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  • Ch'Nord à la mode

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    845613142.jpgDepuis la sortie du film de Dany Boon, "Bienvenue chez les chtis", le Nord est à la mode. Tout le monde se met à parler chti et les adolescents dans le collège s'appellent tous "biloute". Même si c'est un Nord d'Épinal, il y manque le chômage, les "achèlèmes" en brique moches et les militants extrémistes, c'est plutôt agréable. Pour une fois que l'on montre une région dont le pittoresque n'est pas exactement visible au premier coup d'oeil mais que ce qui y est remarquable y est surtout l'accueil des gens qui y vivent, heureusement parce que les corons à perte de vue, les volets en plastique blanc, il ne faut pas être trop dépressif quand même. Je ne sais pas si le film incitera à la consommation de cet excellent fromage qu'est le Maroilles, à noter qu'il y a pire comme odeur, c'est le vieux Lille qui sent comme un 1193166642.jpggymnase après un match de hand de trois heures. Je suis originaire de la région (enfin pour être honnête d'un peu plus bas, en Picardie), il n'y a que là-bas que l'on prononce mon nom de famille correctement et non "vatremèze" ou "ouatermèze".  C'est dans cette région que j'ai toujours trouvé le meilleur accueil, sans trop m'en apercevoir, j'en re-prends l'accent au bout d'une heure, terminant toutes les phrases par "qwô ?". Ceux qui arrivent dans le Nord le savent, on les aide tout de suite à s'installer, à se sentir bien, du coin. J'ai déjà réussi personnellement à "convertir" quelques amis aux joies du Nord à la poésie indéfinissable qui se dégage de cette région, de la grand-place de Lille, de la vieille Bourse en face du "Furet", de cette ambiance qui rappelle une toile de Magritte. Et puis dans le Nord, comme les envahisseurs se sont succédés à de nombreuses reprises, comme beaucoup s'y sont cru les maîtres, on y est très sceptiques devant les hommes providentiels ou les grands mots que l'on ne respectera pas longtemps, très vite l'importun prétentieux sera remis à sa place.

    La bande-annonce du film de Dany Boon ici 

  • Rock Lobster - B 52's

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    Homard Rock et folie furieuse 

    Dans les groupes "punk", il y avait surtout les "Clash", les "Sex Pistols" étant une invention marketing de Malcolm Mac Laren. Et en même temps que "Blondie" et les "New York Dolls" débutaient au "CBGB" à New York, on pouvait entendre les "B 52's" qui étaient peut-être meilleurs musiciens que les autres. De plus, ils poussaient beaucoup plus loin la démesure kitsch, la fête, la folie, le nom du groupe étant dérivé des coiffures en "choucroute" des filles du groupe qui ressemblaient aux nez des bombardiers. Beaucoup songeaient déjà à l'époque que dire des gros mots suffisaient pour se donner un air rebelle, ce groupe ridiculise ce préjugé. J'ai entendu cette chanson pour la première fois au moment de cette vidéo, en 1986. Ils viennent de sortir un nouvel album tout aussi foldingue... (D'autres chansons à la touche "menu")

  • Le cauchemar des gens normaux

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    Spécial « Polar » consacré à Ellroy – réédition chez « Rivages Noir »

    287045872.jpgEn parcourant ce livre, je m’attendais comme d’habitude avec cet auteur à être très vite pris par l’ambiance de ses textes et ne pas pouvoir en sortir, et m’ennuyer en lisant les interviews mais c’est tout le contraire qui se passe. Les nouvelles proposées ne sont pas si mal, c’est un grand écrivain, mais un ton en dessous des recueils comme « Tijuana mon amour » ou « Destination morgue ». Il y a bien cette histoire de Pacha où, en passant, Ellroy fait une déclaration d’amour aux Bull-terriers en général et à sa chienne en particulier. Son style en est plus humoristique et beaucoup moins noir que les autres œuvres de l’écrivain, même si bien sûr il demeure extrêmement caustique. Il développe aussi dans la première histoire le personnage de « Buzz » Meeks que l’on retrouve dans « LA Confidential » ou « le Grand Nulle part », larbin futé et lucide d’Howard Hugues et de Mickey Cohen qui sauve une jeune fille d’un « sort-pire-que-la –mort ». J’ai tendance à me plonger plus facilement dans ses œuvres de longue haleine.

    326759450.jpgBien plus passionnantes sont ses interviews. Il y parle des connexions entre sa vie et son œuvre, entre ses obsessions et celles de ses personnages. C’est aussi quelqu’un qui a eu une vie dense et passionnante, sombre et plus claire, il est allé jusqu’au fond de l’abyme et en a ramené ses livres. Cela leur donne un supplément d’âme. Le meurtre de sa mère est l’acte fondateur de son sens du tragique et du grotesque (c’est souvent la même chose), de la dérision, de la folie et de la sottise quasiment sans limites engendrés par le comportement des pitoyables animaux humains qui accordent à des futilités une importance démesurée.

    Il en parle dans « Ma part d’ombre ». Ce roman est une enquête policière qui a pour thème principal la résolution du complexe d'Oedipe monstrueux d'Ellroy. Pour y arriver d'une manière radicale, il fait l'amour avec elle par delà la mort en tentant de trouver son assassin et fait d'un banal fait divers une tragédie qui aura des résonances pour chacun des lecteurs. En effet, sa mère est une femme seule perdue dans une cité-dortoir pourrie élevant seule son fils, souffrant de la solitude et de sa propre misère sexuelle, des ragots, de la médiocrité et des préjugés dans l'Amérique des années 50 qui était loin de ressembler à une peinture de Norman Rockwell, comme celle de Bush junior. Ellroy, bien sûr, est fou, hors norme extrême et le cauchemar des gens dits normaux qui détestent qu’on leur montre leur vérité alors que leur conformisme est bien plus monstrueux.

  • Traverser le désert

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    1745314464.jpgCurieusement, je me sens beaucoup plus perdu et isolé depuis que je suis rentré du Proche Orient il y a quand même huit ans de cela que lorsque le désert était en face de ma fenêtre derrière le mont des Oliviers. C'est bien pire que le désert, car là-bas on est tout seul avec Dieu mais jamais seul à seul avec soi-même tandis qu'en Europe je suis tout seul au milieu de la foule et qu'il est difficile d'y voir le divin. Traverser le désert, c'est devoir supporter des petites humiliations quotidiennes car on n'a pas le statut social qu'il faut et que pour cela on n'est pas reconnu, sauf cet ami qui m'a dit hier que j'étais quelqu'un de bien et que j'avais cette force en moi pour continuer à avancer seul, je me suis aperçu ainsi que, comme d'autres, je ramenais peut-être trop souvent tout à l'aune de ma petite expérience, comme ceux qui ne savent parler que d'eux-mêmes. Peut-être est-ce aussi le moment où je connais ma Nuit ? Peut-être est-ce mon jeûne de Carême ? Toujours est-il que c'est aussi douloureux qu'une pierre brûlante ou aussi froid qu'un morceau de glace. Et dans ce désert, on subit aussi l'épreuve du "silence de Dieu", qui n'est pas le doute, croyant le trouver là où on voudrait qu'il nous aide alors qu'il est ailleurs. La Foi ce ne sont pas des paroles creuses, elle est abrupte et rude.

  • Printemps des poètes avec Anne Slacik

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    913184499.jpgPrintemps des Poètes
    Lectures et rencontres dans le cadre des expositions Anne Slacik
     
    Chapelle des pénitents bleus , place Salengro 11100 Narbonne
    rens 04 68 90 30 53
    lecture de Michael Glück le 7 mars 2008 à 18 h
    lecture de Salah Stétié le 21 mars 2008 à 18 h
     
    Monastère de Saorge Centre des Monuments Nationaux  06540 Saorge
    rens 04 93 04 55 55
    lectures le 8 mars 2008 à 18 h
    Bernard Noël, Laurent Grisel
    Sylvie Fabre G. et Joseph Guglielmi
     
    Domaine de Saint-Ser  13114 Puyloubier
    rens 04 42 66 30 81
    lecture d'Alain Freixe le 20 mars à 18 h
    Image :"Excepté peut-être une constellation" 
    Installation de livres peints 
    Chapelle des Pénitents bleus à Narbonne  du 8 février au 30 mars 2008
     
     

    Lien permanent Catégories : Arts
  • Le scandale des organismes de crédit

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    1008437426.jpgS'il y a une chose qui m'étonne beaucoup, qui me stupéfait, c'est que personne ne remette en cause, que personne ne se met en colère contre les organismes de crédit qui prête aux plus pauvres et aux précaires qui tentent de surnager et de survivre sans trop se soucier du lendemain. En effet, leurs taux sont largement plus qu'usuraires et cela ne paraît pas gêner le moins du monde les journalistes, les commentateurs politiques, que ceux-ci soient des révolutionnaires (le grand soir tarde d'ailleurs un peu...) ou des conservateurs voire des libéraux qui, de toutes façons, s'en foutent éperdument. Quand on ne peut plus payer le crédit, le consommateur croit 224878907.jpgperdre la face parce qu'il n'a plus de cartes de paiement ou de chéquier puisque c'est là-dessus que le français moderne, entre autres représentants de peuples présumés riches, base sa dignité à défaut d'autre chose, et de pouvoir continuer à consommer. Non, les plus radicaux (c'est eux qui le disent) préfèrent rester sur leurs vieux démons anti-cléricaux et faire semblant de croire que le gouvernement actuel est un gouvernement de calotins, et les libéraux nous bassiner avec le besoin de réformes, traduire sacrifice, que nous serions forcés de subir. Continuez à parler de pauvreté ou de précarité, ce n'est pas que vous ne savez pas ce que c'est, c'est que vous ne faîtes rien pour résoudre le problème.

  • Les déboires de Miss France 2008 - de l'herbe à brouter pour le troupeau bêlant

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    918936325.jpgSoyons un peu futiles pour changer, et parlons des déboires de Miss France, Valérie Bègue, dont on a vu dans la presse de caniveau deux séries de photos dénudées d'un très mauvais goût, l'une d'elles étant franchement blasphématoire tendance bas-du-front. Cette écervelée nous a ressorti le cliché qu'elle était "jeune (et dotée d'un QI de moule) et qu'il fallait bien manger" et puis que "les gens qui l'aiment pas, ce sont rien que des racistes", la première fois. Elle s'est excusée et a fait amende honorable auprès de la cheftaine des miss, l'inénarrable Geneviève de Fontenay, qui a un nom à particule, bidon, de patate. Voilà-t-y pas que dernièrement est ressortie une deuxième série de photos dénudées de la belle qui cette fois a prétendu qu'elle ne savait que le photographe prenait des photos d'elle, il faudrait lui expliquer que le gros truc tubulaire qui pend autour du cou du monsieur avec des "Ray-bans" mercure est un ap-pa-reil pho-to et que ça prend des images d'elle. Comme on ne sait pas quoi faire pour amuser le bon peuple qui ne demande que ça (à écouter le très instructif forum téléphonique des auditeurs d'Europe 1, excellent panel de moutons et gogos bêlant, on "parle trop des problèmes", et ça "casse les pieds"). Heureusement qu'il y a des Miss légères pour les distraire...Ils ne demandent que ça et brouter en choeur. 

  • Les jolies idées

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    389056241.JPGPersonnellement, mais je pense ne pas être le seul, j'en ai plutôt assez des jolies idées qui agitent encore notre monde politique : que ce soit les partisans d'une révolution violente et brutale (on se demande ce qu'ils attendent pour la faire depuis le temps qu'ils exposent leurs théories) ou ceux du retour à la tradition de l'Ancien Régime, voire de l'Ancien ancien régime, en appelant à Suger, Saint Louis ou Charles Martel. C'est dans les deux cas un refus de faire preuve d'empirisme et de trouver des solutions à des problèmes de pauvreté et de précarité qui deviennent structurels et de plus en plus préoccupants. A ce moment de la note, certains auront peut-être envie de me traiter de poujadiste ou de "vieux maurrassien", ou prétendront que je suis resté un "anar de droite" (c'est à dire dans l'esprit brouillé des idéalistes nostalgiques un type qui ne se soumet pas à une idéologie, ce qui est plutôt un compliment), car c'est tabou en France, dés qu'on essaie de regarder la réalité en face, et non d'en faire une construction intellectuelle, ça ne va pas. C'est curieux en fait, car nous nous réclamons sans cesse de Descartes et du rationnalisme alors que nous ne sommes848981585.jpg ni cartésiens, ni rationnels. Si la plupart des démocraties populaires d'Europe de l'Est se sont effondrées en 1989, c'est que l'application d'une utopie tel que, de jolies idées, ne conduit qu'à ce genre de désastres, qu'il y ait 7 millions de personnes vivant avec 827 euros par mois en France, et 35 millions 1030423209.jpgavec moins de 1000 euros, et que 90% de la population de la planète se partagent 10%  des richesses, c'est aussi que le libéralisme a également échoué, à la différence que maintenant, ses promoteurs ne se soucient plus que la richesse retombe sur toute la population. Enfin, en face d'un idéologue, je préconise le vilain geste que la jeune personne fait sur la photo ci-contre.

  • La France demande son indépendance

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    371989682.jpgLe CRIF demande à l'Europe de reconnaître l'indépendance de la France

     

    Au vu de la volonté manifeste de l’Union Européenne de poursuivre jusqu'à son terme l'éradication totale de la nation française, le CRIF (Comité pour le Respect de L’Identité Française) adjure tous ses compatriotes français à exercer sur l'Etat français qui ne les représentent plus toute la pression nécessaire pour qu'il se conforme enfin à l'éthique internationale concernant le droit des minorités autochtones sur leur territoire historique et cesse de pratiquer à leur encontre une politique de destruction culturelle inexorable tout en prêchant à l'extérieur les vertus de la diversité culturelle.
    Nous demandons, puisque le peuple français sur le territoire correspondant à l'Etat français, Etat souverain jusqu'à l'abolition unilatérale de cet Etat par la construction européenne, a refusé dans sa majorité le projet de Constitution européenne, à la différence de ses prétendus représentants qui ont violé sa souveraineté en le faisant passer en force, qu'une commission d'experts internationaux indépendants soit constituée pour examiner le véritable statut juridique de la France au regard du droit international et qu'on y restaure des formes appropriées de souveraineté linguistique, culturelle, administrative et politique. Il y va de la survie d'un peuple européen, le peuple français, en tant que peuple.

     

    1997921472.jpgLes signataires renvoient à la définition contenue dans la déclaration de l’UFCE (Union Fédéraliste des Communautés Ethniques Européennes) en date de 1994 que nous
    présentons ici sous une forme adaptée.
    Par communauté ethnique / minorité nationale autochtone, on entend une communauté :
    1. qui habite sur le territoire d’un état de manière close ou dispersée,
    2. qui est numériquement parlant plus petite que le reste de la population de l’Union,
    3. dont les ressortissants sont des citoyens de cet état,
    4. dont les ressortissants sont établis depuis des générations et de manière constante dans la
    région en question,
    5. dont les ressortissants peuvent être différenciés des autres citoyens par des caractéristiques
    ethniques, linguistiques ou culturelles et qui sont disposés à conserver ces particularités.

     

    679199607.jpgAinsi, au regard du droit international, le peuple français, majoritairement francophone, constituant un ensemble cohérent façonné par des siècles d’histoire dans un cadre géographique et marqué par des œuvres de civilisation est fondé à revendiquer un territoire indépendant et des institutions démocratiques réellement représentatives de sa volonté. Alors qu’en ce moment même la communauté internationale attribue en Europe un Etat indépendant à un territoire qui se prévaut, à tort, de semblables prérogatives, la revendication du peuple français à pouvoir abandonner son statut de province de l’UE et à pouvoir se reconstituer en tant que nation indépendante nous apparaît ressortir d’une légitimité qui ne souffre aucune discussion. Aussi, au nom de la démocratie et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, nous, militants et sympathisants du CRIF, appelons l’Etat Français et la communauté internationale à reconnaître expressément l’indépendance de la France.

     

    Robert Gros (président du CRIF)

     

    http://er-aquitaine.hautetfort.com

    http://interferences.canalblog.com

    Lien permanent Catégories : Politique
  • Post scriptum bref sur Sarkozy au Salon de l'Agriculture

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    1320813085.jpgOn parle beaucoup de l'incident ayant opposé le président à un participant du Salon de l'Agriculture, opposition comprise, ce qui évite du sumonter sa paresse et de traiter des autres sujets plus profonds, de même les journalistes et commentateurs, pendant ce temps là, comme ça personne n'essaie de trouver une solution concrète ou une alternative aux problèmes des bas salaires, des prix, de la vie chère, de la précarité : 7 millions de foyers qui vivent avec moins de 700 Euros par mois, en moyenne, en France, des sans-abris, de la nécessité de construire des logements, de l'insécurité, de l'échec scolaire, des politiques municipales désastreuses, de la politique agricole désatreuse, du gâchis de marchandises chaque année etc...

    Et si on parlait un peu de politique ? 

    Lien permanent Catégories : En passant...
  • On ne sait plus vivre...

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    92799400.jpgAvant-hier, en visitant le Salon de l'Agriculture, un agriculteur s'en est pris au président en suggérant que s'il le touchait, celui-ci le salirait, en des termes plus choisis, là, le président lui a suggéré, en des termes choisis lui aussi, d'aller ailleurs  tout en émettant des doutes sur son intelligence, en des termes là aussi plus fleuris ("Casse toi pauv'con alors !"), il ne lui pas parlé de sa mère non plus. Des centaines de milliers d'internautes, des dizaines de commentateurs, des hommes et femmes politiques se sont rués sur l'incident en faisant les gros yeux au président : "c'est pas beau de dire des gros mots". Parmi eux, on distingue quelques personnes spécialistes de l'invective, ce qui est plutôt cocasse. Moi, j'excuse le président, parfois, ça a besoin de sortir, c'est humain, à une époque, mon ancêtre, le sire d'Inchy, pendait les fâcheux (les fâcheux étaient les cons du XVIème siècle) ce qui les mettait d'accord :  il avait été invité par le roi à régler le problème des guerres de religions dans le Cambrésis, il l'a règlé en en branchant quelques uns aux arbres qu'ils soient parpaillots ou calotins, tout en organisant "quelques beuveries". On l'accuse encore des pires maux comme d'avoir vendu les vases sacrés ou d'avoir fait la fête avec ainsi que le montre une plaque commémorative à Cambrai. Mondieu, c'était le bon vieux temps.

  • Un grand homme quitte le pouvoir - de notre correspondant à Cuba

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    J'avais demandé à mon correspondant d'écrire en italiques pour contourner la censure et signaler que ce qu'il m'écrit est faux mais à Cuba il n'y pas d'italiques...

    ed43f89d21a8da0d4796973ae4fe718a.jpgFidel Castro, ce grand homme, n'est heureusement pas encore mort dans son lit, comme il l'a permis à des centaines d'opposants à son régime. Il a cédé le pouvoir à son frère car, mais oui, c'est un démocrate comme tout le monde sait, un démocrate convaincu. Il fait bon vivre à Cuba malgré le blocus subi à cause des voisins hyper-puissants depuis 50 ans (note du maître de ce blog : un blocus effectivement terrible). Dans un documentaire français passé sur Arte il y a peu, certains sociaux-traîtres ont cru bon d'ironiser et de dire que Castro avait choisi le communisme pour soutenir son régime non par conviction mais parce que c'était la meilleure manière pour lui de se maintenir au pouvoir suprême. Un poète cubain a un jour eu l'outrecuidance de raconter qu'on l'obligeait à recevoir sa famille, elle aussi dévêtue, nu et que l'on plongeait des prisonniers non pas dans de l'eau mais dans des excréments pour les interroger (ces gens-là sont aigris certainement), mensonge que tout ça. Il en est d'autres pour prétendre que les réformes éducatives et hospitalières ne sont que des vitrines, mensonges là aussi. Il ne faut pas se conduire en personnes trop sensibles, pour que la liberté progresse, il faudra bien que l'on tue quelques opposants. L'on prétend ainsi que "Che Guevara" n'était qu'un tortionnaire cynique et que sa légende tient surtout à sa photo, allons donc, la propagande sionisto-sarkozysto-americano-réactionnaire et bourgeoise (j'ai rien oublié là ?) va loin. Ce n'est pas pour rien que les élites de ce pays se sont toutes ruées à Cuba pour saluer Fidel, et l'ont accueilli à bras ouverts en France, comme Danielle Mitterrand au temps de la splendeur lumineuse et sans ombre du peuple français, les mêmes qui soutenaient Mao, un philanthrope, et Pol Pot, un type tellement sympathique.

    Le portrait ci-contre est contesté...

  • "Le téléphone pleure" en chti - pour amateurs

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    D'autres chansons de "Ch'tite Love Story" sur la touche "menu". Tellement émouvant, tchot !

  • Une bien belle cérémonie du cinéma français...

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    da91c8779f6d6f321175612d637dfa0a.jpgHier j'ai regardé deux minutes de cette cérémonie, paraît-il, du cinéma français. Si l'année dernière on avait récompensé un beau film avec "l'Amant de Lady Chatterley" adapté par Pascale Ferran, cette année, c'était plus convenu avec le césar du meilleur film à "la Graine et le mulet" d'Abdellatif Kechiche. Tout le monde s'y attendait plus ou moins, du local, de la diversité, du questionnement "drôledement" important, film scolaire parfait, tout y était. Pour satisfaire quelques sirènes commerciales, Marion Cotillard a eu un prix, et on a pu vivre un si beau moment d'émotion pas du tout frelatée quand Jeanne Moreau a donné son césar d'honneur à Céline Sciamma, jeune réalisatrice tellement modeste qu'elle semble penser que décrocher un diplôme à la FEMIS lui donne instantanément du talent. Alain Delon a joué également cette carte de l'émotion tellement spontanée en levant et baissant les sourcils plusieurs fois avec un air très concerné. Quant à la présentation d'Antoine de Caunes, je regrette personellement la folie et les mots d'Edouard Baer qui avait donné un peu d'esprit à la soirée. Les génies méconnus (les plus grands génies sont toujours -bien sûr injustement- méconnus) se plaindront toujours de ne pas y être récompensés, quant aux réalisateurs plus commerciaux, qu'en ont-ils à faire ? Bien sûr, il y a eu quelques discours politiques mais aucun intermittent réellement précaire n'a vraiment pu se faire entendre.

  • La presse la plus lue en France

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    c6e150c93a347461395de921baddf608.jpgIl y a des chiffres inquiétants que je viens d'entendre dans un reportage télévisuel sur la presse française : le magasine le plus en 2007 ce n'est pas un "news" hebdo ou un quotidien de quelque bord politique soit-il, c'est un torche-cul qui sort le lundi : "Closer", on y cause des problèmes de sexualité et/ou de cellulite des stars (pour eux Steevy est une star, ou Cauet, un fan de ce type me poursuit de sa vindicte sur "myspace", "pass que Cauet, lui, y fait pleins de trucs en un an, alors hein, il vaudrait mieux se taire...", je cite), il serait talonné de près par "Voici", "Gala", où écrit notre J.D. Salinger à nous, Beigbeider, et "VSD". Bien sûr, l'argument massue des défenseurs de ce style de presse, de ceux qui assument mal à ceux qui la font et se font pas mal de bénéfices, c'est de dire que si la majorité lit ça, c'est que c'est forcément bien et très intéressant. Si tout le monde marchait sur les mains, ou allait se jeter dans la Seine, je suppose que suivant leur raisonnement, nous devrions faire de même. J'ai oublié de préciser qu'en "une" de ces torchons, on retrouve ce type là dont le nom m'échappe et qui a des responsabilités à la tête de l'état, marié à un ancien mannequin, vous voyez de qui je parle...

    Je trouve que c'est préoccupant et que cela en dit long sur l'état de déliquescence culturelle de ce pays. C'est certainement pour y remédier que la très compétente Christine Albanel supprime autant de subventions à la culture.

  • Avoir la "gnak" avec le message à caractère informatif

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    Christian est un connard mais c'est surtout un winner car il se lève tôt pour travailler plus et gagner plus, écoutez ses conseils pour avoir la gnak (on dirait un spot UMP)...D'autres messages fondamentaux à la touche "menu"

  • Tijuana mon amour – James Ellroy

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    Les affabulations d'un affabulateur fabuleux

    538551c38675ba9696cab2ceff2e46d1.jpgCe livre recense des articles de l'écrivain concernant des meurtres commis à Hollywood et plusieurs histoires qui ont pour fil conducteur le journal à scandales imaginaire que l'on trouve dans toute son oeuvre « l'Indiscret », dont les articles sont majoritairement rédigés par Danny Getchell, le héros de deux épopées grotesques et violentes qu'il nous raconte lui-même suivies de l'histoire d'un détective du LAPD amoureux des pittbulls et surtout d'une star déchue depuis longtemps, Donna Donahue, avec qui il entretient une relation compliquée d'haine et amour, de répulsion et de fascination, histoire où l'on retrouve un héritier illégitime des textes et dossiers de Danny G., Gary Getchell, minable fouineur quant à lui contrairement à son prédecesseur qui était un démon capable de grandeur révélant les turpitudes des vedettes et stars de l'écran. On croise lors de son épopée Sinatra et Sammy Davis jr., Robert Taylor, homosexuel et réactionnaire selon Danny G. et Lana Turner en compagnie de son amant dangereux. Danny Getchell aime se vautrer dans le stupre et le lucre des vedettes par procuration et parce que c'est un scopophile compulsif qui ne croit pas que le bien ou le mal existent, ou plutôt pour lui, surtout le mal et la bêtise de l'homme mêlée à d'immenses vanités. L'Amérique des années 50 qui est décrite dans les aventures du rédacteur en chef de « l'Indiscret » est bien loin des jolies peintures de Norman Rockwell, elle ressemble à l'univers d'Hopper, il y a quelque chose caché derrière cette apparente prospéritè sereine de pères fondateurs enrichis, quelque chose de dangereux et d'horrible.

    48945775a39e4a339f42bfed0ba7ca55.jpgL'Amérique des années 2000 qu'Ellroy met en scène est marquée par le 11 septembre, par la peur, elle est repliée sur le passé et sur elle-même. Comme cette femme qui aurait dit à Marjane Satrapi à Salt Lake City que la lune n'est visible que d'Amérique. Les américains semblent encore rêver d'ailleurs de cette « americana » fantasmée et parfaitement imaginaire des années 50. C'est peut-être pour cela qu'Ellroy se penche sur deux meurtres non résolus de ces années là pour montrer, nous forcer à comprendre que la conscience humaine 11235b29b710f2995a8afd3f00972729.jpgn'a pas du tout changé depuis ces temps soi-disant bénis. Le meurtrier et le détective, « Rhino » Jenson mis en scène ont en commun avec l'écrivain son fétichisme, Ellroy s'introduisait lui aussi dans des maisons pour dérober des objets privés à leurs propriétaires, et ses obsessions morbides, « Rhino » est amoureux fou de Donna parce qu'elle ressemble à Stéphanie, la victime d'un crime de 65 jamais résolu, tout comme pour Ellroy, l'assassinat du Dahlia noir et celui de sa mère se rejoignent. Personnellement, j'aime beaucoup me plonger dans cette Amérique cauchemardée, que l'on retrouve dans les mémoires de quelques fous mégalomaniaques et géniaux comme Orson Welles ou Darryl F. Zanuck, ou David O. Selznick. Enfin, ce livre n'est pas un polar, il plonge dans l'inconscient de ce que l'on appelle la modernité alors que ce n'est encore qu'une manifestation de notre avidité, de nos penchants au mal et à la cruauté. Il révèle la profonde hypocrisie de ce que nous appelons sans trop réfléchir notre civilisation. Et ce n'est pas un auteur de polars, c'est un classique instantané...

    Photos : Hollywoodland, Ellroy, Diana Dors, starlette des années 50, et Lana Turner, star vénéneuse.

    458f22b76fd367997ae37bbd11975e1d.jpgRésumé du livre par l'éditeur : Après Crimes en série et Destination morgue, ce troisième recueil clôt - provisoirement - la publication des textes courts de James Ellroy. On connaît l'intérêt de l'auteur pour les faits divers criminels et en particulier les affaires qui défraient la chronique. Cette obsession constitue le thème central des articles et fictions réunis dans Tijuana mon amour. Qu'il retrace l'enquête sur la mort de la fille d'un présentateur de radio, brosse le portrait d'un célèbre district attorney ou mette en scène l'un de ses héros préférés, l'intarissable rédacteur en chef de la gazette à scandales l'Indiscret, Ellroy n'aime rien tant qu'explorer "la jungle du glamour" et en rapporter des trouvailles saisissantes, scabreuses, au goût amer et à l'odeur nauséabonde. On y croisera le célèbre gangster Mickey Cohen, Lana Turner et son amant Johnny Stompanato, Rock Hudson, Frank Sinatra et quelques figures d'acteurs ou autres " people " de seconde zone, tous tombés dans la boue du scandale au point que certains ne s'en relèveront pas. On retrouve avec jubilation la patte caractéristique de l'auteur du Dahlia noir dans ces portraits au vitriol des flics, des acteurs, de la pègre et des médias. A travers ces trois articles et six nouvelles, c'est la face noire d'une Californie schizophrène qui est radiographiée avec une acuité rageuse, provocatrice, brillantissime.

  • Un Scoop de "l'Express" ? - Des franc-maçons au gouvernement !

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    aadb8bcbd4eed0ad8e9512d2b0e2e4f4.jpgSur la couverture du magasine, on annonce un scoop à tout casser : il y aurait des franc-maçons au gouvernement, à commencer par Xavier Bertrand (Est-ce à dire que les critères de choix des loges sont moins exigeants intellectuellement parlant ?). Mazette, personne ne s'en doutait ni ne s'y attendait (sic). Quel scoop, franchement ! Sans aller vers la théorie du complot chère aux deux extrêmes qui imaginent un gouvernement souterrain composé de franc-maçons du monde entier qui serait à 300 mètres sous la glace du pôle Nord, il y en a d'autres qui leurs prêtent des pouvoirs occultes voire magiques, on sait que les idées maçonnes irriguent toutes les décisions politiques, toutes les lois ou presque, celles concernant la morale publique ou privée. Bien sûr, il ne faut pas exagérer leur pouvoir, c'est souvent l'alibi de médiocres pour justifier leur incurie politique, on sait de toutes manières que les différentes loges se tirent souvent dans les pattes et se chamaillent sur des points de détail parfaitement ridicules. Et il n'est pas inintéressant de visiter le siège du Grand Orient rue Cadet pour savoir de quoi on parle et non se baser sur des oui-dires. Mais on sait aussi que certains postes de hauts fonctionnaires ne sont accessibles qu'à cette condition.

  • Une sale blague de l'infâme Vuillemin pour se détendre

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    "Les pompes en peau de crocodile", une histoire poignante et pleine de tact et de sens, on accède à d'autres "sales blagues" par la touche "menu". Et, non, je n'ai pas honte...

  • Cheyenne, petite fille tuée par des chauffards - texte communiqué par ses parents

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    Rien à dire devant la douleur des parents, seulement se taire...

    df208e5aaadcfa066dda22b3b9dca9e4.jpgTexte de Bruno Sibert 

    Nous avons perdu notre fille CHEYENNE de 11 ans tuée par un garçon sans permis et ses deux complices qui ont pris la fuite et qui s'amusaient sur le parking à faire des aller et retour avec une voiture.

    Notre fille CHEYENNE était sagement sur une pelouse avec d'autres camarades d'écoles, la voiture a volé et lui est tombé dessus, notre fille CHEYENNE a été cassée comme une poupée, nous Papa et Maman de CHEYENNE, n'avons pu la sauver, notre fille chérie est décédée sur le coup.

    Depuis trois mois ce garçon est en liberté et peut continuer à mettre des vies en danger, ses complices n'ont été ennuyés, nous n'avons jamais eu un signe ni une parole de ces deux familles.

    Notre combat, en mémoire de notre fille adorée est aussi celui des enfants pour qu'ils ne soient plus jamais victime de ces chauffards,

    Je vous en supplie allez sur les blogs dédiée à notre fille CHEYENNE, c'est très important, nous lui avons promis son Papa et sa Maman de nous battre pour que cela n'arrive plus, car maintenant notre combat est notre survie.

    Merci du fond du coeur

    On l'a tué, la justice sait qui c'est... mais elle l'a relâché....

    Le site de l'association des parents de la petite fille

    Lien permanent Catégories : Politique
  • Le paravent des soirées mondaines

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    eff22f14090c3cb172350177bc3ece15.jpgLongtemps, je ne me suis pas couché de bonne heure, j'ai plutôt préféré me coucher très tard voire ne pas du tout dormir, sans être pour autant un viveur forcené. J'étais persuadé que dans les soirées mondaines, les vernissages (pendant un vernissage, adopter un air intéressé et intelligent, les "cafés philo", l'on ne parlait que de sujets passionnants, de livres formidables, d'expériences fascinantes, un peu comme le personnage principal de "l'Humeur vagabonde" d'Antoine Blondin. J'étais impressionné par ce qui me semblait être la culture profonde de telle ou tel, j'étais fasciné par ce qui m'apparaissait comme leur liberté, par tout ce qu'ils disaient voir dans des oeuvres d'art m'apparaissant à l'époque d'une haute tenue, absconses maintenant. Et puis, j'ai grandi, et bien qu'ayant eu quelques rechutes, ma foi cela fait parfois du bien la superficialité mondaine, j'ai maintenant ce genre de réunions en horreur. Non que cela ne m'intéresse plus, on y croise au détour d'un salon "design" des créatures et des personnages de temps à autre remarquables, mais on y voit aussi un peu trop d'archétypes qui se caricaturent tous seuls, ce qui est encore plus fascinant :

    la fille célibataire qui bosse dans le culturel, des lunettes de secrétaire de film porno des années 70 sur le nez, la voix grave, qui parle de "mecs" et de "nanas", très libre à l'entendre, toujours une clope au bout de la main dont les ongles sont soigneusement manucurés, elle rit bruyamment à des blagues souvent ésotériques, elle 432c349b93db9eaba884978d1d6a04dd.jpgadôôre les films "indés", elle adôôre les conseils musique des "inrocks", mais qui finit toujours par se marier avec le premier connard venu, mais un connard riche, le libertaire de salon qui est au lion ce que le chat de salon, lui aussi, est au roi des animaux, négligemment vêtu, mais pas trop, il y en a aussi quelques uns qui boivent de trop à chaque fois, mais eux je ne les moque pas finalement, car ils essaient de combler leurs manques et leurs blessures ouvertes par l'ivresse, il y a le couple de lesbiennes/homosexuels tellement sympââs, "cultivés et sensibles, artistes et fins", qui ne se quittent pas de la soirée, se tiennent par la main en échangeant des regards intenses, échangeant ragots et impressions diverses sur les participants du raout du jour. Il y a aussi le naïf perdu dans ce maelström de banalités et de clichés, sans oublier le bellâtre et la séductrice "louquée" intellectuelle (rappelant "Call Culture" de Woody Allen dans "Pour en finir avec la culture" de lui-même). Tous ces braves gens finissent par affirmer à un moment de la soirée que "la guerre c'est vraiment trop moche", qu'"il y a trop de pauvres" et que cela "c'est moche aussi", "qu'il y a trop de racisme dans les médias et dans les écoles" et là généralement on se tourne vers le "bon sauvage" de service égaré là lui aussi, étudiant de banlieue méritant, le plus souvent un alibi, en attendant qu'il opine (de cheval...désolé, je n'ai pas pu m'en empêcher).

    325ca5d978ed603e4c223de8b3eb5e11.jpgEt puis j'ai vu qu'il y avait un rayon entier constitué uniquement du premier tome de "la Recherche du temps perdu" de Proust chez Gibert jeunes à Paris, magasin culturel estudiantin de livres neufs d'occasions, je le précise à l'intention des lecteurs provinciaux ou non-germanopratins, que ces braves gens n'ont pas lu en entier; il suffisait de prétendre l'avoir lu, et puis j'ai compris que la plupart profitait sans vergogne qui d'un piston, qui d'une aide familiale, un autre encore des ses relations tellement liiibre avec un "mec"/une "nana plus âgé/e. Cela ne m'a pas désillusionné tant que ça, mais a mis fin à un malaise ressenti pendant toutes ces soirées incroyablement fausses. En fait, tout cela sert d'agence de rencontres pour quelques privilégiés. Ce n'est pas non plus que je sois devenu adepte des soirées situées sur l'autre rive politique, elles sont toutes autant superficielles et tout autant soumises aux apparences, au "louque" et l'air que l'on se donne ou que l'on croit se donner, l'on y croise les mêmes archétypes à peu de choses près. Tout le monde s'y laisse prendre, le clinquant est tellement tentant.

    Photos : deux générations de mondaines, un "coquetèle" ou du moins l'impression que j'en ai, un vernissage drôlement intéressant

  • "Ce n'était que ça..."

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    C'est une suite à cet article consacré au livre d'Alina Réyès sur Bernadette Soubirous.

    Je viens de lire un texte éclairant (au sujet d'un livre d'Anne Bernet) sur les conséquences des apparitions et les réactions des contemporains en particulier chrétiens. Une personne demanda un jour à voir la sainte et l'apercevant dit à haute voix : "Ce n'est que ça ?". Personne ne voulait admettre qu'une petite sauvageonne, fille d'un type accusé d'avoir volé un sac de farine, sans preuves, pour la seule raison qu'il était pauvre, et d'une f247c7b34e998c98534f4183fb5b9a3b.jpgfemme que l'on croyait alcoolique, naturelle, peu instruite et pas du tout soucieuse de se faire remarquer par une piété démonstrative, soit l'interlocutrice de la Vierge, à commencer par la Mère supérieure du couvent du Carmel de Nevers, qui avait une image sulpicienne et fausse de la jeune fille, qui lui préférait une religieuse qui fermait les yeux en traversant le cloître pour ne pas perdre sa concentration et continuer à prier avec profondeur, ce qui faisait beaucoup rire Bernadette qui se comparait au balaif4676f3aef7e3a9d36a839603458e9c2.jpg que l'on range derrière une porte après l'avoir utilisé. Ses grands-parents eux-mêmes avaient désavoué leurs enfants, prétendant que leur misère était de leur faute, comme la plupart des personnes qui, plutôt d'aider ceux qui leur sont proches, préfèrent les charger de la responsabilité de leurs malheurs. Ce n'est pas que Dieu ait toujours choisi les pires êtres humains pour le représenter mais toujours ce sont les derniers auxquels les êtres humains s'attendraient, des pêcheurs incultes qui le trahissent très vite dans un premier temps, comme Pierre, des types louches, comme Mathieu, des voleurs, comme Zachée, des jouisseurs comme Saint Augustin quand il était jeune, une samaritaine vivant à la colle avec un cinquième homme, un trouillard, Nicodème, etc...Ils n'approuvent pas leur comportement mais les connaît mieux que nous, leur disant toujours la vérité de leur vie clairement et les accepte comme tels si nous l'acceptons, nous nous préférons souvent pousser les autres à adopter des comportements qui ne sont pas les leurs, les changer comme nous l'entendons passant de l'intransigeance la plus rude au laxisme le plus débridé. Ce que fait le Christ ce n'est pas non plus nous laisser croire que tout le monde est beau et genrtil, mais qu'au contraire, la Foi est plus comparable à un alcool fort qu'à de la tisane.

    Photos : les parents de Bernadette, la jeune fille

  • Une société de contrôle : la nôtre

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    380d11a99df8b05fc435de3da90b79c4.jpgAinsi que je l'ai vu à Tel Aviv, ville en situation de guerre, les gens sont prêts à supporter bon nombre de contrôles et de -petites- humiliations, à abandonner tout ou partie de leurs libertés, pour garantir et sécuriser un confort matériel. Chez nous, l'on trouve normal de payer la délation, car "ce sont des coupables" que l'on dénonce, et si un délateur se trompait et dénonçait un innocent, qu'est-ce qui se passe, en sachant qu'il n'y a rien de pire que la rumeur ou les ragots ? Dans les pays en paix, on pourrait croire que pouvoir vivre librement est considéré comme une telle chance que personne ne la 467c1cc98cf82cd2beab03d84e1d5071.pngremettrait en question. C'est tout le contraire, les populations réclament toujours plus de contrôles de leur comportement : alimentaire, pas bien de manger de bonnes choses, sexuel, l'amour est un risque et la grossesse une maladie, et hygiénique, la cigarette et l'alcool punis d'avance, la plupart des moutons bêlants du troupeau se laissant faire, ceci afin de réfléchir le moins possible et de continuer à consommer en toute irresponsabilité.

    8741540427dafaf6657dd507c664656b.jpgCe n'est pas les caméras, ce n'est pas le fait que maintenant on peut suivre quelqu'un à la trace à la seconde près rien qu'en épluchant ses dépenses par carte, ce n'est pas le fait que l'on peut s'introduire sur l'ordinateur personnel de n'importe quel citoyen qui est effrayant en soi maintenant, c'est que tout cela est intériorisé sans aucun problème par la majorité des habitants de cette planète, certains se vantant même d'encore plus de subir encore plus de contrôle que les autres en se faisant implanter des puces dans le bras, puces qui les pistent mieux qu'un satellite espion de film 4575c58dc159ae76d2b3e19240221d71.jpgd'espionnage parano. Les auteurs de dystopie, Orwell ("1984") et Harry Harrison ("Soleil vert"), ou Matheson (plusieurs nouvelles sur ce thème de l'anti-utopie), sans oublier Philip K. Dick, (tous ses livres...), ou les réalisateurs comme Peter Watkins ("Punishment park") ou Antonioni ("Zabriskie Point"), Fritz Lang ("Métropolis") et John Carpenter ("Invasion Los Angeles", "Escape from New York") se sont bien trompés, il n'y a même pas besoin de coercition brutale, de virus, ou de conflit interminable, quoique l'on puisse se poser la question quant à la guerre en Irak, pour que l'esprit totalitaire s'installe, les êtres humains ne demandent que ça, perdus dans leurs rêves avides. 

    Nous croyons toujours qu'il est encore temps de remédier à ce fléau, mais il est déjà là, bien implanté dans les consciences. Aujourd'hui, cette prise de conscience nécessaire, cette liberté réelle de penser (qui ne consiste pas seulement à ne pas payer ses impôts) est faussée car la rébellion contre l'inique, contre le règne de l'argent est également cadrée par le système où elle devient parfois une posture et rien d'autres.

    Les photos : "Métropolis", Georges Orwell, le plan final d'"Invasion Los Angeles" et les héros de "Zabriskie Point".

  • Un bien beau documentaire... - portrait flatteur des français sous l'Occupation

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    df0d1e6f90ac40d7c051844386b1a52d.jpgOn se demande pourquoi les français ont perdu la guerre, ou du moins comment ils ont fait, quand on regarde ce genre de documentaire, comme celui diffusé hier soir et ce soir sur France 2, qui a autant de profondeur politique que, disons, "La grande vadrouille". Dans ce film, rappelons le, tous les français de l'époque sont plus ou moins résistants et l'occupant nazi est tellement grotesque que l'on se demande comment il a fait pour gagner quelques batailles en 1940. Dans le documentaire, la France semble couverte par des centaines de milliers de résistants, et tout le monde écoute le message du 18 juin, alors qu'ils étaient tout au plus quelques centaines en 1940 et cela jusqu'au STO en db4971f39e85448f2619ac31b4a65a0e.jpg1943. Sous la botte, les personnes ont essayé de survivre, de manger tous les jours et de ne pas se faire tuer par les bombardements, c'est d'ailleurs d'autant plus à l'honneur de ceux qui ont eu le courage de résister. On comprend que ce film plaise et qu'il ait eu 5 millions de téléspectateurs se sentant rassurés et flattés, finalement nous ne sommes pas si lâches se disent-ils, nos ancêtres étaient résistants mais sans le dire, c'est déjà mieux que rien se rassurent-ils. Ce sont les mêmes qui refusent de voir les dégâts d'une politique économique ultra-libérale et la pauvreté. Il faut dire que la France n'en sort pas de la Seconde Guerre Mondiale, que ce qui s'est passé entre 1939 et 1945, nous le payons encore et encore, dans une auto-flagellation mêlée curieusement à un déni de la vérité des faits, ce qui devient de plus en plus pénible. On oublie aussi de parler de tous ces résistants et de ceux qui ont sauvé des juifs non pas par idéologie ou pour servir une cause mais parce qu'il fallait tout simplement le faire et qu'il n'y avait pas d'alternative. Je m'étonne aussi que l'on célèbre la Résistance alors que l'on est en train de détruire les idées qu'elle a engendrées au sortir de la guerre et qui ont permis de créer la Sécurité Sociale ou les Caisse d'Allocations Familiales ?

  • L'âge des ténèbres - article d'Elisabeth Lévy

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    J'aime beaucoup les articles d'Elisabeth Lévy, insolents, libres et justes... 

    aaab5a8942cdd2603c383cf72c023ff4.jpgVous avez moins de quarante ans ? Vous avez donc la chance de n’avoir pas connu ces temps obscurs, ces âges heureusement révolus où les “femmes françaises” étaient soumises à la biblique malédiction de l’enfantement. Ayant tiré le mauvais numéro à la loterie de la biologie, elles étaient frappées d’inutilité. Oui, inconscients que vous êtes, “il y a quarante ans, les femmes françaises ne savaient plus que faire de leur fécondité”. (Des enfants ? Vous n’y pensez pas !) Cette phrase extraordinaire a été prononcée au matin du 14 décembre 2007 par Hélène Cardin, honorable journaliste “santé” officiant pour France Inter, le fleuron de notre radio publique, dans une ode vibrante à la gloire de l’homme qui a libéré les femmes – Lucien Neuwirth, le sénateur gaulliste à qui l’on doit la légalisation de la pilule.

    Notre courageuse chroniqueuse risque d’être déçue, elle qui aimerait tant pourfendre les ennemis de la 3c14eb8b32bdd0c378fe3f56fef0d001.jpgliberté. Cette liberté-là n’a plus guère d’ennemi. Pas ici en tout cas. Grâce à la pilule, la fatalité biologique a cédé la place à la vie choisie. On ne s’en plaindra pas.1(On peut cependant se demander pourquoi, depuis que la grossesse est choisie, elle est vécue comme une maladie, ainsi que me le fait remarquer un ami désabusé. Ce sera l’objet d’un prochain texte).

    On peut cependant s’étonner d’entendre proférer sur les ondes publiques de telles âneries. La bêtise est parfois amusante, souvent énervante – et, en fin de compte, toujours désarmante. En l’occurrence elle est aussi édifiante. Car elle révèle les ravages de l’idéologie que l’on qualifiera, en hommage à Jack Lang, de lombralalumiériste. En effet, l’homme à qui l’on doit presque autant de reconnaissance qu’à Lucien Neuwirth, puisqu’il inventa la Fête de la Musique, fut aussi celui qui, redonna ses lettres de noblesse au lombralaumiérisme, injustement décrié depuis que le grand Robespierre fit prévaloir sa version guillotineuse. Or, on se rappelle que Jack Lang put proclamer sans ciller que, le 10 mai 1981, les “Français avaient franchi le passage de l’ombre à la lumière”. (A observer son rafraîchissant enthousiasme pour Sarko Ier, il faut croire que le 6 mai 2007, nous avons carrément dépassé la vitesse de la lumière).

    Lire la suite

  • Les précaires de plus en plus précaires, les riches de plus en plus riches...

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    ...Merci président de l'"UMPcratie" et merci à l'opposition inexistante !

    44cc97457a85b5d7b75f01aa3944ca3a.jpgLes riches s'en foutent des plus précaires car ils sont de plus en plus riches jouissant d'un niveau de vie inconcevable il y a vingt-cinq ans. Les pauvres qui sont des naïfs attendent un peu plus de redistribution des richesses, mais les "réformes" opérées, parfois avec l'assentiment de la gauche parlementaire, vont bien vers une redistribution, mais entre riches. J'entend Macé-Scarron parler d'un système de cour, d'intrigues, mais c'était déjà le cas avant. Pour que ce système fonctionne, il faut l'allégeance de tous à son arbitraire, la soumission à des critères de plus en plus inhumains et absurdes. Et la précarité est de moins en moins supportable, son fardeau de plus en plus dur, ceux qui avaient cru y échapper n'y arrivent plus. Et même ceux qui devraient comprendre la pauvreté un tout petit peu plus en sont incapables, survivant parmi certains chrétiens le mythe de la pauvreté rédemptrice, ce sont les mêmes qui poussent souvent "à ne pas avoir peur de l'entreprise" comme ils disent, Saint Augustin le dit bien pourtant, sans un minimum de confort matériel, l'on ne peut vivre sa foi sereinement. Et finalement, ce qui domine dans ce pays, c'est l'indifférence quasi-absolue. Les plus rusés, ceux qui se soucient le moins de leur intégrité, emploieront quelques belles paroles pour plaire à l'électeur et se construire une petite carrière payée par la contribuable, même Besancenot, qui est facteur, mais dont l'épouse émarge à 48000 Euros grâce aux bons soins de la fonction publique sans oublier Le Pen qui fait tout pour repasser le gâteau à sa tendre progéniture, ces braves gens rejetant immanquablement tous ceux qui sont en dehors du cercle, disposant de quelques larbins médiatiques comme Denisot et même Ardisson, ainsi que de quelques bouffons très subversifs, c'est eux qui le disent, comme Ruquier ou Bigard, voire Bedos qui, si il ne se contrôlait pas très fort, partagerait son salaire avec les plus pauvres. A côté de ces profiteurs vulgaires, les rois étaient des amateurs, et le prestige de Versailles était celui de la France de toute façon.

    Selon l'un d'entre eux, "la vie est une comédie, il faut savoir la jouer"...C'est tout.

  • Sophie Pétoncule fait de la cuisine - drôle et détendant

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    . D'autres aventures de Sophie Pétoncule et des sketchs des Robins à la touche "menu" 

  • Les méchants jeunes et les gentils policiers, et les jounalistes au milieu

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    6ca96ae27698b551c5e2edc57d396461.jpgCe matin, par un hasard étrange, on est à deux-trois mois des municipales, mais je dois être mauvaise langue, des policiers sont intervenus à Villiers le Bel, ce qu'ils n'avaient pas fait au lendemain des émeutes, ce qui aurait été peut-être plus logique et plus efficace. Ils voulaient récupérer des armes dissimulées par les jeunes de la cité, des armes de destruction massive je suppose. Certes, je ne suis pas assez naïf pour nier que le problème existe bel et bien dans les cités, mais ce n'est pas comme ça que l'on réglera le problème, en convoquant les journalistes à l'heure dite, ceux-ci étaient d'ailleurs tellement nombreux qu'ils ont gêné les policiers. Ils étaient habillés, faut-il le dire, de tenues totalement inutiles. Mais ça fait du spectacle, et ça endort les braves gens qui oublient la hausse des prix. Est-ce une coïncidence, la photo ressemble à une image de "Invasion Los Angeles" de John Carpenter ? Vous avez raison, chers oligarques et vous le troupeau bêlant, c'est plus confortable de croire que la démagogie est quelque chose de positif...

    Un article de Libération par ici

  • Musique "en boîte"

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    109bc790c74ccc8d1308a83404d74b8e.jpgHier, je tapotais de mes petits doigts agiles et pas trop boudinés, pas boudinés du tout même, sur le clavier de l'ordinateur quand j'entendis juste à côté de l'endroit où je me trouvais quelqu'un se mettre au piano et jouer avec virtuosité et sentiments plusieurs morceaux, des pas si anodins, des classiques et du jazz. Ce n'est pas du tout la même chose d'écouter une personne jouer d'un instrument de musique que de l'écouter sur un appareil Hi-fi si perfectionné soit-il. Celui-ci ne retranscrira jamais la sensation que l'on a du toucher de l'interprète, de ce qu'il met dans son interprétation, voire de ses erreurs. Ce que l'on ressent est incomparable. Aujourd'hui, la plupart des musiciens favorisent la technique, et oublient leur âme, leur capacité à exprimer quelque chose. C'est toujours ce qui fera la différence entre ceux qui créent et savent faire profiter les autres de leurs créations, et ceux qui ne pensent, lorsqu'ils regardent les étoiles, qu'à leur composition chimique. J'aime aussi les musiciens marqués par la vie, ceux qui savent encore ressentir quelque chose, et le transmettent même par des chansons faussement simples. Enfin, il y a des musiques réputées "intellos" (c'est l'insulte suprême de nos jours : cela sous-entend-il qu'il vaut mieux être stupide ?) comme le Jazz moderne qui y parviennent également : béni soient Monk et Mingus, Billie Holiday et Abbey Lincoln, comme la pop anglaise des années 70 ou Otis Reding et Marvin Gaye.

    Puisque l'on parle de Monk (en photo ci-contre), autant l'écouter, la touche "menu" donne accès à d'autres morceaux

  • Yann Moix sur Edith Stein

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    Les soleils trompeurs...

    c323e866fcdd0cd0c52b6d8af78c61f1.jpgEncore un auteur réputé "scandaleux" qui écrit sur une sainte, voila qui n'est pas vraiment commercial. Qu'est-ce qu'il y a en commun entre cet écrivain d'apparence commercial et "bon client" des "talk-shows" et la jeune femme juive, intellectuelle, nietzschéenne convaincue dans ses premiers écrits qui s'est convertie au christianisme comme on tombe amoureuse d'un amant, sans renier pour autant son passé, et est entrée ensuite au Carmel car c'était pour elle la seule manière de vivre sa foi totalement et qui est allée jusqu'au bout pour souffrir le même martyr que ses frères et soeurs dans sa foi originelle, prête à tout donne encore, à tout recevoir ? La passion ? La blessure originelle, un peu plus ouverte, comme chez tous les créateurs qui sont par là plus sensibles au monde et à ses compromissions ? La générosité aussi de partager avec le monde entier ce que l'on vit, ressent, espère ? Yann Moix et Edith ont cela en commun. Ceux qui vivent la nuit un peu trop souvent, qui boivent de trop ou se laissent aller à des débordements ne sont pas toujours des viveurs cyniques et sans conséquence, c'est aussi une manière d'aimer et d'accepter ce monde, une quête d'absolu, même si celle-ci est désordonnée. c'est la recherche de l'enfance perdue, d'essayer de se donner et donner aux autres sans se poser de questions. C'est également que la seule valeur objective partagée par la majorité des personnes de notre temps, ce n'est pas ce vague humanitarisme très léger qui domine dans les conversations mondaines ou à la télévision, c'est l'argent, le fric, le pèze, rien d'autres. Il arrive que certains maquillent ça sous de belles intentions de façade d'un bord ou d'un autre, il arrive enfin mais beaucoup plus rarement que quelques uns se laissent emporter vers plus d'esprit par l'entremise d'une personnalité comme Edith Stein ou Bernadette Soubirous pour Alina Réyès.

    Comme le rappelait souvent un exégète extraordinaire, le père Le Guillou, "l'Esprit de Dieu souffle où il veut", en l'occurrence jamais là où on l'attend le plus et jamais là où le soleil paraît le plus brillant. On le sait, les "soleils trompeurs" sont des leurres communs, c'est à leur lumière que l'on peut y croiser celui que Bernanos appelle "l'autre" qui ressemble à un 531be56ac9f307cf11c17cf320b65805.jpgmaquignon dans "Sous le Soleil de Satan"dont l'adaptation par Pialat, encore un de ces "scandaleux", est extraordinaire. Personnellement, je trouve que dans la plupart des cas, les livres sur des saints écrits par des écrivains réputés catholiques sont trop souvent tièdes, comme de l'eau tiède, et sans aucune profondeur, de la guimauve qui rappelle les vitraux sulpiciens de la fin XIXème, souvent on y omet de dire que parfois les plus grands mystiques ont traversé la nuit du "silence de Dieu" qui n'est pas le doute mais une traversée du désert spirituel qui nous environne, excepté Daniel Pézeril dont j'aime énormément la biographie du curé d'Ars et bien entendu Bernanos, dont la vie de saint la plus belle est sans conteste "le journal du Curé de campagne".  

    "Mort et vie" d'Edith Stein - Yann Moix, Grasset

    On le trouve ici