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  • Bientôt la rentrée du petit Nicolas sur ce blog...

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    Les teasers ("tizeures") sont à la mode, donc à mon tour, comme il me manque, le petit Nicolas qui était en vacances, revient bientôt sur ce blog, gràce à lui je retombe en enfance (il faut dire que c'est bientôt la rentrée). On trouve les anciennes aventures sous la rubrique écriture en lien ici ou ci-contre à droite...

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    Lien permanent Catégories : Écriture
  • Alphaville 1.0

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    Une page sur le film de Godard

    Cette note t'est toute spécialement dédiée, toi qui m'a fait découvrir ce film en comparant les couloirs de Nanterre aux décors de cette oeuvre, et puis tu ressembles tant à Anna Karina...

    Bienvenue à Alphaville 1.0 la ville du présent perpétuel

    7fe5af528a5b8aae917ad4d0f1dd7b9c.jpgIl y a quarante ans, Lemmy Caution recherchait la fille du professeur von Braun, créateur de l'ordinateur qui s'occupait de toute la cité, Alpha 60, et redécouvrait l'amour avec elle. Dans Alphaville, il n'y avait pas de sentiments, pas de pitié ou de compassion, pas de sentiments non plus, pas de passion, pas de joie, pas de colère, seulement la raison et un bonheur fade et gris imposé aux êtres humains. Il n'y avait que le présent à Alphaville, car le passé est inutile pour obéir et s'intégrer à l'économie, pour être efficace, il n'y avait pas de futur non plus car l'on devait satisfaire ses besoins de consommation tout de suite sans songer au lendemain, assouvir ses fantasmes et ne pas sortir du cadre, demeurer dans la norme du ea745128800f7955ea781e67a21369f9.jpggroupe auquel l'ordinateur affectait les individus. Et tant pis pour ceux qui refusaient de se soumettre, d'offrir leur allégeance et d'oublier leur humanité, ils étaient torturés de manière atroce par Alpha 60 de la manière la plus cruelle, la torture morale et psychique. L'être humain rejeté par la société, même quand il souhaite ce rejet, survit très peu de temps car il ne sait pas vivre seul, il a besoin des autres ce qui est sa force et sa faiblesse.

    654381cadeda7fd9f343c18609c9512d.jpgDepuis quelques années, les scientifiques, les économistes, les politiques, les citoyens, l'humanité toute entière ont participé à l'amélioration d'Alphaville pour arriver à la nouvelle version du logiciel : Alphaville 1.0. Le passé et le futur n'y ont pas disparu, ils sont simplement inclus dans le présent qui reste perpétuel : l'histoire du passé, un passé défini une bonne fois pour toutes par les intellectuels de la cité, est nuancé selon les groupes sociaux et leurs caractéristiques mais il consiste surtout en clichés et a-priori commodes à saisir et le moins complexes possible afin de ne provoquer aucune réflexion, le fait de diviser la vie politique en plusieurs camps et les théories qui en découlent laissent aux citoyens l'illusion de la liberté et la démocratie, la foi religieuse est réduite elle-même à une simple idéologie, une eschatologie rassurante, se faire peur pour se rassurer mais ne plus croire. Il était prévu au départ d'y adjoindre plusieurs traitements chimiques et télévisuels pour conditionner les habitants d'Alphaville mais ceux-ci, contre toute attente, se sont laissé faire sans aucune rebellion et ont accepté pleinement leur soumission. Lemmy Caution est le seul à avoir pris connaissance de ces plans, il est mort quelque part vers la porte de Brandebourg dans le Berlin réunifié de 1990. On ne sait s'il s'est suicidé ou si on l'a éxécuté.

    81fe3e772e8d6fb370323a1386fba264.jpgIl apparaît selon nos sources, quelques inadaptés rejetés dans les quelques "cités extérieures" existant encore à ce jour, qui ont gardé des documents de propagande de la cité, qu'Alphaville 1.0 est désormais obsolète aux yeux des dirigeants de la ville tentaculaire qui s'étend maintenant quasiment partout sur le globe, il n'y a plus beaucoup d'endroits des temps anciens ressemblant aux "cités extérieures", la Terre est devenue un non-lieu, un endroit où l'homme est presque inutile, et obsolète lui aussi. Alphaville 2.0 est déjà prêt, le nouveau logiciel permettra de fournir le bonheur absolu et quasi éternel à de rares privilégiés pendant que la masse du reste de l'humanité sera maintenue à dessein dans la précarité, précarité dont on lui fera croire qu'elle peut ne pas durer à e2b89c50d7ce7842e859a3b963fe5c19.jpgcondition de se soumettre, de perdre jusqu'à leur intimité, des émission de télévision les y encouragent déjà. Il n'y a toujours pas d'amour à Alphaville, seulement des émotions frelatées, obéissant à un code strict qui entretienne l'illusion de la normalité. Elles suffisent car les véritables émotions, la colère, l'amour, la joie, la peine, sont beaucoup trop déstabilisantes et amène l'individu à se poser des questions inutiles.

    6cde33c4f1129b2d1f3d2520b112ec45.jpgIci, à Alphaville, les évènements censés fonder notre civilisation ont pu se passer il y a 1000 ans comme il y a dix siècles, ou hier, personne ne s'en soucie, tant que les machines qui facilitent le travail et les échanges, ou le flux d'informations, sont améliorées quotidiennement, bientôt elles seront reliées à notre système nerveux et en nous gràce à la nanotechnologie. Il suffira de présenter cela comme un progrès et ridiculiser les prophètes de mauvais augure qui ont souvent raison il faut bien le reconnaître, du moins selon leurs critères. Tout le monde aura bientôt oublié les écrivains, les musiciens, les cinéastes, les peintres, les poètes, les philosophes et les créateurs qui ouvraient à d'autres mondes, à d'autres possibilités, à une vie plus libre, et Alphaville s'étendra alors à tout le système solaire... 

  • Empirisme organisateur

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    59759e55063cb4be05c5a7611b00cf84.gifQuand on saura que cette notion vient de Maurras, cela fera peut-être bondir du fait de la réputation sulfureuse de cet auteur, mais c'est bien dommage, car elle serait bien utile à étudier. Peut-on gouverner avec de grands principes que l'on essaye d'appliquer en les plaquant sur une réalité sociale et économique ? Cela ne fonctionne jamais, quels que soient les principes, ceux-ci soient-ils aussi généreux et solides que possible. Cela ne signifie pas pour autant que la politique doit être amorale et ne pas garder à l'esprit les grandes idées. Personellement, comme d'autres avant, je répugne que l'on fasse mon bonheur, ou ce que l'on imagine tel, contre mon gré, choisissant des solutions qui, ainsi qu'à d'autres individus, ne me conviendront pas. La plupart des politiques fondées uniquement sur des grands principes, des belles idées, se terminent à peu près toujours par des régimes totalitaires. Enfin, ces théories ne tiennent jamais compte de la nature humaine. 

    c7a4e7401e290a2412986f19e4b1fab0.gifEn gouvernant ainsi, en plaquant artificiellement l'idéologie présentée comme la panacée, on se prive aussi de solutions qui paraissent la contredire. Ainsi certains refusent des actes de bon sens interprétés comme autant de trahisons ou de compromis avec leurs beaux et grands principes. Ce n'est pas simplement écologique de faire d'une centre-ville un quartier sans voitures, une concession à des intégristes de l'air pur et des animaux, c'est revenir à la tradition des aïeux qui se rencontraient sur la place de marché, ce qui permettait à la communauté de vivre tout comme l'église était réellement un lieu de vie, une agora où le comportement de nos ancêtres nous auraient certainement choqués, même si cela n'impliquait absolument pas moins de respect des sacrements de leur part, bien au contraire. On retrouve un peu ça dans les cérémonies proche-orientales qui durent il est vrai très longtemps, parfois trois heures : les hommes allument une clope, sortent prendre l'air, les gosses courent un peut partout, les femmes échangent les nouvelles.

    a014e068816727f22b9847f13e01ace3.gifEn appliquant comme politique les solutions qui fonctionnent, qui apportent le plus de bien à la communauté, sans se soucier de leur orthodoxie quant aux idéologies, il y aura peut-être un peu plus d'équité. Certes, pour un croyant le bonheur n'est pas de ce monde mais je ne crois pas que Dieu interdise que l'on aide son prochain. Pour les militants les plus convaincus, les plus soucieux de leurs grandes et belles théories, je serai au mieux une girouette ou un opportuniste, un type qui ne croit à rien. Je crois en Dieu fermement et définitivement, je partage totalement la loi morale issue de l'Évangile et de la Bible, mais je me refuse à croire à n'importe quelle théorie globalisante aussi généreuse, aussi morale fût-elle car elle ne sera que ponctuelle, elle ne sera que conjoncturelle même si elle contient quelques vérités que l'on peut partager comme je me refuse à ce que la Foi soit réduite à une simple idéologie de pouvoir car elle est largement plus grande que ça (NB : l'être humain a aussi souvent du mal à voir plus loin que le bout de son nez et pense presque toujours le monde à partir de sa seule expérience et s'arrête là). 

    De haut en bas : les portraits de Léonard de Vinci, Castillo, et Hume quelques philosophes dits "empiristes"

  • Ma rentrée...

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    ce23d4b208e0fb799ae256dd046c566a.gifJ'ai mis du temps à me l'avouer mais je suis bien dans ma vie de prof (certainement à Vernon cette année), j'aime ça même et tout sera parfait quand je serai titularisé. Depuis quelques jours, je croise des anciens élèves qui me remercient de ce que je leur ai apporté en tant qu'enseignant de Lettres/Histoire. Cela vaut de l'or ce que ces jeunes me disent. Certes, je ne suis pas devenu pour autant Gérard Klein (je n'ai pas mon permis moto) mais cela me rassure sur moi et me redonne confiance. Il y a parmi eux des jeunes mamans, des jeunes pères aussi, il y en a qui n'ont pas changé, mais la plupart du temps, ils sont allés beaucoup plus loin que l'avenir sombre qu'on leur prédisait. Souvent, on ne leur montre aucune confiance, on pense qu'ils sont nuls, qu'ils n'ont pas envie de mûrir : leurs erreurs, leurs manquements, ils les connaissent, ils savent très bien pourquoi ils en sont là, ils ne demandent qu'une autre chance et qu'on leur montre ce qui est bien en eux et non qu'on leur rabâche leurs parcours chaotiques. Cela ne signifie pas faire preuve de sensiblerie ou de laxisme mais les aider. Et c'est ce qui me permet de me réaliser car ils m'apportent aussi beaucoup.

    On pourrait disserter sans fin sur les gros problèmes de l'école, le manque de formation des enseignants, l'absence de reconnaissance quant à cette profession, en particulier des plus précaires, les moyens restreints, l'intérêt de telle ou telle méthode, les valeurs apportées aux élèves, si généreux soient les principes, si droits soient-ils, on oublie souvent que l'on a affaire à des personnes. Parfois le "courant passe", parfois non, c'est juste la vie, cela ne me décourage pas..

    Bonne rentrée...

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  • Questionnement

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    Je me demande si je ne vais pas arrêter ce blog dont je suis l'auteur, j'ai l'impression que son contenu n'apporte rien de bon, que j'y perd beaucoup plus que cela n'apporte, surtout la discorde en fait, et entretient la colère et le ressentiment, et je vais me remettre à écrire pour de bon le roman que j'ai en tête. Voilà qui serait plus positif.

    Je ne me rendais pas compte à quel point les mots peuvent blesser, à quel point un "bon mot" peut être dangereux, à quel point ce que l'on écrit entraine comme responsabilités. Cela ne mène à rien de bien et j'ai l'impression qu'un gouffre s'ouvre toujours un peu plus sous moi, et que cela ne fait que créer des murs toujours un peu plus hauts.

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  • Jackson Pollock au travail

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    Les pays totalitaires rejettent cette forme de création au profit d'un "réalisme" idéologique au service du tyran en place (les nazis rajoutant la notion d'"art dégénéré", les staliniens préférant taxer les oeuvres hors des normes fixées par le régime plus simplement de "délires bourgeois"), que ce soit le mix entre Castro et Mère Thérésa, si l'on comprend bien ses partisans, actuellement à la mode, au Venezuela, "il presidente" Chavez, ou Pinochet. L'art abstrait est ici comme un improvisation de Jazz, comme un morceau de Mingus ou Max Roach. J'aime beaucoup Pollock pour cela, cet artiste abstrait exprimant sa sensibilité, son âme, son coeur, ses entrailles, sans se soucier d'épater le bourgeois ou de plaire aux élites auto-proclamées...

    NB : Dans "l'art dégénéré" voisinaient Picasso, Max Jacob, modernes cubistes et abstraits, mais aussi Rembrandt considéré comme un artiste "juif" ainsi que Rubens et d'autres.

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  • Et maintenant quelque chose de complètement différent : Une page de publicité

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    Royal_rabbin
    Vidéo envoyée par _melka

  • Des promesses toujours des promesses ! - les impôts

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    6e26edbccc8e5bf58f9636b0e9bae71c.jpgLes feuilles d'impôt tombent dans les boîtes, c'est l'automne ! La mienne vient d'arriver, la somme demandée équivaut à 67 % de mes revenus mensuels sans avoir le droit à la prime pour l'emploi contrairement à l'an dernier avec les mêmes revenus. On est très loin des promesses du candidat Sarkozy. pourtant, je respecte toutes les conditions, je me lève tôt, je travaille depuis longtemps, je ne compte pas mes heures et je déteste l'oisiveté. Serait-ce que l'on m'aurait trompé ?   

    On agrandit le "strip" de Snoopy en cliquant dessus

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  • "Uncle's Tom cabana" par Tex Avery

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    God bless Dailymotion ! Je l'ai retrouvé...

  • Les problèmes domestiques des animaux

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  • L'Affaire du voile - une enquête de Jack Palmer

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    Palmer ize back in ze djungle of ze cities !
    Jack Palmer, le détective pseudo-américain calamiteux inventé par Pétillon, revient dans cette nouvelle aventure où il approche les milieux musulmans intégristes ce qui semble être un pléonasme pour de nombreux observateurs. La fille d'un couple de "bobos" vivant séparés a disparu. Pour Palmer, elle a été embrigadée par des islamistes et s'appelle maintenant Fatwah. Bien sûr, il se trompe complètement, mais ne dévoilons la fin de l'histoire au suspense insoutenable. Pétillon décrit ici la sottise des religieux islamistes, l'absurdité des règles auxquelles ils se soumettent, et insiste également sur l'existence d'une majorité de musulmans parfaitement intégrés à la société française.

    A ne montrer que les plus extrêmistes, on ne fait qu'imposer leur point de vue progressivement comme ce qui s'est passé d'ailleurs dans les territoires palestiniens où la bêtise occidentale, des pro-israèliens acharnés aux pro-palestiniens acharnés, fait encore des ravages en poussant les uns et les autres à l'affrontement en plaquant sur ses populations, comme on le fait en France sur les musulmans, des fantasmes coupés du réel. Pétillon a un point de vue nuancé et intéressant qui a le mérite de ne pas être du tout manichéen et d'être intelligent.

    Titre : L'affaire du voile | Auteur : René Pétillon | Editeur : Albin Michel

    Le début de l'enquête ci-dessous (cliquer sur l'image pour agrandir)

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  • Je suis catho, est-ce grave docteur ?

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    cca62b43d3403f0e564c040329c7d0ae.jpgLa plupart du temps, quand j'en viens à parler avec quelqu'un que je connais peu de religion, la première chose que les gens disent est : « Je respecte ta foi mais j'aime pas les intégrismes ». On se demande où commence l'intégrisme pour eux, c'est assez simple et ça se réduit à deux ou trois questions simples : « T'es pour ou contre le préservatif ? » ; « T'es pour ou contre les homosexuels ? » et « coucher avant le mariage, est-ce que ça te choque ? ». Si on répond mal à une des trois questions, on est intégriste, une graine d'inquisiteur. La foi ne se résume qu'à ces trois questions, le reste comme la doctrine sociale de l'Église, les rites, la liturgie, la spiritualité venant très loin derrière. Personne ne comprendra jamais qu'en matière morale, le Pape propose un idéal de vie aux croyants, sans que cela ne soit un Diktat arbitraire. Y compris quant à l'avortement et la contraception chaque cas personnel est considèré comme unique, de là aussi l'erreur de beaucoup d'associations anti-avortement. En tant qu'intégriste potentiel, je me trouve cependant très en retard, n'ayant jamais fait brûler de jeune femme aux moeurs légères, ou fait marcher sur des braises un hérétique.

    da112637a3e68198c5476912a1decdb4.jpgComme argument massue, on me sort alors généralement toujours à ce moment : « Et l'Irlande ? Hein ? ». En Irlande, comme sur beaucoup d'autres terres et tout au long de l'histoire, la foi catholique, comme d'autres fois religieuses ou idéologies généreuses à la base, est devenue un prétexte commode pour des massacres sanglants injustifiables. Pour l'instant d'ailleurs, je connais peu d'autres religions qui ont reconnu leurs responsabilités et fait leur repentance, même si aux yeux des plus exigeants, elles interviennent tardivement. Autre argument massue : « Et l'Inquisition, hein l'Inquisition tu vas dire quoi ? ». L'Inquisition est perçue comme une police politique et morale de l'époque mais bizarrement les historiens, depuis quelques années, démontrent que loin d'être bridée la sexualité sous l'Ancien Régime y était très crue et tout à fait naturelle, voire choquante à nos yeux modernes en ce qui concerne l'éducation des enfants (cf : « L'enfant et la vie familiale sous l'Ancien Régime » de Philippe Ariès).

    Les catholiques pratiquants, qui représentent à peu près 2% de la population totale française, une toute petite minorité, sont pourtant encore considèrés comme très dangereux sur le plan des libertés et d'un retour éventuel de l'ordre moral, des épouvantails faciles qui évitent de regarder ailleurs, là où le problème se pose vraiment, on s'étonne toujours de voir si peu de personnes "libérées" prendre position fermement contre l'excision par exemple. D'ailleurs, il y a un paradoxe, on trouve que les cathos sont pudibonds mais ils doivent parler de sexe tout le temps, est-ce à dire que ceux qui leur posent des questions à ce sujet ont un problème là-dessus, avec le sexe ?, il n'y a qu'un pas que je me hasarderai à franchir car il est bien 6515f26166dac6e28ff3ef6827457ab5.jpgconnu que maintenant l'être humain est libéré de tout tabou et de toute frustration. J'imagine aussi que dans les familles libérées, PapaMaman disent aux enfants afin de leur garantir une éducation de qualité faisant d'eux des personnes tout aussi libres : « Mais oui, mon grand chéri/ma petite fille, baise avec qui tu veux, c'est pas grave, c'est sans conséquences, et si tu fais un gosse par inadvertance, tu avorteras bien sûr, l'opération est anodine ». Je n'en connais pas personellement de parents de ce type ou plutôt j'en connais d'un style un peu différent qui ne le dira pas aussi crûment mais fermera les yeux sur les écarts sexuels de fiston ou fifille tant que le fruit de leurs ébats réussit à l'école qui finira bien par se marier ou vivre en concubinage avec quelqu'un de bien fréquentable (du même milieu) un peu plus tard.

    Quant à moi, bouture d'intégriste donc, je me rappelle que nous avions à la maison un très beau livre montrant de manière très directe et très belle les différents organes liés à la reproduction et leur fonctionnement abordés d'une manière qui évitent de voir la chose seulement comme une gymnastique mécanique, ce genre de livre je ne le trouvais jamais chez mes petits camarades éduqués plus laïquement qui quant à eux découvraient les merveilles de la nature gràce au spécialiste "es pornographie" qu'il y a dans toutes les classes de collège, généralement un gamin boutonneux très nerveux qui se ronge les ongles et s'invente des amours digne des "Onze mille verges" ou des "Mémoires d'un jeune Don Juan", et ne connaît comme compagne que la veuve Poignet et ses cinq filles.

    79852c878b6049085f6afa0fdca8917f.jpgJ'ai l'impression que depuis quelques années les choses se radicalisent, à l'université, j'étais à Paris X Nanterre, il n'y avait pas de réactions aussi violentes qu'il peut y avoir maintenant bien que l'on abordât devant moi les sujets cités plus haut de la même façon en ajoutant avec un peu de commisération à l'égard de l'obscurantiste que j'étais sûrement et que je dois toujours être : « Mais toi c'est pas pareil ». Cela dit, cela ne m'a jamais empêché de lier de nombreuses amitiés. Il est d'ailleurs étonnant que devant le nombre de cathos considérés de la même manière, personne ne se soit dit que chaque catho est une exception en quelque sorte et qu'il est trop facile de cataloguer. Tous les cathos ne votent pas de Villiers ou le Pen, ou Sarkozy, bien loin de là. Tous les cathos ne sont pas ces coincés caricaturaux que l'on voit dans tous les films français quand ceux-ci veulent traiter le sujet. A Jérusalem lors de mes deux ans de volontariat au sein d'une ONG catholique, horreur et putentrailles !, nous allions boire de l'alcool dans les bars côté ouest ou à Tel Aviv, et il arrivait même que certains et certaines d'entre nous aient des relations amoureuses avant le mariage, ohmondieu ! Nous avions en outre pour la moitié d'entre nous pour collègue et supérieur direct deux homosexuels affirmés ce qui ne nous a jamais posé de problèmes quelconques, bien au contraire ceux-ci nous ayant toujours aidé sans préjugés aucuns.

    Au PS d'Evreux, on m'avait dit que j'étais le seul catho pratiquant, un animal exotique étrange, ce qui m'a fait rire un peu plus tard quand je m'en suis rappelé en croisant un des responsables du parti à la messe dominicale et une des candidates aux dernières élections, sans oublier que beaucoup de militants ont commencé à la Jeunesse Ouvrière Chrétienne d'où sont issus les prêtres ouvriers. Les BCBG et les enfants bien habillés et bien lustrés sont les arbres qui cachent la forêt. Je me souviens pour ma part avoir rencontré -étrangement- peu de membres du « Rotary's Club » dans des paroisses du Nord que je connais un peu, à Roubaix ou Croix. Par contre, quand les croyants 5fc50f9cfe5c752e928d4e52c6a4986f.jpgconfondent leur foi avec une idéologie, cela pose problème car elle n'est pas réductible à une simple théorie politique. Malgré tout, maintenant, pour de nombreuses personnes, la foi est comme un butoir, elle empêcherait d'aller plus loin dans une relation amoureuse pour beaucoup qui ont tout simplement peur d'être jugés et mal jugés puis condamnés à je ne sais quoi.

    Ce qui est rigolo je trouve est que certaines de ses personnes sexuellement libérées reproduisent finalement au bout du compte des schémas relationnels très classiques, je me souviens quant à moi d'une jeune femme, brillante dans ses études, très élégante, amoureuse d'une autre jeune femme, toute aussi brillante, fonctionnaire europénne en devenir qui voyageait beaucoup. C'était un amour si « moderne » qu'il en faisait rêver beaucoup, certains inavouablement. Et puis l'on a appris que la deuxième jeune femme avait une « femme dans chaque port », une amante dans chaque ville européenne. Finalement, rien n'avait changé, la première l'ignorait et tirait des plans sur la comète, du Courteline post-moderne donc, rien n'a changé. Et je ne parle même pas de ces femmes libérées maîtresses d'hommes mariés qui se rêvent amante magnifique de roman d'amour très contemporain alors que là aussi rien n'a changé, l'autre promet de divorcer, prononce des serments grandiloquents mais on est toujours dans des histoires de cocufiage vaudevillesque. Certes, je vais encore être cru, mais je suis pour une pédagogie directe, allant droit au but, baiser, bien bouffer et boire de bons vins, Bourgogne ou Bordeaux, ou du « vin noir » de Cahors peut être très agréable, mais très insatisfaisant au bout d'un certain temps.

     

  • Retours de volontariat : colère sur le système – suite

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    Quelques exemples concrets...

    7647a0f6ef15812ca827a1ec3aac8069.jpgNous ne sommes pas meilleurs que les autres, nous ne sommes pas mieux que les autres, on nous reproche souvent d'être prétentieux et de nous mettre au-dessus du lot, mais les actions, les désirs et les idéaux de la plupart d'entre nous le sont de fait. Ceux dont je vais parler, nous sommes un peu plus que des amis, même si nous nous voyons très rarement, nous sommes liés à vie par ce que notre expérience commune nous a apporté.

    M... et A... sont rentrés en même temps que moi de Jérusalem, à la différence qu'ils avaient choisi le bateau et plusieurs escales jusqu'à la France afin de se préparer à affronter le retour. Ils ont travaillé pendant deux ans avec le statut d'aide-soignants à l'Hopîtal Saint Louis de Jérusalem pour s'occuper de malades en fin de vie, dont certains sont abandonnés par leurs familles quand ils en ont encore. Ils ne se sont pas limités à ça, s'occupant de rassembler et d'accueillir les nouveaux coopérants, de participer à de nombreuses actions humanitaires, d'apprendre l'hébreu et l'arabe, de pratiquer l'anglais à haute dose pour l'un, de donner des cours de français pour l'autre, etc...

    M... n'a pas fait beaucoup d'études mais là-bas il a tellement montré de compétences et de disponibilité que cela parlait de soi-même. Rentré, c'est comme s'il n'avait rien fait, comme si c'était une parenthèse. On se cantonne à sa scolarité et ses notes. Certes, il faut bien des critères rationnels pour apréhender ce que sait faire une personne mais en France, ces critères sont déconnectés du réel et sont très -trop- cadrés. Quant à A.., infirmière, on lui a carrément reproché ses deux ans de volontariat qui démontrent pourtant qu'elle est capable de se débrouiller professionellement dans un environnement difficile.

    b6a4d1a81081cfb10613e6ff78c95991.jpgL... est partie beaucoup plus longtemps que nous, elle a même fini par tomber amoureuse d'un palestinien en plus de cette région du monde. Revenue en France, elle a une licence de psychologie, elle a vite compris que son expérience ne comptait pas pour les recruteurs de différentes entreprises et a eu la chance de trouver un boulot à la Croix Rouge gràce à de ses amis. Là-bas, elle s'occupait d'enfants handicapés très durement, et d'acheminer des médicaments à Gazah, surtout en période de blocus. Elle travaillait avec A... . Ce n'était pas des humanitaires comme on les caricature souvent, frustrées ou mièvres, ce sont des jolies filles qui ressemblaient aux autres à la différence près qu'elles étaient parties vivre sous des cieux plus cléments, c'est d'ailleurs une caricature tellement confortable, permettant de justifier sa propre incurie à faire quoi que ce soit pour les autres.

    A... était séminariste, il est maintenant prêtre dans l'est de la France. A... allait partout, était curieux de tout, et qui a encore une telle passion pour cette terre du Proche Orient, comme nous tous. Parti pour deux ans dans le cadre de ses études théologiques, il est resté un an de plus, on lui a fait comprendre en France que l'on se méfiait de cette année supplémentaire. Pourtant, la connaissance qu'il a des églises d'Orient, la terre originelle du christianisme, est précieuse. Mais on préfère envoyer à Jérusalem des quidams qui ne parlent pas un mot d'arabe ou d'hébreu, qui ne connaissent rien à la situation politique du pays, comme le futur attaché de presse de monseigneur Sabbah qui ne connaît rien à la complexité du Proche Orient mais entre mieux dans les cadres fixés dans notre beau pays.

    6e459939f4145f3650f35bc57fcf88a5.jpgE... se préparait à devenir instituteur, pardon professeur des écoles, mais c'est lui qui tenait à l'ancien terme. Il avait pris deux ans de disponibilité pour vivre cette expérience incomparable après sa deuxième année d'IUFM où il apprit des choses aussi fondamentales que « ballon » se dit « référent bondissant » entre autres concepts indispensables quant à la pédagogie. Rentré en France, il a tenu un an. Puis est reparti car dans son cas aussi, personne ne reconnaissait son expérience pourtant incomparable. En tant qu'enseignant, je le constate aussi, elle pourrait pourtant apporter beaucoup sur le plan d'une compréhension nouvelle de la laïcité ou de l'intégration. De plus, nous avons une compréhension des problémes de la région très très éloignée du manichéisme qui est la règle en France comme en Occident que ce soit d'un côté ou de l'autre, ce sont souvent deux autismes qui s'affrontent.

    L... était un grand jeune homme très mince, doté d'une moustache à la John Waters, et une « grande folle ». En France, il n'eût été qu'une « grande folle » et l'on n'aurait vu que ça, là-bas il s'occupait du centre culture français de Ramallah et de diverses associations d'aide aux femmes ou aux enfants et tous, y compris les palestiniens musulmans pratiquants ou les israèliens religieux, car ceux-ci comme les autres ne voyaient en lui que le bien qu'il était capable de faire.

  • Quelques enfants de salauds et Chester Himes

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    Ecrivain, américain et noir

    Il se peut que j'ai déja passé cette note, ne l'ayant pas retrouvée dans les archives, la revoici...

    b095b903eb82f7bb45ad38a63fa7e89a.jpgChester a connu beaucoup d'enfants de salauds dans sa vie, de mignons cultivés et de voyous sans scrupules, une vie bien remplie, même s'il n'est pas facile d'être à la fois, noir, américain et auteur. En plus, il n'écrit pas des bouquins sucrés ou pleins de questions sociales existentielles, non, il décrit le monde qu'il connaît, les petits magouilleurs, les arnaqueurs, les filles de joie, les filles malheureuses, les flics sans illusion sur l'humaine nature, comme Ed Cercueil.
    Les noirs à l'époque un peu plus que maintenant, (aujourd'hui on dit afro-américain pour camoufler le racisme toujours latent - comme le montre, mine de rien, Terry Zwigoff dans le film "Ghost World" au sujet des enseignes de "Coon Chicken Inn"), étaient à la merci des blancs, des exploiteurs, de la misère comme des insultes, des crachats. On les tolérait comme cireurs de chaussures, pittoresques, ou, à peine, comme jazzmen, dans des clubs où ils n'avaient pas le droit de mettre les pieds comme clients. D'ailleurs, les petits voyous des romans de Himes jouent toujours aux bons "nègres" des "arpents verts" quand ils sont en mauvaise posture devant les blancs.
    166cce0747d6573c74cd7b30cc28b45e.jpgEt il y aussi le ton inimitable de la série noire, désenchanté, sous-entendu, grave au fond, voire désespéré pour de bon. Mieux qu'une étude sociologique. J'ai autant apprécié cette biographie que celle de Edward Bunker. On y descend dans les pronfondeurs du même lumpen-prolétariat, dont l'image est souvent idéalisée, à tort, au fond du gouffre, les travers de l'humanité demeurent les mêmes. Le mépris inconscient, ou non, des "élites" demeurera longtemps envers ce genre de littérature, comme un alibi pour l'incompréhension sociale.

    Titre : Chester Himes, une vie | Auteur : James Sallis | Editeur : Rivages | Thème : Critique et histoire littéraire

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  • Le mystère Tex Avery - Robert Benayoun

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    Les borgnes célèbres de Hollywood
    d42f4055d554421953604cf92a7f1919.jpgEn leur temps, la plupart des borgnes célèbres de la montagne magique de Los Angeles étaient considérés comme d'ignobles faiseurs commerciaux tout juste bons pour les doubles programmes des "dowtowns" des ploucs "américains" : Fritz Lang, Raoul Walsh et John Ford. Maintenant, la critique pousse des "Ah!" et des "Oh!" devant leurs bandes projetées dans des salles où le public est choisi ou coopté. On n'est qu'entre personnes de bonne compagnie.
    Tex Avery est le quatrième mousquetaire, négligé encore car réalisateur de dessins animés, ce genre de choses que l'on limite aux enfants quand on est un adulte plein de componction, de réflexion et de raison.
    65b70d24548c2457b0ae202c192af43e.jpgDans les années 60, les journalistes de "l'autre" nouvelle revue de cinéma, "Positif", se sont lancés à l'assaut de Tex Avery comme d'autres le firent pour Hitchcock. Car, on ne savait rien de lui. Beaucoup croyaient voir sa patte dans les "cartoons" de Donald des années 40. Car il eut plusieurs périodes, à la "Warner", à la "MGM" première période, la moins bonne, à "Universal", avec Walter Lantz, puis enfin de nouveau chez le lion le plus célèbre cinématographiquement. Les cartoons duraient six minutes pour être projetés pendant l'entracte où les "kids" achetaient le pop-corn et les glaces, c'est dire qu'ils étaient méprisés. Les frères Warner revendirent le stock de l'âge d'or de l'animation américaine (de Robert Mc Kimson à Chuck Jones) à très bas prix un peu partout. Certains animateurs de talent (comme Jones mais aussi "Fritx" Freleng ou Hanna et Barbera) purent s'autoproduire, tous n'eurent pas cette chance.
    6b602ed906161ec8f46632016361e9d6.jpgTex Avery ne respecte strictement rien, pas même le déroulement de l'histoire qui peut être interrompue de diverses manières : les personnages se poursuivant font une pause, ils sortent du cadre de la pellicule, qui passe brutalement de la couleur au Noir et blanc, l'un d'eux s'arrête pour enlever un cheveu collé au projecteur... C'est le triomphe du non-sens, mais de manière très logique aussi. (Dans "Slap Happy Lion", lorsqu'il se désintègre, c'est sa queue agressive que l'animal perd en dernier). Il y a aussi, et c'est finalement l'essentiel, que décèle Benayoun, c'est l'hypersensibilité de Tex Avery, ses angoisses, ses peurs, qu'ils transforment sur l'écran en rires "hénaurmes" qui ont l'avantage d'être universels...

    Titre : Le mystère Tex Avery | Auteur : Robert Benayoun | Editeur : Seuil (Editions du) | Thème : Cinéma

    En photos, le loup qui parle comme Georges Sanders, Droopy et une de ses liaisons, Maria Montez, Georges qui botte le train de Junior ; "Bend over Junior !".

  • Parlons de cul

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    Pour faire connaître ce blog, parlons de cul : de "ça" bien sûr, de "ça" évidemment, et aussi de "ça", ça va vous plaire

    751fb3ebb056b432b68b989d9413a25c.jpgJ'ai déjà une bonne centaine de visiteurs réguliers sur ce blog qui en pourtant tant vu. Je suis sûr que beaucoup viendront aujourd'hui sur ce blog pour la première fois par curiosité du fait de ce titre de note aussi allèchant qu'attirant. En effet, à notre époque décidément bien spéciale, pour être célèbre pas besoin d'être intelligent, cultivé, d'avoir des choses à dire, des choses à apporter aux autres pour contribuer à leur élévation d'âme pour autant qu'ils en aient une, non , pas besoin de tout ça ni même d'être original, il faut parler de cul, pas de Q, j'ai bien dit de cul. On a même le droit de se mettre un steack haché, soit la ration de viande annuelle d'un petit enfant africain, à un endroit stratégique comme l'a fait dernièrement un crétin décérébré cette semaine dans une émission de téléréalité pour faire parler de soi. On peut toucher les seins d'une animatrice en direct, pendant qu'un écrivain, grenouille de coqutèles mondains, racontera par le menu, racontera ses aventures avec des jeunes filles à peine pubères et tout justes consentantes, pour vendre sa camelote mieux qu'à la braderie (en plus l'alccol est à volonté).

    8914b3407d0f9c6407e8ca409e8c21fc.gifQue voulez-vous savoir ? Nous pouvons commencer en parlant de mon enfance, de mon éveil à la nature z-et aux sens, j'étais un garçons blond et rieur aux yeux d'un vert profond, mais j'arrête car cela éveille en moi des images troubles, mais malheureusement pour moi, je n'ai pas rencontré de type ou de femme célèbres pendant cette période qui aurait pu y contribuer à part François de « l'Ile aux enfants » croisé sur un quai de gare avec ma maman un après-midi de novembre 78 (il avait de la barbe, il avait une clope, cruelle désillusion, après j'ai regardé l'émission avec plus de lucidité, monsieur du Snob avait l'air d'une grande folle mondaine, Julie était clairement frigide sans parler de Léonard, homosexuel notoire dans le monde de la nuit, on le croisait souvent au « Palace » à l'époque, et sans oublier le couple cosmopolite Hyppolithe et Casimir). Si, comme Justine Lévy, ou Alexandre Jardin, paraît-il un temps le camarade de lit de Françoise Verny, j'eûs un Papa ou une Maman célèbre pour ses frasques mais même pas ! On peut le dire, comme Zazie, mon cul ! Tu touches mon cul ! (C'est une image quoi que mon séant soit ferme et confortable certes)

    NB : J'adore Queneau

    4dd2e68b9ea63c4ea6c0f811b6d287ed.jpgJ'ai toujours été attiré par les filles, et ce depuis l'école primaire, j'étais précoce, il y avait Delphine, garçon manqué mais qui me faisait tourner en bourrique comme seules elles savent le faire, Sophie, que l'on aurait pu croire faite comme un de ces bibelots chinois mignons en porcelaine fragile, Caroline la blonde, aux cheveux vaporeux, Caroline la brune, qui se trouvait trop grosse, toi qui était si pasionnée par l'Irlande et Satie, toi dont je parle encore beaucoup (pas la peine de marquer ton prénom, tu te seras reconnue) et aussi toi qui avait un si beau prénom de pays. Mine de rien, on notera qu'en égrénant ces prénoms je me vante d'une manière épouvantable. Que voulez-vous savoir d'autres ? Si j'aime ça ? Et ça ? Et puis peut-être ça aussi ? Bon je vais répondre mais dans une note qui suivra bientôt, ou pas...

    En illustrations : deux schémas fondamentaux et un exemple que j'aime bien : Christina Ricci la mini Bettie Page du cinéma indépendant (1m52)

  • Soucoupe dans l'astral

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    J'aime beaucoup ce reportage de Jean Teulé sur un couple de farfelus comme on en voit peu.

  • Retour de volontariat – colère sur le système

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    Cruelles désillusions

    88b7c632c34b9ef790ced9b810ee35d6.jpgOn part en volontariat pour réaliser un rêve, un projet, ou tout simplement du fait d'une insatisfaction profonde en France qui engendre l'envie de sortir de la routine et faire quelque chose de plus intense. C'était depuis mes quatorze ans que j'avais envie de partir vivre au Proche Orient. Quelle joie donc quand le père blanc Bernard Lefèbvre m'a proposé de partir à Jérusalem dans le cadre de la DCC. Je pensais aussi que je pouvais en retirer des avantages du point de vue professionnel. Auparavant, il était allé droit au but, sans détours posant les bonnes questions, très directes. Réputé fragile, « artiste », inadapté, sensible, complexé, on prédisait que je ne tiendrai pas deux semaines, j'ai tenu deux ans d'affilée à Jérusalem, je n'ai donc plus de questions à me poser à ce sujet, les faits parlent d'eux-mêmes. Ils ridiculisent les jugements à l'emporte pièce que l'on portait sur moi, jugements dus au fait que je débordais certainement du cadre.

    45a3aadaf23056a9eaac37de081c30dc.jpgDans d'autres pays, le volontariat est un passage quasiment obligatoire, ou du moins un voyage lointain, on considère que c'est une manière très efficace de se former empiriquement, de mûrir, d'être plus fort, en dehors même du fait de possèder couramment une ou plusieurs langues étangères, en Allemagne, en Grande Bretagne, en Israèl d'ailleurs, les jeunes en passent par là. En France, c'est considèré comme une expérience sympa que l'on vous écoutera raconter, pas trop longtemps, au mieux, sinon (d'après ce que j'ai entendu), on vous dira que c'est inutile, y compris pour la langue, fantaisiste voire un peu suspect, certains allant jusqu'à dire qu'il y a assez à faire en France pour aller à l'étranger, sans parler des réactions de jalousie, dans notre beau pays, ce qui a l'air hors-norme fait instantanément peur. Professionnellement, cela vous fait considèrer comme un instable alors que les compétences développées seraient certainement plus intéressantes pour l'administration ou des entreprises que celles de bien des diplômes ou bêtes à concours.

    e482f0d26152aba522cc2029c22a5ff1.jpgJ'ai pourtant essayé comme d'autres volontaires de participer à la Validation des Acquis de l'Expérience, d'accepter les règles très contraignantes de ce genre d'organismes, j'ai passé je ne sais combien de concours, mais rien n'y fait, pour eux c'est comme si nous n'avions rien fait, comme si ce que nous avions vécu ne nous avait pas changés à vie, comme si cela n'avait rien apporté : j'en veux pour preuve le cas de la plupart des volontaires rentrés en France, pour ceux qui y sont restés et qui ne sont pas retournés ailleurs. Salut à tous en passant, vous comprendrez tout de suite ce que je veux dire...

    Contractuel depuis six ans, mon expérience de professeur de Français Langue Étrangère peut être considèrée comme un atout assez gigantesque pour l'enseignement des Lettres en milieu dit « difficile » car en plus je parle arabe de quoi tenir une conversation quotidienne et les gros mots ce qui est bien utile, j'ai fait cours devant des classes qui n'avait pas été scolarisées depuis 7 ans. J'ai en main quelque chose que les élèves IUFM ne sont pas extrêmement nombreux à avoir comme tous ceux qui ont connu cette expérience. Là aussi, c'est comme si je n'avais rien fait. La plupart du temps, cela gêne même car ça remet en cause des préjugés confortables ou une routine ronronnante.

    7c0e333037d4a4fe6339a770fb89b99f.jpgParfois j'ai la tentation de me dire, quand je suis en colère, que la France est un pays de culs-serrés, de petites gens qui ont foutrement peur que quoi que ce soit gêne ou dérange leur petit train-train quotidien, y compris les subversifs officiels dont la plupart ne poseront jamais les vraies question, y compris le milieu dit artistique ou créatif (j'en veux là pour preuve une amie qui vient enfin de publier un roman chez Denoël après s'être vue repoussée, écrasée par de petits coqs dressés sur leurs ergots qui n'avaient aucune compétence en matière littéraire mais profitait abusivement de leur pouvoir). J'ai aussi envie de me dire que la France est un pays d'élagueurs qui coupe tout ce qui dépasse, tout ce qui pourrait faire changer les choses, faire évoluer la situation, la plupart se contentant de vivre dans le présent perpétuel qui semble être la norme depuis la crise de 73. D'aucuns diraient aussi que la France est un pays de petits chefs, de hiérarchie sociale figée, de clientèlisme élevé au rang d'art. Mais cela ne sert pas à grand-chose car pour éluder le problème on vous cataloguera dans un tiroir politique bien confortable.

    7cf818bebd710506258c799879be41e8.jpgEt les anciens volontaires, d'où qu'ils soient, apportent quelque chose qui manque cruellement à la majorité des personnes que l'on rencontre en Occident à de rares exceptions, le cynisme y étant généralisé car "voyez-vous il faut bien vivre" (je me demande souvent en quoi les compromis abominables auxquels beaucoup se laissent aller sont garants de leur survie alimentaire...) :  Et cette chosse c'est la générosité de coeur...

    Enfin, c'est là bas, en Israèl/Palestine que j'ai été le plus heureux, je voudrais que ce ne soit pas en pure perte...

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  • Les bruits de la campagne

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    Je trouve cette nouvelle croustillante... 

    Un arrêté municipal invite les citadins à accepter les bruits de la campagne
    585630099563c7742fe45dd41196d9bf.jpgLe maire d'une petite commune proche de Caen a pris un arrêté demandant aux nouveaux habitants de cohabiter "sans plaintes" avec le chant du coq, le braiment de l'âne ou encore le son des cloches.

    Les nouveaux habitants de la commune de Cesny-aux-Vignes, à une vingtaine de kilomètres de Caen, "devront cohabiter sans plaintes avec les animaux domestiques (coq, dinde, poule, pintade, vache, mouton, âne etc.)", proclame l'arrêté reçu au cours de l'été par les habitants de cette petite commune de près de 300 habitants.

    "Les citadins devront entendre avec respect, s'ils ne peuvent pas les écouter avec plaisir, les bruits de la vie naturelle et sauvage encore existante", déclare encore le courrier signé du maire Jacques Bischoff, qui cite le chant du rossignol et de la tourterelle ou les hurlements de la chouette.

    Le maire demande également aux nouveaux habitants de "s'accoutumer aux sons traditionnels" du village, tels que le son des cloches ou le passage des tracteurs et des moissonneuses et de "tout ce qui peut apporter de la vie à notre village".

    L'arrêté a été pris alors qu'un nouveau lotissement est en construction.

    Au cours des dernières années, les procédures judiciaires pour trouble du voisinage se sont multipliées.

  • L'affaire "Tintin au Congo"

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    Lien détaillant l'affaire en Grande Bretagne ici

    La même affaire en Belgique

    f19625ad5909885b4f262a9242f36ef0.jpgLe ridicule ne tue pas, ça se saurait. On peut se poser la question : qu'est-ce qui fait le plus de mal à l'Afrique ? Les dictateurs sanglants tenus en laisse par les occidentaux, l'extrêmisme etnique et religieux, l'ignorance, l'exploitation des populations, les charlatans de toute obédience, dont certains évangélistes, qui se piquent de guérir le SIDA avec des poudres de perlin pinpin ou une BD qui si elle n'est pas évidemment des plus subtile n'est pas un brulôt raciste. Il y a d'ailleurs deux versions de l'album, la première est premier degré et fait l'apologie du colonialisme, il n'y a guère que des collectionneurs dingues pour la lire, la deuxième est beaucoup plus second degré, Hergé est plus ironique et a plus de distance sur la question. Dans ce cas, dans cette optique, il y a encore beaucoup de choses à boycotter dont Jules Verne entre autres. En plus, ce boycott fait le jeu des racistes justement et de tous ceux se prétendant comme ils disent "politiquement incorrects". Il y a une chose qui me frappe toujours d'ailleurs chez ce genre de bons apôtres : celui qui prononce les beaux discours c'est toujours un blanc et dans un coin on aperçoit un africain ou un arabe servant d'alibi ou plutôt de "bon sauvage" qui dira un mot ou deux le moment venu (j'ai assisté à plusieurs conférences, par exemple, sur la Palestine où c'est toujours comme ça).

    b1a89278d14ba50ca744539a6aa3573c.jpgCela me fait penser aux mêmes qui, en France, nient les problèmes d'insécurité, de traditions séculaires religieuses à la con (les beaux discours n'y peuvent rien, les rites barbares sont irréfutables), et pêchant par excès d'angélisme font le jeu de ceux qu'ils prétendent combattre, comme nier par exemple que le regain d'antisémitisme depuis quelques années soit essentiellement d'origine musulmane, certes qui dit que ce n'est pas la petite vieille qui a commencé quand on lui pique son sac dans la cage d'escalier de son immeuble pour la énième fois ? Bien sûr, les causes du comportement dangereux des gamins de cités sont la précarité, l'absence de politique éducative et associative réelle, et le modèle que leur donne les dirigeants ne les incitera pas à l'honnêteté, on ne parlera pas de ceux qui se donnent bonne conscience en plaçant deux-trois animateurs socio-cul en bas des cages d'escalier ou ceux qui parlent systématiquement de racizsme quand on aborde certaines questions ce qui est une autre manière de se dédouaner. Là je pense toujours à cette personne travaillant dans le milieu socio-éducatif qui, après avoir fait un discours très chouette sur l'intégration, m'a déconseillé de prendre une classe de bac pro méca' "parce qu'il y avait 95% de maghrébiens dedans"...

    Illustrations : "Tintin au Congo" avant et après, et Angela Davis

     

  • A la base de mes idées

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    d2d804ccd3d1624fb7d7e2f00f4b668b.jpg« Il est vrai que de 1908 à 1914, j'ai appartenu aux Camelots du Roi. (…) Nous n'étions pas des gens de droite. Le cercle d'études sociales que nous avions fondé portait le nom de Cercle Proudhon, affichait ce patronage scandaleux.   Nous formions des vœux pour le syndicalisme naissant. Nous préférions courir les chances d'une révolution ouvrière que compromettre la monarchie avec une classe demeurée depuis un siècle parfaitement étrangère à la tradition des aïeux, au sens profond de notre histoire, et dont l'égoïsme, la sottise et la cupidité avaient réussi à établir une espèce de servage plus inhumain que celui jadis aboli par nos rois. »

    G.Bernanos, « Les grands cimetières sous la lune. »

    PS : En France, l'on catalogue Bernanos à droite mais c'est comme une manière de vengeance de pleutres de le faire rentrer de force dans une catégorie dont il n'est pas.

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  • "Guignol's Band" - Céline

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    Les marionnettes...

    ed5b4c1cd3d54041fabc13eda5d49eeb.jpgBoum badaboum !

    les bombes qui dégringolent... les Allemands qui envahissent...Qui défilent au pas : ein, zwei, ein, zwei... Se vengent des dragons de Noailles, des "bleux horizon" de 14 ! C'est la loi du talion à l'échelle du continent Europe, la vieille vache ?... C'est le règne des sirènes hurleuses, des serreurs de cul, de ceux qui font dans leur froc, des cris, des pleurs et des corps qui se tordent de douleur, de haine ou de peur, comme dans un tableau de Bosh, Jerôme....un hollandais fou... 
    Une idée de fuite comme une idée de rien quoi, on fuit, c'est comme ça...Comme des crevures...Pas d'héroïsme de pacotille déclamé dans les salons d'emperlouzés...

    Dans l'affolement, dans l'orage, avec un chat et des illusions...Toujours des illusions, comme un cancer qui ronge le coeur...Qui met le feu au cerveau... 

    Deux amis qui passent à Londres, chez les angliches... Qui ne fréquentent pas que des gens issus de la cuisse de Jupin mais surtout des demi-mondains, des putains, des charlatans, des prétentieux et des vaniteux, des filles à la beauté impossible en temps de guerre...

    e4230ade8354670492936afb17ebc104.jpgL'amour remontre le bout de son museau, mais c'est la guerre. Et la nausée revient aussi... On a beau essayer d'aller jusqu'au bout de la grotte obscure sur laquelle s'agite des ombres bien vaines de pantins bien vains, la nausée revient toujours, elle ne diminue jamais...Toujoursx là à s'aggriper...la bête humaine...L'humaine nature comme un démon grimaçant...On se dit : Pas d'espoir que ça change...
    La sottise...

    La foule, encore la foule, encore et encore la foule anonyme...Le boucan des caves où l'on joue que du jazz...Des bouches comme des gouffres... La lâcheté... Le néant des sentiments... L'amour qui devient une gymnastique, "han'deux, han'deux!". Au pas de l'oie, ou mis... au pas, le séraphin qui lance ses flèches rate ses cibles.. Le Cupidon,  il doit être crevé.
    Site Internet :
    http://louisferdinandceline.free.fr/

    Titre : Guignol's Band, tome 1 et 2 | Auteur : Louis-Ferdinand Celine chez Gallimard

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  • Fou du Docteur Who

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    Objet Pop précieux

    5a5ad01402ddf3cc23d3e7323df8ffcc.jpgEn ce moment, je ne sais pas pourquoi, je suis fou du Docteur Who (enfin si, je sais pourquoi mais je me permets cette petite coquetterie de début de note pour faire durer le suspens), à compulser une bonne partie des sites à son sujet depuis la création de cette série anglaise jusqu'à son renouveau en 2003 (http://www.gallifreyone.com/ ou le site officiel de la série sur celui de la BBC). On connaît très peu ce feuilleton en France excepté deux films en dehors des histoires de la série qui avaient été produits dans les années 60. Il faut dire que ces deux chefs d'oeuvre étaient plutôt d'inspiration kitshoïdes qu'autre chose avec des Daleks vert pomme ou rouge cerise. Je pense que c'est comme pour « Star Trek », les moyens alloués à la série n'étaient pas toujours à la hauteur de ses ambitions et les programmateurs français ont dû se dire que c'était trop britannique, ce qui était une erreur car elle marchait bien aussi aux États Unis, surtout pour le quatrième Docteur.

    9ca2ecbe2e6f723bf4a9aab6b95464da.jpgElle existe depuis 1963 et se permet toutes les histoires, au début une histoire sur deux était destinée à familiariser les jeunes sujets de sa Gracieuse Majesté à connaître leur histoire, ce qui est assez marrant quand on y pense, certains ayant dû parfois noter dans leurs copies que c'était Le Maître, la Nemesis du Docteur, qui était responsable de l'incendie de Rome et non Néron ou que la guerre de 14/18 était due aux machinations des Autons (races extra-terrestres agressives). Le Docteur est donc âgé de 900 ans, c'est un Seigneur du temps qui voyage à travers le temps (comme son titre honorifique l'indique) et l'espace à bord d'un vaisseau ressemblant à l'extérieur à une cabine d'appel d'urgence de la police des années 50. Le personnage est très sceptique sur ce que l'être humain trouve fondamental et doué d'un humour très caustique. Il se permet aussi toutes les excentricités. Les producteurs et créateurs de la série ont eu l'idée géniale de la « régénération » qui permet de changer d'acteur mais pas de personnage.

    58b65b8608e1c73d084f99da5b517aac.jpgIl a été remis au goût du jour (j'en ai déjà causé par icimais quand on aime on ne compte pas) par Russel T. Davies, producteur de télévision audacieux depuis 2003. Le Docteur encourage à l'indépendance d'esprit, à la folie excentrique pour se libérer des petitesses, à garder sa curiosité en toute occasion et à savoir rire de soi à bon escient. Le Docteur est pour cela un personnage extrêmement seul car son immortalité virtuelle l'a conduit plusieurs fois à voir mourir ses compagnons de voyage, souvent des jeunes femmes, depuis le début de son périple. Tout ce qui est contemporain, culturel, politique a une résonance dans la série mais sans utiliser pour autant des gros sabots bien lourdingues voire des chaussures orthopédiques pour en parler, c'est un peu plus fin. Et les personnages y ont un goût très fort de la liberté et le Docteur, le premier,est épris de culture, non pas pour se singulariser mais pour accroître sa liberté et son indépendance, éviter la haine et la violence, et rester capable d'altérité.

    d6e6aadb908d72dccadd096dec0b59c0.jpgPour autant, « Docteur Who » n'est pas un monument « geek » adulé par des gars ou des filles trop mûrs pour ça qui compenseraient là leur inadaptations, comme « Star Trek », le feuilleton incite plutôt à garder les pieds bien ancrés sur terre, comme en témoigne par exemple les notations concernant le pouvoir qui corrompent les personnages les plus idéalistes au départ, telle Harriet Jones, pleine de bon sens et d'intelligence la première fois qu'on la croise dans la nouvelle série, et fatiguée, compromise, et amère dans la troisième saison. Et bien sûr, le personnage de John Saxon, qui cache une autre personnalité, homme politique charismatique plébiscité par le peuple, démagogue, poussant à la guerre, au conformisme social, à l'abêtissement des foules « pour leur bien » et à l'affrontement sous le prétexte d'un « bonheur universel » éventuel qu'il serait le seul à entrevoir, et joué par l'acteur principal de l'excellent « Life on Mars ». Si l'on y croise des vedettes de la pop et de l'écran, ce n'est pas seulement pour faire de l'audience mais pour parler de nous sans optimisme béat ni pessimisme morbide en donnant l'impression de causer d'aliens visqueux et de guerres spatiales. Enfin, tous les groupes anglais de talent ont souvent été entendus pendant les voyages du Docteur dont personne se sait encore le nom.

    PS : Bien sûr, ça ne marche pas du tout chez nous où l'on navigue entre deux extrêmes quant à l'adulation télévisuelle ; le glauque torturé et malsain en VO bien sûr, car nous ne sommes pas du même monde que les autres téléspectateurs, ou l'insignifiant ce qui finalement revient au même...

    PPS : A noter que la VO est parfois moins bonne que la VF, les doubleurs sauvent parfois des séries : "Amicalement Vôtre", "Columbo" et j'en passe...

    De haut en bas : le docteur des années 70, Jon Pertwee, le dixième Docteur (David Tennant), son prédécesseur (Christopher Eccleston) et le TARDIS avec un dalek.

  • Défendons l'orthographe avec Desproges et un dingue qui vécut là son quart d'heure de célébrité

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    Le Petit Rapporteur
    Vidéo envoyée par Gibet
    "Je m'ai bien amusée" en voyant cette vidéo nous a écrit Mazarine Pingeot, la fameuse écrivain, critique et journaliste de talent.

  • Le respect s'perd...

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    a6122abd56e0c418f884353255171883.jpgProf dans l'Eure depuis bientôt 6 ans, je commence à connaître beaucoup d'élèves, certains ont un bon souvenir, d'autres moins, il paraît que je suis un enseingant sympa mais emmerdant avec les notes et le boulot, c'est vrai -c'est choquant pour un prof- selon la définition d'une ancienne fille de BEP Vente, les uns travaillent au "Forum", sorte de FNAC mais à l'ébroïcienne, à Carrefour, dans tous les magasins ou presque j'en croise. Il faut donc que je fasse attention à ce que j'achète comme courses, comme livres ou comme CD et autres DVD, à ce que je bois au café, à ce que je mange, à ce que je porte. Parfois je l'oublie comme j'oublie cette sagesse d'une fulgurante beauté que je viens d'exposer.

    Ainsi donc, mercredi dernier, j'ai décidé d'aller au cinéma, il faisait un temps à ne pas mettre un blogueur dehors, et d'aller voir un film hautement intellectuel et d'une grande tenue philosophique post-moderne : "les Simpson" - le film. Après avoir acheté mon billet j'ai croisé un monsieur très sérieux que j'ai reconnu comme étant un de mes anciens Bac pro, quoi ? Monsieur "Vatremèze" (c'est moi, ça se prononce normalement vatremé mais j'étais indulgent) ? Au cinéma pour voir les "Simpson" lui dont l'enseignement socratique et la culture encyclopédique nous sidère encore (là, je plaisante, hein, enfin, bon, pas trop quand même, hein ? De plus, je portai ce jour là un costume d'une distinction que n'eût pas reniè Brummel puisque j'avais revêtu pour l'occasion un polo vert 620494816dda64f802b5e404d64d5c7a.jpgbouteille taché là et là (voir fig 1, j'ai piqué la blague à Pierre Desproges), et un pantalon gris troué discrètement, mais troué quand même ici et ici (voir fig 2 : idem quant aux références). Il était un peu surpris de mon louque mais a souri malgré tout en me serrant la main. Avant d'entrer dans la salle, j'achetai un Coca... pardon [désolé], j'achetai une boisson gazeuse au Cola symbole de la sous-culture américaine et de son influence pernicieuse, avec une grande paille (afin d'éviter tout effort inutile pour boire) et m'installai au premier rang des fauteuils (car je déteste les bruits que font les autres spectateurs pendant le film, je suis un cinéphile délicat). Je cherchai la position la plus confortable possible, la trouvai bientôt et le coin gauche de ma bouche s'enquit de rechercher le bout supérieur de la paille de mon Coca qui était tout prêt bien sûr (je faisai alors des bruits que la morale commune réprouve). A ma gauche un vigile me regardait avec circonspection, je me disais que je l'avais déjà vu quelque part quand il s'approcha vers moi pour me serrer la main avec un sourire timide ou gêné. Là, je me redressai d'un coup pour reprendre l'attitude normale du professeur qui étudie avec intérêt et sans condescendance les icônes de la culture populaire (qui va voir une connerie commerciale quoi).

    Je vous dis, je l'ai compris alors, le respect s'perd...

    Pour se détendre (cadeau pour ceux qui ne sont pas en vacances, voir le Simpson maker ci-dessous)

      Play The Simpsons Maker

  • Juste en rogne - article de Gérard Silighini

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    eba8ce1edae1290db65b027167f9267b.pngUn gamin de douze ans, enfant de "sans papiers"...
    Sans papiers ! Voilà qui me rappelle ces apatrides enfermés dans le vaisseau des morts de Bernard Traven...
    Un enfant de douze ans est dans le coma, tombé du quatrième étage de son immeuble en fuyant, avec son père, la police dont ils craignaient une reconduite à la frontière.
    Je ne sais rien du dossier ou pas grand chose...

    Mais je me souviens des paroles de cette chanson qu'interprétait Serge Utgé-Royo il y a bien longtemps et dont la mélodie s'étire comme une lente mélopée:

     

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    Lien permanent Catégories : Politique
  • Chronique téléphage : sitcoms à l'anglaise

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    a76b2aad70f906368aaa3a86b3d1ef63.jpgNous en France, comme sitcom, on a "H", "Un gars, une fille" , pas mal de trucs finalement très anodins : des lascars de banlieue parfois amusants, souvent lugubres, dans un hopital en passant par des saynètes vécues par un petit couple de trentenaires tellement "comme nous, tu trouves pas, chéri ?" (Note personnelle ; "Un gars, une fille" me gonfle personnellement par sa fausseté gnangnan, son sentimentalisme à la con et son humour "light" pour lectrice de "Cosmo" même si les deux comédiens jouent plutôt bien), et bien sûr "Caméra Café" pour, une fois sortis du bureau, y rester, l'alcoolo, le beauf et la brute ou la pouffe c'est l'autre. On ne va pas trop loin, on ne veut pas trop choquer, on ne veut pas aborder de sujets trop profonds ou provoquer quelque réflexion que ce soit. Quand on veut faire penser, on parle du racisme qu'est pas bien, de la mort qu'est pas belle et de la gentillesse qu'est quand même mieux que la méchanceté. La télévision anglo-saxonne est très différente, il y a deux sitcoms que je trouve absolument remarquables qui montrent que l'on peut parler de tout, montrer la vraie vie, rigoler de certaines choses sans faire de la pédago gonflante, sans haine ni agressivité, sans faire du prêchi-prêcha avec pleins de gros morceaux de préjugés ou d'a prioris dedans : il suffit de regarder "Father Ted" et "Black Books".

    0aa47d71bb6dd3133a4581aca4cf1c8f.jpg"Father Ted", qui passe sur "Comédie", et qui est passé sur "Jimmy", raconte l'histoire d'un prêtre de campagne, le père Ted, au-dessus des autres acteurs, qui vivrait son sacerdoce de manière épanoui s'il n'était entouré d'un vieux curé fou et alcoolo, avec le parapluie, qui ne sait plus dire que "à boire !", d'un jeune séminariste neuneu, à droite, et d'une gouvernante vieille fille illuminée qui prépare des tonnes de cake et des litres de thé pour compenser sa solitude, Mrs Reilly, amoureuse transie de son curé, au centre, sans oublier son évêque qui adore avoir sa photo dans le journal.. En France, on nous assènerait le cliché du jeune prêtre hyper-sympa, drôlement coool, qui s'habille comme tout le monde et distribue des capotes aux djeuns, opposé aux vieux cons de l'Église forcément intégristes. "Father Ted" n'est pas pour autant révérencieux et calotin, mais infiniment plus subtil. On y dit des choses simples sur la réalité des croyants, on les bouscule sans que cela sombre au tribunal. Il y eut quelques catholiques pour y voir malice, ainsi que quelques athées qui ont cru y discerner un discours prosélyte, ils se sont ridiculisés tout seuls. Ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers, étant donné que l'acteur qui incarnait le père Ted est mort prématurément...

    Le site anglais de "Father Ted"

    aca0e2032398e4262aaacfb797a3ca13.jpgDans "Black Books", en ce moment sur "France 4", on suit l'histoire de trois paumés, du moins dans le sens qu'ils se foutent absolument de leur compte en banque, de leur renommée chez leur charcutière et de l'indice Dow Jones,complètement inadaptés : Bernard Black, au centre de la photo, libraire de son état, misanthrope dysfonctionnel et gueulard qui se fout complètement de vendre quoi que ce soit dans son magasgin très bordélique, Manny, hippie vieillissant, à droite, dont le cerveau a été abîmé par les expériences diverses auxquelles il s'est livré, dont l'ingestion de substances illicites diverses et variées ainsi que l'écoute de musiques bruyantes, et Fran leur voisine, à gauche, vendeuse de souvenirs à côté de la librairie, amoureuse catastrophique (elle tombe amoureuse de gays, d'un obsédé du nettoyage,...etc), déséspérant de trouver un homme. Bernard se satisfait de sa situation tout comme Manny ou Fran, et ne souffre la compagnie de personne d'autres. Dans ce sitcom, on se fout de la bienséance, de l'humanitarisme bien sage et consensuel, et rien n'échappe à leur ironie y compris la pseudo-rebellion qui est encore une posture très conformiste, Bernard, Manny et Fran adorent aider leurs congénères à révéler leur bêtise, disent ce qu'ils veulent sans se soucier des conséquences quitte à devoir fermer boutique.    

    Le site anglais de la série