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dimanche, 18 mai 2008
Une dentiste de progrès...
Dans une petite ville, tout finit par se savoir, à commencer par les injustices que des personnes abjectes font subir aux plus faibles en s'imaginant que personne ne sera jamais au courant. Une bonne dame avait un abcès, elle alla voir son ancienne dentiste qui refusa de la recevoir car elle était maintenant soumise à la CMU. En effet, son mari avait foutu le camp avec plus jeune que lui et qu'elle, du genre d'épouse que l'on trouve sur catalogue en provenance de l'Est, docile tant qu'il y a un portefeuille bien garni, elle se retrouvait donc sans rien. La praticienne, habituée à se courber devant plus puissant, refusa de la soigner arguant qu'elle gagnerait mieux sa vie à "faire le ménage chez elle", je cite avec des pincettes. Elle en rajouta une couche en affirmant qu'en plus on ne la prendrait pas plus chez le dentiste mutualiste. Elle est pourtant connue pour être une femme de progrès, de partage et d'égalité, pour les autres. Comme quoi, le problème de notre société est dans cette rupture du lien communautaire. Les petits bourgeois, fussent-ils libéraux ou radicaux voire grenouilles de bénitier, n'en ont rien à foutre de ce lien, tant qu'ils continuent à profiter de leur magot et qu'ils puissent continuer à sacrifier au "dieu Nombril" (le leur s'entend). Cette dame aurait pu porter plainte contre la dentiste, elle ne l'a pas fait car ressentant cette honte que les privilégiés lui imposent, et ainsi sont les humbles, ils ont peur de trop demander. La dentiste ne doit pas même se rendre compte de la contradiction entre ses opinions affichées et son comportement, elle le dit, elle est progressiste...
Par contre, je me demande ce qui arrivera si les exclus, un jour, se mettent réellement en colère et qu'ils en ont marre des belles paroles d'Évangile, du petit livre rouge ou du "Capital" ?
14:39 Publié dans A boulets rouges... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, ps, pcf, udf, modem, evreux




















Commentaires
tout le monde avait un bulletin de vote entre les mains, l'année dernière, monsieur le moraliste et sarkozy n'a pas pris le pouvoir par un poutche.
Le misérabilisme n'est pas une réponse politique, ni la compassion, ni l'auto apitoiement. La réponse, c'est d'arrêter d'écouter jean pierre pernaud, de retrouver une conscience de classe que les riches n'ont pas perdue, eux. Et il ne sont pas 53% de riches dans ce pays, si? Salauds de pauvres et puis c'est tout
Ecrit par : Alfredo Smith Garcia | dimanche, 18 mai 2008
Nous sommes d'accord quant au vote, vois-tu. A gauche, comme d'habitude, le vote était dispersé, on pensait qu'il n'y avait pas urgence, et il faut bien dire aussi que Ségolène n'a pas été bonne ; et qu'actuellement à gauche, il n'y a personne, à droite, Sarkozy a ramassé le pouvoir c'est tout. Ce que tu appelles la conscience de classe j'appelle ça le lien communautaire. Peut-êtres est-ce que je fais de la morale, mais ça me met en colère qu'une salope qui se croit dans son droit car elle a du fric et expose avec ostentation des idées qui la mettent en valeur, parlons crûment, écrase une pauvre femme et la traite plus bas que terre. J'ai envie qu'elle paye un peu...
Quant aux "salauds de pauvres", oui, on est d'accord aussi : "Salauds de pauvres !" qui se laissent mener et embobiner par un type hâbleur et beau parleur, qui ne réfléchissent pas plus loin que le bout de leur nez. Quant à ma situation, peut-être a-t-on besoin d'être vraiment dans la merde pour mûrir et prendre confiance ? C'est tout ce que j'en dirai.
Ecrit par : Amaury | lundi, 19 mai 2008
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