jeudi, 06 mars 2008

Le goût de l'authentique frelaté

1558800075.jpgCe que l'on constate actuellement, c'est le retour des régionalismes, parfois ce sont souvent autant de clichés qui sont énumèrés, du "chez soi" en région, du repli sur ce que l'on s'imagine être ses racines alors que l'on a plutôt l'impression en fait de cultures régionales d'entendre d'authentique pour pubs pour jambon ou autre produit du terroir (un petit garçon aux bonnes joues rouges qui fabrique un petit pont sur une rivière...). Dans "Jean de Florette", Ugolin demande au Papet qui vient de lui proposer de mettre en place cette culture, ce que sont des "lothentiques" car le Papet lui a dit que ce que les gens aimaient acheter c'était de l'authentique (ils se mettent à cultiver des oeillets), maintenant des rusés, des malins continuent à nous vendre de lothentique en barres et en paquets de douze. Ce qui domine dans les conversations 603665357.jpgc'est "qu'à Paris, la vie est compliquée, qu'à Paris les gens sont cyniques et que c'est une ville de perdtion et que c'est bobo et compagnie, tous homosexuels" de surcroît, enfin, cerise sur le gâteau, "le parisien" est "prétentieux". Mais qu'en province "la vie est plus simple et plus chaleureuse, moins compliquée". En province, cela dépend des régions, mais quand on n'est pas du coin, il faut attendre la troisième ou quatrième génération pour être simplement accepté, on regarde tout le monde dans la rue, on jauge, on scrute, on note tout et l'on aime les commérages douteux. Est-ce curieux, mais c'est dans les régions où les populations sont le plus brassées que les personnes sont les plus accueillantes, comme dans le Nord de la France par exemple. Sauf que personne n'y parle avec l'accent aussi prononcé que dans le film de Dany Boon (son accent est plutôt du Pas de Calais, mais ne soyons pas exigeants, les gens du Nord savent rire d'eux mêmes et pour une fois que l'on ne sombre pas dans le misérabilisme en parlant de cette région, c'est un peu mieux). C'est aussi assez agaçant d'entendre parler pendant les municipales des "gens de terrain" et des "parachutés". Parfois, un "parachuté" est plus compétent que quelqu'un du coin. Et il y a des "gendeterrains" qui se conduisent ni plus, ni moins qu'en roitelets et leurs sujets. Quand on parle de démocratie en France profonde, cela amuse car les citoyens y ont des réflexes de serfs avec "not'bon maît'"...

Je sais qu'il se peut que j'exagère un peu, mais j'en ai assez d'entendre parler et récriminer contre les "parisiens" coupables d'à peu près tout, leur "crime" principal étant certainement aux yeux de quelques uns d'être un rien plus ouvert.... 

En illustration de la conception de l'accueil de certains provinciaux, la scène de "Deliverance", le film de John Boorman, "Duelling banjos". 

11:18 Publié dans En passant... | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : politique, société, littérature, régions | |  Facebook

Commentaires

Il me semble que vous oubliez une chose. Il me semble seulement. Un parisen, ça n'existe guère...95 pour cent d'entre eux arrivent de rase campagne...Chutttttttt !!!!!Pas si fort, on pourrait nous entendre.... !
Et vous ne pouvez pas nier qu''il y a, chez des imbéciles soi-disant lettrés, un cerain bon goût à être de Parrrrrrrris..
Tenez, j'envoie, moi de Pologne, des manuscrits et des manuscrits et encore des manuscrits? Où? En France . Oui mais où ? Ben à Paris, tiens...
Cordialement

Écrit par : redonnet | jeudi, 06 mars 2008

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Le parisien est surtout + riche , et moins en forme...

Écrit par : BlindTheseus | jeudi, 06 mars 2008

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Les gars qui jouent du banjo et de la guitare (pas mal par ailleurs) ont des problèmes de vue en tout cas (mais pas d'ouïe).
Moi quand je voyage en France pour les compétiteurs que j'encadre, j'aime bien écouter les accents : l'Alsace, la Franche Comté, Ch'Nord, La Bourgogne (du côté de Montceau Les Mines c'est rigolot...).
Quand je dirige des séjours de vacances et que les jeunes viennent de toute la France, j'aime bien entendre l'accent Toulousain ou MArseillais...
La France, c'est comme en Chine il y a une multitude de dialectes et de langages et d'accents...

Écrit par : Éric | jeudi, 06 mars 2008

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En fait la classe lettrée parisienne (c'est eux qui le disent) est faite d'apparences (la moitié de ses représentants a un bagage très léger : un doigt de ci, un doitg de ça, un peu de pose et d'esbrouffe) et clientèliste. Si elle consacrait le talent, ça se saurait. En effet, les parisiens sont d'anciens provinciaux, parisien ne veut rien dire, nous sommes d'accord, c'est la caricature de cette ville qui m'agace terriblement (après 24 ans dans l'Eure, je suis encore un parisien et le serai certainement jusqu'à ma mort)...

Écrit par : Amaury | jeudi, 06 mars 2008

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Ce n'est pas ça que je critique mais le fait que les gens confondent leurs spécifictés et ce que sont leur vraies racines et des clichés sur leurs régions.

Écrit par : Amaury | jeudi, 06 mars 2008

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Cher Amaury, et qui vous dit que vous allez mourir ?
Je plaisante, bien sûr....
Tout ca me fait penser à Alceste et "son désert" parlant de la province.
permettez, à propos des apparences, que je vous cite une anecdote véridique sans citer les noms. Même les cons, on arrive à les respecter. je veux dire qu'il ne faut pas sombrer dans leurs travers.
En 1979, donc, nous étions jeunes, un ami et moi, et déjà lassés des multiples refus policés, faux-culs qu'essuyaient nos différents textes....
Il nous prit la fantaisie - la plaisanterie n'etait pas neuve, je le sais - d'envoyer un texte peu connu d'un auteur célèbre, un classique presque,à une grande maison d'édition.....Qui l'avait publié quelque trente ans plus tôt, mais pas ce texte-là...
On nous a répondu que c'était pas bon du tout. En substance...
Il a dû se retourner de dépit dans sa tombe, l'auteur en question !
Cordialement

Écrit par : Redonnet | vendredi, 07 mars 2008

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C'est arrivé il y a une dizaine d'années avec des petits farceurs qui ont envoyé un texte de Duras jeune à Gallimard, celui-ci fût refusé pour cause de médiocrité également.

Écrit par : Amaury | vendredi, 07 mars 2008

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Avec ses phrases interminables dans ses romans, il faut la suivre la Duras...
Note d'Amaury : Duras est duraille (ah, ah, ah suisj-e spirituel)

Écrit par : Éric | vendredi, 07 mars 2008

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J'm'en fiche parfois d'être hors sujet ou dépasser du coq à l'âne, j'aime bien rire de bon coeur, c'est tout !

Écrit par : Éric | vendredi, 07 mars 2008

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