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dimanche, 18 mai 2008
Coup de pied au culte
La première fois que j'ai entendu parler du "culte" c'est dans "Starfix", journal de cinéma des années 80, entre "Mad Movies", avant que ce mensuel ne devienne une sorte de fanzine "nerd", et "Positif" pour le côté pointu sur le sujet, ayant paru de 1984 à 1990. Dans cette revue, aucun journaliste n'aurait fait l'erreur de confondre Eugene O'Neil et Charles Lindbergh sur une photo de "Zelig" de Woody Allen comme le fait Florence Colombani dans son livre sur le cinéaste aux éditions du "Monde" et des "Cahiers du cinéma", par exemple, entre autres erreurs grossières. On y défendait autant des "nanars" parfois prometteurs comme ceux de Peter Jackson, alors méprisé, mais aussi les films asiatiques alors méconnus y compris des critiques dits élitiste. Y écrivaient Christophe Gans, Christophe Lemaire alias Painboeuf ou Nicolas Boukhrief, connaisseur hors pair de l'oeuvre de Max Ophüls, ne demandez pas qui c'est à un journaliste de cinéma actuel, sa culture cinéphile commence à Michael Bay. "Starfix" mettait en couverture aussi bien Kubrick que John Woo ou Cronenberg ou encore les Rita Mitsouko, pouvait traiter de Carpenter et Jean Eustache dans un même numéro. "Happy time my friend, all gone now..."
Dans un de leur denier numéro, la rédaction présentait les films "cultes", c'est-à-dire des films connus par une minorité de privilégiés qui ayant parlé de l'oeuvre, lui ayant donné une
réputation par le bouche à oreille, finissait par lui faire connaître le succès : ainsi "2001" de Kubrick, "Rocky horror picture show", "la dame de Shangaï", les films de John Waters, moustache d'expert comptable, cerveau excentrique et finalement complètement fou (Divine est allée beaucoup loin que tous les "Jackass" dans la scène finale de "Pink Flamingos"), bien que , à mon avis tous ses films, cinématographiquement, ne méritent pas ce label même si, par ailleurs, j'aime beaucoup le personnage, les premiers Cronenberg, "Kentucky Fried Movie", l'excellent et inénarrable "Flesh Gordon", les films de Russ Meyer et d'autres. Depuis, "culte" désigne la moindre anodinerie de n'importe quel cinéaste de comptoir ou écrivailleur de banlieue, on doit dire quelques gros mots, de ceux que les enfants s'imaginent rebelles et ça passe : ainsi Michael Youn devient "culte", Beigbeider qui parle de ses cuites c'est "culte" tout comme Amélie Nothomb causant de ses névroses, tout comme Lolita Pille nous narrant ses errements de gosse de riches, (la pôvre petite !). C'est d'ailleurs étonnant d'entendre tous ces gens prétendument libérés de la tutelle des croyances ou autres se dire "culte".
Le "Culte" ça se mérite...
Un extrait de "Flesh Gordon" : l'empereur Ming y est une grande folle et Dale Arden une nymphomane... (d'autres friandises à la touche "menu")
15:16 Publié dans Article | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature, cinéma, théâtre, société, mode



















Commentaires
C'est biem mais il y a aussi Jess Franco !
Ecrit par : Luminescent Resident | dimanche, 18 mai 2008
Certes mais le but n'était pas de faire un exposé exhaustif mais de définir le culte et de dire ce que, dans le culte, je préfère. Jess Franco ne l'était pas au sens strict je pense, il n'en avait pas besoin.
Ecrit par : Amaury | dimanche, 18 mai 2008
films "culte" pour moi :
- Mad Max (le 2)
- Massacre à la tronçonneuse (tout est dans le titre...)
Ecrit par : Éric | mardi, 20 mai 2008
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