Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • La mariée n'était pas vierge - annulation d'un mariage à Lille

    Imprimer Pin it!

    801071199.jpgA Lille, le tribunal de la République a cru bon d'annuler un mariage sous le prétexte que la jeune femme n'était pas vierge le soir de ses noces aux dires du mari, marri (ah, ah, ah ! Suis-je spirituel) et contrit bien sûr. Personne ne s'est demandé dans ce tribunal si luil'était d'ailleurs. La confession des deux protagonistes étant musulmane, beaucoup d'édiles ne paraissent pas étonnés par la chose et trouvent cela normal. C'est donc que la religion du mari est plus importante que le droit français et les valeurs qui en sont la base. Pas loin de Lille il est vrai que la piscine de Roubaix a aménagé des horaires spéciaux afin qu'hommes et femmes ne se mélangent pas. On nous dit que ces personnes vivent selon une autre culture et qu'il faut être tolérants, mais pas quand le comportement et les valeurs de ces personnes contredisent les valeurs françaises dont les droits de l'homme, non ? Et là, les défenseurs de la laïcité, qui s'épouvantent si un peu de culture religieuse est abordée à l'école, que disent-ils ? Il est évident que la laïcité n'existe plus et qu'elle est devenue une vaste blague. Que veut-on ? Favoriser la frange la plus radicale de l'Islam, car, cela se vérifie à chaque fois en histoire, quand la frange la plus radicale d'une idéologie ou d'une religion a le vent en poupe, c'est la direction que prend la religion ou l'idéologie, les croyants ou les militants lambda étant persuadés qu'ils sont obligés de suivre de peur d'être marginalisés. De plus, quand une personne se dit musulmane, juive ou chrétienne, on lui renvoie aussitôt dans la figure la phrase rituelle : "J'ai rien contre ta foi, mais je n'aime pas l'intégrisme". Ce qui signifie que la foi religieuse un peu affirmée est assimilée immédiatement à du fondamentalisme. A force d'effectuer cette assimilation, du fondamentalisme et d'obscurantisme, notre société va devoir en supporter beaucoup plus qu'elle ne l'aurait dû. La haine, la violence, la bêtise à haute dose.1753905397.jpg

    Je me suis souvenu aussi à ces intégristes juifs croisés un jour à Tibériade en Israèl. Nous étions allés louer des vélos et il s'est avéré que l'établissement loueur selon le "Guide du Routard" était un bordel pour religieux fondamentalistes qui signent un contrat de mariage avec la prostituée à l'entrée et un contrat de divorce à la sortie une fois l'affaire faite (c'est-è-dire moins de 30 secondes pour certains, ce qui s'appelle un "furtif" selon le langage des professionnelles, "vite fait tout debout"), comme le faisaient les talibans en Afghanistan. Si j'ai saisi la logique du tribunal de Lille, ce comportement est normal en somme.

    en photos, le marié et la solution de son problème et bien sûr une religieuse aux formes rebondies ce qui permet de parler de religion sans gêner les dogmatiques de la laïcité.

  • "Danger Diabolik" - Comment réunir Antonioni et la série B ?

    Imprimer Pin it!

    Super-pop

    1028930270.jpgDiabolik est un personnage créé pour les "fumetti" italiens (les comics transalpins, dont "Dylan Dog" est aussi un exemple fascinant) par deux soeurs. Comme il n'y a pas de code de conduite ni d'instructions pour décider ce qui est convenable ou non pour la jeunesse, les deux créatrices se permettent tout : ridiculiser les autorités, parler de sexe, montre un petit peu plus que des baisers chastes et bâtir une esthétique qui tient autant d'Antonioni que de la série "B". Le film est réalisé par Mario Bava, je ne suis personnellement pas fan de ses films d'horreur, dont c'est sûrement le meilleur, avec Michel Piccoli, Terry Thomas (le "big moustache" de "la Grande Vadrouille" mais aussi l'oncle fauché et mythomane de Lord Brett Sinclair dans "Amicalement Vôtre") et John Philip Law, l'ange aveugle Pygar de "Barbarella", autre objet "pop", dans le rôle titre pour cause de co-production européenne. Ce n'est pas un film "pop" mais "superpop", à l'esthétique psychotronique sans équivalent. Et puis Eva Kaplan, la maîtresse de Diabolik, est jouée par Marisa Mell ce que tout mâle hétérosexuel appréciera.

    Amie lectrice, ami lecteur, en cliquant sur la photo de Marisa, tu iras sur une page du site Psychovision qui parle en détail du film...

     A la touche "menu" d'autres extraits du film et un documentaire sur le passage du "fumetti" au cinéma.

  • La science prend les obèses pour des cons

    Imprimer Pin it!

    1806845714.pngDes scientifiques américains qui n'ont pas de temps à perdre ou d'argent à jeter par les fenêtres ont réalisé une étude scientifique qui en conclue que les gros, les obèses, les imposants ont une capacité d'attention et de réflexion moindre que les maigres, les minces, les haricots verts. En effet, comme on le dit souvent aux gros, "vous manquez de volonté". Pour maigrir, il suffit donc de le vouloir très fort, de souffrir sur quelques machines de tortures et, bing, on est plus maigre. De plus, si l'on en croit ces scientifiques américains, les gros sont cons, incapables de réfléchir, incapables de penser, et c'est pour cela qu'ils bouffent de trop car ils ont trop de temps de cerveau disponible. Les gros qui intellectualisent tout sont donc en dehors des modèles statistiques, en dehors des courbes, ce sont des extra-terrestres ou des "aliens" je pense, je ne suis pas sûr cependant qu'un gros lecteur de Télérama soit pour autant un cas particulier. Rappelons pourtant que dans notre société, rien n'est fait pour favoriser l'intelligence, on travaille ses abdos, on travaille ses cuisses, ses fessiers, mais curieusement rien n'est prévu pour faire travailler les neurones. J'entendais encore une jeune femme moderne hier, qui boit son eau minérale à périodes régulières, qui va en salle de sports tous les jours, mais n'ouvre jamais un bouquin, se vanter de la dureté de ses muscles ventraux et regarder avec tristesse les courbures pourtant voluptueuses de mon aimable panse. Ce n'est donc pas la faute de ces gros s'ils ont du mal à se concentrer, c'est que rien n'est fait pour les aider à développer leur intellect.

    Et nous ne le dirons jamais assez mais c'est beau la science ! 

  • Je croyais que c'était de ma faute...

    Imprimer Pin it!

    1358523446.jpgJe croyais que c'était de ma faute si les autres me regardaient avec commisération et mépris parfois du fait de mon physique confortable et de mon amplitude assez conséquente, et qu'ils ne s'intéressent qu'à l'apparence. J'ai souvent entendu des conseils sur des régimes, des solutions miracles, des panacées que la plupart des conseilleurs n'auraient pas le courage ou la volonté de s'infliger. La personne différente, qu'elle soit grosse, maigre ou qu'elle ait d'autres handicaps aux yeux de la société, n'est considèrée que du point de vue de sa différence, ce qu'elle est, ce qu'elle pense, ne compte pas, finalement l'image qu'elle renvoie aux autres est le plus important. L'image que l'on renvoie aux autres doit les flatter, les mettre en valeur, affirmer leurs prétentions, leurs vanités. Je crois que les personnes différentes, en particulier celles qui ont un physique hors-norme, sont des révélateurs de laideur, ou de beauté, morale, plus rarement, beaucoup plus rarement. Je n'ai jamais compris cette obession de l'apparence, que je n'ai pas retrouvé d'ailleurs en Cisjordanie, à Jérusalem, et en Israèl, où un gros n'était pas le gros de service mais une personne intéressante à connaître avant tout.

  • "Si je parle j'aurai l'air d'un mauvais comédien" - Hommage à Stendahl

    Imprimer Pin it!

    2079499906.gifSombres rêveries

    "On la voyait se promener sous les hauts châtaigners, plongée dans de sombres rêveries ; elle avait trop d'esprit pour ne pas sentir parfois l'ennui qu'il y a à ne pas échanger ses idées."

    Stendhal, "La Chartreuse de Parme", Gallimard, Coll. Gallimard, 1979, p.46.

    Le courage d'être timide

    "Profitant en homme d'esprit de l'accident qui lui arrivait, il ne chercha point du tout à montrer de l'aisance ou à faire de l'esprit en se jetant dans quelque récit plaisant ; il eut le courage d'être timide, il employa son esprit à laisser entrevoir son trouble sans être ridicule."

    ''La Chartreuse de Parme'', Stendhal, Gallimard, Coll. Gallimard, 1979, p.128.

    L'air d'un mauvais comédien

    "Si je parle, j'aurai l'air d'un mauvais comédien ; je ne vaux réellement quelque chose que dans de certains moments d'exaltation."

    La Chartreuse de Parme, Stendhal, Gallimard, Coll. Gallimard, 1979, p.215. 

    1952840263.jpgEn regardant une partie de la bibliothèque de mes parents, je me suis aperçu que "la Chartreuse de Parme", dont j'ai eu envie de parler après avoir lu un article avec lequel je suis pleinementd'accord, y était en quatre exemplaires, et qu'à chacun de ces exemplaires correspondait une génération qui avait été passionnée par les tribulations de Fabrice et sa passion avec la Sanseverina. Il y a aussi dans ce livre la scène la plus sensuelle, toute en suggestion, de la littérature classique et moderne, en fin de compte, quand l'héroïne perd son châle dans les bras de Fabrice. Cela paraîtra excessif mais j'étais amoureux de la Sanseverina. Notre époque de mesure, d'équilibre des sentiments, encore bien imprégnée finalement de la morale de la bourgeoisie industrielle, dominée également par une frilosité des comportements, ne peut tout comprendre de ce roman où domine la passion et l'exaltation du courage, souvent considéré maintenant comme de la sottise, mais aussi de la beauté et du plaisir des sens qui ne se limite pas une seconde à la chair, c'est tout la vie qui devient une exaltation des sentiments. Ce livre montre que l'on ne peut vivre à moitié, que l'on ne peut ressentir à moitié. Finalement, Bernanos et Stendhal se rejoindraient sur cette affirmation : "Dieu vomit les tièdes !".

    Titre : La chartreuse de Parme | Auteur : Stendhal | Editeur : Gallimard

  • Sydney Pollack est mort

    Imprimer Pin it!

    J'aimais beaucoup ce réalisateur eclectique, capable de filmer "On achève bien les chevaux" avec talent, "Les trois jours du Condor", aussi intense que "les hommes du président" d'Alan J. Pakula, (toute une époque de polars à la fois politiques et divertissants) ou "Tootsie", (dans lequel joue Bill Murray, à l'époque réputé pitre trop populaire dont on retient encore la réplique : "c'est glauque"), avec le même sens de la mise en scène, de la direction d'acteurs et du scénario. De plus, il lui arrivait de jouer dans ses films et dans ceux des autres comme Stanley Kubrick, dans "Eyes Wide Shut" où il joue Ziegler, le meneur de jeu. Dans ses derniers films, il s'était un peu perdu, du remake inutile de "Sabrina" à "l'Interprète", comme de jouer dans "Will and Grace". Il n'avait pas, comme tous les réalisateurs actuels, qu'ils soient américains, asiatiques, ou européens, l'obsession du "chef d'oeuvre", et ne faisait pas de ses oeuvres un dictionnaire de citations dispensables.

    Ci-dessous, le début de "Tootsie" : D'autres extraits à la touche "menu".

  • Le petit mâle blanc

    Imprimer Pin it!

    492108922.jpg423520435.jpgNe nous méprenons pas, je ne fais pas d'angélisme, je sais bien qu'ils existent des petits mâles africains, asiatiques, arabes, voire même indien ou inuit. C'est malheureusement très répandu, il est loin d'avoir le monopole de son comportement : il suffit d'observer un ou deux spécimens néanderthaliens de "cités" entre autres, des "salarymen" japonais bourrés entre hommes qui lorgnent les gamines ou quelque imam ou juif "hassidim" en noir convaincu qu'il est supérieur à sa femme, mais le cas du petit mâle blanc m'intéresse plus car il est majoritaire en France et on le trouve un peu partout sur la toile, on en trouve même un rue du Faubourg Saint Honoré à Paris, à l'Élysée.  Le petit mâle blanc est très soucieux de sa virilité qu'il place dans des objets-symboles souvent de forme phallique ou assimilée ( bagnole, etc...). Quand il a une compagne ou une femme, le petit mâle blanc la considère comme sa propriété, comme sa chose, comme un autre symbole de ce qu'il voudrait être sa puissance sexuelle, quand il éprouve des frustrations, il en met partout, des images bien vulgaires, il pense ainsi faire audacieux et provocateur. Il n'aime pas ceux qu'ils appellent les "intellos": que ce soit des profs, des écrivains, des philosophes ou quand il est jeune, des adolescents ou des enfants plus curieux de culture que lui. Il considère paradoxalement que la culture c'est "pour les femmelettes" mais curieusement , il estime que quand il n'en a aucune, il est lèsé, et que l'"intello" pourrait le mépriser, car le petit mâle blanc est au fond un grand complexé. Il prend le contre-pied de l'"intello" sur tout de fait : il porte aux nues le commerce, profession d'esclaves chez les grecs et les romains qui étaient plus sages que nous, il regarde ces spectacles où une personne est prête à n'importe quelle sottise pour gagner un peu d'argent, il proclame alors qu'il est moins 1587417699.jpgprétentieux que l'"intello" forcément vaniteux. Le petit mâle blanc énonce parfois des phrases sibyllines qui passent aux yeux de ses thuriféraires pour "politiquement incorrectes" alors que ce ne sont que des stupidités racistes ou sexistes, ou populistes, de toute manière ségrégatives. Il peut faire illusion de temps à autre s'il a deux doigts de1931922058.jpg culture, un minimum, où qu'il s'exprime bien. Il n'en reste pas moins qu'il reste alors un plouc satisfait de sa plouquerie, content de regarder Julien Courbet, le Jack Barron du pauvre ou Cauet qui n'est quand même pas la moitié d'un con. A ce sujet, le petit mâle blanc relativise tout, comme on le lui a appris, il met son goût pour Cauet ou Ruquier sur le même plan que Tati ou Chaplin, met sur un pied d'égalité les classiques et Marc Lévy quand c'est une petite femelle blanche. Il arrive que des "intellos" cherche à imiter le comportement du petit mâle blanc, c'est généralement grotesque.

    en photos on a quelques exemples et variantes...

  • La découverte de l'eau chaude

    Imprimer Pin it!

    1540960864.jpgCe matin je suis allé fureter sur ce site et sur ce site là, tous deux réputés "politiquement incorrects"pour voir ce qu'ils ont dans le ventre, on y lit des articles hallucinants d'aveuglement et d'ignorance, comme ce texte sur le voile des intégristes musulmanes par exemple, sans parler de la méconnaissance des valeurs de notre beau pays. Et là, que de surprises mondieumondieu, voilà des journalistes en herbe ou pas qui découvrent l'eau chaude : il y aurait, tenez-vous bien, une connivence entre les médias et les hommes politiques, il y aurait une collusion entre les patrons et certains hommes politiques, en particulier notre président, le problème de l'Éducation Nationale viendrait d'un manque de formation quant aux classes difficiles (les formateurs trouvant quant à eux qu'il n'y a pas assez d'heures de formation, tu m'étonnes !), Patrice Balkany ne serait pas un type honnête et les riches deviennent de plus en plus riches, et les pauvres de plus en plus pauvres, il y aurait des élèves méritants en banlieue et pas seulement des racailles. Comme la plupart des petits journaleux et écrivaillons de gouttière qui veulent se faire un nom pour finalement eux aussi rentrer dans le club privé, ces sites lâchent ce genre de scoops foireux dont tout le monde est au courant, et l'on peut dire que ça a commencé il y a longtemps, on hésite pour les qualifier entre démagogues et socio-populistes. De plus quand il y en a pour causer d'un éventuel problème de racisme, d'homophobie, de sexisme, ils devraient lire les commentaires qu'ils laissent passer et que leurs textes engendrent, vous ne savez pas dans quelle proportion ce problème est présent, et n'imaginez pas à quel point vous êtes coupés de la base qui revient, si je puis dire, aux fondamentaux qui sont les siens quand ça va mal : repli sur soi, recherche de bouc-émissaires, égoïsme érigé en valeur ultime et xénophobie.  

    A l'inverse il en est d'autres pour assèner et relayer quelques conneries judéophobes ou xénophobes prononcées par Céline ou Rebatet,297258967.jpg parler de son inconfort à prendre le métro avec des "pue-la-sueur" qui n'ont pas un Papa ou une Maman riche pour payer une belle voiture, et se dire également politiquement incorrects. C'est une variante de la première posture, on se fait passer pour un écrivain maudit et un poète à l'âme noire, comme Richard Millet et quelques blogailleurs qui sont au fond des petits bourgeois qui se cherchent. Tout ce petit monde, de plus, quand il dispose d'une parcelle de pouvoir, si infime soit-elle, fantasme sur un passage à la télé et une bonne place de chroniqueur chez un amuseur public agréé ou un cultureux assermenté : un petit peu de Proust (que l'on ne lit pas), un peu de Rock pour faire peuple et un zeste de Sartre et d'écrivains engagés pour faire concerné, ceux que l'on peut retrouver dans le "Lagarde et Michard" bien pensant de l'élite bien cadrée de notre beau pays. Ce qui me sidère est beaucoup de ces braves gens poussent des cris d'orfraie face à Sarkozy mais ricanait sous cape grassement quand c'était Chirac qui s'achetait un chateau, mangeait pour 4000 francs par jour ou payait ses billets d'avions en liquide, et continuent à le faire, que personne ne semble s'apercevoir des sommes démentielles gagnées par les sportifs, de l'augmentation des salaires des patrons français, et que si Sarkozy a été élu, à 54 %, c'est qu'il n'y avait personne en face et que les bonnes gens espèrent un jour, il n'y'a plus que ça qui reste comme idéal de vie, faire de même : flamber, mener la grande vie sous les yeux de "Big Brother" qui en rigole presque (et en regardant le clip de "Dire Straits" qui illustre très bien mes propos).

  • Chanson sur Broadway, "la grande voie blanche" - Georges Benson : "On Broadway"

    Imprimer Pin it!

    "And now, for something's completely different, Georges Benson". Il est un peu ridicule avec son smoking phosphorescent, sa moustache à la "Little Richard", la grande folle du Rock, mais le morceau me plaît encore autant que le tube de Robert Palmer : "Every kinda people", qui donne envie de se promener sur une grande voie blanche ou une autre en évitant de s'inquiéter de la minute qui suit. On l'entend au début d'"All that Jazz", un des films musicaux parmi les plus réussis, et qui est un peu comme un ami de longue date, il arrive que l'on désire l'étrangler, mais on sait qu'il est indispensable à notre équilibre.

  • Saints laïcs

    Imprimer Pin it!

    A propos du film de Laurent Cantet  : "Entre les murs", d'après le livre de François Bégaudeau

    1406230449.JPGJe dois avouer que je n'ai pas vu le film en questions, seulement quelques extraits, mais que j'ai lu le livre et qu'il m'avait agacé particulièrement, à énoncer plusieurs perles que l'on entend partout : il y aurait des élèves sympas et brillants dans les banlieues difficiles (Quelle découverte ! Comme partout, et ils sont plus en attente de culture), le français "kiskoz" n'est plus le français qui s'écrit, il y aurait des temps et des modes inutiles comme l'imparfait du subjonctif ; thèse que soutenait Bégaudeau dans une interview en exposant au fond une vision utilitariste de la langue française, une vision se voulant progressiste alors qu'elle conduit à la fonte d'une nov-langue sans âme, c'est justement la richesse d'expressions permise par une langue qui permet la réflexion parfois intelligente, donc qu'il y ait un imparfait du subjonctif. De plus, Bégaudeau me rappelle ses profs "copains" du genre à sacquer à la fin de l'année l'élève qui ne lui aura pas ciré les pompes pendant l'année scolaire. D'autres, comme Sébastien Lapaque dans cet article, se sont mis en colère quant à la sortie du chef de l'état sur "la princesse de Clèves", cela ne date pas d'hier le mépris du français, quarante ans à peu de choses près, quand certains progressistes ont accusé la culture classique d'être de la culture bourgeoise, sans parler de l'enseignement dit "scientifique" du français qui suggère que l'orthographe est une chose relative, il y en aurait une par individu, et1328844009.jpg que la faire respecter serait oppressif. Ce n'est pas Sarkozy le premier à suggérer que la culture classique est inutile pour fabriquer des esclaves dociles et polyvalents, c'est un des rares à le dire en public, comme Edgar Faure dont on a oublié l'autre sortie en 68 justement : "faîtes en des matheux" alors qu'un ministre pestait contre les étudiants de lettres considérés comme indociles. on s'aperçoit qu'il y a encore beaucoup de bastions à prendre quand on voit la levée de boucliers contre la réforme de Xavier Darcos qui souhaiterait le retour du "B.A-ba" ce qui, somme toute, ne serait pas une si mauvaise chose, lorsque l'on voit les ravages de la méthode globale, il suffit de comparer des copies de troisième de maintenant et celles d'il y a vingt ans.

    Photos : un instituteur "à l'ancienne", les jeunes acteurs du film de Laurent Cantet 

  • "Magic Bus" - "The Who

    Imprimer Pin it!

    Tout simplement parce que j'aime bien ce groupe et que çà donne la pêche...

    J'ai découvert ce groupe en regardant "Tommy" dans les années 80, opéra rock que je trouve plus sage cependant que "Rocky Horror picture Show" et moins grandiose que "Phantom of the Paradise" de Brian de Palma.

  • Les langues régionales en débat

    Imprimer Pin it!

    1604533217.JPGCe matin, sur ma radio préférée, j'entend un débat sur les langues régionales. Des z-auditeurs appellent dont une qui  nous dit que l'alsacien se perd à cause des mariages, elle n'ose pas dire mixtes, entre "alsaciens et non alsaciens", un autre prétend que ça aidera à l'apréhension des langues étrangères, et enfin un bon monsieur prétend que le provençal est la deuxième langue vivante de France, un marseillais, il faut dire. Personellement, je n'ai rien contre les langues régionales, bien au contraire, c'est un patrimoine, mais pas quand ce patrimoine devrait encourager à se replier sur soi et sur la nostalgie d'un passé "plus simple, plus facile, plus humain", le genre de clichés pénibles qui donne envie de coller quelques coups de pieds au cul à ceux qui les énonçent, la conscience humaine étant tout aussi pitoyable en ces temps plus "simples" ; comme si il était impossible de reconstruire cette communauté d'âme aujourd'hui sur autre chose que des souvenirs, ou bien à réécrire l'histoire et implanter des collèges "Diwan" (apprenant le breton) dans des villes où on ne l'a jamais parlé. Il faut dire que le régionalisme, corse en particulier, n'est que la manifestation d'une allophobie inavouée ou pas, voir les graffitis nauséabonds "arabi fora" (les arabes dehors) qui polluent un peu partout sur l'Ile de Beauté. Je préfère quand le régionalisme accueille l'autre, qu'il est prêt à faire du "horsain" un des siens, comme Dany Boon, fils de kabyles, dans Ch'Nord, par exemple. A l'inverse, il est d'autres villes ou régions où il faut trois ou quatre générations pour être "du pays", comme dans l'Eure.

  • Les attaques contre Sébastien Lapaque

    Imprimer Pin it!

    A propos de Sébastien Lapaque chez Taddéi 

    1897042282.jpgAutant je trouve que Sébastien Lapaque, à gauche sur la photo, ne va pas encore assez tout à fait loin dans son livre, "Il faut qu'il parte", et que tout ce qu'il dénonce n'est pas simplement le fait de Sarkozy, de plus en tant que catholique j'aurais aimé qu'il aborde plus en détail la question de l'eugénisme actuel, entre autres choses celle de l'avortement (Quant à moi, il me suffit de penser à quelques enfants qui me sont proches pour être contre). Autant, quand je le vois à cette émission de Taddéï entouré de cyniques et de vieux routiers de la politique, tous ne croyant ni à Dieu ni à Diable mais simplement au Fric et en leur nombril, j'ai envie de cogner et de défendre cet homme qui m'est proche car finalement le peu qu'il dit, le peu qu'il dénonce, à leurs yeux c'est déjà trop, ces profiteurs qui l'entoure, ce qui en dit long. Je pense que vous le saviez, Sébastien, mais ils ne veulent pas discuter, ni vous intégrer à leur clique, ils voudront vous écraser. Comment peut-il parler d'idéaux se demandent-ils ? Sur le ouèbe, en plus, Sébastien Lapaque est contredit non pas par des raisonnements fins et rationnels mais par des insultes basses et déshonorantes en fait surtout pour ceux qui les prononcent.

    Sébastien Lapaque est peut-être doté de rondeurs voluptueuses, comme moi, mais c'est parce que c'est un bon vivant tandis que ses insulteurs survivent tout au plus. Certains en rajoutent en prétextant que ses idées sont ultra-minoritaires, et que c'est pour cela que l'on peut l'insulter, raisonnement de horde quoi, une sorte d'instinct grégaire du connard moderne qui aime bien gueuler en troupeau car il est lâche. Quant au travail des clandestins, il a raison, ce n'est pas en attaquant les "sans-papiers" que l'on y mettra fin mais en attaquant une bonne fois pour toutes les patrons des ateliers cachés. Je ne peux vraiment pas supporter les abrutis qui nous expliquent les yeux dans les yeux que le fait qu'une partie de la planète doit crever de faim et des épidémies pour que l'autre s'empiffre et baise sans remords ni scrupules est normal. Enfin, je trouve que vous étiez ou très courageux ou très naïf d'aller sur le plateau de Taddéï, mais vous vous défendez bien malgré tout. Ces braves gens ne comprennent pas que l'on puisse avoir été d'AF et ne plus l'être sans que cela implique que l'on renie tout. Ils oublient l'amitié entre Malraux, Aragon et Drieu, tous les trois admirateurs de Barrès, Drieu étant le modèle de l'"Aurélien" du précédent.

    Je ne sais pas ce que buvait le Sire d'Inchy, mon illustre aïeul "paillard et pillard", certainement du Bourgogne, qui devrait être de tradition familiale, mais un soir, il faudra qu'après une bonne soirée comme il les concevait, nous pendions quelques cons fats et prétentieux, cyniques et vulgaires comme lui en avait l'habitude...

    Le type qui a mis cette vidéo en ligne sur "Youtube" est d'un grand courage, il a désactivé les commentaires sur l'extrait et l'a affublé d'un titre qui en dit long sur lui...

  • Rabais sur la Fête des mères

    Imprimer Pin it!

    1491793586.jpgDepuis deux semaines, on voit un peu partout des pubs sur la Fête des Mères, y compris des chaînes de magasins de lingerie féminine qui proclament qu'"avec un ensemble violet, porte-jarretelles et string, Maman sera la plus sexy" (Vu dans Evreux, c'est véridique, à la fois hilarant et inquiétant), de quoi ne pas arranger l'Oedipe des gosses déjà perturbés depuis que leur Papa et leur Maman leur ont payé le câble, ou le satellite pour la télé qui est dans leur chambre, donc y compris les chaînes pour adultes, sans parler du Net où des naïfs pensent encore que la fille qui 1703599874.jpgse déloque devant sa webcam le fait pour payer ses études de -mettons- physique nucléaire et bien sûr sans oublier la nouvelle femme de Papa qui fait de drôles de bruits quand ils jouent au docteur. Ce n'est pas étonnant qu'un ou deux pervers sexuels ou que des impuissants sexuellement fébriles se baladent dans la nature après tout avec tout ça. Moi, j'en étais resté aux colliers de nouilles, aux vide-poches en boîtes d'allumettes, aux empreintes des petites mimines en pâte à modeler, aux roses blanches ("Je veeux des roooses blananches-cheuh, pour mâ Jolie Ma-man !!").Les classes maternelles sentaient la colle blanche et la vanille, les petites filles avaient des jolies barettes dans les cheveux, les garçons des "kickers" aux pieds, une pastille verte pour le pied droit, rouge pour le pied gauche, et on était tous fiérots de ramener à sa Maman l'horreur paradoxalement mignonne après tout que la maîtresse nous avait fait confectionner parce que comme ça elle n'avait pas de fiches de lecture ou de mathématiques à confectionner. Maintenant les petites filles écoutent "Tokyo Hotel" et regardent "Next" à la télé, je vous le dis, et les garçons qui aiment un peu trop leur Maman finissent ou drag-queens ou s'habillent avec les robes de leur génitrice. C'est à désespérer.

    Sinon, ne prenez pas trop au sérieux les horreurs précédentes, c'est pour de rire, Bonne fête à toutes les Mamans !

    un historique de la fête qui oublie cependant que c'est Vichy qui l'officialisa

  • "Mary" - ballade des Scissor Sisters

    Imprimer Pin it!

    Des filles seules comme celle-ci, on en croise beaucoup en ville, de celles qui ont l'air tellement arrogantes, solides et indépendantes alors que dedans ce n'est que du verre pilé et des souvenirs. Au fond d'elles, elles rêvent toujours du prince charmant mais elles ne savent pas trop à quoi il devrait ressembler. On a envie de les prendre dans les bras, de les consoler mais on ne peut pas. Elles se regardent dans le miroir et se trouvent déjà vieilles.

    Ce morceau n'est pas du tout dans l'autre veine d'inspiration du groupe qui rassemble deux grandes folles, un "straight" et une queer, une veine beaucoup plus extravagante (il y en a qui vont se dire, je le savais je le savais, il passe des groupes "gays" sur son blog c'est qu'il doit l'être aussi !). D'autres chansons sont accessibles dans les vidéos relatives.

  • Confiance en l'être humain ?

    Imprimer Pin it!

    Je n'ai aucune confiance en l'être humain, à trois ou quatre exceptions près. 1177508574.jpgIl y a ceux qui sont jaloux, ceux qui sont envieux, ceux qui se laissent aller très souvent à la haine et à la violence, ceux qui font du mal aux plus faibles en toute conscience, ceux qui ne reconnaissent jamais leurs fautes, ceux qui humilient, ceux qui raillent, ceux qui ne ressentent pas le besoin de cultiver leur esprit. Il y a les obséquieux, les vaniteux, les lâches, les veules, les grégaires, ceux que je déteste le plus, ceux qui marchent en troupeau. Il y a ceux qui ne pensent qu'à eux et font de leur personne le centre du monde, qui ne voient pas la souffrance des autres, ou celle qu'ils ont pu engendrer. Il y a ceux qui savent très bien que les trois quart de l'humanité crève de faim et qui s'en foutent, ceux qui détruisent consciencieusement la planète et n'y pense même pas. Ce qui me désespère le plus est que je fais partie de cette humanité et que j'ai ressenti tout cela au moins une fois, comme tout le monde, je m'y suis laissé aller à des degrés divers. Mais, à la différence d'autres personnes, je le sais, et je le ressens, ce qui fait que je souffre plus, mais aussi que quand j'aime d'amitié ou d'amour, je crois que j'aime plus. C'est aussi parce que je n'ai aucune confiance en l'être humain que je crois en Dieu, fermement. Non pas que je crois que les hommes devraient se laisser guider comme des marionnettes mais que s'ils s'ouvrent un peu à lui, ils seront peut-être enfin un tout petit peu plus humains (c'est tout le sens de l'Incarnation). C'est aussi pour cela que je ne peux pas adhérer à telle ou telle idéologie.

    2068804462.jpgEn cliquant sur l'image on va sur une image traitant de "l'Évangile selon Saint Mathieu" de Pasolini, qui ne s'est pas converti pour autant, mais dont les aspirations profondes, en opérant un léger, très léger glissement, paradoxalement très difficile à effectuer finalement car on ne renonce pas comme ça à ses certitudes mais quand elles sont fausses, auraient pu rejoindre complètement la foi chrétienne, cela a peut-être été le cas, ce n'est pas à moi de juger et il faut dire que son film est spirituellement et artistiquement le film le plus solide sur le Nouveau Testament (Zeffirelli c'est de la guimauve, le film de Mel Gibson comporte malgré ses qualités, le diable comme une toile de Francis Bacon, la souffrance montrée pour de bon, un ou deux moments grotesques).  

  • Peut-on être chrétien et marxiste ? Ou libéral ?

    Imprimer Pin it!

    1963012448.jpg1520916119.jpgAu début de la Bible, un chrétien peut lire : "Au commencement était le Verbe", l'esprit de Dieu, au début du "Capital", Marx explique qu'à la base il y a la matière, donc le contraire. La conclusion est rapide. Pour autant, un marxiste peut-il mieux pratiquer la charité que certains chrétiens, être plus enclin à l'altérité, bien sûr, la question ne se pose même pas. Un chrétien peut-il pour autant soutenir ou pas des réformes sociales proposées par des marxistes ? Aussi, si celles-ci ne sont pas en contradiction avec la Justice et la Paix telles que définies par l'Évangile qui n'est pas et ne sera jamais une idéologie. Peut-on être chrétien et libéral ? Le libéralisme étant également un matérialisme, que l'on lise Adam Smith, Jean-Baptiste Say ou Milton Friedman et son fiston, donc contradictoire à la base avec la foi chrétienne, un chrétien ne peut pas être libéral non plus, contrairement à ce que des chrétiens eux-mêmes affirment. Ceci, beaucoup ne le comprenne pas, transformant la Foi en une sorte de doctrine confortable qui n'engage à pas grand-chose et permet de digérer tranquillement...

    La cité de saint Augustin, cité de Dieu, n'est pas la cité des hommes de Marx. Même si elles se ressemblent superficiellement dans les résultats et que l'Église affirme dans toutes les commissions "Justice et Paix" que l'on trouve de par le monde que l'une ne vas pas sans l'autre, ces deux modèles sont fondées sur des principes strictement inverses. 

  • Un peu de légèreté : "The ting tings" - Great DJ le clip

    Imprimer Pin it!

    Léger, frais, ça reposerait les neurones des cerveaux toujours en ébullition des polémiqueurs fous. On a envie de danser et de s'amuser, et d'oublier les petites médiocrités de quelques uns et du grand nombre. J'aime bien la pop britannique, depuis les "Beatles" en passant par les "Stones" et les "Wings" pour les plus anciens. c'est acidulée et aussi sucrée qu'une barre de chocolat anglais mais qu'importe...

    En lieu et place du morceau en "live" j'ai trouvé le clip, moins saturé

  • "Attention à ta pudeur" - Riad Sattouf, "la vie secrète des jeunes"

    Imprimer Pin it!

    Comment rester femme malgré un déficit évident de féminité ? La jeune femme en pantalons me rappelle cette personne aussi raffinée qu'un camionneur et aussi élégante qu'un docker marseillais (quoique un docker en smoking c'est élégant) que des amies qui pensait faire le bien m'avait collée entre les pattes au Proche Orient, un modèle de chieuse, une emmerdeuse diplômée, une emmerderesse comme on n'en fait plus. Je sais c'est cruel, mais elle cumulait avec le tout deux ou trois névroses sophistiquées qui étaient comme les cerises sur le gâteau.

    Cliquer sur l'image l'agrandit.

    56726108.jpg

  • Les bourgeois en 68 et quarante ans après

    Imprimer Pin it!

    568082632.jpgJe dois dire que j'avais plutôt envie d'écrire un billet pas très doux sur ces gens qui dissimulent, mentent et jouent la comédie, sur les beaux parleurs parfois criminels à force d'encourager la bassesse chez les autres, qui s'affichent une chose alors que ce sont des menteurs. Mais voilà, ça me donne la nausée rien que d'y penser et je préfère écouter cette chanson de Brel qui parle des bourgeois, y compris ceux qui confondent progrès social et partie fine comme dans ce film de Bertolucci, esthétiquement intéressant mais vide, grandeur d'âme et vanité, y voyant de nouvelles occasions de se laisser aller à leurs pulsions finalement traditionnelles et grossières. Chercher un alibi ou un prétexte politique fait de plus perdre du temps avant de faire l'amour. Ils ont de la chance, car le bon peuple les adule et se laissera aller à beaucoup de lâcheté pour quêter de leur part une parole qu'ils s'imaginent puissante. "Mai 68" a permis à la bourgeoisie, à la bourgeoisie seule, à se laisser aller sans contraintes à son amoralisme profond qu'elle camouflait depuis le XIXème siècle sous des dehors aussi austères que le redingote d'un parpaillot patron d'usine en 1860. Enfin, ceux qui ont la nostalgie de l'ordre moral de cette période pourrait se souvenir du sort réservé aux femmes troussées derrière une porte ou engrossées par désoeuvrement.

    En parlant de bourgeois, j'ai écouté et lu quelques hommes et femmes de gauche nous parler de "l'ébullition populaire de Mai 68" et répondre ensuite à la question sur leur lieu d'études et c'est assez amusant, au deuxième degré : Condorcet, une boîte pourrie certainement, Henri IV, une autre boîte où le sentiment d'insécurité est fort certainement, Corneille à Rouen, Faidherbe à Lille et j'en passe. Beaucoup de ces bons élèves le disent de plus en plus clairement, ils sont d'accord une politique de droite et libérale voir ce matin la dizaine de députés PS trouvant les réformes structurelles de Sarkozy et Fillon très bonnes. Ce n'est pas qu'un lycéen d'Henri IV ou de Condorcet, plus accessibles d'ailleurs aux élèves de banlieue en 68 qu'en 2008 malgré toutes les bonnes paroles, ne sache pas ce qu'est un pauvre ou ne puisse comprendre la pauvreté mais il ne réalisera jamais ce qu'est la pauvreté. Au lieu d'écouter les belles paroles des bons apôtres, lisez plutôt Eric Maurin sur le ghetto français, il est largement plus radical pointant les bourgeois, les vrais, qui ne se limitent pas aux carrés Hermès/Loden bleu marine, là où ils sont...  

    Le cœur bien au chaud
    Les yeux dans la bière
    Chez la grosse Adrienne de Montalant
    Avec l'ami Jojo
    Et avec l'ami Pierre
    On allait boire nos vingt ans
    Jojo se prenait pour Voltaire
    Et Pierre pour Casanova
    Et moi, moi qui étais le plus fier
    Moi, moi je me prenais pour moi
    Et quand vers minuit passaient les notaires
    Qui sortaient de l'hôtel des "Trois Faisans"
    On leur montrait notre cul et nos bonnes manières
    En leur chantant

    [Refrain] :
    Les bourgeois c'est comme les cochons
    Plus ça devient vieux plus ça devient bête
    Les bourgeois c'est comme les cochons
    Plus ça devient vieux plus ça devient c...

    Le cœur bien au chaud
    Les yeux dans la bière
    Chez la grosse Adrienne de Montalant
    Avec l'ami Jojo
    Et avec l'ami Pierre
    On allait brûler nos vingt ans
    Voltaire dansait comme un vicaire
    Et Casanova n'osait pas
    Et moi, moi qui restait le plus fier
    Moi j'étais presque aussi saoul que moi
    Et quand vers minuit passaient les notaires
    Qui sortaient de l'hôtel des "Trois Faisans"
    On leur montrait notre cul et nos bonnes manières
    En leur chantant

    [Refrain]

    Le cœur au repos
    Les yeux bien sur terre
    Au bar de l'hôtel des "Trois Faisans"
    Avec maître Jojo
    Et avec maître Pierre
    Entre notaires on passe le temps
    Jojo parle de Voltaire
    Et Pierre de Casanova
    Et moi, moi qui suis resté le plus fier
    Moi, moi je parle encore de moi
    Et c'est en sortant vers minuit Monsieur le Commissaire
    Que tous les soirs de chez la Montalant
    De jeunes "peigne-culs" nous montrent leur derrière
    En nous chantant

    [Refrain]
  • Un miracle pour les précaires

    Imprimer Pin it!

    1460056852.jpgDans la plupart des médias, y compris à la télévision, à droite comme à gauche, l'on s'accorde à louer les mérites de ce qui serait le "modèle" allemand emmené par "Mutti" Merkel, à ce propos on a toujours l'impression qu'elle va nous proposer un morceau de "Sauertorte mit ein bissen sauce". Or, qu'entends-je ? Qu'ouïs-je ? Il semblerait que 26% des salariés allemands sont des travailleurs pauvres ou précaires, bien que soit-disant bien protégés par des syndicats beaucoup plus efficients qu'en France dont Monsieur Peillon, qui a presque avoué à Yves Calvi hier sur France 5 qu'il était d'accord avec la politique de Fillon, nous vantait encore les mérites il y a peu. En France, il est vrai que l'on se fout complètement des travailleurs précaires, certes comme le dit poétiquement madame Parisot : "l'amour même est précaire!" (Putain la vache, c'est beau !), défendus par un seul syndicat, les autres se contentant de parler beaucoup, l'un des patrons d'une des centrales syndicales ayant même clairement du mal à accepter que 1097770415.jpgles précaires revendiquent. J'aurais aimé demain que tous les syndicats mettent en avant les difficultés des précaires, ne serait-ce que dans la Fonction Publique : pas de prime de licenciement, pas de chômage avant deux mois sans travail, pas de préavis, pas de titularisation. Les précaires, selon les discours des politiques, sont des salauds qui bloquent les progrès im-m-m-enses de la société réalisés grâce à l'Union Européenne, comme l'enseigne les nouveaux dogmes. Les riches sont de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres...

    Ou alors, chers précaires, faîtes comme la jeune femme en haut à gauche, faîtes un mariage de convenance avec un type aisé qui vous assurera un confortable avenir (les mauvaises langues parlent de p...e de luxe) ou bien adaptez-vous comme les braves types en bas à droite...

    Lien permanent Catégories : Politique
  • "Logan's run" - la série

    Imprimer Pin it!

    Très beau show de Science-Fiction à tendance paranoïdo pouèt-pouèt kitsch (écoutez la musique), "Logan's run", dont ce site m'a rappelé l'existence, raconte l'histoire de Logan, Gregory Harrison, un "limier" chassant les "fugitifs" de la "Cité des Dômes", refuge de l'humanité après une guerre atroce, de Jessica 6, Heather Menzies, et Rem, Donald Moffat, qui est la première victime de "The Thing" dans le film de John Carpenter, un androïde échappant, pour les deux premiers, au sort funeste réservé aux être humains agés de 30 ans dans cette société post-apocalypse nucléaire : être tués dans un "Carrousel", après une courte vie de plaisirs certes, qui les atomise pour les recycler et les resservir aux survivants, quant à Rem il désire être encore plus humain. La série est moins dure que le film qui était moins rude que le roman semble-t-il. Dans les années 80, on regardait cela et on trouvait que c'était génial.

  • L'Irlande votera-t-elle non au traité de Lisbonne ?

    Imprimer Pin it!

    Inscrivez-vous au groupe "In France we are all irish, say no" sur Facebook (après connexion au réseau) en cliquant sur l'image ci-dessous. Je m'étonne qu'en France personne ne remette en cause réellement le traité de Lisbonne, qui est exactement le même que le traité précédent sur la constitution européenne. Certes, quand nous avons voté "non" à 55% il y en avait qui ont voté aussi contre Chirac mais il est clair que la démocratie a été bafouée...

    187824290.jpg

    Lien permanent Catégories : Politique
  • Le jour que je préfère...

    Imprimer Pin it!

    Pourquoi des carottes en illustrations, vous le verrez en lisant ce texte, ce légume a eu une influence fondamentale sur le cours de ma vie... (en cliquant sur la photo, on saura tout sur les carottes)

    1851472308.jpgAujourd'hui j'ai 39 ans, ce n'est pas que ça me marque plus qu'autre chose mais quand même, cela m'a remis en mémoire un sujet de rédaction d'une enseignante que nous avions au collège qui nous avait demandé de raconter notre vie à 40 ans, mademoiselle le P. Je m'imaginais dessinateur de Bande dessinée comme des milliers de mes petits camarades, et j'imaginais qu'une guerre thermonucléaire éclatait en 1996. Et gràce à un commentaire d'Éric, je me suis également remémoré une bonne partie des bêtises que nous avions pu faire au collège. Nous n'étions pas pour autant des mauvais sujets ou des plus rigolos qu'ailleurs, tout le monde ayant ce genre de souvenirs. Je me souviens que nous arrivions à mettre le bazar dans d'autres classes que la nôtre de l'extérieur des salles quand nous étions dans le CDI du collège qui avait une grande baie vitrée : nous montrions aux petits sixièmes des photos extraites de livres ded'éducation sexuelle, ceux dont parlait Éric dans son commentaire, dans lesquels on trouvait aussi, je rappelle que nous étions au collège, des images de "cas" physiques comme un/une hermaphrodite tout/e nu/e ou celle d'un type qui avait deux sexes, ou encore un autre qui n'en avait pas du tout. Je pense qu'Éric doit se souvenir également de Mademoiselle le P. qui, elle me l'a avoué plus tard alors que nous étions devenus collègues, a demandé sa mutation dans un lycée à cause de, ou gràce à, nous. Elle était rouquinissime, donc nous avions décidé de manger des carottes pendant son cours de latin, puis nous ayant recommandé alors d'amener "la fois prochaine de quoi casser la croûte carrément" nous avions ramené le cours suivant du saucisson, du pain, du camembert et une bouteille de vin piquée dans la cave de mon père (Note responsable aux jeunes et élèves, je sais qu'il y en a, qui me lisent : Ce n'est pas bien du tout, j'ai beaucoup de regrets, nous étions victimes de nos mauvaises lectures).

  • Ceux qui ont tout compris

    Imprimer Pin it!

    1865641624.jpgOn me croit moraliste mais j'ai beaucoup de tendresse pour ceux qui ont tout compris, qui se comportent aux yeux des autres comme des types amoraux ou des femmes amorales alors qu'en fait ils n'ont fait que regarder la trame de ce monde un peu plus près que le commun des mortels, dût-ce Hamlet les prendre pour des rats. On les croit de gauche à lire ou écouter leurs discours, ils sont de droite dans un autre, on les croit de droite, ils semblent être de gauche dans un autre texte incendiaire et radical, ils n'ont aucun problème à aller par-dessus les clivages écrivant des textes avec talent là où on ne les attend pas (et m'amuser beaucoup je dois dire car je suis peut-être moi-même un rien cynique finalement). Ce ne sont pas des cyniques, ils savent très bien que le pouvoir n'est plus dans les mains des politiques et des théoriciens, que les grandes idées sont assez venteuses et que ce qui devrait être fait ne le sera jamais. La plupart d'entre eux garde une posture, qui leur permet de plaire aux filles, premier avantage, et de gagner beaucoup d'argent, parfois pas tant que ça mais de quoi voir venir, autre avantage non négligeable. Ils savent cependant parfaitement au fond que les idéologies même les plus généreuses à la base ne sont en fait que des mythes éculés, et que l'on vit sur ces mythes. Chez eux, on trouve Talleyrand (portrait ci-contre), Chateaubriand et Proust, Mazarin ce vieux malin et dans une certaine mesure Montaigne. Car c'est une tradition bien française, on laisse les autres s'enflammer et l'on mène la vie libre que l'on s'est choisi, laissant la piétaille pourrir sur pied dans sa médiocrité...

  • Il y a vingt-sept ans...

    Imprimer Pin it!

    778286322.jpgIl y a vingt-sept ans, j'allais rentrer en sixième, c'était comme un ciel sans nuages. Dés le début de la sixième, nos enseignants (on était treize ans après 68) nous répétait que l'on devait rêver notre avenir, que tout nous était possible et qu'il y avait encore beaucoup de choses à faire, en mai 1981, beaucoup de nos enseignants nous ont dit qu'on allait voir ce que on allait voir, que tout allait changer, ils y croyaient, en 1982, tout le monde avait oublié son vote il faut s'en rappeler aussi. En dessin, comme en musique, c'était l'expression personnelle de chaque élève que l'on essayait de déceler et non sa conformité au moule et cela j'appréciais. A la radio, a la télévision, la parole me semblait plus libre, moins corsetée et standardisée. En 1983, certains parmi nous ont porté un petit badge pour signifier qu'ils étaient contre le racisme, pour d'autres c'était parfaitement inutile, pourquoi avoir besoin d'un badge pour affirmer une évidence. Il y avait beaucoup moins de chômage, beaucoup moins de SDF, même si on commençait à parler des "nouveaux" pauvres, excepté deux ou trois "clochards" folkloriques, peu de gens dormaient dans la rue. Quant au racisme, il y avait toujours quelques petits blancs pour se laisser aller à cette sottise, mais les ados d'autres origines étaient tous acceptés, sans que la question de leurs origines ne se pose, sans qu'ils ne la posent. La tolérance n'était même pas une question, n'était même pas une problématique. dés 1983, le gouvernement de gauche a repris les bonnes habitudes des précédents et la Crise, le fric et le pouvoir ont fait leur oeuvre.908042948.jpg

    A chaque période de l'histoire, bien que celle-ci ne se répète pas, on retrouve des constantes, quand ça va mal, les peuples se replient sur eux. En 1984, le Pen, qui avait fait un petit score déjà aux européennes en 79, a commencé par monter en puissance, surtout grâce à Mitterrand qui y voyait un moyen de contrer la droite dite traditionnelle, engrangeant aussi les anciennes voix des communistes. A gauche comme à droite, on a réagi comme si tout le petit peuple était devenu frontiste, comme si tout le petit peuple était devenu raciste, et l'on a assené les leçons de morale à jet continu, leçons parfaitement inefficaces, comme d'ailleurs toute l'éducation historique concernant le Shoah. Encore maintenant un français pauvre est surtout "un plouc" aux yeux des "mieux pensants". L'on a affublé les contradicteurs de ces leçons de morale de toutes les épithètes et à partir du moment où on insulte quelqu'un en le traitant de "faf", de "facho", de réac", et j'en passe, il n'y a plus de discussion possible, autant se foutre sur la gueule directement commes les épithètes utilisées de l'autre côté ("bolcho", "gaucho" etc...), le résultat étant là que les "réacs", "fachos" et autres se sont radicalisés. Les donneurs de leçons de tolérance, d'écologie, de xénophilie, d'homophilie, ne comprennent pas encore tout cela, et sont toujours persuadé d'être la lumière des peuples, la différence est que maintenant ils n'hésitent pas non plus à profiter des joies du libéralisme. Ils les accusaient d'être réactionnaires, je crois qu'ils ne réalisent pas à quel point ils vont en avoir du réactionnaire, en tubes et par paquets de douze !

    454122934.gifEnfin, y compris du côté des personnes d'origine étrangère qui ont entendu leurs belles paroles souvent angélistes, mais n'ont pas vu suffisamment d'actes concrets, le résultat obtenu a été de développer une conscience identitaire beaucoup plus forte. Sans parler de l'aveuglement sur la laïcité qui a fait que plutôt d'aider à l'organisation laïque d'un culte musulman intégré, ce que finalement le gouvernement a fait mais trop tard, on a laissé entrer des imams intégristes et souvent ignorants du Coran lui-même mais dont l'idéologie dite "salafiste" est très dangereuse (de toutes façons pour les donneurs de leçons de tolérance et de morale, ce sont les cathos les intégristes, une bonne fois pour toutes, et ils n'en démordent pas). On sait maintenant que la laïcité est un doux souvenir dans beaucoup d'établissements et ce n'est pas du fait des seuls cathos. Enfin, le Pen était un épouvantail bien utile, mais qui a prévu Hortefeux ?

    Je pense aussi que les puissants considèrent ce genre de discussions très polémiques avec amusement, puisque cela ne les empêche en rien de nuire, eux savent que la politique est une vaste scène à l'exception de quelques personnes sincères. Elles sont rarement élues, ou maire, ou député.

    Trois souvenirs de 1981 : la tentative d'assassinat de Jean-Paul II, l'élection de Mitterrand, j'avais la grippe, je me souviens avoir regardé cette image dans un brouillard cotonneux, et Brassens mort cette année là.

    Note personnelle : En 81, on écoutait Desproges sur Inter, il n'y passerait pas maintenant et parfois Coluche sur Europe. On regardait parfois Polac, sans y comprendre grand-chose...

  • Comment se comporter après une grève des professeurs ?

    Imprimer Pin it!

    557198964.jpgLes enseignants qui ont fait grève ne se rendent pas compte d'une chose. Leur mouvement est extrèmement impopulaire selon l'idée communément répandue dans le bas peuple que les "profs sont des fainéants" alors que ceux-ci passent le plus clair de leur temps à tenter de rattraper l'incurie des parents, l'ignorance des gamins et leur inculture. Sans le faire exprès, les syndicats enseignants ont pourtant donné la balle à Sarkozy qui s'est bien sûr empressé de la récupérer en parlant du service minimum dans les écoles. C'est aussi déplacer le sujet sur le plan du populisme et éviter de parler réellement de l'éducation (le salaire des profs entre autres, la formation, etc...). Ce n'est pas en poussant des cris d'orfraie sur le droit de grève et la consitutionnalité du service minimum que l'on arrangera les choses car ça fait le jeu du gouvernement. Il y en a qui se voit déjà en mai 68, ayant la nostalgie de leur jeunesse enfuie.  Les lycéens rentrent tout doucement dans le rang maintenant parce qu'il y a les examens et la peur de les louper est plus forte que le désir de changer le monde, et puis on leur envoie les CRS sans leur demander de ménager les jeunes, plus fragiles que les dockers. En 2008, on est devenu foutrement sérieux quand on a 17 ans, on n'a plus beaucoup d'illusions et finalement tout ce qui reste est l'envie de consommer autant que Papa et Maman le faisaient pendant les Trente glorieuses" et leur nuage de traîne.

  • Anne Slacik expose à Saintes

    Imprimer Pin it!

    Nouvelle exposition à Saintes, "Jardins", vernissage mercredi 21 mai à 18 heures à la médiathèque François Mitterrand.

    Cliquer sur la toile pour agrandir l'invitation et en savoir plus

    1058859184.GIF192021945.GIF

  • Coup de pied au culte

    Imprimer Pin it!

    1683040681.jpgLa première fois que j'ai entendu parler du "culte" c'est dans "Starfix", journal de cinéma des années 80, entre "Mad Movies", avant que ce mensuel ne devienne une sorte de fanzine "nerd", et "Positif" pour le côté pointu sur le sujet, ayant paru de 1984 à 1990. Dans cette revue, aucun journaliste n'aurait fait l'erreur de confondre Eugene O'Neil et Charles Lindbergh sur une photo de "Zelig" de Woody Allen comme le fait Florence Colombani dans son livre sur le cinéaste aux éditions du "Monde" et des "Cahiers du cinéma", par exemple, entre autres erreurs grossières. On y défendait autant des "nanars" parfois prometteurs comme ceux de Peter Jackson, alors méprisé, mais aussi les films asiatiques alors méconnus y compris des critiques dits élitiste. Y écrivaient Christophe Gans, Christophe Lemaire alias Painboeuf ou Nicolas Boukhrief, connaisseur hors pair de l'oeuvre de Max Ophüls, ne demandez pas qui c'est à un journaliste de cinéma actuel, sa culture cinéphile commence à Michael Bay. "Starfix" mettait en couverture aussi bien Kubrick que John Woo ou Cronenberg ou encore les Rita Mitsouko, pouvait traiter de Carpenter et Jean Eustache dans un même numéro. "Happy time my friend, all gone now..."

    Dans un de leur denier numéro, la rédaction présentait les films "cultes", c'est-à-dire des films connus par une minorité de privilégiés qui ayant parlé de l'oeuvre, lui ayant donné une 1479399981.jpgréputation par le bouche à oreille, finissait par lui faire connaître le succès :  ainsi "2001" de Kubrick, "Rocky horror picture show", "la dame de Shangaï", les films de John Waters, moustache d'expert comptable, cerveau excentrique et finalement complètement fou (Divine est allée beaucoup loin que tous les "Jackass" dans la scène finale de "Pink Flamingos"), bien que , à mon avis tous ses films, cinématographiquement, ne méritent pas ce label même si, par ailleurs, j'aime beaucoup le personnage, les premiers Cronenberg, "Kentucky Fried Movie", l'excellent et inénarrable "Flesh Gordon", les films de Russ Meyer et d'autres. Depuis, "culte" désigne la moindre anodinerie de n'importe quel cinéaste de comptoir ou écrivailleur de banlieue, on doit dire quelques gros mots, de ceux que les enfants s'imaginent rebelles et ça passe : ainsi Michael Youn devient "culte", Beigbeider qui parle de ses cuites c'est "culte" tout comme Amélie Nothomb causant de ses névroses, tout comme Lolita Pille nous narrant ses errements de gosse de riches, (la pôvre petite !). C'est d'ailleurs étonnant d'entendre tous ces gens prétendument libérés de la tutelle des croyances ou autres se dire "culte".

    Le "Culte" ça se mérite...

    Un extrait de "Flesh Gordon" : l'empereur Ming y est une grande folle et Dale Arden une nymphomane... (d'autres friandises à la touche "menu")

  • Une dentiste de progrès...

    Imprimer Pin it!

    2135580628.JPGDans une petite ville, tout finit par se savoir, à commencer par les injustices que des personnes abjectes font subir aux plus faibles en s'imaginant que personne ne sera jamais au courant. Une bonne dame avait un abcès, elle alla voir son ancienne dentiste qui refusa de la recevoir car elle était maintenant soumise à la CMU. En effet, son mari avait foutu le camp avec plus jeune que lui et qu'elle, du genre d'épouse que l'on trouve sur catalogue en provenance de l'Est, docile tant qu'il y a un portefeuille bien garni, elle se retrouvait donc sans rien. La praticienne, habituée à se courber devant plus puissant, refusa de la soigner arguant qu'elle gagnerait mieux sa vie à "faire le ménage chez elle", je cite avec des pincettes. Elle en rajouta une couche en affirmant qu'en plus on ne la prendrait pas plus chez le dentiste mutualiste. Elle est pourtant connue pour être une femme de progrès, de partage et d'égalité, pour les autres. Comme quoi, le problème de notre société est dans cette rupture du lien communautaire. Les petits bourgeois, fussent-ils libéraux ou radicaux voire grenouilles de bénitier, n'en ont rien à foutre de ce lien, tant qu'ils continuent à profiter de leur magot et qu'ils puissent continuer à sacrifier au "dieu Nombril" (le leur s'entend). Cette dame aurait pu porter plainte contre la dentiste, elle ne l'a pas fait car ressentant cette honte que les privilégiés lui imposent, et ainsi sont les humbles, ils ont peur de trop demander. La dentiste ne doit pas même se rendre compte de la contradiction entre ses opinions affichées et son comportement, elle le dit, elle est progressiste...

    Par contre, je me demande ce qui arrivera si les exclus, un jour, se mettent réellement en colère et qu'ils en ont marre des belles paroles d'Évangile, du petit livre rouge ou du "Capital" ?