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  • "What's going on today ?"

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    Il se peut que j'ai déjà passé cette chanson, je n'ai pas vérifié (on s'en fout d'ailleurs), ici c'est la version de 1971. J'en aime les paroles, profondes, sérieuses, et la musique, faussement tranquille et joyeuse. Marvin Gaye parlait du Vietnam mais elle s'adapte très bien aux ravages de l'ultra-libéralisme et aux sales guerres d'Irak et d'Afghanistan, là où l'on n'a rien à faire. Marvin Gaye a passé quelques temps à Ostende, à se détendre entre l'énorme palais en front de plage (une verrue bétonnée néanmoins curieusement poétique), géant afro-américain perdu dans un pays qui n'existe pas vraiment, dont les paysages ressemblent à des toiles surréalistes et les gens aux portraits de Félicien Rops.

    "What's goin'on today mother ? The same old shit"

    PS  plus personnel : Et puis c'est une façon de fêter pour moi ce qui est ma renaissance. Elle entraine des envies d'ogre : douze bouteilles de vin, des mezze palestiniens, du gibier aux fruits, et un doigt de Garnotel demi-sec...

    Et puis c'est comme une idée de la classe...

  • La vérité sur les précaires de l'Éducation Nationale

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    Les intermittents du tableau noir

    Comme personne peu ou prou ne daigne en parler, excepté un ou deux encarts par-ci par-là (et le syndicat F.O qui fait plus que constater les faits), je me dévoue : il y a dans l'Éducation Nationale des profs qui font exactement le même boulot que les autres, qui sont payés beaucoup moins que les autres, sur un siège éjectable d'un contrat à l'autre, et n'ont aucune garantie de réemploi ni d'évolution de carrière ; à chaque contrat ils repartent à zéro. Ils subissent le mépris d'un peu tout le monde, inconscient ou pas, ne sont pas considérés comme des collègues à part entière quand on ne leur demande pas chaque semaine ce qu'ils ont comme diplôme. C'est bien le comble car ils rendent des services sans commune mesure avec leurs salaires, en particulier celui de faire en sorte que le service public continue. Ne parlons pas de la diminution progressive des places aux concours et de la difficulté de concilier précarité financière et préparation sereine du concours.

    Et le pire est que les précaires ont peur de lutter pour l'amélioration de leur sort. C'est compréhensible mais faux. Il ne faut surtout pas se laisser faire.

    Je suis précaire depuis huit ans, et je n'ai eu aucune reconnaissance officielle de mon travail.

    Cette vidéo ci-dessous ainsi que cette note sont à faire circuler et à enrichir.

    Par là une excellente interview plus vraie que vraie de Nicolas Bave-raie le joyeux luron qui n'a pas l'air de comprendre ce qu'est la précarité

    Un prof précaire

  • Des nouvelles de ma petite chatte

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    garfield015.jpg Je parlais bien d'un félin, d'un fauve de salon que j'ai adopté il y a quelques semaines. Ou plutôt, c'est elle qui m'a adopté car les chats sont propriétaires de leurs animaux de compagnie pourvoyeurs de nourriture, de câlins et de coussins confortables (moi en plus j'en ai un naturel) que sont les humains. C'est à la suite d'un drame familial poignant que je l'ai pris sous ma protection. En effet, sa mère, comme la petite était sevrée et devenait ainsi une rivale possible, l'a virée de sa tanière et la pauvrette s'est retrouvée à la rue. Je la fournis donc maintenant en croquettes, pâtés et terrines divers, ainsi qu'en caresses et gratouilles sous le ventre. J'entretiens également sa forme en l'entraînant à la chasse, elle est très douée pour pister les bouchons de bouteille en plastique ainsi que ceux de lait, qui sont plus coriaces. Il y a deux jours, elle a commencé à s'attaquer au rideaux mais ce sont des proies résistantes, pour les punir de ne pas se laisser faire elle a donc décidé de les punir en mangeant une petite partie des ficelles servant à les ouvrir. La nuit, on chasse le pigeon de ville et le piaf de trottoir. J'aime beaucoup les chats, certes j'aime aussi les chiens mais un chat est beaucoup plus vif et moins immédiatement docile (quoique le bruit du paquet de croquettes secoué soit un puissant hypnotique). Bien sûr, les chats n'ont aucune reconnaissance puisque dans leur esprit, les services rendus par le locataire humain de leur maison sont un dû. Les chats sont les maîtres du monde après avoir été des dieux dans l'ancienne Égypte.

    Ci-dessous une aventure de Garfield et quelques autres en vidéos relatives (pour une fois des enfants pourront lire un article de ce blog)

  • Le dernier album de Carlita Bruni Sarkozy

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    Toi aussi éccoute le dernier album de Carlita Bruni Sarkozy, tu verras c'est parfaitement audible et remarquable. Pour se faire clique sur l'image.

    cb.jpg

     

  • Le chas de l'aiguille

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    caravage_mathieu_small.jpg"Il est plus aisé qu'un chameau passe par le trou d'une aiguille qu'il ne l'est qu'un riche entre dans le Royaume des Cieux."

    Évangile selon Saint Mathieu (ci-contre peint par le Caravage, "le sauvage "Il Carravagio", mystique et déraisonnablement débauché, joyeux et désespéré). J'aime beaucoup Saint Mathieu...

    C'est quand même marrant, on ne trouve que rarement cette citation évoquée sur les blogs catholiques de droite comme de gauche ou alors avec mièvrerie et sensiblerie, ou bien avec un peu trop de prudence, ou encore avec des préventions du genre : "c'est surtout la richesse spirituelle". Aussi, bien sûr, mais il s'agit également bien de richesse matérielle et c'est très clair, non ? Il ne s'agit pas bien sûr de faire la Révolution, il ne s'agit pas non plus de laisser ceux qui souffrent sans rien faire. Or, il y a des catholiques qui confondent catholicisme et morale bourgeoise, voire bourgeoise-bohème pour d'autres, ce qui revient au même quant au résultat : une spiritualité très faible. Il est toujours bon pour remettre les questions essentielles à plat de relire l'Évangile.

    NB : Il est question du Caravage au début de cette note, il est également étonnant de constater que le nombre d'artistes géniaux comme lui et ayant un comportement horrifiant pour cette morale étriquée que nous avons hérité de la bourgeoisie industrielle et soi-disant positiviste du XIXème siècle, et qui, pourtant, ont contribué de manière remarquable à la beauté des églises et de l'art religieux de la Renaissance jusqu'à maintenant (Rouault entre autres).

    Cette note est dédiée au Frère Mathieu justement, croisé pendant deux ans à Paray le Monial, vendant son miel et son hydromel, ermite, suivant la règle de Saint Benoît, grand connaisseur des chrétiens d'Orient.

  • La grande quinzaine de la connerie : le retour du bizutage

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    Le bizutage est selon la loi (une loi initiée par Madame Royal) "le fait pour une personne d'amener autrui, contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradant lors de manifestations ou de réunions liées aux milieux scolaires et socio-éducatifs."

    bizut2.jpgComme chaque année, le bizutage revient. Cette année, il porte le nom politiquement correct de Week End d'Intégration, ce qui fait que ce n'est plus du tout pareil, évidemment, on ne peint plus les b...es au cirage, on n'oblige plus les filles à se déloquer en filmant, on ne force plus les nouveaux arrivants à bouffer n'importe quoi, et les jeunes crétins des grandes écoles que nous croisions dans la rue les autres années, vêtus de sacs poubelle (qu'est-ce qu'on se marre !), vendant du PQ (Quelle grosse marrade !), seront cette fois bien sages dans leurs salles de classe. Personnellement, j'ai toujours eu horreur de l'être humain en meute, pardon en bande ou en groupe, car il suffit de très peu pour pousser le groupe à commettre les pires des saloperies. Comme le dit l'auteure d'un livre sur le sujet paru cette rentrée, le bizutage c'est non seulement l'apprentissage de la barbarie ordinaire de microcéphales mais aussi celui de sa propre lâcheté, car pour faire comme les autres, pour ne pas être embêtée, la plupart des victimes laissent faire en pensant que ce n'est qu'un moment ennuyeux et lourdingue à passer alors que c'est plutôt comme le pal, ce supplice qui commence si bien et finit si mal. Il y a, paraît-il, des grandes écoles dont les BDE (Bureau des Étudiants) ont signé des chartes contre l'alcool, ça aussi, ça va tout changer. Rappelons qu'un étudiant en école de commerce souffre déjà d'un handicap certain quant aux nombres de neurones dont il dispose et qu'il en perdra pourtant volontairement encore plus en buvant jusqu'à la limite du coma éthylique.

    On a tort de voir la violence physique et morale, le sexisme, seulement présents dans les banlieues dites difficiles, car elle l'est aussi dans les grandes écoles, de commerce, (le balai dans le cul permet de se mettre dans la situation d'un client si j'ai bien compris), de maths sup, maths spe, à Condorcet, Fénelon, Jules Ferry ou Sainte Geneviève dit "Ginette" où les lettrés les plus travailleurs, et les plus dociles, préparent khâgne ou Hyppokhâgne. Je m'étonne toujours que les directions de ces établissements ferment les yeux avec une complaisance mal camouflée. Cela rappelle aussi que les études n'implique vraiment pas l'intelligence et qu'en un diplômé du premier rang peut sommeiller tout autant que chez une bouturebizut1.jpg de milicien supporter du PSG un tortionnaire dont le sadisme n'a rien à envier à celui d'un SA et dont la conception des femmes se résume à femme = salope. Plus tard, quand ces petits jeunes gens microcéphales qui forment l'élite de la Nation, c'est eux qui le disent, seront devenus de gros cons prostatiques plus soucieux de leurs portefeuilles d'action ou de la grosseur de leur 4X4 (qui compensera la mollesse de leur appendice caudal quand ils se livreront encore au simulacre de la reproduction avec leur légitime ou avec une mariée russe achetée sur catalogue) ils en rigoleront encore en se tapant sur les cuisses pendant que leurs épouses, rencontrées pendant ces réjouissances ou un rallye très chic (vous savez, c'est le nom du marché aux bestiaux BCBG), riront jaunes en regardant le plafond. J'entendais tout à l'heure des petits jeunes organisateurs de WEI affirmer que eux n'avaient jamais entendu parler de tout çà (s'ils n'en ont pas entendu parler, c'est sûr çà n'existe pas), que c'était bon enfant et qu'il fallait avoir de l'humour et ne pas exagérer (vous savez le genre d'humour que l'abruti qui raconte une blague raciste ou phallocrate exige de ses interlocuteurs).

    Comme le bizuteur est d'une connerie abyssale, il ne peut s'empêcher de laisser des traces de ses débilités violentes sur le net, de la manière que l'incontinent ne peut se retenir, les signant car il est fier d'être un tortionnaire ordinaire, un demeuré bien intégré dans la horde. Il ne comprend pas que l'on refuse cela au nom de la dignité, car il n'en a aucune de dignité. Certes, il y a des bizutages sympas, rarissimes, comme celui des STAPS ou celui des Beaux Arts. Le bizuteur invoque l'humour des bizutés quand on le conteste sur ses actes, de la même manière que l'abruti qui raconte une blague raciste ou phallocrate qui lui invoquera le politiquement correct.

    PS : il y avait des vidéos sur des bizutages, tellement révoltantes que j'ai préféré ne pas en mettre en ligne.

  • Xavier Darcos et psychologie ou "Demain on rase gratis"

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    gifhomepd6.gifDans un article de "Libé" Darcos nous affirme vouloir revaloriser le métier d'enseignant y compris sur le plan matériel. Il annonce une prime de 1500 Euros d'installation pour un nouvel enseignant, et l'on sait que les réformes sont mises en place en jouant sur le paiement des nouveaux services en heures sup' et sur la base du volontariat, vous pariez que ça va se bousculer au portillon pour toucher le jackpot quelles que soient les grandes déclarations anti-Darcos faites avant ? C'est d'ailleurs une erreur car si ce genre de services est payé en heures sup' la première année, il se normalise ensuite et fait partie sans pouvoir le discuter des tâches obligatoires de l'enseignement. Il y a déjà des établissements où des collègues sont à 9 ou dix heures supplémentaires par semaine sans trop de remords. Il existe bel et bien une majorité silencieuse d'enseignants, plus du tout politisée, ou sarkoziste, qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez déjà bien court, qui ne pipera certainement pas mot des suppressions de poste, de la précarisation accrue, des licenciements brutaux de contractuels, trop contente de gagner plus. Je ne parle même pas des femmes qui font cela pour apporter un revenu d'appoint au ménage, s'en foutant de travailler à mi-temps ou à temps partiel, ce qui bloque des postes complets, qui ne s'intéressent pas vraiment aux enjeux sociaux. Il y avait l'an dernier des collègues persuadés, les malheureux, que si leur emploi du temps passait à 32 heures nettes au lycée, les 14 heures de présence en plus des cours seraient payées elles aussi en heures supplémentaires. Il faut les comprendre, comme me disait l'un d'eux en toute candeur, voyant mon air ironique quand il me disait être obligé de prendre 8 heures sup' : "Tu comprends, toi t'es célibataire, moi je viens de m'acheter une nouvelle cuisine, faut bien que je la paye" (J'ai beau parcourir les blogs d'enseignants très attentivement, je ne vois rien sur les précaires, par contre on nous dit combien la rentrée c'est sympââ). C'est pour cela que la rentrée se passera certainement bien, comme dans du beurre.

    S'il y a des électeurs qui ont cru au Père Noèl en votant Sarkozy, il en est d'autres qui, quand on leur dit : "Demain on rase gratis", le croit également.

    PS : En cliquant sur l'image du jeune écolier ci-dessus, tu verras apparaître la récompense que je lui réserve.

  • Les "assis" et les "debout" - The Ramones : "Judy is a punk"

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    "Move your fuckin' ass and shake it, stop talkin' !"

    Vous pariez : la rentrée va très bien se passer. Ceux qui ont un boulot dans notre société et ceux qui n'en ont pas ou ont un boulot précaire, c'est comme "les assis" et les "debout" dans un wagon de train comme un texte de Michel Butor extrait de "la Modification", les "assis" se foutent complètement du sort des "debout" qui eux-même, une fois qu'ils posent leur derrière quelque part, deviennent des assis comme les autres. Et puis il y a les "Ramones" qui donnent envie de se lever et de bouger, debout, avec les autres...

  • Siné : la tête et les couilles et le porte-monnaie

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    transhum_sine-320x318.jpgSiné lance un nouveau journal pour concurrencer Charlie Hebdo. Il en parle sur son blog qui recense également le nombre de signataires de sa pétition. Ce qui est marrant pour un type qui défend la liberté d'expression avec autant de hargne (c'est son droit) c'est quand même d'en appeler à Mirabeau, un aristo, pour justifier son combat (lui aussi un cas typique de rejet du père qui dans son cas était, il est vrai, gratiné), rappelons aussi que Mirabeau a fini amoureux de Marie-Antoinette et essayant de la sauver de la guillotine sans y parvenir. Un autre truc marrant pour un libertaire épris d'expression sans contraintes est que l'on ne peut pas laisser de commentaires sur son blog. Pour moi qui suis un type méchant comme une teigne, socialo-villièro-catho-pétaniste et homosexuel selon des compliments reçus de différents commentateurs il y a déjà quelques temps de cela, qui me suis fait traiter de gros con, gros lard, pédé, onaniste de sacristie (pas mal celle-là y' a de l'idée), de pauvre garçon (celle-là est faible), j'annonce la couleur et je modère les commentaires ou supprime les textes insultants ou simplement cons.

    Sinon, personellement, j'ai la nausée en lisant d'un côté les réactions contre Val et de l'autre celles contre Siné, un rien excessives dans les deux cas. C'est pas malin de le traiter de tout et n'importe quoi, comme c'est pas malin d'insinuer que Val est nazi ou pétainiste, c'est pas très respectueux des résistants, les vrais, ou des victimes du nazisme. C'est banaliser cette saloperie, c'est plus de la presse de caniveau, on plonge dans la fosse d'aisance.

    Siné promet du lourd, de la résistance, contre l'Église, l'Armée et l'État, comme au bon vieux temps de l'"Assiette au beurre" et comme si le temps n'avait pas passé, ça retarde un peu. Et j'y croirais un chouïa plus si ceux qui le portent aux nues passaient aux actes concrets, comme par exemple ce que faisait les "Diggers"de San Fransisco qui piquaient la nourriture invendue que les supermarchés jetaient aux ordures sinon afin de la distribuer gratuitement (j'ai bien aimé aussi l'hold-up dans le même style commis en Grèce il y a quelques semaines). Siné, je trouve que c'est un peu comme Coluche, c'est de la dérision mais ça peut faire rigoler tout autant un libertaire qu'un pilier de café beauf genre "le rendez-vous des chasseurs"comme les rigolos qui "ont des couilles, eux" qui veulent pouvoir balancer du "pédé, gouine, bougnoule" sans être sermonnés ou punis, c'est çà la liberté de pensée, celle de dire des conneries ou celle de raisonner un peu intelligemment, c'est nul, quoi. Et là bizarrement les plus radicaux à gauche rejoignent les plus radicaux à droite.  Avant les couilles, invoquées à tort et à travers par tout le monde pour condamner ou soutenir Siné, il y a la tête. Et il y a le porte-monnaie de Val et Siné, faut bien qu'il continue à se remplir.

    Ci-dessous les dessins de Siné sur les chats et ci-contre un texte dont je partage complètement le point de vue

  • Qu'est-ce qu'un anar de droite ? - "Papiers gommés" d'ADG

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    adg2.jpgJe me suis souvent demandé ce que l'on entend par "anar de droite" (deux termes antinomiques) car l'on m'a souvent dit que j'en étais un. J'avais l'impression que selon le commun un "nanar" de droite c'était en fait un type qui sort des horreurs pendant un repas pour faire rire les copains, le plus marrant étant de le faire au moment le plus incongru. C'est pas çà finalement je le crains. Je préfère la définition d'ADG, que l'on comprend en lisant ses petites chroniques recueillies dans "Papiers gommés" (aux édition du Dilettante), un anar de droite c'est quelqu'un qui refuse qu'on le contraigne à penser quelque chose auquel il n'aurait pas réfléchi, à accepter comme dogme une théorie sans se questionner sur ses conséquences. Je ne suis pas enthousiaste sur tout le bouquin d'ADG à mon avis largement inférieur au journal de Manchette, il y a souvent des facilités dont il sait que ça fera marrer son public sans trop de problèmes, il rajoute des épices là où il n'y a besoin que d'un peu de sel contrairement à Marcel Aymé qui dit plus en une phrase dans ses nouvelles que cézigue ADG en une page. ADG est aussi un autodidacte, un de ceux qui a construit sa culture tout seul sans passer par des lectures prétendument obligatoires.

    Encore une fois, on y voit le refus de la contrainte, des pensums que l'on devrait s'enfiler sans donner son avis en poussant des "ooh" et des "aaah" d'extase alors que cela ne le mérite pas. De mon temps, au collège, on nous faisait lire "Élise ou la vraie vie", présentée comme un chef d'oeuvre, maintenant on impose Annie Ernaux aux classes de seconde, Sartre n'est plus aussi bien vu mais il n'est pas dans le purgatoire pour autant, ce qui est bien dommage. ADG raconte à un moment un stage de journalisme qu'il est obligé de faire suite à une courte période de chômage, la connerie crasse des sur-diplômés qui l'entourent, qui ne raisonnent pas mais restent sur les rails bien confortables de la pensée qui ne dérange pas trop. On ne respecte pas grand-chose dans les "Papiers gommés", on shoote dans les statues des icônes de la pensée et de la politique (Sarkozy s'y trouve réduit à un mot intéressant à jouer au "Scrabble"), on rigole des humanistes télévisuels, des révolutionnaires de boudoir. ADG s'emmerde pendant les cérémonies obligatoirement lacrymales, fuit comme la peste les connards à certitudes, s'intéresse plus aux humains qu'à leurs grandes et belles théories qui sont censées amener le bonheur à tout le monde, souvent contre le gré de tout le monde et en massacrant les réfractaires. Il y a une chose que j'aime bien chez ADG, il ne sombre pas dans la facilité avec ses têtes de turc, en les traitant de pétainistes, ou de staliniens, il va à l'essentiel, comme un petit banlieusard qui pointe tout de suite la fatuité et le grotesque d'un bon bourgeois qui prendrait soudain le melon à force d'égrener des perles que même un enfant de quatre ans ne goberait pas.

    Post scriptum : Je n'avais pas parlé de la censure de nombreuses parties du texte effectuées par Emmanuel Pierrat l'éditeur, ayant lu en diagonale sa préface, auto-censure devrait-on dire puisque ADG était d'accord, ceci afin d'éviter plusieurs procès.

    Post post scriptum : Je ne sais pas pourquoi, je voulais absolument coller ADG aux éditions du Rocher, ce doit être l'alcool.

  • Géopolitique et débilité

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    rien.jpgJe suis allé voir hier un film qui est tout ce qu'il y a de plus débile, mais d'un très bon "mauvais goût" (le bon "mauvais goût" est une notion inventée par le cinéaste John Waters, c'est le fait d'apprécier un truc nul à sa juste valeur mais au trente-sixième degré) : "Rien que pour vos cheveux". Ce film raconte l'histoire d'un superman -kascher- du Mossad, Zohan, une sorte de James Bond beaucoup plus viril, beaucoup plus kitsch aussi, et qui rentre chez sa Maman le soir pour manger les "mezze" qu'elle lui prépare, qui se lasse de mettre son ennemi sous les verroux, le fantôme, un terroriste palestinien habillé comme une star de films d'action indiens, et se fait passer pour mort afin de partir en Amérique réaliser son rêve, devenir coiffeur pour dames (on apprendra plus tard que le fantôme veut vendre des godasses quant à lui). Il parviendra à ses fins et réussira même à réconcilier palestiniens et israèliens au moins dans le bout de rue qu'ils habitent à New York. C'est un film qui connaît très bien les défauts des deux partis, leurs lubies et mauvaises habitudes, le fait que tous retardent quant à la mode et ont des goûts de chiottes quant à la musique ; Mariah Carey est leur déesse car elle est disco, mièvre et ringarde à souhait, elle joue d'ailleurs là-dessus au second degré. Tout le monde boit une boisson  ignoble et épouvantablement sucrée, le "Fizzy Bubble brir", comme on peut en trouver chez les marchands à tous les coins de rue là-bas, on y mélange n'importe quoi comme kiwi et pastègue, prune et orange, abricot et raisin. Et Zohan a en matière de coiffure des idées très arrêtées, en 1985, au brushing Travolta, ou bien à la mini-vague Olivia Newton-John. On s'y permet des gags énormes et totalement crétins, mais réjouissants, Zohan est beaucoup plus sexuel que Pierce Brosnan ou même Daniel Craig qui passent pour sensibles et délicats à côté de lui. Bien sûr, les pisse-froids diront que ce n'est qu'une comédie, mais mine de rien, y affirmer que la guerre entre israèliens et palestiniens n'est qu'une bêtise absurde qui entretient les intérêts des grandes puissances dans la région du Proche-Orient et que c'est çà qui provoque la haine n'est pas si con, au bout du compte.

    "Rien que pour vos cheveux" de Dennis Dugan

  • Les français sont-ils des sales cons égoïstes ?

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    harpagon.jpgA l'annonce à la radio ce matin de la taxation de 1% des produits du capital des particuliers, quel que soit ce capital : donc également les assurances-vie, les actions et les obligations, l'épargne, déjà taxée à 11%, ceci afin de financer le RSA de Martin Hirsch, des milliers d'auditeurs ont téléphoné aux radios afin de manifester leur colère et leur incompréhension, et dévoiler un peu plus s'il en était besoin leur profond égoïsme révoltant pour certains ou montrer que les bonnes habitudes prises en 40 (faire du courrier tellement modeste que l'on ne signe pas) demeure. De cette femme qui dit qu'elle en a marre d'aider des "fainéants qui ne veulent pas travailler" à cette autre qui dit qu'elle a "pas voté Sarkozy pour çà et qu'il y en a des qui vivent sans rien foutre", c'était atterrant. La plupart des intervenantes étaient des retraités friqués qui ont la trouille pour leur magot. Et il n'y avait pas besoin de comprendre que monsieur Hortefeux est là pour leur complaire (à son propos, c'est assez ironique mais quand il a commencé à expulser beaucoup de sans-papiers, il y eut de très nombreux patrons pour téléphoner et dire qu'il fallait pas trop déconner quand même, un sans-papier au boulot non seulement çà ne coûte rien mais en plus çà peut bosser 85 heures par semaine la trouille au ventre). 

    Bien sûr que je comprend parfaitement les petites gens qui ont économisé sou par sou toutes leurs vies pour se construire une retraite vivable, pour eux cette mesure est parfaitement dégueulasse, par contre j'ai plus de mal à avoir de la compassion pour ceux qui jouent en bourse.

  • Un bourgeois qu'est-ce que c'est ?

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    Bourgeoisie.jpgBourgeois est-ce un état de fait ou un état d'esprit ? Beaucoup pensent que ce n'est qu'un état d'esprit, croyant que si l'on affirme deux ou trois conneries et lieux communs qui font plaisir entre la poire et le fromage, et surtout permettent de ne pas trop culpabiliser d'avoir bien bouffé, cela change tout, d'un coup de baguette magique, l'on n'est plus bourgeois alors que c'est un chouïa plus compliqué et moins satisfaisant pour l'ego il est vrai. Certains bourgeois se prétendant de gauche (attention, si il ne se retenait pas très fort, ce serait la révolution et le grand soir, bien sûr là tout de suite il peut pas parce qu'il a un dîner prévu, mais gare, il y aura du grabuge) amusent ainsi bien qu'en fait leur esprit libertaire consiste surtout à faire l'amour à droite à gauche, de temps en temps se murger un peu pour oublier mais ne parlons pas de fric car c'est un sujet tabou. Le bourgeois prétendument de gauche croit qu'il suffit de cela pour passer pour un type drôlement épanoui, flamboyant alors que la flamboyance c'est plutôt Barbey ou à la rigueur peut-être Robert de Montesquiou, et l'esprit mousquetaire. On me rétorquera que le bourgeois prétendûment de gauche finirait collé au mur parmi les premiers à l'être un soir de révolution, mais cela il n'en a cure, il ne veut pas le savoir. Comme il méprise en fait le peuple, il pense que ses grandes déclamations lui donneront immédiatement un prestige immense auprès des petites gens.

    Les bourgeois ont abandonné depuis une quarantaine d'années leurs moeurs plus hypocrites en matière morale, de toute manière ils n'ont jamais été vraiment moraux, l'apparence comptait plus : donner l'image d'une famille honorable et faire un tour de temps en temps au bordel afin de trousser des gamines qui souvent étaient des filles mères ou des pauvresses obligées de faire çà justement à cause de la bourgeoisie. Le bourgeois actuel compte bien utliser son fric comme il l'entend, sans se soucier des conséquences. Les valeurs dites bourgeoises n'ont jamais été que des illusions, elles ont caché au début la malhonnèteté foncière, intellectuelle et morale de cette classe. Une autre marotte du bourgeois c'est de se dire anti-bourgeois, dans la confort de son intérieur douillet, sans prendre trop de risques bien sûr. C'est souvent pour cela que le bourgeois est un lâche qui joue les matamores, les fiers à bras de foire du trône, mais il suffit de le gronder un peu pour qu'aussitôt il se fasse dessus ou se tire la queue (c'est une image) entre les jambes. Je me suis laissé dire que le bourgeois, en plus de ses problèmes de foie, de bile, et d'amertume engendré par l'anxiété de perdre son magot, est aussi microcéphale.

  • La dette extérieure française a-t-elle diminuée ?

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    sarko.jpgCette année, le montant total de la dette extérieure française se montera à 1250 milliards d'Euros tous ronds, soit bien plus que prévu par madame Lagarde, ce vieux cheval de retour du libéralisme. Curieusement, on n'en parle pas beaucoup dans les journaux télévisés et les quotidiens (excepté un encart dans "le Canard", le volatile étant toujours bien renseigné). Donc, la politique de réduction des coûts de la fonction publique française, de suppression de postes dans l'Enseignement, de précarisation accrue des salariés (le nombre de précaires va augmenter de manière exponentielle, on prévoit l'embauche de 30000 à 40000 "intermittents du tableau noir"), de baisse des subventions, des aides aux associations, ne donne strictement rien contrairement à ce qui avait annoncé aux retraités friqués, aux jeunes cons décérébrés qui sont la base de l'électorat sarkoziste. On reconnaît un arbre à ses fruits et une politique à ses résultats, celle de monsieur Sarkozy et Fillon est nulle. En plus, un des conseillers proches du nabot en chef, Nicolas Baverez, s'est permis de se réjouir de la "capacité d'adaptation" des français quand ils ont moins de pognon. C'est pas possible, mais il semble que on a moins de pognon, on dépense moins. C'est dingue, non ? 

    Sur la photo on voit le président en compagnie de représentants des nouvelles "classes dangereuses" définies par la loi Dati.

  • Dans la catégorie on s'en fout : Laurence Ferrari au journal de TF1

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    lolo610.jpgAlors qu'il y a 900 000 personnes à la rue, que les enfants des Sahels africains ou asiatiques crèvent de faim, pour quoi se passionne donc le citoyen moyen français : le grand mercato médiatique dont l'arrivée de Laurence Ferrari sur TF1. Il faut les excuser les braves gens, mais ils s'en foutent du monde qui va mal, ils ont leurs petits soucis, comme l'expliquait Desproges, le jour où une petite fille s'est noyée dans une mare de boue sous l'oeil des caméras qui aurait dû se fermer, son boucher s'est coupé le petit doigt, ce qui implique que pour lui il s'en rappellera surtout pour cet incident bénin et non pour la fillette étouffée lentement. Les gens sont au courant de ce qui se passe en dehors de chez nous, ils ne l'ont jamais autant été mais une autre question fondamentale est  : Laurence Ferrari a-t-elle couché (avec le président Sarkozy) pour réussir ? Là encore c'est une erreur, on sait très bien, bordel, que le milieu médiatique est un milieu sain, sympathique et moral, surtout moral. Et puis ce n'est pas parce qu'elle a un physique de page trois de magasine "pipôle" de papier glacé qu'il faut croire tous les bruits qui courent. En plus, Laurence Ferrari est réputée insolent, irrévérencieuse et tout : si elle ne se retenait pas très très fort, elle rappellerait aux ministres qu'elle interviewe le nombre de SDF et de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté et elle leur balancerait à la figure les résultats totalement catastrophiques de leur politique ultra-libérale, surtout libérale quant à leurs salaires il est vrai, mais il faut bien commencer par soi et "charité bien ordonnée commence toujours par soi-même".

    En matière de conclusion je rappellerai aux aimables lecteurs de cette note que les machins en papier sur leurs étagères sont des l-i-v-r-e-s et que c'est bien mieux que la télé pour s'aérer l'esprit, s'instruire, rire ou s'émouvoir.

  • Participons à l'édification des masses : Que se passe-t-il pendant l'éjaculation ?

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    Avant de faire du simili-Bergman, et avant "Annie Hall" (un chef d'oeuvre - et mon Allen préféré - réalisé au sujet d'une chieuse, il fallait le faire), Woody Allen tournait des films drôles d'une absurdité réjouissante comme "Tout ce que vous avez voulu savoir sur le sexe, mais aviez peur de demander" inspiré de la lecture d'un bouquin de sexualité sans grand intérêt. Dans ce film il y trois sketchs excellents : le pastiche des films d'Antonioni (sur la difficulté qu'ont certaines femmes à atteindre l'orgasme), les amours du docteur Ross, Gene Wilder, avec une brebis et bien sûr le sketch de fin qui participe donc à l'édification des masses populaires dans leur quête de sens à leur sexualité : d'autres scènes à la touche "menu" en bas à droite.

  • On va voir ce qu'on va voir à la rentrée

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    t-m_Manif1111.gifSur pas mal de blogs, je lis que la rentrée sociale va être agitée et que l'on va voir ce qu'on va voir. Vous voulez dire que les profs ne vont pas faire leur rentrée, les élèves investir les collèges et lycées, les salariés bouffer du saucisson et boire du rouge dans les usines et les bureaux avec les jeunes filles en fleur qui passent, les chômeurs se révolter ? J'aimerais bien que le peuple se réveille un peu, un tout petit peu, que les leaders de l'opposition, où est-elle au fait ?, arrêtent de se bouffer le nez entre eux, que les électeurs comprennent enfin pour quoi ILS ont voté à 54% sans réfléchir. J'aimerais bien que les gens comprennent que quand la maison brûle, il faut ou aider l'incendie à s'étendre ou à s'éteindre, ou bien encore à protéger les plus faibles des flammes. Or, les fonctionnaires mettent eux-mêmes en place des réformes qu'ils rejettent (c'est quelque chose que je ne comprends définitivement pas, chaque personne ayant une conscience pour refuser de commettre un acte qu'elle juge abjecte), les salariés se demandent surtout s'ils auront assez de fric pour remplir le réservoir de la bagnole, les jeunes se passionnent plus pour deux ou trois crétins décérébrés enfermés dans un loft comme des rats de laboratoire, et les chômeurs comme les précaires se résignent à leur sort peu ou prou, et n'ont plus le courage de se battre.

    Quant à ceux que l'on appelle les "bobos", ils voudraient que ça change à condition bien sûr de pouvoir continuer à vivre sur Paris intra-muros sans croiser trop de banlieusards, de petites racailles ou de prolos, ce qui a comme conséquence une hausse des prix sur Paris sans commune mesure avec ceux qui se pratiquaient auparavant (deux tranches de Poilâne, trois tranches de sauciflard à l'ail, quatre feuilles de salade, une tomate, ce que l'on appelle pompeusement "salade paysanne", c'est 23 Euros maintenant dans un bistro ripoliné de manière "amélipoulinesque"). Ils feraient vite comme ces riverains du Canal saint Martin qui trouvaient "hypêêr sympa" les premiers temps les tentes des "Enfants de Don Quichotte" installées le long des police.jpgrives, puis au bout de quelques semaines ont pétitionné pour virer ces "squatters" parce qu'un pauvre ça boit du mauvais pinard, ça a du mal à se lever et ça se fout complètement de la dernière expo nombriliste de Sophie Calle (la prochaine fois que nous racontera-t-elle, sa coloscopie ?). Comme tous les bourgeois, de droite comme de gauche, ils se soucient surtout de leur petites personnes. Les "bobos" justement trouveraient cette constatation "paternaliste" et "réactionnaire" (est paternaliste ou réactionnaire ce qui les arrange pas ou les empêche de s'adonner à leurs névroses distinguées), mais avant dans les familles il y avait toujours une assiette pour un pauvre ou quelqu'un qui n'a rien à manger, je connais aussi des familles où l'on invitait ces pauvres à entrer et se restaurer.

    Nous ne parlerons pas bien sûr du clientèlisme roi et du népotisme hallucinant de notre société française que certains voient encore comme le phare des nations développées, tu parles. On me rétorquera que les jeunes se sont battus contre le CPE et qu'ils ne sont pas si indifférents, alors que ce CPE n'est qu'un épiphénoméne et que le problème est global. Des étudiants de lettres, d'arts ou de sciences humaines se sont aperçus en maîtrise que leur formation ne mène à quelque chose en France qu'à condition que PapaMaman aient des relations, ou un Tonton ou g8.jpgune Tata gâteau (un exemple : chacun sait que c'est pour leurs "talents" littéraires que Lolita Pille chez Flammarion ou Virginie de Clausades chez Grasset trouvent des éditeurs). Il faut dire qu'en France, les créatifs sont considèrés comme bien sympathiques mais tout à fait inaptes à autre chose, qu'il faut des matheux bien dociles qui voient le système en équations et théorèmes, suivant des chemins tellement balisés que c'est toute l'Éducation qui finit par s'embourber. De toutes façons, les jeunes savent très bien ce qui leur arrivent quand ils bougent un minimum (voir photo). On leur envoie les CRS ou on leur colle des "casseurs" dans les pattes. Certains rêvent alors du retour de l'ancien système scolaire. J'ai compris combien c'était une erreur en regardant "le Vieil Homme et l'enfant" de Claude Berri, excellent film sur l'occupation et l'antisémitisme soit dit en passant, beaucoup plus intéressant que le film surestimé de Begnini, qui montrent quelques scènes à l'école primaire, on punissait quand même parfois les fortes têtes en leur rasant le crâne et les moins scolaires étaient tout aussi rejetés.

    Ce serait trop dangereux aux yeux des décideurs et ça leur colle une trouille bleue visiblement d'embaucher des personnes sortant du cadre. Pour relier à l'international, il ne faut pas trop critiquer les américains sur le sujet de l'éducation, même sous Bush, l'université d'Harvard avait l'an dernier un budget de 35 milliards de dollars à elle seule soit le budget total de l'enseignement supérieur français qui préfère financer des travaux prioritaires pour le progrès de la science comme la thèse sur l'astrologie d'Elisabeth Tessier (dont le talen fût lié un temps à son beau fp.jpgfessier maintenant rechapé, ah, ah, ah, suis-je spirituel ?). A ce propos, hier Darcos et Fillon m'ont fait bien marrer à la télé en expliquant pourquoi ça allait mieux en supprimant des postes dans l'Éducation Nationale  et en diminuant les budgets. Cette époque c'est un peu la revanche du minable qui était en fond de classe il y a vingt-cinq ans, qui se passionnait pour sa mob transformée, pour le fric qu'il gagnerait plus tard, qui n'écoutait pas de musique, ne lisait pas de livres et n'allait jamais au cinoche, en 2008, maintenant qu'il est trentenaire tout le monde raisonne comme lui. Il y en a un peu trop qui mettent tout sur le dos de Sarkozy, qui écrivent des livres, dont certains défendus sur ce blog, pas si mal (décevants un peu plus tard quand on découvre un de leurs textes dans un magasine défendant le même Sarko becs et ongles, le magasine pas l'auteur, on a bien sûr le droit d'écrire dans une revue contraire à ses opinions mais après un pamphlet anti-Sarko c'est se dédire), mais ce n'est pas Sarko le problème. Sarko n'est qu'un opportuniste qui a ramassé le pouvoir qui était à terre et profite d'une société apathique et complètement sclérosée (c'est très dangereux la sclérose de ce genre, ça précède souvent la crise finale) perdue dans ces vieux démons.

    On s'autoglorifie tous dans la célébration de la Libération (qu'est-ce qu'on était bien quand même !) en sachant très bien que les vrais résistants furent rares, on traite les adversaires de pétainistes ou de staliniens (ça revient à la même connerie), on cite l'un ou l'autre mais bien sûr on ne fait rien pour que ça change, et l'on continue à balancer dans la gueule des cathos la Saint Barthélémy ou l'Inquisition alors qu'il y a des catholiques qui auraient certainement quelque chose à apporter à la société ne serait-ce que par la doctrine sociale de l'Église : au lieu de cela malheureusement on a d'un côté des tradis qui jouent à la poupée en rêvant d'un passé révolu ou des progressistes qui ne croient plus en grand-chose sauf en une sorte de syncrétisme panthéiste sans intérêt. Sur les rapports entre protestants et catholiques, je rappelle quand même que les deux confessions chrétiennes se sont réconciliées en 1994 à l'initiative de Jean-Paul II. Cela vaut bien certes ces cathos de droite, on me dira, qui s'inquiète du retour des dictatures communistes alors que c'est surtout le nationalisme arrogant le danger, qui accusent le gauchisme de "soissantuite" de tous les maux feignant de ne pas comprendre l'influence beaucoup plus néfaste du consumérisme. J'ai mis une photo du Front populaire volontairement émeutes.jpgcar les mesures pro-famille prises à la fin de la guerre, et avant, l'on été gràce et sous l'inspiration de ce moment de l'histoire contemporaine, en particulier la création des Caisses d'allocations Familiales, ce que je trouve assez ironique, les gens de gauche maudissant quiconque défendant la famille actuellement, ceux de droite vouant Blum aux gémonies encore maintenant.

    Il y a aussi la frilosité remarquable des banques dans notre pays. Celles-ci investissent dans ce qui n'est pas risqué, dans le long terme pas trop angoissant. A une personne qui veut créer une micro ou une moyenne entreprise, on préfèrera prêter à quelqu'un qui offre des garanties, pour construire une baraque. Tant pis si le créateur d'entreprises créaient aussi deux ou trois emplois, de deux ou trois emplois en deux ou trois emplois on finirait par résorber le chômage endèmique et qui dynamiserait l'économie. Non, on donne le fric à un couple de retraités ou un couple de profs. C'est d'ailleurs une contradiction remarquable du libéralisme français qui favorise démesurèment le capital en lieu et place du travail comme ces patrons incompétents (Alcatel, Société Générale, LCL et Bernard Tapie...) qui se paient avec largesse et font couler leur entreprise. A ce propos je suggère à tous les clients de banque de demander une commission de médiation à l'amiable dés que la banque les embête pour un découvert, comme actu330.pngça juste pour voir. Je crois que la France est encore un pays insouciant, qui croit encore être un pays sans problèmes ; car bien sûr on ne parle jamais des 900 000 SDF, ni des 7 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté, on ne montre les bidonvilles (hé oui, il y a des bidonvilles en France) que sous l'angle de la dangerosité sociale, la justice laisse dehors des gens qui auraient besoin de soin, en enferme d'autres pour des broutilles.

    Il y a trop de Münich sociaux, il serait temps que la France se réveille de son passé et s'inquiète de ce qui se passe dans le monde, comme les émeutes de la faim ou les manquements aux droits fondamentaux en Chine même pendant les jeux du cirque, la destruction progressive de la planète. Je ne veux plus rêver de tel ou tel héros, de tel ou tel pamphlétaire de talent d'avant. Je ne veux plus lire les citations que s'envoie au visage les uns et les autres. C'est ici et maintenant que le pays doit changer et en profondeur.

  • Le Pape s'inquiète de la résurgence des nationalismes

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    Je m'étonne toujours de constater que finalement les catholiques européens en général, et français en particulier, lisent trop peu souvent réellement les textes du Pape. A droite comme à gauche on fait comme partout ailleurs dans la société, on prend ce qui arrange (peu de gens lisent vraiment, par exemple, la doctrine sociale de l'Église qui s'oppose à la fois au libéralisme et au marxisme). Je l'ai déjà montré en publiant sur ce blog une remarque de Jean-Paul II sur la politique glanée dans le livre de Marek Halter, "la Force du Bien", qui allait contre tous les présupposés qu'ils soient "tradis", progressistes, charismatiques ou athées, voici un texte de Benoît XVI qui fait de même sur le nationalisme qui contredit les catholiques de droite ou de gauche pour lesquels la foi est surtout une question politique ou sociale alors qu'elle est bien plus que ça pour un croyant.

    nationalisme.jpgdépêche AFP de ce jour - ROME - Le pape Benoît XVI s'est dit "vivement préoccupé" dimanche par la tension internationale croissante et a mis en garde contre le danger de résurgence des conflits nationalistes, faisant visiblement allusion à la Géorgie et la Russie ( note d'Amaury : mais pas seulement)

    Le monde doit éviter "un retour aux affrontements nationalistes qui ont eu des conséquences si tragiques au fil de l'histoire", a déclaré le souverain pontife à l'issue de la prière dominicale. Les "événements récents ont affaibli chez beaucoup la confiance en ce que de telles expériences appartenaient définitivement au passé, mais il ne faut pas céder au pessimisme".

    Benoît XVI a plaidé pour des "négociations équitables et transparentes" afin de résoudre des controverses "liées à l'intégrité territoriale et l'auto-détermination". "La violence doit être refusée" et il faut "rejeter la tentation de traiter des situations nouvelles avec de vieilles méthodes", a-t-il lancé aux fidèles et touristes réunis dans sa résidence d'été de Castel Gandolfo, près de Rome.

    La semaine dernière, le pape avait demandé la création d'un couloir humanitaire pour acheminer l'aide humanitaire aux réfugiés en Géorgie, et la semaine précédente, il avait appelé au cessez-le-feu immédiat. La Géorgie et la Russie ont conclu un cessez-le-feu le 12 août, qu'ils ont signé en fin de semaine dernière. AP

    PS : une remarque en passant ; il y a déjà des partisans d'une laïcité pure et dure (c'est leur droit et je comprend quand on est cohérent avec ses convictions) qui organisent des contre-manifestations contre la venue du Pape en France (c'est leur droit itou) mais je m'étonne, il n'y avait rien de prévu pour la venue du Dalaï-Lama, autorité religieuse du Tibet mais aussi leader d'une société réellement théocratique pour le coup.

  • Se laisser aller à une crise de misanthropie

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    ata-misanthrope-ph4.jpgIl m'arrive de temps à autres de ne plus pouvoir supporter ne serait-ce qu'une minute le comportement de mes frères humains. J'en ai marre de laisser un crétin qui n'y connaît rien m'expliquer pourquoi je me trompe sur tel ou tel point et l'écouter sans broncher en affirmant à la fin qu'il a raison pour avoir la paix, on ne discute pas avec un crétin c'est la base, et que je tiendrai compte de ses conseils, je ne supporte plus les vulgarités, les rires gras, les louques à la con, la casquette du jeune couillon en face de moi dans le bus et les jambes de son survêt rentrées dans ses chaussettes, les filles qui se sentent obligées de montrer tout ou partie de leur chute de reins avec les djinns taille basse, je ne supporte plus les manifestations intempestives d'affectivité frelatée des un ou des autres. J'ai beaucoup de mal à subir l'inculture satisfaite et crasse actuelle des ignorants triomphants qui nous affirment qu'ils sont concrets, eux, non pas que je me trouve spécialement cultivé. Je déteste de tout mon coeur les masques, les faux-semblants, les hypocrites, comme ceux qui te serrent la main l'air extatique de l'apôtre de vitrail les joues roses et l'oeil mouillé pendant le "baiser de paix" mais ne sont pas fichus de le refaire une fois sortis de la célébration. J'en ai marre des préjugés, autant de droite, du style "être de droite c'est être réaliste", que de gauche, du genre "être à gauche empêche d'être bourgeois", ce ne sont que des manifestations d'ignorance de personnes qui ne connaissent rien aux sujets et les transforment en certitudes. J'en ai plus qu'assez de ce minable qui me prend pour un idiot quand je suis gentil et me respecte quand je montre mon mépris. Je ne supporte pas les adeptes de la "pensée positive", sorte de moderne méthode Coué, qui ne comprennent ni la dérision ni l'angoisse ou le simple questionnement sur le monde. J'en ai marre des égoïstes, de ceux qui préfèrent tout gâcher plutôt que se laisser aller à un peu d'amitié, de peur de perdre la face, je ne supporte plus du tout tous ceux qui ne se soucient jamais des conséquences de leurs actes ou de leurs paroles et s'étonnent ensuite. Je ne supporte plus ceux qui ont toujours raison, qui ne doutent jamais d'eux, un jour ils tomberont de haut.

    Et je hais la solitude plus que tout. Et ce que je hais encore plus est que je suis moi aussi marqué par tout cela.

  • Le culturiste chti - Dany Boon

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    Déjà, rien que le titre est lui seul tout un programme, presque abstrait. Quand je vois un reportage sur le culturisme, cela me fait toujours penser à un album des Bidochon dans lequel, ceux-ci, regardant une cassette de remise en forme, tombe sur le témoignage à la con d'un type bodybuildé qui affirme hilare "Avant, j'étais un minable, maintenant je suis un danseur exotique pour dames, bref j'ai réussi". Je pense aussi à ces types dans les salles qui "pompent du métal", rêvant de faire du cinéma comme la première midinette venue, buvant des trucs infâmes roses ou verts (des vitamines) et retournant derechef se faire les abdos en s'imaginant star du dernier film d'action.

  • L'enlèvement du Baron Empain - tomber dans les griffes des braves gens

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    mars_1978_63_jours_enchaine_photo_du_jour_grand.jpgJ'ai regardé l'émission de Christophe Hondelatte sur le sujet car ce fait divers passionnant est un des premiers évènements d'actualité qui m'ait marqué. Il y a trente ans, le baron Empain, patron du groupe Schneider en France, était enlevé. Au terme de multiples rebondissements et après qu'ait été dévoilée sa personnalité flamboyante livrée aux médias par ses proches, il était relâché mais l'homme ancien qu'il était était mort. Il est mort à la minute où il a compris que sa femme et son entourage ne l'aimait pas mais restaient pour le pouvoir et l'argent. Cela arrive à d'autres, un traumatisme suffit pour que la personne que l'on était disparaisse, et qu'une autre vie commence, parfois même cette nouvelle vie ressemble à un rêve, elle peut très bien s'assimiler à un cauchemar, quand le rideau des apparences se déchire et que l'on comprend ce qui se cache réellement derrière les attitudes et les postures ; La vérité fait mal à commencer par la sienne propre. Peu de gens aiment se voir tels qu'ils sont, et c'est ce qui est arrivé au baron et ce qu'il a surmonté.

    Quand il parle de ses ravisseurs, il raconte qu'il s'attendait à voir des truands aguerris, des gansters monstrueux, car il a vécu un véritable calvaire pendant les 63 jours de sa capitivité, humilié, ne voyant plus la lumière du jour, traité en animal ; et il découvre des braves gens quotidiens, y compris celui qui avait des accointances avec le milieu, d'une banalité étonnante à ses yeux. C'est toujours le même problème, l'on s'attend à voir des monstres commettre des monstruosités, et puis quand l'on découvre des êtres humains  c'est difficile à comprendre. Et pourtant, il semble donc bien que la civilisation n'est qu'un vernis qui camoufle mal la véritable nature de l'être humain et que celle-ci est marquée par la haine, la violence et la sottise. On remarque que dans la vie de tous les jours ces petites gens se plient aux conventions parce qu'ils ont peur de la force publique, parce qu'ils y sont contraints, et non parce qu'ils l'ont choisi. Ce qui est toujours étrange est que la plupart ne comprend pas la gentillesse, l'altèrité mais accepte mieux le mépris et l'aggressivité ou la violence qui sont le mode de fonctionnement normal de millions de personnes. Quand un quidam se sent dans son bon droit, il en viendrait à tuer.

    Le baron Empain leur a pardonné, ce qui témoignerait d'une grande force de caractère si c'était seulement par charité.

    28020e70-c603-11dc-8d33-311247f58dfa.jpgIl n'a pas pardonné par contre à sa femme et son entourage d'une monstruosité encore supérieure à ses yeux car se souciant pendant son enlèvement non de ses souffrances mais du "qu'en dira-t-on" et des conséquences de ce drame dont ils se foutaient éperdument sur leurs comptes en banque et leur réputation. Tous les milieux actuellement ont pris le même pli, hérité de la bourgeoisie du XIXème siècle, qui fait que le paravent des apparences est le plus important, l'ostentation et la possession de quelques objets prime sur le fond et l'âme, oubliant qu'ils sont humains. Personellement, je ne supporte pas les faux-semblants, les masques et déguisements moraux que l'on repère d'un seul coup d'oeil y compris quand ceux-ci se parent d'humanisme et de fausse compassion, ce qui est encore pire à mon sens. J'ai regardé il y a quelques jours quelques minutes de "Koh Lanta" qui montre des participants devant "survivre" jusqu'à la fin du spectacle à des conditions de vie éprouvantes. Bien sûr c'est scénarisé à fond et les producteurs poussent les larves qui se laissent aller à ce show dégradant à se bouffer le nez. L'un des survivants, qui est le "chef" du groupe, affirmait dans un extrait que "la nourriture serait distribuée selon les mérites et le travail effectué", considèrant que certaines tâches sont plus faciles il préconisait de diminuer les rations des femmes. Le pire est en plus que la majorité dite silencieuse (car maintenant elle le dit de plus en plus fort) raisonne comme lui, ce qui montre que le totalitarisme, la méchanceté, la cruauté sont toujours dans les cerveaux largement plus présentes que la liberté, la délicatesse ou les droits de l'homme. 

  • Drague à la plage (Dîtes ça vous dirait d'aller tirer un peti coup à l'hotel ?)

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    Amis de la poésie et de la distinction bonsoir ! C'est bientôt la fin de l'été et les dragueurs de plage commencent à remballer. Ce court extrait de film de Claude Confortès qui a adapté tous les albums de Reiser dans les années 80, avec la participation de l'auteur, montre que tout n'est pas à jeter quand même dans ce qui reste de son "oeuvre" contrairement à ce que diront les arbitres du bon goût (dans la cuisine faut du gros sel et du sel fin, sans cela pas de gastronomie, vous saisissez la métaphore ?). Avec Roland Giraud, le dragueur, Maurice Risch, le petit gros, qui joua ensuite le "Gros Dégueulasse", Michèle Brousse, la blonde et surtout, Catherine Leprince, une de mes premières émotions esthétiques. Pour toute personne qui a été adolescente pendant cette période pas si mal, ce sont des répliques inoubliables qui valent bien "Autant en emporte le vent" et son "My dear, I don't give a damn". On peut trouver les bandes originales de ces films dans la collection "Twist again au ciné" qui rassemble toutes ces raretés qui sont maintenant curieusement désuètes. Les années 2000 sont largement plus cyniques et largement plus puritaines...

  • Dans la catégorie on s'en fout : Rachida Dati est enceinte

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    Je viens de lire ça : Rachida Dati serait enceinte, elle ne cacherait plus les rondeurs naissantes de son ventre habillée lui aussi par Dior ou Gucci voire Dolce et Gabbana. La politique est tombée au degré zéro, cette dame fait passer des lois extrèmement dures pour les prisonniers, pour les justiciables (bien sûr en invoquant les victimes des sanglots dans la voix, là-dessus tout le monde est d'accord, alors qu'elle n'en a strictement rien à faire non plus, le pire étant que ça passe, ce qui prouve que la démagogie a encore de beaux jours devant elle. Il y a simplement des prisonniers qui vivent dans 9 mètres carrés à 5 ou 6 car ce sont aussi des victimes) et j'en passe (on pourra faire emprisonner quelqu'un simplement jugé dangereux ou inapte à la vie en société : sur quels critères ? Sur quelle base ?) et de quoi parlent certains journalistes : de la grossesse supposée de la ministre. Bientôt, on va se demander qui est le père, des paparazzi guetteront chaque sortie de la ministre chic et on ne parlera plus du reste, des questions qui fâchent. On pourrait aussi parler de son absence totale de travail à la mairie du VIIème de Paris, vous me direz c'est pas grave, les momies liftées de cet arrondissement éliraient un balai étiqueté UMP de peur qu'un "gauchisss" touche à leur magot de retraités pleins aux as. Serait-il possible que le bébé soit le fils ou la fille d'un des anciens chefs de cabinet de Madame Dati, un de ceux qu'elle a viré (onze en tout) ? Ou serait-ce qu'elle a effectué un retrait dans une banque spécialisée, du compte de Nicolas Sarkoz ? Il paraît qu'elle en rêve à défaut de pouvoir fabriquer un clone du "mini-moi" présidentiel. On nous répète sur tous les tons qu'il ne faut pas s'inquiéter, que ce n'est pas grave si la presse est soumise au complexe militaro-industriel, mais on n'a jamais vu une presse aussi déférente en face du pouvoir. Où est-ce Bernard Laporte ? On sait plus trop ce qu'on a fait la veille les lendemains de cuite (voir ci-dessous).

  • A regarder absolument avant de lire n'importe quel texte de BHL

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    La vraie nature de Bernadette

    BHL part une journée en Géorgie il a tout compris, il sait où est le Bien, il sait où est le Mal. Il sait qui sont les méchants, et qui sont les gentils. Un peu comme ces gens qui ont décidé que les serbes étaient les méchants en Yougoslavie, l'on a appris depuis qu'il y avait eu des camps de concentration et une purification ethnique également du côté bosniaque et du côté croate. Et les ossètes en témoignent, les géorgiens ont massacré aveuglément.

    BHL, il me rappelle ces gens qui passaient trois heures en Palestine et avaient tout compris, eux aussi, ils avaient la solution miracle :"il faudrait qu'ils fassent la paix". Personne n'y avait pensé avant, BHL lui il trouve que la guerre c'est pas beau. Ceux qui se la jouaient "citoyens du monde", avec l'uniforme, tongs, pantalons afghans, vague turban, chèche, en Palestine finissaient toujours par nous ressortir "le bruit et l'odeur" après une ballade dans le souk de la vieille ville de Jérusalem. BHL doit pioncer à l'Hilton, il n'est pas fou.

    La vidéo ci-dessous est beaucoup plus pertinente sur BHL que les livres qu'il écrit sur lui, et le commentaire de Desproges résume bien le personnage car c'en est un.

    Une parodie de l'article de BHL

  • The Duke of Soul is dead - tribute to Isaac Hayes

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    Isaac Hayes est mort, "The Duke of New York", "King of soul", il a incarné le vrai "bling-bling" avec plus de classe que d'autres dés 1972. On le connaît surtout pour "Shaft" mais il n'y a pas que ça, il y a aussi "Hold on I'm coming" pour Sam and Dave à la base. Il a profité des premiers 30 centimètres (sans allusion graveleuse à la puissance de son organe je vous prie) pour enregistrer des morceaux de plus d'un quart d'heure qui développe des cuivres envoûtants, des basses sexy, des cordes comme du velours. Il a fait l'acteur pour John Carpenter dans "Escape from New York" où il jouait un duc de New York tout en force. Il a influencé durablement les rappeurs qui le singent avec le "crunk" ou le "booty shank" avec infiniment moins de personnalité. Depuis quelques années il doublait "Chief" sans "South Park". Tant que les créateurs du show se foutaient des chrétiens, il n'en avait rien à faire, mais il est parti quand ils s'en sont pris aux scientologues, car, et c'est une sacrée mauvaise note dans sa bio, "The Black Moses" s'était converti aux absurdités de Ron Hubbard (les vibrations, les oscilloscopes pour mesurer ses engrammes etc...). Je préfère me rappeler de lui à "Wattstax", voir ci-dessous (Stax : maison de disques concurrente de la Motown, et moins encline au sirupeux).

  • Babylon A.D - ce que le monde vous prépare

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    medium_babylon_ad_1.jpgDantec, je l'ai vu pour la première fois il y a une quinzaine d'années sur un plateau de tôlque chaud, ses lunettes noircissimes, son débit saccadé, ses trouvailles hallucinées de grand génie malade et ce n'est pas que j'avais été emballé par tout ce qu'il disait, mais enfin un auteur de genre montrait de la personnalité : punk, destroy, mystique, parfois sortant des conneries ahurissantes, mais Dantec a de la personnalité, Dantec est un homme au sens strict, un type qui va jusqu'au bout, qui se trompe jusqu'au bout, et cherche sans cesse la rédemption. Il fascine beaucoup de monde, à commencer par les petits fachos par son côité viril justement, cela n'empêche pas de le lire. Ses livres disent simplement ceci : voilà le monde que vous préparez à vos enfants, la destruction, la pollution, la pourriture, le mal fait aux faibles et aux plus petits, la pauvreté, la violence, la guerre. Certains nous disent que tout va péter, que ça ne peut pas durer, ils en rêvent de ce que ce le monde croule pour de bon, et eux avec car ils sont attirés par le néant. A force de fantasmer là-dessus, ça va bien finir par arriver. Dantec dit simplement ce qui se passera alors. J'ai toujours eu un faible pour les types dans son genre, capables de créer tout cela. Et puis faire tenir ce qui reste de la civilisation, du sens des autres, dans un civet de lapin, voila qui est très humain.

    babylon-ad-affiche-2-grand-format.jpgBien sûr le film trahit le livre mais dans la première partie, jusqu'à la "mort" de Toorop à New York, on s'en ficherait presque. Je vais être bref : on s'en prend plein les yeux, la caméra bouge sans cesse, mais l'action reste lisible. Et l'idée d'une jeune fille, possédant tout le savoir du monde dans son esprit, marquée par le Bien, qui sauve le monde en donnant la vie à deux enfants, voilà qui a tout pour me plaire. Il y a deux-mille ans, c'est déjà arrivé à une jeune fille de Judée, une jeune palestinienne, de donner la vie au sauveur de Monde et cela, j'y crois profondément, a tout changé du microcosme au macrocosme. Et puis, le fait qu'Aurora soit protégé dans un monastère de chrétiens d'Orient qui maintiennent leurs traditions depuis la naissance du Christ, voilà qui n'est pas pour me déplaire non plus. Bien sûr, la jeune fille est convoitée par le pouvoir, celui des marges, le pouvoir de l'argent, et par la grande prêtresse d'une secte qui avant de songer une seconde au salut du monde pense surtout à sa mainmise sur ses disciples. Hypothèse délirante que tout cela, diront les pragmatiques, les réalistes. Donc après la "mort" de Toorop, le film s'enlise, ça se gâte, le réalisateur brusque tout, on a l'impression que les décors sont plus "cheap" et le rythme est cassé, et la mort de Gorsky/Depardieu est vraiment grotesque (on se croirait dans un mauvais manga). Sur le plan purement cinématographique, je préfère "Demonlover" d'Assayas, bien plus pertinent.

    Ce que dit ce film, comme le livre, c'est que ce qui arrive dans le reste du monde, c'est de notre responsabilité collective. Et ce n'est pas agréable à voir, autour de moi les spectateurs trouvaient ce qu'on leur montrait trop désagréable, trop réaliste. Et pourtant, nous restons fascinés par la destruction, la guerre, la haine, la violence. Et pourtant, ce monde mérite d'être sauvé quand même mais pas en créant un homme nouveau, en prenant conscience de notre humanité enfin. Il serait temps.

  • Manaudou : idole déchue

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    laure-manaudou_diaporama.jpgLaure Manaudou a été l'idole tant qu'elle a gagné les médailles comme si cela n'était pour elle qu'une distraction et un jeu. Elle a été encensée, idolâtrée, on l'a fait parler sur tous les sujets. Et puis elle a grandi, elle est tombée amoureuse, d'un petit con vicieux qui a ensuite mis des photos d'elles dénudées sur Internet, après l'avoir poussée à venir travailler en Italie, là la chute a commencé. Pour le public, l'idole est assexuée et déshumanisée, elle n'existe pas en dehors de ses victoires et du culte du corps parfait. Souvent, on se dit que les images des J.O. ne sont finalement pas si loin des documentaires de Leni Riefenstahl, exaltant un homme nouveau, mutant et post-moderne, dépourvu de conscience et uniquement conçu pour la performance, comme une machinerie. Après ces épisodes, Laure Manaudou a encore changé d'entraîneur, au grand dam du public et de l'intéressé qui ne comprend pas qu'on ne parle pas de la même manière à une gamine de 14 ans et à une jeune femme. Aux jeux de Pékin, elle n'était que l'ombre d'elle-même aux yeux du public ingrat, mais ses larmes montraient qu'elle s'était relevée de tout ce qu'elle a vécu, comme une combattante dure au combat. Le public n'a pas compris car pour lui une idole qui tombe doit périr, comme au bon vieux temps des jeux du cirque...

  • Idées reçues glanées sur les blogs

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    J'en ai un peu ras le bol de lire toujours les mêmes conn...idées reçues sur les blogs, quelle que soit leur préférence politique...

    J'en relève quelques unes ici là d'où elles viennent (voir fig ci-dessous).

    Poubelles_NY.jpg

    Blog : n.m. Inutilité, mais y aller quand même et commenter

    ou bien : refuge de génie méconnu injustement

    ou bien : endroit à salir et pourrir

    Bobo : n.m. à droite quelqu'un qui lit, va au cinéma et au théâtre parfois et se soucie un peu du monde qui l'entoure, à gauche caricature sans fondement

    Catholique : adj à droite forcément "tradi", à gauche, intégriste, à la rigueur gentil progressiste

    Commentaires (de blog) : n.m. le plus souvent, défouloir

    Couilles : n.f. plur le contradicteur n'en a pas le plus souvent ou du moins on le suspecte de ne pas en avoir

    - organes fondamentaux du contradicteur ou de l'insulteur anonyme, en est souvent dénué lui aussi

    Ego : fondamental sur Internet, surdimensionné

    Évènements historiques: n.m. sur Internet n'ont pas eu lieu, sont de la propagande de droite ou de gauche (voir Thierry Meyssan)

    Facho : n.m. ou adjectif un contradicteur de droite avec lequel on ne veut pas discuter

    Foi : n.m dire : "je respecte ta foi mais j'aime pas les intégrismes", ce qui veut dire que l'on assimile la foi à l'intégrisme

    Fonctionnaire : n.m. plur fainéant, râler dessus

    Forum internet : n.m. défouloir

    Gaucho : adj contradicteur de gauche avec lequel on ne veut pas discuter

    Génies méconnus : n.m. adj un grand nombre d'auteurs de blogs

    Humour : n.m. blagues racistes ou sexistes

    Internet : n.m. à droite, contrôlé par les bobos, à gauche, submergé par l'extrème-droite

    Islam : n.m. repère d'intégristes sauf quand ils sont modérés

    Juif : adj intégriste, sauf quand on parle de la Shoah

    parfois dire "je ne suis pas antisémite, je suis antisioniste", pour justifier son antisémitisme

    Modération : n.m. méchanceté gratuite qui empêche d'insulter les autres en toute liberté

    Pédé(raste) : n.m intervenant poli sur un blog

    Politesse : n.m. vieillerie inutile ou habitude politiquement correcte (voir ci-dessous)

    Politiquement correct : adv + adj Tous ceux qui ne pensent pas comme moi et qui argumente

    Politiquement incorrect : adv + adj dire des insultes racistes, xénophobes et tutti quanti en toute impunité

    Prétentieux : adj masc Quelqu'un qui a plus de culture que moi

    Sujet (connaître un) : n.m. compiler quarante pages de "Google" ou naviguer sur des sites

  • Sexe, drogue et Robert Evans

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    J'ai toujours adoré le cinéma, depuis la première fois où l'on m'a emmené voir un film au grand "Rex" à Paris, un Disney, comme tous les gosses de cette époque (à cette époque, les films se partageaient surtout avec d'autres dans des salles comme le "Rex" et non tous seuls devant l'écran de télévision). Dans ce cinéma, on voyait bien que les décorations étaient toc, mais ce n'était pas grave, c'était magique. Et voir un autre monde s'ouvrir sur l'écran l'était encore plus. Hollywood, c'est pareil, on sait très bien que c'est du toc, y compris la posture cinoche indépendant, finalement aussi commercial que l'autre, mais d'une autre manière, rajoutant des alibis, des références, un message plus ou moins bidon. Il y a là-dessus deux livres indispensables : "Le Nouvel Hollywood" et "Sexe, mensonge et Hollywood" de Peter Byzkind. On y apprend que les stars n'ont pas changé, elles font cependant plus attention à leurs comptes en banque. On y rencontre les nouveaux "moguls" et ceux qui ont connu la déchéance comme Robert Evans, tout aussi fascinant que les premiers nababs, que ceux de "l'Age d'or" comme ce cinglé fabuleux et flamboyant de Darryl F. Zanuck à qui l'on doit le meilleur du film noir et les films sociaux de la Warner (dont le descendant, Richard, continue de produire d'excellents réalisateurs). Avec Evans, dont le film "The kid stays in the picture" retrace la vie, on a tout, des succès à la con comme "Love Story", des chefs d'oeuvre malades comme "Chinatown", la fête, la luxure, les gros cigares et les brushings, les filles dans le jacuzzi puis la dope, les flics et la taule. Ce type est odieux et imbuvable comme tous les autres "kingpins" d'Hollywood, mais il fascine, autant que les deux frères Weinstein, passés du Bronx à Miramax. Cela me laisse penser aussi qu'un vrai cinéphile connaît le cinéma d'avant les années 80 pour être crédible et comprendre la continuité des genres et des oeuvres : "Indiana Jones" vaut bien "le tigre d'Eshnapur" de Fritz Lang, Tarantino doit beaucoup de choses à Melvin Van Peebles, voire aux feuilletons policiers des années 70, sans "Metropolis", pas de "Blade Runner", sans les "serials" pas de Science fiction...

  • Les gosses de Maltot : des vacances pour les gosses de Drancy

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    Quand des gamins s'occupent à jouer au foot, faire du canoé, s'essayer au base-ball, et qu'il y a des personnes formées à cela pour les entourer, cela donne des gosses épanouis et heureux de vivre, mieux dans leur tête et leur corps. C'est ce que ce blog dont Eric, le directeur du site de Maltot, entre autres activités, m'a envoyé le lien, démontre.

    Sur la photo, ils sont au match Caen/Valenciennes

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