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  • Bergman sur son art

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    260ba6d85a47a6980f34c8988b8f91ab.jpgEn attendant de pouvoir écrire quelque chose d'un peu pertinent sur Ingmar Bergman, voila ce qu'il dit de son art :

    "Lorsqu'on est un artiste, qu'on crée des films il est très important de ne pas être conséquent. Il faut être inconséquent. Si vous êtes conséquent, la beauté vous échappe, elle disparaît de votre oeuvre. Au point de vue des émotions, vous devez être cohérent. C'est interdit de ne pas l'être, mais si vous avez confiance en vos propres émotions, si vous croyez en votre imagination créatrice, vous pouvez être complètement inconséquent. Cela ne fait rien. Parce que vous avez le pouvoir de saisir les conséquences de vos émotions. Pour toujours."

    Dans "Conversations avec Bergman" d'Olivier Assayas , Stig Björkman

     

  • Réseau social pour ceux qui n'aiment pas les gens

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    204e9bb02a4f81d5df737f2c594359d5.jpgLes réseaux sociaux sur Internet sont pleins de gens gentils tout pleins, dirait-on, qui adorent se livrer à des confessions impudiques pour se faire des dizaines de copains. C'est toujours d'un optimisme béat et superficiel créant une sorte de super "Big Brother" qui même s'il semble très gentil est souvent fortement teinté d'hypocrisie. Des petits malins tout aussi superficiels, faut-il le reconnaître, mais plus drôles on créé un réseau social qui en prend le contrepied, Hatebook, ils proposent de révéler des secrets, de  pointer les mensonges des uns et des autres, parler des dernières bêtises de ceux que vous n'aimez pas et de se mettre en valeur carrément sans se cacher en révélant pourquoi nous pourrions être meilleurs que les autres. C'est de très mauvais goût, de très mauvaise foi, donc à recommander à beaucoup.

    The enemies of your enemies are your friends – find them here»
  • La jeune fille oubliée du RER D

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    2bb39e01a2c7bf62590f9fb87430660f.jpgAnne-Loraine, 23 ans, étudiante en journalisme, a été tuée de 30 coups de couteaux par un homme de 44 ans, délinquant sexuel multirécidiviste, qui voulait la violer. Ce crime est passé plutôt inaperçu dans les médias qui nous ressortent les mêmes discours, la même dramatisation habituelle sur les émeutes de banlieue. Il semblerait bien qu'Anne-Loraine n'est pas médiatiquement intéressante ainsi que sa famille pour que les gros titres en parlent. Pourtant, ce meurtre n'est qu'un autre symptôme d'une société consumériste amorale qui part à vau-l'eau. On ne parle pas encore assez de la violence faite aux femmes dans les cités, qui est inacceptable et est trop rarement punie, des viols en réunion au harcèlement moral que subissent les jeunes filles et que la plupart des éducateurs et responsables politiques entend et laisse faire par indifférence (un article sur le sujet du post). On ne veut pas entendre parler de cette violence car les bourreaux ne sont pas là estampillés comme "méchants" habituels mais toujours montrés comme victimes. Cela bouleverserait la bien-pensance...

     

  • Homo sapiens minus consommatorum

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    6233f0f781b36877ced0c05ede135124.jpgLes scientifiques ont défini une nouvelle espèce d'être humain apparu depuis environ cinquante ans qui est l'"homo sapiens minus consommatorum". Je crois que c'est Buffon qui nous désignât ainsi comme "sapiens", sans rien rajouter après, il faut dire que le pauvre homme ne s'était pas encore complètement aperçu de l'évolution formidable de la conscience humaine depuis trois millions d'années qui a conduit l'anthropoïde que nous étions du stade de la pierre taillée à l'âge de l'Iphone et d'autres jouets technologiques. On rechercherait encore le chaînon manquant, mais c'est ridicule car on a retrouvé quelques uns de ses descendants à la Star Academy et chez un amuseur public d'access prime time. Il paraît que, comme les chimpanzés avec qui nous partagerions 98% de notre patrimoine génétique (j'aime à croire que moi c'est plutôt les bonobos), nous avons besoin de ludique pour vivre, effectivement, pendant l'enfance le garçon rêvera de voitures de pompiers, de legos, de panoplies de Zorro, plus tard il s'achètera un 4X4 ou une 2a391953f55b5ac7515498cef49605af.jpgbelle voiture rouge qui fait "vroum, vroum" très fort quand on la démarre, là on dira de lui qu'il a réussi sa vie. Les grands singes en quête de baies bonnes à manger que nous étions vivaient en bandes dirigés par des mâles alphas qui s'imposaient par la force. Maintenant, ce sont des directeurs, des pédégés, des chefs de service qui se font respecter par la soumission de leurs subordonnés à quelques règles bien sûr bien plus sages et bien sûr basés sur la compétence du supérieur hiérarchique, évidemment. On remarquera cependant que le matin, le ménage commence toujours par le bureau du directeur/chef...etc (de n'importe qui pouvant afficher un bout de papier montrant à quel point il est mieux que les autres) afin de lui montrer que l'on est content de l'avoir comme chef, d'aucuns vont presque jusqu'à amener du cirage et une brosse à reluire (stage spécial pour les journalistes télévisuels).

  • Hommage aux Rita Mitsouko - Fred Chichin vient de mourir d'un cancer à 53 ans

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    Il est dommage que le crabe tueur n'épargne jamais les gens de talent. J'ai déjà passé la chanson mais peu importe. C'est une de mes préférées du groupe, et c'est un hommage... 

    Comme d'habitude, en appuyant sur la touche menu on accède à d'autres chansons dont des versions alternatives de "Ding dang dong" et surtout "Terminal beauty" qui est excellente.

  • La cinéphilie qu'il faut pour plaire aux filles

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    20d059fb3cc6d569abd08171dff7b3e3.jpgEn lisant le supplément d'un grand quotidien national portant sur un cinéaste que j'aime bien, Woody Allen, je découvre, ébahi par tant d'intelligence critique, sous la plume d'un journaliste prometteur que "Bergman c'est ennuyeux". En effet, c'est ennuyeux comme écouter un morceau de Beethoven ou Mozart, lire Chateaubriand ou Proust, ce n'est pas la détente du caberlot ou l'assoupissement extasié du cervelet qui est en jeu mais l'enrichissement intellectuel du spectateur. Cela m'a amené à réfléchir et livrer ici les fruits de ma réflexion profonde (si, si je vous assure) sur ce qu'il convient de voir ou pas avec la jeune personne que l'on désire séduire. Évitez par exemple les films trops tristes comme "la liste de Schindler" ou "la Vie est belle" (véridique, j'en connais un qui l'a fait), vous n'iriez même pas jusqu'au restaurant pittoresque, à bas prix mais mignon prévu après, avec la belle qui serait trop émue pour songer à la bagatelle, en plus si elle était réticente vous lui fournissez un alibi en or massif. Il y a plusieurs catégories de spectactrices potentielles : celle qui veut voir une sentimentalerie kitsch, bon signe, celle qui veut voir une sentimentalerie d'un plus haut niveau, bon signe aussi, la cinéphile superficielle, qui voudra voir la même chose que les deux autres en rajoutant quelques excuses bidon pour excuser son penchant pour les films romantiques qui font pleurer Margoton, facile à abuser, et enfin la cinéphile avertie qui même si elle porte des minijupes droites qui lui donne un intérêt esthétique évident à vos yeux est impossible à gruger car elle a vu tout les films avant vous, c'est alors un peu comme une sorte de challenge pour l'amoureux/amant/ami voire mari potentiel. Prenez garde, ce genre là a développé quelques névroses sophistiquées et est très compliquée (Note du Père Fouettard : Bref c'est une emmerdeuse). Là, je conseille une oeuvre comme "la dame de Shangaï", romantique et cinéphile.

  • Restons dans la délicatesse : La pillule "Fion"

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    Attention, texte déconseillé aux moins de 10 ans...

    06e6dad6d9c2409e4e9a6712e9597ea3.jpgDepuis quelques jours on voit à chaque écran de pub une dame en tailleur pantalon blanc, belle comme un ange du paradis vu par le service marketing d'une grande banque, nous vanter les mérites d'une pilule qui rime avec pion, lion et fion (j'ai envie de le placer souvent dans cette petite chronique). Cette pilule du bonheur, la pilule Fion donc, serait une sorte de complément alimentaire miracle à bas prix permettant de garantir et préserver "à chacun son capital santé" selon l'expression consacrée maintenant, tout est soluble dans le capital : le capital-vie, le capital-vieillesse, le capital-études, voire peut-être un jour le capital-connerie (certains sont alors assurés d'être millionnaires). Je croyais que ce genre de choses ça n'existait que dans les romans de SF post-apocalyptiques ou les feuilletons relevant du même genre, ces poudres de perlin pinpin censées remplacer de vrais médicaments que l'état ne veut plus rembourser. Comme le système est incapable de juguler la pauvreté, les laboratoires vendent du bonheur illusoire en poudre et gélules.

  • A pieds par la Chine...

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    0cca74cf71a7c4d0b075e5b5930a600f.jpgQuelques commentateurs s'offusquent du fait que le président Sarkozy n'ait pas parlé des droits de l'homme en Chine, ce riant pays d'esclavage d'état et d'exploiteurs sans scrupules où le capitalisme d'état est roi. Il a ramené pleins de bons de commande donc en plus, on ne va pas l'embêter avec des petites choses sans importance se dit-on. Il faut dire qu'il ne faudrait pas être trop hypocrite non plus, nous sommes certainement les derniers à avoir vendu un truc ou deux à la Chine en échange de sa coopération économique et de sa bonne volonté concurentielle, il faut dire aussi que c'est ce confort matériel qui permet parfois de ruer dans les brancards, enfin pas trop, quand la météo le permet, pour la libération du Tibet ou contre les goulags de rééducation mais de ne surtout rien faire de plus de concret. Cela permet à beaucoup de se déculpabiliser entre la poire bio et le fromage non pasteurisé. Il faut dire que là-bas les ouvriers sont salement heureux, ils ont de la musique qui sort de champignons verts à pois rouges sur le chemin de leurs usines d'électronique et comme le dit "le pékin moyen" : "ça mange pas beaucoup un chinois".

    Note personnelle : Évidemment, ne parlons pas du sort des chrétiens et en particulier des catholiques en Chine, je risquerai de me faire mal voir... 

    Je m'étonne grandement à ce propos de l'absence de réactions des électeurs du président Sarkozy sur ces questions, de leur indifférence aux souffrances subies par tous ceux qui sont victimes de ce totalitarisme. Ne serait-ce donc là aussi que de la poudre aux yeux les grands discours sur les valeurs de la France ?

  • Plaisir coupable ? - Le cinéma de James Cameron

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    D'un gros robot tueur à un gros bateau tueur

    230e9f68246b7d260101abdf803c23c0.jpgIl y a des plaisirs cinéphiles qui s'avouent difficilement pour les plus distingués parmi eux, comme apprécier le cinéma de James Cameron. A première vue, on est dans les pétarades, les feux d'artifices et la pyrotechnie facile, le film d'action bourrin sans grande originalité mais finalement les implications sont bien plus importantes, nombreuses et nuancées, on trouve même du féminisme dans ces films. Il n'a pas fait beaucoup d'études, a travaillé en usine où il a développé selon ses dires une certaine conscience sociale et aussi un amour pour le Septième Art, son refuge en ces années là. Encouragé par sa femme, le cinéaste a commencé chez Roger Corman, le plus grand avare du cinéma, mais aussi un découvreur de talents à nul autre pareil. Il y faisait décoller de biais des vaisseaux spatiaux en carton pâte sur des planètes en papier mâché comme dans l' «immortel » mais néanmoins méconnu « chef d'oeuvre » « le galaxie de la terreur » dont il a réalisé également les décors qui recyclaient en grande partie ceux de la série TV « V ».

    Il y a gagné assez de culot, de confiance en lui et de maîtrise pour réaliser seul son premier film, « Terminator », d'après un « comics » mais sans le dire, « Deathlock » qui raconte les affres d'un cyborg malgré lui. Si tout cela est effectivement débile à raconter, le traitement qu'en fait le réalisateur est largement plus subtil. Finalement, l'humanité construit elle-même les germes de sa propre destruction en se soumettant à des a15ee9e744f31c2efee35906effd34fc.jpgmachines, les êtres humains se conduisant comme des robots programmés et formatés comme les autres, et en remettant ses responsabilités aux mains d'un ordinateur, oubliant ce qu'elle est devenant aussi froide que le métal du squelette des robots exterminateurs, en se soumettant à son industrie. Le « héros », John Connor, poursuivant un robot tueur chargé de transformer le futur, est minable et peu adroit, il subit l'histoire plus qu'autre chose. Par contre, la « faible femme » potentielle du récit est celle qui sauvera le monde à sa place sans pour autant se conduire en walkyrie. Elle est simplement largement plus intelligente Bien évidemment, il reste des notes grotesques dans ce film, typiques de la série « Z », comme le « terminator » joué par Scharzenneger qui monte d'un pas guilleret sur les trottoirs, ce qui est étonnant pour un androïde. On suppose que ce sont là des touches du producteur, Carolco, plus porté sur les « stalloneries » à l'époque.

    b2f42e4841e6126f8fe5e438d77ab090.jpgDans « Aliens », il donne son interprétation d'un film vénéré de la Science-Fiction, et là aussi le spectateur qui croirait n'y trouver qu'une grosse machine bourrine sans cervelle se trompe. James Cameron n'est pas Michael Bay, auteur à sa manière, cherchant à chaque film à toucher le fond du néant. Le film commence comme "Rambo chez les petits hommes verts" puis dérape vite vers toute autre chose, réflexion sur l'humain, sur la féminité, sur la masculinité, sur la difficulté de l'amour à l'âge industriel, la corruption du complexe militaro-industriel et des prétendues élites économiques qui font très peu de cas de la vie de leurs employés. On trouve02d03a3cfb7a7b64ad8a79caf519ee25.jpg dans « Aliens » une figure de petite fille assez étonnante et parfaitement crédible, ainsi que deux visages de mères, l'une dévorante, la mère « alien », l'autre pleine de compassion, Ripley qui est le seul personnage survivant du film précédent, avec un chat.

    Avec « Abyss », il donne son « 2001 » en beaucoup moins cérébral que le film de Kubrick, bien que ce film ne manque de pas de réflexion non plus, en beaucoup moins froid, les sentiments vrais y ont une grande part, et c'est encore un très beau portrait de femme forte. Il y exalte l'amour, l'amitié, se moque de ceux qui rêvent de puissance et fait d'un prolo grossier et mal dégrossi, un type comme tout le monde, le sauveur de l'humanité. Rappelons en l'argument : une station sous-marine industrielle est chargée de plonger pour savoir ce qui est arrivé à l'équipage d'un sous-marin nucléaire ayant sombré dans une faille de le croûte terrestre et récupérer en passant les têtes nucléaires des missiles. Un des militaires présents pour cette entreprise devient fou, victime du « mal des profondeurs », et menace de faire sauter la station et ses occupants. Ceux-ci sont sauvés « in extremis » par des intelligences extra-terrestres qui avaient pourtant décidé auparavant de rayer l'humanité de la surface du globe du fait de sa capacité à la haine et à la violence, à la destruction de son environnement effectuée sans le moindre scrupule. J'avoue préférer largement ce film à « 2001 » justement car il est beaucoup moins ésotérique et moins désespéré, sans pour autant être boursouflé de mièvrerie.

    e159b9947331890830a6661f0ef896a8.jpgAvec « Titanic » il a réalisé le plus grand film populaire de tous les temps, en assumant le côté populaire justement à plein. Il est facile de mépriser cette oeuvre certes mélodramatique qui a fait à peu près deux milliards d'entrées, mais l'héroïne, là encore, n'y est pas commune et cela suffit à le rendre intéressant. Elle n'a pas du tout le physique ni le caractère des héroïnes hollywoodiennes habituelles. Et même si on connaît la fin, même si ce film est effectivement un mélo, comme disent les esprits taquins, on se laisse prendre par ce long-métrage absolument fabuleux par sa réalisation. James Cameron l'a terminé, ainsi que les acteurs et l'équipe technique, en dormant trois heures par nuit, en pataugeant dans deux mètres d'eau glacée, et en s'injectant pour tenir le coup de la vitamine B12, tous persuadés d'avoir commis une oeuvre qui serait un désastre absolu et en renonçant à leurs salaires, étant payés sur les bénéfices (tout le monde peut se tromper !). Depuis, Cameron a produit une des meilleures séries de SF, « Dark Angel » (surtout la première saison, la deuxième étant un show plus commun avec un « monster of the week »), et un documentaire étonnant sur le Titanic. Il s'apprête à réaliser un film entièrement en 3D, « Avatar, dont le scénario supposé est très excitant pour un « geek » fan de Science Fiction (voir par ici).

  • Réconciliation divine ? (extrait de God's club de Gotlib)

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  • Sacrifices ou réformes, il faut savoir choisir...

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    91c2e354982a497cfb4028147c8fa8e1.jpgDepuis quelques années déjà, on nous parle de réformes nécessaires pour moderniser la France. Ces "réformes", comme le dit fort bien Jean-François Kahn, ce sont plutôt des sacrifices que l'on demande aux français voire des retours en arrière. Cependant, comme l'on sait, parler de réformes ça passe mieux pour faire digèrer la pilulle, ça donne l'impression à l'électeur moyen d'être un peu" l'homme ou la femme du XXIème siècle" pour paraphraser Madame Mado dans "les Tontons flingueures", l'aimable mère maquerelle qui parle affaires avec Fernand. Bien sûr, les réformes tout le monde y est prêt, à condition que l'on commence par le voisin, le plus jeune, le plus vieux, l'étranger, le "de souche", le moins riche (c'est toujours les moins riches qui pâtissent des réformes, on aura remarqué) et bien sûr bien qu'encourageant à économiser on pourrait parler des gratifications que les parlementaires se sont généreusement octroyées avant que monsieur Debré ne quitte son "perchoir". Pour aller plus loin que Madame Lagarde, je pense que les français doivent aller à vélo plutôt qu'en voiture, que les gauchers doivent se couper la main droite (elle n'est pas nécessaire pour leur compétitivité et réciproquement), je dirais même que les salariés devraient rester chez eux afin de limiter toute dépense inutile...

  • "Herbe Folle" d'Anne Slacik

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    3da81900e0c0cbb7d54a31d3313c13ac.jpg 
    à l'occasion de la parution de
    Herbe folle, herbe hors d'elle  aux éditions Rémy Maure
    Lecture-rencontre avec Jean-Pierre Faye
    le 30 novembre 2007 à 19 heures
    à la galerie Meyer Le Bihan
    108, rue Vieille du Temple   75003 PARIS
    dans le cadre de l'exposition les Pourpres de Anne Slacik
    du 8 novembre au 15 décembre 2007
    11h-19h du mardi au samedi
    RSVP
    tel 01 42 71 81 16
    Prolongation de l'exposition
    Anne Slacik  Livres peints
    jusqu'au 8 décembre 2007
    Librairie les Arcades
    8 rue de Castiglione  75001 PARIS
    10h-13h  14h30-19h du lundi au vendredi
    tel 01 42 60 62 96

  • Le chien dans la voiture

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    f63dfc16a3ba618b055aa15bb5aa8ebe.jpgEn attendant bien au chaud dans la voiture, cet après-midi, j'observais non loin de moi un jeune cabot en train de se faire remarquer dans un autre véhicule juste devant. Il aboyait à qui mieux-mieux en attendant ses maîtres. Les passants qui passaient, c'est somme toute logique, se sont tous arrêtés pour plaindre le pôvre petit clébard abandonné par ses affreux maîtres partis au supermarché et de gâtifier eux aussi également à qui mieux-mieux. Vingt mètres plus loin, une dame était allongée sur un banc avec à côté d'elle toute sa vie dans deux sacs à provisions, personne n'a daigné vérifier si elle était toujours en vie. Cela m'a rappelé le monsieur faisant la manche à l'entrée de la poste, tendant en guise de sébille une boîte de thon vide. Un jour il s'était endormi et était tombé de tout son long à côté de l'entrée, les passants qui passaient l'enjambaient parfois, pestant contre la municipalité "qui ne fait rien contre ces clochards qui nous envahissent" "nous les braves gens sans histoire qui ne nous soucions guère du voisin" (là c'est moi qui rajoute).

    Bienvenue dans la France décomplexée ce beau pays si généreux ! Dans les rues, la municipalité nous annonce "la magie de Noël", des étoiles pleins les mirettes, des noeuds dorés et argent, des boules rouges et jaunes. Du supermarché, les parents sortent les bras remplis de la dernière console de jeux pour le petit dernier, du nécessaire de maquillage pour apprentie-pouffe pour leur cadette, personne ne peut regarder à terre, il faut faire attention aux cadeaux... 

  • Pierre Granier-Deferre est mort

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    7a2bf065ca14ac44102dc22bdc19fa6d.jpgLe cinéaste est mort il y a quelques jours. Des quelques photographies que j'avais vues de lui, il fumait un gros havane les lunettes sur le frond regardant le photographe non sans une certaine ironie décelable au coin de l'oeil. Il a certainement réalisé les meilleurs "Maigret" à la télévision et les meilleures adaptations d'autres romans de Simenon au cinéma comme "la Veuve Couderc" ou "le Chat". Il a aussi tourné un grand nombre de polars bien français, souvent avec Gabin en patriarche râleur mais tellement généreux au fond (se réservant toujours une scène où Gabin boit son café dans un bol en veste de pyjama trop courte l'air de dire "c'est la France ça môssieur !), et les mêmes acteurs au second plan, tel Dominique Zardi en homme de main que l'on retrouve aussi chez Chabrol. Il y pratiquait le mélange des genres, plaquant par exemple une musique "pop" de Gainsbourg complètement 12fbf471bbe08db4b2227f25c659cd1d.jpgdécalée sur un paysage de campagne, d'ailleurs bien artificiel, comme dans "la Horse" qui parle de trafic d'héroïne chez les paysans. On voyait bien que la ferme était bidon et que les machines agricoles disposées artistiquement étaient là pour faire joli, on y croyait quand même. Il y a une dizaine d'années, il avait réalisé deux ou trois polars moites et glauques avec Elisabeth Bourgine, "Cours privé" ou "Noyade interdite", où il donnait son avis, sans pour cela chasser de gros sabots ou des chaussures orthopédiques didactiques, sur la duplicité de la bourgeoisie, fût-elle "éclairée", ce qui lui rajoute bien sûr non pas un supplément d'âme ou une conscience sociale mais juste un peu plus d'hypocrisie. Ce n'était pas un génie certes mais c'est justement son absence de prétentions au chef-d'oeuvre obligatoire, au film à récompense, qui fait de lui un réalisateur intéressant.

  • Real Soul Diva - Sharon Jones : "Summertime"

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    Just listen carefully... (découverte également sur myspace)

     

  • Deux films de Kubrick sur les faux semblants et autres simulacres

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    « Lolita » et « Eyes wide shut » de Stanley Kubrick

    6c7678a5dfa3021225b6d97281dfac80.jpgAprès avoir revu ces deux films gràce au cycle Kubrick d'Arte, on comprend qu'ils ont les mêmes thèmes en commun, le grotesque des rites mondains, des apparences et des poses sociales qui cachent des abîmes insondables de noirceur, de frustration, de colère, de désir de liberté et de déni de sa propre identité. Qui suis-je ? D'où viens-je ? Où vais-je ? Ce sont les questions fondamentales que tout le monde se pose depuis des milliers d'années, du philosophe de comptoir qui en est à son troisième ballon de rouge au bobo qui essaie de voir si sa connexion « wifi » fonctionne en buvant un truc compliqué. Pour Kubrick, ce qui marque l'âme des êtres humains, c'est sutout le mal et que ce mal détruit tout, caricature ce qu'il y a de beau, jusqu'à l'amour perverti dans un rite grotesque et dangereux, comme dans « Eyes Wide shut » ou « Lolita ». Et cette perversion de l'amour c'est aussi celle du spectateur à qui le réalisateur tend encore une fois un miroir mental. Ce qu'il, ou elle, attend de voir dans « Lolita » sans se l'avouer mais c'est pour ça qu'il ou elle regarde le film, c'est la scène scabreuse entre Humbert Humbert et la nymphette. Bien sûr, dans le film la e5500cfe684df7ba476ba41ec20095b5.jpgnymphette ne l'est pas autant que dans le livre (l'actrice a seize ans et est une "teenager" californienne sportive et blonde, le personnage du roman, treize et d'un physique plus enfantin) mais le malaise demeure malgré tout. C'est aussi l'érotisme qui est perverti, il ne sublime ni n'élève, les femmes de l'orgie de « Eyes Wide shut » sont des clichés tout droit sorties de magasines dits masculins primaires (pléonasme) et le séducteur d'âge mûr de la soirée du début du film est ridicule à souhait. On se demande d'ailleurs si ce n'est pas un rôle et si ce n'est pas lui le maître de cérémonie mystérieux de la deuxième partie du film. Les anciens classaient le désir en trois catégories selon l'élevation d'esprit qu'il engendre : la "porneïa" des pulsions primaires, l'"érôs" et l'"agapé". Kubrick nous suggère que l'être humain se contente surtout des deux premiers alors que l'amour ne devrait être qu'une question de foi et de confiance, d'espérance en l'autre.

    a0acc773a1c1797369c52437875b869c.jpgDans « Lolita », c'est le personnage de Clare Quilty qui révèle les faux-semblants, car lui sait très bien tout ce que cela cache, il parle, parle et s'étouffe de discours sans queue ni tête pour mieux perdre son interlocuteur dans un délire verbal qui ressemble à celui du chat de Cheshire dans « Alice au pays des merveilles ». Il en profite aussi se nourrissant des fantasmes morbides ou pervers de ses proies pour mieux entretenir ses propres vices et déviances qui semblent etrêmement nombreux. Mais lui, contrairement à Humbert Humbert qui rêve de romantisme, sait très bien ce qu'il fait et ce qu'il veut. Dans « Eyes wide shut », il suffit que son épouse lui raconte une petite anecdote sans conséquences, b68ee8d0b4046f953635b74f0e60513f.jpgapparement, pour que Hartford perde quasiment la raison ne retrouvant l'équilibre qu'en comprenant que rien d'autres que des préjugés sociaux ou un orgueil démesuré ne justifiait ses sentiments pour sa femme qu'il aimait bien mal. Ceux-ci tentent de sauver ce qui peut l'être mais leur tentative est bien faible. "Eyes Wide shut" n'est cependant pas un manuel de sexualité comme certains ont pu l'écrire, comme dans les "Inrockuptibles de cette semaine par exemple", une sorte de "vade mecum" afin de "réussir sa vie de couple", c'est plus vaste, le cinéaste y parle aussi de la perte d'humanité de notre société, et que tout ce qui reste de cette humanité se réduit au moins pour les deux personnages à leur dernière réplique.

    (à suivre, ou pas...)

  • "Good Will Hunting" et moi

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    0ef982ed2ca89f9a0bf03bf4f76b4be2.jpgJ'aime énormément ce film, dans lequel je me retrouve beaucoup, qui me fait à la fois rire et pleurer comme une midinette, dans les deux personnages principaux en l'occurence. Ce n'est pas que j'ai décidé de vous parler de toutes mes soirées télévisées, ce qui serait d'un ennui mortel, autant lire "Télé Z" à la rigueur. Mais le hasard a fait que ce film soit proposé lundi soir sur M6. Je rappelle l'argument, je préfère à "pitch" c'est mon côté "vieille France" : Will, joué par Matt Damon, un jeune homme génie des maths et  balayeur dans une université de son état, corrige un jour l'équation d'un prof de cet auguste établissement au lieu de l'effacer. Celui-ci le remarque et tente de l'aider, mais Will, du fait de nombreuses blessures, est submergé par des pulsions auto-destructrices qui le poussent à ne s'engager en rien. On l'envoie chez cinq ou six thérapeutes qui refusent ensuite de l'aider. C'est alors qu'il rencontre976bb7bcde1637a8d3d06859fcd2e22b.jpg Sean, joué par Robin Williams, tout aussi blessé que lui, tout aussi hors-norme, qui va vraiment l'aider à progresser, à s'accepter, et à accepter d'aimer et d'être aimé. La thérapie se montre en fait ridiculement simple après des semaines d'affrontement verbal entre Sean et Will, il suffisait de dire à Will qu'il n'était pas coupable de ses blessures, et qu'il n'était pas un génie ce dont il se fiche complètement mais un type bien, méritant qu'on l'aime. Les copains de Will, dont Ben Affleck coscénariste du film, qu'il aime comme des frères, qui souffraient qu'il se cantonne à une vie si médiocre, viennent le chercher une dernière fois mais Will n'est plus là, il commence enfin à vivre mais refuse jusqu'au bout de rentrer dans le rang. Comme le dit le personnage de Robin Williams, il y a dans la vie des quarts d'heure fatidiques, des choix à faire très vite et parfois aimer  contre vents et marées est plus important que réussir socialement.

  • Ce qu'il ne faut pas dire dans une critique digne et cultivée

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    09ae130247f681e8280bd75900eba553.jpgDans la plupart des magasines dits culturels, et dans les milieux intellectuels profonds z'et cultivés qui forment l'élite de notre nation (c'est eux qui le disent en tout cas), il y a des choses à dire et d'autres à ne surtout pas dire, des scènes à mettre ou pas dans un film, des opinions inavouables ou pas. Quelques exemples : un film comique est drôle si et seulement si il y a un message derrière, quelle sorte de message, peu importe, mais il en faut un. On n'a pas le droit de rire gratuitement, ce n'est pas bien. Un film de guerre, même s'il chausse pour cela de gros sabots, doit surtout affirmer que la guerre c'est pas beau et que l'ennemi est un mec sympa quand il a les mêmes opinions que l'élite susmentionnée plus haut, dans le cas contraire l'ennemi est un sale con impérialiste. Les personnages homosexuels doivent être coools, sympas, intelligents et sensibles (entre nous c'est un cliché bien homophobe d'ailleurs), vraissemblablement les critiques de bon ton n'ont jamais entendu parler de Steevy Boulay. Le film "le Zèbre"entre autres a été descendu en flammes par cet hebdomadaire dit culturel à cause d'une scène montrant un couple d'homosexuels antipathiques (c'est pas bien non plus ça). Critiquer certaines catégories socio-professionnelles n'est pas bien, caricaturer leurs manies, leurs ridicules encore moins, c'est poujadiste (plus personne ne sait qui est Pierre Poujade mais entre "gendebiens" on se comprend et on a des références, (par exemple moi je sais qui c'est mais suis-je pour autant un "gendebien" ?). Enfin, les minorités dans leur ensemble sont toujours "un problème grave" (entre nous voilà un cliché bien raciste finalement car en quoi le fait d'appartenir à une minorité est-il un problème ?) et les personnes qui en sont issues toujours intéressantes et passionnantes, les étudier comme des "bons sauvages" alors. Les dirigeants de pays en développement, même quand ce sont des dictateurs grotesques, peuvent être des gars sympas, sauf s'ils s'allient aux américains.

    On notera que tous ces clichés s'inversent à droite et dans les hebdos de bon ton se voulant plus familial, ce qui revient au même quand à l'absence d'analyse réelle...(Exemple : à droite on n'est pas poujadiste mais on défend les "vrais"4efb83108a6d064cbd8b4195cdfed1ad.jpg gens et les intellectuels sont tous prétentieux...etc)

    PS : le geste du jeune égaré ci-contre montre pourtant qu'il y a tant à faire dans la recherche du bon ton...

    Certains le verront comme un signe tribal, un signe de reconnaissance de la culture urbaine, d'autres comme une menace alors que c'est surtout un couillon qui fait un doigt d'honneur.

  • Des oranges pour Chirac

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    e155baf9ad94d6895de8a9aedf7d1e3f.jpgJacques Chirac a été mis en examen pour détournements de fonds publics. Ne nous emballons pas, tout le monde sait très bien qu'il n'ira pas en prison car il a des dossiers sur tout le monde et que lui pourrait certainement causer bien du tort à l'hyper-président actuel. L'ancien président avouait des frais de bouche de 4000 francs tous les jours quand il était à l'hotel de ville. Mais en fait, je ne crois pas à ces accusations mensongères quant à sa probité, Chirac, malhonnête ? C'est comme si on me disait qu'il était capable de trahir ses amis en politique ou que Mitterrand n'était pas vraiment de gauche, ce n'est pas possible enfin ! En fait c'est de la faute de sa femme, elle n'a jamais pu se faire aux chèques et aux cartes de crédit, elle préfère de l'argent liquide sinon elle n'a pas confiance. Elle trouvait qu'évidemment toutes ces valises c'était un peu lourd bien sûr mais il fallait bien ça. Alors pour que ce petit couple de retraités s'en sortent, envoyons leur des oranges...

    On remarquera que c'est encore un moyen pour lui d'emmerder le nab...le président Sarkozy .

  • A propos du "maître de guerre" de Clint Eastwood

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    Attention, note déconseillée aux enfants de moins de dix ans...

    9a550c6b241f4094def1199b330a91ef.jpgHier, j'ai eu envie de regarder pour la septième ou huitème fois ce film de Clint Eastwood après avoir lu la critique dudit film dans un magasine dit culturel qui suggèrait doctement que "le point de vue de Clint Eastwood était un peu militariste et triomphaliste mais que cette oeuvre pouvait quand même se laisser voir" sans craindre de passer pour un immonde facho réac et militariste pro-américain (là c'est moi qui rajoute). Je rappelle l'histoire : un vétéran des "marines", le sergent Highway, un vestige des temps héroïques reprend du service après plusieurs années d'errance suite à son divorce entre bagarres dans des bars sordides et saouleries méthodiques à base de bière et de mauvais alcools. Provocateur et râleur, il est incapable de se réadapter à la vie civile, il essaie tant bien que mal de plaire de nouveau à sa femme qui dit de lui qu'il a "tout dans les couilles et rien dans le caberlot", en lisant les magasines féminins et leurs conseils pour les couples, le shériff du trou perdu où il habite a beau lui dire qu'"il ne fait 67aa6877e426f4a9d0cd5f0d5c6fb5d4.jpgpas de ristourne pour les militaires dans sa geôle", Highway ne peut s'empêcher de lui répliquer qu'"il s'était laissé dire que sa bourgeoise faisait demi-tarif pour les soldats". On le charge d'instuire un bataillon de jeunes bleubites qui n'ont aucune envie de se frotter à la vie militaire et qui sont là pour se tourner les pouces et profiter de la solde; Il se heurte dés le début à un commandant qui a fait carrière dans les bureaux et pour qui il est une offense permanente. Pour ses gamins à instruire, il est "vieux comme mes robes" et "nazebroque". Après les avoir menacé de "leur arracher le crâne et de leur chier dans le cou" s'ils ne suivaient pas le rythme, la bleusaille finit par accepter l'instruction car elle admire finalement Highway qui est un de ces héros méconnus qui n'a pas envie qu'on lui "taille des médailles dans la culotte à Jésus Christ". "C'est quand même pas pour ça qu'il finissent par se faire des langues sous la douche" mais ses hommes sont prêts à débarquer à Grenade qui loin d'être montrée comme une opération triomphaliste est décrite comme parfaitement dérisoire et un rien grotesque (Cerise sur le gâteau, Clint fait jouer dans ce film Mario Van Peebles le fils de Melvin Van Peebles réalisateur de "blaxploitation" bien supérieure aux ersatzs tarantinesques actuels). Highway d'ailleurs le sait bien car il préfère s'en aller avec sa femme qu'il a reconquise et ils laissent derrière eux les flonflons et fanfares.

    Quand je regarde un film de guerre, je pense toujours à un monsieur que j'ai bien connu : engagé à quinze ans dans dde77ddbd4b3b7e7b5e47faa22d05380.jpgl'armée de De Lattre, ayant fait l'Indochine et l'Algérie, l'armée, cette ingrate, l'avait mis à la retraite avec un tout petit grade car il n'avait pas pu passer les examens nécessaires pour grimper dans la hiérarchie (il faut dire que quand il aurait pu paser le bac qui lui aurait permis d'avoir ses galons il était en train de servir son pays en Indochine). De l'armée, il n'avait gardé que ses "Ranger's". Quand on lui demandait quel film de guerre il trouvait réaliste, il nous disait : "aucun, car aucun ne pourra montrer que la guerre c'est que tu parles à ton copain qui est comme un frère et que cinq minutes après ton copain est mort après t'avoir imploré de le sauver et demandé sa mère et que tu ne peux rien y faire". J'ai personellement tendance à penser que les seuls films de guerre qui en montrent vraiment l'horreur et la réalité sont "Johnny s'en va-t-en guerre" de Dalton Trumbo et "Full Metal Jacket" de Kubrick, la "317ème section" de Pierre Schoenderffer et peut-être "Croix de fer" de Sam Peckinpah (Quant à "Apocalypse Now" je trouve que ce film pue l'exaltation de la mort finalement). Le premier dégoûte à tout jamais de tout instinct belliciste, à moins d'être pour le moins insensible, le deuxième montre la guerre du Vietnam telle qu'elle devait être, des "kids" américains de "Hooter-city, Kansas" (Ploucville) paumés dans des combats qu'ils ne comprenaient pas ainsi que ceux de 2007 en Irak.

    9d9f8c8a40ad4ee80adbd433237b99e7.jpgJe songe aussi à un débat qui avait eu lieu dans une vieille émission de Dechavanne il y a bien longtemps au moment de la réforme du service militaire et de la fin de la conscription. On y voyait une sorte d'avorton à carrure d'ablette, les cheveux soigneusement aplatis au "pento", portant une veste à épaulettes pour compléter la musculature qui lui faisait défaut, vanter les mérites de la vie militaire, de la fraternité des casernes, des "étreintes saines et viriles" (il y avait aussi le professeur Choron en para). Bien sûr, comme d'autres, ce petit bonhomme n'avait pas fait ses classes avec le peloton mais avec d'autres boutonneux dans son genre qui s'étaient hâtés de passer les examens internes afin de monter rapidement en grade  et d'obliger leurs subordonnés à les saluer. Quelqu'un me racontait que ce genre de personnages étaient les premiers à rechigner aux exercices, accordaient beaucoup d'importance à leurs galons qu'ils n'avaient pas vraiment mérités sur le terrain et vivaient souvent cela comme une revanche de petits fils à PapaMaman qui savent qu'ils sont favorisés mais en crèvent et se rêvent en voyous qu'ils ne seront jamais car ils vivent dans une fiction. Ces jeunes gens on se demande quand ils parlent d'"amitiés saines et viriles", quand ils exaltent une armée qui n'existe pas et n'a jamais existé, si finalement eux aussi ne rêvent pas de "se faire des langues sous la douche"...

  • "Le maître d'école" - Claude Berri

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    Voilà un de mes films inavouables favoris et l'extrait est de circonstance, j'aime beaucoup monsieur Meignant et le directeur. Ah, mais avec tout ça, mon école, je t'aime quand même... Et puis moi aussi je suis "enrhubé" aujourd'hui...

    NB : Des notes plus longues dans les jours qui viennent.

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  • Retour sur l'Arche de Zoé

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    a4fa472260518ee103eff7ea24b51716.jpgLes volontaires de l'"Arche de Zoé" sont présentés partout, y compris ceux qui restent dans les prisons tchadiennes, risquant toujours vingt ans de travaux forcés, lâchés par le gouvernement, comme des pieds nickelés, des escrocs méprisants des africains mais il y a là une grande hypocrisie. Certes on doit les recadrer, certes ils étaient un peu trop idéalistes, mais le niveau de vie du Tchad n'est pas vraiment le même que le niveau de vie français, le niveau de démocratie non plus, ne parlons pas de la souveraineté réelle de ce pays qui est une plaisanterie. Que vont devenir ces gosses qui ont été vendus par leur famille ? Et qui y reviennent maintenant, voilà un sacré traumatisme, non ? A ceux qui parlent des membres de l'"Arche de Zoé" comme d'amateurs sans cervelle, qui les présentent pour certains comme des esclavagistes, on a envie de leur demander ce qu'ils ont fait pour sauver des gosses africains ou non de la malnutrition et des mauvais traitements quant à eux. Voilà une question qu'il serait intéressant de poser...

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  • Histoires d'amours contrariées de la politique locale à Evreux

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    937bdec233c1e86faa629238acf9f1b6.jpgJean-Pierre aimait bien Bruno qu'il avait soutenu lors de son élection comme député face à Anne qui sera trahie par les disputes de son camp. Bruno venait de loin, Bruno voulait simplement faire carrière disaient de méchantes langues, quoi ? Des carrièristes dans la vie politique, ce n'est pas possible ! Jean-Pierre, attristé par le départ de Jean-Louis, son mentor, son ami, se disait qu'il était le seul à pouvoir continuer son oeuvre si belle car il est bien arrivé une ou deux fois que l'on vît Jean-Louis sur les marchés, Bruno s'intéressait à Verneuil, le bruit courait qu'il était si modeste mais en fait dans l'ombre, il attendait son heure pour jeter son dévolu sur Evreux, cité riante et tellement accueilliante, en 1aa74a0d86754e4c8efcd0594f134ef8.jpgplus on lui avait dit que là-bas les électeurs étaient dociles, une bonne place en somme. Jean-Pierre se sent alors trahi et le divorce est consommé. Leur affection commune, Nicolas, avait d'abord témoigné de sa flamme à Jean-Pierre mais secrètement c'était déjà Bruno son champion.

    d35a750d8a26ca65180d8b39f58ce4fd.jpgCela pourrait profiter à son concurrent se dit-on, mais Rachid une fois élu beaucoup se détournent encore de lui et n'écoutent pas ses avis éclairés sur la ville, même si chez lui il n'y a nul clientèlisme, nulle ambition dévorante. Faché, désillusionné, son ami Olivier qui voulait de la nouveauté et de la diversité, s'est retiré, on dit qu'il médite dans un monastère à moins que ce ne soit un ashram en Inde. Rachid a quand même trouvé un nouvel ami pour partager ses conquêtes, François Bouillon, gràce à qui ils ne boiront pas...la tasse aux prochaines élections, ou autre chose. Rachid et Bruno sont des prédestinés, selon leurs noms, voilà un présage fort nous disent les échotiers locaux.

    Après ça, on se dit que la politique des "hommes nouveaux", des "hommes neufs" qui font plein de choses eux, c'est quand même autre chose...  

    Sur les photos, on peut voir Jean-Pierre en haut, Bruno Le Maire au centre, et Rachid Mameri en bas

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  • La différence entre les sociétés civilisées et les autres

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    2e756e0bc64553db369b7a6c7999294b.jpgComme chaque année avec le retour du froid, on va nous parler des SDF qui meurent de froid et faire mine de s'en soucier, l'un ou l'autre politique pleurant de grosses larmes de crocodile devant les caméras, et on ne fera rien de plus que les autres années. Dans notre monde compétitif, ils passent pour des rebuts de moins en moins supportables aux yeux des "bons citoyens" qui les exileraient bien à la périphérie des villes. Pourtant, qu'un SDF meurt de froid dans la rue, alors que Kiki le caniche nain de la charcutière ou Rex le berger allemand de l'agent immobilier sont bien au chaud, et que au fond tout le monde s'en fout du pauvre en train de mourir lentement juste devant la fenêtre souvent, c'est ce qui fait la différence entre une société civilisée, où l'on se soucie des plus faibles, où l'on se soucie de leur protection, et la nôtre, d'où on les rejette, car notre société est barbare.

  • La chanson du chevalier blanc

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    Puisqu'on en parle, écoutons le ce vaillant chevalier...(C'est très con mais tellement drôle)

  • Le syndrôme du chevalier blanc

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    41ca1624efdff3291c691dc8fa4bf509.jpgBien qu'ayant plutôt la silhouette de Sancho Pança, en moins poilue cependant, je souffre du syndrôme du chevalier blanc prêt à défendre sa dulcinée ou n'importe quelle jeune femme en détresse qui lui fera les yeux doux, prêt à sauver la veuve et l'orphelin, à me battre pour la justice et les opprimés. Bien sûr je ne comprenais que les jeunes femmes en détresse n'aiment pas les chevaliers blancs, elles préfèrent les princes noirs diaboloques, il est vrai qu'avec eux ce sera plus marrant et plus épicé mais aussi, évidemment, plus dangereux. Les princes noirs diaboliques n'en ont rien à foutre de la misère dans le monde, pensais-je, ou des petits enfants au ventre trop ballonné, ils pensent surtout à leur pomme et ce n'est pas eux qui iraient se ridiculiser en allant, lance au vent, 3f0f5ea1f23da03157bba68224812f85.jpgembrocher des moulins. Parfois, en tant que chevalier blanc, je voudrais bien cacher mon armure mais la passion qui m'anime quand je constate un fait qui me met en colère roule en moi comme une rivière sortie de son lit dans le midi après des manipulations de promoteurs immobiliers qui font construire n'importe où. Et puis j'ai regardé dans le miroir où j'ai vu un petit gros à l'air content de lui, un peu trop bon vivant, ça lui fait mal aux genoux, je me suis dit qu'un petit gros avec des aspirations de chevalier blanc et des rêves de héros romantique en chemise à jabot c'est un peu absurde, ça la fout mal en fait pour l'image icônique mais qu'importe après tout. Inch'allah, Bukra, Maalesch, qui veut dire, c'est sans importance, Dieu m'aidera, comme je dis toujours...

    Note personnelle : Tiens ça me donne envie de revoir "Sacré Graal"

  • "Bloqueurs" et "Débloqueurs"

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    92add9dbbbe335b56b470d1fd5773291.jpgCes derniers jours, il y a d'un côté les "bloqueurs" de fac, une majorité en Sciences Humaines d'ailleurs, ce n'est pas un hasard me semble-t-il, et de l'autre "ceux qui veulent travailler". Ce n'est certes pas malin de bloquer les universités et tout le monde sait la différence qu'il y aura entre un vote réellement démocratique à bulletins secrets et un vote à main levée, de plus certains étudiants étant déjà précaires, c'est les entraîner vers plus de précarité encore en les empêchant d'assister aux cours car tout le monde n'a pas PapaMaman derrière pour financer les études de leurs rejetons, ou leur trouver du boulot plus tard s'ils n'ont pas bien travaillé, malgré toutje ne sais pas ce que l'on peut ressentir en entrant dans un amphi escortés par les CRS ? Cela doit faire "bizarre" non ? De plus, vouloir lier le monde du travail à l'université n'est pas blâmable en soi, dans une société idéale, car dans la nôtre cela entraînera la fin à plus ou moins long terme des filières littéraires artistiques et musicales (pour beaucoup d'étudiants et d'adolescents en général, "ça ne sert à rien") et des "Sciences Humaines" qui ne présentent aucune rentabilité à court terme et qui, c'est vrai, ne mènent, en France, qu'au professorat. Dans ces matières, croyant jouer l'ouverture et la jeunesse d'esprit, beaucoup d'enseignants se laissent avoir étudiant des textes de rap ou privilégiant les articles de presse ou de "témoignages" au détriment de l'imagination et de la création. Il faut dire que ce ne sont pas des matières qui favorisent la docilité et la révérence, le désir de performance et de compétition.

  • Le goût de Londres - Allons donc à London

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    Le charme des friches industrielles
    "Alors que je me morfondais dans un pub du coeur de Londres, lisant l'amour monstre de Pauwels, me vînt une vision dans l'eau de seltz..."
    35682f485bcdac3b0cfbb7d673fc38ec.jpg Il manque à ce recueil de textes sur Londres cette chanson de Gainsbourg qui donna de la poésie au béton et aux grandes villes, il y manque aussi Stevenson, Wilde ou même Conan Doyle voire Hanif Kureishi, certes, on ne peut pas mettre tout le monde. Il fût également question à profusion dans cette collection de livres du Mercure de France de villes ayant un statut d'endroits exotiques ou plaisants. On voit que, comme toute grande ville tentaculaire, Londres est multiple, de ses quartiers chics ronronnants à ses bouges attirants. On y lira des textes de Michel Déon, Julien Gracq, Pierre-Jean Rémy, Jules Vallés et Dickens. La visite est superbe, mais on eût préféré un point de vue peut-être plus littéraire et plus éclectique. Cette ville le méritait selon moi....

    2335287d5bce00a41a46c0c316745bee.jpgCar j'aime beaucoup Londres, l'Angleterre et les anglais, l'"understatement" (l'humour au second degré permanent consistant à surtout ne pas se prendre trop au sérieux), les "fish and chips" délicieusement gras et dégoûtants à manger, j'aime le "Doctor Who", "le Prisonnier", Steed et Madame "Pêêl", la Pop anglaise et les excentriques (les français ayant toujours peur du ridicule hésitent à s'affirmer), par contre je n'aime pas la bière tiède. J'aime bien cette ville sans prétentions où l'on peut parler de tout sans avoir besoin pour cela de se lancer dans une compétition pour montrer qui a la plus grosse... culture. Il y a la précarité, les contrats "kleenex", mais il n'empêche que Londres est la ville la plus dynamique d'Europe même si elle est moche et que c'est une jungle de friches industrielles.

    La France est un pays où les jeunes ont des ambitions et des programmes de vie de personnes âgées, ressassant jusqu'à la nausée les problématiques posées par leurs aînés. En Angleterre, ce n'est pas le cas... 

    Note personnelle : les séries anglaises actuelles, bien loin des pensums lourdingues français ou des crétineries pour ménagères de moins de cinquante ans tout aussi "prêchi-prêcha", arrivent à aborder tous les sujets, de l'immigration, "Royal de Luxe" (vraiment très drôle), se moquant des préjugés xénophobes des deux côtés, à la politique ("The new statesman") ou la vie de bureau ("The office").  

    Titre : Le goût de Londres | Auteur : Bernard Delvaille | Editeur : Mercure de France

    Lien permanent Catégories : Livre
  • Les Coeurs visiteurs

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    Campagne Noël 2007
    message de l'association d'intérêt général
    "Clowns Z'Hôpitaux", les Cclowns hopitalurs visiteurs

    Un chaleureux MERCI à celles et ceux qui ont déjà répondu à nos précédents appels !

    Agissez à travers nous en soutenant nos interventions :

    Garches,La Rochelle , Lyon, Maurepas, Mende, Périgueux, Perpignan, Poitiers, Strasbourg (Saverne), Toulon, Toulouse,
    et bientôt : Aurillac.

    J'ai noté que 100% de cet argent financera les actions et que 60% de ce don ouvre doit à une réduction de l'impôts 2007 ! .
    clown à l'hôpital
    Offrez des " Journées Clowns " aux enfants malades et à nos ainés...
    3 façons de nous aider ;

    Choisissez la ville où vous souhaitez nous aider et le montant de votre aide ici
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    MERCI de votre solidarité !

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    cnil@clown-hopital.com Tél : 06 27 59 65 18 www.clown-hopital.com

  • Les "Yes Men"

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    Le canular comme arme de destruction massive
    ccb3c33412357533a75afdb3ae6a3e82.jpgAndy Bichlbaum et Mike Bonano se moquent des tenants du libéralisme en les prenant à leurs propres pièges. Et plus le piège est gros et voyant, mieux c'est. L'un d'eux se fait passer pour le docteur Unruh, un scientifique, et propose de recycler les excréments des pays riches en hamburgers pour les pays pauvres, pendant que l'autre propose la dissolution de l'OMC pour revenir à quelque chose de plus équitable, par exemple. Ils s'introduisent dans les forums de 3936e71e90dc64c4860085831df3134c.jpgréflexion libérale et poussent la logique des chefs d'entreprises et hommes d'affaires présents jusqu'à l'absurde. L'esprit de sérieux mène souvent à la catastrophe dans ce genre de projet, ou à une écoute ponctuelle mais volatile. En la ridiculisant, l'imposture du système est beaucoup plus évidente.

    Cliquer sur les images mène à leur site

    Titre : Les Yes Men | Auteur : Collectif | Editeur : Découverte (La)

    En vidéo, le pacte Hulot vu par quelques hommes politiques qui se sont fait piéger