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samedi, 12 avril 2008
Critique (de mauvaise foi) du matheux
Attention, il existe des matheux sympas, il y a le matheux qui est un ami fidèle, des matheux avec qui on va au cinéma, des matheux avec qui on se balade dans le Nord (qui n'ont lu qu'un livre dans leur vie, celui que je leur ai offert) et les matheux qui sont matheux mais qui sont dotés d'une grande droiture qui rachète le fait qu'ils soient matheux, et il y a même des matheux tellement dans la lune qu'ils en sont presque littéraires et poètes. Je parle pour les autres matheux, ceux qui prétendent que savoir compter est plus important que savoir comprendre, écouter ou exprimer des opinions. Les matheux savent très bien que deux et deux font quatre et ne se posent pas de questions, le littéraire, elle ou lui ça l'emmerde, il essaie de savoir pourquoi ça fait absolument quatre, pourquoi ça ferait pas cinq ou six. Après tout, c'est vrai, c'est mal fait. Mais continuons ma démonstration car je suis en train, et pas
seulement de 16h58. Le matheux est favorisé par le système scolaire et l'Éducation de notre beau pays, il est vrai que comme un grand nombre de matheux sont codiles et se plient sans trop rechigner à n'importe quelle connerie sans fondement, c'est mplus pratique pour les dirigeants de laisser tomber les filières de lettres ou d'arts et de favoriser les voies commerciales ou économiques, ou encore une fois, matheuses. Dans les temps anciens, le commerce était un boulot d'esclaves et les maths une partie du travail des philosophes, les nombres s'apprenaient par la musique, mais je m'égare, et pas seulement Saint-Lazare. La société de matheux, d'ailleurs plus ou moins engendrée a contrario, et malgré eux, par les artisans de Mai 68 qui ont mis en place, et appliqué, les réformes qui ont conduit à cette prédominance sans frein, a pour conséquence une société de jeunes moutons bêlant devant leur télé et collés devant leur console, d'adultes qui prétendent qu'ils "n'aiment pas les romans et préfèrent les livres "sérieux"" (comme ceux de Bernard Henry Lévy ou comme un rapport de Jacques Attali ?).
16:57 Publié dans Article | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : littérature, politique



















Commentaires
Bien sûr, car il y a le matheux inventeur de - par exemple - "l'homme invisible" & le matheux...matheux !
Ecrit par : Zeus | samedi, 12 avril 2008
Moi qui est fait de la natation mon métier, puis un métier accessoire que je continue par passion, c'est grâve à l'Ecole que j'ai appris à nager : mais pas à la piscine : en cours de maths !
Ecrit par : Éric | dimanche, 13 avril 2008
En seconde, je lisais "le seigneur des anneaux" en cours de maths. On avait beau faire nos copies à quatre ou cinq on dépassait pas le 8 (note du prof que je suis aux élèves qui me lisent, il y en a : c'est pas bien les n'enfants, faut pas le faire !)
Ecrit par : Amaury | dimanche, 13 avril 2008
Rectificatif (fautes d'ortographe et de frappes) merci de lire dans mon commentaire : "Moi qui ait fait de la natation..., c'est grâce (et non grave le v se trouvant à côté du c) à l'école..."
Ecrit par : Éric | lundi, 14 avril 2008
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