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mardi, 30 octobre 2007
Conversation avec un inspecteur des finances
C'est très intéressant de prendre le car pour aller d'Evreux à Vernon, non seulement on croise des personnes souffrant d'une misère sans nom, des travailleurs précaires, des jeunes en difficulté, mais on peut aussi y rencontrer un inspecteur des finances, à un poste de responsabilité assez élevé semble-t-il, et tout ce qu'il y a de plus authentique travaillant à Bercy. Celui-ci avait commencé à discuter avec le monsieur qui était à côté de lui, j'ai très impoliment écouté ce qu'il disait et lui ai posé quelques questions pour avoir confirmation de ce que je pensais. L'état vend son domaine car il a aussi dilapidé ses ressources, et va licencier encore plus de personnel d'ici quelques années dans toutes les filières : ne vous attendez pas à plus de moyens dans l'Éducation ou la Santé par exemple. Ceux qui ont un statut et des acquis resteront en place en leur garantissant ces acquis, pour qu'ils restent tranquilles, tandis que les nouveaux arrivants seront engagés sur des bases beaucoup moins avantageuses. C'est déjà le cas, l'on fait d'ailleurs passer des régressions pour des progrès plus rationnels. Tout cela, l'inspecteur des finances le disait avec le plus grand calme, un calme qui faisait froid dans le dos. Tout le reste n'est que de la poudre aux yeux.
Après avoir entendu cela, le train de vie des ministres qui se plaignent, de nos dirigeants et de leur cour, des nantis qui se cooptent et se reproduisent entre eux, paraît encore plus immoral. Il semble bien qu'une certaine nuit du 4 Août, des naïfs ont bien cru éliminer les privilèges, que diraient-ils aujourd'hui ?
J'aimerais également que quelques uns de nos hommes politiques se retrouvent un jour dans le cas de Jean-Marc Sylvestre admis aux urgences après un accident vasculaire. Lui qui chantait les louanges de la déréglementation et du "laisser-faire, laisser-aller", il s'était rendu compte que le système de santé français, tellement "archaïque", et son personnel étaient efficaces. Il s'était alors laissé aller à conseiller de le maintenir coûte que coûte car c'est à ce système tellement "archaïque" qu'il devait la vie...
11:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : Politique, UMP, PS, PCF, MPF, P2V, LO |
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