mardi, 31 octobre 2006
Allo - Oui - noeud (devine quelle fête se cache derrière ce rébus)
Aujourd'hui, j'allais presque oublier la fête de Allo-Oui-Noeud mais une meute de gamins hurlants et criards, accompagnés de mamans empressées que l'on donne bien une bonne quantité de sucreries à leur progéniture, qui viennent d'entrer dans le cyber-café viennent de me le rappeler. C'est fou comme une fête sans fondements réels dans la culture française, importée des Etats Unis car il n'y avait rien entre les vacances et Noèl pour que les commerçants vendent un peu plus de sottises. Certains iront jusqu'à dire que c'est une vieille tradition païenne d'avant le christianisme y voyant même sans réfléchir beaucoup un argument pour la laïcité, d'autres à l'inverse célèbreront "Holy Wins" par réaction, faisant encore un peu plus de publicité à cette fête macabre. Cela me rappelle aussi mon amusement devant les deux films sur la "Famille Addams", peut-être encore plus le deuxième, qui montrent une famille de doux dingues complètement rétifs à ce que le commun appelle la normalité c'est-à-dire la médiocrité. Les Addams possèdent effectivement un avantage non négligeable sur leurs entourage : ils acceptent les autres tels qu'ils sont...
PS : Dans ce film, on peut voir Christina Ricci qui enchaîna après sur quelques "OualDisniaiseries" et tourna ensuite avec Terry Gilliam et d'autres des films plus intéressants.
15:30 Publié dans Sociologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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L'apparence selon Cioran
"Je me délie des apparences et m'y empêtre néanmoins ; ou plutôt : je suis à mi-chemin entre ces apparences et cela qui les infirme, cela qui n'a ni nom ni contenu, cela qui est rien et qui est tout. Le pas décisif hors d'elles, je ne le franchirai jamais. Ma nature m'oblige à flotter, à m'éterniser dans l'équivoque, et si je tâchais de trancher dans un sens ou dans l'autre, je périrais par mon salut."
[Cioran, Emile Michel - De l'inconvénient d'être né - Gallimard]
Cioran n'est pas un nihiliste, c'est en fait un mystique, sa pensée, son raisonnement philosophique l'ont amené à se tourner vers le bouddhisme qui répond à ses inquiétudes.
15:06 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
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"Peeping Brian"
"Phantom of the paradise", superbe opéra Rock, flamboyant, extrêmement ironique sur les chanteurs éphémères, romantique et violent, contient tout le cinéma de Brian de Palma, y compris sur des tics de filmage qui deviennent quelques fois agaçants, comme l'abus de "split screen". Ce livre est l'oeuvre d'un passionné qui aime bien son sujet, et l'a choisi par goût. Il parcourt toutes ses oeuvres : de "Hi Mom", film d'apprentissage jusqu'à "Femme Fatale", ou même "Mission:Impossible". Certains films de De Palma ne sont pas que des commandes sans âmes, où alors il les détourne, ainsi "Mission:Impossible" introduisant des constatations très acides sur le pouvoir de simulacre de l'image et de l'apparence. Quand il adapte des livres, comme "Le bûcher des vanités" ou "Carrie", il les intègre à son univers, à sa psyché, ce qui est le signe d'un véritable auteur.
Il ressemble à Kubrick à bien des égards excepté la froideur, comme le suggère le titre du livre faisant référence bien sûr au célèbre personnage de Fritz Lang observant l'humanité de repaire ultra-moderne, voyeur et démiurge. Il est peut-être plus humble devant son art, mais tout aussi exigeant, s'intéressant sans cesse aux nouvelles possibilités offertes, ainsi qu'aux nouvelles créations. Il refait souvent le même film. Son film-clef est peut-être "Blow out", "petit" film un peu vulgaire dans sa mise en oeuvre, un peu putassier, mais remarquable d'intelligence cependant dans son propos sur ce que l'on appelle le genre, le cinéma en général, l'horreur (il faut d'ailleurs regarder jusqu'au générique final).
Brian de Palma est de la même stature que Raoul Walsh en son temps, ou Howard Hawks, c'est aussi un individualiste comme d'autres "jeunes gens" de sa génération de cinéastes, "le nouvel Hollywood" arrogant, génial et un peu trop clinquant des années 80. Un de ses films, "Scarface", est un film légendaire dans les banlieues pour le côté clinquant et rêve de destinée grandiose pour les lascars ou les racailles. On voit que ce réalisateur est donc bien un auteur qui ne laisse indifférent personne.
Titre : Les mille yeux de Brian de Palma | Auteur : Luc Lagier | Editeur : Dark Star paru en 2004
11:46 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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Propagande et cinéma
Ce livre analyse les films de guerre, d'espionnage, d'action : des "blockbusters" commerciaux aux films d'auteur, et leurs rapports avec le complexe militaro-financier. Il en dégage essentiellement deux catégories : les films exaltant la politique américaine de type républicain et/ou le statut quasi messianique que se donne les Etats-Unis, d'autre part les films plus critiques : de "Air Force One", montrant un super-président, fin homme politique, courageux devant les méchants, homme du peuple, mais aussi un type super-sensible (Bush junior a-t-il trop regardé ce film ?) à "Croix de Fer" de Sam Peckinpah...
Il existerait même selon lui une troisième catégorie plus perverse de genre de films, la plus intéressante, de ceux qui ressemblent à des "actioners", des "véhicules" pour stars musclées à la mâchoire carrée, et sont beaucoup plus caustiques voire acides : comme "Starship Troopers", montrant la fascisation de la société américaine qui pourrait suivre un impérialisme poussé trop loin de Paul Verhoeven ou "la somme de toutes les peurs" de Phil Alden Robinson, dans lequel c'est la politique américaine, les ventes d'armes à des dictateurs et les officines gouvernementales ne se souciant que modérément de la démocratie qui provoquent un désastre.
Certains de ces films plus pervers malmènent jusqu'à l'image publique de la star virile et la retournent complètement jusqu'à la dérision la plus totale : ainsi "les proies" de Don Siegel, qui montre Clint Eastwood en soldat sûr du bon droit de ses chefs, d'avoir tout ensemble Dieu, la morale et le Bien de son côté, qui pense également séduire quelques jeunes filles du pensionnat où il échoue, il se révèlera finalement lâche, imbécile, retors, menteur, calculateur et souffrira les conséquences. D'ailleurs Clint Eastwood montrera complètement l'envers du messianisme dans
plusieurs de ses films (avec le plus de talent selon moi dans "Un monde parfait").
Enfin, Jean-Michel Valantin définit une notion indispensable à comprendre pour saisir les tenants et aboutissants de la politique américaine qui est son sentiment d'être le nouveau peuple élu (cf. la politique US aux Proche et Moyen Orient). C'est la raison pour laquelle les peuples se permettant de critiquer ou de ne pas accepter les diktats, ou les alliances hasardeuses, sont de plus en plus montrés, en particulier les français, comme arriérés, mystérieux, hypocrites et dissimulateurs.
Titre : Hollywood, le Pentagone et Washington. Les trois acteurs d'une stratégie globale | Auteur : Jean-Michel Valantin | Editeur : Autrement
11:42 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
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Moi et mes "rondeurs"
Pendant l’enfance, je ne me suis jamais posé de questions sur mon physique, grâce à l’amour de mes parents qui m’avaient tout de suite accepté tel que j’étais. J’avais aussi une coquetterie dans l’œil gauche ce qu’un ours aurait bien trouvé utile pour la chasse car jamais ses proies n’auraient su
Et puis, il y a quelques semaines, quelqu’un m’a donné ce désir de me retrouver enfin, mais chut, c’est un secret, je crois que je suis un peu amoureux…
11:20 Publié dans Écriture | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
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lundi, 30 octobre 2006
Un texte de Niki Vered-Bar - un caractère de la Bruyère moderne
Je mets ce texte de Niki en ligne en attendant de terminer un texte que je lui écris sur les "rondeurs"...
BOLLOG
Bollog, celui qu'on attend longtemps, longtemps...
Cette fois, Bollog est la personne qu'une entreprise va vous envoyer. C'est le livreur du mazout ou de la machine à laver que vous venez d'acheter, à moins que ce ne soit lui qui va vous installer la vidéo… Bref, c'est celui qui doit arriver le jour tel ou tel, "dans la matinée" ou "dans l'après-midi". Et encore, si vous avez de la chance... (Il n'est pas rare que l'on vous dise que Bollog viendra tel jour, et que vous ne puissiez sortir de chez vous du matin au soir.)
Dans votre cas, on doit vous apporter la table que vous avez commandée, et le livreur, Bollog, viendra demain, entre 8 heures et 12 heures. En accord avec votre mari, c'est vous qui resterez à la maison. Vous avez averti votre employeur. Cela peut s'arranger : vous ferez des heures supplémentaires pendant le week-end, et tant pis pour le resto avec votre famille…
Dès potron-minet, vous attendez SA venue. Vers midi moins dix, vous commencez à vous tracasser et vous téléphonez pour savoir ce qui se passe. La secrétaire vous répond :
- Il n'est pas encore là ? Il va arriver d'une minute à l'autre, il n'est pas encore midi, après tout…
Midi, midi et quart, midi et demi, pas de Bollog. Vous téléphonez de nouveau :
- Il n'est pas venu ? Ce n'est pas possible ! Vous en êtes sûre ? demande la secrétaire.
Ça, c'est la meilleure !
- Bien sûr que j'en suis sûre ! S'il était venu, je le saurais tout de même !
- Bon, ça va ! Ce n'est pas la peine de crier comme ça…
On aura tout vu ! En fait, tout cela, c'est de votre faute…
Mais la secrétaire n'est pas si inhumaine que cela, elle va se renseigner, puis vous dit :...
La suite ici sur le blog de Niki
17:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
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dimanche, 29 octobre 2006
Témoignage d'un prof de ZEP
Je suis prof de ZEP depuis dix sept ans, et prof tout court depuis 22 ans.
J'ai adoré ce métier. Mais dès que je pourrais, je vais le quitter.
Pas à cause des mômes, non, mais à cause des mutants dans le genre de Miss Clochette qui n'ont plus aucune conscience politique, sont contaminés au dernier degré par le pédagogisme et ont a peu près autant de recul critique qu'une choucroute en boîte. Je ne veux pas finir ma carrière entouré de ces khmers didacticiens qui ne lisent plus, ne pensent plus et ont le sourire béat des candidats aux abattoirs à venir.
Syndrôme de Peter Pan, Clochette, tu ne grandis pas, ton blog sent la mort et les grands sentiments, c'est la même chose, tu es mûre pour le fascisme.
Adios
18:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
| Tags : Politique |
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samedi, 28 octobre 2006
Nouvelle mode du court
Note plus futile quoique. Parfois, la mode est réellement ridicule, parfois moins mais il y en a une qui me pose question en ce moment, c'est celle des gilets, vestes, blousons ultra-court sur un poulovère ou un sous-pull qui arrivent sous les aisselles des filles qui les portent. On a alors l'impression qu'elles s'habillent avec les vêtements de leur petite soeur. Bien sûr, la pub leur fera croire que c'est leur choix personnel de se vêtir ainsi, leur style mais le conditionnement social fait faire malgré tout bien des choses réellement ridicules. Tous les goûts ne sont pas dans la nature.
18:56 Publié dans Article | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
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"Flags of our fathers"
Je viens de voir le film de Clint Eastwood et j'ai adoré, il dit au moins une chose très justre : les peuples sont de la chair à canon pour les puissants, que ce soit pour la guerre entre pays ou la guerre économique. Les puissants ne font que corrompre l'honneur, le courage et la fraternité des soldats qui ne servent au bout du compte qu'à maintenir le système en place. Ensuite, les héros retombent dans l'oubli, ils rappellent des périodes trop douloureuses à évoquer ou trop gênantes pour la majorité qui s'est contenté de rester dans son coin et survivre. Les héros rassurants comme dans le film de Spielberg sur la seconde guerre mondiale sont des leurres confortables.
18:50 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 27 octobre 2006
Le site de Niki
J'ai connu Niki il y a huit ans à Jérusalem, elle tenait le standard de l'hopital français ou hopital Saint Louis entre la ville moderne et la vieille ville. J'ai découvert peu à peu tous les dons de Niki qui a fait son aliyah dans les années 70. Niki écrit, elle a un style très poétique entre Queneau et Pérec, Niki peint, très bien même, et Niki, je crois, a même fait du théâtre. A cela, il me faut rajouter la création d'un site ici en lien, le Nikibar. Pour le petit personnage rondouillard qui fait le lien entre les pages qu'elle a créé, je la soupçonne de s'être inspiré d'un ancien coopérant qui venait très régulièrement discuter avec elle, elle qui connaît des gens très bien comme les acteurs des films d'Amos Gitaï. Je vais lui faire du cirage de pompes mais c'est en grande partie gràce à elle que j'ai pu me libèrer de mes préjugés concernant Israèl et accèder à une meilleur compréhension beaucoup plus nuancée du conflit israèlo-palestinien.
Un livre de Niki : "les escargots sauvages" paru en 1999 à la librairie Racine
15:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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