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  • Des héros proches de nous même le soir du réveillon...

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    Le réveillon de James Bond

    684e17cdc11df833c759aa91fa7b8921.jpgCe soir-là, comme tous les autres réveillons, James Bond ne se sentait pas très bien. Encore une fois, il avait reçu plusieurs messages embarrassés de ses amis qui l'auraient bien invité au réveillon mais qui prétendaient ne pas pouvoir ou ne pas vouloir le recevoir pour des prétextes plus ou moins divers mais il sentait bien que tous était bidon. Même Félix Leiter, son ami le plus proche, avait invoqué une mission en Extrême-Orient pour se défiler. Félix était le roi des excuses bidons, il avait souvent fait le coup, prétendant qu'il ne faisait pas assez attention à Bond, qu'ils allaient plus se voir et puis rien. Bond savait bien qu'il aurait pu aller réveillonner chez Moneypenny, mais il était certain qu'au moment du dessert, la vieille fille lui aurait proposé le mariage et il ne savait quoi dire sans la blesser, elle était sous neuroleptiques depuis une bonne dizaine d'années et il avait peur d'une réaction dangereuse de sa part, voire pire qu'elle tente plus radical. Il avait été marié de toutes façons, mais Tracy n'était pas morte comme il l'affirmait, assassinée prétendument par Blofeld, elle aimait les femmes autant que lui et s'était mise en ménage avec une patineuse italiano-autrichienne. Le docteur No lui avait laissé un message également, il prétendait être guéri de sa folie mégalomane paranoïaque et l'invitait à un réveillon « pacifique » sur une île volcanique perdue au milieu du Pacifique.

    f9bfecf7029b9f4091d2d5b4c0c85a75.jpgJames se dit en lui-même que la fête du Nouvel An n'avait rien d'obligatoire en soi de toutes façons, et il prévut de passer le soir de la Saint Sylvestre devant un bon film, une adaptation de ses mémoires avec le premier acteur dans son rôle passait justement sur la chaîne cinéma. En son coeur, il était bien déçu de ses amitiés, lui qui avait sauvé le monde de plusieurs savants fous, d'un ou deux magnats de la presse mégalomanes, et de quelques barons de la drogue, il trouvait ça bien ingrat de leur part. Mais être un héros impliquait sa part de solitude se persuada-t-il pour se consoler. Était-il au moins un héros, il n'en était pas du tout certain. Il lui arrivait souvent de se dire qu'il était une sorte de fonctionnaire un peu moins routinier que d'autres bureaucrates. Bref, il déprimait sec, comme tous les soirs de fête. Comme il se sentait mieux, il se prépara un « Martini » « long drink » et alluma sa télévision pour regarder les informations vers 20 heures. Sur toutes les chaînes, il y avait le même personnage étrange, le regard fixe et brillant des grands mégalomanes qu'il avait rencontré auparavant, le débit de ses phrases était semblable à celui d'une mitrailleuse et ses paroles lénifiantes étaient contredites par l'intensité de ses yeux noirs.

    James Bond vérifia son smoking en alpaga devant la glace, lissa ses cheveux et rectifia son noeud papillon, il était de retour en action...

    En accompagnement le "James Bond Theme" joué par Henry Mancini

     

  • Oum Kalsoum - une voix dans le désert

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    Dans la vidéo, elle chante "Enta Omri", un de ses succès. 

    Cette biographie est agrémentée d'une préface d'Hosni Moubarak, qui montre l'importance d'Oum Kalsoum pour l'Égypte et le monde arabe en général, l'affection et l'admiration qu'hommes et femmes ont pour elle, ainsi que Fayruz.
    En Égypte, en Palestine, en Jordanie, lorsque l'on prend un taxi collectif, ou "servis", le chauffeur met la plupart du temps à fond de la variété arabe, la plupart du temps aussi sucrée et insipide que nos propres chanteurs et chanteuses. C'est fait pour donner un côté "couleur locale" au touriste, qu'il en ait pour son argent en matière d'exotisme, pour l'embêter un peu aussi, ou tout simplement pour animer le voyage.
    Mais, loin de l'exotisme de pacotille, qu'il soit kitsch ou pseudo-authentique, il y a Oum Kalsoum. Elle chante des mélopées qui semblent faciles mais qui sont chargées de mélancolie, de la nostalgie du paradis perdu, ainsi que l'impression donnée par le chant des muezzins, du moins ceux qui chantent bien - ce qui est rare. Elle reflète le mélange de fatalisme, d'espérance, et de désespoir, de convivialité et de violence du Proche Orient.
    Cette biographie en rajoute parfois un peu dans l'hagiographie mais a le mérite de raconter de manière très documentée et sensible la vie de cette femme hors-norme...

    Titre : Oum Kalsoum. L'Etoile de l'Orient | Auteur : Ysabel Saïah-Baudis | Editeur : Rocher

  • Les Bidochon par Charb - "l'Impure"

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    L'album "les Bidochon Casting" comme tous les albums de ce genre est très inégal et décevant, un truc commercial pour vendre du Bidochon en attendant le tome 19 où le couple infernal s'occupe d'informatique. Charb a une vision acerbe et très ironique des nouveaux Bidochons mais assez juste et lucide.

    93c16a5ec9165d890cf8db4a5365d0a0.jpg

  • Les Vingt-Septième Jeux Olympiques des crétins - sketch des Monty Pythons

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    On ne parle pas suffisamment des jeux olympiques crétins. Je vous propose donc une session de rattrapage, commençons par les courses de ceux qui se prennent pour des poulets ou la course d'orientation pour ceux qui n'ont pas le sens de l'orientation...

  • Vivre en Israèl aujourd'hui - le point de vue de deux films et d'une bande dessinée

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    "Alila" d'Amos Gitaï, "Exit wounds" de Rufu Modan et "la visite de la fanfare" d'Eran Kolinin 

    1ad4cba4c16cd7b7b97a8080fc32069d.jpgPour les idéologues qu'ils soient pro-ci ou pro-ça, la vie en Israèl est sous-tendue par leurs opinions et leurs constructions intellectuelles. Il y en a pour qui l'existence y est presque paradisiaque, à peine troublée par la guerre proche, d'autres qui voient le tableau très sombre et presque infernal. Je me souviens des ces publicités gaies et pimpantes, pleines de jolies couleurs, pour des lotissements à côté d'Afula non loin de Naplouse. je me souviens aussi de ces soutiens occidentaux des palestiniens se promenant avec répugnance dans les quartiers proches de la plage de Tel Aviv, étonnés d'y rencontrer des personnes accueillantes et souriantes, curieuses de leur parcours. Personnellement, j'aime beaucoup cette ville qui vit à l'heure méditerranéenne, qui respire à pleins poumons la vie qui y est plus précieuse qu'ailleurs. Les constructions intellectuelles au sujet d'Israèl déshumanisent la question. C'est toujours plus compliqué que des solutions miracles que les occidentaux croient tous posséder après avoir passé deux jours dans le pays. Cela ne signifie pas pour autant que c'est un pays comme un autre, dans un car que j'empruntais, des touristes s'étonnaient que le chauffeur mette une veilleuse bleutée en lieu et place des lumières du plafond du véhicule juste avant Jérusalem, la raison en étant sinistre. Il y a aussi cet immense problème d'incommunicabilité, virant parfois à l'autisme, avec les palestiniens vivant sur le même sol qui ont le même problème. L'art est une manière possible de combler les abîmes qui paraissent les séparer.

    34f6b869ee552c54eb1b574433be1f9b.jpgDans "Alila" d'Amos Gitaï, on suit le quotidien de plusieurs habitants d'un immeuble de Tel Aviv à la manière des "Vitteloni" de Fellini, dont une femme seule jouée par Yaèl Abecassis, ce film ressemblant aussi, en moins classique dans la forme, à "l'Immeuble Yacoubian" que j'ai également beaucoup aimé, mais qui concernait un quartier du Caire. Tout ce petit monde, de la famille nombreuse plus ou moins religieuse, qui voit d'un mauvais oeil la présence de la jeune femme célibataire parmi eux, l'amant de celle-ci, des petits magouilleurs, des hommes et des femmes qui essaient tout simplement de vivre. Chaque geste du quotidien, qui nous paraît si anodin, prend là-bas, beaucoup plus d'importance, y compris le fait pour une femme de s'acheter des chaussures qui ne lui vont pas du tout aux pieds mais la rendent encore plus désirable, même si c'est pour se perdre quelque part dans la nuit. Il y a un malaise profond à vivre, et mêlé à cela un désir profond de vivre quand même, boire, manger et faire l'amour pour ne plus songer à ce qui entoure la ville, pour oublier la bêtise. Il en est pour préférer et trouver "fascinant" "Kadosh" du même réalisateur, que je trouve pour ma part très modérément fascinant, la connerie humaine et ses ravages ne l'étant que modérément. "Alila" s'apparente dans le genre de description d'atmosphère, j'ai aussi pensé à "l'enfant mort et les comètes" de Goffredo Parise qui décrivait l'Italie d'après la Seconde Guerre Mondiale, d'après le fascisme, à "Exit Wounds", une bande dessinée décrivant l'errance intérieure de quelques jeunes israéliens entre la modernité, la tradition, l'armée, le repli sur soi, la paix et le mal de vivre (par ici isur le site de chapitre.com). On est très loin des clichés.

    bce0cc8596fcd7c863daafb980bcb84a.jpgUne fanfare un peu ringarde de la police égyptienne arrive en Israël. Elle était invitée pour participer à la cérémonie d'inauguration d'un centre culturel arabe. Malheureusement à cause de la bureaucratie, d'un manque de chance ou tout simplement parce que l'absurde tend à dominer de plus en plus ce monde, personne n'est là pour les accueillir à l'aéroport. Ils essaient de se débrouiller seuls, mais finalement ils se retrouvent perdus au beau milieu du désert israélien dans un bourg oublié. Cette histoire semble sans importance, anecdotique, pourtant ce qui est futile aux des penseurs sérieux est indispensable pour rester humains. Ils vivent une aventure à la Samuel Becket, le désespoir en moins, la vie en plus, symbolisée par la beauté de Ronit Elkabetz. Ce film est aussi une fable sur l'espérance, rare et de ce fait tellement précieuse.

    Un extrait de l'album de Rufu Modan ci-dessous...(On agrandit la planche en cliquant dessus)

    91eb96291f0b9b9c7fbb23f1728c3a3e.jpg

  • Les sites de rencontre sur Internet

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    0d79a76605a83b263b757c90d16dc9b2.jpgAu cybercafé où je vais parfois pour mettre en ligne mes textes sur ce blog, je peux observer à loisir de charmants individus s'acharnant à rencontrer gràce à Internet des jeunes filles ou jeunes femmes. Fascinés par l'écran, ils sont parfois accompagnés d'un ami qui ricane avec intelligence en voyant la photo d'une interlocutrice, je transcris ce genre de texte d'une exquise délicatesse : "Wah, t'as vu la meuf comme elle est trop bonne la salope". Comme nous le voyons, nous nageons dans la carte du tendre et nous sommes immergés jusqu'au menton dans le romantisme le plus échevelé. Il m'arrive de regarder subrepticement les accroches que ces séducteurs raffinés, le regard éveillé devant leur écran, utilisent afin de plaire : "T bonne ?", "T'as des gros einsses ?". On le voit leur entrée en matière est directe et ne s'embarasse pas des circonlutions de langage hypocrite auxquels nous obligent la société bourgeoise moralisatrice (oui, je sais j'ai ma carte de chrétien de gauche pour pouvoir dire cela). Ne parlons pas des charmants "kikou", "Lol" et autres rites de langage djeune qui ne sont pas du tout énervants.

    3c0e43d985a13c256473e01fd8ef8f60.jpgJ'admets que depuis le commencement des temps humains, quand un homme veut éxécuter avec une dame le simulacre de la reproduction, il le fait en lui offrant un truc à manger, au départ c'était un bout de Mammouth cru, maintenant c'est des trucs un peu plus compliqués et puis il faut payer aussi le repas pour les deux à moins qu'elle ne soit heureusement féministe ou indépendante et décide de partager. Bien sûr, il est très difficile de choisir dans la jungle des sites de rencontres qui, de toutes façons, ne sont jamais gratuits très étrangement. Il faut bien exploiter la solitude, il faut bien vendre le bonheur, rien n'étant gratuit dans une société marchandisée même autant communicante. Je connais quelqu'un qui s'y adonne et qui m'a dit, sous le sceau du secret sinon je ne l'aurai pas cru : "Tu sais, il y a des animatrices payées pour ça sur ces sites". Non ? Ce n'est pas possible, c'est comme si l'on me disait que la rencontre entre Carla Bruni et Nicolas Sarkozy n'est pas le fruit du hasard, je ne puis le croire...

  • La condamnation de "l'Arche de Zoé"

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    f6295b1ac5fb81685c36d835f5546048.jpgDonc les membres de "l'Arche de Zoé" ont été condamné à huit ans de travaux forcés et une rançon, pardon une amende, de 6 millions d'Euros. Certes, ce sont bel et bien des occidentaux qui sont venus se faire plaisir en sauvant des petits enfants africains sans réfléchir et sans trop se préparer, au moins ont-ils essayé quelque chose soit dit en passant. On nous dit qu'il faut respecter les coutumes locales, c'est vrai, mais on ne peut pas relativiser, il y a des coutumes qui sont autant de rituels barbares dont que l'on ne peut et que l'on ne doit pas respecter. On nous dit que le Tchad est un état de droit. Et quand vous voyez la foule hurlante et haineuse devant le tribunal, vous n'avez pas envie de vomir ? Un état de droit qui condamne à des travaux forcés ? Un état de droit dont le leader est un dictateur ? On n'a pas la même définition je pense.

    Et pendant ce temps là on ne parle plus des atrocités que ce dictateur et d'autres commettent au Darfour...

  • Une bonne action pour Noèl - initiative d'Action discrète

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    Des "racailles" décident d'aider les bonn' gens. On montre ce qui se passe.

    Comme toujours, en activant la touche "Menu" on obtient d'autres vidéos d'Action Discrète

  • Joyeuses fêtes à tous de la part de Christina, Michelle et moi

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    f4ec5166f058f19beeb8114b8921dddd.jpgChristina, Michelle et moi vous souhaitons à tous de joyeuses fêtes de ma propriété de Malibu. Pendant que Christina se détend devant la piscine, Michelle s'amuse avec le cadeaux que je lui ai offert. Bien sûr, on ne va pas faire de discours sur les voeux que l'on fait pour 2008, ça ressemblerait trop à un discours de Miss France : la paix dans le monde, blabla, que les ch'tits 29d3a2beafe85aa5b46020128da56666.jpgn'enfants y z'aient tous à manger, blabla, et que je souhaiterais réussir ma vie, bla bla bla. Sinon, j'envoie cette requête à monsieur Bolloré, j'aimerais bien partir en Egypte moi aussi, même si c'est seulement dans un petit hotel deux étoiles, mais alors en saison creuse car maintenant, il y a trop de monde et je risquerai de croiser Carla Bruni avec qui j'ai eu une aventure il y a deux ans (j'ai refusé que l'on en parle dans les journaux par souci de discrétion).

  • Merci mon père

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    4a5e621cdfd1c6c74e45565adaa981d3.jpgAssistant à la messe sur les hauteurs d'Evreux, j'ai eu la joie profonde d'entendre le célébrant rappeler que nous priions en communion avec les chrétiens d'Orient, ceux d'Afrique du Nord, un prêtre de Constantine était présent, et ceux de Terre Sainte et de tout le Proche Orient. Loin des discours alambiqués, des grands mots sur l'accueil de l'autre mais aussi sur la tradition car c'est la plus ancienne tradition chrétienne, les discours vides sur la tolérance et tout ce blabla sans âme ni profondeur qui n'est suivi d'aucun acte concret, un prêtre propose de prier pour eux qui ont prié pour nous avant que nos peuples se convertissent.  Je le remercie de tout mon coeur de ce geste si simple et pourtant si difficile pour d'autres...

                         "Je vous salue Marie " en arabe
                                 Asselémon aléiki ya Mariam
                                        Salut à toi Marie

    ya moumtaléa naama
    pleine de grâce
    Rabbou maaki
    Le Seigneur est avec toi
    Moubaraka enti fi ‘ nissa
    Bénie est-tu entre les femmes
    wa moubaraka thamarat batnik
    et bénie le fruit de ton sein
    sayyadouma Yesson el Messih
    notre Seigneur Jésus le Messie (Christ)
    ya quiddisse Mariam
    Sainte Marie
    ya walidat Allah
    Mère de Dieu
    salli li aglina nahnou ‘ l khouta
    Priez pour nous nous les pêcheurs
    el ana wa fi ‘ saa maoutîna
    Maintenant et à l’heure de notre mort
    Amin
    Ainsi soit-il

    "Milad majid oua aam saïd" (Joyeux Noèl en arabe)

    En arabe phonétique 

  • Le rôle des journalistes selon Khadafi

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    442e553b70f3e4020a2b903970a4f1bb.jpgMemona Hintermann, journaliste de France 3 spécialiste pertinente du Proche Orient comme Charles Enderlin, qui s'était tue depuis des années vient de le révéler : Khadafi, ce chef d'état selon la formule des ministres "en voie de normalisation démocratique", a tenté de violer la journaliste sous la menace d'un flingue en 1984 après une conférence de presse. C'est en lui affirmant qu'elle avait ses menstruations que l'autre a cessé de tenter de la violenter et qu'elle a été sauvée, les femmes "indisposées" étant considèrées comme "impures" par certains musulmans. C'est ce soudard, qui menaça de la tuer si elle révèlait ceci, prétextant comme toutes les brutes qu'elle l'avait provoquée, c'est cet individu que la France a reçu comme un chef d'état de haut rang, uniquement pour en faire un client. Cela donne toute l'ampleur de la vision présidentielle de notre politique étrangère.

    En savoir plus par ici

    Cliquer sur la photo mène à la fiche de son livre sur Chapitre.com 

  • Chronique des vampires tome 1 : Entretien avec un vampire - Anne Rice

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    Comme un lion en cage...
    cded7a615f7333e6ef123cee69bdd4e4.jpg Anne Rice aurait écrit ce livre pour exorciser la maladie de son fils, en créant Lestat. Il est devenu immortel à cause d'un antique vampire. Il restera éternellement jeune à condition d'étancher sa soif de sang. C'est aussi un chasseur, un grand fauve. La malédiction le rend plus fort, plus habile et plus rapide mais il est damné et il le sait. C'est un dandy maléfique qui méprisent les faibles, du moins veut-il le faire croire. car l'Éternité déviée qu'il subit est pour lui une malédiction, les perversions et les défauts, les fautes ne faisant que l'envahir chaque jour un peu plus. Il lui faudra rester cloitré pendant deux-cent ans pour commencer à comprendre l'immensité de la perte de son humanité.
    738a3a0d7b451c4a1642291147ba8060.jpg Comme il a besoin de compagnie, il offre l'éternité à Louis, qui est le narrateur de l'histoire, un jeune propriétaire veuf de la Nouvelle Orléans, d'un caractère faible, dont il est tombé amoureux. Mais Louis a la nostalgie de son humanité. Ils parcourent ensemble l'Europe, traversent des paysages dantesques dont un théâtre décoré de fresques de Brueghel, rappelant le "Grand Guignol" du "boulevard du crime" (maintenant refuge de "bobos" et d'adeptes du "hippie chic", c'est moins fascinant), "sauvent" une petite fille en la faisant des leurs.
    2f07e0b6ed6aa3a904535c3dd39390fc.jpg Ces vampires ne sont plus des monstres victoriens, archétype de personnages sexués diaboliques. Il y a la métaphore du SIDA, de l'ultra-solitude moderne, de l'individualisme outrancier et de ce que devient un monde d'où les faibles sont exclus, le cliché répandu de l'enfance idyllique et rose qui en prend aussi un coup, Claudia, leur protégée, la "fille", une gamine des rues, que Lestat offre à Louis, est plus cruelle que Lestat lui-même mais rêve d'une mère, Louis pense la sauver en la faisant des leurs, (Maupassant disait que les cours de récréation étaient des réservoirs de méchanceté et de rejet de l'autre), l'homosexualité sous-entendu des deux personnages principaux. Enfin, il n'y a pas de rédemption possible, Dracula espérait être délivré, Louis et Lestat ne le seront pas.

    Titre : Entretien avec un vampire | Auteur : Anne Rice | Editeur : Pocket

    L'auteure du roman, Brad Pitt en Louis, Tom Cruise en Lestat dans le film de Neil Jordan tiré du roman 

  • Que des gauchistes ces journalistes !

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    98cd13c081e7433d693d2afc66eb6e79.jpgMonsieur Sarkozy veut démontrer par le menu que les journalistes, loin de l'aider, l'ont toujours descendu en flammes et le détestent. Il a raison : il est bien connu que monsieur Étienne Mougeotte l'actuel directeur du "Figaro", ce pseudo-journal révolutionnaire, est un ancien "mao", et qu'en tant qu'ancien patron de TF1, cette chaîne de télévision confidentielle réservée à un public élitiste qui se regarde le nombril à Saint Germain, il a contribué à la gauchisation des esprits comme monsieur le Lay, bien connu pour ses opinions alter-mondialistes, ou les journaux régionaux de feu monsieur Hersant, militant communiste comme l'on sait tout comme la presse tenue par monsieur Lagardère, fervent soutien de Ségolène Royal comme tout un chacun s'en souvient, que tous les magasines hebdomadaires propriétés de Bernard Arnault ou Dassaut, activistes castristes bien connus, sont tous des ennemis du président...

    ...Naaan mais sérieusement, Nicolas...Tu vas loin quand même...

    Lien permanent Catégories : En passant...
  • Livre indispensable pour comprendre le monde actuel

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    47fb5a329a5564467fb32c9922bc5182.jpgDans ce livre, l'auteur démontre de manière claire, précise et pertinente pourquoi et comment le système économique actuel nous infantilise de plus en plus nous faisant vivre dans un éternel présent. Il est devenu obscène de vieillir, de mûrir, de sortir de l'enfance et de devenir adulte. Ne parlons pas de la peur absolue de la mort cachée, rejetée dans les recoins les plus sombres. La société de consommation, du moins pour ceux qui peuvent encore y accéder, nous propose sans cesse de nouveaux gadgets, de nouveaux jouets réputés indispensables alors qu'ils sont hautement superflus mais la pression sociale, notre propre conditionnement, notre faiblesse, notre allégeance plus ou moins consciente nous poussent à nous laisser faire. On comprend en regardant les possesseurs de grooosses voitures, ou de petites cylindrées à la mode, que leur véhicule reste une sorte de jouet amélioré pour grand enfant. On veut du "concret", du "tangible", "des actes", sans se donner le temps de la réflexion. Il y en a même pour prétendre que "eux ils ne font pas, ils disent". La pensée philosophique ou politique, historique ou littéraire, artistique, s'est souvent trompée certes mais c'est en surmontant les erreurs et en essayant de les comprendre que l'on progresse, en analysant notre monde sans préjugés idéologiques ou pas confortables, c'est prendre conscience que le monde n'est pas noir ou blanc mais gris. Cela, beaucoup le rejettent et se comportent en consommateurs : un peu de ci, un peu de ça composent des pseudo-opinions qui donnent l'impression de se mettre en valeur quand on se regarde dans le miroir.

    Ben jamin Barber, "Comment le capitalisme nous infantilise"

    voir par ici 

    Extrait :

    "Le facile, pas le difficile

    Dire que l'éthos infantiliste préfère le facile au difficile, c'est dire aussi, concrètement, que les jeunes sont naturellement attirés par ce qui est simple et non par ce qui est complexe, par ce qui est rapide et non par ce qui est lent. Facile contre difficile : cette dichotomie est un bon gabarit pour une grande partie de ce qui distingue l'enfant de l'adulte. Des expressions comme « écoute facile », « shopping facile », « jeux faciles (conviennent aux 2-8 ans) » ou personne aux « mœurs faciles » font la promotion de produits commerciaux taillés sur mesure pour correspondre au temps de concentration et aux goûts des jeunes. Dans le domaine du bonheur, le choix de la facilité suppose que les plaisirs simples l'emportent sur d'autres plus complexes, alors que les maîtres spirituels et les autorités morales ont en général soutenu l'inverse."

    Plus d'extraits sur le site de "Marianne" par ici 

    Résumé de l'éditeur :  

    1a2b23b8baf20c75c050f54a5121f8d5.jpg Consommateurs ou citoyens? D'ordinaire, les deux termes ne sont pas jugés antagonistes.
    Benjamin Barber démontre qu'ils le sont. Car le capitalisme a radicalement changé. S'il a pu être historiquement associé à des vertus qui ont aussi contribué à fonder la démocratie, il est aujourd'hui lié à des vices qui la détruisent. L'" éthique protestante" de Max Weber, qui privilégiait le travail, l'épargne, la vie simple, la probité, la responsabilité et une économie œuvrant à la satisfaction de vrais besoins, s'est muée en son contraire: un "éthos infantiliste" qui glorifie la consommation, la superficialité et la dépense inutile pour assouvir de faux besoins.
    Les ex-citoyens sont transformés en grands enfants, tandis que les vrais enfants et les adolescents deviennent l'épicentre et la cible privilégiée du marketing. Benjamin Barber étudie sous divers angles cette régression culturelle, insistant notamment sur les progrès extravagants d'une privatisation qui dynamite le contrat social et n'épargne même plus les fonctions régaliennes de l'État, comme la police et l'armée, ou encore sur la création d'identités factices autour des marques.
    Comment en finir avec cette éclipse de la démocratie, avec cette vie publique "schizophrénique"? Pour l'auteur, ce n'est pas en essayant de miner le capitalisme consumériste de l'intérieur, en tant que consommateurs, ni en tentant de le brider, comme autrefois, dans le cadre devenu étriqué d'un État national. Le remède aux maux qui accablent la démocratie au sein des nations, c'est plus de démocratie entre les nations, et une action citoyenne mondiale.

    Benjamin Barber est professeur de sciences politiques à l'université du Maryland, spécialiste de la société civile (chaire Gershon et Carol Kekst), et "Distinguished Senior Fellow" à l'institut de recherche Demos, de New York, où il réside. Parmi ses publications traduites en français: Djihad versus McWorld (Desclée de Brouwer, 1996), best-seller traduit dans une dizaine de langues, et L'Empire de la peur (Fayard, 2003), qui dénonce les deux phénomènes modernes menaçant la démocratie: l'intégrisme et la mondialisation.

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  • Sur la grossesse par Elisabeth Lévy

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    001a613fe5393d7fa7c3ab56995101f8.jpg" On peut (...) se demander pourquoi, depuis que la grossesse est choisie, elle est vécue comme une maladie."

    Elisabeth Lévy sur son blog nous gratifie de cette pertinente réflexion, dans une note de son dernier article sur la page des Causeurs, dans le style de Philippe Muray. A méditer en cette période d'eugénisme effréné social, économique et humain...

    J'ai encore emprunté la citation au Hussard qui ne m'en voudra pas j'en suis sûr.

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  • Aide au logement à Paris mais pas pour tout le monde

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    ee419eedd317a657c500705976476118.jpgJean-Paul Bolufer, le bras droit de Christine Boutin, celui qui dénonçait avec raison d'ailleurs ceux qui occupent un HLM alors qu'ils n'en ont pas le droit, les passe-droit des uns et des autres, occupe depuis 1981 un petit 191 m² dont le loyer est de 1200 Euros cette année. Ne l'occupant pas tout le temps, il lui arrivait de le sous-louer. Bien sûr, tout cela on le sait déjà comme on savait que pour trouver un logement vide de la ville de Paris, il valait mieux avoir la carte du RPR pour se retrouver miraculeusement en début de liste, copinage qui continue sous l'actuelle majorité municipale dans certaines mairies, quoique que dans des proportions bien moins importantes. Personellement, je pense aussi à tous ceux qui prétendent que la plupart des SDF ne veulent pas être logés d'urgence, en ces périodes de grand froid, en êtes-vous certains ? Il faut savoir aussi que l'état laisse se développer une mafia violente dans les foyers d'accueil et que le comportement de certains employés de ces lieux comme au foyer de Nanterre manque singulièrement d'humanité. Répétons le, une société qui ne protège pas les faibles, tous les faibles, est une société barbare.
     

  • Quand je quitte des élèves...

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    9f21b2ffef0b51f426d8e153a69a2d1a.jpgQuand je dois quitter des élèves, quelle que soit la date dans l'année, que ce soit au début ou à la fin de l'année, c'est toujours aussi difficile. Quand j'entend dire d'eux qu'ils sont ci ou ça, que c'est une génération perdue, incapable de comprendre le beau et le profond, çà m'agace particulièrement. Ils sont capables de générosité, de dépasser leurs préjugés, mieux que des adultes parfois, d'apréhender la beauté du texte d'un classique ou d'un moderne que ce soit en cités, comme le montre Cécile Ladjali ou dans un quartier dit bourgeois, où beaucoup ne mesurent pas la chance qu'ils ont d'accèder à la culture et se contentent de peu : un vernis qui fait bien dans le miroir, comme les opinions politiques qui camouflent souvent derrière un clinquant trompeur un vide absolu d'un quelconque début de réflexion réelle. On prétexte alors la sin-cè-ri-té pour se justifier. Il faudrait cesser de se lamenter, d'infantiliser ses jeunes, ce qu'ils détestent, de ne pas leur faire confiance, de désespérer à leur sujet et de leur offrir ce que nous pouvons leur donner.

    PS : Quant à moi, les enfants, c'est toujours pour moi un créve-coeur de vous quitter, car je n'oublie personne, heureux quand j'ai des nouvelles heureuses, inquiet quand je croise un ancien/ne élève qui n'arrive plus à sourire ou qui s'est perdu dans des complexes qui n'ont pas lieu d'être. Tenez bon et soyez vous-même.

  • Le business florissant des chanteurs morts

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    9ca994e2efc1b3328ac8a36f35f1a800.jpgJe ne sais pas si vous avez remarqué mais de plus en plus on nous sert les chansons de chanteurs morts qui passent à la télévision ou sur les radios jusqu'à la nausée, Brel repris par Pagny (rire étouffé difficilement), Joe Dassin ad libitum, Claude François en version techno, remixé, remastèrisé, Dalida encore et toujours, Piaf en latex (bientôt sur Internet la poupée de Piaf grandeur nature, enfin personellement, je préfèrerais qu'elle ait le physique de Marion Cotillard), Brassens ou Gainsbourg, plus rare, ou Boris Vian, pour la nostalgie version "bobo". Certes, je suis content, ainsi Pagny va pouvoir payer ses impôts gràce à Brel dont les textes sont pour certains dans le domaine public, et ça ne vaut pas dans la nausée "L'aigle noir" de Barbara repris par une gagnante de "la Star Ac'" qui n'a pas oublié d'être conne à défaut de chanter juste sans forcer sur les nasales, et qui, f4a4b635d12420cb293cf1bb8c1420af.jpgpauvre petite chérie, ne pigeait que dalle au texte de Barbara, sans aller jusqu'à l'évènement extrêmement douloureux caché derrière. A propos, personne n'a parlé de la mort de Philippe Clay qui avant d'être l'interprète de la chanson des "Brigade du tigre" était surtout un des premiers à avoir chanté du Gainsbourg. Cette nostalgie des chanteurs morts, c'est aussi celle des pseudo-légendes du "Wock and Woll" mortes non par désespoir face au monde ou désespérance poétique, mais par suite d'un pétage de plomb et d'une overdose d'alcool, de coke ou d'herbe. C'est de l'infantilisme à grande échelle, de l'infantilisation aussi du public qui refuse de vieillir, mûrir et progresser dans ses goûts se cantonnant à des rengaines déclenchant en eux l'idéalisation de leurs souvenirs d'enfance ou d'adolescence.

  • Le Top-model, le président et les sans-abris

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    df47339e5e69b69bbe16d1b972a84354.jpgOn a appris hier ou avant-hier que le Président de la République a une liaison avec la fameuse top model dont la beauté laisse sans voix, d'ailleurs à force de se regarder dans le miroir elle n'a plus de voix elle-même quand elle chante. Que ce genre de choses soit un évènement, on peut se demander si nous sommes encore un peu gouvernés, dans le même temps, le gouvernement fait expulser les tentes des "Don Quichotte" du Canal Saint Martin, ce qu'avait fait également la mairie de Paris plus sournoisement il y a quelques mois en installant des poteaux métalliques sur les quais empêchant l'installation des tentes, et évite de trop insister sur les 27000 places d'hébergement d'urgence promises depuis plus d'un an, promesse jamais réalisée. Les sans-abris gênent les passants indifférents à leur sort qui se contentent de passer sans les regarder, la rupture c'est que maintenant beaucoup osent le dire, d'un bord à l'autre de la rivière politique française. Quand un sans-abri (je déteste l'hypocrite sigle "SDF") mourra de froid on en parlera deux jours et puis on oubliera car au bout du compte tout le monde s'en fout et préfère s'appesantir sur les gros titres des magasines "pipeaules"...

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  • "Le veau d'or est toujours de boue" (un peu de Bernanos encore un peu)

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    091a34c402ff1697c42aa5316e15f520.gif" Beaucoup de jeunes gens se proclament royalistes et parlent des écus de l'aïeul avec le mouvement de menton vainqueur d'un descendant de Godefroy de Bouillon affirmant ses droits sur le royaume de Jérusalem. Sacrés petits farceurs! Leur excuse est celle-ci: le sens social leur manque. De qui l'auraient-ils hérité? Les crimes de l'or ont d'ailleurs un caractère abstrait. Ou peut-être y a-t-il une vertu dans l'or? Les victimes de l'or encombrent l'histoire, mais leurs restes ne dégagent aucune odeur..."

    G.Bernanos, "Les Grands Cimetières sous la lune".

    J'ai retrouvé cette excellente citation à un endroit où elle était placée comme pour faire la leçon aux catholiques forcément tous ploutocrates et bourgeois, leçon donnée par un autre bourgeois. Mais peu importe elle est toujours aussi forte cette phrase. Rappelons aussi que Bernanos n'en est pas devenu révolutionnaire pour autant... 

  • Le catholicisme de Dorian Gray

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    b9bdd34530cc5be9d87bf54b4e709fc8.jpgSur le même blog cité ci-dessous, je suis tombé sur un autre article, avouons le intéressant et bien écrit bien que ne partageant absolument pas le point de vue de son auteur, que l'on aurait pu appeler le "catholicisme de Dorian Gray". En effet, le personnage d'Oscar Wilde se lance à la fin de l'histoire dans une recherche ardente de rédemption, allant à la messe chaque dimanche, effectuant des actes de charité apparaissant comme extraordinaires à son entourage. Il n'ose regarder le portrait qui vieillit à sa place et reçot à sa place tous les stigmates odieux de ses perversions, vices et ses péchés, pendant un temps. Lorsqu'il en a enfin le courage, au lieu de retrouver sa beauté originelle, le portrait a une expression nouvelle d'hypocrisie en plus et le regard est devenu dissimulateur. Il prend alors un grand couteau, déchire la toile et se tue en même temps, fin de l'histoire. Il n'a pas compris que tout ces actes de charité, il les faisait seulement pour lui et non gratuitement.

    L'auteur de l'article, comme Dorian Gray, va assister à l'Eucharistie par esthétisme, parce qu'il aime la pompe et la solennité des belles liturgies, la sensualité sublimée de certains gestes. Il parle des personnes toutes seules sur les bancs, suggèrant leur rejet par les autres paroissiens confits en dévotion et moralisateurs. Il oublie qu'il fait lui aussi partie de cette Cour des Miracles pouilleuse et pitoyable qu'est l'humanité qui se complait dans la médiocrité des sentiments, aime ce qui la détruit, comme le dit justement Oscar Wilde, mais ne franchit que rarement le pas pour s'élever ne serait-ce qu'un peu, préférant l'amour à la haine, la compassion à l'indifférence, les actes aux belles paroles.

  • Le coeur en politique

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    e55351b77a907e058a715423848f8ed8.jpgSur un blog parcouru hier après être tombé dessus par hasard, (je ne reviendrai pas sur le contenu de l'article du 14 décembre qui me vise ainsi que d'autres, aucun intérêt), je tombe sur un article qui prétend que l'on est à gauche à cause du coeur. Peut-être, mais il y a aussi des personnes qui sont à droite car c'est là que leur coeur à elles les mène et c'est tout autant respectable. Pendant la Seconde Guerre, cela a permis de rassembler des personnes de tout bord dans un but commun.

    Si on se prévaut d'une opinion politique seulement à cause de son muscle cardiaque, c'est bien, c'est déjà pas mal mais ça ne va pas très loin car je pense surtout que le choix d'une opinion ou d'actes politiques que l'on pose ne se justifie pas par la sensibilité ou l'émotion mais par un raisonnement. L'émotion, l'affectivité mènent trop souvent, on le voit, à la mise en scène des sentiments, à l'infantilisation de la réflexion politique.  Et normalement après le raisonnement suivent normalement les actes qui le crédibilisent. La sincèrité ne suffit pas malheureusement pas, de nos jours elle explique tout, elle permet tout, mais sans jamais pousser le raisonnement vraiment jusqu'au bout car si je comprend bien le raisonnement un bourreau ou un dictateur (ce sont souvent les mêmes) sincères, ça excuse tout de leurs actes répréhensibles ?.. 

  • Syndrome de Peter Pan

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    3058ca1891b39d7b686ec5c71afac44e.jpgCitation extraite du livre de Dan Kiley, "le "Syndrome de Peter Pan": "Écoutez-le car il ne s'écoute pas lui-même". Elle correspond peut-être parfois à ce blog comme à d'autres...

  • Nouvelle version du Petit Chaperon Rouge

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    Le petit Chaperon Rouge version remixée moderne

    6755d83a81be319e9c1e7aca5eb2cf64.gifIl était une fois une jeune fille qui habitait avec sa mère dans un appartement coquet au sommet d'une tour de béton de dix-huit étages, coquette elle aussi, dans le quartier coquet appelé « Joseph Staline » en l'honneur d'un bienfaiteur de l'humanité selon les dires des bûcherons du village, à proximité du collège Youri Gagarine, où enseignaient les fées et les bonnes marraines célibataires de la région, de Bobigny, banlieue coquette et douillette. Quatre ans après sa naissance, son père avait disparu, sa mère, qui était parfois aussi étrange qu'une fée de retour du bal de sa filleule (sa mère prenait des décoctions préparées par un grand sorcier de l'immeuble, le mage Mamadou qui distribuait souvent des publicités à l'entrée des terriers qu'empruntaient les lapins et les nains pour aller au boulot), prétendait qu'il avait été mangé par des loups mais sa fille se rappelait qu'il était sorti acheter des cigarettes et qu'on ne l'avait plus jamais revu. Un jour, comme la CAF de Seine Saint Denis coupa les allocations à sa mère, sa fille avait atteint l'âge fatidique de 23 ans, celle-ci décida de l'envoyer chez sa grand-mère qui habitait le quartier coquet et riant de Saint Ouen à Paris. La jeune fille se dit qu'elle avait eu raison de travailler énormément afin de réussir brillamment ses études de coiffure. Sa mère lui mit 30 Euros dans les mains et lui dit : « Tiens, tu lui achèteras ce qu'elle aime pour le déjeuner et toi, prend ce que tu veux ». Le petit chaperon rouge mit son imperméable rouge qui la faisait ressembler à Catherine Deneuve dans un film de Luis Bunuel, ses bottes rouges qui lui donnait l'air un peu vulgaire, son djinn rouge (au pays des rêves enchantés des contes, l'on porte vraiment des pantalons faits en peau de génies de l'Orient lointain et étrange), et son foulard de la même couleur, et elle descendit l'escalier de son immeuble, l'ascenseur avait été brûlé par une bande de joyeux lutins il y a quelques temps pour faire un feu de joie, un vieux troll était malheureusement tombé dans la cage de l'appareil, croyant que le véhicule vertical était à son étage, les joyeux lutins avaient beaucoup ri. Elle prit le chariot vert et blanc du sorcier de la route qui la mena en un éclair jusqu'au fast-food, « Un jour mon prince viendra », une chaîne de restauration rapide fondée par le mari de Blanche Neige en association avec le chasseur de son ancienne belle-mère qui fournissait les coeur de sangliers ou de jeunes biches pour les accommoder dans les « burgers » servis dans ces endroits. Là, elle alla directement au guichet- « à emporter » où elle passa commande : « Alors, une galette, non pas en XXL, vous me mettrez aussi un supplément beurre avec ma commande...Bonne journée ».

    5bd203074d7fbdbd13cad9a9a8932fe2.jpgElle prit ensuite la charrette magique qui l'emmena derechef vers la capitale du royaume qui était déjà environnée de fumées magiques émises par les dragons, se dit-elle, qui la gardait. Elle se dit qu'elle avait encore un peu de temps devant elle en arrivant pour flâner et elle prit un tapis magique vers le riant quartier de Châtelet où l'on était environné de couleurs chatoyantes, des cris et des rires de peuples de toute la terre. Elle descendit le grand escalier magique qui bouge tout seul vers la FNAC pour écouter les chants non pas des oiseaux mais de Britney Spears qui venait de sortir un nouvel album ou Chimène Badi (Note personnelle : il faut dire que le petit chaperon rouge avait des goûts déplorables ce qui est bien embêtant quand on est l'héroïne d'un conte aussi populaire et de mauvaise tenue). Un loup l'avait remarqué depuis longtemps, enfin surtout le string rouge que cette idiote laissait dépasser de son djinn trop ajusté. Il réfléchit un instant à la phrase la plus raffinée qu'il allait pouvoir lui dire pour la séduire et lui tapota l'épaule : « Hé, Mademoiselle, je te kiffe à donf, t'est trop bonne de ta race, tu me passes ton phone ? ». Comme elle trouvait que le loup était à son goût (voir plus haut la note sur ses penchants déplorables), elle ne releva pas sa grossièreté, et s'aperçut d'ailleurs avec surprise qu'il habitait le même quartier que sa grand-mère. Comme c'était un gros menteur, il savait très bien lui aussi où habitait sa grand-mère et qu'elle allait habiter là-bas. Il savait qu'en changeant à gare du Nord, il irait plus vite qu'elle pour tirer la bobinette de sa grande-daronne. Il sonna à la porte de la vieille dame qui était un peu sourde et s'approcha de l'huis pour voir qui faisait un tel vacarme, le loup la bouscula, fouilla son portefeuille et lui prit ses cartes de crédit puis il jeta la vieille dans son congélateur, en prévision de l'hiver se dit-il, car bien que vulgaire et grossier, le loup était très prévoyant. Il mit une chemise de nuit en imprimé léopard de sa victime (Note personnelle : celle-ci était elle aussi sans goût, c'était donc génétique chez sa petite-fille).

    ea8be8b42c18f6c85764aa56a93ec808.jpgQuand le petit chaperon rouge sonna elle aussi à la porte, elle ne fût pas surprise de voir que sa grand-mère avait des bras vraiment très poilus car elles descendaient de maçons portugais qui s'étaient installés au pays des rêves enchantées quelques siècles auparavant. Il faut dire aussi qu'elle était très conne. Le loup la colla au réfrigérateur elle aussi pour plus tard. Malheureusement pour lui, un bûcheron qui passait par là entendit des bruits de lutte et prévint les autres bûcherons qui l'aidèrent à maîtriser le loup. Pour protester contre ce qu'ils estimaient être une bavure bûcheronnière, les loups mirent le feu aux charettes magiques du coquet quartier Joseph Staline près de la capitale du pays des rêves enchantés.

    Et chers petits amis, c'est la fin de mon histoire...

     

     

  • Les subtilités du langage d'jeuns - aujourd'hui : "il est dard" (l'orthographe est celle que je suppose correcte)

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    ed4c62ce84defaf380812ee381fbce4c.jpgJ'entend cela plusieurs fois par jour autour de moi : "il est dard". Au début, j'ai pensé que c'était une simplification du verlan pour radin mais en fait ça veut dire pleins de choses : "il est bien", "il est beau", "il est intelligent", mais se dit aussi de quelqu'un lent à comprendre, "il est bête donc dard" voire fou, "il est dard donc malade". Nan, mais franchement, amis académiciens, littérateurs, arrêtons de casser les pieds à nos 9e52a2f9ccb6006a46210f66333c9e00.jpgchères têtes blondes avec l'accord du participe passé et les classiques des Lettres (à propos savez vous que le mot académie vient du fait qu'il y avait auparavant une grand boulangerie quai Conti où la mie et la croûte étaient vendues à part, les riches pouvant seulement acheter les deux sous l'Ancien Régime, on disait : "C'est là qu'à des croûtes, c'est là qu'y a des mies", d'où le nom, source desprogienne dans les "Réquisitoires du tribunal des flagrants délires"), ces enfants inventent en ce moment des mots plus simples et beaucoup plus passe-partout. Cela va nous simplifier la vie comme "relou" ou le formidable "ça le fait" finissent par s'entendre partout. A bas l'imparfait du subjonctif ! C'est trop "dard" et pas assez !

    Chers petits amis : bientôt nous aborderons le "ça l'fait" 

  • Les créateurs d'univers pris pour des grands malades ?..

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    a8f06abf27854da6572087cfc8d5c011.jpgIl y a une opinion toujours présente dans les esprits actuellement c'est que les artistes, les musiciens, les écrivains et créateurs d'univers en général sont des malades mentaux. Cela nous vient des préjugés de la bourgeoisie, victorieuse des autres couches sociales depuis le XIXème siècle, à la différence qu'à l'époque ses valeurs n'irriguaient pas encore tout le reste de la société comme actuellement. Cette idée reçue fortement ancrée implique aussi que l'art, les lettres, l'histoire, (pourquoi parler du passé, de ce qui vient avant ?) et la musique "ça ne sert à rien". On ne peut comprendre que des personnes aient d'autres aspirations que  les autres, plus élevées, spirituelles parfois même mais pas tout à fait dans les normes du troupeau. Certes, beaucoup de créateurs ont eu une vie déséquilibrée, chaotique, mais ce sont des passeurs vers plus de beauté, vers plus de lucidité qui font que l'être humain est un peu plus qu'un primate raisonneur, un grand singe cherchant sa pitance soumis au bon vouloir des chefs de clan. Je pense fermement que l'artiste est détesté car révélant l'hypocrisie sociale, l'allégeance à des sottises, la révérence devant les puissants, et toute la vacuité des médiocres buts qu'elle donne aux personnes : possèder, consommer. 

    0a3d63766d347fbce0f9b2c708371f2d.jpgIl est amusant de constater que des peintres admis maintenant par le bon goût bourgeois, comme Rembrandt, ou des musiciens, comme Bach, ont tout d'abord été honnis : le premier dans "la Ronde de Nuit" devait faire le portrait de quelques notables pétris de leur importance. Se trompant dans les vernis, le décor derrière ses commanditaires s'est obscurci donnant à la toile un tout autre aspect, elle devenait une scène de théâtre exposant toute la vanité des personnages représentés. Les portraits étant bien sûr beaucoup plus réussis, mais pas dans le sens auxquels ils s'attendaient, leurs modèles ont refusé de payer la toile ; le deuxième a été viré du siège d'organiste de son village car les habitants trouvaient que ses inventions étaient trop modernes et bizarres. On pourrait évoquer aussi la toile de van Gogh représentant sa chambre à Arles, une des preuves, pour ses détracteurs, de sa folie, alors qu'il ne faisait que représenter les angles biscornus de la pièce qu'il voyait devant lui sans aucune extrapolation. Artaud est le symbole de tous ces fous du verbe, enfermé du fait de sa trop grande sensibilité, rejeté par les siens, mais génialement talentueux. Et ne parlons pas de Baudelaire, de Léon Bloy, poursuivi toute sa vie par les propriétaires et les créanciers, de Bernanos, peu doué pour l'argent, ou de Barbey, dandy et Don Quichotte de la Manche française pauvre comme Job, tous trois portés souvent aux nues par une bonne partie de ceux-là même qu'ils vilipendaient autrefois.

    aaf5fec8013b66f0571e44ea6a11124a.jpgBien sûr, il ne s'agit pas de contredire les vertus de l'équilibre mental, on crée mieux en vivant de manière raisonnable, et il ne s'agit pas de nier les pathologies ou les déséquilibres de ces créateurs, ou de rejeter tout ce que la psychologie moderne a pu apporter pour l'aide et les soins aux personnes qui en ont besoin, Artaud pour reparler de lui en avait réellement besoin, bien au contraire. Mais je songe également à ce monsieur, sage et travailleur, amassant une fortune, achetant pour plus tard telle ou telle babiole indispensable pour montrer sa réussite, subissant une attaque cérébrale le rendant complètement impotent deux semaines précisément avant de s'arrêter de travailler. Qui est le plus fou ? Artaud ou tout artiste qui essaie de développer ses dons ou lui qui n'a pas vécu sa vie ? Il est sans doute possible que ce monde, tel qu'il est, est trop étroit, trop médiocre dans les aspirations qu'il propose pour que des créateurs  d'univers puissent s'y épanouir vraiment. Il en est pour s'en accommoder et orienter le système à leur guise, il en est aussi qui en sont rejetés définitivement, car le pire est que les médiocres refusent catégoriquement que ceux qui ont un tout petit peu plus de dons qu'eux puissent les développer. 

  • Mal au crâne et misanthropie

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    30fe81cd07b4b45079adb019e805e6b6.jpgQuand j'ai mal au crâne, ce n'est pas à moitié jusqu'au moment où je prends enfin l'aspirine libérateur. Entre temps, cela augmente en moi ma misanthropie : je ne supporte plus du tout la foule, la musique déversée à la tonne par les hauts parleurs en cette période de pré-Noèl, les vulgarités deversées à la tonne également par la plupart des gens croisés (tous des ploucs sauf moi en cas de mal au crâne) et j'ai envie de reprendre toutes les fautes de grammaire ou de style entendues, dîtes-moi tout, c'est certainement très grave Docteur ? Mais finalement, ce n'est pas seulement la faute du mal au crâne, cette époque est vulgaire, grossière et sans intérêt, puisque sa définition du bonheur ne réside que dans la possession de grigris plus ou moins technologiques. Je ne supporte plus la pseudo-fraternité de la proximité des fêtes, cette sensiblerie mièvre et frelatée. Peut-être que la migraine me fait tourner vieux con après tout...

  • Clichés fatigants

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    d1fef331f1d687c2128fa5e352c0d8fd.gifUne écrivain française d'origine camerounaise, Calixte Beyala, a laissé ce matin une tribune libre dans "le Figaro" où elle nous parle de la Libye, ne se rendant pas compte parfois du ridicule de ses propos comme ces "femmes voilées souriantes". Elle est donc douée d'un sens lui permettant de voir à travers le tissu. La Libye serait un vert paradis où le chef d'état offrirait des appartements climatisés aux citoyens les plus méritants, où les hopitaux sont modernes et aident les plus pauvres. Pourquoi avoir besoin d'une opposition selon le colonel Khadafi puisque c'est le peuple tout entier qui s'exprime à travers lui et sa garde personnelle de jeunes femmes qui rappelle d'ailleurs, par son imagerie vaguement maso et kitsch, ces films des années 70 style "Ilsa la chienne du goulag". C'est sûrement pour toutes ces raisons qui leur pemettent de jouir de ce bonheur indicible que les libyens quittent leur pays chaque année n'hésitant pas pour la plupart à risquer leur vie sur des esquifs de fortune. Le colonel K. nous fait la leçon sur nos banlieues où nous traiterions si mal nos minorités, on lui rappellera que chez lui les émeutes de Villiers le Bel se seraient soldées par quelques centaines de morts. Bien sûr que tout n'est pas parfait dans notre pays mais connaissez-vous beaucoup de pays où n'importe qui peut acheter des médicaments et se les faire rembourser sans donner de gages de nationalité où se présenter à un concours de la fonction publique, comme le rappelait une auditrice d'origine malienne, selon ses dires, d'Europe 1 tout à l'heure ?  L'écrivain nous a resservi à la fin l'argument, usé jusqu'à la corde par les dictateurs et les intégristes ou terroristes, qui voudrait que les droits de l'homme, l'idée de liberté, soient des notions occidentales que des civilisations différentes ne peuvent accepter, il est irrecevable définitivement

    A propos :

    A propos de l'immigration choisie voulue par Sarkozy

    "Ce n'est pas honnête de vouloir nous prendre nos meilleurs fils."

    Abdoulaye Wade

    Président du Sénégal

    (Libération, 29 octobre 2007) J'ai emprunté la citation au Hussard, il ne m'en voudra pas...

  • Agacements et plus si affinités - article de Gérard Silighini

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    On est à peine surpris de l'attitude de monsieur Lepinteur, il fallait s'y attendre somme toute. Je suis en plein accord avec la fin de l'article de Gérard... 

    efde4f4954fd0cfd4c6d4d0957dd9ea6.jpgQuand Ollivier Lepinteur s'affiche devant la presse avec monsieur Nicolas dont il nous disait il y a peu qu'il 'était  le degré en dessous de zéro de la politique municipale et que lui était le meilleur candidat pour le battre, cela m'agace.
    Quand il ajoute qu'il ne se renie pas et qu'il vient défendre ses valeurs socialistes au sein d'une municipalité UMP, cela m'amuse...
    Est-il si certain que celà qu'elle soit renouvelée l'uèmepique municipalité ?

    Quand 33 adhérents socialistes viennent voter pour le candidat qui partirait en guerre aux cantonales contre "l'affreux" Champredon, cela m'agace aussi ... 
    Comme si l'adversaire ce n'était pas l'Uèmepique Coumba Aidara et Champredon, conseiller général socialiste sortant, le mieux placé pour la battre...
     Et puis, 35 adhérents votants au total, cela manque de panache !
    Où sont passés tous les autres ?

    Mais quand on déroule le tapis rouge pour un dictateur, quand on lui vend des armes et que l'on estime que dix milliards, cela vaut bien de s'asseoir sur les valeurs fondamentales de notre République, sur des valeurs pour lesquelles des milliers de femmes et d'hommes ont donné leur vie, cela m'écoeure et me révolte...
    Quand le ministre de la défense justifie en outre cette vente d'armes en prétendant qu'il faut accompagner le dictateur dans sa rédemption, cela m'atterre.

    Je n'ai plus envie alors de parler d'autre chose et j'en oublie les mesquineries politiciennes qui parasitent les municipales à Evreux.

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