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Animaux

  • Chronique du pays réel - les animaux dénaturés

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    Les animaux dénaturés

    chienchien.jpgCe n'est pas la première fois que j'observe ce genre de spectacle à la fois drôle et pathétique dans la rue, car cela souligne aussi la profonde solitude bien réelle des gens dans notre société. Je l'ai observé partout et chez tous les âges dans tous les milieux que ce soit en banlieue ou que ce soit comme ce matin chez une quinquagénaire potelée à la blondeur suspecte dans le XVIème arrondissement, maquillée comme un camion volé et habillée d'une très chic « veste » « Barbour » (TM°).

     

    Cela montre à chaque fois par l'exemple dans ce cas comme dans d'autres que les animaux sont dans nos sociétés dénaturés. La mode de « l'antispécisme », nouvelle lubie bourgeoise, ne fait qu'exacerber ces tendances au sentimentalisme le plus stupide avec les animaux. Ils comblent un vide, quelque chose, on ne sait trop quoi, certainement la vacuité et l'Ennui profond qui tient lieu d'âme aux bourgeois pédagogues.

     

    Elle avait son chien dans les bras, devant son opulente poitrine, un minuscule roquet « vêtu » d'un manteau pour son espèce dans le goût écossais. Tout en marchant elle lui parlait :

     

    « Tu sais je vais te poser, parce que quand même tu fais ton poids »

     

    Elle le pose, le clébard grogne tout bas :

     

    « Ah non je ne te porte plus, tu n'as qu'à marcher »

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  • Le Mammouth a le dos large

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    éducation nationale, société, politique, école, rentrée scolaire, parents, enfants, élèves, amaury watremezLes mammouths étaient des animaux un peu lents, à poil long car frileux. Il était très difficile pour les hommes préhistoriques de les chasser car il était quasiment impossible de lui faire prendre une direction qu’il n’avait pas choisi. On avait beau le cribler de flèches, il continuait à se mouvoir longtemps, même lorsque son cadavre était enfin à terre agonisant. A chaque rentrée, le  « Mammouth » actuel, l’Education Nationale,  est malmené, les décisions des ministres successifs le dirigeant ou essayant de le faire raillées, moquées, conchiées.  On prétend en conséquence que cet animal préhistorique refuse d’évoluer vers le XXIème siècle.

     

    Il lui est reproché de ne plus apprendre grand-chose aux élèves à commencer par les fondamentaux, de ne plus transmettre de culture ou de valeurs ni même d’éducation basique.

     

    Les enseignants sont jugés trop laxistes, trop idéologues, pas assez engagés, trop zélés et trop indifférents. Ils sont perçus à droite comme les anciens « hussards noirs » de la République, ce qu’ils ne sont plus, et à gauche comme les garants des progrès de la société, ce qui n’est pas non plus leur rôle exclusif. D’aucuns se disent que c’était « mieux avant », avant les multiples réformes de l’enseignement débutant en 1977 avec la réforme Haby. Mais « avant » bien que les élèves sachent mieux lire et mieux compter, beaucoup étaient laissés sur le bord du chemin, les trop rêveurs, ceux qui n’étaient pas scolaires, inadaptés aux normes.

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  • Jacquerie à l'ère des réseaux sociaux

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    politique, agriculture, société, amaury watremez, paysansLes manifestations d'aujourd'hui à part le fait qu'elles ont gênées l'acheminement vers leurs jobs passionnants des cadres névrosés et des « hipsters » bossant dans la pub ont encore une fois montré la coupure profonde entre « pays légal », la France des nantis, et « pays réel » et la France « périphérique » pour reprendre le terme de Christophe Guilluy, géographe, le pays oublié. C'est de cette France que les agriculteurs et les éleveurs font partie, tous ceux montés sur Paris aujourd'hui pour bloquer les péages, les autoroutes et les entrées de la capitale.

     

    La plupart travaille beaucoup plus de 35 h par semaine pour gagner péniblement à peine un RSA. Bien entendu le bobo, le bourgeois pédagogue, qui se pique d'authenticité, authenticité oui mais exotique, qui veut jouer le retour aux sources à la nature s'en fout complètement de ce que le « pays réel » souffre. Lui, il trouve cela tellement génial l'Europe, la fin des frontières, la « mondialisation réputée heureuse », de pouvoir payer en euros lorsqu'il passe des vacances « citoyennes » ou « écoresponsables » à Venise, en Espagne ou ailleurs.

     

    C'est tellement géniâââl t'vois...

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  • Éloge misanthrope du chat

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    société, animaux, chats, amaury watremez, politique, maisonL'être humain, ce pitoyable primate, est persuadé qu'il domine la Création et tous les animaux alors que comme chacun sait depuis Douglas Adams il est seulement la troisième espèce la plus intelligente de la planète. Pour l'auteur du « Guide galactique », les dauphins et les souris nous précèdent, je pencherais plutôt pour les chats dont l'homme croit qu'ils sont des animaux domestiques dociles. Le chat le laisse croire, ceci afin d'assurer sa propre tranquillité. S'il ne le faisait pas, l'homme s'affolerait, et il oublierait de changer la litière tous les jours.

     

    Il le laisse même faire quelques croisements pour aboutir à des physiques félins exotiques flattant l'homme dans son orgueil. Après tout il n'est pas contre si cela lui donne l'occasion de rencontrer quelques chattes même de gouttière....

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  • Papy « trente glorieuses » et le dérèglement climatique

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    économie, société, politique, écologie, amaury watremezJ'ai déjà évoqué l'influence délétère de « Papy trente glorieuses » sur la vie politique française au sens exact du terme, à savoir ce qui concerne toute la cité. Il est maintenant retraité, mais détient toujours les rênes du pouvoir, se tient encore aux postes clés auxquels il s'accroche comme la daphnie à son rocher, le morpion aux attributs masculins de Sébastien Chabal. Et à raconter sans cesse les mêmes histoires sur sa jeunesse et la société d'abondance, il fait rêver ses enfants et petits enfants qui voudraient bien continuer à gaspiller les ressources du monde avec entrain et ardeur comme lui l'a fait, sans aucun souci du lendemain.

     

    Il ne leur a transmis que cela, il est vrai, ses rêves consuméristes de masse, une sorte de déambulation continuelle dans des centres commerciaux géants, « ad vitam ». Les gosses le suivent donc docilement sur ce terrain en changeant de téléphone dit portable tous les deux mois docilement ainsi que le système leur enjoint de faire. Leur dirait-on que leur « smartphone » est fabriqué avec des terres rares uniquement présentes en Mongolie intérieure, que leur extraction tue des centaines de personnes chaque année et souille irrémédiablement ce pays, ils n'en auraient cure :

     

    C'est la rançon du progrès, et c'est loin la Mongolie, de plus comme ils ne savent plus la situer sur une carte, ils s'en foutent....

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  • Ours en peluche

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    société, personnel, amaury watremez, ours

    Dédié à toi, et toi aussi qui me lisez, vous savez pourquoi...

     

    Un matin ensoleillé, je me suis réveillé, et j'étais un ours, un véritable ours. Mon lit était en miettes à cause de mon nouveau poids, ou certainement était-ce à cause du sommeil réputé difficile des plantigrades. J'avais des griffes, des pattes un peu courtes, un arrière-train bien rembourré et une brioche de notable apparente ainsi qu'un centre de gravité assez bas. Je m'y suis vite habitué. J'étais déjà très proche de ce genre d'animal auparavant.

     

    Quand je ne dormais pas assez, je grognais avec rage et colère, cela ne durait certes pas longtemps, et j'envoyais des coups de patte à mon entourage sans trop de prudence. Mais si quelqu'un me mettait un anneau dans le nez, me parlait gentiment, surtout une jolie fille, l'on me menait par ce petit bout de mon anatomie.

     

    Je ne sais s'il communique avec d'autres...

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  • Une société d'enfants irresponsables ?

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    littérature,société,politique,meilleur des mondes,dystopies,amaury watremezDepuis « Soissantuite » et sa révolution de Carnaval, les bourgeois ont feint de jeter aux orties le « surmoi » de la société, la morale, les us et coutumes traditionnels, prétendant s'en affranchir définitivement et le reste du monde à leur suite. Paradoxalement, ils n'ont eu de cesse d'en recréer un collectif et sociétal depuis lors au nom du« vivre ensemble », de la santé publique et du Bien Commun. Si la morale commune et individuelle n'existe pas, on se demande bien au nom de quoi et sur quelles bases se justifient tout cela ?

     

    Si pour moi, le bien c'est de manger du tapir nain (espèce très rare en voie de disparition) à tous les repas, la polygamie joyeuse avec exclusivement des bigouden ? Si pour moi Frédéric Lenoir est un philosophe hors pair et un « coach de vie » indispensable ? Qu'est-ce qui m'y empêche de m'y adonner et de le penser puisque bien et mal et morale et bon goût sont des concepts arbitraires et dépassés, que tout se vaut ?...

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  • Les français sont des veaux

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    Comment les français peuvent-ils être assez cons, assez amnésiques, aussi peu clairvoyants pour revoter pour Sarko et sa clique ?

     

    électeur UMP tu vas donc voter PS en cas de triangulaire ?

     

    électeur PS tu vas donc voter UMP en cas de triangulaire ?

     

    UMP libérale-libertaire et PS sociéto-libéral, ce qui revient au même ?

     

    Allons donc, tu ne te poses pas de questions sur le détricotage du service public, sur le communautarisme encouragé par l'UMP et le PS ? Sur l'UE imposant des diktats monétaristes ?...

     

    "Salauds de Pauvres !" Tiens...

     

    Ce sont des voir en dessous (photo prise ici)...

    veaux.jpg

    « Non mais regarde-moi le mignon là, avec sa face d’alcoolique et sa viande grise… Avec du mou partout ; du mou, du mou, l’a que du mou ! Mais tu vas pas changer de gueule un jour toi, non ? Et l’autre là, la rombière, la gueule en gélatine et saindoux, trois mentons, les nichons qui dévalent sur la brioche… Cinquante ans chacun, cent ans pour le lot, cent ans de connerie ! Mais qu’est ce que vous êtes venus foutre sur Terre, nom de Dieu ? Vous n’avez pas honte d’exister ? »
    LA TRAVERSEE..."SALAUDS DE PAUVRES" par richardanthony

  • Une Arche de Noé dans Jérusalem – Fragments d'un journal en Palestine 22

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    dscn1800.jpgNul besoin d'aller chercher l'Arche de Noé aussi loin qu'en Arménie sur le mont Ararat, elle est aussi en Palestine, ou Israël, mais pas dans les jardins zoologiques pseudo-bibliques, ou Terre dite Sainte, les animaux revendiquent aussi des droits sur cette région si turbulente du monde vu leur nombre et leur importance dans cette endroit de la planète pourtant tout petit, à peine grand comme deux départements français.

     

    Le rapport aux animaux n'y est pas du tout le même que le nôtre, il est beaucoup plus charnel, beaucoup plus sensuel, terrien au sens le plus profond du terme. Ce n'est pas une société qui préfère les chats en vidéos mièvres et amusantes sur Internet plutôt qu'ailleurs, où les bêtes sont déréalisées, « anthropomorphisées ». Ce sont des compagnons de labeur des professions les plus dures, de malheur des réfugiés et de joies aussi, qu'on laisse à leur juste place, que l'on n'idéalise pas en faisant des versions plus pures de l'être humain qui, certes, y compris en usant des nouvelles technologies en particulier, ou pas, sait très bien faire preuve des pires aspects liés à son animalité.

     

    Quand j'évoque cela, la première chose qui me vient à l'esprit est l'apparition miraculeuse de ces « centaures en plein midi » un jour de janvier 1999 sur l'autoroute israélienne. Attendant le bus rouge et blanc « Egged » non loin du « Mont des français », j'entends soudain un bruit de sabots qui claquent sur la route. Je pense rêver car il n'y a autour de moi que des autoroutes goudronnées ultra-modernes, des panneaux de publicité géants. Trois enfants sont montés sur des chevaux à l'apparence fougueuse, des bêtes magnifiques sur lesquelles ils sont « à cru ».

     

    Ils ne s'arrêtent même pas pour un regard ou un échange de mots, ils sourient sous le soleil de plomb de midi à Jérusalem, largement à notre verticale. Ils ne s'arrêtent qu'un instant avant de traverser la « voie rapide », le temps de caresser doucement l'encolure de leurs montures. Les gosses étaient un peu sales, vêtus de haillons mais ils paraissaient n'en avoir aucune amertume.

     

    dscn1986.jpgLes chevaux traversent un échangeur autoroutier et disparaissent au loin ne laissant derrière eux qu'un léger nuage de poussière sur la route, ils étaient une image de liberté, ne se souciant ni de politique, ni de religion, encore moins de résolutions diverses ou variées, de grandes déclarations d'intentions plus hypocrites les unes que les autres, traversant la ville ultra-moderne et froide, où comme partout ailleurs l'avidité règne en maîtresse exigeante, en l'ignorant ainsi qu'elle le mérite au fond, se moquant d'elle de la meilleure manière.

     

    Ce sont à ces enfants là que les « sionistes » et « antisionistes », qui ne trouvent dans ces cause qu'un dérivatif à leur haine devraient songer quand ils sont prêts à mettre des populations à feu et à sang pour le simple plaisir de flatter le personnage qu'ils se sont construits, la plupart se hâtant de ficher le camp une fois qu'ils avaient mis le « feu aux poudres », s'étant fait plaisir à jouer à « Robin des bois » en grandeur nature.

     

    Des instants magiques comme celui-là j'en ai vécu des dizaines à Jérusalem, qui ont fait que je ne me suis jamais posé la question de la légitimaté de ma présence dans cette ville, que je me suis senti tellement heureux là-bas, malgré les moments parfois difficiles ou plus tristes, la culpabilité de laisser en France ceux que j'aimais parfois souffrir sans que je ne puisse leur venir en aide. Il m'arrive de me dire qu'il aurait peut-être mieux valu que je vive beaucoup moins de ces instants de beauté et de joie, car ils ont un prix, rendant plus libres, plus indépendants, moins soucieux des conventions sociales imbéciles.

     

    Et ce prix, je le paye encore, et cher. Les esclaves de la société d'hyper-spectacle marchande détestent ceux qui ne se soumettent pas leur allégeance matérialiste, à l'avidité générale où l'envie frustre et basse remplace le désir.

     

    Comme dans toutes les villes de Méditerranée l'on trouve également à Jérusalem des dizaines de chats parias, clochards glorieux, sans aucune honte ni scrupules, baguenaudant dans les rues, se nourrissant au bon gré des touristes, des pèlerins, ou des habitants. Ils sont généralement en bande, menés par un vieux mâle ou une vieille femelle plus agressifs que tous les autres. Le vieux mâle, ou la vieille femelle, est généralement borgne ou porte les stigmates de combats violents avec d'autres fauves des rues. Ce sont aussi des tendres, car les chats parias ne dédaignent pas de se laisser caresser par la main de temps à autre maladroite d'un voyageur de passage, lui offrant en cadeau quelques puces et microbes car les chats sont taquins.

     

    Bien sûr, il est d'usage de proposer à l'aimable bête sauvage des rues se laissant approcher avec tant de bonne volonté de donner une ou deux friandises en échange, et de ne pas trop insister quant aux caresses, ce que l'animal de toutes façons indiquera en donnant qui un petit coup de griffe, qui un petit coup de dent, au début amicalement puis ensuite plus sérieusement si l'importun ne comprend pas tout de suite. Les petits voyous abordaient le naïf en ronronnant pour mieux le tromper, et l'égarer dans une sensiblerie de mauvais aloi dans laquelle, remarquaient les chats, les touristes écrevisses avaient la désagréable habitude de tomber ; de ceux qui s'exclamaient « Amazing ! » toutes les deux minutes dans les rues de la ville à ceux qui constataient que « Jérusalem ça leur rappelait leur voyage dans le midi de 82 ».

     

    Les chats ne se souciant absolument pas de la morale des pitoyables primates qui parfois se prétendent leur maître dînaient abondamment le soir de la nourriture chapardée pour eux au marché couvert de la Porte du Damas, ou plus drôle encore à « Mahane Yehuda », le pseudo marché pittoresque côté israélien, par les petits voleurs de la « via Dolorosa ». Les félins de poche étaient en bonne compagnie avec eux, se sentant « entre soi », trouvant dans les enfants perdus qui faisaient les poches des touristes écrevisses sans état d'âme.

     

    Etait-ce donc leur faute si ces idiots se baladaient en ville avec des sacs « banane » et des portefeuilles remplis à ras bord de billets ? Les chats approuvaient ce raisonnement, eux-aussi trouvaient cela parfaitement normal de dérober dans les poubelles d'arrière cour dans les minuscules cuisines des « mixed grill » du quartier musulman un peu de pitance. Je me suis toujours demandé si les petits félins n'étaient pas salariés du syndicat d'initiative local. Étrangement, le touriste humain préfère toujours se donner bonne conscience en aidant des animaux à quatre pattes plutôt qu'en faisant preuve de fraternité avec ses pareils, ses frères en humanité.

     

    Cela n'était rien d'autres à leurs yeux qu'une juste redistribution des richesses de ce monde, de l'abondance de Tyr et de Ninive. Des chats rôdant un peu partout, il y en avait beaucoup en ville mais aussi dans les campagnes, où le gibier ne manquait pas, et l'on pouvait prendre de l'ombre et se détendre affalé au pied d'un olivier, ce qui pour un chat est une chose à prendre en considération.

     

    Il n'était pas si rare de voir des chevaux tirer les charrues et les chariots pour amener les paysans au champ, des équidés qui n'étaient pas des mondains. Comme leurs maîtres, ils avaient un visage buriné et marqué par l'exposition constante au soleil, ils buvaient peu d'eau et ne se plaignaient que si l'on se conduisait brutalement à leur encontre. Ces chevaux de labour, un peu plus trapus, un peu plus courts de pattes étaient bien souvent les compagnons de petits ânes ou de mulets curieusement utilisés aussi comme chiens de berger au milieu des troupeaux de chèvres ou de moutons à la laine poussiéreuse.

     

    L'on peut croiser également un genre de bouquetins dans le Sud du pays, un animal plutôt discret habituellement, aux alentours du cratère de Mitzpeh Rahmon et dans le Wadi rum en Jordanie, deux d'entre eux alors que nous bivouaquions à grand peine juste à côté, nous avions tenté durant plusieurs heures d'allumer un feu, reniflèrent nos orteils et goûtèrent un peu de nos sacs de couchage pour en tester la comestibilité.

     

    Le zoologue amateur (je n'ai pas dit le zoophile amateur) sera surpris que l'on mette ensemble chèvres et moutons, car finalement ce sont des animaux très différents, presque antinomiques. Le mouton suivra n'importe quel imbécile qui montre de l'autorité en avançant droit devant, fût-ce vers l'abîme, dans lequel il se jettera avec le mouton en tête de troupeau en toute connaissance de cause, tandis que les chèvres font ce qu'elles veulent et selon leur bon vouloir, surtout si elles trouvent un coin d'herbe un peu verte, ce qui dans les « territoires » n'était pas choses aisée. Si personne dans le troupeau de chèvres ne trouvait ce coin très recherché, mieux valait encore se contenter pour elles des détritus abandonnés par les hommes, que ce soit les reliefs d'un pique-nique de voyageurs ou de ceux d'un pseudo campement bédouin « very mutch authentic my frriend » (« only Twenty dollars ze place ! Djuste Fore You bicoze you're my frriend ! »). Autour de ces pseudo-campements folkloriques, pour les amateurs de gros clichés bien gras sur l'Orient mystérieux et ses délices, l'on trouvait des chameaux paresseux et languides, économisant non seulement l'eau, en la stockant dans leur bosse, mais leur énergie, tournant leur long cou avec une lenteur tellement exagérée qu'on pouvait être sûr qu'elle était feinte.

     

    En plus d'être vaniteux, ce sont de sales bêtes qui mordent immanquablement la main qui s'approche d'eux pour tenter une caresse, de manière sournoise et imprévisible. Leur maître, arrivé le matin à l'aube en « 4X4 » gueulant certainement toutes fenêtres ouvertes de la variété arabe et pop un rien dégoulinante de kitsch, de la « sheirout music » en somme, bien loin de Fairouz ou Oum Khalsoum, et vêtu non pas d'une djellabah et parfois d'un sabre de fantaisie, mais d'un « djinn » bien occidental et d'un blouson de cuir, le nez chaussé de lunettes fumées pour mieux draguer les jeunes touristes.

     

    Il y a même des cochons en Palestine comme en Israël, malgré les interdictions théoriques des prescriptions alimentaires musulmanes ou juives, et je ne parle pas seulement de ces cochons ultra-orthodoxes sortant d'un bordel qui leur était réservé à Tibériade, à l'endroit même où le « guide du routard » nous recommandait de louer à bas prix des vélos pour des enfants. Les bêtes sont tuées sur une dalle en ciment, ce qui semble convenir aux rabbins et aux imans. On trouvait même rue de Jaffa à Jérusalem, côté israélien, du saucisson « kasher » en sus de l'infâme saucisse de dinde colorée à la carotène vendue dans les supermarchés de la ville. La charcuterie est également monnaie courante au Nord d'Israël dans des villes où le russe est la première langue parlée.

     

    Cela ne date pas d'hier de toutes façons, les cochons en Terre Sainte, on se souvient que ce débauché de fils prodigue en gardait quelques uns et n'avait même pas le droit de manger les baies et racines que l'on donnait aux porcs. Un endroit, non loin du Mont des Béatitudes, face aux rives du lac de Tibériade, ou « Kinneret » en hébreu, porte le souvenir de ce troupeau de suidés dans lesquels Jésus avait envoyé des esprits mauvais et qui se sont jeté dans les flots de rage, noyant les pauvres bêtes.

     

     

    800px-White_horse-Jerusalem.jpgSi manger du cochon est un « péché », un péché certes délicieux convenons en, c'est surtout parce que l'animal lorsqu'il mangeait n'importe quoi autour des campements, manière dont on nourrissait les bêtes, voyait sa viande empoisonnée en conséquence, et impropre à la consommation. Contrairement aux idées reçues, le cochon est un animal délicat, un gourmet raffiné qui n'apprécie que certaines choses, les autres étant mauvaises pour sa santé. Les rabbins en premier n'ont fait finalement que trouver un prétexte quelconque dans leurs écritures afin d'inciter à ce qui n'était rien d'autre qu'une mesure hygiénique.

     

    images du haut, chats parias, empruntées à cet excellent blog de voyage : "Un monde à gagner

    oiseau du zoo de Jérusalem même source

    cheval israélien, wikipédia

  • "Je te tiens, tu me tiens par la barbichette" sur Internet

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    société, politique, coïtus interruptus, net, forumSur Internet, en cas de polémique, c'est un peu « je te tiens, tu me tiens par la barbichette » en plus globalisé cependant, ou de « qui pisse le plus loin ? » ou « qui a la plus grosse ? » (je veux parler de la verge, ami lecteur toi qui est si prude). Vouloir jouer à ce genre de petit jeu juste après la puberté quand on a besoin de se prouver qu'on est devenu un grand garçon ou une grande fille, c'est normal, passé trente ans, soyons généreux, c'est inquiétant. Avoir besoin de prouver sa virilité ou sa puissance de séduction en jouant les coqs de basse-cour sur le « Web » (TM°) suppose d'ailleurs parfois alors que l'on a des doutes ou des craintes de ce point de vue...

     

    On commente les écrits de l'un ou de l'autre par des petites phrases sibyllines qui se veulent d'une grande finesse, voulant dire tout et son contraire. Ces petites phrases cachent souvent un désir de revanche sur ceux dont on pense qu'ils ont mieux réussi scolairement, qu'ils sont cultivés mais pas par curiosité intellectuelle, mais car « bourgeois », j'en passe et d'autres énormités. C'est la perpétuelle comédie de la justification, auto-justification, le jeu des injures et des noms d'oiseaux bien cachés derrière le pseudo-anonymat du réseau, un opéra-bouffe que l'on joue pour tromper son ennui.

     

    Ces injures très rapides sur les fora naissent surtout de l'absence d'opinions réflechies et réelles chez la plupart des interlocuteurs internautesques qui se contentent la plupart du temps d'aligner sans scrupules les lieux communs que l'on trouve dans leurs milieux (fora, pluriel de « forum » ami lecteur, toi qui l'ignore peut-être étant peut-être une des victimes d'une des mirifiques réformes pédagogistes de l'enseignement des Lettres depuis la réforme Haby et en plus ça fait plus chic de le placer dans un texte).

     

    Curieusement, ce sont bien souvent ceux qui prétendent défendre les droits de l'homme et la démocratie qui sont les plus rapides à s'affranchir, car ils estiment en avoir le droit de par leur rôle de « phare du progrès progressiste », de toutes les règles régissant a priori un débat démocratique sain. Derrière cette farce, il y a surtout les complexes divers et variés des arbitres des élégances, des frustrations diverses et nombreuses, un besoin de se défouler d'une société dont on estime qu'elle a été tellement injuste avec son génie (sans bouillir ; NB : cette blague fonctionnera avec les plus de vingt ans, d'un temps que les « moins de vingt ans etc... »)...

     

    La plupart des internautes tombent dans le panneau de justifier leurs convictions après des échanges qui se veulent un peu musclés, pleins de dérision et d'humour glacé et sophistiqué mais qui tiennent le plus souvent de la cour de récré, à savoir une bande, une tribu, un groupe qui s'acharne sur le bizut, le « pas comme nous », le contradicteur. L'homme et la femme sont un animal grégaire, être en troupeau, penser en troupeau, le rassure, ils se sentent plus fort, et ils commencent par défier les nouveaux arrivants avant de pousser le brame incitant les autres membres de la horde au coït. On en déduit que le coït n'arrive jamais car ces polémiques sont sans fin.

     

    C'est un bonus (un bonus des « boni »), parfois pour eux de jouer les chefs de meute, ceux qui indiquent à la horde qui mordre ou sur qui hurler l'hallali. C'est l'occasion pour l'individu lambda de devenir un mâle ou une femelle « lambda ».

     

    Soulignons que les femmes en ce domaine, la polémique sur Internet, sont bien souvent tout aussi violentes que les hommes, voire parfois plus. Finalement, c'est un autre genre de parade nuptiale répétons-le.

     

     

    Que le forum soit de droite, de gauche, catholique, ultra-mon tin, bouffeur de curés, juif, athée, sioniste, pas sioniste, c'est toujours la même attitude qui domine et qui va de pair avec une vision en noir et blanc de la réflexion politique, alors que la réalité, on le sait, ne comporte que des nuances de gris (je ne parle du récent « best-selleure » porno ménager qui vient de remporter un certain succès). Quand on a des convictions réelles, profondes, et raisonnées, et une certaine expérience de la vie, on ne peut que connaître ces nuances et éviter de ranger les uns ou les autres dans des cases bien pratiques.


    image extraite du film du même titre de Jean Yanne et prise sur le site toutlecine.com

  • Histoire d'un zèbre - conte pour toute la jungle et pas seulement pour les zèbres

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    geo_zebre3.jpgLe zèbre avait découvert il y a peu seulement qu'il n'était pas un singe comme il le croyait jusque là, encore moins un animal de trait, ou d'abattoir, ni même une bête à cornes ou un genre d'invertébré. Il n'était pas sûr de son appartenance à l'espèce des primates, car il était inadapté et souffrait de diverses blessures de par l'ignorance de sa vraie nature. Comme tout zèbre il était doué pour le camouflage, il s'était tellement bien fondu dans le reste du règne animal qu'il en avait oublié lui-même juqu'à son identité propre et les causes de son mal être car ne pas savoir ce qu'il était le faisait souffrir durement.

     

    Il était un zèbre et il était heureux de maintenant le savoir. Il en était maintenant sûr et certain. Il n'osait pas encore trop le dire car les zèbres sont très mal considérés dans la jungle. Étant plus intelligents, plus sensibles, plus lucides, les autres espèces ont tendance à en avoir peur, car pour elles l'intelligence, la sensibilité et la lucidité ne sont que des moyens détournés de dominer les autres. Et quand un zèbre avoue qu'il en est et montre ses rayures, tous les autres habitants de la jungle, par jalousie, par envie, par complexe d'infériorité, prétendent alors immédiatement en être également, ou l'avoir été.

     

    Ou bien pire encore, le zèbre est raillé, rejeté, comme prétentieux et vaniteux, pour qui se prend-il ? Il est d'autant plus réjouissant pour les autres espèces de le railler et de s'amuser avec lui que c'est une proie facile et vulnérable dés qu'il est un tout petit peu à découvert. Le zèbre, pourtant, le sachant très bien malgré tout, avait voulu passionément depuis son enfance faire partie des mêmes cours, bandes et tribus que les autres animaux de la jungle ou de la savane, il avait très peur du rejet, et de la solitude, solitude qu'il avait pourtant toujours vécu au plus profondément. Il pensait, il faut le comprendre, qu'avec d'autres zèbres, il s'ennuierait forcément.

     

    Mais ces autres animaux ont toujours eu peur que leurs personnalités soient éclipsés par celle du zèbre réputé hyper-performant en tout du fait des lieux communs qui circulent à son sujet, alors que celui-ci peut être complètement à la ramasse sur des questions qu'il ne maitrisera absolument pas.

     

    Le zèbre par exemple est ambivalent en amitié, par peur de trop s'engager et d'être encore blessé, par peur qu'on le reconnaisse comme zèbre et qu'on le laisse tomber. S'il est très fin et intelligent dans un ou deux domaines précis, il alterne également des phases d'hyper-activité et de grande paresse quasiment dépressive, ayant un esprit un peu trop perméable, un peu trop plastique, à tout ce qui l'entoure.

     

    Il a beaucoup de mal à maitriser le flux continu de pensées et d'émotions qui risque de le submerger chaque instant. Il tente de le canaliser par la procrastination ou bien en se cachant derrière un personnage derrière des pétarades caustiques. Il se caractèrise beaucoup par une estime déplorable de sa propre personne due à sa sensibilité un peu trop forte au monde, il n'a que modérément confiance en lui. Il attend parfois de ses amis et proches qu'ils prennent des décisions à sa place. Il n'est pas l'adulte qu'il pensait devenir, et son enfance continue sans cesse à se rappeler à lui. A considérer sa vie toujours comme un ensemble, ainsi que les personnes qui l'entourent, il a du mal à prendre parfois du recul même égoïstement et prendre soin au moins de temps en temps de lui.

     

    Les autres animaux comprenaient toujours au bout d'un moment qu'il était un zèbre, mais prétendaient que ses blessures, son comportement souvent maladroit en société, conflictuel, ou marqué par son rejet des compromis sociaux qu'il trouvait hypocrite, était dûs à des raisons par lui inavoués. Dans certaines basse-cours par exemple on suggérait qu'il aimait bien les autres zèbres mâles comme lui, qu'il avait des secrets honteux et bien cachés. Ce n'était cependant pas eux qui avait le plus de mal à l'accepter comme zèbre, mais lui-même, et d'y avoir enfin réussi le rendait plus fort, ce qui se voyait enfin. Il osait montrer ses rayures sans se soucier des cancans des oies ou des radotages des vieilles biques ou des vieux boucs.

     

     

    Quant à être heureux, c'était une autre histoire, comme l'a dit un autre zèbre, bien caché aussi derrière ses pétarades, « C'est important l'intelligence. L'intelligence, c'est le seul outil qui permet à l'homme de mesurer l'étendue de son malheur. L'intelligence c'est comme les parachutes, quand on n'en a pas, on s'écrase. ». Ayant lu il y a longtemps l'histoire d'un autre zèbre, préférant d'ailleurs largement le film qui en avait été tiré, l'auteur du livre en question étant plus un poney qui prétendait avoir des rayures lui aussi, zèbre du film qui réagissait comme lui face aux sentiments amoureux, il savait que le bonheur était pour lui un idéal hélas encore lointain...


    Excellent graphisme pris sur le site des coccinelles

  • La haine modern-style

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     "L'homme ne s'avise jamais de se mesurer à son cercueil, qui seul néanmoins le mesure au juste."

    « Sermons » de Jacques-Bénigne Bossuet

    Image, toile de Francis Bacon intitulé "Figure with Meat" prise ici

    Francis-Bacon-Figure-with-Meat-1954-Huile-sur-toile.jpgLa haine est un des sentiments les plus effrayants dont les êtres humains, ces primates lamentables, « sans qualités », sont capables, beaucoup plus que l'amour d'ailleurs, qui est systématiquement porté en dérision de nos jours. C'est d'autant plus effrayant que l'on a peur de s'y laisser aller, et que l'on y prenne garde.

    L'amour est perçu comme étant ridicule, vaguement incommodant, inconfortable car il coupe de la fausse douceur du troupeau, peu respectable. La haine, l'agressivité, la violence, la dérision aussi, qui en est une autre forme, sont au contraire vues comme étant le privilège des esprits forts, de ceux qui sont des vainqueurs, qui savent se faire respecter.

    Je ne parle même pas des croyants qui osent parler d'un Dieu d'Amour voire des idéalistes qui parlent de partage, de fraternité, de gestes de charité concrets, ils sont tout de suite moqués, jetés comme le bébé avec l'eau du bain. Ce qui est au fond incompréhensible pour le monde moderne, c'est justement l'amour de Dieu pour sa créature.

    Si elle est terrifiante, la haine moderne est aussi vraisemblablement séduisante, malgré sa facilité, peut-être justement à cause de celle-ci, terriblement fascinante aux yeux de tout le monde.

    La haine de soi mène rapidement à la haine de tous les autres.

    Si l'on est incapable de s'aimer, comment pourrait-on aimer les autres ?

    On ne s'aime que rarement soi, on aime bien le personnage que l'on joue, qui permet d'oublier combien l'on est faible et médiocre au fond, et facilement gagné par la boue dans laquelle on se roule au bout du compte avec délices plutôt que de chercher à s'élever.

    Image ci-dessous, montrant les violences au stade du Heysel prise ici

    25878_111438875537309_111342235546973_267574_4458704_n.jpgJouer la comédie, se fabriquer un personnage, c'est tellement plus facile que d'affronter sa propre vérité, que de regarder en face ce que l'on voit dans son miroir chaque matin. La haine de soi implique le dégoût de la vérité toute nue, de la vérité des faits, de s'apercevoir qu'au fond l'on se fait beaucoup d'illusions sur soi. En un sens, c'est normal, voire légitime, ou humain, sauf quand ces illusions mène au dégoût de soi et de l'entourage. Les moins protégés contre ces illusions que le désir inassouvi entretient sont les plus jeunes qui sont devenus depuis quelques années des cibles pour les marchés.

    Comme le dit Robert Musil dans « Les désarrois de l'élève Törless » (1906) :

    « Les sentiments empruntés aident les jeunes gens à franchir le terrain psychique si dangereusement mouvant de ces années où l'on voudrait tant être quelqu'un alors qu'on n'en a pas encore les moyens. »

    Ce qui est étrange est que cette haine réelle, concrète, tangible, va de pair avec l'affirmation d'un humanitarisme béat et universel reposant sur deux ou trois clichés et l'affirmation exaltée de lieux communs bêtifiants qui n'ont jamais rien changés à quoi que ce soit. L'individu moderne a le culot de justifier sa haine, sa rancœur, sa frustration en se faisant pour le champion du bien, seul contre tous.

    A notre époque de moyens de communication de plus en plus développés et performants, on pourrait croire que la haine, que les haines reculent. Finalement, il n'en est rien, c'est même plutôt l'inverse, elles circulent encore plus rapidement qu'avant et elles se diversifient un peu plus chaque jour, elles se cristallisent, se cuisent et se recuisent, finissent par sentir de plus en plus mauvais, en particulier grâce à l'Internet.

    Ces haines vont dans tous les sens, elles ne sont pas l'apanage d'un parti ou d'un autre, d'une idéologie ou d'une autre. Elles conduisent à abandonner toute nuance, à nier toute possibilité de contradiction à celui qui ne pense pas de la même manière.

    Certains parlent souvent du danger du retour des heures les plus sombres de notre histoire, selon la formule consacrée, du fait de déclarations souvent bénignes et de bon sens quant aux causes de l'insécurité, et sur l'intégrisme le plus dangereux, qui cause souvent des victimes dans l'indifférence quasi-générale surtout si celles-ci n'entrent pas dans la grille de lecture du « storytelling » politique dans le vent ces temps-ci, qui permet de raconter et de se raconter beaucoup d'histoires pour se mettre en valeur.

    La société hyper-consumériste fait de l'être humain un puits sans fonds de désirs sans limites, de désirs qui doivent absolument rester inassouvis pour que le système continue de fonctionner. Il veut pouvoir réussir comme les modèles qu'on lui présente, il veut pouvoir avoir la même apparence que celle qui est préconisée dans la publicité pour les hommes et les femmes, il veut tous les objets qui lui sont montrés comme absolument obligatoires à sa dignité. Il y a dans cette affirmation du désir l'alliance objective des libéraux et des libertaires ainsi que le rappelle ce slogan de « Mai 68 » :

    « Prenons nos désirs pour des réalités ! »

    Bien sûr, quand l'individu n'arrive pas à obtenir tout cela, cela crée beaucoup de frustration de la rancœur, de la colère, de la haine, des jalousies puissantes. Pour sublimer cette violence, pour lui donner une impression d'honorabilité, on lui alors donne différents prétextes :

    politiques, artistiques et j'en passe.

    On justifie d'abord la haine en affirmant que c'est l'autre qui est haineux.

    On la justifie également et de plus en plus en la faisant passer pour la défense de grandes causes, quitte à ce que la pseudo-défense d'un peuple cache, mal, un racisme comme les autres.

    C'est dur d'avouer, de s'avouer qu'en fait, c'est parce que l'on ressent de la haine, en particulier envers soi, que l'on joue cette comédie du rebelle, de l'outsider, de l'artiste incompris, du génie des Carpates méconnu, forcément.

    Et parfois à juste titre simplement.

    La sublimer permet d'en faire porter le chapeau, la responsabilité, à d'autres que soi. C'est la faute de l'autre, c'est la faute de sa famille, de ses amis, de l'école, des profs, de son chef de service, et j'en passe, si l'on hait autant.

    Image ci-dessous prise ici

    2009_03_19_Jeunes_Violents.jpgOn sait bien pourtant que la haine, elle vient de soi-même, mais le reconnaître c'est reconnaître que le personnage que l'on joue est complètement virtuel. Et ça c'est trop compliqué, car on finit souvent par croire que ce personnage c'est nous. C'est la vie qui devient virtuelle, l'amour, que l'on vit par procuration, en rêvant sur le passé, sur son enfance, son adolescence idéalisées car si l'on ne veut pas reconnaître ses haines, sa violence, ses frustrations, on ne veut pas non plus reconnaître que l'on a mûri, que l'on est devenu adulte, quitte pour cela à se laisser tenter par l'autodestruction engendrée par un mode de vie que l'on imagine encore jeune.

    D'où le romantisme autour de l'alcool ou de la drogue. On ne veut pas remarquer qu'un alcoolique c'est un type, ou une femme, souvent lourdingue, et non un poète qui se trouverait l'inspiration en buvant, idem quant aux drogués.

    On notera que lorsque l'on essaie de revoir des amis d'enfance retrouvés sur le réseau, c'est toujours très difficile, on préfère continuer à rêver, et puis l'on sait bien au bout du compte que l'on n'aurait pas grand-chose à se dire.

    Tout comme les mouvements de rébellion vécus par d'autres à l'autre bout du monde, on a vraiment l'impression d'en faire partie en étant bien au chaud derrière son écran, dans un pays riche, où le risque de guerre civile est minime.

    Les scènes montrées dans "Orange Mécanique", voir di-cessous, se sont comme banalisées, on a pris l'habitude du fait de la banalisation du mal...

    A ce lien, un texte d'Hannah Arendt sur la banalité du Mal

  • Le petit cirque des écologistes

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    « Les femmes et le bordeaux, je crois que ce sont les deux seules raisons de survivre. »

    extrait de Pierre Desproges - « La seule certitude que j’ai c’est d’être dans le doute » dans aux Éditions du Seuil

    2010-11-13T144258Z_01_APAE6AC14VP00_RTROPTP_3_OFRTP-FRANCE-ECOLOGISTES-20101113.JPGC’est une conception de l’écologie et du développement durable qui me semble importante à préciser avant tout chose.

    (Si l’on n’aime pas le Bordeaux, on remplacera par ce que l’on veut…)

    La redécouverte de l’eau chaude

    Depuis quelques années, comme d’autres avant eux ont découvert l’eau chaude ou le fil à couper le beurre, les « verts » ont redécouvert des gestes de simple bon sens pour éviter le gaspillage, qu’ils appellent « développement durable » ce qui est bien plus vendeur.

    On recycle ce qui peut l’être et plutôt que de racheter des nouveaux appareils ménagers, on préfère continuer à utiliser les anciens tant qu’ils fonctionnent.

    On trie ce que l’on jette dans les poubelles, ce qui là encore est une simple question de bon sens.

    Tout cela ne devrait pas entraîner de conséquences quant à une écologie dite politique, qui en tire des conclusions qui n’ont plus rien à voir avec l’écologie mais surtout avec une « gestion » libérale de l’environnement et de la vie sociale (tout se gère, tout est capital aujourd’hui, même l’amour).et ce bon vieux malthusianisme.

    Des libéraux malthusiens aux libéraux écolos

    Malthus était un théoricien économique, et un adepte de la limitation des naissances du fait de la limitation des ressources terrestres qui selon lui ne peuvent nourrir les êtres humains indéfiniment. Il était persuadé que c’était la seule manière efficace de protéger la création divine qui pouvait très bien se passer des hommes selon lui.

    Au sujet de l’agriculture, ce fût un des premiers à proposer que les prix des matières premières agricoles soient soumis au marché, et qu’on laisse faire le tout sur le principe de la « main invisible » qui régulerait le tout. Malthus était aussi un pasteur anglican, ceci explique cela, il y a donc un petit côté prédestination, les pauvres le sont et ne mangent pas car ce sont des pêcheurs qui ne font pas ce qu’il faut pour ne pas rester derrière.

    Ce sont des « left behind » qui veulent être des « left behind ». On a remarqué le retour en force de ce concept lors de l’ouragan ayant détruit La Nouvelle Orléans. Certains conseillers de la présidence américaine ont bel et bien déclaré sans trop sourciller que l’état n’avait pas à intervenir pour aider les pauvres gens s’étant réfugiés dans les stades et ce qui restait des édifices publics car dieu avait décidé que c’était des « left behind » dont on ne devait pas s’occuper. 

    Personne n’a jamais vu cet appendice, comme son nom l’indique il est invisible, il a cependant des vertus pratiques afin de dissimuler l’incompétence de nombreux économistes : quand quelque chose ne pas ou qu’il y a la crise, c’est la faute de la « main invisible ».

    L’écologie politique ou l’autre façon d’être un libéral

    Ce discours on le retrouve chez Éva Joly, sorte d’écologiste « über alles », qui a baigné dans cette culture protestante depuis longtemps, ou chez Cécile Duflot.

    L’être humain est le virus de cette planète pour elles, son principal souci. Notons ici qu les écologistes font donc le même raisonnement que l’agent Smith dans « The Matrix », ce qui me permet de rappeler que dans les films de genre on dit parfois des choses très pertinentes sur notre monde.

    Elles préconisent pour sauver celle-ci la limitation des naissances, surtout les naissances des enfants de pauvres, qui coûtent encore plus cher à la communauté (« salauds de pauvres ! » pourrait dire Cochet à l’instar de Grandgil dans « la traversée de Paris », sauf que le leader vert le dit au premier degré) : rappelons aussi que dans un de ses livres, Yves Cochet, un des cadres du parti écologiste donc, un des théoriciens du mouvement, va jusqu’à chiffrer le coût financier et écologique d’un enfant et déplore ce coût.

    Le tout se teinte d’un discours de « fraternitude », où la diversité des origines et des cultures est perçue à travers un filtre qui rappelle aux trentenaires ou aux quadragénaires les pubs Benneton des années 80 et 90.

    En ce moment, Nicolas Hulot, écologiste télévisuel bien connu, qui fait financer ses émissions par un des géants de l’industrie chimique parmi les plus pollueurs, un peu comme Yann Artus-Bertrand qui approuve la construction de stades climatisés en plein désert tout en photographiant la pollution, les petites fleurs et les petits z-oiseaux de haut. On se doute bien que Nicolas Hulot se décidera trop tard et que les écologistes seront encore une fois ridicules aux présidentielles.

  • Les animaux malades de la bêtise (humaine)

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    Peut-être les défenseurs des animaux m'en voudront-ils sur Agoravox ?

    En France, on dénombre 70 millions d'animaux de compagnie de tout genre. Les français sont fous en particulier de leurs chiens et de leurs chats. Combien de fois croise-t-on sur les routes des chien-de-garde.jpgvoitures avec le clébard à sa maman sur le siège arrière voire celui du passager car c'est plus qu'un enfant parfois, mieux en fait, car avec un chien ou un chat, pas de problèmes d'enfance, pas de puberté difficile, pas de devoirs à vérifier, rien n'est trop beau pour lui de fait. Et comme le dit la formule consacrée, il ne lui manque que la parole. Les propriétaires de chiens, les chats c'est différent, rajoutent souvent ensuite : et « en plussse ils sont plus fidèles que les êtres humains et moins méchants, allez ! ».

    Cela me rappelle cette anecdote vu dans un documentaire animalier : un présentateur tenait à la main un fruit, et observait un orang-outang juste en face dans un bassin en béton. Les yeux perdus dans le vague de sa réflexion, il se lança dans une tirade qu'il croyait très profonde sur la sagesse qu'il croyait lire dans les yeux du quadrumane qui n'avait d'yeux que pour le fruit qu'il finit par lui chiper avant que l'autre ait pu finir son discours. Là où il voyait de la sagesse, il n'y avait surtout que l'envie du singe de s'offrir une petite gâterie gratuite (au second degré, petite gâterie pourrait vouloir dire qu'ils s'offrent autre chose, mais là aussi, ils se l'offrent sans permission, car eux ont la souplesse pour ça qui nous manque).

    On projette finalement tellement de choses sur les animaux, qu'écouter quelqu'un en parler permet de connaître beaucoup de choses de celui qui en discute : son rapport aux autres, ses frustrations, ses complexes.

    Ce n'est pas pour rien que les petits caïds de cités, de lotissements (ce sont souvent alors des caïds retraités, des caïds qui ne deviennent des cadors qu'une fois le gros clebs bavant et grognant au bout de la laisse) ou de centre-villes aiment bien se balader avec au bout de la laisse un chien entre le fauve et le chien des Baskerville. Le chien, qu'ils dressent ou font dresser pour le pousser à l'agressivité, ce qui est plus impressionnant dans leur cervelle de moineau, compense leurs manques ou ce dont ils s'imaginent manquer.

    Il y a toujours une chose qui choque beaucoup, par tous les temps, mais un peu plus en hiver, c'est quand on voit les maîtres de chiens passer l'air indifférent devant des SDF ou des clochards qui dorment dehors la nuit, alors qu'il gèle à pierre fendre, et avoir tout plein d'attentions ensuite pour leur chien, qui n'est certes pas responsable de la sottise de ses maîtres, mais lui ne couchera certainement pas dehors au froid. Si l'on posait la question aux propriétaires de chiens, ils seraient les premiers surpris que l'on puisse se la poser, car ils se fichent comme du premier os en plastique de leur félidé préféré ou de leur canidé adoré des personnes qui dorment dehors.

    Brigitte Bardot prétendait dans les années 70 que ce n'était pas vrai, que souvent les défenseurs des animaux sont aussi d'ardents humanistes, elle a montré par la suite combien elle exagérait un peu en disant cela par ses déclarations et attitudes.

    Parfois les maîtres, et les maîtresses, poussent le ridicule à affubler la pauvre bête d'un tout petit manteau ou imperméable assorti à leurs habits. C'est très « hype » chez des perruches snobs et quelques dindes de haute volée qui quant à elles sont des animaux de compagnie parfaits pour un quinquagénaire qui a du pognon ou même encore un président de la République, des animaux de compagnie très coûteux à entretenir.

    Les animaux de compagnie le sont parfois jusqu'à la mort, on fait enterrer ou incinérer le chien, le chat, ou la tortue, à côté du maître. On me dira, cela permet d'entretenir la dynamique économique des pompes funèbres qui ont trouvé là un nouveau créneau. Si l'on craint de plus en plus la mort, si l'on a de plus en plus peur de la maladie chez l'être humain, on adore s'occuper des funérailles du chienchien à mémère ou du Raminagrobis de l'oncle Alphonse qui l'avait sur ses genoux jusqu'à la fin, ou presque, car le chat a quitté les genoux du bon tonton quand il s'est avéré qu'il avait considérablement refroidi.

    Ci-dessous un extrait de "les chiens" d'Alain Jessua

  • Enculé, sélectionneur de l'Équipe de France - une note du Père Fouettard sur le sport

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    En ce moment, à la télévision, dans les journaux, il semble qu'il n'y ait rien de plus important que les sottises des vingt-deux anelka_domenech.jpgcaïds sans cervelle de l'équipe de France, tous rêvant d'être Tony Montana ou rien : le fric, les filles faciles, les bagnoles puissantes ceci pour compenser leur problème visiblement très grave de microcéphalie (pas de problèmes de micro-génitoires visiblement, cela devient même préoccupant). Tous viennent de milieux plutôt modestes, et se sont hissés par leur haut niveau sportif et leur ambition, ce sont un peu les modèles d'intégration que l'on voudrait nous vendre, drôles de modèles soit dit en passant puisque si je comprend bien les français d'origine africaine ou arabe, les français de souche de petite extraction, ne seraient capables que de ça : bien jouer à la baballe et non réussir de bonnes études, devenir enseignant, médecin, avocat, que sais-je. Non, c'est ou la baballe ou faire rigoler à la télévision (on ne compte plus dans les collèges et lycées ceux qui se prennent pour autant d'Eddie Murphy, ou Djamel Debbouze, dés qu'ils ont un peu de tchatche, se conformant d'eux-même au cliché du noir tchatcheur et marrant ou du petit « beur » sympa et tellement drôôôle quand il dit des gros mots comme les lascars de banlieue mais sur une scène (le rire lié à une condescendance certaine que l'on a du mal à s'avouer est alors d'autant plus confortable).

    Il se murmure également que les communautés représentées par tous les joueurs, la fameuse équipe « black, blanc, beur », ne s'entendent pas entre elles et ce depuis longtemps : les africains ne peuvent pas piffer les joueurs qui viennent des DOM-TOM, les musulmans ont du mal avec les non-musulmans, les lascars avec les gosses bien élevés. C'est une sorte de laboratoire du communautarisme qui montre bien où ça mène, à savoir nulle part, ou dans le mur. Sans parler des joueurs qui n'en ont rien à foutre du pays pour lequel ils jouent, ce qui change cette fois-ci, on descend un peu plus dans la vase à chaque fois

    Au moins avant jouaient-ils au foûtebôle, maintenant c'est le psychodrame boueux à chaque match. Je n'aime pas vraiment le foot, ou du moins j'aimerais bien un football moins pro, avec des amateurs qui y jouent pour le plaisir du sport et du geste, un peu comme celui du Nord de la France. Et qui sont réellement tristes quand leur pays perd. Quand je vois la comédie jouée par Ribéry hier je ne peux m'empêcher de penser à certains gamins de banlieue, ces « cas-soss » (pour cas sociaux), qui font dans la pleurnicherie pour se trouver des excuses parce qu'ils savent bien au fond qu'ils sont indéfendables, tout comme Anelka. Et je rigole bien quand même en songeant à tous les contrats de pub signés par les bleus, qui ridiculisent, ringardisent, les marques dont ils font la réclame. Il suffit d'aller dans un magasin qui positive, on les voit partout, du débouche-chiotte aux céréales du matin.

  • Hacher un chien ? (C'est dur à dire)

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    Vu le nombre de propriétaires de clébards faisant faire leur chien en toute quiétude un peu partout sur tous les trottoirs de nos belles villes françaises, j'appellerai bien la SDA pour leur demander combien de bâtons de dynamites il faut pour hacher un chien.

  • Quand le cochon tousse, l'homme s'enrhume

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    cochons.jpgVoilà, on accuse encore le cochon de tous les maux alors que c'est l'homme le responsable, qui le fait vivre dans deux mètres carrés, lui injecte des trucs malsains pour qu'il fasse plus de viandes et laisse pourrir ses carcasses, aux cochons, au lieu de leur donner chrétienne sépulture. Le cochon existe pourtant depuis la plus haute antiquité, sauvage il avait la courtoisie de se couvrir de poils pour ne pas gâter son lard quand l'homme n'avait pas encore inventé ou domestiqué le réfrigérateur domestique, devenu plus bourgeois il s'est fait pousser un appendice caudal amusant pour distraire l'homme et se rouler dans la boue à sa place. Le cochon est un petit grassouillet victime d'une réputation de bon vivant sans cervelle alors qu'il ne fait que s'adonner à une générosité sans failles qui veut que chez lui tout est bon. On le soupçonne d'être salace alors qu'il n'est que gaulois avec finesse et sans complexes.

    Il en est déjà : gourous hygiènistes, coincés du bulbe, ou fan-club d'un prophète ou l'autre qui vont nous dire "On vous l'avait bien dit", ne supportant pas que l'on puisse prendre plaisir à prendre un petit morceau de graisse sursaturée (du saucisson) avec un peu de raisin fermenté (du Muscadet ou du Saumur Champigny) sur le zinc, ne supportant pas que l'on puisse prendre plaisir sans motif autre que communier dans la simple appréciation d'un moment convivial. A les entendre, faudrait se priver de tout ce qui nous tue, donc, arrêter de vivre en somme. Quand on lance ce genre de psychose, ça permet souvent de faire diversion, sur autre chose, et de ne pas réfléchir au fait que c'est le système de production de la viande qui est en cause, donc l'ultra-libéralisme.

    En attendant des jours meilleurs, les cochons seront-ils obligés de fuir dans l'espace comme ci-dessous...

  • Les djeuns et la politique et 2009

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    UMP_017-copie-2.jpgOn ne le répètera jamais assez, on entend plein de choses intéressantes en attendant le bus. Tout à l'heure, j'étais face à l'hotel de ville, feuilletant un journal dit satirique du mercredi que j'ai (hé oui) la faiblesse de lire hébdomadairement, et il y avait à côté de moi un jeune c.. homme plutôt chic en train de parler politique et religion avec une vieille rombière qui de temps à autres, bizarrement, lui répondait en se tournant vers moi.

    Le jeune bien mis avait une plante en pot dans les mains avec un gros noeud rouge et des lunettes de conseiller clientèle. Je crois comprendre qu'ils sortent du réunion, commémoration d'un décès quelconque ou je ne sais quoi...

    Jeune bien mis (voyant la couverture de mon hebdomadaire qui caricature Sarkozy) : Au moins le président, y fait quequ' chose lui au moins pour ceux qui veulent pas travailler !

    Vieille rombière : Ah, je suis bien d'accord, quand j'étais jeune, au moins, on était moins exigeant sur le travail !

    JBM : Kesky veulent ? Y veulent qu'on les assiste ? Y veulent l'assistanat ? Moi au moins je sais que si je perd mon djob dans la vente, hé ben, je prendrais le premier boulot qui se présente, même (roulements de tambours) même agent de sécurité !

    Les deux me regardent, guettant une réaction, ou une provocation du gauchiste que je suis à leurs yeux.

    Je me dis quand même à ce moment que je n'ai jamais été, ne suis pas et ne serais jamais libéral et encore moins UMP (ou UDF ni même du Modem).

    VR : Le président, il est riche, mais il a travaillé au moins, il mérite son argent. Faut le respecter, faut respecter ceux qui ont un peu de bien. Voyez, moi (prononcé Môa), on a une maison avec mon mari hé bien le père X...(ici les noms ont été cachés pour protéger l'innocent), toujours quand y me voit, y me demande si on a toujours des problèmes avec nôtre tout à l'égoût dans notre maison de campagne. Et puis, au moins, dans notre paroisse, y a que des gens biens, on n'est pas mélangés avec n'importe qui (là la rafale de mots arrive vers moi car elle se retourne en même temps).

    JBM (me regardant avec intensité, car il croit peut-être déceler dans mon regard un peu de moquerie) : Les z-intellos (un intello je le précise, en langage UMP, est quelqu'un qui sait lire selon toute vraissemblance) y vont encore le critiquer, ça d'vient pénible quand même. Quand c'est la crise, faut s'unir (ritournelle connue, en fait naissant de la culpabilité d'avoir un peu de pognon, et de l'envie de ne pas entendre trop parler des difficultés des autres).

    karoutchi_energy_drink.jpgArrive alors un autre jeune homme bien mis, au teint pâle de rose à peine éclose, les cheveux blonds, une crête au sommet du crâne, un ail-pode vissé à la ceinture, il fait un signe à l'autre JBM :

    JBM2 : Ben quoi ? Tu viens ? On va rater la deuxième séance pour "Harvey Milk" ! Toi alors, t'as vraiment du mal à être à l'heure !"

    JBM1 quitte la vieille rombière qui fronce un peu les sourcils mais me dit quand même, sans attendre de réponse, je prend alors un bon sourire de Raminagrobis qui veut tromper son monde :

    - Quand ils sont comme ça, bien éduqués, c'est quand même moins grave et puis Anthony, y sert encore à l'église le dimanche au moins c'est déjà ça...

  • Pitié pour les cochons

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    Merci à l'insulteur tellement humble et modeste qu'il en a oublié son nom qui m'a inspiré cette note...

    HommePorc.jpgOn dit beaucoup de mal des cochons, ces pauvres bêtes qui zoologiquement, comme dirait Vialatte, existe depuis toute éternité. On les dit obsédés sexuels, sales et goinfres. Et quand on veut insulter quelqu'un on pensera aussitôt à le traiter de porc ou de sale porc, voire de gros porc pour stigmatiser la condition de petit gros qui est très mal vue de nos jours hygiénistes. On se souvient même de cet épisode décrit dans l'Évangile selon Saint Mathieu dans lequel Jésus met l'esprit de démons dans les corps de cochons qui paissaient tranquillement par là, à leur demande (des démons), et qui vont se précipiter ensuite dans le lac de Galilée juste en dessous, j'ai vu l'endroit c'est une haute falaise à pic au dessus de l'eau, pauvres bêtes. Ailleurs dans les Écritures, Le fils prodigue, quant à lui en est réduit à manger ce que lui laisse les porcs pour survivre. Pourtant, c'est l'homme, du moins en Occident, qui oblige la pauvre bête à se vautrer dans la boue et se rouler dans sa propre fange, et à manger ses restes.

    cochons.jpgL'on pousse même le vice, comme rappelait Desproges, à représenter un cochon hilare armé d'un couteau de boucher pour indiquer la devanture d'un charcutier vendant jambons et saucisses. Dans d'autres contrées, sous d'autres cieux, le cochon est un animal domestique comme les autres que l'on tient en laisse, que l'on bichonne, et on y sert de très bonnes escalopes d'épagneul voire d'excellentes côtes de siamois en friture. Le cochon y est très propre car on lui donne les moyens et la possibilité de l'être sans le forcer à l'humiliation de se vautrer dans ses excréments, car assurément le cochon n'est pas du tout coprophile. Dans le cochon, tout est bon, et je ne parle pas seulement de sa viande qu''il nous offrirait quand même fort généreusement si on le lui demandait, c'est un animal bon vivant, dont le teint rose dit le sens de la convivialité et de la bonne tablée. Parfois, même l'oeil du cochon pétille quand il voit passer de jolies suidées pourvues de cuissots appétissants. Certains peuples se privent sottement de sa chair succulente car la peau rose du cochon ne supporte pas le soleil, c'est fort dommage, on l'accuse même alors d'avoir les mêmes sabots que Belzébuth alors que chacun sait que le porc est le compagnon préféré de certains ermites, anachorètes et autres sages, comme par exemple Saint Antoine qui ne sombre pas dans la tentation avec l'aide du tendre animal.

    Bien sûr, cochon qui s'en dédit !

    Précisions

    L'image ci-dessus provient du site ILACA infos, webmagazine à ce lien

    On y trouve quantité d'infos intéressante sur l'Auvergne et le Cantal (culture, loisirs, découvertes, tourisme)


  • Le terrorisme cynégétique (des chasseurs)

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    Chasseur_Gaspesie_territoire_dudswell_.jpgAlors que deux gosses, deux enfants perdus, qui n'ont strictement rien faits, à part croire dans des utopies dans lesquelles je ne crois pas une seconde ou ouvrir une épicerie coopérative "bio" et équitable, ce que je soutiens à 100%, dorment en prison en étant considérés comme des terroristes dangereux (le premier est en isolement, sa compagne dort dans une cellule éclairée la nuit comme le jour), un gros con cirrhotique qui tire au hasard, certainement parce qu'il a éclusé un peu trop de pastis, s'en tire bien, tout comme Jérôme Kerviel qui a causé la ruine de milliers de personnes ou Bernard Maddox, ou Tapie qui vient de toucher 390 millions par le contribuable, ce qui n'empêche pas les abrutis de remercier Nanard dans la rue "pour tout ce qu'il fait pour les autres" (quoi déjà ?). Ce n'est pas que je sois spécialement fan du "comité invisible" mais comme le dit la fable : " Que vous soyez puissants ou misérables...", la justice ce n'est pas cette institution censée juger les citoyens avec équité et raison ? Chaque année, des chasseurs flinguent qui un boeuf, qui des pigeons sur des câbles EDF. On n'est pas dans la finesse. Parfois ça fait rire, d'autres fois cela me rappelle ces fins de soirée, les andouilles qui rigolent bruyamment quand un type bourré prend le volant. Je n'ai rien contre la chasse à l'ancienne qui était plus une ballade dans la nature, où l'on faisait corps avec la nature, la chasse actuelle ce sont vingt ploucs en rang qui flinguent des bêtes lâchées la veille. Je ne comprend pas le plaisir qu'ils prennent à ce truc, il serait plus simple qu'ils exhibent leur appareil reproducteur et comparent ? Puisque finalement c'est plus ou moins ça, exhiber sa virilité dont on a peur qu'elle soit défaillante. Au moins le soir, leur femme castratrice à table et insaisissable au lit n'aura pas la migraine, ils seront à la hauteur et n'auront pas besoin de se venger sur leur clébard ou leurs gosses. Comme les chasseurs sont des vrais gens, on va encore m'accuser d'être méchant ! Un vrai "sniper" !

    Ci-dessous un sketch très pertinent des "inconnus" sur le sujet

  • Le journal de ma chatte

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    Ma chatte tient un journal. Elle s'appelle Rififi comme le chat de Nestor Burma et elle réfléchit longuement alors que l'on pourrait croire qu'elle roupille sans rien foutre sur le canapé. Je lui ai donc permis de s'exprimer sur ce blog :

    20070804_chat"Mes journées sont rythmés par mes huit ou neuf repas. J'aimerais bien qu'à chaque fois ce soit de la pâtée ou de la bonne viande crue bien rouge et saignante comme j'aime, mais mon maître se contente de me redonner des croquettes quand je miaule d'un air plaintif (j'ai pris des cours dans un atelier d'expression corporelle féline) pour lui faire comprendre que je suis une chatte gourmande. Après le repas du matin, j'aime bien jouer au catch félin avec la main de mon maître (enfin mon maître c'est ce que je lui laisse croire car c'est lui mon animal de compagnie) ou sauter sur ces murs qui sont comme des grands grattoirs en tissu. Parfois je me cache entre le mur et le canapé de mon maître et je joue à sauter sur le journal qu'il est en train de lire de manière taquine, ce qu'il apprécie toujours. Le soir, il regarde la grosse boîte où d'autres êtres humains comme lui font le même genre de bruits qui pour moi ne sont que des borborygmes incompréhensibles contrairement aux miaulements de mon espèce, beaucoup plus raffinés. Mon maître a l'air d'y prêter beaucoup d'attention, il oublie même parfois de me gratouiller le ventre alors que je lui en fais la demande poliment. C'est pareil quand il écoute d'autres bruits sans mélodie qui sortent d'une autre grosse boîte. Il semblerait que la grosse boîte ait sur lui le même effet hypnotique que le bruit de la boîte de croquettes sur moi. Involontairement, j'accours tout de suite sans me poser de questions. C'est très gênant pour ma dignité. La nuit, je chasse dehors. Mon maître se moque de moi au petit matin, car je lui amène souvent comme proies des mottes de terre, une plume ou encore une feuille d'arbre coriace, est-ce ma faute si le gibier se raréfie du fait des activités qu'ils ont dans leurs tanières ? J'essaie de faire mon travail.

    J'ai mis en photo un de mes amis qui tient un blog tout seul.

    Ci-dessous, définition de l'amour au maître humain selon les chats"

    - Garfield est-ce que tu m'aimes ?

    - Laisse moi faire le point

    - C'est fait

    Garfield_do_you_love_me.gif

  • Ce que ma chatte aime à la télé

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    tele_a_chat.jpgMa petite chatte, elle s'appelle Rififi, aime bien regarder la télé après avoir eu son quota de caresses du matin et de pâté puante (plus ça sent mauvais et c'est gluant, plus elle préfère). Bien sûr, elle regarde avec attention "Tom et Jerry", qui la fait rire quand même car elle a de l'humour, Tom lui rappelle un oncle. Comme elle est un peu politiquement correcte sur les bords, elle m'affirme que la représentation de la minorité féline est biaisée dans ces cartoons car Tom perd toujours. Elle aime bien aussi "Titi et Grosminet", bien qu'elle me dise que c'est aussi méchant pour les chats, mais ce qui lui plaît le plus c'est "Garfield", car cela se rapproche le plus de son idéal de chat (elle est encore trop jeune pour le voir comme un reproducteur, et de toutes façons, Garfield serait trop fainéant pour s'éxécuter). Les histoires sentimentales lui ont fait dire que les humains étaient comme les chats, les humaines ronronnent pour avoir un bon repas gratuit, l'humain leur accorde et ensuite ils tentent de faire des petits, mais elle a compris que souvent ce n'était pas la finalité première des êtres humains dans ce cas précis. Précisons en passant qu'elle n'a toujours pas compris l'usage de la fourchette, il lui semble plus pratique de se servir de ses pattes (note personnelle : c'est la deuxième chatte, et pourtant j'en ai beaucoup connu, aucune allusion graveleuse, qui fait comme ça. La politique l'intéresse, et elle regarde avec attention le journal télévisé, quand elle entend la musique qui l'annonce, elle ronronne. Cela lui rappelle les concerts félins à la pleine lune où l'emmenait sa mère pour rencontrer d'autres chats errants sur les toits d'Evreux. Comme tous les téléspectateurs, elle aime bien quand il y a plein de couleurs vives, de musiques, et que tout le monde est content quand l'être humain femelle qui est au centre vient de gagner de quoi s'acheter plein de pâtée. Elle comprend ça Rififi, heureusement que je ne lui laisse pas la télécommande, on serait tout le temps devant TF1. Ce qui me permet de relativiser est qu'elle préfère s'amuser sur les murs tendus de tissu de ma chambre, sur lesquels il est très amusant de s'accrocher et grimper ensuite presque au plafond en s'aidant des griffes.

    Note personnelle : Après-demain c'est la fête des chatons (pussycat en anglais comme on sait). Donc bonne fête aux pussycats en avance.

  • Ma chatte n'aime pas les voitures

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    chat_voiture.jpgMa chatte, Rififi, comme le chat de Nestor Burma, c'est pas grave c'est un prénom unisexe, n'aime pas les voitures. Ces gros engins font du bruit, du bruit effrayant qui pousse à aller se réfugier sous une table accueillante ou une chaise. De plus, les voitures sentent très mauvais, une odeur qui monte à la tête et empêche de se concentrer dans la chasse aux moineaux, aux pigeons voire aux bouchons de bouteille (la proie ordinaire du fauve de salon, ou de cour, quand il est jeune). Et puis les voitures effraient le gibier possible. Parfois les voitures avalent son maître et d'autres humains, et ils ne peuvent même pas rigoler dans la salle à manger et il n'y a même plus de séances de caresses et de gratouillis sur le ventre sur la moquette du salon. Les voitures ont bien une utilité. On peut grimper dessus pour observer son domaine, que l'on aura pris soin de délimiter en pissant un peu partout. C'est encore mieux de grimper avec les pattes boueuses, en plus le maître a l'air d'aimer cela, car on peut voir le chemin pour redescendre en toute sécurité. Les chats ont du bon sens, ils cherchent le côté amusant, le reste, si çà ne se mange pas ou si çà ne se chasse pas, même pour de rire, on s'en fout. Si d'aventure, un chat est obligé de prendre la voiture il peut : primo apprendre à conduire, voir en haut à gauche, deuxio, à moins que l'on ne soit un chat souffrant du mal de mer (ressenti par les chats en voiture, c'est comme chat, euh, comme çà) on peut toujours se servir des épaules du maître ou de la maîtresse comme d'une plate-forme d'observation de la route et des animaux nuisibles que l'on y voit, tel le mulot, ou le fonctionnaire de police assermenté.

    chat2.jpgL'être humain lambda aime les voitures, surtout quand il a un problème de microcéphalie ou de micro-génitoires. Il aime qu'elle fasse du bruit car alors il se sent plus puissant, il sent qu'il domine au moins quelque chose, ou qu'il a l'impression de dominer. C'est ce qui lui plaît. Il s'en fout que çà fasse tomber plus vite les feuilles des arbres qui abritent les oiseaux et que si ceuxc-ci ne se sentent plus protégés cela fait moins de proies délicieuses pour les petits chats. L'être humain pense que l'odeur de l'essence calcinée c'est comme celle de ses phéromones, c'est écoeurant à sentir mais chez lui çà le pousse à chercher un ou une partenaire de reproduction, la voiture semble se reproduire en même temps car elle émet beaucoup de sons quand un être humain a trouvé une compagne officielle (il est à noter que les femelles humaines ne font pas des portées de 4 ou 5 chatons mais seulement un ou deux à la fois, très rarement trois, encore plus rarement quatre ou cinq). L'être humain, au lieu de roupiller tranquillement, en s'étirant de temps à autres les membres pour se procurer une activité physique saine et suffisante, a plein de choses à faire, des choses bruyantes là aussi, il verse de l'eau sur ses écuelles et sifflote en même temps, il a donc l'air content d'avoir plus d'eau dans sa gamelle contrairement aux chats qui, là encore, ont plus de bon sens.

    Conclusion : L'être humain détruit son environnement et son domaine, il aime se faire du mal en somme. Les chats sont donc déjà les maîtres du monde.

  • Des nouvelles de ma petite chatte

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    garfield015.jpg Je parlais bien d'un félin, d'un fauve de salon que j'ai adopté il y a quelques semaines. Ou plutôt, c'est elle qui m'a adopté car les chats sont propriétaires de leurs animaux de compagnie pourvoyeurs de nourriture, de câlins et de coussins confortables (moi en plus j'en ai un naturel) que sont les humains. C'est à la suite d'un drame familial poignant que je l'ai pris sous ma protection. En effet, sa mère, comme la petite était sevrée et devenait ainsi une rivale possible, l'a virée de sa tanière et la pauvrette s'est retrouvée à la rue. Je la fournis donc maintenant en croquettes, pâtés et terrines divers, ainsi qu'en caresses et gratouilles sous le ventre. J'entretiens également sa forme en l'entraînant à la chasse, elle est très douée pour pister les bouchons de bouteille en plastique ainsi que ceux de lait, qui sont plus coriaces. Il y a deux jours, elle a commencé à s'attaquer au rideaux mais ce sont des proies résistantes, pour les punir de ne pas se laisser faire elle a donc décidé de les punir en mangeant une petite partie des ficelles servant à les ouvrir. La nuit, on chasse le pigeon de ville et le piaf de trottoir. J'aime beaucoup les chats, certes j'aime aussi les chiens mais un chat est beaucoup plus vif et moins immédiatement docile (quoique le bruit du paquet de croquettes secoué soit un puissant hypnotique). Bien sûr, les chats n'ont aucune reconnaissance puisque dans leur esprit, les services rendus par le locataire humain de leur maison sont un dû. Les chats sont les maîtres du monde après avoir été des dieux dans l'ancienne Égypte.

    Ci-dessous une aventure de Garfield et quelques autres en vidéos relatives (pour une fois des enfants pourront lire un article de ce blog)

  • 98% de gènes en commun : du chimpanzé au primate humain

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    J'en ai déjà parlé, pour ceux qui ont lu la première note, voyez ça comme un exercice de style...

    2.jpgNous avons 98% de gènes en commun avec le chimpanzé et une conduite ainsi que des réactions qui ressemblent beaucoup à celles de ce primate qui est notre plus proche cousin. Ainsi, pour compenser un manque d'intelligence ou une vivacité moins rapide, le primate humain réagira avec plus d'agressivité, il poussera des cris, se frappera la poitrine, et de brutalité afin d'impressionner son congénère qui feindra la peur pour lui faire plaisir et avoir la paix. Le primate humain se balade souvent en groupe qui se compose de deux ou trois mâles dominants, ainsi que deux ou trois femelles alphas, et de quelques spécimens des deux sexes qui les suivent non pas par besoin de protection mais parce que les mâles et femelles alphas possèdent qui un objet, qui un habit, qui feront qu'ils seront respectés (chez les singes, c'est pareil mais plus simples comme signes : la taille du sexe, la couleur du derrière ou de l'appareil génital, la capacité à la violence). Notons que certains chimpanzés, en apprenant la langue des signes, ont fini par acquérir et conserver un vocabulaire de plus de 800 mots, soit quatre fois plus qu'un rappeur de banlieue ou qu'un écolier ayant subi plusieurs réformes de l'apprentissage de la lecture. Les personnalités les plus intéressantes chez les primates humains sont souvent des mâles ou des femelles solitaires, tout comme chez les chimpanzés. Pour résumer, le primate humain respecte essentiellement deux choses : la violence et la possession d'objets "totems". Et bien que le mâle humain se sente obligé d'offrir un restau à la femelle humaine avant de copuler, ou une pierre avec de jolis reflets, le comportement est le même. Et bien qu'ayant fabriqué des armes plus sophistiquées qu'un gourdin, rien n'a vraiment changé depuis Cro-magnon dans l'usage qui est fait des armes.