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vendredi, 09 mai 2008

"Nous étions disciplinés" - la politique selon Germaine

821723503.jpgUne bonne dame téléphone ce matin à "Europe 1" que j'écoute d'une oreille distraite en prenant mon café, mais là elle attire mon attention. Elle dit qu'elle a 81 ans, qu'elle s'appelle Germaine, qu'elle a connu la guerre -elle- et que les français étaient disciplinés au moins pendant la guerre, "pas comme maintenant" et "qu'y z'avaient pas tous ces machins électroniques comme les jeunes y z'ont maintenant" (en effet, Germaine, le transistor n'a été inventé que plus tard). Elle a raison, on se rappelle que, excepté quelques centaines, voire quelques dizaines seulement de personnes ont compris qu'il fallait continuer à lutter et à résister, les autres, dans un grand élan discipliné, ont suivi Vichy et Pétain dans sa politique de Révolution Nationale dont celle que pratique Sarkozy en ce moment n'est qu'un prolongement finalement. Germaine poursuit en affirmant qu'il faut tenir compte de l'expérience des vieux, et patienter pour que les choses s'arrangent parce que en un an, le président n'a pas eu le temps, il s'est remarié, et tout, et tout, alors vous comprenez qu'il a moins travaillé mais "à partir de maintenant" promet Germaine "il ava y consacrer tout son temps". Merci de nous rassurer Germaine, électrice moyenne qui redonne confiance en la démocratie.

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Germaine, c'est aussi une chanson de Renaud :
Elle habitait Germaine
Une chambre de bonne
Quelque part dans l'cinquième
A coté d'la Sorbonne
Les WC sur l'pallier
Une fenêtre sur la cour
En haut d'un escalier
Qu'avait jamais vu l'jour
Et sur les murs sans joie
De ce pauvre boui-boui
Y avait Che Guevara
Les Pink Floyd et Johnny
Sur l'vieille électrophone
Trop souvent détraqué
Elle écoutait les Stones
Et Maxime le Forestier

Germaine, Germaine
Une java ou un tango
C'est du pareil au même
Pour te dire que je t'aime
Qu'importe le tempo
Germaine, Germaine
Un rock'n'roll ou un slow
C'est du pareil au même
Pour te dire que je t'aime
Et que j't'ai dans la peau

Ça sentait bon chez elle
L'herbe et le patchoulis
Le parfum des poubelles
Au petit matin gris
On buvait de la bière
Et du thé au jasmin
Assis en rond parterre
Sur un tapis indien
Les voisins du dessous
Etaient bien sympatiques
Quand on f'sait trop les fous
Ils se plaignaient qu'aux flics
Enfin bref chez Germaine
C'était vraiment byzance
Tous les jours de la s'maine
On était en vacances

Germaine, Germaine
Une java ou un tango
C'est du pareil au même
Pour te dire que je t'aime
Qu'importe le tempo {oh oh}
Germaine, Germaine
Un rock'n'roll ou un slow
C'est du pareil au même
Pour te dire que je t'aime
Et que j't'ai dans la peau {poil au dos}

Mais quand elle est partie
Un jour pour Katmandou
Moi j'vous jure les amis
Ça m'a fichu un coup
Sur la place Saint Michel
Où elle trainait parfois
On parle encore d'elle
Des sanglots dans la voix
Moi j'ai repris sa piaule
Mais c'est plus comme avant
C'est même plus vraiment
Drôle elle me manque souvent
Mais son électrophone
Elle me l'a laissée
Comme ses disques des Stones
Et de Maxime le Fox-terrier

Germaine, Germaine
Une java ou un tango
C'est du pareil au même
Pour te dire que je t'aime
Et qu'j'aime la Kanterbraü
Germaine, Germaine
Un rock'n'roll ou un slow
C'est du pareil au même
Pour te dire que je t'aime
Et que j't'ai dans la peau

Bref, vive les Germaine !

Ecrit par : Éric | vendredi, 09 mai 2008

Cette Germaine là est plus sympa

Ecrit par : Amaury | vendredi, 09 mai 2008

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