mardi, 30 octobre 2007
J'aime pas Halloween - par le Père Fouettard
Demain dés potron-minet, des milliers de petits crétins sans cervelle (on est maintenant à peu près sûr que c'était un jour d'Halloween que Gilles de Rais eût soudain des pulsions homicides), conditionnés par leurs parents plus ou moins consciemment, pour devenir de parfaits petits consommateurs, vont débouler dans la rue déguisés l'un en sorcière, l'autre en mort-vivant pour réclamer des trucs dégoûtants qui n'améliorent pas l'hygiène dentaire. Les plus grands organiseront des fêtes sur le même thème en allant acheter tout le matériel au supermarché du coin qui s'en frottent les mains de plaisir non pas solitaire mais commercialement collectif. Les encore plus grands des gosses se colleront quant à eux devant des films d'horreur à la mode ces dernières années, le genre de sottises de
plus en plus sadique et cruel qui a la côte : "Saw"et le remake sans cervelle de "La Colline a des yeux" entre autres car les films d'horreur des années 70 et 80, aussi nuls soient-ils, avaient au moins un tout petit peu de fond, maintenant c'est encéphalogramme plat. D'autres dénoncent cette fête comme une résurgence païenne de traditions celtes, ce qui est effectivement le cas à la base, mais dramatisant la chose lui donne encore plus d'importance, plus rarement l'humour noir et le fait de se déguiser, loin d'être une façon de rendre un culte à une ancienne divinité ou de se laisser arnaquer par une connerie permettant de vendre encore plus de cochoncetés inutiles telle la majorité du troupeau assujetti aux marchandises, étant aussi des manières d'exorciser l'angoisse causée par la mort, mais aussi par la différence, le hors-norme, la bizarrerie ou l'originalité, de moins en
moins visibles dans notre société qui ne veut pas en entendre parler. Personnellement, j'aime beaucoup les deux films adaptés de "la Famille Addams" : quand on joue la comédie à l'école, on va jusqu'au bout, quand on fait un spectacle sur la dinde de Thanksgiving, on dit la vérité des faits et non ce qui arrange, les jeunes filles wasp bien propres sur elles y sont d'épouvantables psychopathes, l'une est une "veuve noire" et l'autre une gamine gâtée jusqu'à la névrose. On n'y exprime pas autre chose que dans "Freaks" de Tod Browning, la monstruosité c'est ce qu'il peut y avoir dans le coeur des gens, pas leur enveloppe corporelle.
Les photos de haut en bas : L'oncle Fétide regarde l'album de famille avec Pugsley et Mercredi Addams, l'oncle Fétide et son copain Lurch, le majordome, dans la série des années 60, Morticia lit une histoire à ses deux charmants enfants.
14:40 Publié dans Article | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : Littérature, Politique |
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Commentaires
Ecrit par : NoNo | mardi, 30 octobre 2007
Ecrit par : Amaury | mardi, 30 octobre 2007
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