des hommes les plus instruits de la planète, non seulement dans les sciences théologiques mais encore la philosophie, les arts et même les sciences. Cet homme qui dialogue avec Habermas, joue Mozart et aime le latin ne manque en tous cas pas de ressources. Il est vrai qu'élu à près de quatre-vingts ans, il avait eu le temps d'en apprendre des choses !

    L'épisode le plus original de son voyage en France fut une conférence au tout nouveau centre culturel des Bernardins, initiative de Jean-Marie Lustiger destinée à rapprocher la foi et la culture. Y ont accouru, non seulement l'Institut de France, dont il est membre associé, mais aussi la fine fleur de la culture, de l'édition, des arts et des lettres. Les intellectuels catholiques de la nouvelle génération, comme Rémi Brague ou Jean-Luc Marion mais aussi Régis Debray, Frédéric Mitterrand et bien d'autres. De cette conférence, beaucoup, telle Julia Kristeva, sont sortis enthousiastes. Insistant sur la nécessité d'interpréter les textes, inscrite au cœur de la tradition juive aussi bien que chrétienne, le pape a longuement montré comment il y a là la source d'une science du langage fondatrice de la culture européenne et l'antidote à tous les fondamentalismes.

    Une religion d'intellectuels ?

    Ce succès intellectuel de l'Eglise catholique forme un contraste cruel avec la chute de son influence mise en relief par tous les sondages. Si 75 % de Français se déclarent encore catholiques, 50 % seulement croient en Dieu, 25 % à une vie dans l'au-delà et à peine plus de 5 % pratiquent.

    article_photo_1221304782623-5-0.jpgLe critère le plus significatif de la crise est le nombre d'ordination de nouveaux prêtres. Un parcours qui se résume à un brutal décrochage en 1975 d'environ 800 à 100 par an. A partir de là, un palier qui dure encore aujourd'hui. Un flux d'entrée qui correspond à celui des énarques ! Encore de quoi avoir quelque influence d'autant que les nouveaux prêtres, eux, sont cultivés. Les spécialistes du calcul intégral montreront toutefois comment ce décrochage très situé dans le temps entraîne pendant quarante ans le sentiment déprimant d'une diminution continue des effectifs du clergé. Un nouveau décrochage est-il intervenu vers 2005 ? Cela reste à confirmer.

    Les autres critères d'influence sont à l'avenant : diminution du nombre d'enfants baptisés puis catéchisés, des mariages religieux. Seul indicateur au vert : le nombre des baptêmes d'adultes, dont l'augmentation ne compense cependant pas celle des enfants.

    Cette crise touche l'Église catholique dans toute l'Europe. Elle touche aussi les Eglises protestantes établies. Le reste du monde, Etats-Unis et Russie compris, vit, par rapport au fait religieux, à un autre rythme.

    Il semble donc qu'il ne serve à rien à l'Église catholique d'avoir un pape instruit et subtil. Les seules religions qui progressent semblent celles qui véhiculent un message simple, voire simpliste. Pour les islamistes, le Coran et rien que le Coran. Pour les évangélistes américains (Note d'Amaury : qui influencent les charismatiques européens dont la Communauté de l'Emmanuel), la Bible et rien que la Bible y compris quand elle contredit la théorie de l'évolution (acceptée par le pape), y compris quand elle permet d'assimiler la lutte des Etats-Unis et d'Israël contre le reste du monde à la bataille finale du bien et du mal, la fameuse bataille d'Armageddon décrite dans l'Apocalypse.

    A suivre ici

  • Note sans paroles - "Silent Movie de Mel Brooks

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    Aujourd'hui, on ne parle pas sur ce blog...........(reniflements)...................on regarde un extrait de "Silent Movie" de Mel Brooks........................shhh..................(rires étouffés)...........................breum ! Breum !...................Le mime Marceau est le seul personnage du film à parler......dans cette scène.............................(Merde, il gâche tout). Bon tant pis, j'aime beaucoup l'humour de Brooks, sauf dans ses films des années 80 où il est beaucoup moins second degré : "The producers" version 1967, "Frankenstein Junior", "Blazing Saddles" (qui se moque de la bêtise des "rednecks", qui vaut bien celle des ploucs français).