vendredi, 11 mai 2007
La haine des livres, l'amour de la littérature
Le médiocre n'aime pas les livres, il n'aime pas la littérature, elle le dérange dans sa conception figée du monde, dans sa morale de rat, ou de porc comme l'écrit Léon Bloy, elle remet en cause son allégeance à des règles absurdes, et comme elle l'incite à penser par lui-même sans avoir besoin de raisonnement pré-digèré, cela lui fait peur, le terrifie même car la liberté lui fait horreur finalement, pourtant il devrait s'apercevoir que du fait de cette dépréciation générale de la littérature, on ne sait même plus exprimer ses sentiments avec humanité. Il confond tout, il appelle liberté le droit de dire des sottises, ou de laisser libre cours à sa xénophobie dont il a toujours conscience qu'elle ne se justifie pas. Le médiocre est complètement refermé sur son petit cadre de vie, comme il n'a que çà pour s'élever, du moins c'est ce qu'il croit, il ne pense qu'à l'argent et se compromet par toutes les bassesses seulement pour cette raison. Entre parenthèses, quand il se prétend chrétien, il oublie cette parole pourtant très claire de l'Évangile : "On ne peut servir Dieu et l'argent". Il ne comprend pas que l'on puisse s'ouvrir l'esprit à quelque chose qui n'est pas lui, qui ne soit pas son nombril. Il place sa fierté dans des objets qui sont souvent des jouets pour grandes personnes et se comporte avec sa femme en usufruitier.
Il faut que ce soit un Pasolini, le genre de types qui lui fait horreur (pourtant c'est le seul cinéaste à avoir réalisé avec "l'Évangile selon Saint Mathieu" la plus belle illustration du Nouveau Testament), qui est tout ce qu'il déteste car ce qui le dépasse, ce qu'il ne comprend pas, il le rejette, pour rappeler quelques vérités essentielles qui vont pourtant dans le sens des valeurs qu'il prône.
Relativement à ce blog, par exemple, ou celui des Moissonneuses, (Elles ont mis en ligne un post rappelant quelques évènements marquants, en cliquant sur la photo ci-dessus de la présidente Kelp et de l'administrateur de ce blogue) on va aussi chez elles), le médiocre trouvera qu'il n'y a aucune logique, que c'est sans queue ni tête car il raisonne en noir et blanc, en mode seulement binaire: moi et le reste du monde, mon nombril et les zétrangers et croit que parce qu'il pense quelque chose il a raison, et ce qu'il appelle ordre, c'est son étroitesse d'esprit. Il est pourtant doté d'un pouce préhensile et d'un encéphale de taille normale. Il s'en tire alors par l'insulte, très basse, en règle générale, il se moquera du physique. Il ne voit pas qu'il y a pourtant une logique interne à tout cela, toute simple, l'amour de la liberté, parfois maladroitement exprimé, parfois avec panache, c'est comme çà. Et le médiocre est jaloux, essentiellement jaloux.
En photos : des images de "Farenheit 451" un film essentiel comme le livre
Post scriptum : Depuis dimanche, je n'avais pas réalisé mais cette élection met vraiment très en colère, "Bienvenue dans un monde de gourmettes !" comme l'écrit très bien Alfredo
09:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (42) | Envoyer cette note
| Tags : Littérature, Politique |
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Commentaires
Ecrit par : Jenny Suarez-Ames | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Amaury | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Jenny Suarez-Ames | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Alfred | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Jenny Suarez-Ames | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Alfred | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Alfred ajoute | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Jenny Suarez-Ames | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Jenny Suarez-Ames s'énerve | vendredi, 11 mai 2007
Je pense a une réplique célèbre de "la traversée de Paris" et qui m'a toujours fait bidonner :
- Salauds d'pauvres !
Parce-que dans ces 19 000 000 d'abrutis, y'a au moins 10 000 000 d'indigents ou presque !
Ca fait mal !
Ecrit par : redonnet | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Amaury | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Jenny Suarez-Ames | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Rufus | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Jenny Suarez-Ames | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Amaury | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Alfred | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Jenny Suarez-Ames | vendredi, 11 mai 2007
Mais peut-être faut-il interdire l'image.
La gauche repose sur une erreur anthropologique. D'où son indigence interne.
Ça va mieux comme ça ?
Ecrit par : Monsieur Rufus | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Jenny Suarez-Ames | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Alfred | vendredi, 11 mai 2007
PS : Au fait si tu usurpes mon nom, fais le avec humour
Ecrit par : Amaury | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Jenny Suarez-Ames | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Amaury | vendredi, 11 mai 2007
1. Je propose qu'Alfred, s'il n'a rien de mieux à dire que "c'est eugéniste", "c'est génétitiste", c'est "nazitissime", etc., aille se coucher. Demain, il fera jour dans sa petite tête.
2. Je pense en effet que la gauche repose sur une erreur anthropologique, en ce qu'elle ne considère de l'humain, au moins dans ses rapports sociaux et politiques, que l'aspect matériel, et tient que la satisfaction des besoins de cet ordre fera son bonheur.
3. Ai-je besoin de préciser que je vomis le libéralisme pour les mêmes raisons, et que je ne suis en rien sarkoïsé ?
4. Pour la collusion objective de ces deux plaies, je me permets de renvoyer à l'oeuvre de Jean-Claude Michéa.
5. Tout gauchiste est un chrétien refoulé.
Ecrit par : Rufus | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Rufus | vendredi, 11 mai 2007
La satisfaction des besoins matériels des humains permettra avant tout leur survie, après quoi, ils pourront envisager sereinement la question du bonheur. Au passage, parmi les choses que je vomis comptons 1) le libéralisme 2) les commentaires inquisiteurs sur la question de la sexualité des uns et des autres notamment sous forme de copier-coller à répétition.
Sur ce, je vais travailler un texte brésilien où il est justement question de l'impossible accès au bonheur (j'édulcore) lorsque les besoins matériels élémentaires de l'humain ne sont pas satisfait.
Ecrit par : Jenny Suarez-Ames | vendredi, 11 mai 2007
a) Je vomis aussi les bassesses copiées-collées à consonance pornographique.
b) Je vais pour ma part travailler un texte sur le détachement volontaire des biens matériels comme unique voie d'accès au bonheur.
c) Après, j'essaierai de m'y appliquer moi-même.
Ecrit par : Rufus | vendredi, 11 mai 2007
Qu'on se le dise.
Ecrit par : Usurpateur d'Amaury | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Ulysse | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Amaury | vendredi, 11 mai 2007
En exclusivité, mon nouveau louque de star relativement peu matérialiste sauf certains jours onlaïne. Petting myself ouiz maï hère.
Ecrit par : Jenny Suarez-Ames | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Amaury | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Jenny Suarez-Ames | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Rufus | vendredi, 11 mai 2007
Sorry les gars, je vous laisse vous draguouiller maintenant.
Ecrit par : Jenny Suarez-Ames | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : Usurpateur | vendredi, 11 mai 2007
A "Rufus" Si tu avais de belles jambes, une jolie poitrine, un regard intéressant, que tu t'habilles avec style, que tu aies de l'humour et de la séduction, beaucoup de culture et d'indulgence je ne dis pas mais enfin, bon, là pour l'instant, pas du tout.
Ecrit par : Amaury | vendredi, 11 mai 2007
Ecrit par : jean luc | samedi, 12 mai 2007
Ecrit par : jean luc | samedi, 12 mai 2007
Ecrit par : Rufus | samedi, 12 mai 2007
C'est aussi que je déteste cette société hyper-matérialiste qui exclut toute transcendance ou idéal pour ne consacrer que le fric, le fric et le fric. La plupart des gens ne veulent que survivre et non vivre, et n'ont que des aspirations de médiocres qui n'ont pour seul argument de leurs opinions que leur violence. L'élection de Sarkozy reflète tout cela, ce retour aussi d'un anti-intellectualisme radical. Tout cela ressemble fort à du totalitarisme, mais allègé et pour lequel la société est prête à se vautrer dans une servitude volontaire. Cela met très en colère. Car le tout engendre une sorte de morale de rat.
Ecrit par : Amaury | samedi, 12 mai 2007
Ecrit par : Rats de Davis Grubb | samedi, 12 mai 2007
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