mardi, 13 novembre 2007

Norman Mailer est mort - une critique des "mémoires imaginaires de Marylin"

Dans le cerveau d'un mythe...
f941da17a17183ac442fccf8790f7a45.jpgLorsqu'on lui demanda pourquoi il écrivit ce livre sur Marylin, Mailer, écrivain, "homme de gauche" et "conservateur", boxeur esthète, lutteur jusqu'au bout, athée convaincu puis croyant fervent, mais sans y perdre quoi que ce soit de son goût pour la liberté, contredisant ainsi nombre de préjugés, répondit lapidairement : "pour le fric". Il n'empêche que c'est le meilleur ouvrage écrit sur un des plus grands mythes du cinéma qu'il décortique bien mieux que "Blonde" par exemple de Joyce Carrol Oates, la femme-enfant qui encourage les instincts protecteurs des hommes, l'être humain blessé et déphasé. Sa blessure morale est restée ouverte toute sa vie qui se termina mal. A-t-elle été exécutée à cause des Kennedy ? S'est-elle tout simplement suicidée ? Il fallait bien que ça se termine tragiquement pour parfaire la légende.
b915a8442ac561c3f5b9951b00e70add.jpg Son dernier rôle, dans les "Mistfits", qu'on s'accorde souvent à considèrer comme le meilleur parce que ce n'est pas une comédie, est aussi le plus proche d'elle. Sadiquement, Henry Miller réécrivait les scènes après leurs disputes continuelles, mettant en valeur ses déséquilibres. Quand elle est dans le désert avec les chevaux sauvages, Clark Gable et Motgomery Clift, d'ailleurs elle ne triche pas, c'est elle qui hurle contre la cruauté des hommes et leur profonde bêtise, et elle qui se sent si seule.
Je préfère me souvenir d'elle dans "Sept ans de Rélexion", la "fille d'au-dessus", où elle se moque intelligemment de sa propre image et s'y montre profondément fine, vraie et pleine d'humour, lorsqu'elle révèle au personnage de Tom Ewell ce qui est bien en lui à la fin.

Titre : Mémoires imaginaires de Marylin | Auteur : Norman Mailer | Editeur : 10/18

PS : J'ai eu la chance d'apercevoir Norman Mailer une fois lors de l'enregistrement d'une émission spéciale de "Nulle Part Ailleurs" en 1995 (à laquelle j'assistais dans le public en voisin, j'habitais le XVème) qui lui était consacré, un type comme ça respire le charisme, la force de caractère, la combattvité 

12:55 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, Cinéma | |  Facebook

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