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  • Bonnes vacances !

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    Barbey.jpgBonnes vacances à tous les visiteurs de ce blog totalement immodeste et fier de l'être ! Bonnes vacances à Lily, Grossel, Bertrand Redonnet, Niki, Éric, Eric Low, Jean-Yves, Ffff, Bernard, Gérard, Marie, Aurélien, Blind Theseus, Laura, Yfig et les autres ! En effet, je pars quelques jours (jusqu'au 9) au bord de la mer non loin de Cherbourg en un village où Barbey d'Aurevilly écrivit (peut-être) "Une vieille maîtresse" (voir photo de sa maison ci-contre).

    Bonnes vacances aussi aux connards, aux cuistres, aux vantards, aux pleutres, aux hypocrites, aux faux-culs, tout ce petit monde qui ne s'arrête jamais ce qui me permet d'entretenir ce blog, comme quoi rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme (par exemple, je viens d'apprendre que finalement la Chine va quand même continuer à censurer l'Internet et que le CIO l'autorise, il y aura des choses à dire sur les J.O. je le sens, je sens venir le festival de sottise, olympique, ah, ah, ah, suis-je donc spirituel).

    On se revoit le 9...

  • L'étrange définition de la discrimination selon la Halde

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    Deux poids, deux mesures...discrimination-genetique.jpg

    Quand un gros se plaint de discrimation, les gens l'écoutent, l'approuvent, l'encouragent parfois, mais la plupart du temps ils pensent sans trop se l'avouer qu'il n'a qu'à faire un régime au lieu de se plaindre ce gros lard (régime dont ils ne pourraient supporter la discipline eux-mêmes). Or, la discrimination par le physique est certainement la plus répandue, la plus hypocrite et la moins médiatisée. En est-ce une pour la Halde ? Cette anecdote donne une réponse.

    Un enseignant suppléant a posé sa candidature pour effectuer des remplacements dans l'enseignement privé. Il a donc suivi la procédure normale : topo par deux responsables de l'OGEC (gestionnaires des établissements) sur l'enseignement catholique, entretien avec deux chefs d'établissement pour le pré-accord. Il reçoit quelques jours après une lettre qui est aussi une fin de non-recevoir (alors qu'il a six ans d'expérience dans le public sans une anicroche). Téléphonant à la présidente de jury, on lui répond, à sa demande, que ce refus est motivé par le fait que "son physique peut gêner les élèves", ce qui est noté sur son dossier.

    Il porte à la plainte à la Halde qui lui annonce six mois après qu'il "n'y a pas eu discrimination" et on lui répond qu'il n'y a pas assez d'éléments (une jeune femme du service juridique qui se paie franchement sa tête au bout du fil). Eût-il subi une autre discrimination que les choses auraient été différentes.

  • Siné est-il un gros con ?

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    150x250_borat.gifSiné, comme d'autres avant lui, se pare de la dignité de la liberté de pensée après son éviction de "Charlie". Il oublie de dire que ce n'est pas à cause d'une blague sur les juifs qu'il est viré mais parce que Val lui reproche en fait son soutien à Denis Robert. Siné a raison sur un point, si on a le droit de dire en France qu'un intégriste juif vaut bien un intégriste d'une autre religion, ça gêne quand même un peu aux entournures. Or, la connerie des juifs "hassidim" vaut bien celle des autres fondamentalistes, sans parler des "loubavitch" qui sont si drôles quand ils dansent dans "Rabbi Jacob" mais imposent aux femmes et aux enfants des pratiques d'un autre âge, d'une sottise remarquable, comme de forcer les femmes de se raser les cheveux à cause d'une tradition imposée depuis le IIIème siècle par un rabbin certainement un rien névrosé. 

    Par contre le fait d'accoler juifs et pognon comme le fait Siné est d'une connerie sans nom et digne du café du commerce, rien à voir avec la liberté de penser. Dans les cités de nos quartiers, il y a des français de confession juive pauvres et précaires, comme ceux du XXème arrondissement de Paris (dans l'affaire du jeune Rudy, les médias avaient oublié de dire que c'était une bagarre de gangs ethniques, ce qui devait arriver à force d'encourager le communautarisme à tout crin), et il y a des français de confession juive parvenus et bourgeois ailleurs. Quant à "Charlie" qui se pare également de la dignité de la liberté de la presse, ça fait rigoler : qui a renfloué une partie du capital de "Libé" et de"Charlie" déjà ? Val avait peur de déplaire à l'actionnaire majoritaire (qui a certainement plus d'humour et est capable de remettre tout seul Siné à sa place) ?

    Et oui, Siné est un gros con qui ne fait pas rire.

    Ci-dessous un exemple d'auto-dérision (longue lignée en vrac : des Marx Brothers à Jerry Lewis, en  passant par Chaplin, Sacha Baron Cohen, les Z.A.Z et Woody Allen...)

  • Amnésie sélective : comment oublier que l'on a voté sans réfléchir ?

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    memoire.gifA la caisse d'un supermarché ce midi, j'entend une femme parler de sa retraite, "de ce que le gouvernement va les baisser, du pouvoir d'achat, de l'horaire de son fiston, qu'est cadre, qui va bosser plus et gagner moins". Je lui demande pour qui elle a voté. Elle ne sait plus trop. Tout ce qu'elle se rappelle c'est que sa fille lui disait qu'il fallait voter Sarko "passqu'il avait une belle gueule". Faut pas se plaindre des "réformes" qu'il met en train alors que vous l'avez élu à 54% braves gens ! A 70%/80% chez les cadres qui vont bosser 235 jours par an, soient, quand on retire les dimanches, les jours fériés, tout le temps somme toute ! A 70%/80% chez les retraités alors que "leur" président est en train de fiche en l'air le système de retraites par répartition, favorisant la capitalisation ! Ce ne sont pas les seuls, à gauche les profs ont fait payer à Ségolène le fait qu'elle travaillait avec Claude Allègre, préférant se tirer une balle dans le pied que de contrer le nabot (dont ils mettent en place les réformes sur l'Éducation avec un aveuglement qui m'affole), quand les autres électeurs de gauche n'ont pas voté n'importe comment sans songer un seul instant aux conséquences. Alors que quand la maison brûle, il faut agir vite et s'unir. A moins que beaucoup de ces électeurs ne soient que des bourgeois comme les autres qui se font plaisir et oublient l'intérêt commun ensuite. Curieusement, tout ce beau monde a oublié les 54% de Sarkozy, tout ce beau monde achète les journaux qui n'arrêtent pas de nous parler de Carla et Nicolas, Rachida et Cécilia.

    Non ? Vous aviez oublié qu'il faut réfléchir avant de voter ?

  • L'Afrique continent démocratiquement sinistré

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    Afrique.jpgQuelqu'un m'a hier posé cette question intéressante et provocatrice : Combien y-a-t-il de vraies démocraties en Afrique ? La réponse est simple, aucune. Il paraît qu'aborder ce sujet risque de me "faire coller au mur", on verra bien. Il y a trente ans que les derniers pays africains encore colonisés sont devenus libres, or, ce sont les oligarchies qui dominent, captent tout l'argent, confinent les plus pauvres dans leur misère. Il y a plus de vendeurs de 4X4 et de produits de luxe en Afrique qu'il n'y en a en Europe. A cela, on répond souvent qu'il faut laisser le temps aux africains d'accéder à la démocratie, que, nous, n'est-ce pas, il nous a fallu du temps pour faire notre révolution, qui c'est bien connu, a aboli tous les privilèges depuis. Cet argument du délai ne tient pas, la démocratie se fait ou ne se fait pas, elle s'encourage de toutes façons à tout prix, et la liberté n'est jamais négociable en attente d'un lendemain meilleur promis par les oligarques en échange de sacrifices toujours plus importants. Bien sûr, que l'Afrique soit couverte de dictatures sanglantes, ethniques, théocratiques (qui favorisent les traitements barbares contre les jeunes filles, de l'excision aux mariages forcés), pseudo-révolutionnaires, arrange ceux qui font des affaires sur le dos des esclaves modernes, car il s'agit bien d'esclavage quand on parle des travailleurs africains actuels (l'on pourrait parler également des jeunes femmes africaines ou asiatiques exploitées en Europe par leurs propres frères et soeurs de couleur). Et cela nous arrange nous consommateurs car cela nous permet de maintenir notre train de dépenses, qui est une fuite en avant. Certes, quand le colonisateur est parti, il a tout emmené sans aider à préparer la suite, le colonisé refusant cette aide souvent, certes il y a eu l'esclavage, mais ce n'est pas cela qui crée les dictatures, engendre les tensions tribales ou favorise l'enrichissement de quelques uns.  

    En Amérique, en Europe, en France, l'on aime bien pleurer des larmes de crocodiles sur l'Afrique, montrer des chtits n'enfants africains à Noël ou à Pâques pour se donner bonne conscience, mais finalement on s'en fout qu'ils crèvent de faim. On parle aussi beaucoup du SIDA mais la fin des recherches sur un vaccin contre le SIDA touchera encore plus les africains, rappelons qu'un africain devient séropositif en moyenne toutes les 11 secondes.

    070215_FranceAfrique_Darfour.jpgIl y a aussi la question de l'aide internationale, bien sûr, pour ne pas passer pour -trop méchant- je tiens à prévenir, je ne remets pas en cause l'esprit de générosité et de don qui anime les volontaires mais bien souvent, arrivant comme en pays conquis, croyant bien faire, leurs bonnes volontés font parfois des ravages : je pense à ce jeune ingénieur parti en Afrique creuser un puits dans un village, l'ancien étant ensablé depuis une guerre. Partant de son bon sens, ou ce qu'il croyait tel, d'européen, il a creusé le puits au centre du village alors qu'avant les femmes devaient faire trois-cent mètres pour aller chercher l'eau. Mais subissant la sottise de traditions stupides, aller chercher l'eau au puits était pour elles le seul moment de liberté dont elles disposaient, le seul moment où elles sortaient du village sans risque. Ceci leurs permettaient de s'affranchir peu à peu de la tutelle des fondamentalistes musulmans (certains ne connaissent du Coran que deux ou trois sourates, les plus bellicistes) qui dirigeaient la région. Depuis que le puits est au centre du village, ces fondamentalistes ont retrouvé encore plus d'autorité qu'avant. Je me souviens aussi au Proche Orient de cette petite fille morte d'une septicémie car l'ONG s'occupant d'elle ne voulait pas qu'elle soit soignée en Israèl (ce qui se fait pourtant couramment à l'hopital Hadassah de Jérusalem sans problèmes pour tout le monde, arabe ou israèlien, juif, chrétien ou musulman). Ce n'est rien d'autre qu'un néo-colonialisme.

    A la fin de cette note, plusieurs choses : qui se soucie du Darfour où le génocide continue ? Qui se soucie des 103 orphelins de "l'Arche de Zoé" au Tchad ? Qui se soucie vraiment de la malnutrition ? Qui se soucie vraiment des pandémies africaines ?

  • De jolies mômes rue Mouffetard

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    Une vidéo de Grossel et un peu d'air de Paris.

    Par et par ici d'autres vidéos de Grossel (pour adultes avertis) dont il m'a envoyé les liens en réponse à ma note sur "l'érotisme des porcs".

  • Jolie tête à claques

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    europe un.jpgJ'ai un vice presque inavouable, à la limite pervers, j'écoute Europe 1 tous les midis ("Europ'Hiin ! Eurropin ilémidi, le journal, Pascalhumo !") parce que je trouve que c'est un excellent moyen de savoir ce qui se pense dans "le pays réel" même si les appels des auditeurs sont bien sûr filtrés dans le sens qui arrange. A 13h30, après les journaux, on a le droit, gros gâtés que nous sommes à un débat entre deux intervenants antagonistes la plupart du temps, Patrice Pelloux et Wolton, et depuis quelques jours une jolie tête à claques et les intervenants de drouâte habituels dont Zemmour ou Saucez (pardon, pouf, pouf, Saussez : ah, ah, ah suis-je spirituel). Jeudi, le thème portait sur les droits et devoirs des chômeurs, notre charmante intervenante en vient à assener à une dame chômeuse en fin de droit, RMIste, qu'il ne faut pas exagérer et dramatiser à outrance la situation" (la dame vit bien en deçà du seuil de pauvreté). Là, j'ai eu envie de décrocher mon téléphone et participer au "débat", car la jeune personne en question se fout un peu du monde vu que pour réussir, elle a disposé d'aide précieuse, en plus d'être une bonne élève (sur son blog, on apprend qu'elle avait 14 de moyenne en rédac, tu te rends compte c'est ça qui forme les grands écrivains, c'est connu !). Mais elle ne saura jamais ce que c'est que la précarité. Il n'y a pas qu'elle, certes. Certes, certes, mais il y en vraiment assez de tous ces bourgeois, de droite, de gauche, qui viennent jouer les grands esprits et nous font subir tous les les a-priori de leur classe, qui ne changent pas, nous abrutissent de leur étroitesse d'esprit, leur minois fût-il frais et charmant. Car les bourgeois n'ont pas changé de Guizot à Sarko. Comme beaucoup de pauvres petites filles riches qui s'introspectent souvent, elle a écrit deux ou trois autofictions...

  • "Même si..." - Rita Mitsouko

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    C'est une très belle chanson d'amour, pas mièvre, pas guimauve, loin des beugleuses lacrymales, des divas de prisunic à voix de canard. C'est d'ailleurs pour cette raison que ça ne passait pas à la radio suffisamment. C'est aussi un message personnel, à toi qui me lis, qui ressemble vraiment aux chats, et  puis surtout parce que, sans plus de raison nécessaires, l'amour, l'amitié, ça se met pas en bouteilles ou en formules, ça se vit. Pas besoin d'en dire plus. J'aime bien Catherine Ringer, excentrique, intelligente et classieuse, et j'aimais bien Fred Chichin (c'est con de dire que ce sont les meilleurs qui partent les premiers, mais les chanteurs de la Star Ac' sont en pleine forme, non ?)

  • 68% de téléspectateurs hypocrites

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    télé.jpgJ'entend ce chiffre ce matin et manque en tomber de ma chaise tant il me semble hypocrite : 68% des lecteurs de "Télé 7 jours" pensent qu'il y trop de téléréalité à la télévision et en ont marre. Or, quelles sont les émissions qui font le plus d'audience ? Les émissions de téléréalité : les shows où l'on se demande lequel des écervelés enfermés volontaires va craquer le premier, celles où des chaudasses en strings (la chaudasse est en string voire carrément cul nu) excitent de gros cons en tongs (plus c'est "trash", mieux c'est), une autre où quelques crétins se font humilier quotidiennement à l'autre bout du monde par des épreuves qui de dépareraient pas dans un camp de rééducation chinois, etc...

    Cela me rappelle ce type qui, un jour, alors que je ne lui avais pas demandé de le faire, s'est excusé à mon endroit, alors que je ne vois ce qui me donnerait cette autorité, de regarder les sitcoms de 20 heures de M6 "passque quand on est fatigué, on a pas envie de se prendre la tête" (je passe pour un type cultivé parce que j'ai trois bouquins dans ma bibliothèque, il se sentait coupable je suppose). C'est vrai que l'on n'a pas envie de se fatiguer le cortex quand on est crevé et les 68% de crétins lecteurs sondés (ça fait mal?) de "Télé 7 jours" raisonnent idem, mais quand ils sont en forme, ils ne changent strictement rien à leurs habitudes audio-visuelles : "L'ignorance c'est le bonheur" en somme. En cadeau en image, ami lecteur, une couverture du magasine suce-cité.

    Si vous raté le début :

    "Amaury a entendu parler d'un sondage sur la téléréalité et il n'est pas content..."

    Avis de l'office des chroniques de blogs : pour adultes dotés de cervelle et grands adolescents

  • L'ultime recours de l'être humain

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    Dans un entretien avec Marek Halter, pour son livre "la force du Bien", excellent livre sur la Shoah qui recherche ceux qui se sont conduits en justes, ont agi généreusement sous la botte nazie, souvent parce pape1.jpgqu'ils devaient le faire, sans plus de justifications, paru en pocket en 1999, retranscrit à la page 255 de l'ouvrage, Jean-Paul II parle de la nécessité de croire en l'Homme et au Bien (bien sûr les utopies dont il parle ne sont pas les idéologies mortifères qui consistent à massacrer d'abord et appliquer des idées ensuite). Je crois que ce dit Jean-Paul II est à méditer pout tous les catholiques qui souhaitent s'engager en politique. C'était prophétique quant au "choc des civilisations" que l'on ne cesse de nous promettre depuis un certain 11 septembre.

    "La religion doit être l'ultime recours de l'homme. Si la religion devient le recours exclusif, alors c'est la halter.jpgguerre des religions qui s'allume...Écoutez : quand vous êtes malade, vous appelez d'abord un médecin. Si vous appelez le curé, c'est que vous êtes certain de mourir...L'Église doit maintenir l'Éthique, la Morale, l'Espoir - sinon l'homme deviendrait fou à l'idée de la mort; il deviendrait fou de devoir sans cesse vivre avec cette idée. Mais si la religion reste seule, comme dernier rempart, face aux problèmes du monde, alors oui, c'est dramatique. Si ce que vous dîtes est vrai (Marek Halter suggère que les grandes utopies laïques ont disparu laissant le champ libre aux religions). Si les grandes espérances laïques ont disparu, il faut cependant en dehors des églises qu'il subsiste une croyance en l'homme"

  • Jack Lang est-il un traître ?

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    lang.JPGBien sûr, il a franchi le "fleuve de la honte" sans trop de problèmes. Il ne faut pas oublier aussi que de nos jours les valeurs de la bourgeoisie industrielle du XIXème siècle triomphant, ce sont les attitudes qui sont importantes, les postures, que l'on soit de droite comme de gauche, y compris la plus radicale, celle qui, si elle ne se retenait pas très fort, irait même jusqu'à accepter de partager son argent. La plupart finissent d'ailleurs par croire à leurs personnages. Bien sûr, la valeur commune à ces bourgeois, libéraux-libertaires, libéraux simples ou "bobos", celle qu'il ne remette jamais en question c'est celle de leur portefeuille et son contenu.

    Donc, si l'on n'a pas compris que le jeu politique est surtout une farce, l'on n'a rien compris, à quelques exceptions. La politique est là également pour aider à la promotion sociale (entendre vers la bourgeoisie), à préserver des égos sur-dimensionnés, et oublier les chiffres qui fâchent, comme celui de la pauvreté : 13.6% de pauvres en France. Jack Lang a d'ailleurs raison, les autres n'ont souvent pas de leçons à lui donner, car lequel d'entre eux a réellement réagi et fait des propositions quant à ce chiffre scandaleux ? Aucun. Les quatre, dont Le Guen et Valls, qui ont réagi hier dans "le Monde" affirment qu'il ne faut pas être sectaire, malheureusement il faudrait l'être contre la précarité. 

    Lien permanent Catégories : Politique
  • Utilité de la politesse - citation de Roland Barthes

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    barthes1.jpgJe viens de trouver cette citation dans un édito de Philippe Val intitulé "le retour des couilles" où il constate avec justesse que tout échange, surtout sur le net, est basé en gros sur ces organes, déniant au contradicteur d'en avoir comme argument le plus répandu plutôt que de se laisser, pour une fois, aller à une discussion intelligente, que la plupart des commentateurs, y cultivant leur délire préfère toujours la violence (pour montrer qu'ils en ont, des génitoires), et il préconise la politesse comme base des échanges. Car...

    «La politesse est plus généreuse que la franchise, car elle signifie qu’on croit à l’intelligence de l’autre.»
    [ Roland Barthes ]

  • Charles Bukowski

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    bukowski030-799634.jpgLa misère mène toujours à un voyage au bout de la nuit, au bout d'un tunnel, sans fin, parsemé d'archanges grotesques, d'anges du bizarre, d'alcool, de bitures et de destruction, de filles dont ils tombent toujours amoureux aussi vite qu'ils les quittent. Ce livre, composé de fragments de tous ses livres, romans et poèmes, explique pourquoi l'auteur a vécu le tout, l'origine du tout est son enfance comme beaucoup d'autres grands brûlés de l'existence. Loin de la littérature trop polie, trop honnête, Bukowski ne fait que montrer sa misère, mais la vraie misère. Il est aussi à mi-chemin entre Céline et Dostoïevski, pas si loin que ça de Montaigne, car persuadé des faiblesses de l'humaine nature et sachant également que le plus important est ce que l'autre donne, ce qu'il apporte. On pourrait s'arrêter à cela et sombrer dans le pathos et le cliché de l'écrivain en dérive, du génie méconnu trop longtemps parce que trop original ; c'est l'argument massue de tous les minables qui cherchent absolument le succès ou la célébrité, rechercher cette célèbrité le plus souvent même pour du rien, du néant, de la vacuité intersidérale, parce que comme on ne croit en rien d'autres, ça donne l'impression de survivre après le retour à la glèbe après la mort, ceci que le cercueil soit plaqué or ou pas. Bukovski se fout des idéologies et de l'engagement, il sait très bien que c'est souvent une mascarade, une farce macabre. 

    Bukovski n'en a rien à fiche de gagner des médailles, de passer à la télévision chez l'un ou chez l'autre, d'être bien vu de sa crémière ou de la charcutière, que l'on cause de lui dans les universités ou qu'il y ait de doctes articles sur son oeuvre. L'essentiel, c'est de continuer à écrire et d'être lu parfois. Il a une haute idée de la littérature, très loin de l'actuelle qui la réduit à des formules chocs vaguement provocatrices. Il enchaîne les petits boulots minables, les jobs où il doit subir la connerie de petits chefs beaucoup moins intelligents mais qui compensent cela en gravissant les échelons de la société pour se consoler. Bukovski s'en fiche aussi, tant qu'on le laisse coucher sur le papier ses mots. Il prend la responsabilité de sa situation, elle lui convient, il n'en rejette pas la responsabilité sur d'autres, il ne pleurniche pas sur le passé et son nombril. Et il sait bien qu'il a fait de mauvais choix, aux yeux du reste de la société, à ses yeux, aux yeux des ses proches, et que ce sont ces choix qui engendrent en grande partie la dèche et la précarité ; sa situation ressemble à celle de Philip K. Dick. On sent un désamour de lui-même, et finalement l'amour du reste de l'humanité, un amour vache et lucide certes. Il contredit tous ceux charles_bukowski.jpgqui pensent que la littérature c'était mieux avant, qu'avant le ciel était plus bleu, qu'avant les filles étaient plus jolies. Il suffit de regarder dans la bonne direction.

    En France, il n'y a pas que de jeunes cons et jeunes connes trentenaires ou pas, fils ou filles de, qui confient leurs états d'âme de privilégiés sur le papier, leurs histoires de cul mollassones ou leurs aternoiement de bourgeois se sentant coupables de trop bouffer, (tout en continuant à largement profiter de leurs privilèges) : Il y a Céline Minard, qui me fait penser à Bukovski d'ailleurs, par certains côtés, dont son indifférence aux médailles, son mépris total des convenances quant à une pseudo-réussite (dans un article sur elle, elle se moque des biographies "arrangées" qui font de son parcours un conte de fées, après la parution de son roman, "le dernier monde" chez Denoêl), il y a Grégoire Bouillé, qui montre que le romanesque n'est absolument pas mort, et des auteurs de genre qui renouvellent les points de vue. Bukovski a d'ailleurs été découvert en France par la maison d'éditions la plus intéressante des années 70 qui est les "éditions du Sagittaire" de Guégan. Et son exigence en matière littéraire me rappelle celle de Jean-Patrick Manchette, celle qui pousse à ne surtout pas respecter les convenances ou ce genre d'auteurs qui pensent que leur nom est déjà dans le dictionnaire. Je recommanderai ce livre, enfin, aux lecteurs d'Anna Gavalda, ceux qui veulent de l'authentique, du quotidien, de la vérité des "vraies" gens. Avec Bukovski, on est en plein dedans, dans la tourbe de l'humanité, dans sa vérité crue, et non simplement quelques clichés qui arrangent. On est au plus près des pauvres et des personnes que l'on croise tout les jours sans parfois les regarder.

    Titre : Avec les damnés | Auteur : Charles Bukowski | Editeur : LGF

    Ci-dessous une très belle animation sur un poème de Bukovski (sous-titrée en italien certes mais cela n'enlève en rien la qualité du travail graphique)

  • Le CV d'un gagneur

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    Ce CV est vrai, ce n'est pas une blague ou un détournement, c'est encore plus drôle que les "messages à caractère informatif". Le jeune inconscient qui a mis cette vidéo en ligne sur Youtube ne se rend pas compte qu'il est encore plus hilarant que Ranu dans les sketchs de Nicolas et Bruno. C'est un futur assujetti social et fier de l'être.

  • 98% de gènes en commun : du chimpanzé au primate humain

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    J'en ai déjà parlé, pour ceux qui ont lu la première note, voyez ça comme un exercice de style...

    2.jpgNous avons 98% de gènes en commun avec le chimpanzé et une conduite ainsi que des réactions qui ressemblent beaucoup à celles de ce primate qui est notre plus proche cousin. Ainsi, pour compenser un manque d'intelligence ou une vivacité moins rapide, le primate humain réagira avec plus d'agressivité, il poussera des cris, se frappera la poitrine, et de brutalité afin d'impressionner son congénère qui feindra la peur pour lui faire plaisir et avoir la paix. Le primate humain se balade souvent en groupe qui se compose de deux ou trois mâles dominants, ainsi que deux ou trois femelles alphas, et de quelques spécimens des deux sexes qui les suivent non pas par besoin de protection mais parce que les mâles et femelles alphas possèdent qui un objet, qui un habit, qui feront qu'ils seront respectés (chez les singes, c'est pareil mais plus simples comme signes : la taille du sexe, la couleur du derrière ou de l'appareil génital, la capacité à la violence). Notons que certains chimpanzés, en apprenant la langue des signes, ont fini par acquérir et conserver un vocabulaire de plus de 800 mots, soit quatre fois plus qu'un rappeur de banlieue ou qu'un écolier ayant subi plusieurs réformes de l'apprentissage de la lecture. Les personnalités les plus intéressantes chez les primates humains sont souvent des mâles ou des femelles solitaires, tout comme chez les chimpanzés. Pour résumer, le primate humain respecte essentiellement deux choses : la violence et la possession d'objets "totems". Et bien que le mâle humain se sente obligé d'offrir un restau à la femelle humaine avant de copuler, ou une pierre avec de jolis reflets, le comportement est le même. Et bien qu'ayant fabriqué des armes plus sophistiquées qu'un gourdin, rien n'a vraiment changé depuis Cro-magnon dans l'usage qui est fait des armes.

  • Trailers from Hell

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    FrankensteinOleOlsenBatman440.jpgTrailers From Hellest un site qui repère toutes les raretés du cinéma de genre, que ce soit des séries B ou Z, des films oubliés qui reflètent toujours les préoccupations de leur époque de manière beaucoup moins ennuyeuse que bien des pensums. Ne retient-on d'ailleurs pas plus les écrits d'Hérodote qui racontaient les légendes que ceux de Thucydide, qui était plus "sérieux" mais partiel ? L'initiative vient en premier lieu de Joe Dante qui fait partie de ces réalisateurs méprisés, encore maintenant, car ses films détendent et font réfléchir, oubliant qu'un film intelligent doit être chiant pour être pris au sérieux par l'élite auto-proclamée. On peut y partager les vidéos proposées comme celle de "La dixième victime" d'Elio Petri ci-dessous. On y trouve des contributions en vidéos de cinéastes et scénaristes actuels dont Eli Roth, Edgar Wright, ou Katt Shea et Joe Dante lui-même. En France, ce genre de choses oscille toujours entre le fanzine d'ados boutonneux névrosés et la feuille de chou intello qui prend ce prétexte pour traiter des névroses de trentenaires immatures, sur ce site on parle simplement de cinéma de manière sérieuse, sans prétentions inutiles ni fausse modestie. Et je crois que les anglo-saxons sont finalement plus cinéphiles. Dans les films choisis, il y a bien sûr ceux où des femmes géantes en bikini combattent des dinosaures, et des petites pépites, des trésors du cinéma d'angoisse ou d'anticipation, des trèsors de cinéma tout court.

  • "Bienvenue à Boboland" de Dupuy et Berberian

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    boboland.jpgJe viens de finir l'album et plutôt que de rire, j'ai surtout ressenti un peu de dégoût devant le comportement "bobo" épinglé par les deux auteurs. Je m'attendais à une sorte de chronique gentillette, un rien vacharde mais pas trop, un peu dans le genre des films de Cédric Klapish, mais finalement, c'est avec un humour très acide et extrêmement caustique que cette bande très juste dans les moindres détails (je connais bien ce milieu) démonte les attitudes de cette tribu étrange des bourgeois bohèmes. Ils oublient simplement une chose : pour un bobo, le bobo c'est toujours l'autre. Et à l'inverse, "bobo" devient un peu trop vite l'insulte vite balancée par quelques ignares pour se justifier de leur ignorance devant quelqu'un d'un peu plus cultivé. A Boboland, on a de l'argent, beaucoup d'argent, et finalement on s'ennuie beaucoup car on n'a pas rempli le vide laissé par la perte des valeurs ou des idéaux, voire des utopies. On veut vivre sainement à Boboland, mais au bout du compte cela reste une attitude, et cette attitude est l'essentiel, quitte à payer un jus de fruits, deux tomates et une courgette trente fois plus cher qu'ailleurs. A Boboland, l'on recherche l'authenticité, mais une authenticité frelatée, une authenticité vue par un créatif de pub, et les bobos oublient souvent que c'est eux les premiers qui la détruisent. Ils essaient de se créer leurs endroits, leurs coins agréables, ce genre de cafés dits "bios" ou de restaus où l'on fait maintenant du "fooding" en place de la cuisine traditionnelle, où les serveuses mettent trois heures à servir car elles rêvent de faire la figuration dans un film, de Klapish justement. A Boboland, l'on couche à droite à gauche pour tromper son ennui. Et de temps à autres l'on organise des fêtes à alibi humanitaire (on y donne de toutes façons le minimum pour les plus pauvres) pour se donner bonne conscience, pendant lesquelles on versera des larmes de crocodiles en attendant la prochaine expo de photos esthétisantes qui montrent des chtits n'enfants africains. De toutes façons, c'est encore l'attitude qui compte le plus, la vérité des opinions ou la sincérité n'ayant aucune importance. Les silhouettes des personnages sont parfaitement rendues, les filles minces et quasiment anorexiques, de pauvres petites filles riches vaguement névrosées pour la plupart que ça n'empêche pas de se faire avoir par les mêmes salopards qu'avant, les types habillés "cool" et "hype" mais aussi durs en affaires qu'avant. Et finalement, la bourgeoisie, fût-elle bobo, reste la même. Je comprends que les lecteurs de "Libération" n'aient pas aimé, le miroir n'était pas assez flatteur.

    J'aime beaucoup le gag cruel de l'écervelée qui laisse traîner un livre d'Anna Gavalda, parfaite auteur bobo, qui parle "de ces petites choses qui sonnent tellement vrai", un peu comme la sitcom "Un gars, une fille" mais en plus intello, (Beuark) sur un banc pour faire du book-crossing, de l'échange gratuit de livres, et qui est stupéfaite de voir un éboueur le ramasser et le flanquer à la poubelle au lieu de s'en extasier.

    bobo.png

  • Comment se faire traiter de "loser" et y survivre ?

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    loser.jpgIl y a quelque temps, un jeune con me regardant commença à parler des losers sympas dans une soirée parisienne, voyant mon air ironique, il rectifia aussitôt et se sentit gêné, de plus il oubliait qu'il tenait sa "réussite" de l'argent et des réseaux de Papamaman. Actuellement, il faut absolument présenter tous les signes de la réussite, se poser en "winner", en compétiteur affirmé et sûr de lui, sinon on est un loser, c'est bien plus important que d'être intelligent, cultivé, sensible, non, il faut jouer les chefs de meute, les mâles alpha, même si l'on n'est au fond qu'un avorton prétentieux. Bien souvent, le désir de réussite sociale, la soif de compétition est proportionnelle aux frustrations subies pendant l'enfance et l'adolescence. Les enfants heureux et aimés ont du mal à être ambitieux et conquérants, ils n'ont pas besoin de ça pour vivre une fois devenus adultes. La réussite implique bien sûr de renoncer à tout ou partie de sa liberté, à étouffer parfois ses opinions, ses peines, à se compromettre en somme, mais la plupart des gens estime que c'est un moindre mal, c'est donc cela finalement la véritable "loose" car c'est une mentalité de carpette ou de fourmilière. Un loser, aux yeux de la société, c'est donc quelqu'un qui est intègre.

    On survit donc très bien à ce genre d'insultes...

    Ci-dessous "Loser" de Beck

  • L'érotisme féminin et l'érotisme des porcs

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    T11549.jpgLes femmes sont souvent beaucoup plus fines et intelligentes que les hommes dans l'expression de la sensualité, celle qui élève l'âme en même temps que le corps. C'est la raison pour laquelle j'aime beaucoup les photos qu'a prises Bettina Rheims dans le recueil "chambre close" ou celles de Nan Goldin (voir photo), même si, comme tout artiste ayant un peu de succès en ce moment, il lui arrive de péter un câble et de croire que, par audace, elle est obligée de s'en moquer et de tourner en dérision la religion catholique mais passons. L'érotisme de ses photos exalte le corps des femmes et leur sensualité contrairement aux tonnes de photos pornos que l'on trouve sur papier glacé ou qui font le succès d'Internet où les femmes sont principalement vues comme des objets ou des animaux soumis (il faut voir les poses), réduites à de belles mécaniques ou des trophées. Les "élites" de la société partagent alors avec le bas-peuple les mêmes pulsions basses et vulgaires, le maître de conférences fraternise avec le camionneur comme dans un grand sex-shop universel. Quand ce genre de photos assument ce qu'elles sont, c'est cependant moins insupportable que lorsque l'on y accole un prétexte littéraire ou autre alibi vaguement intellectuel. La pornographie vulgaire n'est pas une masturbation intellectuelle de toutes façons, et elle tourne très vite à l'étalage de viandes, à de la gynécologie, c'est cela l'érotisme des porcs. Non pas que je sois meilleur que les autres sur ce plan là, mais je préfère rechercher ce qui m'élève plutôt que ce qui m'abaisse et me rappelle que le corps est par essence d'une beauté que nous avons souvent du mal à comprendre nous laissant aller parfois à des pulsions de muletier ivre.

  • "It was you" - Sharleen Spitieri

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    Ce titre bouge bien, ressemble à un tube "pop" de Nancy Sinatra et Lee Hazlewood, ou Dusty Springfield, sans oublier des références à David Byrne ou Aretha Franklin, avec un peu plus d'énergie et de personnalité que les remakes des divas "soul" actuelles. C'est complètement anodin et futile, elle a écrit les titres pour rompre avec son ancien "boyfriend", et dans le même temps donc indispensable. Elle n'oublie pas les faux cils ou la robe "vintage" mais n'a pas besoin de bitures ou d'overdose pour exister.

  • Ulysse 31 - l'Odyssée psychédlique pour les enfants

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    J'avais dit que je parlerai de ce feuilleton il y a un an déjà, comme le temps passe...

    yulysse31zd6.jpgDepuis quelques temps, j'ai la Té-ènne-Té. Comme il y a dix huit chaînes, les chances de regarder une connerie sont multipliées par 3. Sur NRJ12, une chaîne de djeuns qui remplit ses grilles en passant en boucle de vieux feuilletons ou des fonds de tiroir, j'ai revu quelques épisodes d'Ulysse 31. Je pense que le scénariste de cette oeuvre ne devait pas tout à fait être dans un état de conscience ordinaire quand il a conçu ça. L'histoire garde à peu près les grandes lignes de "l'Odyssée" : Ulysse voyage dans les étoiles avec son fils et ses compagnons. Son vaisseau, "l'Odysseus", sombre dans un trou noir, et il entre dans un univers régi par des entités qui prétendent être les dieux de l'Olympe. Dans le premier épisode, il détruit le cyclope, une sorte de robot organique géant, construit par Poséïdon, qui absorbe l'énergie des enfants pour la communiquer à des moines aveugles qui retrouvent alors la vision gràce un cristal enfoncé dans leur front (Ouais, je sais, c'est cool, hein ?). Ulysse sauve en même temps son fils, et deux enfants extra-terrestres, Thémis et Noumaïos. Pour se venger de l'affront, les dieux figent ses compagnons et effacent de l'ordinateur de bord, une sorte de GPS géant qui s'appelle Sheerka, et il se retrouve seul avec son fils et Thémis et le robot de compagnie de son fils. Il combattra des fleurs électroniques géantes, les parques, Circé, qui construit une tour de Babel...et j'en passe. A les revoir, je ne m'étonne pas d'apprécier maintenant les romans délirants, aux yeux des profanes, de Philip K. Dick. Ce genre de feuilleton intelligent (car blague à part c'est une série qui ne prenait pas les gosses pour des crétins contrairement à maintenant ou les cartoons servent à vendre des jouets), un dessin animé pareil pour les enfants n'aurait maintenant aucune chance car il supoosait des enfants un peu de connaissances sur la mythologie. 

    Ci-dessous un extrait de l'épisode "les lotophages"

  • Ceux qui veulent l'affrontement

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    evolutionofman.jpgAu début des révolutions, des guerres civiles, on gueule contre les ennemis du peuple, de la foi, du grand homme choisi pour leader, on réclame des têtes, de temps à autre au nom de l'Amour, et puis quand les épurations, les rafles et les éxécutions publiques arrivent, on prend peur, on dit qu'on ne voulait pas ça alors que les discours vengueurs n'amènent que ça, la haine et la désolation. A l'été 14, les soldats français rigolaient beaucoup et partaient au front en écrivant en gros "A Berlin" sur les wagons des trains, tout comme les allemands faisaient de même en gueulant "Nach Paris". Et puis, la guerre n'a pas obéi aux hommes qui voulaient une guerre courte et marrante, avec pas trop de morts, et qui puissent permettre de défiler ensuite. Et il y a eu un fleuve de sang, chaque camp accusant l'autre de tant de morts, alors qur chaque camp souhaitait l'affrontement. Comme l'être humain est pitoyable, à quelques exceptions, et qu'il n'apprend rien du passé, on a remis ça vingt ans plus tard et puis un peu partout sur la planète, chaque pays accuse le voisin de tous les maux qui l'accablent. Ou bien alors on dit que dieu ou le peuple est avec nous pour commettre des attentats suicides, lancer des guerres punitives, envahir les autres peuples. La constante, c'est que les va-t-en-guerre, ceux qui veulent absolument l'affrontement, quand ils finissent par l'avoir enfin, n'en veulent plus car ils comprennent ce que la violence, la haine, la sottise engendrent. L'être humain est à peine dressé sur ses pattes arrières finalement, et sa conscience reste embryonnaire.

    A ceux qui veulent absolument cet affrontement, allez-y, mais entre vous.

  • "Le loup-garou de Londres" - comédie d'horreur intelligente

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    1459.jpgJ'ai revu ce film dimanche soir grâce à Arte. Cela doit faire la dixième fois que je le vois, et pourtant, à chaque fois, je me laisse porter par l'histoire jusqu'au bout : deux jeunes américains visitent l'Angleterre à pieds, sacs aux dos, David et Jack. Ils se perdent dans la lande et se retrouvent dans un tout petit village. Accueillis très froidement au pub local, qui s'orne sur un mur d'un pentacle de sorcellerie, ils décident de repartir malgré les avertissements étranges de la patronne de l'estaminet. Ils sont attaqués par ce qui semble être un grand chien atteint par la rage. Jack est tué, et David grièvement blessé, il a cependant le temps de voir que la créature qui les a attaqués était en réalité tout simplement un homme. David se réveille dans un hôpital, soigné et dorloté par une infirmière (jouée par Jenny Agguter que l'on retrouve aussi dans "Logan's run") qui le recueille chez lui après être tombée amoureuse. Au fur et à mesure que la pleine lune se rapproche, David est assailli de rêves violents et de pulsions animales et son ami Jack lui apparaît sous forme de zombie, lui signifiant que si il ne met pas tout de suite fin à ses jours, il causera la mort de personnes innocentes...

    Il y a dans ce film des allusions à "la Féline" de Jacques Tourneur, quand David se réveille au zoo, aux films des studios Ealing (les personnages des flics stupides), une ironie très britannique, au Jack l'Éventreur de Terence Fisher et aux films de la Hammer en général. On y montre un Londre anti-pittoresque, qui énumère tous les endroits connus, mais en montrant à chaque fois l'envers du décor, qui est celui du "Voyeur" de Michael Powell, donc bien plus vrai. La lycanthropie de David, c'est l'entrée dans l'âge adulte, les amis que l'on perd, les amours que l'on n'aura jamais, la liberté que l'on abandonne pour rentrer dans le rang, l'enfance qui s'éloigne, tout ce que l'on croyait inamovible et immuable, que l'on croit éternel et qui disparaît également. Il y a beaucoup d'ironie dans ce film, d'"understatement", lors de la transformation de David sur l'air d'une ritournelle sirupeuse, quand il rencontre Jack dans le cinéma porno. Les victimes de David se comportent dans la mort selon les mêmes stéréotypes que pendant leurs vies. Ce film suggère que c'est ce que nous aimons qui peut nous tuer plus efficacement qu'une balle en argent. Ce film montre aussi que l'on ne déclare son affection ou son amour à ceux que l'on aime de la manière la plua sincère et la plus vraie que souvent lorsqu'il est trop tard.

    Une suite a été tournée, bien en deça de ce film.

    Ci-dessous, le début

  • Anh-Dao Traxel et les grands méchants loups

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    53991_0_b.jpgCe midi, Anh-Dao Traxel, la fille adoptive des Chirac, vietnamienne, passait à la radio chez Morandini (j'écoute parce que c'est toujours instructif sur "le pays réel") afin de parler des J.O. en Chine. Quelle légitimité a-t-elle pour en parler ? Mystère. Forte de son expérience de "boat-people", de la compassion que cela suppose, elle se permettait de remettre en cause ceux qui affirment qu'en Chine les droits de l'homme ne sont pas respectés, dont Robert Ménard, qui même si c'est une personnalité controversée, a raison quand il parle des camps de rééducation, des ouvriers exploités, de la presse muselée, et de l'arbitraire du Parti Communiste Chinois, qui bien qu'il n'ait plus grand-chose à voir avec Marx ou Mao, n'en impose pas moins un arbitraire totalitaire. Sous le refrain d'un "Tout peut s'oublier" lénifiant, elle nous dit que maintenant il faut pardonner et dialoguer, faire la paix, et que même si les chinois sont encore parfois méchants, au fond de leur coeur, ce sont des agneaux. Je plains cette pauvre femme, sans doute instrumentalisée, que Ménard prenait visiblement en pitié ensuite, lui rappelant qu'elle-même avait subi la violence de genre de régime.

  • Le numéro de téléphone du type le plus classe du monde

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    En regardant jusqu'au bout cet extrait du "Grand détournement" de Michel Hazanavicius, on obtient le numéro du type le plus classe du monde.

  • Que s'est-il passé le 14 Juillet 1789 ? - sketch des "Inconnus"

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    Qu'est-il arrivé à Louis croix-vé-bâton et ses potes en 1789 ? Louis croix-vé-bâton aurait-il pu s'en tirer s'il avait filé une targette à Robespierre avec son copain Mouloud ? Dans ce sketch des "Inconnus", un valeureux serviteur de l'Éducation Nationale tente de l'apprendre à de jeunes voyous qui ne savent même pas tout ce que Djack Lang a fait pour eux. Le jour du 14 Juillet, les sans-culottes qui sont allés à la Bastille portaient une effigie d'Henri IV. Dans la citadelle sombre et menaçante, les révolutionnaires ont trouvé des canons obsolètes, qui ne servaient qu'à marquer de temps à autres les célébrations, les gardes, au nombre de 21, étaient équipés de pétoires à un coup, et le gouverneur de l'endroit a ouvert la porte du château sans méfiance. Ont été libéré un pervers sexuel, un pédophile fébrile que l'on a repris quelques temps après soliloquant dans la rue contre le monde entier, deux jeunes cons aristocrates fichus là par leurs parents.

  • Loupage de coche des catholiques français

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    photo-134069.jpgOn en parle beaucoup, j'en reparle encore mais il me semble qu'Ingrid Bétancourt n'a pas été comprise par la plupart des chrétiens français qui ont encore une fois loupé le coche. Il faut dire que loin des discours, des belles paroles de droite ou de gauche, tradis ou progressos, des grandes déclarations, elle ridiculise tous ces beaux messieurs et belles dames. Elle montre que ce qui compte c'est une spiritualité solide, une Foi, qu'ensuite le reste coule de source dont l'amour des siens et l'aide aux plus pauvres, c'est d'ailleurs là une des définitions de la charité. Elle montre qu'une femme jolie, séduisante et féminine peut aussi être profonde, contrairement à toutes ces bonnes dames et jeunes filles qui croient obligé de s'enlaidir à plaisir pour militer qui pour un dieu, qui pour les chtits n'enfants, qui pour un politique, le militantisme n'étant là rien d'autres qu'une forme de frustration, et de sublimation de cette frustration, contrairement au préjugé communément répandu parmi les catholiques eux-mêmes, qui veut que TOUS les cathos soient coincés du cul, pour parler crûment mais clairement. Cela ennuie beacoup ceux que les cathos révulsent de voir cette femme libre et de son temps aller au Sacré Coeur, à Lourdes, et à Notre Dame de Guadalupe.

    Un brave type que cela emmerdait d'entendre Ingrid parler de sa foi disait que l'on pouvait avoir une éthique athée basée sur une réciprocité immanente, en gros si tu ne me frappes pas, je ne te rendrais pas de coup, si tu me laisses tranquille, je te laisse tranquille. Pourquoi pas ? Mais ce serait possible si l'homme était naturellement bon et si la haine avait disparu, ce qui n'est pas le cas, mais cela ne se baserait sur rien de durable. Le témoignage de cette femme montre qu'une femme moderne, intelligente, spirituellement forte, peut être catholique et que la Foi devrait impliquer de facto cette réciprocité, le souci des plus faibles, que la question ne se pose même pas, que cela devrait aller de soi sans envolées lyriques ni bonnes intentions. La plupart des catholiques français n'y ont rien compris, ne retenant de ce que vit cette femme que ce qui leur permet d'entretenir leurs pricrocholines querelles intestines qui n'intéressent plus qu'eux tout en continuant à se vautrer dans les idées les plus niaises qui servent de cache-misère à leur vacuité intellectuelle et spirituelle.

  • Réjouissons-nous à Péquenotland

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    carrousel9233ra0.jpgJe suis en verve sur le sujet, les réjouissances à Péquenotland peuvent constituer en elles-mêmes une note à part entière. Il y a très souvent une fête de...quelque chose (un produit local, un fruit local, une danse locale, le tout même si c'est du pipeau complet et que ces produits locaux ne sont que des créations du XXème siècle, il y a bien sûr l'exemple de la brioche vendéenne qui n'existait pas avant 1940) d'organisée à Péquenotland, les parisiens n'ayant pas le monopole du festivisme. Bien sûr, pendant ces fêtes, on cultive le sens de "l'entre soi" rêvant d'un passé qui n'a jamais vraiment existé où les normands étaient normands, les bretons bretons et les parisiens à Paris, et non en train de se rurbaniser à Péquenotland. Il y a cette peur du vide, qu'un dimanche, on se retrouve sans fête, sans réjouissances, sans brouhahas, sans haut-parleurs criards dans les rues ni animateurs de radio locales djeunes qui balance des tubes d'il y a vingt ans (souvent tout le top 50 de 1983). Les maires de Péquenotland adorent organiser ce genre d'activités, on dit alors dans la population qu'ils "font quelque chose pour les jeûnes". Les activités les plus prisées sont les vide-greniers (on s'y débarrasse de toutes les merdes inutiles qui encombrent la cave depuis longtemps), et les courses cyclistes (là prévoir l'ivrogne adipeux de rigueur afin de faire la circulation, pénétré de son rôle et de son importance, vous pouvez être certains qu'il en fera toujours de trop). Il y a toujours une sorte de terrasse "VIP" pendant les courses cyclistes ; Madame l'épouse du médecin, en jupe rose et polo blanc (pull blanc cassé négligemment jeté sur ses épaules), elle est la plupart du temps présidente d'une association afin d'aider des p'tits n'enfants du coin, y devise en compagnie des conseillers généraux du coin qui ne mettent plus de cravates pour faire plus dynamique.

    Enfin, les réjouissances habituelles sont simples, il y a dans chaque commune de France deux monuments qui montrent l'importance de l'Église (avant 39/45), en l'occurrence une église ou une ChateauxDimanche_23.jpgchapelle selon la taille du bourg, les cathédrale ou collègiale étant réservées pour le chef-lieu, et le monument aux morts ou la mairie celle de la République. En passant, on remarquera que plus une commune est petite, plus l'emploi du temps de son administration semble surchargé et compliqué, paradoxalement ; vivant dans un village de 800 habitants, quand j'allais à la mairie voir le maire, j'avais l'impression de parler au moins à une notabilité internationale au niveau départemental. On oublie toujours le troisième monument fondamental à un village ou un bourg, ou une préfecture ou une sous-préfecture qui en comptent, elles, plusieurs, c'est le café du coin : on y croise les ivrognes officiels, les retraités qui y font leur loto, les djeuns qui s'emmerdent et tuent leur ennui au flippère électronique. A Péquenotland, la paroisse, même si on ne croit plus en Dieu et que l'on ne pratique plus depuis longtemps, est également encore très importante, on peut y croiser la grosse dame organisatrice de rigueur (blonde décolorée, porte un pull jaune ou mauve et des lunettes bureaucratiques), on y organise des kermesses (avec "chamboul' tout" tenu par le fils du notaire) ou des fêtes de village parfois à caractère pseudo-humanitaire (prétextes courants : Téléthon ou Sidaction) qui donnent lieu à méchoui ou barbecue autour desquels "toutes les générations se retrouvent" (C'est alors souvent le garçon coiffeur/homo de service du coin qui fait les costumes et s'occupe de la musique, ou le jeune dévoué de service).  

  • Promenade dans Péquenotland

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    katkat4.jpgA Péquenotland, on parle beaucoup du voisin : au salon de coiffure (ne pas oublier le pantalon de cuir, moderne, de la coiffeuse ou de la femme du coiffeur), au marché, chez le marchand de journaux/échotier, c'est très important. C'est mieux que le téléphone arabe, car les racontars sur son compte se répandent comme un traînée de poudre. On regarde, on scrute, on cherche ce qui ne va pas, ce qui choque. Le voisin fera souvent de même, avec un autre clan. Car, à Péquenotland on se divise en clans. A Péquenotland, l'exotisme commence à la sortie du village, de la sous-préfecture, quand on se hasarde à franchir cette frontière, on le fait avec prudence, quand on va à Paris, on sortira le sempiternel : "c'est très beau mais je ne pourrais pas y habiter". On fait de gros complexes quant aux grandes villes en général et Paris en particulier, d'ailleurs, un habitant d'une grande ville est un "parisien" à Péquenotland. On s'imagine des trucs sur lui, on le dit vaniteux et prétentieux. Mais on essaie quand même de s'habiller à la mode qui vient de ces villes (on suit donc les grandes tendances à cinq ou dix ans de retard, les pires tendance souvent : djin ultra taille basse de 12 à 65 ans, trop petit -car en province les filles ne sont pas anorexiques- mais qui laisse toujours apercevoir l'amorce de la raie culière ou d'un string à la mode auparavant dans les bordels de la rue Saint Denis, mini-jupes noires sur leggigns blancs, et réciproquement qui tirebouchonnent aux genoux, le grand classique qui est le pantalon fuseau blanc transparent à pattes d'eph sales, il laisse voir toute la cellulite, et j'en passe).

    Les jeunes de Péquenotland vont faire leurs études à Paris ou dans les grandes villes avoisinantes, quand ils reviennent ils en sont fiers, sont auréolés de la Image005.jpggloire de vivre dans une grande cité, bien sûr ils rajouteront tout de suite après qu'ils préfèrent largement leur petite sous-préfecture ou leur petit village d'origine parce que "c'est plus mignon et que les gens y sont plus vrais". Ce qui est faux, à Péquenotland, il y a autant de faux-culs, de vaniteux ou de prétentiards, on les remarque plus. A Péquenotland, on doit afficher sa réussite : s'acheter un gros 4X4 pour rouler dans la bourgade, bien monstrueux et qui fait le plus de bruit, décorer sa baraque de la manière la plus ostentatoire qui soit. Les autres en seront jaloux, mais ils rêveront tous en secret de faire de même. A Péquenotland, on reste un étranger très longtemps, même si on y habite depuis trois décennies, l'acceptation étant plus rapide si l'on fait partie du Rotary's ou si l'on affiche son fric (d'où l'importance de l'ostentation). Enfin, à Péquenotland il y a plusieurs dynasties locales, dont plusieurs roitelets : le coiffeur, le boucher, le boulanger, les politiques sont tous des "fils de" depuis belle lurette. Souvent les jeunes rêvent d'échapper à tout cela, mais leurs visages laissent souvent présager ce qu'ils donneront comme adultes, et ils seront pareils que leurs aînés, perpétuant Péquenotland encore longtemps.

    Ici, un blog très drôlequi confronte deux milieux de Péquenotland

  • Opposition soumise

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    sarko.JPGActuellement, Sarkozy est en train de démonter pièce par pièce le système social français, l'Éducation Nationale, plutôt que de la réformer alors qu'il n'y en a jamais eu autant besoin, de grignoter plusieurs acquis, de se payer la tête des français. Il va à Pékin alors qu'il avait juré ses grands dieux qu'il n'irait pas, c'est une façon de baisser son pantalon en somme. Il place ses amis un peu partout et montre à chaque décision qu'il prend sa soumission au complexe médiatico-militaire qui le soutient, forçant un peu la main de ses amis pour qu'il fasse la réclame du dernier disque de son épouse par intérêt. On se dit que c'en est trop pour le peuple, que l'opposition ne va laisser passer ça, que la colère gronde et que le régime est chancelant.

    Pensez-vous !..

    surendett.jpgLes professeurs, l'administration et les rectorats mettent en place eux-mêmes la réforme qui va leur coûter des postes et transformer leur statut, le peuple continue à se passionner pour les pipôlades du clan au pouvoir, le public regardera en masse les J.O de Pékin et tout le monde semble supporter la hausse des prix spectaculaire que l'on observe depuis huit ans : contrairement à ce que l'on nous avait dit, la tentation a été trop forte d'augmenter les prix après la mise en place de l'Euro, les socialistes se disputent pour savoir qui sera candidat en 2012 (23 candidats déclarés à ce jour), il n'y a donc pas d'opposition. Il est intéressant d'observer les réactions après les sorties de Ségolène Royal sur les trois mises à sac de son appartement, la filature dont elle serait victime, les écoutes qu'elle subirait. Et si c'était vrai ? Dans quel monde vivent ceux qui n'y croient pas ? Cela ne rend pas Ségolène plus â même de diriger l'opposition mais qui a dit que les "barbouzeries" n'existaient plus ?