lundi, 30 octobre 2006
Un texte de Niki Vered-Bar - un caractère de la Bruyère moderne
Je mets ce texte de Niki en ligne en attendant de terminer un texte que je lui écris sur les "rondeurs"...
BOLLOG
Bollog, celui qu'on attend longtemps, longtemps...
Cette fois, Bollog est la personne qu'une entreprise va vous envoyer. C'est le livreur du mazout ou de la machine à laver que vous venez d'acheter, à moins que ce ne soit lui qui va vous installer la vidéo… Bref, c'est celui qui doit arriver le jour tel ou tel, "dans la matinée" ou "dans l'après-midi". Et encore, si vous avez de la chance... (Il n'est pas rare que l'on vous dise que Bollog viendra tel jour, et que vous ne puissiez sortir de chez vous du matin au soir.)
Dans votre cas, on doit vous apporter la table que vous avez commandée, et le livreur, Bollog, viendra demain, entre 8 heures et 12 heures. En accord avec votre mari, c'est vous qui resterez à la maison. Vous avez averti votre employeur. Cela peut s'arranger : vous ferez des heures supplémentaires pendant le week-end, et tant pis pour le resto avec votre famille…
Dès potron-minet, vous attendez SA venue. Vers midi moins dix, vous commencez à vous tracasser et vous téléphonez pour savoir ce qui se passe. La secrétaire vous répond :
- Il n'est pas encore là ? Il va arriver d'une minute à l'autre, il n'est pas encore midi, après tout…
Midi, midi et quart, midi et demi, pas de Bollog. Vous téléphonez de nouveau :
- Il n'est pas venu ? Ce n'est pas possible ! Vous en êtes sûre ? demande la secrétaire.
Ça, c'est la meilleure !
- Bien sûr que j'en suis sûre ! S'il était venu, je le saurais tout de même !
- Bon, ça va ! Ce n'est pas la peine de crier comme ça…
On aura tout vu ! En fait, tout cela, c'est de votre faute…
Mais la secrétaire n'est pas si inhumaine que cela, elle va se renseigner, puis vous dit :...
La suite ici sur le blog de Niki
17:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : Littérature, Peinture |
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Commentaires
Écrit par : Alfredo Smith-Garcia | lundi, 30 octobre 2006
Écrit par : Jenny Ame | mardi, 31 octobre 2006
Écrit par : Amaury | mardi, 31 octobre 2006
Je ne pense pas que Bollog vaille ce pas de danse plutôt périlleux à mon goût. Non, Bollog est trop humain et un trop grand vaurien...
On peut retourner l'histoire et mettre l'attente au coeur du sujet, mais, à mon avis, le centre épineux de ce récit n'est que la mauvaise foi.
Godot n'y est pour rien; nenni !
Écrit par : niki | lundi, 06 novembre 2006
Écrit par : Jenny Ames | mardi, 07 novembre 2006
Les commentaires sont fermés.