samedi, 22 novembre 2014

La littérature -sur les réseaux sociaux- peut-elle sauver le monde ?

Réponse à Marie David et d'autres

littérature, société, politique, marie david, amaury watremez

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Dans son histoire de la littérature française (chez Grasset aux « Cahiers rouges »), lecture conseillée à tout amoureux de la littérature, Kléber Haedens évoquant la littérature dite engagée, et ces livres pleins de bonnes intentions pour sauver l'humanité, parle de l’extrême vulgarité de ce genre d'ouvrages et celle de leurs auteurs qui jouent du cor sur les toits et ont besoin de chausser de gros sabots lorsqu'ils narrent par leur menu leurs « bonnes » actions et leurs « belles » pensées qui sont la plupart du temps autant de lieux communs mièvres et d'une banalité sans nom, d'aucuns osant appeler leurs vers de mirlitons de la "littérââture".

 

Quand on leur rappelle ils partent de toute façon du principe qu'il n'y a plus de hiérarchie des goûts et des couleurs et que donc même si peu pertinente ils se sentent en droit de balancer leur opinion malgré tout. Elle en vaut bien une autre après tout se disent-ils. Le contradicteur taquin est un donneur de leçons insupportable, un prétentieux si ça se trouve...

 

NB :Il est d'ailleurs étrange que les promoteurs de la paix et l'amour universels répondent violemment, toujours, aux objections que j'exprime ici...

 

Alors que faire du bien à son prochain, penser à l'autre, va a priori de soi lorsque l'on est « simplement » humain et doté d'une intelligence même pas moyenne, nul besoin de phrases grandiloquentes ni même d'exégèse théologique pour le rappeler. Bien entendu, dans une société hyper-égoïste comme la nôtre, cela prend des allures extraordinaires de ressasser ces clichés, ceux qui le font ne le faisant pas d'ailleurs par altruisme mais de par la haute idée qu'ils se font de leur personne et de la conception utilitariste qu'ils ont de la littérature. A la décharge de ces utopistes 2.0 qui se contentent du virtuel il faut dire que notre monde revenant lentement mais sûrement à une techno-barbarie où ne comptent que l'argent et la célébrité pour rien, cela ne fait certes pas forcément de mal de le rappeler de temps en temps.

 

Les Lettres doivent forcément avoir selon eux une utilité car ils sont finalement parfaitement intégrés dans une société où n'est perçu que le quantifiable, et donc elle aurait une valeur d'exemplarité, d'édification des masses et des z-élites. Alors que la littérature ne sert strictement à rien, à rien du tout, dans cette perspective de quantification. Et que c'est encore mieux, les livres ne se traduisent pas en statistiques, en dividendes, en chiffres de vente et en bénéfices, en productivité (nombre de pages par jour de l'auteur ?... etc).

 

Ou si, elle ouvre sur l'humain, sur toutes les manières de voir le monde, de manière à ce que rien de ce qui ressort de l'humanité ne soit étranger. Elle ouvre à la beauté aussi, la beauté derrière la laideur insigne des non-lieux toujours plus nombreux, de l'avidité des citoyens-consommateurs surtout préoccupés d'avoir en main le dernier modèle de « smartfône » dans l'angoisse permanente de ne pas être comme les autres car ne possédant pas tel ou tel objet obligatoire.

 

Si l'on veut faire du bien aux autres, améliorer au moins un petit peu ce monde, un texte si beau soit-il publié sur « Facebook » (TM°) ou son blogue est un genre « d'acte manqué » adolescent tout comme annoncer son désir de bouleverser la planète d'un coup en quelques mots et un trait de plume, ou un pianotage de touches sur le clavier de notre ordinateur. Le monde ne changera pas au nombre de « likes » sur Facebook. Cela se construit chaque jour par des toutes petites choses, des tout petits gestes de convivialité ou d'empathie, de sympathie, d'affection ou d'amour pour nos proches, des petits actes dont la force ne dépend pas de leur médiatisation sur le Net.

Réaliser la vérité

Que dire d'autre, c'est juste la réalité de notre société consumériste, libérale-libertaire...

Les gouvernements ne sont au mieux que des "employés du mois", le vrai pouvoir ce sont les banques et les grandes entreprises qui l'ont, celles qui te vendent du rêve pré-mâché, pré-digéré et à l'obsolescence programmée ami lecteur.

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vendredi, 21 novembre 2014

Ma conjuration des imbéciles

 conjurationdesimb%C3%A9ciles.jpgUne amie proche s'étonnait il y a quelques jours que souvent mes articles et parfois ce que l'on suppose de ma personne, ( je serais arrogant, caustique, condescendant, un rien cynique, misanthrope, réac, égocentrique, d'ailleurs dans la suite du texte je parle encore de moi me reprochera-t-on, etc...), provoquent des réactions violentes alors que ce que j'écris ne lui paraissait pas mériter de telles injures parfois et épithètes qui blessent, et autres noms d'oiseaux. « On » parle de moi dans mon dos, « on » dit du mal de moi en douce, ce dont je me fiche complètement m'excusant sincèrement cependant des « dommages collatéraux » que cela peut impliquer pour ceux que j'aime tendrement, les imbéciles, à défaut d'égratigner celui qu'ils exècrent trouvant plus simple, et certainement plus courageux, de s'en prendre aux amis, aux amours, aux proches de l'objet de leur exécration.

 

Je ne la comprends pas, rationellement parlant, car mon blogue n'est qu'une blogue parmi d'autres après tout. Cependant, leurs réactions extrèmes montrent d'abord et avant tout que je touche souvent dans le mille.

 

Je n'ai pourtant rien contre les opinions contraires aux miennes tant qu'en réponse les contradicteurs arguments et opposent une réflexion construite et non des attaques personnelles ou des injures. Ce n'est pas ma faute si à celui qui balance un lieu commun, un cliché ou une énormité je donne l'impression d'être condescendant si je lui réponds car il ne supporte pas que l'on pointe la fausseté de l'image qu'il croit pouvoir se donner dans la vie ou sur les réseaux dits sociaux. Je dirais même que ce genre d'attaques par l'insulte et une sorte de « psychanalisation » sauvage qui s'ensuit généralement me donne surtout envie de rajouter des cuivres et des grosses caisses à mes petits billets, d'être encore plus incisif...

 

...Hélas je suis incorrigible, et je ne vois pas pourquoi il serait plus injuste de dire parfois la vérité plutôt que de se cacher derrière son petit doigt.

 

Pour beaucoup donc, je suis un sale con, cela ne me dérange pas énormément je dois avouer d'être un sale con pour des opportunistes, des malhonnêtes, des « bourgeois pédagogues », je préfère ce terme à celui de « bobo » ou « bien pensant », qui se croient « sociaux » ou de gauche car faisant la leçon de temps en temps aux prolos qui ont la faiblesse de les lire. Ils sont tellement de gauche, tellement peu soucieux de leur argent que d'ailleurs la plupart logent des « sans-papiers » par dizaines chez eux ou partagent leurs salaires en plusieurs parts à destination des miséreux, c'est bien connu (pour les lecteurs « djeuns » ou mal-comprenants afin de signifier que ce j'écris ici est ironique, je rajouterais « LOL »)...

 

« Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui. » disait Swift, auteur qui avait des doutes raisonnables et marqués sur la bonté « naturelle » des êtres humains, ses semblables, citation mise en exergue de « la Conjuration des imbéciles » de John Kennedy Toole, mort avant d'avoir connu la gloire que lui procura de manière posthume donc son roman, suicidé en étant persuadé d'être un raté de la littérature. Avec cette citation, je devrais me sentir flatté, car de nombreux crétins, amphigouriques ou vaniteux, prétentieux, et, ou complexés, semblent me poursuivre de leur vindicte à de nombreuses reprises, ne se lassant jamais, infantiles généralement dans leurs raisonnements :

 

Si l'on critique ce monde, si l'on se pose des questions sur le bien-fondé de cette société, sur les bonnes intentions, sur les déclarations grotesques souvent hypocrites des bons apôtres c'est forcément que l'on est ou réactionnaire, ou un jaloux aigri de la réussite matérielle des « bourgeois pédagogues », que sais-je encore...

 

On notera toute la force d'un tel raisonnement...

 

Sans parler de ceux pour qui un type qui défend les Lettres et qui aime parler de ses lectures, diverses, est automatiquement un type vaniteux, un « prétenssieux » qui n'est pas quelqu'un de « simple » comme si la « simplicité » consistait à être simplet ou ignare...

 

Encore une fois, ami lecteur, tu notes la force de ce genre de raisonnement comme celle de reprocher à un auteur de petits textes comme les miens d'avoir un ego développé, ce qui est évident, et ce que je reconnais moi-même sinon je ne les rédigerai pas, et alors donc ?...

 

Longtemps, j'ai souffert de ne pas avoir les mêmes réactions que les autres, longtemps cela m'a pesé de ne pas ressentir comme tout le monde les événements importantes ou plus ou moins anodins, les compromis grands ou petits que certains considèrent comme obligatoires dans la vie de tous les jours, les apprêts que la plupart donnent à leurs personnalités afin de ne pas se montrer tels qu'ils sont. Et puis, assez vite, j'en ai pris mon parti, et m'en suis même réjoui. Je n'ai aucune envie de « hurler avec les loups » même ponctuellement, même si cela certainement m'aurait permis une vie moins chaotique c'est certain et plus confortable. Je n'ai aucune envie de rentrer dans un ronronnement intellectuel. Cela ne signifie pas que j'ai raison sur tout, je n'ai jamais eu cette prétention mais c'est une manière de vivre plus intéressante.

 

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mercredi, 19 novembre 2014

La morale aristocratique de Marguerite Yourcenar et ses leurres

À propos de « les yeux ouverts », entretiens de Mathieu Galey avec Marguerite Yourcenar réédités en Livre de Poche

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littérature, Yourcenar, politique, société, Amaury Watremez

A ce recueil d'entretiens intéressants de par ce qu'ils racontent de la création littéraire, de la littérature et de l'écriture, l'on peut préférer, ce qui est mon cas et de loin, l'interview que Bernard Pivot fit avec l'auteur de « Mémoires d'Hadrien » en 1976. Pivot avait pour lui d'être beaucoup moins révérencieux que Galey, et surtout d'être un bon vivant, voire un bien-vivant, moins intellectualisant et plus proche de la vérité de la pâte humaine dont Yourcenar était constituée. Celle-ci joue de la révérence de son interlocuteur dans ce livre pour édifier une statue d'elle qui lui convienne bien que prétendant ne pas se soucier du tout de ce qu'elle appelle « la gloriole », alors qu'elle est humaine, et recherche elle aussi une reconnaissance du public. Elle aussi écrivait pour être lue...

 

Finalement, elle reste aussi rusée et madrée que l'était sa grand-mère, qu'elle évoque et moque dans les « Souvenirs Pieux », sachant se servir des faiblesses de ses vis à vis à son avantage. A l'époque, Elle vient de vivre l'agonie de Grace Frick, sa compagne durant presque quarante ans, et va tomber amoureuse de Jerry Wilson, qui sera son « Antinous » ; un Antinous violent qui n'était qu'un genre de gigolo plus sophistiqué cependant que les autres. Yourcenar feint souvent l'humilité et la simplicité mais sa devise était « Je ne vis pas comme ils vivent, je n'aime pas comme ils aiment, je mourrai comme ils meurent », elle eut toute sa vie au cœur une morale véritablement aristocratique héritée de son père Michel qui n'est pas toujours la figure la plus sympathique de ses souvenirs. C'était finalement un viveur égoïste qui trimbala sa fille partout avec lui se donnant bonne conscience en la traitant comme une adulte très tôt, et oubliant de l'éduquer au passage, tout en l'aimant malgré tout.

 

L'entretien, qui s'est fait sur plusieurs jours à « Petite Plaisance », dans les « monts déserts » du Maine, suit l'ordre chronologique de la construction de l’œuvre, s'attardant plus sur « Mémoires d'Hadrien » ou « L'Oeuvre au Noir » que Yourcenar considère comme ses travaux majeurs, avec « le Labyrinthe du monde » : la trilogie de « Archives du Nord », « Souvenirs Pieux » et « Quoi ? L'éternité ». Sont évoqués aussi avec tendresse, ces sont aussi ses enfants, « Nouvelles Orientales » et « Fleuve profond, sombre rivière », traduction remarquable de « negro spirituals ». Galey l'invite à parler de la part de « je » qu'il y a dans le dernier cycle de souvenirs, ce qu'elle se refuse à faire, il est vrai qu'elle réécrit nombre d'entre eux selon le témoignage de son frère, oblitérant presque complètement au passage sa mère.

 

Elle n'était pas l'enfant exclusivement studieuse et intellectuellement très éveillée, tellement peu enfantine, qu'elle décrit dans ses livres et dans cet entretien, mais une petite fille qui les jours de pluie au « Mont Noir » pouvait rester le front collé à la vite de la grande fenêtre du salon de sa grand-mère en répétant comme un « mantra », « J'sais pas quoi faire, qu'est-ce que je peux faire ? », jusqu'à ce que quelqu'un, sa gouvernante, sa mère, son père, ou une autre grande personne, s'occupe d'elle. Les petites filles vives et sensibles, aux dons extraordinaires, restent des petites filles aussi, ce qui ne diminue en rien leurs mérites et capacités. Mathieu Galey là encore se laisse prendre à cette belle image, cette gosse de vitrail...

 

Et elle a pour son père un immense complexe d'Electre étant souvent le fait des personnes ayant les mêmes inclinations sexuelles qu'elle ou plutôt « sensuelles » ainsi qu'elle le corrigerait.

 

Cela ne diminue pas le moins du monde la force littéraire et stylistique de « Souvenirs pieux » et de « Archives du Nord » qui narrent l'humanité de ces régions d'une manière à la fois extrêmement précise historiquement, sensuelle, humaine, en partant de l'importance de la tourbe, de cette terre riche, de ces cieux flamands bas mais toujours d'une incroyable beauté. Bernard Pivot, en entrant dans sa cuisine, en voyant ses bocaux de fruits et de légumes, comprit tout cela de suite, ce lien de Yourcenar à la terre, à sa terre, son côté « terrien » en définitive. Mathieu Galey ne peut le saisir car il n'est que dans l'adulation et n'a aucune distance critique, aucun recul, sur l’œuvre il est vrai remarquable et passionnante de l'écrivain, créatrice de Zénon et qui a su faire revivre un empereur mort près de deux millénaires auparavant.

 

Ci-dessous elle parle du paradoxe de l'écrivain

lundi, 17 novembre 2014

Le néant de la société occidentale et les djihadistes français

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Un des bourreaux abjects des soldats syriens et de l'otage exécuté est un jeune français embrigadé par le biais des réseaux dits sociaux originaire de Bosc-Roger non loin de Rouen. Personne ne semble comprendre ce qui pousse de plus en plus de jeunes comme lui, sans histoires apparemment, pourtant choyés, télé et ordinateur dernier cri dans la chambre, le portable qu'il faut dans la main, couvés, sans limites, à rejoindre des barbares fanatiques – et tarés - en Syrie et en Irak, des fanatiques pas si fous que cela d'ailleurs, prêts à faire des affaires -pétrolières- juteuses avec les occidentaux ce qui ne dérange pas une seconde les financiers américains et européens.  

 

En appuyant sur le Net, en particulier, où la dictature de l'opinion personnelle sévit, ce qui n'empêche pas un comportement grégaire des internautes, sur l'affectivité, sans pour autant solliciter leurs capacités de réflexion, en montrant telle photo lacrymatoire appelant les sanglots pour faire pleurer Margot, en insistant sur une anecdote isolée et traitée bien mélo-dramatiquement, l'on en appelle aux plus jeunes, aux esprits malléables, grandement fragilisés par leur absence d'éducation, de repères, voire de beauté et de sensibilité, car l'individu se nourrit aussi intellectuellement et spirituellement de tout cela et pas seulement du dernier modèle de « smartefône » tactile.

 

La plupart des journalistes et des observateurs, excepté peut-être Natacha Polony qui l'a fait remarquer ce soir pendant « le Grand journal », ne le comprennent pas, persuadés qu'ils sont que notre société réputée « multicul » et « diverses », et sociétalement libérée est l'apogée du progrès des consciences, la fin de l'histoire. Ils s'imaginent au pinacle de l'humanité, alors que la seule chose qu'ils transmettent aux enfants, leurs enfants, est un néant froid et grisâtre. Les « grandes personnes » ne songent qu'à consommer jusqu'aux derniers jours de leurs existences souvent bien mornes, s'imaginant « adulescents » alors que grisonnants, et découvrant dans leur miroir un petit matin tardif un,e inconnu,e qui n'est même pas Dorian Gray.

 

Il en est qui font alors une crise mystique, orientale le plus souvent, ce qui permet de voyager, ou qui se mettent à la colle avec une jeunesse de vingt ans ou un peu plus achetée « sur catalogue » en Europe de l'Est, ce qui n'est pas donné non plus, qu'importe pour eux ils ont les moyens. D'autres sont plus simples, ou plus économes, ils vont en « boite à Q » baiser alors qu'ils le peuvent encore. C'est moins fatiguant que d'essayer de s'engager contre la pauvreté ou la crise morale que ce pays traverse, ou toutes les questions liées à l'identité nationale.

 

Confits dans la mauvaise graisse de leurs privilèges et de leurs certitudes absconces, habitués aux moquettes épaisses et aux ors du pouvoir, à avoir un compte en banque bien dodu, qu'ils soient sociéto-libéraux ou libéraux-libertaires, ces « bourgeois pédagogues » qui sont partie intégrante du « pays légal » ne peuvent certes pas comprendre grand-chose à ce qui se passe, trop occupés à jouir de la satisfaction de leurs pulsions et de leurs désirs étriqués dans un hédonisme ne l'étant pas moins. Leur progéniture voudrait bien vivre de la même manière, dans cette « société de porcs », mais ils savent bien que le temps leur est compté la France devant bientôt finir comme la Grèce ou l'Italie. D'autres encore, beaucoup plus favorisés, ont des rêves humides en évoquant la « Singularité », ce post-humanisme ou trans-humanisme qui serait seulement grotesque s'ils n'avaient pas les moyens d'imposer ce cauchemar.

 

 

Et pendant ce temps là, les enfants de l'Occident rêvent sur la fin du monde et de l'Humanité, la destruction de tout, dans le sang et les larmes, sous le regard finalement indifférent des adultes...

dimanche, 16 novembre 2014

Parler de Proust sans l'avoir lu sur "Mauvaise Nouvelle"

littérature, Proust, Amaury Watremez, société, vanitésA ce lien...

 

...Je parle de Marcel Proust, auteur restant finalement peu lu et mal compris, alors qu'abondamment cité positivement et négativement d'un côté comme de l'autre de l'échiquier politique, à chaque fois pour de mauvaises raisons.

 

Dans l'article j'évoque l'opinion de Léon Daudet sur Proust, voilà l'opinion dudit Marcel sur "Gros Léon" selon son surnom parmi les "camelots du Roi" à l'époque...

 

 « Les ressemblances entre Saint-Simon et Léon Daudet sont nombreuses : La plus profonde me semble l'alternance, et l'égale réussite, des portraits magnifiquement atroces et des portraits doux, vénérants, nobles. »

vendredi, 14 novembre 2014

Enquête sur le meurtre de la culture

à propos de « C'est la culture qu'on assassine » de Pierre Jourde re-paru en "Pocket"

Couverture du livre de Pierre Jourde empruntée au site de "Pocket"

Couverture de "la Crise de la Culture" de Hannah Arendt prise sur ce site

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Je te préviens tout de suite ami lecteur jeune victime de plusieurs décennies de réformes déplorables de l'enseignement des Lettres et de téléréalités décervelées, ce texte contiendra comme à mon habitude lamentable, je le sais bien, et pire je n'en ai aucun remords, de l'insolence et de l'ironie à peine déguisée. Dans sa courte préface à cet ouvrage, Jérôme Garcin remarque que l'auteur est sans cesse en colère à peu près contre toutes les dérives de son époque, ce qui suggère-t-il n'est pas loin d'en faire un réactionnaire. Enfin, pas tout à fait, puisque ces articles, rassemblés ici par thème, sont d'abord parus dans un blog hébergé par le « Nouvel Obs », « confitures de culture », qu'il continue d'ailleurs à entretenir pour la plus grande joie de ses lecteurs dont je suis depuis « Petit déjeuner chez tyrannie » écrit avec Éric Naulleau.

 

Évacuons tout de suite la seule nuance que j'aurais à émettre sur ce livre, dans son avant-propos Jourde écrit, et il a raison, que n'importe qui peut rédiger un blog, et donc rédiger n'importe quoi en nos temps où sévit la dictature de l'opinion personnelle considérée comme forcément légitime à partir du moment où elle est exprimée. Il laisse entendre bien entendu ensuite, comme tous les blogueurs, qu'il n'est pas tout à fait n'importe qui quant à lui (et là aussi je suis d'accord, moi aussi je ne suis pas n'importe qui). Excepté cette nuance minime, je trouve remarquablement pertinent sur la grave crise de la culture que nous vivons en ce moment la plupart des propos de Pierre Jourde.

 

Il classe ses textes par grands thèmes et aborde au final tous les aspects de la question :

 

Le rôle catastrophique des médias qui entretiennent la soumission aux gadgets, aux conformismes les plus abjects, la destruction de toute éducation et le détricotage de l'Enseignement sous la poussée en particulier des théories déliro-pédagogistes de Philippe Meirieu, la crise de l'Université et de la Recherche en France, les politiques culturelles déplorables qui sous couvert d'égalité laminent ce qui restait encore debout dans ce pays, la vie culturelle réduite à un élitisme pour bourgeois en quête d'épate, rappelant au passage « la -prophétique- Crise de la Culture » d'Hannah Arendt, le refus de hiérarchies du savoir, tout se valant, Yourcenar et Marc Lévy, Guillaume Musso et Julien Gracq, le mépris pour la Littérature et les écrivains considérés comme relevant de la culture bourgeoise (note personnelle : mépris illustré il y a peu par l'aveu d'inculture, sans aucune culpabilité de la Ministre de la Culture Fleur Pellerin). Et il pose cette question qui n'en est pas une de « l'utilité » de la Littérature, écrivant ceci que je trouve très beau et absolument juste « Toute beauté est superflue […] mais les hommes se nourrissent de beauté » bonne pour l’élévation de leur âme.

 

J'apprécie particulièrement évidemment les chapitres consacrés à l'Éducation Nationale, aux formations aberrantes qui supposent que l'enseignant ne soit plus qu'un bureaucrate docile et ne transmette plus de savoir, surtout pas, laissant l'élève s'exprimer sans contraintes ce qui suppose la dictature du cliché et du lieu commun entendu ou vu sur « TF1 » (TM°), « Youtube » (TM°) ou pendant l'émission hélas populaire de D8, « Touche pas à mon poste » (« TM° »). Il décrit le mépris pour l'expérience de terrain qui seule forme vraiment des enseignants qui apportent quelque chose aux élèves, et qui l'apportent seulement s'ils sont exigeants envers eux et soucieux de leur excellence, ce que d'ailleurs les adolescents apprécient plus que le laxisme ou appréciaient car je crains que les dégâts pour la génération actuelle ne soient irréversibles.

 

politique,éducation,littérature,société,enfants,adolescents,amaury watremez,culture,pierre jourdeRappelons en passant que l'on demande aux bibliothécaires et documentalistes non plus de préserver le patrimoine et l'histoire culturels du pays mais de ne mettre en rayon que des livres de moins de quatre ou cinq ans, entretenir les « supports informatiques » considérés comme seuls susceptibles d'intéresser des jeunes déjà soumis à la dictature du « smarfône » ou de la « tablette » et jeter aux ordures les « bouquins » considérés comme trop « vieux » ou « poussiéreux », en particulier les « Classiques » écrits certes le plus souvent dans une langue devenue strictement incompréhensible pour des élèves ayant subis des reformes stupides de l'apprentissage de l'orthographe, le tout ayant pour conséquence que dans les « grandes » écoles et dans les universités les professeurs doivent souvent maintenant re-donner des cours basiques sur l'accord du participe passé ou la simple syntaxe.

 

Jourde évoque également plus généralement la crise de l'Éducation en général, ces parents et éducateurs en général qui ne veulent surtout rien transmettre aux enfants et aux adolescents, qui ne connaissent plus aucune limite à leurs pulsions, qui ne savent et ne veulent plus écouter, et qui sont devenus en définitive à de rares exceptions des néo-barbares ignorants, des barbares 2.0, des enfants rois et narcissiques fiers de leur ignorance crasse, de leur allégeance au système, qui ne tolèrent et ne comprennent que l'arbitraire du groupe, des esclaves dociles et volontairement soumis errant sans identité commune ni âmes dans les allées du grand « Barnum spectaculaire » (TM°) contemporain comme dans les rayons d'un supermarché géant, ne rêvant plus que devant les vitrines recelant les objets qu'on leur intime de posséder pour se sentir bien.

jeudi, 13 novembre 2014

PORTRAIT de Ruthy FÉVRIER : créatrice du PETILLANTISME par Myriam Le Corre

Arts, peinture, Myriam le Corre, Ruthy Petillantiste, amaury watremezGeorges ROUAULT : - Croyez-vous en Dieu ?

Gustave MOREAU : « Je ne crois qu’en Lui Seul. Je ne crois ni à ce que je touche, ni à ce que je vois. Je ne crois qu’à ce que je ne vois pas et uniquement à ce que je sens. Mon cerveau, ma raison me semblent éphémères et d’une réalité douteuse. Mon sentiment intérieur seul me paraît éternel et incontestablement certain. »

 

Ruthy Pétillantiste (en portrait ci-contre), à un tournant de sa vie, convoque ses aînés. Elle les questionne. Elle se questionne. Elle questionne le Monde. Elle convoque aussi son enfance, de ce qu'il en reste de ses souvenirs comme une naïveté, à la vie des grands, avouée. « Le petit prince » est au banquet des couleurs ivres de la générosité de la peintre et Rimbaud et ses « Voyelles » conviés aux pétilleux fastes asymétriques.

Arts, peinture, Myriam le Corre, Ruthy Petillantiste, amaury watremezSes courbes tracées en une manière syncopée sont comme les vallonnements de ses randonnées en gambettes et flâneries familiales à travers l'Hexagone où l'Artiste apprend à photographier de mémoire Nature, émotions... Enfant, elle fait le plein de sensations pétillantes, gratifiantes et gracieuses et comme l'âme enfantine est innocente, elle croit en cette malle à réserve du bonheur qui ne pourrait se désemplir au fil de ses jours adultes se profilant dans sa destinée. Hélas !!! Ce n'est plus la clé des champs de son enfance avec son insouciance qui guident ses pas ; mais le verrou de la déshérence qui trône à présent dans sa vie. Cette petite princesse de Ruthy est devenue comme une Cendrillon à cause de ce voleur de joie qu'elle fréquente à contre gré. L'amour impossible - qui ressemble aux désirs de Brel – n'a pas exaucés ses vœux. Il a cédé sa place à sa face sombre, tumultueuse, égoïste et « assassine ». Un cœur brisé pour grandir adulte comme une fleur fuyant le soleil ou une reine son royaume, c'est douloureux !

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En ce temps même, son cœur et sa raison en état de siège, la petite étoile a encore le doigt dans le pot de confiture de myrtilles de son enfance et fait rejaillir de ses souvenirs son goût acidulé à sa voûte palatine transformée en une pétillante danse picturale. Le cintre est roi comme une mascotte. Du cintre qui peut symboliquement tout supporter, se transformer jusqu'à, comme plusieurs années en arrière, se montrer salvateur, lorsque dans un avion, un médecin heureusement se trouvant sur place et grâce à l'ingéniosité de l' alliage souple et des formes de l'objet a sauvé une vie ! C'est le cintre qui à présent portera la candeur de son enfance, l'oubli de ses désespérances.

Arts, peinture, Myriam le Corre, Ruthy Petillantiste, amaury watremezDevenue « une grande » , ses flâneries d'enfance , et un peu à la façon de Guillaume Apollinaire, elle les métamorphose, enchantée, en taquinant le pavé parisien, s’émerveillant de son architecture, de ses rives, de son Histoire, de ses histoires, de son métro grouillant de vies, de mystères, de risques potentiels, de ses jardins publics... Elle sonde la pierre, la réverbération de la lumière et la Seine qui des années plus tard lui répondent aux sons des digressions outrageusement colorées et souvent comme des anamorphoses qui suggèrent son goût et de l'abstrait et du surréalisme, cubisme et fauvisme étant aussi de la partie et quelque part une suggestion des collages de Max Ernst à la façon du pinceau... Retour aux sources, aux origines de ses pères spirituels, Kandinsky en premier sait lui causer. En réponse, elle fait ressurgir la « nécessité intérieure » du peintre. Cette Naissance du Pétillantisme est comme un écho à son enfance imprégnée d'Amour qu'à son tour au fil des toiles, elle irrigue le regard d'autrui mais c'est aussi un hymne d'Amour et de reconnaissance pour ses Maîtres.

Arts, peinture, Myriam le Corre, Ruthy Petillantiste, amaury watremezDans « Naissance du Pétillantisme », Ruthy nous fait découvrir ou redécouvrir des pans de l'Histoire de l'Art au vingtième siècle. En tournant les pages de l'Album 41, c'est à notre tour d'apprendre en flânant. Itinéraire d'une Artiste aux œuvres redoutablement maîtrisées où l'Art Contemporain n'est plus un maquillage de simagrées mais où l’œuvre retrouve sa place en tant qu'Art. Grâce à son talent, grâce à sa Culture livresque, picturale etc., de ses expériences nées de son éducation, grâce à son frère « son jumeau », grâce à sa sensibilité qui par moment comme les affres dues aux artistes la plombe, grâce à sa maîtrise du crayon, du pinceau, de la palette, elle nous restitue une partie de notre patrimoine pictural prenant des formes et des couleurs joyeuses, démesurées aussi, - car, dans la bonté, Ruthy ne sait pas compter que sur ses dix doigts, - afin de nous offrir un éventail d'ingénuité, de fraîcheur, de bonne humeur, de malice mais qui sont aussi les fruits de désarrois passés. C'est aussi Ruthy la musicienne que l'on retrouve dans ses tableaux à rendre hommage à la Musique et au solfège, conviés tous deux dans ses productions, le tout s’accommodant de bulles et d' éclaboussures, de cercles et de damiers. L'élève, des années 80, du conservatoire de musique et de danse de Chaville, s'harmonise avec ses années passées à l'étude des rythmes ; ses œuvres en témoignent. Le Pétillantisme est aussi une Ôde à la fantaisie louant la joie, la Vie, l'espoir en faisant un pied de nez à notre époque troublante et souvent brutale. Sa pétillance est une farandole, comme un peu une digression – une autre encore ! – par un clin d’œil à « La danse autour du monde » de Henri Matisse. Pour Ruthy, cette citation - comme prononcée pour elle - de Cézanne : « Le grand point, comprenez Monsieur Vollard, c’est de sortir de l’école et de toutes les écoles ! »

Préface de l'ouvrage : Album 41 naissance du Pétillantisme de Ruthy Février. Parution aux alentours de la fin novembre/début décembre 2014 aux Éditions BoD

 

Myriam Le Corre

 

Le site de Ruthy Petillantiste

 

Légendes des images

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mardi, 11 novembre 2014

Le mépris pour « ceux de 14 »

politique, histoire, société, armistice, amaury watremezimage ci-contre prise sur le site de Radio Notre Dame, image ci-dessous, mémorial de Vimy, image personnelle

 

Bien trop souvent, sur Internet ou dans les journaux lors des commémorations du 11 novembre, je lis qu'en somme les populations ouvrières et paysannes s'étaient faites manipuler pendant la Première Guerre Mondiale, suivant aveuglément les ordres des puissants, de pauvres hères sans cervelles bien moins intelligents que nous qui vivons dans une société, qui c'est bien connu, est l'apogée du progrès et des libertés, et puis ces idiots en pantalon « garance » qui sont allé se faire tuer comme à la fête foraine par les soldats allemands en « vert de gris » et les « poilus » n'avaient même pas de « smartphones » si ça se trouve, les cons ! Et je dois avouer que ce mépris involontaire parfois pour les soldats de la « Grande Guerre » me met en colère.

 

Il y a aussi celles et ceux, ce sont souvent les mêmes esprits « forts » qui lancent ces formules d'un courage sans bornes, il faut reconnaître, sur la guerre qui n'est pas belle et la haine entre les hommes qui s'ils voulaient tous se tenir par la main seraient plus heureux. Et que la paix universelle quand même ce serait mieux. C'est aussi une manière de se mettre en valeur, passer pour un bon apôtre sur les réseaux sociaux où ce n'est pas la profondeur ou la sincérité des opinions qui comptent mais l'image que cela donne de nous.

 

La fausse paix de nos « sociétés de porcs » (cf Gilles Châtelet pour le terme), la concorde du troupeau consumériste ce n'est pas la paix, ce n'est que la soumission au pouvoir du « tout économique » pour consommer allègrement ne fût-ce encore qu'un moment les babioles que les vrais maîtres leur intiment d'acheter tous les deux mois.

 

Énoncer ces clichés comme beaucoup le font aussi finalement par candeur, c'est oublier pourquoi ces hommes sont allés se battre sans se poser vraiment de questions, risquant le sacrifice ultime, que ce soit à Verdun ou au « chemin des Dames » car ils avaient un sentiment commun au cœur, qu'ils soient instituteurs, ouvriers, employés de bureau, agriculteurs, qu'ils croient en Dieu ou pas, qu'ils soient monarchistes ou républicains, d'Action Française ou communistes, un sentiment maintenant disparu dans nos sociétés d'individualistes égoïstes, posés les uns à côté des autres, ne songeant qu'à la satisfaction de leurs instincts les plus vils, les plus abjects persuadés que parce qu'ils en ont envie cela les rend légitimes, ne se souciant plus une seconde de ce que des nostalgiques, des « réacs » c'est certain, appelaient la « décence commune ».

 

Voire même, même si ce fût un peu plus tristement, il y en eut pour « remettre le couvert » se préparant encore au même sacrifice quelques vingt années plus tard, et résister encore après la défaite, combattre jusqu'au bout parce que c'était comme ça, pour les autres, pour la nation...

 

politique, histoire, société, armistice, amaury watremezAlors, oui, bien sûr, ainsi que le dit Céline, qui n'a pas combattu, lorsqu'il décrit les combats et leur absurdité parfois, la guerre est une « duperie » pour les pauvres hommes, et oui, comme dans le poème d'Aragon chanté par Léo Ferré ci-dessous, les noms de ceux qui sont morts ne sont plus en définitive pour nous que des noms de « pauvres diables » qui ont péri par sottise et aveuglement sur les champs de bataille sans savoir, sans comprendre ce que nous, bien sûr, nous comprendrions bien mieux qu'eux, nous qui avons accès à tant de savoir par « Gougueule » ou « Ouiquipédia », Internet ne nous servant qu'à cela et non à flatter simplement nos narcissismes, on le sait bien.

 

Il en est même, progressistes de progrès, esprits encore plus « forts » que les autres qui se demandent s'il est toujours bien nécessaire de célébrer l'Armistice alors que les allemands à l'ère de madame Merkel, « Mutti BCE », sont devenus nos meilleurs amis et que France et Allemagne sont peut-être en passe de devenir une seule et même patrie d'ici quelques années ce qui serait la cerise sur le gâteau de la déconstruction de notre pays...

 

Je me souviens de cet arrière grand-père maternel mort à Verdun, personne chez lui n'ayant jamais reproché cette mort au pays, de cet autre du côté de mon père, héros anonyme de guerre, et de son ami « Hussard noir » radical et « bouffeur de curés » qui avaient été au « Chemin des Dames ». Je ne sais pas ce qu'ils en penseraient de ces considérations vaseuses sur la guerre, la paix et la Nation, de l'incompréhension de leurs descendants face au donc qu'ils firent d'eux mêmes car ils se faisaient de la France une grande idée, trop grande pour notre époque visiblement.

 


Léo Ferré - Tu n'en reviendras pas par RIMBOWARRIOR

11 Novembre - "The last Post" à Ypres

Chaque 11 Novembre je me rappelle de ce trajet effectué dans le Nord sur les lieux mêmes des combats, de Ypres à Vimy, en passant par les Ardennes et la Picardie, avec des amis qui m'étaient très proches mais dont la vie m'a séparé ou juste éloigné, je me souviens de notre arrêt en rentrant d'Ypres face à la Mer du Nord à Coxyde devant les flots, parfois l'on comprend que l'on était heureux quand on a perdu ces petits et grands bonheurs ensemble, ce bonheur de vibrer au souvenir de ces événements terribles quand la Nation se rassemble et honore ses héros parfois méconnus.

11:08 Publié dans Art de vivre, Article, Copines/Copains, Foi, Histoire, Politique | Lien permanent | | Tags : armistice, amaury watremez, politique, littérature | |  Facebook | |

lundi, 10 novembre 2014

Amende honorable pour Évreux

913834-jardin-botanique-d-evreux.jpgimage du jardin public prise sur ce site l'internaute

 

Il m'a fallu près de deux mois pour y arriver, deux mois loin de mon « chez moi » que j'avais déjà trouvé sans le savoir alors que je le cherchais ailleurs, dans des endroits extraordinaires, lieu que je rêvais. Ce n'est pas très long ces deux mois en soi, certains mettent toute leur vie à le découvrir et se leurrent jusqu'à leur mort. Il est des natures qui ne savent pas être heureuses, qui ont peur du bonheur, qui désirent ce qu'elles n'atteindront jamais de par cette angoisse qu'elles ont au ventre. C'est humain en somme.

 

Ce ne sont pas le seuls, les spécialistes du « travail du négatif », la plupart des primates lamentables, des grandes personnes s'imaginant être raisonnables qui se traînent sur cette boule de glaise, se leurrent ainsi...

 

Il m'a fallu ces presque huit semaines dans une métropole méridionale exemple de la « mondialisation heureuse » ou se voulant telle, Toulouse, où les nationalités et les origines, les religions et les cultures se mélangent dans un « grand tout » sans forme, un groupe bien vague. Ce n'est qu'un décor de théâtre frelaté, sans âme, de la comédie vaguement humaniste. Certes, toutes les origines issues de la « diversitude » s'y mélangent apparemment sans heurts, mais ce n'est qu'en troupeaux de consommateurs hébétés flânant des heures dans les centres commerciaux géants en bordure de ville.

 

A Évreux, petite ville de Normandie, une petite ville un peu perdue entre Rouen, Caen, et Paris, trois capitales régionales toutes proches, les habitants manquent parfois un peu d'ouverture, ils sont un rien méfiants. Mais il y a encore une identité, et en particulier une identité française marquée où l'équilibre des relations entre chacun est encore un tout petit peu un idéal, y compris pour les nouveau arrivants qui tentent de le respecter eux aussi, qui y tiennent même s'il en est qui bien sûr voudraient bien en finir avec l'histoire et la culture communes aux provinces et à Paris.

 

Évreux est préservée encore de tous ces dégâts, encore paisible, éloignée de ce salmigondis syncrétiste très vague même si petit à petit, elle devient comme ces sous-préfectures qui sont autant de non lieux sans âme, son centre mourant à petit feu par suite de décisions politiques hasardeuses de « seconds couteaux » parachutés entre deux vacances de « maroquin » ou de « ronds de serviette » à l'assemblée.

 

A Toulouse il est midi presque toute l'année, le ciel est d'un bleu piscine presque constamment, il fait beau comme dans les publicités et les films commerciaux hollywoodiens, un beau temps de cauchemar climatisé et ripoliné. A Évreux, il y a des saisons, des jours plus frais, plus gris, des feuilles rousses sur le doux tapis des petits jardins encore protégés dés la mi-septembre. Et le « mondialisé heureux » se sent encore plus enclin à la docilité sans remords, à la soumission consommatrice, à l'esclavage envers les gadgets électroniques parfaitement inutiles qu'on lui enjoint d'acheter absolument pour être considéré dans cette société bien dégoûtante en elle-même.

 

 

L'esclave consumériste aimant fantasmer sur les rayons sans fin déteste la pluie, les nuages et le ciel parfois un peu gris, cela le rend triste se dit-il et lui fait considérer la vacuité de ses aspirations avec un tout petit plus de lucidité. La pluie l'incite à l'introspection, à réfléchir sur lui-même, et il déteste cela. Comme il n'en a pas l'habitude, cela lui semblera presque anormal. Dans les petites villes qui ne sont pas des « villes-mondes » selon le terme d'Anne Hidalgo, qui parlait de Paris Pantruche, des endroits préservés comme Évreux, il s'ennuie, il ne sait pas comment occuper ces moments seulement pour lui-même, il ne sait pas être seul, il préfère la foule, elle le rassure.

 

Après tout tant mieux, ces endroits encore un peu paisibles restent préservés quelques temps encore...

vendredi, 07 novembre 2014

Un président conseiller chez Pôle Emploi

politique, société, hypocrisie, Hollande François, Amaury Watremez

image empruntée ici sur le site de RFI

 

Hier, ami lecteur, il n'y avait rien que des rediffusions à la téloche, j'ai donc cédé et regardé l'émission de TF1 avec François Hollande en « guest star » et un panel de quatre français « représentatifs » : une femme chef d'entreprise ; on entend les conseillers en « com » : « Faut de la parité Coco » ; un chômeur de longue durée, mais de la diversitude : « de la diversité Coco », une « petite » retraitée  et une dame venant de la ruralité), le tout suivi d'un entretien avec un journaliste émérite de RTL et un autre de la première chaîne, Gilles Bouleau et Yves Calvi tous deux tellement insolents ! (rires) Quand j'en avais marre de la « langue de bois » je zappais sur « Mystic River » pourtant déjà vu et revu. On me dira le « show » d'« infotainement » de la « Une » était aussi une sorte de resucée d'un spectacle déjà montré largement partout, de « Moi président face aux plou.... citoyens ».

 

Le président s'est donc mué face à ce panel de français qui n'ont pas eu l'air franchement convaincus en conseiller « Pôle Emploi » hyper-positif pour des millions de français, il m'a rappelé madame L.., ma conseillère ANPE lors d'une courte période de « chomedu » subie il y a quelques années, manquaient juste les lunettes en plastique blanc « Sécu » et l'odeur d'eau de toilette bon marché avec la contemplation de sa mini-jupe largement sur ses cuisses coquinement celluliteuses de quinquagénaire dynamique, un sourire artificiel cachant bien mal son mépris qui transparaissait dans son regard. A chaque fois que je la voyais je constatais que son seul souci était surtout de me rayer des listes des demandeurs d'emploi.

 

Elle a fini conseillère générale MODEM spécialiste du social (sic) ce qui confirma à mes yeux son statut de faux-cul vraiment douée...

 

Comme madame L.. François Hollande n'écoutait pas du tout ce qu'on lui disait, s'en fichant complètement, répondant par des lieux communs hyper-positifs ne menant à rien de concret. Et puis elle, elle savait fort bien qu'elle était surtout là pour réguler les statistiques des chômeurs et rien d'autres, pas du tout pour leur procurer réellement du travail, excepté peut-être aux « jeunes » qui selon la définition des z-élites et des oligarques sont tous « issus de la diversité » selon la formule hypocrite bien connue, et tous assoiffés de culture.

 

D'ailleurs il l'a dit, pour la culture ils ont déjà donné avec l’inénarrable Najat Vallaud-Belkacem, ils distribuent à tous les élèves de Cinquième une tablette électronique en 2015 ce qui à n'en pas douter leur permettra d'accéder à des formes élevées de savoir. C'est certain, les gosses étant déjà esclaves de leur « smartefône », un esclavage le plus souvent largement consenti par conformisme, il est plus que pertinent d'accroître cette allégeance électronique.

 

Il a aussi évoqué la création de milliers de postes d'enseignants, sans bien sûr s'appesantir sur la gestion proprement desdits stagiaires, que ce soit au point de vue humain, matériel et pédagogique ; de ceux qui sont balancés à pétaouschnock sans tenir compte de leur carrière comme contractuels, de ceux de Seine Saint-Denis qui ne sont pas payés depuis septembre, entre autres choses...

 

Il a donc placé ses éléments de langage et ce qu'il voulait dire des prochains « coups de com » en vue de son gouvernement. Il a évacué d'un revers de la main la question de la « France périphérique » soulevée par Christophe Guilluy dans son essai paru dernièrement, cette France rurale abandonnée par les institutions publiques et les apôtres des CSP ++ « de la mondialisation heureuse ». Il a en gros recommandé à un chômeur en fin de droits passant une capacité en droit de s'expatrier pour avoir un emploi et de revenir quand il aurait gagné de l'argent. Il a surtout évité de répondre à une chef d'entreprise sur la question des charges et, cerise sur le gâteau, conseillé à une retraitée visiblement hors « régimes spéciaux » de prendre un petit boulot pour compléter sa pension...

 

Finalement il a prouvé tout du long que la coupure entre le « pays légal » et le « pays réel » est totalement consommée, que le « pays légal » n'en a cure serinant le même refrain très méprisant pour les français en colère sur le risque de retour des « populismes » et des fameuses « z-heures les plus sombres de notre histoire » si on ne continue pas la destruction des services publics et de la Nation, inéluctables, pardon les « réformes » dans le même sens, des réformes frappées au coin par l'autisme des politiques PS et UMP, UDI et Modem.

 

Et c'est ainsi qu'Allah est grand...

jeudi, 06 novembre 2014

Vider l'océan...

0.jpg

image empruntée à ce blog

 

On ne change pas de son enfance à l'âge adulte m'a un jour dit un sage, on garde les mêmes qualités, les mêmes défauts, les mêmes aspirations. Quand j'étais un petit garçon aux joues roses z-et duvetées, quand la mer montait et détruisait les fragiles châteaux de sable sur la plage, je m'évertuais à vider l'eau qui ruisselait dans les canaux et douves patiemment creusés, à écoper sans trêve, avec un minuscule arrosoir orange avec une jolie marguerite dessus. Et bien sûr je devais finir par renoncer de vider l'océan et vexé et frustré je rageais face à la mer. Ce n'était pas bien fait, je trouvais, en effet, la mer c'était fait pour se baigner dedans, longtemps, des heures si on voulait, mais pourquoi y-avait-il donc ces marées parfaitement stupides pour détruire les ouvrages d'art des gosses ?

 

Tout cela n'était pas juste, mes parents avaient beau m'expliquer que c'était la lune qui provoquait les marées et que cela permettait à plusieurs espèces marines ou non de se nourrir ou de vivre, non c'était vraiment mal fait.

 

Essayer sur ce blog que je ne vais pas qualifier de modeste, ce que je ne suis pas exactement sinon je ne considérerai pas que laisser ma prose sur le Réseau p et uisse présenter un intérêt pour les autres, de questionner sur la politique, la littérature ou tout autre sujet qui en vaille la peine, tenter d'être lucide et de toujours avoir l'esprit de dire ce qui est juste, cela revient finalement à tenter de vider l'océan. Les « grandes personnes » qui se prétendent indûment raisonnables s'en fichent après tout de ce qui l'est ou plutôt elles ne se soucient que de ce qui est bon pour leur petite personne, ce qui revêt à leurs yeux une importance fondamentale à l'exception de quelques cœurs généreux, très rares, qui se feraient tuer ou qui perdraient tout pour garantir le Bien Commun.

 

Si les internautes, et les autres, peuvent soudain devenir plus lucides sur la personnalité d'un politique, ainsi notre président, François Hollande, j'attends avec impatience son numéro de kloune ce soir, ainsi que celui de Manuel Valls, et son orchestre, un peu plus tard, ils remplacent leur aveuglement sur l'un, ayant voté pour lui en 2012 je le rappelle, par un autre sur une autre personnalité politique toute aussi cynique, toute aussi opportuniste, les politiques sachant très bien en 2014 qu'ils ne sont à une ou deux exceptions que des employés du mois de la « mondialisation heureuse », des valets. Le bon peuple se cherche un « leader » qui le flatte dans son narcissisme et qui le console de sa médiocrité un peu aggravé chaque jour par trop d'émission d'« infotainement », trop de téléréalité, trop de gadgets électroniques parfaitement inutiles.

 

C'est une grosse farce avec des ficelles pourtant éculées qu'ils jouent (bande d'éculés) chacun dans leur « emploi » comme au théâtre, les spectateurs-citoyens théoriques se laissant prendre volontairement par peur de perdre leurs conforts matériels et intellectuels :

 

Hollande a des airs de cocu de vaudeville, petit rondouillard dégarni à lunettes, Sarko est l'amant dans le placard du pays, Valls l'ami du cocu qu'il trompe allègrement et qui finit avec sa femme à la fin de la pièce (du moins c'est ce qu'il aimerait), les autres sont des valets ou soubrettes de comédie. Marine le Pen serait la « mère tape dur » du « Guignol », celle qui leur fait peur et qui distribue les taloches...

 

Bien sûr me diras-tu ami lecteur, toi qui est attentif et d'une grande finesse (oui je suis parfois obséquieux avec mes lecteurs), si ce blogue consiste à continuer de « vider l'océan » et est si vain, pourquoi continuer à écrire et pondre quasiment quotidiennement des articles ? Je ne te ferai pas l'injure d'évoquer le fait que selon le cliché bien connu les « ruisseaux font les grandes rivières ». Et que de temps en temps cela fait tout simplement du bien d'être lucide sur soi. Sauf que bien souvent l'individu moderne, encore moins que ses prédécesseurs, ne veut pas être lucide sur lui, il croit que l'image qu'il essaie parfois en vain de donner de son nombril sur le Réseau, que ce soit sur les forums ou réseaux dits sociaux, c'est sa vraie personnalité, ses complexes le rendant généralement hargneux lorsqu'il arrive au bout de ses argumentaires généralement très pauvres en réflexion mais riches en clichetons.

 

Hélas...

 

 

Et s'opposer à cette sottise d'une banalité abjecte, ce n'est plus seulement vider l'océan c'est la Tour Eiffel qui décolle, les montagnes qui se déplacent car on leur ordonne, bref c'est sans espoir.

mercredi, 05 novembre 2014

Les intégristes du changement de civilisation - Ce que révèle le blâme à Farida Belghoul...

Ce que révèle le blâme à Farida Belghoul... article aussi sur le site de la FAPEC-JRE

 

images prise sur "Media presse infos"

 

farida-belghoul-tvl.jpgLes « théories du Genre » issues des « Gender Studies » sont bel et bien des réalités issues des cervelles de militantes féministes et lesbiennes américaines radicales, dont Judith Butler, dont le but ultime est d'amener à une humanité somme toute « neutre » où chacun choisirait son sexe et la sexualité qui va avec au gré de ses envies et de ses désirs ou des averses, comme les escargots. Bien sûr, cela va de pair avec l'avènement de la « nouvelle civilisation » prônée et vantée par madame Taubira qui suppose la destruction des anciens liens qui reliaient les individus les uns aux autres à commencer par la famille. Cela va de pair avec une « réification » du ventre des femmes, des bébés, des individus en général considérés selon leur « utilité » sociale du point de vue quantitatif, leur « performance ». Ils sont généralement sincères ces militants et sont sincèrement les "idiots utiles" du libéralisme que la disparition des liens dits traditionnels arrange bien, cela accentue la docilité du citoyen consommateur. 

 

Les adeptes du progrès et de la « modernitude » ont beau jeu de reprocher aux catholiques et aux participants de « la Manif pour Tous » d'être vieux jeu d'être des fondamentalistes (tout esprit critique de leur idéologie est un extrémiste, et, ou un « facho »), il n'y a pas plus fermés à tout dialogue, à toute discussion, à tout embryon de remise en cause fût-elle argumentée et se justifiant par le bon sens de leurs théories allant jusqu'à prétendre que celles-ci n'existent pas pour ne pas avoir à les évoquer alors que depuis 2009 déjà des stages concernant « les théories du Genre », je cite, sont proposés dans la plupart des académies françaises. Cela commence généralement par l'exposé d'une « missionnaire » qui intime les auditeurs de sa logorrhée de prendre la même position qu'elle, si j'ose dire (uh, uh, uh) sur la sexualité et en particulier l'homosexualité.

 

Cela les emmerde encore plus lorsque ces critiques viennent d'une personne « issue de la diversité » selon leur formule hypocrite comme Farida Belghoul qui a été « lâchée » aussi par les « soraliens ». Avec ce qui lui arrive on constate l'autre manie de ces idéologues qui est la judiciarisation en somme du dialogue, cette dame, enseignante en Lettres/Histoire étant sous le coup d'un blâme administratif pour non respect de la déontologie de son métier. On constate d'ailleurs que les tenants de ces théories toutes aussi fantaisistes que celles de la « Singularité », et toutes aussi dangereuses, montrant là qu'ils ont une vocation ratée de flic de la pensée se réjouissent sans n'y voir malice de cette condamnation. Est-ce donc qu'ils ont conscience que leur discours est tellement faible qu'ils ont besoin de faire condamner la personne ou de la voir aux prises avec la justice pour qu'on ne l'entende plus (également dans "le Monde" aujourd'hui).

 

Et je ne parle bien entendu des milliers de personnes travaillant dans le public subissant une ostracisation plus ou moins bien cachée, des sanctions plus ou moins assumées de par leurs prises de positions pourtant privées.

 

Je pense à tel professeur connu comme catholique à qui il fut reproché par le biais de lettres anonymes à son établissement, le défenseur du progrès est courageux mais pas téméraire, d'avoir fait du prosélytisme alors que faisant visiter à ses élèves des églises de Venise lors d'une voyage en Italie. Et bien sûr je pense à cet autre professeur, pour ne rien te cacher c'est moi ami lecteur, ayant vu du jour au lendemain de par ses tribulations des collaborations disparaître, des projets ne pas se faire à cause d'une photo dans la presse locale ; à ces stagiaires balancés comme par hasard, pourquoi forcément eux ?, à l'autre bout de la France alors que reconnus parfois travailleurs handicapés et ayant fait carrière des années ailleurs.

 

Le fameux devoir de réserve est une bonne blague, on se souvient avec profit des milliers de professeurs de gauche qui en 2002 ont appelé leurs élèves à voter Chirac contre le Pen, qui les encouragé à défiler pour « la démocratie » (uh, uh, uh) encadrés par les flics ou de ceux qui poussaient les gosses à aller dans la rue contre les réformes des retraites, qui n'avaient pas de mots assez violents contre les ministres responsables de l'époque. Je pense aussi à tous ces profs de lettres qui qualifient de « nazis » des auteurs comme Céline et j'en passe, ou « collabos », comme Marcel Aymé enjoignant les jeunes à une lecture très biaisée de la culture contemporaine française alors que se priver de la lecture d'un bon auteur à cause de ses opinions est surtout faire preuve d'une étroitesse d'esprit sans limites. Et personnellement, je me fous complètement qu'un auteur ou un cinéaste partage ou non mes opinions pour le lire...

 

Le tout en toute impunité alors que contredisant pleinement ce devoir de réserve. Si je comprends bien donc, le « devoir de réserve » comme la fameuse objectivité qu'il est suggéré aux professeurs c'est être de gauche et pro-lois sociétales sans se poser de questions ni chercher le débat, débat que l'on pense éviter en abordant ces questions sociétales toujours du point de vue de l'affectif en présentant un ou deux cas extrêmes et lacrymatoires, le contradicteur étant alors montré comme un salopard insensible.

 

Tu remarqueras ami lecteur que les catholiques et les participants de LMPT tombent tous pour la plupart dans le panneau tendu de l'affectif et de l'accusation de « fââchiisme » se justifiant de ne pas être des « fââchiiiistes » alors qu'ils sont déjà mis dans le même sac que « Civitas » et les « tradis » radicaux du catholicisme sans aucun problème de conscience par leur adversaires. Je me souviens de ces jeunes « cathos » apeurés, sous l’œil des caméras des médias, assurant que « non, non, non, ils n'étaient pas de droite mais apolitiques » au moment des LMPT, « apolitiques » donc finalement bel et bien de droite, et alors donc ? Être de droite ne signifie pas faire l'apologie des camps de concentration et, ou condamner les homosexuels aux flammes éternels de l'Enfêêêr.

 

Ci-dessous les propos réellement reprochés à Farida Belghoul

It's good to read the King -« 22/11/1963 »

 Un King de bon cru

 

paru en Livre de Poche (Librairie Générale Française)

 

images prises ici

 

littérature, Stephen King, fantastique, Amaury WatremezAutant les précédents livres de Stephen King avaient largement tendance à sombrer dans les défauts habituels de l'auteur, délayage sur des dizaines de pages de péripéties sans intérêt, sentimentalisme mièvre et parfois un rien niais ; autant ce livre pourtant aussi long que les derniers opus est passionnant d'un bout à l'autre pour le traitement du genre fantastique, King reste un conteur diabolique et d'une grande efficacité. Il n'y a rien de trop, aucun mot inutile dans ce livre d'une grande densité qui est présenté comme le témoignage de son étrange voyage dans le temps d'un professeur de Lettres, Jake Epping, se sentant très mal dans notre époque. Il y a un peu des livres de Jack Finney dans les thèmes de « 22/11/1963 », l'auteur de « L'invasion des profanateurs de sépulture » et aussi du très beau « Voyage de Simon Finley » et du nostalgique « La pièce d’à côté ». On songe aussi à « Quelque part dans le temps » de Richard Matheson.

 

La couverture est trompeuse, ce n'est pas l'assassinat de Kennedy le thème principal du roman mais les grandioses années 60, leur complexité, leur richesse, leurs aspects plus sombres dans des détails a première vue triviaux comme les toilettes réservées aux noirs ainsi qu'il l'évoque, comme les plus lumineux et les plus sympathiques : une plus grande confiance en l'autre, l'absence de paperasserie intrusive, l'art de vivre plus sain sans pour autant obéir bêtement aux diktats hygiénistes. Il raconte aussi l'Amérique très loin des clichés habituels, une Amérique extrêmement disparate avec des accents très différents du Maine au Texas en passant par la Floride ce qui laisse à penser au lecteur que malgré l'avalanche de films, de séries, de chanteurs US, nous ne connaissons rien à cette nation ou si peu de choses.

 

Un ami de Jake Epping va mourir bientôt, Al Templeton, le propriétaire d'un « dinner » à l'ancienne que Jake Epping fréquente assidûment pour sa cuisine ne se préoccupant pas une seconde des cinq fruits et légumes quotidiens. Il lui confie un secret, la porte de sa remise donne sur l'année 1958 sans qu'il ne s'explique pourquoi. Il va souvent dans le passé dont il ramène différentes choses, et s'est même enhardi à sauver une petite fille d'un accident de chasse terrible dont il se souvenait avoir entendu parler dans sa jeunesse, son but ultime étant de sauver le président Kennedy de son assassinat à Dallas pensant que cela changera l'histoire des États-Unis, mais Al a un cancer incurable et souffre le martyre. Jake fait un premier voyage, puis un deuxième où il manque de mourir, croisant à chaque fois un ivrogne étrange qui semble avoir conscience de son voyage dans le temps. Al se suicide pour forcer la main de Jake, le « dinner » étant bientôt vendu à un promoteur immobilier, qui s'en va dans le passé sans grand espoir de retour.

 

Jake, qui se fait appeler Georges Amberson, comprend vite que le passé résiste et qu'il est difficile de le changer. Il arrive cependant à sauver toute une famille d'un père assassin, habitant Derry, la ville de « Ça », une des trois villes des romans de l'auteur, avec Bangor et Castle Rock, ce qui permet à King de raconter ce qui s'est passé avant son précédent roman, comparant Derry à Dallas. « Georges Amberson » garde toujours sa « mission » à l'esprit, devant attendre cinq ans en vivant sur le pécule que Al lui a laissé en monnaie d'époque, et alors qu'il pourrait continuer à vivre dans le passé et y être heureux, il enseigne de nouveau les Lettres à des élèves que cela passionne, contrairement à leurs descendants de 2014 surtout préoccupés par la possession du dernier gadget électronique à la mode, et tombe amoureux d'une jeune femme dont la beauté est à l'inverse de celle à l'honneur à notre époque (anorexique à peine pubère qui fait la gueule). Le directeur du lycée lui fait confiance sur son travail sachant très bien que « Georges » ne s'appelle pas ainsi et qu'il ne vient pas du Wisconsin mais comprenant qu'il a beaucoup de choses à donner aux élèves.

littérature, Stephen King, fantastique, Amaury Watremez

Jake finira par s'apercevoir qu'au fond il est peut-être passé à côté de sa vie...

 

 

Bien entendu, celles et ceux qui ont lu ce livre me diraient qu'il y a bien d'autres choses à dire. Certes, mais le but de ce petit texte est de donner envie de le lire et non de le « spôler » selon le terme en usage sur Internet, réseau des réseaux dont Jake Epping comprend la profonde vacuité et inutilité, à de rares exceptions, raisons pour lesquels ami lecteur je ne vais certainement pas te révéler la fin, douce amère comme souvent chez King, ni l'explication de la possibilité des voyages dans le temps, à toi de faire l'effort de lire ce roman...

12:11 Publié dans Art de vivre, Article, Écriture, Histoire, Livre | Lien permanent | | Tags : littérature, stephen king, fantastique, amaury watremez | |  Facebook | |

dimanche, 02 novembre 2014

Chaos urbain à Toulouse et Nantes

photo empruntée à l'édition de « Libé » de samedi 1er novembre

politique, société, écolos, amaury watremez

Un jeune homme est mort absurdement pour défendre ce qu'il croyait être des idéaux, se prenant une grenade offensive en pleine figure, balancée certainement par un « bleu » affolé incapable de contrôler son sang-froid. Les leaders du mouvement contre le barrage de Sivens, qui permet d'irriguer 70 petites et moyennes exploitations agricoles qui sans cela crèveront. C'était un gosse qui me rappelle tous ces petits bourgeois qui par culpabilité d'avoir été favorisés matériellement deviennent plus radicaux que les plus radicaux rêvant d'un chaos absolu, et sanglant, de la société qui les consolerait du néant des valeurs que leurs parents ont oublié de leur transmettre.

 

Tu me diras ami lecteur, je préfère encore un gamin qui cherche un idéal comme celui-là qu'un de ces zombies décérébrés qui ne se soucient que d'avoir dans la paume de la main le dernier « smartefône » parfaitement inutile.

 

Comme ils n'ont plus d'identité, à part celle de privilégiés de l'hyper-consumérisme, ils s'en inventent une, un fourre-tout d'exotisme de pacotille, de syncrétisme idéologique, vaguement écologique, le retour à la nature authentique, tout ça, étant surtout symbolisé par les gros « spliffs » qu'ils se roulent méthodiquement en ergotant jusqu'à plus soif sur le « grand soir » qui n'a jamais lieu car ils préfèrent se contenter d'en rêver. Généralement passé trente ans, ils font d'excellents employés de banque, des créatifs de pub performants voire des animateurs socio-cul à calvitie et queue de cheval...

 

Tu pourrais être surpris ami lecteur que la réalisation de l'utopie révolutionnaire passe d'abord et avant tout par quelques saccages où l'on se venge de diverses frustrations, dont celle de ne plus pouvoir être des hyper-consommateurs, quelques violences et massacres au besoin. Et le tout avec la joie sauvage d'un homme préhistorique fracassant le crâne d'un rhinocéros laineux avec des potes, ça défoule. A la place, en 2014, on détruit quelques vitrines, on « tague » abondamment les immeubles, on casse un ou deux véhicules publics, ça fait passer le temps et de toutes façons, l'on ne risque pas grand chose, surtout si quelques éléments issus de la diversitude se mêlent aux émeutiers.

 

C'est ce qui est arrivé vendredi et samedi à Nantes et Toulouse, quelques politiques irresponsables, des z-écolos ou des libertaires, et quelques rescapés de l'ultra gauche, justifiant tout cela par le refus de reconnaître la démocratie représentative, ce qui est extrêmement dangereux. La démocratie par la violence de la rue ne donne que la violence et la haine, rien d'autres, et la violence d'êtres humains en bande est une pente savonneuse qu'ils empruntent sans trop se poser de questions, le QI moyen d'un individu dans une foule diminuant de manière exponentielle :

 

Plus la foule est importante, moins il est intelligent en somme, raison pour laquelle j'ai été, suis et serai encore longtemps totalement agoraphobe.

 

Ces émeutiers violents sont l'alibi de la gauche sociétale, libérale libertaire, qui les considèrent avec beaucoup de magnanimité, et comme leurs alibis à eux qui apprécient les moquettes profondes, les salons des « décideurs », et leur argent. Ainsi, l'éditorialiste de « gôche » peut faire la révolution par procuration, s'imaginer dormir à « la belle » avec les gamins de Notre Dame des Landes en sachant qu'il ne quittera jamais au grand jamais son « loft » ni ses vacances « Nouvelles Frontières ».

 

 

Et c'est ainsi qu'Allah est grand...

vendredi, 31 octobre 2014

Paralogisme ou sophisme à gauche - par Dom Mi

Introduction : Le temps de la désobéissance civile ?

 

image empruntée ici

 

4677571-6986318.jpg?v=1346335280Cet article ci-dessous exprime la colère qui est celle de nombreux citoyens sur la politique libérale libertaire suivie depuis des décennies, quatre pour être précis, par les gouvernements réputés de droite ou de gauche qui se sont succédé depuis, droite donc libérale libertaire et gauche sociétale libérale, ce qui revient au même. Ils ont prôné et mis en place, se passant sans problèmes du consentement des citoyens, une Union Européenne de l'Argent et des oligarques et une mondialisation des échanges des biens et des personnes se voulant heureuse et se déclarant inéluctable. Ils ont détricoté systématiquement et méthodiquement, en prenant l'alibi des coûts pour l’État, la Nation, la Famille, avec la complicité des églises le plus souvent, les solidarités de village, de quartier, méprisant cette France de plus en plus « périphérique » dont ils sont coupés (certains parmi eux ayant donc besoin de se déguiser, comme dans cette émission de « téléréalité » de D8, pour aller à la rencontre des français!).

 

Bien que la coupure entre le « pays légal » et le « pays réel » ne date pas d'hier tant s'en faut.

 

Le « pays légal » a toujours été là pour maintenir les intérêts de la classe sociale qui a pris le pouvoir en 1789 et qui l'a gardé depuis, la Bourgeoisie. De temps en temps, le « pays légal » rallonge un peu la laisse des citoyens, donne un peu plus de mou et quand cela va mal, il la resserre. C'est bien de lire Zemmour ou Jean Sévilla, c'est bien de parler des questions qui ne fâchent plus que les « bourgeois pédagogues » très éloignés des réalités, c'est bien de critiquer des gouvernements uniquement composés de gestionnaires et de meilleurs employés du mois qui se foutent complètement de la politique et des idées au fond. Ils n'en ont pas, ce ne sont que des opportunistes qui au sortir des Grandes Écoles choisissent une « niche » pour s'assurer la meilleure carrière possible.

 

Mais il me semble que tous ces citoyens en colère paient encore dans leur immense majorité, et docilement, leurs impôts en temps et en heure contrairement à nos ascendants qui pratiquaient lorsqu'ils étaient en désaccord avec l'état la désobéissance civile beaucoup plus courageusement, en faisant entre autres la grève de l'impôt. Car nous avons le choix de le faire, cela ne tient qu'à nous. Se contenter de râler au fond et rester docile ensuite, ce n'est que tirer un peu sur la laisse, rien d'autres. Les « vendéens » ainsi que le rappelaient Gracchus Babeuf n'avaient fait qu'appliquer le droit à l'insurrection qui était clairement énoncé dans la déclaration des Droits de 1793, ils avaient repris leur liberté. C'est notre tour...

 

Amaury Watremez

 

Paralogisme ou sophisme à gauche

 

Hollande en pleine boue, image empruntée ici

 

blog+-Hollande+sur+plusieurs+sites+du+Sud-Ouest+devastes+par+les+crues.jpgDes annonces fracassantes ont été faites récemment. Les scandales qui ont suivi sont à la mesure des échecs.

 

Comment donner du crédit à une équipe en situation d’échec depuis presque deux ans ?

 

À une équipe d’apprentis sorciers adeptes des écrans de fumée… : vos grands discours maladroits, évidemment gauches, et vos prises de positions théâtrales n’y changeront rien.

 

Vos sophismes ne trompent plus grand monde…

 

Alors oui une annulation des contributions des entreprises au niveau social est une bonne chose (idée Sarkozyste d’ailleurs) mais que va t-il se passer en France, alors que notre pays accueille de plus en plus de personnes via l’immigration et que la politique sociale a rendu la population de plus en plus fainéante. Qui paiera désormais ?

 

Avec quel argent allez vous assurer ce niveau de solidarité ?

 

On nous annonce aussi avec peps qu’il n’y a plus de statut de première dame ?

 

Comment se fait-il alors que madame l’ex-officielle occupait l’aile Est et avait à sa botte 5 larbins payés par nos soins.

 

Convalescence à la lanterne, baratin dément sur la légèreté de la cuisse… le peuple est en droit de s’interroger sur la légitimité de madame pour pouvoir bénéficier de tels prestations et avantages…

 

Ce petit couac sur fond de sitcom bon marché qui s’achève avec un communiqué à la « moi je » assène à la France, une fois de plus, un coup de bâton dont elle se serait bien passée..

 

Vous nous proposez aussi un regroupement des régions.

 

Votre détestation de la France est certaine, c’est une évidence, et un tel regroupement dénaturera une France déjà meurtrie par vos mesures récentes…

 

Cette centralisation des régions va inévitablement jouer sur l’efficacité des politiques régionales.

Celles-ci datent de 1790, à l’époque de Napoléon, dans le but de garantir une accessibilité à cheval entre chaque région. Alors oui celle-ci ne date pas d’hier mais elle garantit un vrai support d’identité nationale. Et ce regroupement des régions et des départements nous dirige peu à peu vers l’analyse d’Attali qui définissait la France comme un hôtel, un lieu de passage sans valeur, charme ni coutumes.

 

Pourquoi ne pas regrouper aussi les maîtresses en autorisant la polygamie… Ou alors de réfléchir au cumul des compagnes ?

 

Par souci d’économie, ce serait nettement plus pratique et éviterait ainsi certains frais de transport, de garde, de maladie inutiles et aussi de séparation. On a rien de mieux à faire en France que de débattre sur l’amant casqué !

 

Que dire alors de vos ministères dont les effectifs ont fortement augmenté à votre prise de pouvoir…

 

Pouvez vous justifier cela par vos résultats?

 

Il est très simple de faire une comparaison avec l’Allemagne, qui il faut bien l’admettre est nettement plus efficace avec un effectif trois fois moins important… Les coûts et les primes (20 millions d’euros en fin d’année) sont-ils justifiés ?

 

Pouvez-vous nous dire où sont les économies et vos sacrifices.

 

Il est important d’analyser la situation d’une manière dialectique et d’arrêter un peu avec cette vision idéaliste…

 

Le peuple est de moins en moins dupe face à vos grands engagements grotesques et réfléchissez bien car votre propagande libertaire arrive désormais en bout de course.

 

Vous avez une fâcheuse tendance à tapiner a tous les râteliers ce qui vous discrédite encore un peu plus. Vous semblez perdus, votre programme décousu ne mène nulle part si ce n’est à notre ruine économique et sociale, à un chaos sans précédent.

 

Vous ne faites que de la politique politicienne, appuyée par les médias collabos. Cette politique a comme objectif de satisfaire votre ego, de garantir votre avenir et en dernière instance de satisfaire le diktat de quelques minorités agissantes et dirigeantes devant lesquelles vous ne faites que des courbettes et des vœux d’allégeance.

 

 

Dom Mi – article précédemment sur le site « Union Républicaine »

mercredi, 29 octobre 2014

Clowns terrifiants et « Zombies Pride » – Quand le film de genre rattrape le réel...

Dans le deuxième opus de la trilogie « Batman » de Christopher Nolan, « The Dark Knight » un clown meurtrier, au visage maquillé en blanc, les cheveux peints en vert, les joues barrées d'une atroce cicatrice qui lui sculptent comme un sourire perpétuel sur ses lèvres peintes en rouges, le « Joker », sème le chaos pour le plaisir du chaos dans Gotham City, la mégalopole tentaculaire non lieu ultime de fiction, refuge de tous les travers de notre époque, ce criminel nihiliste ne s'intéressant ni à l'argent ni même au pouvoir, il veut simplement voir tout brûler, toute détruire. Il ne se donne aucune excuse psychologique ou sociologique, racontant des mensonges différents sur l'origine de ces cicatrices à chacune de ses victimes pour rajouter à l'horreur.

 

ci-dessous l'excellent Tim Curry en "Grippesou" le clown maléfique de l'adaptation de "ça" de Stephen King (photo la critiquerie)

 société, cinéma, littérature, zombies, amaury watremez

Il sème le chaos sachant bien que les aspirations des individus dans notre société hyper-matérialiste n'ont strictement aucun sens, il ne veut pas donner un sens du tout, il veut juste aller encore plus loin et montrer en passant que la nature humaine est déplorable en elle-même. Bien sûr, comme le spectateur est quand même devant un film hollywoodien, malgré le ton se voulant « sérieux », il est puni à la fin par le héros.

 

C'est un clown nihiliste tout comme le sont les gosses qui se déguisent en clowns tueurs qui commencent à inquiéter les autorités. Ils ne font pas ça pour une idéologie, encore moins pour essayer de démontrer quelque chose sur notre monde, mais par désir du chaos total, ce chaos auquel conduit implacablement tout ce qui se passe dans nos pays dits « avancés » où la disparition des valeurs et des liens entre les personnes n'ayant été remplacée par rien. Ils font ça aussi pour que l'on parle d'eux, pour créer le « beuze » (c'est réussi) et jouir ne fût-ce qu'un moment de la « célébrité express », sans motif, qui est l'aspiration ultime en 2014 et la seule qui leur reste afin de tenter de remplir la vacuité que les adultes et grandes personnes réputées raisonnables leur ont transmis en héritage.

 

Piètre héritage ! Les enfants sages, dociles, soumis au système n'ont plus que des rêves de violence, des cauchemars de destruction en eux.

 

Cela fait longtemps que les clowns sont terrifiants au cinéma, Lon Chaney dans une série B des années 30 avouait s'être fait peur lui-même en se regardant dans le miroir alors que maquillé en clown assassin. Et dans les séries « B » ou « Z » de « Rape and revenge » ou de « vigilantes » des années 70 et 80 il n'était pas rare que les truands, violeurs, serial-killer se déguisent ainsi.

 

Dans sa trilogie des morts-vivants, Georges A. Romero est très clair, les zombies sont l'allégorie des êtres humains modernes, troupeaux hébétés errant dans des centres commerciaux géants en quête de satisfaction immédiate de leurs pulsions les plus primaires. Leur état de zombification ne change pas grand chose au fond à leur ancien état. Il est même à penser qu'il leur convient beaucoup mieux. Le « remake » des années 2000 pour brouteurs de pop-corn et « addicts » de jeux vidéos violents oublie bien entendu presque complètement cette dimension subversive presque car elle subsiste malgré tout par moments. L'individu hyper-consumériste est de plus en plus fasciné par sa propre destruction et celle de l'humanité, il sait bien au fond de lui que cela ne mène qu'au néant et à l'abîme mais il n'en a cure, il y va quand même, en courant. On se demande même si le fait de se déguiser en zombies et de défiler en « marches zombies » n'est pas une manière pour lui de hâter la chute de son espèce. Il n'y a pas besoin de beaucoup de maquillage au fond, il est déjà zombifié, déjà un mort-vivant comme dans le roman « Cellular » de Stephen King qui commence comme un excellent livre de Richard Bachman et finit comme un mauvais ouvrage du King qui y concentre ses pires défauts : le délayage et une certaine forme de sentimentalisme.

 

Le problème avec le chaos, la haine et la destruction, la violence, c'est quand l'être humain fantasme dessus, lorsqu'il en rêve, et se fascine pour dans la fiction, cela finit la plupart du temps par arriver pour de bon car la vie imite l'art le plus souvent. Et quand le chaos finira par s'installer, il n'y aura pas de possibilité d'« avance rapide »...

 

Ci-dessous le "Joker" dans "The Dark Knight"

mardi, 28 octobre 2014

La curée contre Zemmour c'est bon signe

à propos du livre d'Eric Zemmour, « le Suicide français » chez Albin Michel

 

couverture prise sur amazon.fr

 

Zemmour, politique, histoire, France, amaury watremez

Zemmour emmerde les tenants du pouvoir libéral-libertaire, il dérange leurs larbins communautaristes z-et sociétaux de la « Bonne » presse qui jouent à se faire peur avec les le Pen qui ne veulent pas vraiment de toutes façons accéder au pouvoir et qui sont au fond moins dangereux pour eux. Par contre, quand la curée des Trissotins post-modernes, des petits marquis arbitre des élégances sociétales z-et féministes (et je ne parle pas seulement des arrivistes comme mesdames Pellerin et Vallaud-Belkacem qui n'ont que du mépris pour les « sans dents » elles aussi) et des boutures de commissaires politiques se déchaînent contre un auteur, une personne, sans véritablement argumenter d'ailleurs, ne lui opposant que des attaques à la personne et des injures toutes plus abjectes les unes que les autres, c'est bon signe, cela veut dire que son discours est dans le réel, dans le vrai et qu'il attaque là où ça fait mal :

 

l'Union Européenne et ses soi-disant bienfaits, la légende de la mondialisation « heureuse » et les conséquences d'une immigration incontrôlée (sans pour autant stigmatiser ceux qui émigrent qui le font car ils crèvent de faim et subissent des dictatures ignobles dans leurs pays).

 

Zemmour est en tête des ventes avec son livre « le Suicide français » et ça ça les fait encore plus grincer des dents, les moralisateurs, les donneurs de leçons sociétaux, les chroniqueurs politiques qui ont tous leur « rond de serviette » et leur « emploi » comme au théâtre qui s'imaginent tous être proches du peuple alors qu'ils ne risquent pas d'en croiser même chez Denise au « 41 », on y baise « entre soi », où certains ont encore leurs habitudes et autres bonnes maisons. Car chez les contempteurs de Zemmour, ceux qui lui reprochent tant d'être intolérant et j'en passe on pratique l'endogamie quotidiennement, on n'irait pas quand même se mélanger aux « petits blancs » « franchouillards » de cette « France périphérique » évoquée par Christophe Guilluy.

 

Je n'ai jamais d'ailleurs bien compris, si le moindre groupuscule ethnique peut se revendiquer de son identité propre pourquoi par les français dits de souche ?

 

C'est donc également que ses préoccupations rejoignent celles de centaines de milliers de citoyens français qui sentent bien que l'identité de leur pays est soigneusement détricotée depuis quelques décennies déjà par les gouvernements de droite libérale libertaire comme de gauche sociéto-libérale ce qui revient strictement au même, le second ensemble étant peut-être moins soucieux de maintenir les apparences de morale bourgeois que le premier apprécie encore un peu. Et cela emmerde encore plus les moralisateurs petits bourgeois progressistes, ces « bourgeois pédagogues ». Il n'y a que quelques militants UMP libéraux purs et durs pour croire que le PS est encore un parti marxiste.

 

La France est un pays à qui l'on a appris à se détester, à rejeter ces composantes, dans une histoire officielle par exemple où l'on retient de l'histoire de cette nation que les massacres, malheurs, guerres et colonisation atroce, atroce, en admettant à peine qu'en 1789 et en « Soissantuite » ou en 1981 les français sont « passés déjà plus ou moins de l'ombre à la lumière ». Cela ne devient acceptable qu'à partir du moment où le pays devient « divers » et « multicul », alors que ces personnes composant la diversitude ne se reconnaissent jamais, à quelques exceptions, comme français, leur identité étant ailleurs, qu'ils le soient de deuxième ou troisième génération. En bout d'arguments les « suicidaires » dont parlent Zemmour en viennent toujours à rappeler leur « loi du talion » qui veut que nous payions encore les méfaits atroces, atroces l'on vous dit !, de la colonisation nous les enfants et petits enfants des colonisateurs, ces salauds de français qui étaient mus lorsqu'ils sont partis coloniser, rappelons le en passant, par des idées positivistes, laïques et républicaines, ainsi Jules Ferry.

 

Zemmour égratigne au passage quelques lieux communs et clichés sur l'histoire de France dont l'histoire contemporaine et en particulier celle de la Seconde Guerre Mondiale : celui de la bonne blague des français tous résistants, la statue du Commandeur de De Gaulle, celui d'une résistance forcément puissante dés 1940, celui d'un Vichy composé uniquement de salauds : Rappelons là encore qu'à Vichy s'étaient rassemblés surtout des « républicains dits de progrès » dont Laval, qui était radical, donc beaucoup plus à gauche que le PS actuel ; rappelons aussi que les premiers jeunes à résister furent ceux qui étaient encouragés par leurs curés catholiques (tous d'affreux réacs!) à travers les patronages. J'ai du mal à comprendre l'injure là encore abjecte de « collabo » qui a été prononcée envers Zemmour, dont la famille eut à subir la déportation ; quand il en parle, lui il sait ce que cela a causé comme souffrances...

 

Zemmour encourage avec ce livre à ce que les emmerdeurs de petite et moindre envergure que lui continuent à « emmerder » le monde, à donner quelques coups de pieds bien placés dans la fourmilière.

lundi, 27 octobre 2014

Ignorance et indécence au gouvernement

photo de Zahia, Fleur, Manuel, et son orchestre, le figaro.fr

 

politique, société, najat vallaud belkacem, amaury watremez, indécence, ignoranceFleur Pellerin, ministre de la Culture, et Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation encore un peu Nationale, sont des purs produits des Grandes Écoles et du système, des filles dociles, ayant une capacité conséquente à l'obséquiosité et au cirage de pompes des maîtres. Elles ne sont ni de droite ni de gauche, elles choisissent une « niche » pour faire carrière à la fin de leur scolarité, celle qui leur permettra de se « goinfrer » comme les autres du gâteau, par contre elles ont parfaitement compris qui étaient les vrais maîtres, dont François Pinault le « sponsor » du « plug anal » de la place Vendôme entre autres choses.

 

Elles ont aussi pour elles d'être esthétiquement agréables sur les photos ce qui rajoute un intérêt à en faire des ministres. Elles auraient réjoui Françoise Giroud qui affirmaient que l'égalité entre les sexes serait réalisée quand des femmes incompétentes, et aussi indécentes que les hommes sur leurs prérogatives liées au pouvoir, arriveraient aux charges les plus élevées. Nous y sommes Françoise !

 

Quand à l'indécence, Najat Vallaud-Belkacem a été questionnée samedi soir dans « On n'est pas couché » de Ruquier par Aymeric Caron, ce qui est d'autant plus réjouissant que ce soit par celui dont elle s'attendait plutôt à être caressée dans le sens du poil, sur ses salaires conséquents de conseillère générale, charge qu'elle assure assumer le week-end, sur son siège au Conseil permanent et sur celui qu'elle gagne comme ministre de l’Éducation Nationale soit par mois l'équivalent de six paies annuelles de professeurs.

 

C'est la même qui il y a peu, dans « le téléphone sonne », suggéraient aux enseignants de faire des efforts, des sacrifices sur leurs salaires. C'est la même encore qui en réponse aux demandes de révisions d'affectation de travailleurs handicapés balancés au petit bonheur la chance partout en France (certains perdant plus de cinq-cent euros de salaire) selon une logique purement comptable et administrative n'a que du mépris à leur opposer, de même qu'aux citoyens français ne partageant pas ses points de vue, qui, ainsi qu'elle le dit, « ne l'intéressent pas ». On peut trouver, ami lecteur, un rien étranges ces conceptions du débat démocratique et des combats contre toutes les discriminations.

 

Elle reconnaît d'ailleurs dans la foulée que selon elle l’École de la République est là pour occuper les enfants, et principalement leurs transmettre des valeurs de la « nouvelle civilisation » évoquée par madame Taubira, clairement, et non pour leur transmettre quelque savoir et ou culture que ce soit. On est très loin de la « Common Decency » que beaucoup regrettent à droite comme à gauche, on serait plutôt dans la pire indécence qui soit, morale et institutionnelle, tout comme celle dont fait état le comportement du président de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale, monsieur Carrez qui dans n'importe quel autre pays démocratique aurait démissionné depuis belle lurette par simple dignité.

 

Chez nous, non, chez nous il reste en place et peut continuer à jouer les vierges outragées sans problèmes, comme Thomas Thévenoud, Aquilino Morelle, Jérôme Lavrilleux et d'autres...

 

Fleur Pellerin est dans la même conception de la culture, elle assume parfaitement de ne pas lire, prétendant comme la plupart des gens incultes que c'est par manque de temps ainsi qu'elle l'a fait dans l'émission « le supplément » de « Canal plus », on attend le moment où comme les ignares elle sortira la fameuse excuse des ânes : « la culture c'est comme la confiture etc... ». Elle assure ensuite qu'elle adôôre « Harry Potter » en bonne adulescente libérale libertaire qu'elle est. C'est la même, ce qui permet de définir sa conception de la culture éminemment petite bourgeoise, qui compare le dégonflage du « plug anal » de MacCarthy aux autodafés nazis, et c'est la même encore qui pose avec son supérieur hiérarchique, Manuel, et son orchestre, à la FIAC de Paris, cet événement pour privilégiés à prétentions culturelles, et avec Zahia, une pute respectueuse qui a dû avoir quelques « clients » dans ces milieux vu « l'introduction » si j'ose dire, uh, uh, uh, dont elle bénéficie. On a d'ailleurs du mal, ami lecteur, à déterminer lequel des trois est le plus vénal...

 

Vive donc l'égalité des sexes qui permet à l'indécence d'atteindre de tels sommets vertigineux ainsi que l'ignorance...

 

Ci-dessous Najat Vallaud-Belkacem parle de son cumul...

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