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vendredi, 21 mars 2008

Le téléphone du/de la célibataire

1915018623.jpgLa téléphone du/de la célibataire est un instrument de communication étrange. S'il peut très bien passer beaucoup de communications, il semblerait qu'il ait du mal à les recevoir, excepté celles de sa famille et de ses -trop- rares amis. Il faut dire que le/la célibataire est un/e gros/se gâté/e insouciant/e qui n'a aucun des problèmes que rencontrent les couples, qui n'a pas de problèmes d'éducation avec ses gosses, et qui n'a pas de disputes avec son/sa chère/cher et tendre. Il/elle ne se rend pas compte de la chance qu'il a. Quand il se plaint de quelque chose, pour ses amis c'est que le/la célibataire est égocentrique et pleurnichard/e, et s'il /elle vit seul/e c'est de sa faute. Il est vrai, à la décharge de ses couples amis, qu'il existe une race de célibataires nombrilistes toujours en auto-analyse ou en analyse tout court, ergotant des heures sur de graves questions qui tournent toutes autour de leurs nombrils placés au centre de leur monde. Le/la célibataire rêve d'avoir des discussions orageuses avec une douce et tendre moitié, il rêve de cris de gosses et de couches pleines, oui, même ça. Quand il/elle a un portefeuille confortable, le/la célibataire a beaucoup d'amis/es qui trouvent combien il/elle est super et respire la joie de vivre. Parfois, quand il/elle se sent seul/e le/la célibataire se joue de temps en temps une fiction qui le/la rassure, il se prend pour Mike Hammer déambulant dans New York, traînant son spleen et son ironie, elle se voit comme Jeanne Moreau dans "Ascenseur pour l'échafaud" et sa solitude lui paraît moins difficile.

"Harlem nocturne" d'Earle Hagen en vidéo justement ci-dessous, version "Mike Hammer", le personnage de privé que je préfère, une de mes musiques de Jazz préférées, morceau évoquant les dérives nocturnes sans mièvrerie ni clichés pénibles 

Commentaires

Au hasard, comme ça, je dirais que tu es célibataire. Ca sent le vécu, cette description. :-) Je n'ai jamais rêvé de couches mais l'autre soir, juste voir dans une série un couple qui se couchait le soir en discutant des petits faits de la journée, avec ces petits gestes qui traduisent une vieille habitude, ça m'a fait soupirer d'envie tant cela illustrait la non-solitude.
Parfois, on aimerait tout avoir.
Moi j'ai Monsieur Chat qui dort blotti contre moi. C'est déjà ça. :-)

Ecrit par : Lily | samedi, 22 mars 2008

Je rêve aussi de petits bonheurs quotidiens.
Et puis j'écris pour rester "droit dans mes bottes" comme a dit quelqu'un, ma concierge peut-être à moins que ce soit mon boucher...

Ecrit par : Amaury | samedi, 22 mars 2008

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