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Les cons qui ont un (petit) pouvoir

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Un contractuel m'a raconté l'anecdote. Elle concerne la "grande maison de l'Éducation Nationale où nous sommes tous frères" (geste) (rires du public)  mais on retrouve ce genre de comportement décrit ci-dessous partout.

StandardTelephonique.jpgIl téléphone à son syndicat pour se tenir au courant des dernières décisions de l'institution qui l'emploie concernant les "précaires", elle commence en lui disant qu'il faut attendre que tous les TZR (des profs titulaires du concours qui sont remplaçants pour 700 Euros de plus que les précaires enseignants, le plus souvent dans une matière qui n'est pas la leur d'ailleurs, donc paumés) soient nommés ce qui est normal selon elle car ils "ont le concours" (sous-entendu "pas toi gros naze", comme beaucoup elle pense que le concours, donc celui qu'elle a obtenu, mesure la capacité pédagogique alors que ce n'est que la docilité). Comme elle "n'a pas de temps à perdre", elle lui demande perfidement si il a lu l'imprimé que le syndicat lui a envoyé en juin et qu'il n'a que le lire pour trouver les réponses. Elle ne se trompe pas, il ne l'a pas vraiment lu car cela ne fait que répéter des éléments de réflexion qu'il connaît déjà mais il ne va tout de même pas l'avouer. Elle dit alors qu'"elle attend", "comme lui", ce qui lui donne envie de ruer dans les brancards mais il reste poli car elle son salaire à la fin du mois et une décharge syndicale qui lui permet d'assumer moins (beaucoup moins) d'heures de cours par semaine bloquant un poste complet, et puis elle a un pouvoir sur son avenir, qui, même si il est tout petit, compte quand même. Il m'a dit qu'il sait qu'il doit ravaler sa colère, et attendre sans broncher.

Ce qui est dangereux, c'est donc bien la connerie sûre d'elle, soumise aux pires diktats intellectuels mais qui sont reconnus quand même comme la norme en matière de réflexion.

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