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mercredi, 04 juillet 2007

Jules Verne au cinéma

Vingt-mille lieux de pellicule
a6d0eaf2513de86b2104da2f0dbc7ec0.jpgSouvenir personnel pour commencer, mais je pense vécu par beaucoup : 1977, j'ai huit ans, au cinéma, au grand Rex, endroit magique, pasx un multiplexe impersonnel, pour voir la version de "Vingt-mille lieues sous les mers" de Richard Fleischer. C'est une de mes premières émotions de cinéphile, du début - l'apparition du "Nautilus", à la fin - le capitaine Nemo sombre avec son navire, victime encore une fois de la sottise des hommes, et de leur cruauté. Maintenant, cette version est difficilement visible dans ces parties "comiques" et totalement grotesques, et encore totalement honorable pour le reste, y compris les effets spéciaux. Mais Paul Lukas est un terne Arronax, et Kirk Douglas insupportable en star qui cabotine à chaque apparition, on me dira que le personnage en lui-même n'est pas très sympathique. Il demeure le splendide point d'orgue de la pieuvre géante.
2e8313c6bad1075188fb0b702906687b.jpgA part ce film, je vois peu d'adaptations de Jules Verne capables de rivaliser. "Le Tour du monde en 80 jours" de Michael Anderson est un gros gâteau à la crème bourratif, prétexte à un défilé de guests stars (David Niven, Cantinflas, Finlay Currie, Robert Morley, Ronald Squire, Basil Sydney, Noel Coward, John Gielgud, Trevor Howard, Harcourt Williams, Martine Carol, Fernandel, Charles Boyer quand même) faisant toutes leur numéro habituel. Il y manque l'essentiel qui est la magie du roman. Passepartout est joué par la seule vedette mexicaine ayant un jour franchi la frontière sans problème de reconnaissance, José Greco. La suite de "Vingt-Mille lieues sous les mers" donne lieu à un film qui permet à Ray Harryhausen d'exprimer ses talents quant aux effets spéciaux (les animaux géants conséquences des expériences du capitaine Nemo). L'adaptation est une trahison à la sauce des années 60, de l'optimisme dans le progrès induit par la société de consommation, ce qui est fort dommage. On peut lui préférer la trahison intéressante de "Voyage au centre de la terre" d'Henry Lewvn, toute empreinte d'un charme discret, loin des grosses machines actuelles.
A cette adresse : http://www.imaginaire.ca/JHDJV-Films-Index.htm,
on trouvera des résumés ainsi que la distribution de chaque film.
Ce site oublie malheureusement la version de Georges Pal, délicieusement artisanale, de "De la Terre à la Lune"...

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