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lundi, 05 mai 2008

L'avorton

1141749319.jpgHier, en me rappelant les bons souvenirs de "Campus A l'Oreille" m'est revenu en mémoire le visage de l'avorton que nous croisions régulièrement dans les couloirs de Nanterre. Son papa et sa maman travaillaient dans une grande banque français de stature internationale comme l'on dit, ils lui laissaient un bon paquet d'argent de poche chaque mois. L'avorton faisait partie d'un groupuscule révolutionnaire comme il y en avait beaucoup mais il était un peu lâche : quand ses camarades allaient se bastonner avec le service d'ordre des groupuscules qui étaient en face, il s'enfermait dans les toilettes, grimpait sur une chiotte et gueulait par la fenêtre : "Révolution !" en tendant le poing à travers l'ouverture. Il était presque touchant cet avorton à carrure d'ablette car crêchaient chez lui une bonne douzaine de parasites professionnels qu'il aidait du mieux qu'il le pouvait. Et puis, la dernière année de "Campus A l'Oreille", il s'est amené avec quelques unes de ses sangsues collées à ses basques et il s'est imposé pour proposer des groupes de musique révolutionnaire plus "engagés" que ceux que nous proposions (comprendre deux ou trois types jouant du rock saturé dans leur garage en hurlant des insanités). Bref, musicalement, c'était nul. Malheureusement, quelques membres du Conseil Régional d'Ile de France, qui finançait le festival, ont eu vent des paroles des chansons de ces groupes qui demandaient la démission du président de cette institution. Les estrades sur lesquelles jouaient ces groupes n'avaient pour public que quelques groupies de l'avorton, virago révolutionnaire et frigide, tricoteuse grossière, Che Guevara de carnaval et Corto Maltese de contrebande, mais pour les politiques c'était déjà trop et le festival a été annulé tout comme son financement. Des personnes qui auraient bien voulu continuer à travailler dans cette voie ont été obligées, peut-être était-ce plus sage, de revenir à leurs études et renoncer à deux ou trois rêves d'avenir plus radieux.

Actuellement, l'avorton travaillerait dans la même banque que son papa et sa maman, sans doute pour infiltrer le système de l'intérieur à moins qu'il ne soit instituteur quelque part dans le 93 selon un bruit qui court à son sujet (ce qui serait tout à son honneur)... 

Commentaires

Ce genre de personnages c'est bien ce qu'on appelle des "trous du cul" ?
Je commence à m'faire vulgaire ces derniers temps...

Ecrit par : Éric | mardi, 06 mai 2008

C'est direct mais juste

Ecrit par : Amaury | mardi, 06 mai 2008

Il y en a beaucoup malheureusement de ce genre.

Ecrit par : Jean-Paul | mardi, 06 mai 2008

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