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  • Boycott or not boycott des J.O. ?

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    1904384689.jpgOn nous explique en ce moment qu'il ne faut pas boycotter les J.O. de Pékin car "il faut être patient" avec les chinois et "ne pas les braquer" comme le dit monsieur Kouchner qui fût maoïste comme d'autres, Geismar par exemple, prônant la même tolérance. En gros, il faudrait traiter les dirigeants chinois, dont le régime est déjà responsable de la mort de 100 millions de personnes, certainement de dangereux réactionnaires, comme l'on fait avec un gosse trop gâté "à problèmes", en grondant un peu, en gardant l'index levé, mais sans couper les ponts. De toutes façons, si l'on boycottait les J.O. il faudrait aussi boycotter toute l'économie chinoise, ce capitalisme d'état ultra-libéral qui a mis en esclavage 1 milliards 800 000 personnes. Il faut dire que les moines tibétains sont très dangereux face aux soldats de l'armée populaire, ils n'ont que leurs robes de moines à opposer aux balles. C'est quand même de la mauvaise volonté, les dirigeants chinois veulent faire le bonheur de leurs concitoyens, même malgré eux. Finalement, on se dit qu'en France, tout le monde s'en fout d'ailleurs, certains voulant les compétitions envers et contre tout, d'autres ne voulant absolument pas renoncer à leurs gadgets "high tech" fabriqués à bas prix.

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  • La profondeur des sexes - Fabrice Hadjaj

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    Ce livre vient de paraître au Seuil. Avec cette note, nulle envie de choquer, mais simplement de faire réagir et mettre à mal plusieurs stéréotypes.

     Voila ce que la fiancée ne craint pas de dire à son fiancé dans le "Cantique des cantiques":

    "Mon bien-aimé a passé la main par la fente, et pour lui mes entrailles ont frémi" (Ct 5, 4).
    147198379.jpgJe pense que la lecture de ce livre est absolument indispensable pour les couples chrétiens, les célibataires chrétiens et tous ceux qui se font de la théologie chrétienne du corps et de la sexualité une image fausse et caricaturale. Ce livre démonte point par point toutes les objections, en suivant rigoureusement les pères de l'Église et la tradition chrétienne, ce qui n'est pas un mince tour de force. Ce livre est sain et indispensable. Il m'est arrivé d'entendre exalter dans des sessions de réflexions pour "jeunes" catholiques l'exemple du voeu de Jacques et Raïssa Maritain, ne pas avoir de relations charnelles mêmes après le mariage, sans trop réfléchir, de parler de pureté, encore de pureté et toujours de pureté en oubliant deux choses que rappellent l'auteur de ce livre. Dieu nous a créés sexués, ce qui n'est pas du tout impurs, nous ne sommes pas des anges, de purs esprits, et je cite, "la monogamie n'est pas une avarice confortable". L'amour chrétien, c'est se donner complètement à l'autre, aimer, l'aimer physiquement aussi, la désirer, sa femme ou une femme parce que nous retrouvons "toutes les autres femmes en elle", parce que l'amour pour la femme que l'on aime doit envahir tout notre coeur. Il exalte le sacrement du mariage mais affirme aussi qu'il n'y a rien de pire qu'une "fidélité fausse qui est pire que d'être infidèle : celle du cocon que rien ne crève, ou la larve se réjouit de n'avoir aucune aile qu'elle risque de brûler". De plus, l'auteur raille gentiment les bluettes, les histoires gentilles, à 598790320.jpgdestination des fiancés chrétiens ou des couples que l'on trouve dans les magasines dits familiaux ou que l'on entend déclamées par des conférenciers qui se trompent et oublient le désir, qui a force d'être enfoui, devient largement plus malsain que révélé au grand jour. Fabrice Hadjaj parle de sexe donc, il emploie un langage cru mais qui ne choque pas, ou alors quelqu'un qui ne s'est jamais vu dans un miroir le matin. Il n'y a aucune complaisance dans ce livre, aucune provocation mal placée non plus, l'auteur ne fait que rappeler que l'amour physique mène à la vie, que cela peut même être une mystique en soulignant que même si l'attitude dévoyée à la mode actuellement est déséquilibrée et désordonnée, et que ce n'est qu'un mirage donnant sur le néant, c'est aussi un embryon de recherche spirituelle élevée. Enfin, il évoque l'Incarnation, que de nombreux chrétiens ne comprennent pas, Dieu, même si c'est sans la souillure du péché, s'est réellement incarné dans la chair et ce n'est pas pour rien. Quand à ce qui se passera après la mort, comme le rappelle Thomas d'Aquin : " l'ordre de proximité suivra l'ordre de l'amour". Ce livre rappelle tout simplement que la sexualité comme le désir ne sont absolument pas des choses diaboliques pour les chrétiens, car "le corps est le temple de l'esprit".  Et puis aussi, il démontre avec habileté que si la sexualité est omniprésente dans notre monde, le sexe comme le désir en sont absents tout comme trop souvent l'amour, paradoxalement, que nous vivons en fait dans un monde qui se croit libéré d'un esclavage mais qui est retombé dans un autre, est en fait puritain...

    en cliquant sur la photo de l'auteur on va sur une page qui lui est consacrée. La deuxième photo est une toile présente à Vaux le Vicomte.

  • Panic at the disco - "Nine in the afternoon"

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    Objet pop ultra-référencé mais original, tout en étant complètement de notre époque. A la touche "menu" d'autres chansons de ce groupe natif de Las Vegas.

  • Le voyage en voiture – une aventure du Petit Nicolas

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    692480510.jpgD’après les personnages de Sempé et Goscinny et en leur hommage

             Quand elle va chez le coiffeur, ma Maman rentre souvent énervée, il faut dire qu’elle y croise toujours la maman d’Agnan qui ne cesse de lui parler de son fils. Elle rappelle tous les bons résultats d’Agnan, puis elle parle ensuite de ce qu’elle veut qu’il fasse plus tard et je suis puni à cause de mes mauvaises notes. Il paraît qu’elle veut qu’il fasse l’ « X » mais c’est facile à faire un « x », même Clotaire, le dernier de la classe le saurait. Mais ça, on l’a appris il y a longtemps quand nous étions petits, maintenant nous savons beaucoup plus de choses grâce aux problèmes que nous donnent la maîtresse comme celui où un train part avec 12 minutes de retard de la gare de Bordeaux et qu’un autre part 16 minutes en avance de celle de Toulouse et qu’il faut dire à quel moment ils vont se croiser. Généralement, Clotaire se trompe toujours, il faut dire, et il est tellement habitué à être puni le soir, que le mardi, le jour des problèmes, sa maman ne fait jamais de dessert.

             Après avoir discuté avec la maman d’Agnan, ma Maman a accepté que j’aille visiter le musée du Louvre avec Agnan et Alceste, avec qui je joue souvent aux pirates, qui « en avait grand besoin lui aussi » à Paris. C’est le papa et la maman d’Agnan qui vont nous y conduire et qui nous guideront dans le musée. Je suis un peu inquiet mais content aussi car j’ai vu hier à la télévision un feuilleton terrible où il y avait un fantôme qui tuait plein de personnes dans le musée la nuit quand il n’y avait plus de visiteurs.

             Ce matin, les parents d’Agnan et Agnan sont venus me chercher chez moi ainsi qu’Alceste qui avait prévu une dizaine de sandwichs au jambon pour le voyage et plusieurs petits pains au beurre pour le musée. Le papa d’Agnan a une grosse voiture américaine comme une qu’Alceste, mon meilleur copain, m’a donné en petite auto, une petite auto très chouette. Papa est sorti pour la voir et il a dit que ça devait consommer beaucoup d’essence même si elle était impressionnante comme ça à première vue. Le papa d’Agnan lui a dit que de toutes façons il préférait l’avion quand il allait traiter des affaires à New York. Papa n’a rien dit et m’a juste passé la main dans les cheveux mais il était tout rouge. Agnan m’a donné sa main mais quand je l’ai serrée, elle était toute molle et il n’avait pas l’air très content que je sois là, et Alceste aussi. Il était assis sur les beaux sièges en cuir rouge de la voiture qui avait des pneus qui étaient blancs sur les côtés. Il avait un gros livre à la main 654267388.JPGavec un château dessiné dessus et un autre gros livre avec des chiffres. Il me dit qu’il voulait réviser ses tables de multiplication avec sa maman quand nous serions sur la route. Il est fou, Agnan !

             Dans la voiture, sa maman et Agnan ont chanté une chanson sur les tables de multiplication qui était très longue et un peu ennuyeuse. Puis ils ont beaucoup ri quand Agnan est arrivé au bout de la table de 9, la dernière table à apprendre. Avec Alceste, je ne comprenais pas pourquoi ils riaient car ce n’était pas drôle. Et j’avais une boule dans la gorge. Son papa a dit que grâce à son travail, son fils, lui, n’allait pas lui faire honte et qu’il ne finirait pas au bagne comme des petits voyous mal élevés et incultes, de futurs gibiers de potence sans foi ni loi. Il me dit : « tu n’est pas comme cela, Nicolas ? ». Je dis que non. Il dit alors : « Bien, nous allons donc pouvoir essayer de t’instruire au musée où nous pourrons contempler les merveilles de l’art classique». Et ensuite, il a confisqué les petits pains au beurre qu’Alceste avait commencé car il mettait ses mains partout sur le cuir de la banquette.

             Arrivés au musée, un monsieur qui était habillé comme l’agent de police qui surveille la circulation devant l’école nous a donné des billets comme ceux du cinéma mais on ne pourrait pas voir un western. Nous avons regardé beaucoup de peintures avec des dames et des messieurs qui pourchassaient des cerfs ou se battaient avec des lions et puis nous sommes arrivés devant le portrait d’une dame qui souriait un peu mais pas beaucoup et on avait l’impression que ses yeux nous suivaient partout. Là, le papa d’Agnan a dit que nous allions rester là, bien sagement, devant « cette merveille  de l’art de la Renaissance pour l’admirer tout notre soûl » et qu’Agnan se ferait un plaisir de nous en parler alors que lui et son épouse allaient regarder la boutique de souvenirs.

             Agnan commença alors à parler en lisant son livre avec le château dessus, quand nous remarquâmes avec Alceste le drôle de thermomètre qu’il y avait à côté de la peinture. Agnan nous a dit qu’il mesurait la température et l’humidité de la pièce pour protéger le tableau. Mais le rouge du thermomètre ne bougeait et Alceste dit : « Peut-être qu’il est cassé ? ». Comme nous étions tous seuls dans la grande pièce, nous l’avons décroché et pour vérifier s’il fonctionnait, nous l’avons mis au-dessus d’un radiateur. Agnan était un peu rouge et il disait que « scientifiquement, l’expérience était intéressante ». Le rouge à côté des degrés est alors monté très vite à 70 degrés et le verre du petit tuyau s’est cassé.

             Nous l’avons alors vite remis et nous sommes allés rejoindre le papa et la maman d’Agnan à la boutique de souvenirs où il n’y avait même pas de petites statuettes de chevaliers se battant contre des lions ou des cerfs. Et le papa et la maman d’Agnan ont voulu aller voir la dame qui sourit sur la peinture. Quand ils sont entrés, ils ont tout de suite vu que le thermomètre était cassé et le papa d’Agnan l’a décroché pour le prendre en disant qu’il connaissait bien ce modèle car il en vendait beaucoup. C’est le moment où un monsieur habillé comme celui qui nous 516569249.2.jpgavait donné les billets est entré et a disputé le papa d’Agnan en lui disant que c’était du propre et que c’était malheureux de voir un adulte montrer un si mauvais exemple à ses enfants. Après, nous l’avons attendu très longtemps, et quand il est sorti de la petite pièce où on l’avait emmené en disant que ce petit voyage d’agrément lui coûtait cher, nous avons décidé de nous taire avec Alceste et Agnan et de ne rien lui dire.

             Nous sommes rentrés très tard le soir car le pneu avant de la voiture de son papa a crevé alors que nous étions sur la grande route pour les autos. Quand j’ai raconté tout cela à Papa, il n’a rien dit, il m’a passé la main dans les cheveux en m’appelant « bonhomme » et m’a donné un billet de 5 francs.

    A suivre…

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  • Le business des chanteuses anorexiques à textes

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    858585255.jpgQuand on regarde la plupart des chanteuses "à textes" actuelles, elles ont toutes le look d'héroïnes d'Edgar Poe, teint blafard, yeux glauques, cheveux filasses et les joues creusées comme par plusieurs mois de tuberculose. Cela m'a frappé en regardant cinq minutes du "Grand Journal" de Canal hier soir. Que ce soit Pauline Croze, la soeur je crois d'une actrice spécialisée dans les drames bobos, Rose ou Olivia Ruiz (elle à la rigueur), ou Camille, idem pour Jeanne Cherhal ou Sandrine Kiberlain, c'est la même apparence, les mêmes affectations faussement simples aussi : on parle de " métafs ' " (ça mange quoi une métaf ?) dans les chansons, c'est de la " poèze' " tu vois. On dénonce les petits problèmes drôlement graaves de trentenaires urbaines et à revenu élevé, les mecs qui sont tous de sales cons égoïstes qui ne comprennent pas pourquoi une jeune femme de cette àge se comporte encore en gamine capricieuse, les problèmes de choix éthiques quand on achète un yaourt ou un autre, on ne se rend pas compte. Ce genre de maigreur, ces "brindilles" qu'un coup de vent ferait envoler, ça incite à penser que l'anorexie, la minceur extrême sont réellement, comme le disent les psychologues, des dénis de la puberté, de l'âge adulte, de la sexualité même bien que l'on se dise libres comme l'air. Cela me rappelle aussi un roman de Philip K. Dick dans lequel des personnes plongées malgré elles dans l'explosion d'un accélérateur de particules acquièrent le pouvoir de matérialiser leur univers intérieur, ce genre de beauté qui glorifie les physique d'ados maigrichonnes et mal dans leur peau, assexuées, c'est dans l'univers du personnage de la femme puritaine du groupe, persuadée que la maturité est un pourrissement. Il n'y a guère qu'Anaïs (voir ci-contre), la Grande1785993150.jpg Sophie ou Juliette (ci-contre à droite) pour sortir de ce genre de cliché de la fille de trente ans, libre, drôledement culturée, mais vachtement torturée.

    Nota Bene : une autre chose me frappe, toutes les chanteuses mises en avant par l'industrie du disque qui participent du renouveau "soul" sont toutes des chanteuses blanches. Bien sûr, la couleur de peau n'engendre pas forcément plus ou moins de talent, mais pourquoi ne parle-t-on pas d'Erykah Badhu qui vient de sortir un album qui vaut bien, et plus, Micky Green, sur le plan musical ?  

  • Hillary prend ses électeurs pour des cons

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    505143180.JPGDans un discours de campagne, la candidate américaine préférée des français a prétendu être allée à Sarajevo sous les tirs de snipers, les balles qui sifflaient et les combats qui faisaient rage. Il n'y avait pas eu de cérémonie, elle n'en voulait pas par modestie et elle et sa fille étaient ensuite allées nourrir des chtits n'enfants affamés dans un orphelinat. On en pleurerait presque, Sainte Hillary et Sainte Chelsea, deux grandes femmes à l'égal de Mère Thérésa. Et puis, voila qu'un petit malin a ressorti les vidéos du voyage, où l'on voit qu'il y a eu une belle cérémonie avec chtits n'enfants, chtites filles avec des jolies fleurs, des beaux discours, et pas une balle ou un obus. N'est-ce pas que tout cela est "bô" , tirerait les larmes à un mercernaire en Irak ? Mais c'était faux.

    en illustration une caricature avatar d'Hillary sur "Second Life" 

    Une vidéo ici 

  • Nettoyage de printemps de célibataire

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    Je sais, je devrais avoir honte, j'ai la même conception du rangement que Jon et Garfield, à la différence qu'un rôti de janvier dernier n'est pas devenu vivant dans mon frigo... 

    - Peut-être que Liz a raison, peut-être que cet endroit pourrait être mieux nettoyé

    - Et peut-être que les poulets font "Meeuh"

    - Garfield : "On est célibataires, bébé" 

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  • Domination et pouvoir

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    1923631011.jpgDepuis quelques temps déjà, on assiste à une radicalisation de la vie politique française, ou du moins un peu plus qu'avant, les tenants des idéologies de droite comme de gauche considèrent que si on ne les suit pas aveuglément, c'est que l'on se trompe, ou bien que l'on est contre eux et l'on devra les affronter, tout ce petit monde raisonnant sur un mode binaire qui divise le monde entre les "bons" (nous) et les "méchants" (eux) sans alternative. La plupart n'ont finalement pas d'idées réelles, ils raisonnent par slogans, ils sont "pour" ou "contre" quelque chose et ne cherchent pas à comprendre les fondements d'un problème. C'est finalement toujours la même vieille histoire de domination d'un groupe sur un autre, qui pervertit souvent les plus belles idées ou les meilleures intentions du monde, mais comme le dit le proverbe, "l'Enfer est pavé de bonnes intentions". On a vu où menait ce genre d'idéologies perverties, elles mènent au nazisme, au stalinisme, à Mao, Castro, Pinochet ou Duvallier et à tout les pouvoirs arbitraires en général. On en revient encore aux problèmes qu'évoquent Bernanos dans sa préface aux "Grands cimetières sous la lune" quand il parle du cynisme des libéraux et des doux rêves de la gauche européenne, ou Orwell dans "Hommage à la Catalogne" lorsqu'il traite des relations entre les mouvances des "Brigades internationales" et l'URSS. Les tenants d'une utopie quelle qu'elle soit ne raisonnent pas de manière empirique et concrète, ils tentent d'appliquer leurs idées brutalement et toujours de manière coercitive.

    Actuellement, les utopies et les idéologies sont bien loin d'être mortes, ou peut-être par leur "maximalisation", entrent-elles dans leur phase de décadence ? Le marxisme, souvent caricaturé, le trotskisme, et le gauchisme, la 639160643.jpgdialectique, sont les théories dont les problématiques et les méthodes sont encore les plus utilisées dans les sciences humaines et éducatives, imposées par une minorité active mais agissante. Je ne dis pas qu'elles sont toutes fausses et incorrectes, en un sens le marxisme avait raison, puisque les capitalistes ont pris des dispositions pour éviter les révolutions en instaurant des aménagements sociaux aux lois des pays industrialisés. Le libéralisme, dans ses temps héroïques, était une forme de socialisme utopique qui devait mener à la richesse universelle, maintenant personne ne semble voir que pour tout le monde vive selon les standards occidentaux, il faudrait les ressources de six ou sept planètes Terre. On a trop souvent essayé d'appliquer ces théories comme les enfants qui essaient d'enfoncer des cylindres dans des trous carrés à coups de marteau, il est clair que ça ne se passe pas sans violence. Dans le même temps, la gauche a découvert l'entreprise et clamé qu'il ne faut plus en avoir peur, et la droite libérale décomplexée ne se soucie plus de l'enrichissement universel, quelques uns suffisant.

    Sur le plan politique et moral, on vit toujours selon des clichés et des préjugés hérités des suites de la seconde guerre mondiale, dont on ressasse les conflits internes à la France jusqu'à la nausée, les uns et les autres se traitant de "collabos" ou se voyant comme "résistants", "gaullistes" ou "pétainistes". Ne parlons pas des suites de la guerre d'Algérie. La France reste engluée dans toutes ces questions mais aussi dans des mythes auxquels il ne faut absolument 955709806.jpgpas toucher sous peine de descente aux enfers express, comme évoquer les dérives révolutionnaires, en particulier les "guerres de Vendée", premier "populicide selon Gracchus Babeuf, et dont Fernand Braudel (que l'on ne peut suspecter d'être réactionnaire) a dit qu'elle avait fait perdre 50 ans à la France, on n'a pas le droit, non plus, à droite, de critiquer le système libéral sous peine d'anathème immédiat comme si le fait que 10% de la population mondiale contrôle 90% des richesses de la planète soit normale. A droite, du fait d'un retour de balancier qui fait que les jeunes générations et les moins jeunes aussi se réfugient vers des valeurs et des points de vue qu'ils estiment plus raisonnables, et plus acceptables, et intangibles, d'aucuns viennent à remettre en question jusqu'à l'humanisme et souhaiter le retour d'une sorte de théocratie qui d'ailleurs n'a jamais existé en France ou en Occident, tout en soutenant par ailleurs que l'Église n'était pas une institution sociale. C'est faux car les réseaux d'Église sont devenus des réseaux sociaux d'entraide et de solidarité de milieu social, et on ne compte pas depuis sa naissance les ordres religieux ou les organismes laïcs qui ont eu pour raison de vivre d'aider leurs prochains, quelques uns parmi les croyants se bornant à retenir de l'Église des prescriptions morales basiques et éducatives (ce qui n'est déjà, certes, pas si mal). Mais trop souvent, que ce soit chez les progressistes ou les traditionalistes, la foi devient une idéologie en somme et n'est plus la foi.

    Il faudrait voir à avancer, à ne plus regarder vers le passé constamment, et à considérer les problèmes les plus urgents qui sont la destruction de notre environnement, la pauvreté endémique, la naissance d'une techno-barbarie inhumaine, la solitude de l'individu perdu dans des non-lieux qui l'écrasent. 

    En photos : une utopie écologique, une utopie des années 70 et un portrait de Fourier dont l'utopie socialiste utopique fût mise en pratique sans haine ni coercition au phamilistère de Guise 

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  • Les critiques de Blind Theseus sur Allociné

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    1653712970.jpgBlind Theseus se dit aveugle, mais c'est un critique fin et cultivé, ce qui est très rare quant aux critiques actuels, et il a des goûts vraiment ecclectiques, c'est un vrai cinéphile dont la culture ne se borne pas aux films sortis depuis les années 80. J'ai choisi sa critique de "Silent running", qui est également un film que j'aime beaucoup, de Douglas Trumbull.

    Silent Running...

    Un chef d'oeuvre du genre injustement mésestimé et incompris valant surtout pour sa sincèrité ( aujourd'hui très rare... ), la qualité de ses enjeux et son surréalisme ; Il ne s'agissait pas de toute façon pour le réalisateur et son héros d'entrer dans une quelquonque guerre infiniment stupide, mais d’en finir définitivement avec cette " hydre " à 9 têtes nucléaire doublée de ces cerbères répressifs et non-légitimes : Donc une (re)prise de contrôle bénéfique & écologique ! (photo du film ci-contre)

    Demonlover... 

    Définitivement un très bon film - & par ailleurs au propos tellement + intéressant que par exemple un insipide & pseudo-classique " Eyes Wide Shut "... - sur ces gens profitant du confort d’être " derrière les manettes " pour tout dire et/ou tout faire, sinon bien sûr être payés pour : A ne pas rater !

  • Les techno-marabouts

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    598068911.jpgAuparavant, les marabouts distribuaient des petits papiers à la sortie du métro, où alors directement dans les boîtes aux lettres des gens. ces tout petits papiers de couleur verte ou mauve promettaient à peu près tout : le retour de l'être aimé (fiancée, chat, koala), la guérison du cancer, du SIDA et des mycoses, la fortune et la réussite sociale, la satisfaction sexuelle de sa partenaire et j'en passe. Quelques naïfs allaient sur place pour rencontrer le grand sorcier, un nom qui inspirait confiance, le docteur Mohammed de la faculté de Kinshasa, le grand sorcier Kivulu de l'université de Nairobi, diplômé en sciences occultes. Sur place, le docteur ou le sorcier éxécutait une danse de purification des ondes qui coûtaient à elle seule 2000 francs pour passer ensuite à la résolution du problème en lui-même. Maintenant, en 2008, à l'ère du "village global", les marabouts envoient des mails par milliers qui indiquent à plusieurs heureux gagnants qu'ils viennent juste de toucher le gros lot à la loterie nationale du Mali ou du Congo, voire de Grande Bretagne ou d'Irlande, à la condition pour toucher le prix de se déplacer chez les mêmes marabouts qu'avant, ceux qui habitent un squat dans le Xème au premier donnant sur la cour. On me dira que ce genre d'arnaques n'est rien à côté de celles des sites de rencontres virtuels, gratuits les 30 premières secondes, ensuite rencontrer quelqu'un coûte autant que le budget brillantine de notre président pour deux heures de visite à Buckingham Palace et aussi malhonnête que les astrologues du web.

  • Fierté ou foutage de gueule ? - Alain Bernard un champion ordinaire

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    1139736812.jpgUn champion de natation vient de battre un record du monde à la nage et il est français, Alain Bernard. En dehors du fait qu'il ressemble à Cornedurus dans Astérix, le champion olympique romain, un type baraqué plus que de nature, on lui fait le coup que l'on fait avec tous les sportifs, on essaie de le faire parler sur tout les sujets alors que lui, son truc, c'est surtout nager. il n'a pas l'intention de devenir le nouveau Jean-Sol Patre ou le dernier Simon de Beauvoir. Il sort à peine d'une mononucléose ce qui a suffi pour le suspecter de dopage. Moi je dis, est-ce que c'est sa faute à lui s'il y a des corticoïdes dans les nouveaux médicaments pour les bronches (drôlement efficaces les médocs vu son torse) ? Est-ce que c'est sa faute si on lui a mis des vitamines dans son petit déjeuner ? Naaan, mais sérieusement, ceux qui le suspectent de dopage c'est rien que des jaloux, des intellos maigrichons qui aimeraient bien être aussi forts que lui. Les gens sont jaloux. Évidemment, le seul inconvénient est qu'il est obligé de rester enfermé dans une cage les nuits de pleine lune car il pourrait être dangereux pour les autres.

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  • Une nouvelle aventure du Petit Nicolas...

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    1562749319.pngLes cloches en chocolat – une aventure du Petit Nicolas

    D’après les personnages de Sempé et Goscinny et en leur hommage

    Ce matin, je me suis levé tôt même si il n’y a pas école, j’étais très énervé car j’avais entendu les cloches sonner à toute volée et je savais bien que ça voulait dire que j’allais avoir un tas de trucs très chouettes à manger. C’est une des fêtes préférées d’Alceste, vous savez, mon copain qui mange tout le temps et qui est très gros. Ses parents invitent toute sa famille les jours de fête pour que les invités amènent beaucoup à manger. Quand je suis descendu prendre mon petit déjeuner, j’ai demandé au moins dix fois à ma Maman quand je pourrai aller chercher les cloches et les œufs en chocolat dans le jardin. Elle me répondit que les cloches n’étaient pas encore revenues et qu’il fallait qu’elles attendent Mémé qui venait pour le repas de midi. Je savais bien que c’était Papa qui les déposait le matin en cachette, mais comme je ne voulais pas faire de peine à mes parents, je ne leur dis rien. Papa n’était pas très réveillé quand il entra dans la cuisine, il ne s’était pas rasé et, au lieu de mettre sa chemise, il était encore en veste de pyjama.

    Il se gratta la tête en baillant quand le téléphone sonna. C’était Mémé, dit Maman, elle avait pris le train deux 1807312003.jpgheures plus tôt et comme il n’y avait pas de taxis car c’était un jour férié, elle dit à Maman qu’elle allait attendre, que ce n’était pas grave, qu’à son âge, on pouvait supporter d’être laissée toute seule à la gare, qu’elle en avait vu d’autres. Maman lui dit que Papa allait venir la chercher tout de suite bien sûr. Papa avait ses yeux quand il est en colère ou qu’il regarde le journal télévisé du soir, mais il se leva quand même en marmonnant quelque chose que je ne compris pas. Maman lui dit que pour une fois qu’il rendait service à sa mère, il pouvait bien le faire de bonne volonté, et que si ça avait été l’oncle Eugène, il serait parti depuis longtemps.

    Papa ne répondit rien et partit quand même dans le garage où on  l’entendit démarrer la voiture en faisant beaucoup de bruit. Il avait à peine tourné le coin du carrefour pas loin de chez nous que quelqu’un sonna à la porte. C’était Mémé qui entra en souriant, elle avait trouvé un taxi juste devant la gare, et elle avait décidé de le prendre pour ne pas embêter Papa. Elle rit beaucoup quand Maman lui dit que Papa était parti à sa rencontre. Elle se pencha vers moi avec son manteau de fourrure gris, elle sentait bon le parfum mais c’était un peu écoeurant au bout de deux minutes, et une des plumes de son chapeau me chatouillait les joues. Elle me dit que les cloches avaient ramenés pleins de bonnes choses pour moi et aussi des petits cadeaux. Elle est gentille, Mémé. A elle non plus, je ne voulus pas lui faire de peine et je ne lui dis pas que je savais très bien que les sacs de friandises étaient dans ses valises. Alors qu’elle disait qu’elle allait dormir sur le canapé du salon et qu’elle n’allait quand même pas embêter son gendre et son petit-fils en leur demandant de monter de si lourdes valises, Papa rentra de la gare en maugréant. Mémé fit le coup des paupières qui battent très vite comme Marie-Edwige et Papa ne lui dit rien. Il alla boire son café.

    Quand il sortit, il monta pour se raser et s’habiller mais Mémé était déjà dans la salle de bains depuis une demi-heure pour se « rafraîchir » après « un si long voyage ». Papa se rasa dans la cuisine et s’habilla dans ma chambre, pendant que je cirai mes chaussures, celles que j'avais mis pour la communion de ma cousine Eulalie et qui font un peu mal aux pieds. J’entendais Mémé parler à Maman en riant beaucoup et en poussant des cris très aigus un peu comme la maman de Marie-Edwige quand elle 1678404545.jpgrépète ses chants chez elle. Monsieur Blédurt et sa femme arrivèrent, ils mangeaient avec nous chaque année le jour de Pâques, eux aussi avaient apporté des tas de cloches et d’œufs en chocolat. Monsieur Blédurt dit à Papa : « Tu aurais pu penser à mieux te raser », Papa rigola un peu même si yeux étaient comme devant le journal télévisé là aussi. Il y avait de l’agneau avec un peu d’ail dedans et des pommes de terres rôties au four, très chouettes, et comme dessert on a eu des œufs à la neige avec beaucoup de crème anglaise. Et puis comme les grandes personnes buvaient leur café, j’étais impatient d’aller dans le jardin pour chercher le chocolat caché.

    Tout le monde sortit en même temps que moi, il y avait un gros œuf en chocolat avec plein de petits poissons aussi en chocolat dedans, deux cloches au chocolat au lait et trois poules en chocolat blanc avec d’autres cloches plus petites dedans. Je commençai à les ouvrir quand Maman me dit qu’il fallait peut-être ne pas tout manger tout de suite. Mémé dit : « Mais ça ne va pas lui faire du mal, des gourmandises une ou deux fois dans l’année ! ». Papa dit : « Tu vas être malade si tu en manges trop ». Je commençai par une poule. Elle était délicieuse. Les grandes personnes restèrent assises jusqu’au soir sur les chaises dans le jardin, il y avait beaucoup de soleil et quand les voitures ne passaient pas devant la maison, on entendait les petits oiseaux. Mais le soir, quand Mémé partit, je ne pus pas lui dire « au revoir » car j’étais très malade et j’avais très mal au cœur.

    à suivre... 

  • Retour à Montaigne : deux citations indispensables

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    424993990.jpg"Que sais-je ? " (sa devise) 

    Montaigne en son temps était considèrée comme un traître par les deux camps se combattant à cette époque aussi troublée que la nôtre. Il savait que le maximalisme mène au simplisme, et l'extrèmisme à l'arbitraire, il ne rêvait pas de joutes violentes, d'affrontement verbeux sanglant et pratiquait l'altèrité. Il était libre. J'aime bien ces deux phrases très françaises, dans ce que la culture française a de mieux.

    «J'ai vu en mon temps cent artisans, cent laboureurs, plus sages et plus heureux que des recteurs de l'université.»
    [ Michel de Montaigne ] - Extrait des Essais

    «Le monde n'est qu'une branloire pérenne.»
    [ Michel de Montaigne ] - Extrait des Essais

    A l'âge de cinquante neuf ans, Montaigne meurt au cours d'une messe. Il est enterré dans l'église des Feuillants à Bordeaux.

  • Requiem pour un con - Gainsbourg, "le Pacha"

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    Parce que Gainsbourg toujours, amateur de jolies femmes, littérateur, peintre et petit gars de Montmartre, aimant le Jazz et les Gitanes, dilletante, se foutant de se renommée, et aussi parce que "si les cons étaient envoyés en orbite, (beaucoup n'ont jamais atterri) t'as pas fini de tourner". Bien sûr, "j'cause pas j'évoque"....

  • A-t-on le droit d'être catholique aujourd'hui ?

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    701343795.jpgAujourd'hui, on le droit d'être catholique, bien sûr, mais à condition de le garder pour soi, ce qui est un non-sens, un chrétien vit sa foi dans la cité, pas à l'extérieur ou en se cachant. A de rares exceptions, dés qu'un catholique ouvre la bouche, émet une idée en cohésion avec sa foi, ose également montrer ce en quoi il croit, ose contredire le consensus mou actuel, il est aussitôt conspué, rejeté, traité de tous les noms par les tenants de la bien-pensance actuelle, il est forcément poujadiste, pétainiste, moralisateur, et tutti quanti. S'il rappelle le rôle de Pauline Jaricot, Frédéric Ozanam, ou Las Casès, on lui renvoie dans la figure l'Inquisition et toutes les horreurs commises au nom d'une foi qui n'a rien à voir là-dedans, il s'agit de bêtise et de haine, de superstitions et de cruauté, elle n'a plus besoin de l'Église aujourd'hui et s'il y a certainement encore des abrutis catholiques il y en a un peu partout ailleurs également, c'est la chose la mieux partagée actuellement. On l'enfonce plus bas que terre, on le traîne dans la boue. Comme cette bien-pensance a une idée caricaturale de la foi, bien sûr elle ne comprend pas qu'un catholique peut aussi discuter, être ouvert, aimer les jolies femmes sans forcément ressentir le besoin de vagabonder sexuellement, dans le cas contraire c'est qu'il est homosexuel bien entendu, qu'il peut être un bon vivant et aussi profondément croyant. Bien sûr, on se dit ouvert d'esprit mais on classe tout le monde dans des petites boîtes bien commodes pour éviter de raisonner de manière plus complexe que le simple manichéisme. J'aimerais que l'on me dise où se trouve la bêtise ici. Bien sûr, remettre en question les diktats de la bien-pensance, dont les thuriféraires sont intimement persuadés 852346614.jpgd'être tous des rebelles, est une grossière erreur, il en cuira à l'imprudent de ne pas jouer les carpettes, les Attilas policés de salon le harcèleront jusqu'à ce qu'il demande grâce, ce que je ne ferai jamais, couvriront sa foi d'ordures pour le plaisir de la cruauté, le tout au nom de la tolérance (tout tolérer tant que l'on est d'accord avec eux) et la démocratie (tolérable tant que l'on vote comme eux).

    Enfin, plutôt que de m'aplatir, je préfère trinquer à votre santé, car finalement, je vous plains...     

  • "Il est vivant ! Alleluïa"

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    Jésus est ressuscité, pour nous, faibles humains souvent tellement occupés par des sottises sans importance, par la haine et la violence, la vanité et l'orgueil, empêtrés dans des querelles frivoles. Comme je suis comme tout le monde, un pêcheur, ce jour est toute ma Foi, le Christ est toute ma Foi.

    Pour le jour de Pâques, une ballade au tombeau vide, au Saint Sépulcre, bordélique et bruyant, mais qui est aussi une allégorie de l'humanité dans sa vérité. Vingt-trois églises se le disputent, toutes croient en la Résurrection.

    Une méditation du frère dominicain Philippe Lefèbvre 

    Le Samedi saint est un jour de silence et de calme. Selon la tradition de l'Église, le Christ descend aux enfers, c'est-à-dire aux lieux souterrains où reposent tous ceux qui sont morts avant lui ; il les visite et fait déjà briller pour eux la lumière de sa résurrection.
    Envisager cette activité cachée du Christ n'est pas une invention chrétienne, jolie mais sans fondement réel. Depuis toujours la Bible suggère ces moments d'apparente vacuité dans la vie d'hommes ou de femmes de Dieu qui sont en fait des temps d'intense activité. Cette activité se fait au dedans de la chair dans laquelle Dieu fait son chemin et s'installe pour la renouveler. 

    La suite ici sur le site de "Retraite dans la ville"


    Au Saint Sépulcre
    envoyé par philippelazare
  • Le 22 Mars 1968 à Nanterre - le début de "mai 68"

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    209922225.jpgLe 22 Mars 1968, les étudiants de Nanterre mâles ont demandé à pouvoir rejoindre leurs copines de couettes passé 22 heures ce qui était strictement interdit auparavant. Devant le refus de la présidence de l'université de changer les règles et la visite maladroite du ministre de la jeunesse et des sports qui conseilla aux jeunes présents de "piquer une tête" dans la piscine pour "calmer leurs ardeurs", les étudiants se sont entêtés, le mouvement s'est radicalisé, a pris de l'ampleur et a atteint toutes les couches de la société, cela n'a été qu'un révélateur de changements de société déjà existants. Certes, le mouvement qui s'est étendu au monde ouvrier a amené l'instauration du SMIC et puis que la morale desserre un peu son col de chemise, ce n'est pas si inutile que ça, mais quarante ans après, il s'agit toujours somme toutes d'histoires de copines de couettes, la libération des moeurs ayant surtout bénéficié à une classe favorisée en fait. Il y en a qui vont jusqu'à parler de 794058098.jpgrévolution, ils se trompent, les mêmes hommes politiques, à peu de choses près, sont toujours là, Hortefeux par exemple vaut bien Poniatowski, et les meneurs de ce monôme un peu plus long que d'habitude "pantouflent" dans les ministères ou au Parlement européen (idem pour ceux qui manifestaient contre Devaquet en 1986). Beaucoup, étrangement, oublient qu'ils ont été maoïstes et qu'ils se sont comportés en véritables commissaires politiques bornés et sans pitié ensuite. 

    Cependant, personellement, malgré tout, j'aurai toujours beaucoup plus de sympathie pour un gauchiste tel que l'on pouvait encore en croiser dans les couloirs de Nanterre quand j'y étudiais, un naïf rêvant de changer le monde, l'un d'eux qui étudiait l'ethnologie de la Chine, par exemple, vend maintenant du poisson à Auchan, qu'un jeune con libéral et sûr de détenir la bonne parole monétariste m'expliquant pourquoi il est indispensable qu'une partie du monde crève de faim pour que l'autre se goberge ou un idéologue ranci prêchant pour son maître à penser et sa théorie mortifère. Et le situationnisme est plus que jamais d'actualité (voir image ci-contre). Il faut relire Guy Debord et Raoul Vaneigeim qui, malgré leurs excès, étaient doués de plus d'acuité que d'autres qui n'ont toujours rien compris à ce monde.

    Un extrait de "la sociéte du spectacle"

    Thèse n° 12
    Le spectacle se présente comme une énorme positivité indiscutable et inaccessible. Il ne dit rien de plus que « ce qui apparaît est bon, ce qui est bon apparaît ». L'attitude qu'il exige par principe est cette acceptation passive qu'il a déjà en fait obtenue par sa manière d'apparaître sans réplique, par son monopole de l'apparence.

  • La vie n'est pas si moche

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    1394337987.jpgFinalement, quand les jolies filles lui sourient, quand il discute avec elles les yeux dans les yeux, quand les arbres sont si verts sous le ciel même nuageux, c'est que la vie n'est pas si laide. Quand il entend la voix des petits enfants qui lui sont proches, celle d'un ami qui plaisante au bout du fil, c'est que tout ne va pas si mal. "Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort" se répète-t-il souvent. Il ne sait plus très bien si c'est Nietzche ou Yvette Horner qui a dit ça mais peu importe. C'est assez vrai bien qu'il aimerait parfois être moins fort, parce que là, la quantité de force suffit largement dit-il en regardant vers le ciel qui en sourit, le grand barbu au paradis, il le sait bien, le connait bien et l'aime malgré ses erreurs parfois grossières, comme tout le monde. Il aime aussi la pluie et aussi les giboulées qui tombent en rafales, et dés qu'il y a un coin de bleu au-dessus de sa tête, il se sent tout de suite plus heureux. Il y a même une chose qui l'aide à vivre, c'est de se moquer des "grands esprits" (ils en sont persuadés) qui réagissent toujours au quart de tour à ses petites piques somme toutes bien innocentes. Et comme le dise les enfants, "Y'a que la vérité qui blesse !".

    Et il se souvient du "fleuve de feu" des lumières du Samedi "de la lumière" dans les rues de Jérusalem, de la joie de Pâques qui s'annonce et son coeur oublie le reste

  • Blondin et ses supposés héritiers

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    Premières et dernières nouvelles - Antoine Blondin

    1818845794.jpgBlondin a beaucoup d'héritiers. Je ne suis pas sûr qu'il les reconnaîtrait tous, fût-ce devant notaire. De lui, ils retiennent surtout l'image d'adolescent prolongé buvant un peu trop tous les soirs, cherchant à se mesurer avec ses interlocuteurs après les avoir étreints quelques minutes avant. Ce sont des garçons sages, des bons élèves qui ont cette image de cet auteur. Cela les console de ne pas s'être laissé aller à quelques dérives pendant leurs études, de ne jamais être sorti du cadre. Bien sûr, ils ne vont pas jusqu'à renier les quelques hochets sociaux et avantages en nature dont ils bénéficient de par leur réussite très balisée, ou la cour de lèche-bottes qui grossit en proportion de leur éventuelle notoriété, il ne faut pas exagérer. De tout cela, comme de la considération éventuelle de sa charcutière, Blondin s'en fichait éperdument. Il écrivait parce que c'était comme ça, c'était vital et qu'il n'y avait rien d'autres à faire pour échapper à la désespérance. Et il détestait tout autant les révolutionnaires de salon de pacotille que les anarchistes de comptoir ou les rebelles syndiqués.

    1944246225.jpgBlondin était le dilettante type, n'écrivant que par compulsion, le format de la nouvelle lui convient donc parfaitement, on connaît l'anecdote de sa "séquestration" pour l'obliger à finir un roman, écrivant pour comprendre la raison de son existence, après le suicide de son père. L'écriture était également pour lui un voyage, comme l'ivresse, comme Quentin et Gabriel dans le "Singe en hiver", un voyage qui emmène beaucoup plus loin que n'importe quel train. C'est un écrivain qui ne se prend pas assez au sérieux pour pouvoir jouer les censeurs des moeurs ou les théoriciens politiques, utopistes rêvant d'un bonheur universel et standardisé, un cauchemar en bref pour les hommes libres comme Antoine Blondin. Le style de cet auteur est fait d'intuitions géniales et de fulgurances, même s'il est parfois traversé de facilités peut-être induites par l'envie de l'auteur d'aller boire quelques "ballons" de muscadet avec des bourgeois ou des ouvriers.

    Titre : Premières et dernières nouvelles | Auteur : Antoine Blondin | Editeur : Table Ronde

    Photos : Blondin devant et dans le restaurant "le Jadis" à Linards chez lui

    Note personnelle : un bon anniversaire pour toi qui te reconnaîtra 

  • Paroles historiques sur la plage - De Gaulle à la plage, Ferri

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    De Gaulle, aussi, ce grand homme (plus d'un mètre 90 ), allait à la plage, glandouillait en cuisant sous le soleil, et y prononçait des paroles essentielles comme tout le monde en bavardant avec son épouse et son ordonnance, le genre de phrases dont on a honte après coup, qui étale les pires clichés et enfile les perles. De Gaulle est intouchable, il a permis aux français de croire après la guerre combien ils avaient été bons et courageux pendant la guerre, que partout il y avait plein de Bourvil et de de Funès en train de sauver des anglais caricaturaux et tellement sympas, mais également tellement empotés que sans nous ils n'auraient pas gagné la guerre. Un jour, il y a quelques années, des amis m'ont traîné à la maison natale du Général à Lille, l'archétype de la maison bourgeoise et de la bourgeoisie à idées courtes, aussi étriquées que les pièces de leurs intérieurs douillets. On pouvait y voir "mongénéral" en layette, "mongénéral" en trotteur à 18 mois, "mongénéral" en ado boutonneux ingrat et enfin avec Tante Yvonne, les photos les plus émouvantes n'étant pas montrées, dont celles avec sa fille Anne. Les idoles que l'on met sur des socles indéboulonables, c'est souvent pour se justifier de sa propre incurie, de ses manquements et de ses petites ou grandes lâchetés. De Gaulle est ce genre d'icône commode, rassurante dont les médiocres se disent qu'il a été courageux à leur place. Certes, ce n'est pas de sa faute. C'est la raison pour laquelle la bande de Ferri est très drôle et indispensable.

    L'on agrandit la planche en cliquant dessus.

    583488608.jpg

  • Vers Pâques avec Simone Weil - Vendredi Saint

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    1874527350.jpgAu cours d'un voyage au Portugal, elle vit une procession de femmes autour des barques, portant des cierges et chantant des chants très anciens, d'une tristesse déchirante : J'ai eu soudain la certitude, dit-elle, que le christianisme est par excellence la religion des esclaves, que des esclaves ne peuvent pas ne pas y adhérer, et moi parmi les autres. A Assise, dans la chapelle Santa Maria degli Angeli, où Saint François était souvent venu prier, elle se trouve pour la première fois agenouillée, obligée par quelque chose de plus fort que moi.

    A Pâques 1938, contrainte d'interrompre son enseignement en raison de ses maux de tête, elle se rend avec sa mère à Solesmes pour entendre la musique grégorienne des offices : Un extrême effort d'attention me permettait, dit-elle, de sortir de cette misérable chair, de la laisser souffrir seule, tassée dans son coin, et de trouver une joie pure et parfaite dans la beauté inouïe du chant et des paroles. Cette expérience m'a permis par analogie de mieux comprendre la possibilité d'aimer l'amour divin à travers le malheur. Pendant ce séjour à Solesmes elle apprit un poème de George Herbert "Amour". Un jour la récitation de ce poème prit la forme d'une prière, le Christ est descendu et m'a prise... Dans ce moment d'intense douleur physique, alors que je m'efforçais d'aimer, j'ai senti une présence plus personnelle, plus certaine, plus réelle que celle d'un être humain, inaccessible aux sens et à l'imagination, analogue à l'amour qui transparaît à travers le plus tendre sourire de l'être aimé.

  • Le téléphone du/de la célibataire

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    1915018623.jpgLa téléphone du/de la célibataire est un instrument de communication étrange. S'il peut très bien passer beaucoup de communications, il semblerait qu'il ait du mal à les recevoir, excepté celles de sa famille et de ses -trop- rares amis. Il faut dire que le/la célibataire est un/e gros/se gâté/e insouciant/e qui n'a aucun des problèmes que rencontrent les couples, qui n'a pas de problèmes d'éducation avec ses gosses, et qui n'a pas de disputes avec son/sa chère/cher et tendre. Il/elle ne se rend pas compte de la chance qu'il a. Quand il se plaint de quelque chose, pour ses amis c'est que le/la célibataire est égocentrique et pleurnichard/e, et s'il /elle vit seul/e c'est de sa faute. Il est vrai, à la décharge de ses couples amis, qu'il existe une race de célibataires nombrilistes toujours en auto-analyse ou en analyse tout court, ergotant des heures sur de graves questions qui tournent toutes autour de leurs nombrils placés au centre de leur monde. Le/la célibataire rêve d'avoir des discussions orageuses avec une douce et tendre moitié, il rêve de cris de gosses et de couches pleines, oui, même ça. Quand il/elle a un portefeuille confortable, le/la célibataire a beaucoup d'amis/es qui trouvent combien il/elle est super et respire la joie de vivre. Parfois, quand il/elle se sent seul/e le/la célibataire se joue de temps en temps une fiction qui le/la rassure, il se prend pour Mike Hammer déambulant dans New York, traînant son spleen et son ironie, elle se voit comme Jeanne Moreau dans "Ascenseur pour l'échafaud" et sa solitude lui paraît moins difficile.

    "Harlem nocturne" d'Earle Hagen en vidéo justement ci-dessous, version "Mike Hammer", le personnage de privé que je préfère, une de mes musiques de Jazz préférées, morceau évoquant les dérives nocturnes sans mièvrerie ni clichés pénibles 

  • Vers Pâques avec Bernanos...- Jeudi Saint

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    51403854.jpgDeux citations de Bernanos pour le Jeudi Saint. Et une image de la Via Dolorosa que je continue d'emprunter par le souvenir. Mon quartier. 

    "Je me suis levé, j'ai bu un verre d'eau, et j'ai prié jusqu'à l'aube. C'était comme un grand murmure de l'âme. Cela me faisait penser à l'immense rumeur des feuillages qui précède le lever du jour. Quel jour va se lever en moi? Dieu me fait-il grâce?3
    [ Journal d'un curé de campagne (1936) ]
     
    Je n'ai rien fait de passable en ce monde qui ne m'ait d'abord paru inutile, inutile jusqu'au ridicule, inutile jusqu'au dégoût. Le démon de mon coeur appelle - A quoi bon?

    [ Les Grands Cimetières sous la lune (1938) ] 

    Georges Bernanos

    Marcher dans les rues de la Vieille Ville de Jérusalem, d'autres vidéos à la touche "menu"

  • Petit déjeuner chez Tyrannie - Pierre Jourde, Eric Naulleau

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    "Arrivistes et revanchards"
    402771948.jpg"Une tyrannie commence toujours par un décervelage intensif" - Philippe Sollers.
    Arrivistes et revanchards, censeurs et provocateurs, provinciaux jaloux des auteurs parisiens, voulant se faire remarquer pour atteindre au nadir de la célébrité littéraire et "gagner leur strapontin", c'est ainsi que sont souvent qualifiés les deux auteurs de cet ouvrage ainsi que tous ceux qui osent s'opposer à l'arbitraire d'une élite culturelle auto-proclamées. Ce livre est réédité en poche à cause de son succès, c'est salutaire, car on ne redira jamais assez son acuité et sa lucidité sur un milieu de consanguinité culturelle.
    Il en a été question très longtemps et souvent lors du premier prix de la Petite Édition, les zazienautes ont donc du nez, et de l'esprit à revendre. Cependant arriver à critiquer, donner une opinion sur ce livre est une chose, mais que proposer ensuite, comment faire progresser la réflexion. Les espaces de liberté, hors des normes, comme ce site, sont déjà une réponse, loin des forums littéraires alibis pour de grandes maisons d'édition ou des libraires virtuels sur le web. On verra d'ailleurs, pour ceux qui ne l'ont pas encore lu, que les vrais censeurs sont toujours ailleurs, à d'autres endroits que ceux que l'on attendrait, qu'ils accusent souvent leurs contradicteurs de maladie mentale (il faut être fous pour les contredire ?) ou d'être mal dans leur peau, ou complexés (le fait de dire que Jourde ressemble à un sidéen en phase terminale ce qui est scandaleux, par exemple).

    Après...

    Ce livre a eu son petit succès, on a commencé à le voir dans les bacs de certaines librairies, et même à la FNAC. Bientôt, Naulleau et Jourde ont été  invités à la télévision, dans les émissions à façade "sérieuse" ou dans celle d'Ardisson (je parle de l'ancienne émission du samedi) et consorts. Ils sont devenus des contradicteurs "officiels" et ont été avalés plus ou moins par le système.
    Titre : Petit déjeuner chez Tyrannie suivi de Le Crétinisme alpin | Auteur : Eric Naulleau, Pierre Jourde | Editeur : LGF

    Quelques vacheries sur Sollers...

    Sollers à la télé
    729442282.jpg"[...] "Laissez donc Sollers en paix, on ne tire pas sur une ambulance". Sur le principe du trop fameux "dîner de cons", Sollers est d’ores et déjà invité à des "plateaux de cons" où des animateurs télévisuels ou radiophoniques ne le convient que pour rire et faire rire à ses dépens. Exemple authentique tiré de l’émission de France culture du 28 Juin 2002 :

    "Vous avez inclus des partitions de Mozart dans le dernier numéro de L’Infini..." lance perfidement Pierre Assouline.
    "Oui, oui, tout à fait", claironne en toute candeur le malheureux Sollers, qui n’a pas flairé le piège - et comment aurait-il pu soupçonner tant de noirceur ?
    "Mais vous lisez le solfège ?" insiste l’animateur.
    "Euh... non", finit par concéder le spécialiste auto-proclamé de Mozart.
    "Eh bien, ça se voit !" conclut triomphalement Pierre Assouline en se mordant probablement les lèvres, difficile à dire quand on écoute la radio, ce qui déclenche une salve de gros rires dans l’assistance pourtant acquise à la cause.

    Il est absolument ignoble de se moquer ainsi des vieilles personnes et de leurs marottes - je suis convaincu que chacun partage mon indignation."

  • Bons sentiments et méchanceté - Boccolini et Eric Naulleau

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    Dans le concert actuel de louanges, de révérence et d'allégeance béate du plus grand nombre aux tenants du pouvoir et à leurs thuriféraires, les contradicteurs sont considérés comme des types méchants, des salauds alors qu'ils ne sont que lucides. Quand une "vedette" de la télévision vient vendre sa camelote livresque, certes plus intéressante pour les éditeurs actuellement que des manuscrits plus intéressants, mais enfin, bon, des auteurs qui essaient de caser leurs petites histoires ça rapporte moins qu'une stââr de la téloche qui narre par le menu ses coucheries ou énumère ses émotions à grandes eaux, elle refuse de se confronter avec un peu de recul à son travail, quand elle a écrit le livre, refuse tout regard critique car elle a gagné un peu de fric. Le pire est que ces vedettes sont généralement défendues becs et ongles par le public qui ne rêve que d'une chose, gagner autant de fric. On confond médiocrité et simplicité, culture et prétentions, sincérité et sensiblerie ou pleurnicheries. C'est à tout les niveaux, aucun privilégié n'acceptant de se remettre en cause, et avec lui ses privilèges, ou le clientèlisme dont il a bénéficié, de toutes façons ceux qui le reprocheraient, ce n'est rien que des jaloux. Naulleau n'est pas méchant, il a lu le livre c'est tout. Et il ne faut non plus être dupe, ça fait parler de l'émission et de sa personne aussi. Malgré tout, j'aime bien ce qu'écrit Éric Naulleau sur la littérature depuis son premier pamphlet et les suivants, défendus sur Zazieweb.com alors qu'il n'était pas connu encore.

    PS : Aux dernières nouvelles, il paraît que Cauet qui n'est pas la moitié d'un con, et qui a plusieurs millions de fans microcéphales, a porté plainte contre lui l'accusant aussi de méchanceté.  

    La vidéo

  • Au secours, les années 80 sont de retour !

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    162289434.jpgLa mode certes, c'est très con, il n'y a aucun doute à ce sujet mais depuis quelques mois, cela dépasse toutes les espérances. Les "djins" "slim" sont de retour, le genre de "djins" que peuvent porter raisonnablement uniquement des jeunes filles à peines pubères, des anorexiques chroniques, ou de jeunes éphèbes pesant 35 kilos tout mouillé. Pour les autres, on a plutôt l'impression d'un saucissonnage général, d'un étalage sans complexes de "culottes de cheval" et de grosses cuisses sans filet pour en retenir toute la cellulite comme l'on fait pour la graisse du jambon de Parme, au moins cela a-t-il permis de mettre fin à la très moche et très vulgaire mode des strings apparents. A la faveur de la "tectonik", qui rappelle à s'y méprendre le "hip hop" (H-I-P H-O-P) une autre danse d'épileptiques en crise dont les mouvements font également songer au paysan qui oublie que la clôture de 241313237.jpgses vaches est électrifiée, on a assisté au retour de la coupe de cheveux "mulet" qui a fait les plus belles heures de la culture plouc de 1981 à 1988, de la coupe "à la lionne" pour les filles (on dépose un petit pétard au sein de la masse de cheveux, puis on ne touche à rien après l'explosion) ou du retour de la frange sur les yeux. J'espère que les modeux nous épargneront les sourcils épais et les épaules de déménageur, qu'Amélie Mauresmo a déjà remis au goût du jour, ou encore les vestes à épaulettes. Malgré tout, la tendance est aux couleurs flashy, aux cravates rose vif, au jaune d'or bien pétant, aux clips à néons surpuissants, aux minets qui chantent des ritournelles sentimentales le regard vide et l'oeil terne. Ci-contre, on trouvera dans le pèle-mêle de portraits un ou deux artistes qui sauvent les années 80 (les Rita Mitsouko et Gainsbourg, et pour les amateurs, "Dépêche Mode). Quant aux autres...

     

  • Vils mensonges impérialistes contre la Chine - de notre correspondant au Tibet

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    Notre correspondant était parti faire un reportage en Chine, il a disparu quelques mois, nous étions très inquiets, il vient de nous envoyer ce texte qui ne nous rassure qu'à moitié...

    1860802659.jpgLa presse occidentale, financée par des impérialistes bien connus, des marchands d'armes et des suppôts du grand capital américano-sioniste se trompe encore une fois quand elle prétend qu'il y a une révolte de la population au Tibet. En effet, les blessures que cette même presse affirme être infligées par balles ou par armes blanches sont des camouflages et d'autres mensonges. Les disciples du Dalaï Lama, ce sinistre personnage haineux et violent, se jettent sur les balles et les baïonnettes des glorieux soldats de l'armée révolutionnaire exprès pour les faire accuser de brutalités et de violence alors que ce sont eux qui en sont les victimes car ils tirent en fait à côté des manifestants. On dit que les photos sont interdites et les films confisqués, mais c'est là aussi faux, c'est en fait qu'une éclipse totale se tient 494771901.jpgau-dessus du Tibet précisément depuis le début des troubles et que l'on ne peut rien filmer sans flash, encore inconnu dans ce pays. Ce qui se passe au Tibet n'est certainement pas un raison pour les occidentaux de boycotter les Jeux Olympiques, dont les bénéfices retomberont comme une pluie de roses au printemps sur les peuples, car bien sûr ce sont les peuples qui profitent le plus des bénéfices réalisés par le marché chinois et non quelques privilégiés immensément riches comme dans les pays impérialistes. C'est bien pour cela qu'il y a 300 concessions Rolls Royce en Chine et seulement une en France. Là-bas c'est bien connu les prolétaires roulent en Rolls. Nous ne parlerons des chrétiens qui affirment que les croyants qui n'appartiennent pas à l'église officielle terminent en hopital psychiatrique ou une balle dans la nuque.

     

  • Le keffieh, accessoire de mode ou la mode c'est vraiment très con (bis)

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    668636984.jpgLe keffieh, ou اسقوفية , est de plus en plus porté en Europe comme un accessoire de mode par de jeunes écervelés/és (voir figure 1, une danseuse de tecktonik en djine "slim"et figure 2, une clubbeuse) qui n'ont pas la moindre idée de sa signification alors qu'au départ, il en a deux très fortes : celle de la cause palestinienne pour l'époque moderne, c'est Yasser Arafat qui l'a adopté en 1962, alors que c'était le voile des paysans. Mais c'est aussi le symbole des quatre tribus de l'Islam (raison pour laquelle le keffieh a quatre couleurs) à l'assaut du reste du monde. Maintenant, les 832759713.jpgpalestiniens connaissent les opinions d'un porteur de keffieh à la couleur de son voile : laïc, noir, religieux, rouge, les deux autres couleurs se rencontrant surtout en Asie, vert et violet. Le keffieh c'est un peu comme la tête de Che Guevara multipliée à l'envie sur des mugs, des casquettes et des Ticheurtes que d'autres écervelées portent sans connaître quoi que ce soit de la vie du révolutionnaire, ou comme le visage de Mao sérigraphié par Andy Warhol. C'est surtout plutôt un signe de haine à la base, ce voile, que d'ailleurs, peu de palestiniens portent quotidiennement comme j'ai pu le constater là-bas, ou alors quelques touristes, les membres d'ONG privilégiant le "chèche" et le louque "fier nomade du désert". La mode ne peut pas tout détourner, tout banaliser, tout affadir.

  • Aucun animal n'est plus gracieux qu'un chat

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    Garfield a un humour pince-sans-rire qui souvent m'amuse...(le site du matou en cliquant sur ce strip quotidien)

    - Aucun animal n'est plus gracieux qu'un chat 

    - Vous feriez mieux de me croire 

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  • Il n'y a pas de problèmes en banlieue...

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    1093886952.jpgLa gentille banlieue et les gentils jeunes des cités

    S'il est bien un sujet que personne n'a abordé, c'est bien le problème des banlieues. Il faut dire qu'il fait peur à tout le monde, car tout le monde a peur d'être assimilé au FN ou à d'autres. On peut comprendre très bien les jeunes dans les banlieues dites difficiles car ils savent bien que, contrairement aux grands mots et aux belles déclarations, ils n'ont objectivement aucun avenir radieux devant eux. Ils savent qu'il y a des bidonvilles à la périphérie de Paris, juste à côté des bars tellement authentiques ripolinés ou des restaus "World cuisine". Ce n'est pas une question de moyens. De plus en plus dans ces banlieues se développe le communautarisme, la laïcité y prend de sales coups, à tel point qu'elle a parfois disparu, mais il ne faut pas en parler et l'Islam qui y est prêché par des imams, qui n'ont pas lu le Coran la plupart du temps, est un Islam de combat très revendicatif mais on laisse faire et il ne faut pas en parler. Pour compenser, on se hâte de tomber à bras raccourcis sur le dos de Sarkozy qui va recevoir la charge de chanoine de Saint Jean de Latran avec un peu plus de pub que ses prédécesseurs, qui y allaient en 1093886952.jpgcatimini, afin de garantir le vote de certains catholiques à courte vue. Les problèmes sociaux n'excusent de toutes façons pas tout, un jeune qui ne va pas à l'école oublie ses priorités, et de plus, c'est injuste mais il n'y a pas d'autres solutions raisonnables, un jeune des quartiers doit travailler peut-être encore plus que les autres, un jeune qui fait une bêtise, fait une bêtise en conscience même s'il a des circonstances atténuantes. On est d'ailleurs surpris de la contagion de la violence dans toute la société où le recul et l'abstraction face à des problèmes, voire la simple réflexion, ne sont plus que des souvenirs vagues. Ces jeunes de banlieue oublient également le rôle joué par leurs ancêtres dans la défense de la France que, de toutes façons, on leur a appris à haïr dans nos écoles. C'est pour toutes ces raisons que la démagogie a encore de beaux jours devant elle, d'une rive à l'autre.

    Comme Philippe Lançon qui a en parlé dans "Charlie Hebdo", ou Val, j'en ai assez des gamins à Pit-Bulls qui se rassurent par la violence, des tortionnaires quotidiens de jeunes filles, de la connerie superstitieuse qui entraîne l'oppression des plus faibles et la loi du plus fort. 

    Au fait pourquoi tout le monde n'a-t-il pas lu "l'étrange défaite" de Marc Bloch ? C'est le moment de consacrer encore plus de temps à l'histoire, au lieu de ça, on supprime des postes car "l'histoire, ça sert à rien", réflexion de barbare que l'on entend de plus en plus souvent.

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