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samedi, 12 avril 2008
Ma logorrhée ou "est-ce grave docteur ?"
Je ne suis pas vraiment un expansif dans la vie, j'ai toujours eu en horreur les grandes envolées affectives comme celles que l'on voit un peu trop souvent chez les "Bisounours" ainsi que les décrit un autre blogueur fou qui se dit hérétique. Il paraît aux yeux de certains que je suis malgré tout un grand bavard. D'aucuns ont dit que ce que j'écris est une logorrhée (ce terme assimilant ce que je dis à la maladie mentale, ce qui a toujours été une excuse pour ne pas écouter ce que l'autre a à dire, pour ne pas réfléchir sur ses propres certitudes qui comme chacun sait, rendent fous) incompréhensible et contradictoire parfois (ce qui est possible, le propre d'une réflexion étant de progresser parfois en contredisant ce que l'on pensait conjoncturellement). C'est aussi le plaisir d'écrire qui me pousse à livre autant de notes par jour, je peux d'ailleurs me passer de beaucoup de choses sauf cela, écrire et me payer la tête des imbéciles, ce qui est un beau programme il me semble, et il y a de quoi faire. Il y a une urgence parfois à dire certaines choses, à ne pas les laisser traîner et finalement pourrir. Un jour je l'ai expérimenté, j'ai attendu trop longtemps pour dire à
quelqu'un (plutôt quelqu'une) un sentiment et il était trop tard. J'écris pour ne pas laisser avoir par la colère, la haine ou l'acédie, pour croire encore un tout petit peu que l'être humain, ce pitoyable primate est malgré tout parfois capable du Bien. C'est aussi pour rigoler, par exemple, de quelques préjugés comme cette sensiblerie mièvre à l'égard des handicapés. On les montre souvent de manière misérabiliste, le plus souvent pour se mettre en valeur soi-même ("Vous voyez comme j'suis un type bien, j'parle même à un type qu'a pas d'jambes !"). Cela me rappelle cette anecdote ; attablé à la terrasse d'un café j'ai vu passer un type en fauteuil entouré de quatre jeunes filles certes un rien vulgaires et qu'il draguait sans vergogne ni pleurnicheries inutiles ou retenue. Elles n'avaient pas besoin d'aller s'épancher ou pleurnicher pour savoir que c'était une personne avant tout et non un prétexte pour se hausser du col.
Ce blog est un journal quotidien, somme toute c'est logique. Pour l'instant je n'ai nullement l'intention d'être muet comme le poisson ci-contre...
18:10 Publié dans Art de vivre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : littérature, politique



















Commentaires
Surtout que cela serait décidément très insultant !
Ecrit par : BlindTheseus | samedi, 12 avril 2008
Moi aussi j'écrit des notes mais de types journalistiques à n'importe quelle heure sur ce qui me passionne,, avec plus ou moins de fautes de styles, d'ortographe, de frappes...
Parce que je m'emmerde, parce que j'ai envie parfois de valoriser des petits événements insignifiants, des gens insignifiants, pour laisser des traces, des souvenirs éphémères, pour faire plaisir, pour dire parfois ce que je pense ce que je pense (de façon édulcorée).
Ecrit par : Éric | dimanche, 13 avril 2008
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