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mercredi, 14 mai 2008
Nouvelle définition du luxe
Ne mangez pas vos nouilles, planquez les, bientôt cela vaudra une fortune. Bien sûr, il y en a qui nous menti quand il a promis qu'il serait "le président du pouvoir d'achat", mais 54% des électeurs ont cru à ses boniments de marchands à la sauvette et pendant ce temps les leaders, pour certains autoproclamés du PS écrivent une flopée de bouquins pour expliquer pourquoi ils sont les meilleurs pour être chefs ou candidats en 2012, ou bien ils posent en "streetwear" dans "Closer" pour plaire aux djeunes, ou pas, en tout cas aux décérébrés qui lisent ces torchons, comme Ségolène qui se met également en scène priant à genoux dans une église italienne. D'ailleurs j'ai fêté ce deux-mille et unième post au cassoulet "Saupiquet", cuit au bain-marie c'est un délice je vous assure, mais maintenant c'est vendu chez Fauchon.
En cliquant sur l'image on l'agrandit et on en trouve d'autres sur le blog sarkostique
18:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, ps, udf, modem, p2v, pcf
"The Spirit" revient...
Qui prétend connaître la culture populaire américaine ou les "comics" et ne connaît pas "The Spirit" de Will Eisner est un menteur. Le dessinateur crée le personnage en 1940 : il combat des nazis, et sauve l'Amérique plusieurs fois, puis la guerre finie, Will Eisner en fait le héros d'histoire fantastiques et très farfelues où il est souvent le jouet de femmes fatales plus fûtées que lui, elles s'appellent toujours de noms exotiques comme Ginger Coffe, Sand Saref, Plaster of Paris, Satin, et P'Gell surtout, une méchante ambiguë et sexuellement agressive. Dans "The Spirit", le héros n'est pas très malin, il n'y a pas de jeunes filles à sauver, les flics sont des pantins et le monde un terrain de jeu pour les criminels que, parfois, "The Spirit" arrête. Will Eisner est un de ces américains style Clint Eastwood, droit dans ses bottes et humain, brutal et doux, plein d'espoir même s'il sait que l'existence n'est qu'une plaisanterie. Il crée un super-héros qui n'en est pas du tout un et se fout généralement de l'Amérique dans les grandes largeurs tout en y croyant encore, un modèle d'ambivalence. Will Eisner a un graphisme moins "sale" que celui de Crumb (dont le docu-bio passe en ce moment sur "Planète") mais la même énergie subversive.
Celui-ci s'appelait Denny Colt dans une vie antérieure, il était un jeune flic idéaliste et un peu trop fougueux laissé pour mort dans une substance toxique, un neuro-gel, après avoir réussi à contrecarrer les plans d'un savant fou. Mais il revient de la mort, n'étant en fait que état de stase grâce à ce produit qui n'est pas encore en vente dans les bonnes pharmacies. Il continue à traquer les criminels mais en dehors de la loi, soutenu quand même par le
commissaire Dolan et sa fille Ellen ainsi qu'Ebony White un chauffeur de taxi afro-américain qui n'a pas l'âge légal pour conduire une voiture. Il s'oppose souvent à "l'Octopus"', super-vilain dont on ne voit jamais le visage. Si les aventures du "Spirit" se bornait à des histoires banales, cela n'aurait aucun intérêt mais Will Eisner y introduit dés le début une bonne dose d'humour et beaucoup de surréalisme. Le personnage revient dans un nouveau "comics" par Darwyn Cooke et Jeph Loeb, d'excellente facture. Franck Miller, qui a écrit et dessiné des BD avant "Sin City" et avant qu'il ne soit à la mode est le mieux placé pour l'adapter au cinéma, avec Scarlet Johanson et Eva Mendès, ce dont un mâle normalement constitué ne pourra que se réjouir se souvenant des émotions éprouvées en regardant "la Nuit nous appartient", excellent film noir de James gray, voir bande annonce ci-dessous de "The Spirit". en cliquant sur l'image on va sur le site officiel de Will Eisner
15:01 Publié dans Bande Dessinée, Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature, cinéma



















