« Nouvelle mode du court | Page d'accueil | Un texte de Niki Vered-Bar - un caractère de la Bruyère moderne »
dimanche, 29 octobre 2006
Témoignage d'un prof de ZEP
Je suis prof de ZEP depuis dix sept ans, et prof tout court depuis 22 ans.
J'ai adoré ce métier. Mais dès que je pourrais, je vais le quitter.
Pas à cause des mômes, non, mais à cause des mutants dans le genre de Miss Clochette qui n'ont plus aucune conscience politique, sont contaminés au dernier degré par le pédagogisme et ont a peu près autant de recul critique qu'une choucroute en boîte. Je ne veux pas finir ma carrière entouré de ces khmers didacticiens qui ne lisent plus, ne pensent plus et ont le sourire béat des candidats aux abattoirs à venir.
Syndrôme de Peter Pan, Clochette, tu ne grandis pas, ton blog sent la mort et les grands sentiments, c'est la même chose, tu es mûre pour le fascisme.
Adios
18:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : Politique




















Commentaires
Et puis zut, Alfredo, ce n'est pas très gentil de faire sortir les petites filles de leurs gonds, même pour rire.
Vilain vilain vilain.
Et si ça n'était pas pour rire, suis pas sûr que vous ayez pris le meilleur moyen de faire leur éducation.
Enfin, ça n'engage que moi.
Ecrit par : Polemikon | lundi, 30 octobre 2006
Donc changeons de sujet, que pensez-vous de Michel Bultô ?
Ecrit par : Jenny Ames | lundi, 30 octobre 2006
C'est un très grand poète, et un grand chrétien aussi. Il a beaucoup aimé la drogue et le velvet underground, maintenant c'est le Saint-Esprit.(Et pas celui des théocrates bushiens à 3500 morts par jour).
Je lui dois la lecture de poètes exquis et un peu oubliés comme Paul-Jean Toulet et Odilon-Jean Périer.
C'est promis, docteur, nous lui rendrons visite la prochaine fois.
Ecrit par : Alfredo Smith-Garcia | lundi, 30 octobre 2006
Encore un cadavre que je l'on brise comme de la glace au milieu de l'Hudson et dont le sang empourpre les eaux.
Promis patient, la prochaine fois un blanc avec Bultô ô kafé franssè.
Ecrit par : Jenny Ames | lundi, 30 octobre 2006
Il est tôt et déjà je moissonne. J'ai vu une aube derrière mon figuier, écouté les Shangri-Las, une journée sans peur à l'horizon.
Les gars, je crois que vais bien.
Ecrit par : Jenny Ame(s) | mardi, 31 octobre 2006
"ton blog sent la mort"
Pourquoi tant de haine?
Ecrit par : Un prof | lundi, 06 novembre 2006
Oui, pourquoi tant de haine devant la destruction systématique de l'école par bientôt vingt ans d'IUFM, pourquoi tant de haine devant de jeunes collègues qui n'ont plus aucun sens critique ni aucun recul politique sur leur pratique et leur environnement social?
Oui, pourquoi tant de haine devant les projets débiles cache-misère, la précarisation des personnels, le foutage de gueule des élèves, euh pardon des "apprenants" à qui on n'apprend plus rien et qu'on transforme en chair à canon de la société marchande?
Oui, pourquoi tant de haine?On se demande...
Vous dites sur votre blog que Brighelli est ignoble, et vous, vous êtes mort
Ecrit par : Le fantôme de Jules Ferry | lundi, 06 novembre 2006
Je viens regarder le blog d'"un prof"' et me demande pourquoi "un prof" est prof.
Sûr, prof en zep n'est pas un boulot facile mais pourquoi un blog comme le vôtre ? Est-ce un pour vous défouler ?
Et si vos points vous le permettent, pourquoi ne pas aller enseigner à des poètes, des vrais, qui ne disent pas "Ta mère la pute que j'ai niquée hier soir" mais "ma mère cette pute m'a acheté l'iPod nano alors que je voulais le 80 Go".
Prof en zep est, pour certains, une "vie palpitante", précisément parce qu'en zep. Vous préféreriez enseigner à des gamins qui regardent le plafond (le bonhomme est au plafond) en attendant de passer le bac pour avoir la voiture promise par papa-maman ?
Crachez sur l'EducNat qui vous empêche de faire votre boulot, pas sur vos élèves. Ou alors écrivez des bouquins dont vos élèves, cette bande de crétins, feront de bons seconds rôles. Il y a matière, instrumentalisez-les. Ou encore relisez L'Enfant.
Péhesse : je ne suis pas prof de zep ni prof tout court mais j'en connais de très près et des deux espèces : ceux pour qui c'est une vocation avec hauts et bas ; ceux pour qui c'est prétexte à chouiner sur son sort en bavant sur les élèves.
Cela dit peut-être êtes-vous dans la première catégorie et en période basse.
Ecrit par : Jenny Ames | mardi, 07 novembre 2006
Essai à effacer (désolé pour le dérangement, c'est la faute au pont).
Ecrit par : Toto | mardi, 07 novembre 2006
@ le fantôme de Jules Ferry :
Je trouve Brighelli, le personnage, outrancier, souvent très violent dans ses propos, sourd aux autres points de vue, et pour le passage que je cite, effectivement ignoble. Maintenant comme je l'ai écrit aussi, je suis d'accord avec lui sur bien des points, en particulier sur les constats (moins souvent sur les solutions), et d'accord aussi avec les vôtres.
Je ne comprends pas le "et vous vous êtes morts". Une explication sur le sens de cette phrase serait la bienvenue.
@ Jenny Ames :
Le pourquoi de mon blog est le témoignage. Je n'en ai pas trouvé de similaire sur le net. Et effectivement il arrive que ça défoule, mais ce n'est pas le but.
Pourquoi ne pas aller enseigner ailleurs : parce que c'est là que j'ai envie de le faire et pas "à des gamins qui regardent le plafond (le bonhomme est au plafond) en attendant de passer le bac pour avoir la voiture promise par papa-maman".
Vous n'avez pas du très bien lire le blog : je ne crois pas avoir jamais "craché" sur un élève. Pour ce qui les concerne je ne fais que rapporter des faits. Les nier n'en changerait pas la réalité. Certes ils ressortent sur le blog, parce qu'ils marquent, mais ils restent quand même le fait d'une minorité d'élèves. Et malgré le devoir de réserve qui me contraint, il me semble que je critique plus l'EN et la hiérarchie que les élèves.
Je suis effectivement dans la première catégorie, mais pas en période basse. Simplement il se trouve qu'en ce moment ça se passe très mal au collège, donc c'est ce qui ressort sur le blog.
Ecrit par : Un prof | mardi, 07 novembre 2006
Toto me rappelle Fredric Brown et "Martiens Go Home" : "Hé Toto ! C'est bien la terre ici !?".
Ecrit par : Amaury | mardi, 07 novembre 2006
Barre-toi de ma chambre Martien !
Ecrit par : Chouquette | mardi, 07 novembre 2006
Ecoute, chouquette, poupée, je suis bien là, je ne dérange pas, je ne fais que jeter un coup d'oeil pour m'informer. Vous terriens avez une drôle de conception de la vie, que vous vous faîtes de montagnes de trucs tout simples, vous ne seriez pas des enquiquineurs tous ou presque par hasard ? Enfin, ce que j'en dis avec les autres, c'est que vous attachez beaucoup trop d'importance à des problèmes dont vous parlez de trop sans régler quoi que ce soit : tu m'écoutes, Toto ?
Ecrit par : Martien | mardi, 07 novembre 2006
Ce martien est bien insolent, mais je ne peux rien faire, il bloque les communications depuis qu'ils sont apparus il y a deux jours.
Ecrit par : Amaury | mardi, 07 novembre 2006
Ouf, une réponse sans animosité, calme et courtoise, et même argumentée, ça fait du bien ! Je dis cela sans ironie aucune, vraiment, le tenancier de ce confortable blog pourra confirmer. En effet je n'ai lu que les posts plus récents, peut-être rapidement. Il se trouve que j'ai une admiration réelle pour certains enseignants, et une aversion particulière pour d'autres : je connais un "romancier" (je suis trop bonne) qui se prétendait prof de philo en ZEP et instrumentalisait ses élèves de façon abjecte dans son bouquin (tous des ignares incurables antisémites blablabla). Hum... par ailleurs je m'énerve facilement, parfois... de temps en temps... souvent, en fait. Bref, merci pour votre (aimable) réponse.
Ecrit par : Jenny Ames | mardi, 07 novembre 2006
Ouais, ce martien nous emmerde, en plus je suis aussi un personnage de Fredric Brown alors faut kilarrête.
Ecrit par : Jenny Ames | mardi, 07 novembre 2006
Jenny Ames a raison et je présente mes excuses au Prof pour le "Et vous êtes mort".
C'est très certainement faux.
Disons que mon fantôme est très en colère depuis quelques années et encore plus depuis qu'il plâne dans les couloirs d'un collège déclaré "Ambition réussite", ce qui est parfaitement orwellien puisque le projet masque exactement le contraire de son énoncé, "Résignation échec" et que certains collègues, hélas parmi les plus jeunes, se prennent au jeu et deviendraient facilement des petits chefs auto-précarisés si de temps en temps le principe de réalité ne leur revenait pas en pleine poire.
Sinon, j'appelle "mort" l'acceptation inconsciente, considérée comme normale, de sa situation dans les rapports de production(Karl Marx TM). Et il est désolants de voir le nombre de morts chez les profs dont le boulot, en ZEP ou ailleurs, est de transmettre un sens critique
Ecrit par : Le fantôme de Jules Ferry | mardi, 07 novembre 2006
Je crois que tout est dit. Les remarques de ou sur les profs se font toujours dresser sur leurs ergots les concernés et les fil(le)s de, à juste titre ou non. Connaissant bien les deux catégories dont je parlais, plus les morts du fantôme (passez-moi l'expression), on devient vite à fleur de peau. Très juste, cette remarque sur les morts, d'ailleurs, qui concerne en effet à mon avis plus les jeunes que les hors classe (ou assimilés).
Donc puisque vous êtes dans la première catégorie, j'accepte votre légitime agacement(TM).
Ecrit par : Jenny Ames | mardi, 07 novembre 2006
Sur le pédagogisme : http://www.sauv.net/meuro.php
Ecrit par : Pli | vendredi, 24 novembre 2006
Les commentaires sont fermés.