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Mes Terres Saintes - Le Blog d'Amaury

  • L'Europe des élites contre l'Europe des peuples

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     politique, europe, société, brexit, grande bretagne, city, marchés, panique, UE, Amaury watremezLa Grande Bretagne s'est donc prononcée en masse pour le « Brexit » et contre la politique actuellement menée par l'Union Européenne :

     

    une politique à la fois hyper-libérale favorisant une mondialisation des échanges, des biens et des personnes, sans aucun frein ni la moindre prudence élémentaire,

     

    une politique hyper-bureaucratique kafkaïenne et absurde, odieusement technocratique, menée au mépris de la démocratie et de l'expression pourtant légitime des peuples dans les urnes.

     

    Curieusement, l'on notera que les nuées de sauterelles et les morts des enfants premiers nés et autres désastres bibliques prévus par les partisans de l'Union n'ont pas eu lieu. Remarquons aussi que nos élites, le « pays légal » en général, les populations les plus favorisées, celles disposant de réseaux et n'ayant aucune raison de s'inquiéter de la précarisation sont les seules à s'inquiéter qu'un peuple décide de reprendre sa souveraineté. Et puis on comprend leur colère, leurs frustrations, merde quoi, c'était tellement pratique quand on voulait se faire un petit week-end à Londres pour s'acheter des fringues à Soho ou sortir en boîte à Picadilly. Les « ploucs » ne sortant jamais de leur pays ne peuvent pas comprendre...

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  • Le maître étalon des préjugés

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    politique, société, hypocrisie, préjugés, idées reçues, sottise, connerie, amaury watremezUn sage m'a dit un jour que l'être humain n'est qu'un petit tas de préjugés. C'est ma foi tout à fait vrai pour tout le monde, moi y compris, le tout étant d'avoir conscience de ceux-ci et de savoir les nuancer, de s'en extirper le plus possible. C'est loin d'être facile, et à considérer le monde tel qu'il est, il y a encore de la distance de la coupe aux lèvres. Hier, dans la même journée, et à cause de ces préjugés je me suis fait à la fois traiter de « tarlouze » je cite et de « plouc ». On me dira qu'objectivement un homosexuel peut aussi être mal élevé, mal dégrossi, inculte et sans trop de sensibilité. Faisons une minute de silence sur le cerveau de Steevy par exemple...

     

    Certes...

     

    Pour l'anecodte, l'insulteur qui s'était courageusement caché derrière la fenêtre d'un troisième étage a été extrèmement surpris de me voir monter lui demander sur quels critères il se basait pour me qualifier ainsi en dehors de sa propre homosexualité latente. Et aussi ce que l'on pouvait supposer de ses contradictions de par sa proprension à se cacher pour m'injurier. J'ai songé à un de mes aimables lecteurs se qualifiant lui-même de masculiniste, témoignant de son goût pour les amitiés « saines et viriles », les fraternités d'hommes ardents à l'effort qui a lui aussi tendance à voir des homos partout.

     

    A moi tout seul, sans me vanter outre mesure, je suis un genre de mètre-étalon pour mesurer les préjugés et a priori. Je suis loin d'ètre le seul, toutes les personnes sortant du cadre subissent les idées reçues sur les apparences et les attitudes....

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  • Déplorer les effets chèrir les causes

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    politique, hypocrisie, islam, société, pauvreté, bossuet, amaury watremez« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » disait Bossuet. L'aveuglement des européens dans leur quasi majorité entre angélisme béat, masochisme mémoriel et haine de l'Islam illustre très bien cette phrase de « l'Aigle de Meaux ». Les élites continuent dans nos sociétés à chérir la mondialisation contre la souveraineté des peuples, les sociétés multiculturelles forcément plus libres et plus heureuses, une vision globalement marchande et toute économique de l'actualité, et à entretenir ce « Barnum consumériste » (TM°) du « présent perpétuel » dans lequel nous vivons depuis plusieurs décennies déjà afin d'oublier que l'Histoire n'est pas finie du tout en nous étourdissant de gadgets, de babioles nous encourageant dans notre narcissisme.

     

    Tristes ivresses toujours virtuelles...

     

    En 2016, 10%, voire moins, des habitants de cette planète profitent de 90%, voire plus, des richesses qu'elle peut produire, et les autres 90% d'êtres humains essaient tant bien que mal de vivre -difficilement- sur les 10% de richesses laissées par les précédents. Et pourtant ils sont encore nombreux, commentateurs distingués, éditorialistes médiatiques, simples citoyens, à se demander pourquoi l'Islam radicalisé autant recrute et pourquoi tant de rancoeurs et de colères demeurent à l'encontre des sociétés dites développées dans ce monde. Ces rancœurs sont largement entretenues d'ailleurs par la mondialisation - pourtant réputée heureuse - des communications et des échanges....

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  • Les vacances de Nuit Debout

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    nuitdebouvac.jpgJe devrais peut-être ouvrir un cabinet de consultations de voyance extra-lucide en politique. J'avais en effet prévenu que dés le début de la période des partiels en université et des épreuves du bac, sans compter la proximité des vacances estivales, il y aurait tout de suite beaucoup moins de monde place de la République pour refaire le monde. Je pense aussi que la pluie tombant depuis quelques semaines y est pour quelques choses. Ce n'est pas un salaud de journaliste ou d'éditorialiste réac qui le prétend mais l'auteur de ce texte sur un média de gauche. D'aucuns se consolent en arguant que tout continue via les réseaux dits sociaux ce qui laisse pour le moins rèveur.

     

    Je me basais entre autres sur ce que plusieurs personnes ayant vécu « Mai 68 » m'avaient dit, sur la fin des manifestations anti-CPE en 2005 ou contre la réforme Devaquet en 1986. A chaque fois, les vacances et la fin de l'année scolaire eurent raison des révolutionnaires de salon qui firent de très bons adjoints à la culture sous Delanoé ou d'excellents cadres bancaires soucieux de progrès humains. Des humanistes qui mettent leurs clients en interdit bancaire ou en surendettement cela change quand même beaucoup les choses, non ?

     

    Ce n'est pas la grande manifestation des gaullistes du 31 mai qui avait faire ralentir et cesser le « mouvement » mais la peur de tous ces enfants finalement très sages à l'exception de quelques irréductibles de louper leur année scolaire ou universitaire et de ne pas réussir leurs études. Quelques exceptions finirent quelques années au Larzac y faire trois petits tours avant de revenir pour finir soit dans la pub soit dans l’événementiel et le festif, soit dans la politique « alternative »....

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  • Une société bientôt sans livres

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    fahrenheit_451--1-.jpgEn France particulièrement où la littérature a encore un tout petit peu d'importance, tout comme un peu partout en Europe ou aux Etats Unis, plus personne ou presque ne lit réellement. Bien entendu, si l'on vend encore des livres à foison, si l'on distribue des journaux gratuits dans les transports en commun, si les livres sont des biens commerciaux comme d'autres encore en 2016, cela ne signifie pas pour autant qu'on les ouvre ni même qu'on les feuillette. Pas besoin de se donner cette peine avec les multiples sites de ventes en ligne et leur pseudo-appréciations d'acheteurs toujours enthousiastes on aura noté. L'impétrant lecteur s'en contentera, celui lui évitera des efforts intellectuels et il pourra alors se replonger dans « Candy Crush Saga ».

     

    Sinon, si les citoyens-consommateurs lisaient encore, quel inconscient achèterait encore Marc Lévy le roi du placement de produit et du roman de gare moderne, notre Delly 2.0 ou l'incomparable et si durassienne Marie Darrieuscq ? Le si émouvant David Foenkinos sous les rires pleins de tendresse ou la torturée Christine Angot et ses problèmes de psychanalyse mal réglés ? Le plus important en achetant l'ouvrage d'un de ces auteurs « bons clients » médiatiques, c'est surtout de mettre un de leurs livres bien en évidence sur la table basse du salon. Ce sont juste des objets d'ostentation sociale, pour se donner une aura ou une autre, pour peaufiner son image.

     

    Cela fera son effet lorsque l'on recevra des amis socialement moins pourvus. La personne cultivée ou réputée l'être pourra prendre un des bouquins dans les mains et en tourner les pages d'un air pénétré afin de bien faire comprendre qu'il tutoie les dieux des Lettres et les cimes intellectuelles....

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  • Des chrétiens forcément homophobes

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    politique, société, chrétiens, catholiques, islam, homophobie, amaury watremezDés qu'un taré fanatique se réclamant de Daech commet un massacre au nom des valeurs de l'Islam, il se trouvera toujours un commentateur ou un éditorialiste distingué pour comparer avec l'homophobie chrétienne et assimiler tous les chrétiens, surtout les catholiques, aux affidés « rednecks » de Trump, majoritairement protestants, ou aux traditionalistes délirants de Civitas, parfois c'est juste l'envie de choquer le bourgeois, ce que je peux certes comprendre. Pire encore, si un chrétien dit sincèrement toute son horreur du massacre d'Orlando il sera alors soupçonné de double langage, d'intentions suspectes. C'est quand même un peu facile.

     

    Et puis il faut bien dire qu'avec les catholiques on risque quand même moins la rafale de « kalachnikov » (TM°) en pleine tête...

     

    Ainsi que de nombreux chrétiens j'en ai ras le bol de cette assimilation réductrice et caricaturale dés que l'on souhaite ne serait-ce qu'un petit peu parler de l'homophobie bien présente pourtant en Islam. Je songe quand même à tous ces gosses qui se font violenter, brutaliser, maltraiter dans l'indifférence et la lâcheté dés que ne serait-ce que suspects de mœurs ne convenant pas à tel ou tel imam. Ce ne sont pas des cas isolés d'imam gay, de musulmans fiers d'être homos, des exceptions confirmant la règle parmi les musulmans qui changeront la réalité de ces faits concrets. Et l'hypothèse de l'homosexualité de l'assassin d'Orlando tout comme celle de Salah Abdelslam n'y changent rien.

     

    Au contraire, cela confirmerait ce que j'affirme...

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  • Islamistes et sodomie

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    Après le massacre d'Orlando en Floride les médias, les politiques et les élites nous chantent encore les mêmes refrains habituels :

     

    homosexualité, islam, politique, société, amaury watremez« C'est pas ça l'Islam »,

     

    « Surtout ne pas faire d'amalgames »,

     

    « Le salopard assassin est un loup solitaire ».

     

    D'aucuns comparent l'homophobie des islamistes à celle de la « Manif pour tous », réputée toute aussi nocive. On a pu lire sur le réseau que « LMPT » en matière d'homophobie c'est le soit-disant Etat islamique sans les attentats ni la violence meurtière. Il suffit de lire par exemple cet article...

     

    Ils prennent cependant de moins en moins

     

    Quand je vivais à Jérusalem, côté palestinien, un des sujets principaux de conversation que j'y entendais pour les hommes musulmans et jeunes était leur mariage, leur capacité à réunir une dot pour y parvenir et la difficulté à satisfaire leur sexualité entre deux. Tout le monde n'en parlait qu'à mi-voix mais l'on savait très bien que de temps à autres l'on se satisfaisait entre garçons en attendant de prendre une épouse.

     

    Et puis pas la peine de se faire une réputation d'inverti ensuite auprès de sa future belle-famille...

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  • Bon Ramadan et surtout la santé

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    islamn, ramadan, politique, société, hypocrisie, amaury watremezDepuis quelques jours on peut le lire un peu partout, que ce soit sur les réseaux sociaux ou les panneaux d'affichage des municipalités citoyennement concernées, il est donc d'usage de fêter un bon Ramadan aux musulmans de France, de Navarre et d'ailleurs, sans trop savoir ce en quoi il consiste exactement, sa pratique étant largement plus stricte sous nos cieux qu'aux Proche et Moyen Orient. Quand on est un mauvais esprit comme moi bien entendu on se demande ce qui arriverait parmi les arbitres des élégances politiques si quelqu'un, un politique, un éditorialiste, se prenait de souhaiter aussi allègrement « Joyeux Noël  aux catholiques» ou un bon « Yom Kippour » aux juifs :

     

    Levée de boucliers de vierges offensées immédiate !...

     

    Cris d'orfraie de vieilles filles indignées aussi sec !...

     

    Les bons esprits invoqueraient la nostalgie des heures les plus sombres de notre histoire pour les uns, un désir inavoué de retour des ordres moraux cléricaux pour les autres, un communautarisme cette fois odieux. Lorsqu'on un oligarque ou un commentateur politique assermenté souhaite un « Joyeux Noël » il se croira toujours obligé de rajouter qu'il le fête pour tout le monde et non pas seulement pour les chrétiens, et s'il évoque le « Grand Pardon » il le fera en petit communauté, de peur de se faire traiter de suppôt des sionistes par un indigène de la République ou un des mâles blancs appréciant les amitiés saines et viriles et Alain Soral....

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  • La jeunesse des peuples

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    Quand je vivais à Jérusalem l’extrême jeunesse des peuples que je côtoyais là-bas m'avait stupéfié, on la prenait en pleine face. Ce n'était pas seulement la présence de tous ces enfants à tout les coins des rues, des enfants ne menant pas toujours la vie devant être la leur dans la Jérusalem palestinienne, mais l'on pouvait ressentir cette fraîcheur, ce dynamisme dans l'attitude des palestiniens ou des israéliens, les palestiniens devenus « de facto » un peuple de par l'existence d’Israël, les descendants des premiers colons, des habitants des utopies réalisées des « kibbutzim ».

     

    3522462_3_aedf_enfant-syrien-dans-la-file-d-attente-pour-se_418948e5146302aa704f815a81d3caa5.jpgC'était quelque chose de presque indéfinissable mais bel et bien présent dans l'atmosphère, dans l'air ambiant. L'on sentait bien que ces deux peuples n'en étaient qu'aux débuts de leur histoire, prêts à conquérir, dans tous les domaines à l'enthousiasme de la découverte sans cesse renouvelée. Il n'y avait pas chez eux cette lassitude d'être soi-même, ce déni d'identité et de leur histoire que l'on trouve chez tous les occidentaux pressés d'être quelqu'un d'autre, tout le monde mais surtout pas eux-mêmes, ayant un profond dégoût d'eux mêmes de par des décennies de masochismùe mémoriel de droite comme de gauche, de décervelage intensif des masses.

     

    En Occident ceux réclamant plus de moralité publique acceptent sans sourciller l'amoralité foncière du système économique, catholiques et autres. Il en est se réclamant de l'identité de la France mais ne voyant pas le problème à une mondialisation économique et sociale sans frein entrainant la destruction des nations et de ce qu'elles sont, de leurs cultures, de ce dont elles pourraient être aussi légitimement fières...

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  • Le 7ème Nanart

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    à propos de « Les 101 nanars: Une anthologie du cinéma affligeant (mais hilarant) » de François Forestier chez Denoël (voir à ce lien)

     

    Les nanars sont aussi sur Causeur

     

    cinéma, nanar, société, françois forestier, amaury watremezDéfinir un vrai « nanar » est forcément très subjectif. François Forestier ne se risque pas à cette définition, ne revendique aucune objectivité illusoire, et inintéressante pour un critique de cinéma. Il se cantonne pour effectuer ses choix au côté lamentable des films qu'il évoque dans ce livre. Un « nanar » est forcément lamentable mais provoque chez le spectateur avisé une sorte de jouissance perverse. La plupart de ces films ont un scénario aussi nul que la plupart des « blockbusters » actuels, ont des effets spéciaux souvent bricolés mais qu'importe la suspension d'incrédulité fonctionne comme lorsque l'on était enfant, et l'on a envie de croire à cette fusée propulsée par une bougie d'anniversaire « feu d'artifices ».

     

    Ce livre est déjà sorti en 1996, François Forestier avait déjà un tableau de chasse important. Depuis il a rajouté quelques gourmandises sorties depuis, des grosses pâtisseries affligeantes et bourratives mais drôles à regarder pour leur absence de figuration, leurs effets surréalistes, leurs jeunes premières pulmonairement bien dotées.

     

    Certains le trouveront sans doute injuste ou partial surtout quand il met un terme aux maîtres à la fin de son livre en se payant la tête de Godard et Antonioni....

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  • Le lendemain du second tour de mai 2017

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    politique, société, élections, présidentielles, hollande, françois, amaury watremezJe ne suis pas exactement un supporter de Hollande pourtant mais voyant fleurir sur les réseaux dits sociaux des montages photos s'attaquant d'abord au physique d'icelui, cela m'énerve considérablement. Cela vient souvent de bureaucrates frustrés, coincés dans leur « open space », se consolant de leur médiocrité en se défoulant de manière abjecte et anonyme sans pour autant remettre en question quoi que ce soit du socle inique de notre société.

     

    Je ne suis pas non plus extra-lucide professionnel, je serais millionnaire, encore moins monsieur Irma dans le privé mais je suis à peu près certain sans trop m'avancer imprudemment de prévoir ce qui va sans doute se passer le lendemain du second tour des élections présidentielles de mai 2017 :

     

    Vous qui prévoyez de montrer toute votre révolte existentielle, toute votre sainte et saine colère, votre envie de crier merde, zut, crotte, chié...

     

    Vous qui sur les réseaux sociaux ou dans la vie quotidienne râlez sans cesse n'avez de mots assez durs contre « eux », « eux » les oligarques, contre « Ils », le « pays légal » ; le gouvernement d'exécutants censé nous gouverner, appliquant les directives de Bruxelles...

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  • Ils sont partout

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    ils sont partout, yvan attal, antisémitisme, judéophobie, amaury watremezYvan Attal vient de sortir un film réputé « choc » sur l'antisémitisme en France en 2016. La première fois que j'ai vu une affiche annonçant sa sortie c'est ironiquement non loin d'une paroisse où l'antisémitisme « à l'ancienne » est assidûment pratiqué. C'est une intention louable qui porte ce long-métrage car cette haine est toujours plus vivace en ce moment, surtout de par les réseaux dits sociaux où elle se déchaîne sans vraiment de frein, le tout au nom de la liberté de parole et du pseudo-anonymat du Net facilitant le manque de courage et la hargne. Elle ne consiste pourtant pas à dire n'importe quoi cette liberté d'expression.

     

    Il y a les antisémites qui croient se consoler de leurs diverses frustrations sociales et carences. Ils pensent avoir trouvé la parade ultime en se prétendant antisionistes mais au fond se fichent complètement du peuple palestinien.

     

    Il y a le genre à être des soutiens d'Henry de Lesquen, pour qui les juifs sont forcément des concurrents qui peuvent faire main basse sur les richesses avant eux, des concurrents forts d'une solidarité occulte (poil occulte) de nez crochus, forcément, de mains de même, avides de l'argent des vrais français car les jui...pardon les « sionistes » sont évidemment considérés comme apatrides....

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  • Roman noir dans un trou

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    à propos de « Pottsville 1280 habitants » de Jim Thompson chez Payot et Rivages

     

    Article aussi sur Causeur

     

    pottsville.jpgCouverture empruntée sur le site de l'éditeur

     

    « Pottsville 1280 habitants » est la nouvelle traduction de « 1275 âmes » paru en « Série Noire » en 1964 et alors amputé de nombreux passages. Le roman fût également adapté par Bertrand Tavernier en 1981 sous le titre « Coup de torchon » avec Noiret et Isabelle Huppert pré-botox, l'histoire alors pas trop mal transposée dans un contexte colonial. C'est le « roman noir » dans toute sa sombre splendeur. Céline n'est pas loin non plus. L'être humain qui est capable du meilleur se laisse le plus souvent aller au pire, ne songeant qu'à son propre intérêt, à son plaisir narcissique.

     

    Nick Corey est le sheriff de Pottsville un trou perdu du Sud des Etats Unis juste après la Première Guerre Mondiale. Parfois les dilemmes s'y règlent encore par un ou deux lynchages. Le ragot est roi, tout comme les rumeurs, l'on sy ennuie tellement. Pour demeurer tranquille et en faire le moins possible, Nick Corey se fait passer pour un imbécile heureux, un imbécile débonnaire laissant prospérer les petites et grosses magouilles ce qui lui permet d'enrichir son ordinaire plutôt précaire. Il est régulièrement réélu sans trop de problèmes ....

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  • Le public de Roland Garros

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    sport, tennis, roland garros, public, socété, vulgarité, amaury watremezAutant je trouve le Tennis à la télévision parfaitement assommant à de très rares exceptions et me fiche du tournoi se jouant actuellement Porte d'Auteuil comme de la première chaussette du général Gamelin, autant je trouve que l'observation du public s'y ruant en masse depuis des temps quasiment immémoriaux est -d'un certain point de vue- intéressant et excite la fibre caustique de toute personne doté d'un sens de la dérision ou d'une capacité de comprendre le second degré en état de marche. Je l'admets c'est plutôt rare de nos jours mais ces personnes existent encore.

     

    C'est en mangeant « sur le pouce » sur un banc devant la piscine Molitor au grand dam de certains de ces quidams pour qui j'étais sans doute un représentant insolent des « classes dangereuses » que je me faisais cette réflexion voyant passer les spectateurs et spectatrices se dirigeant vers les courts « Suzanne Lenglen » ou le fameux « court n°1 », le court des vrais « winners », le plus côté pour les spectateurs disposant de moyens conséquents et d'une « Mastercard » dodue.

     

    C'est un festival de vulgarités sans nom malheureusement d'époque, de vulgarités bien nettes diverses et variés, beaucoup plus insupportables en elles-même que les injures échangées par des « racailles » de banlieue, de vieux beaux se donnant des airs laborieusement guillerets, la clef du sacro-saint « SUV » compensateur de micro pénis voire de micro céphalie bien coincée dans la paume de la main droite, de mondaines et demie-mondaines émargeant visiblement hors des moyens du commun des mortels....

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  • Sacro saint statut

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    politique, syndicats, philippe sanchez, grèves, blocage du pays, amaury watremezLes grèves à répétition, on l'entend de la bouche des journalistes et des syndicalistes depuis plusieurs semaines, seraient la seule manière de lutter contre la précarité sociale que la « Loi travail » portée sur les fonts baptismaux par Myriam El Khomri et préparée par des technocrates n'ayant jamais travaillé dans le privé engendrerait. Il est tout à fait exact que ce texte imposé par les fameux critère de convergence budgétaire, ceci ayant commencé avec la Loi d'Orientation Loi de Finance imposée à la Fonction Publique dés 2002, implique un plus grand « turn over » des salariés et plus de « flexibilité sociale ».

     

    C'est même son but premier, par contre lutter contre ne me paraît pas du tout le souci majeur des grévistes.

     

    La plupart devraient bénéficier plus tard de ces « régimes spéciaux » de caisses de retraite, cette « exception culturelle » française que le monde nous envierait faisant que l'égalité de parcours professionnel et de fin de parcours est un mythe. Ils sont de ces travailleurs ultra-protégés, disposant d'avantages dits acquis, bénéficiant comme à EDF ou à la SNCF de privilèges indus au regard de leurs mérites : trajets quasiment gratuits, comités d'entreprise très riches. C'est toute une « usine à gaz » de micro-féodalités où l'on singe les comportements de protection des oligarques de l'étage du dessus. L'on s'accroche furieusement à des bribes de pouvoir, des bimbeloteries matérielles estimées parfaitement légitimes....

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  • Lettre à Antonin Bernanos

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    Antonin,

    politique, société, Bernanos, Antonin Bernanos, antifa, République, kevin phillipy, amaury watremezJe lis avec passion les ouvrages de ton arrière grand-père depuis longtemps déjà. Ce qu'il écrit sur la conspiration de l'époque moderne contre toute espèce de vie intérieure est encore plus que jamais d'actualité. Il était si grand et nous sommes si petits, si faibles, si soucieux de conserver encore quelques années nos privilèges d'occidentaux trop nourris, étalant leur pathos mièvre devant tous les passants. Je n'ose penser ce qu'il eût écrit de « Facebook » et autres réseaux dits sociaux où la plupart des intervenants joue un rôle. Injustement, et à cause des « Grands cimetières sous la lune », Georges Bernanos est encore et toujours rangé dans le tiroir des auteurs anti-fascistes et considéré comme un ancien méchant, atroce maurrassien ayant retourné sa veste au bon moment dans le sens qu'il convenait....

     

    ...Ce serait oublier une interview qu'il donna peu avant sa mort. Un journaliste américain lui demandait ce qui l'avait convaincu à devenir un tel défenseur de la démocratie contre les totalitarismes. L'auteur du « Curé de campagne » l'engueula plus vertement en lui rappelant qu'il n'avait abandonné ni ses convictions royalistes, ni sa Foi catholique ardente, les arbitres des élégances politiques la qualifierait de traditionnaliste, et qu'il méprisait autant les démocraties dites libérales que le fascisme ou le nazisme ou le stalinisme.

     

    Je n'avais pas entendu parler de toi, Antonin, jusqu'à ce geste fou, imbécile, que tu aurais commis il y a quelques jours avec ton frère contre la voiture d'un policier, voulant le faire griller comme un « poulet rôti » aurais tu dit. Sur la photo de toi circulant sur le net, dans une manif pour ton ami Clément Méric, tu es le seul à ne pas te cacher derrière des lunettes noires comme tes camarades, à avoir un regard franc, haut, regardant directement dans les yeux. Il est surprenant de voir à quel point tes amis « antifas » apprécient les uniformes paramilitaires, les postures de guerre, exactement comme ceux qu'ils prétendent combattre. Ce flic, tu aurais voulu le tuer pourquoi finalement ?...

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  • A la périphérie du pays réel

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    Mon article sur la France à la périphérie du pays légal sur "Mauvaise Nouvelle"

    Cliquer ici

    société, politique, pays légal, pays réel, amaury watremez

     

  • Le présent perpétuel des professionnels de la profession

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    tintin.jpgDepuis quelques années déjà je rédige des billets sur mon blog, j'ai participé à Agoravox, dont je suis parti par ras le bol des injures continuelles de commentateurs « professionnels », pour la plupart des « antisionistes » persuadés que je suis un agent de la « Hasbara ». j'écris aussi dans d'autres sites comme « Mauvaise Nouvelle » et « Boulevard Voltaire ». Et voilà quelques semaines que « Causeur » a la bonne grâce de reprendre de mes articles (voir à ce lien). Cependant, je ne suis toujours pas un professionnel de la profession du journalisme politique. Je n'ai pas la prétention non plus de poser au trublion, au génie solitaire injustement méconnu, j'ai trop le sens du ridicule pour cela.

     

    Et finalement de par mes études et mon cursus j'ai plus ou moins les mêmes références et la même méthodologie de réflexion que ces fameux professionnels.

     

    Malgré tout, je ne vis pas dans leur présent politique perpétuel. J'ai souvent l'impression en effet que malgré l'évolution de la société dans un sens ou l'autre, malgré les changements de paradigmes évidents depuis au moins la signature du traité de Lisbonne, la plupart de ces observateurs et éditorialistes, écrivains et auteurs dont c'est le métier vivent encore en 1945, au sortir de la Seconde Guerre, aux débuts de la décolonisation, voire même se voient encore plongés dans l'Affaire Dreyfus. Au mieux, ils comprennent et analysent le vote des électeurs selon des critères étant les mêmes qu'il y a trente ou quarante ans demeurant irrémédiablement vissés à la même grille de compréhension que leurs ascendants directs ou non....

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  • Black M contre le pays réel

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    histoire, première guerre mondiale, verdun, black m, PS, LR, droite, pays réelL'affaire « Black M » est symptomatique de la coupure profonde entre le « pays légal » et le « pays réel ». S'y opposent d'un côté des élites mondialisées, pour qui la France et l'amour de la patrie sont deux idées mortes et bien mortes, de l'autre la « France périphérique » des petites gens, le « pays réel » oublié, celui des employés, des salariés trop riches pour être considérés comme pauvres, trop pauvres pour être considérés comme vraiment riches. En plus, ne faisant pas partie de « communautés » bien reconnaissables, les médias et le pouvoir les oublient dans les « poubelles de l'histoire ».

     

    Et puis parmi les oligarques et leurs obligés, on est « citoyen du monde », citoyens européens, c'est un fait entendu, on aime bien prendre l'avion et pouvoir éviter de changer sa monnaie dans un pays autrefois complètement étranger. On envoie les gosses en Angleterre, en Allemagne ou aux Etats Unis, des pays offrant des perspectives d'avenir autrement plus honorables économiquement que la France. La France c'est un vieux truc ringard, on la rêve mondialisée, multiculturelle, métissée ce qui est également une manière dans ces milieux hyper-favorisés de se mettre en valeur, de poser à l'humanisme et au progressisme anti-raciste.

     

    Au sein du pays réel demeurent quelques bribes d'identité ayant échappé aux réformes de l'enseignement de l'histoire, quelques restes de valeurs nationales auxquelles le peuple essaie de se raccrocher tant bien que mal tant qu'on le lui permet encore, tant que ce n'est pas encore totalement judiciarisé. Le souvenir des morts pendant les guerres en fait partie, des morts qui étaient des arrière grands-parents, des grands-parents dont l'absence se fit cruellement sentir dans les familles....

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  • Une société de babtous fragiles

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    société, famille, enfants rois, éducation, amaury watremezIl y a une semaine me baladant dans Montmartre j'ai vu un petit épisode qui m'a semblé caractéristique de notre société et inquiétante quant à son avenir. Un gamin attendait avec ses la parents de pouvoir traverser une rue. Il jouait un petit jeu comme tous les gosses de son âge, posant un pied sur la chaussée puis le retirant ainsi qu'un toréador dés qu'il entendait le bruit d'une voiture, sans bien sûr faire attention en quoi que ce soit. Il manqua ainsi de se faire renverser par une dame en bicyclette qu'il n'entendait pas.

     

    Pas vraiment traumatisé pour deux sous, il se contenta de remonter sur le trottoir. Son père et sa mère réagirent bien plus violemment, l'homme se mit à agonir d'injures ordurières la pauvre cycliste ne méritant pas cet excès d'indignité pendant que la femme entourait le garçon de ses bras, lui répétant constamment s'il n'avait rien, s'il allait bien. L'enfant entrant dans le jeu de ses géniteurs pleura à gros tonneaux, reniflant à grand bruit, de la morve dégoûtante coulant de son appendice nasal. Les parents l'emmenèrent finalement lui payer une glace pour qu'ils se remettent de son « traumatisme » selon le terme du père.

     

    Le pauvre petit chéri satisfait s'autorisa à chipoter sur la taille de son cornet obtenant deux glaces...

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  • Sexe, drogue et apathie

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    À propos de « Apathy for the devil, les seventies voyage au cœur des ténèbres » de Nick Kent chez « Rivages Rouge »

     

    musique, société, rock, nick kent, amaury watremezQuel intérêt de lire des récits comme celui de Nick Kent, ex drogué jusqu'à la racine, vieille gloire et « groupie » ultime en quelque sorte tel qu'il le dit lui-même ? Cela pourrait seulement consister à dérouler les souvenirs d'un vieux combattant du Rock à calvitie naissante et queue de cheval, un vétéran se souvenant avec nostalgie de sa jeunesse décadente pour l'exorciser, la renier et se complaire en même temps dans l'exaltation de ses frasques, ce dont on pourrait se ficher complètement. L'ancien « addict » se vautrant dans ses remords et son autoflagellation est toujours pénible, difficilement supportable, on préférerait presque qu'il se remette à la fumette ou aux alcools forts. Ce serait moins triste.

     

    Rien de tout cela avec Nick Kent, on ne sera pas dans le pathos étalé en place publique. Il est cru, direct, souvent ironique y compris à ses dépens que ce soit pendant le récit de son ascension au sein de « la décennie du moi », dans le milieu du Rock, jusqu'en 1975 à sa chute qui dure jusqu'au début des années 80. Nick Kent se retrouvera SDF, zonard perdu parmi les zonards en perpétuelle recherche d'un « fix »....

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  • L'amour de la futilité

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    Cet article est aussi sur Causeur

     

    En France, on a ce talent très spécial pour se passionner pour les choses tellement importantes telles les frasques sexuelles de nos oligarques :

     

    politique, société, loi el Khomri, société, hypocrisie, café du commerce, amaury watremezUn grand personnage de l'état, Denis Baupin, le vice-président de l'Assemblée Nationale, a-t-il mis une main au panier à certaines de ses collaboratrices ? A moins que ce ne soit une « louche » complète ? Ou une petite tape coquine ? Leur a-t-il proposé un « furtif » ? « Bonjour mademoiselle au revoir madame ». Ou est-il allé jusqu'à leur offrir la « totale » en échange de compensations substantielles ? Voilà qui est en effet fondamental et qui mérite des dizaines de textes, de réactions et de réflexions politiques poussées. Ainsi qu'au zinc du café du coin, les uns s'enflamment pour ses « victimes » supposées qui ont fermé leur bouche depuis des années craignant pour leur carrière, les autres pour le défendre avec tout autant de virulence...

     

    « Ben non moi je dis ça se fait pas ! »

     

    « Ah ben ouais mais alors sinon on peut plus rien dire ! »

     

    ad lib...

     

    Pendant le même temps se déroulent des événements certainement complètement insignifiants donc au regard de nos éditorialistes et commentateurs assermentés. Le gouvernement vient de faire passer en force, grâce à l'article 49.3, la loi dite « Loi-travail » portée par Myriam El Khomri qui n'est que l'exécutante du texte et non son inspiratrice avec le premier Ministre Manuel Valls. C'est un autre parfait déni de démocratie car il n'y a pas eu de débat démocratique sur ce texte, à peine le gouvernement a-t-il modifié quelques articles sous la pression des manifs étudiantes et lycéennes. Nous sommes quand même en pré-campagne des prochaines présidentielles et il faut bien faire plaisir aux « jeûûnes »....

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  • L'omerta des célibattantes

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    politique, sexe, Q, société, hypocrisie, écran de fumée, amaury watremez

    Article également sur Causeur

     

    Il apparaît qu'il y a eu autour du comportement pour le moins déplacé du DSK du pauvre qu'est Denis Baupin une omerta des « célibattantes » qu'il poursuivait de ses assiduités tel un traître de mélodrame. Sans que celles-ci ne se soient consultées, sans qu'il n'y ait eu de mots d'ordre celles-ci ont gardé le silence y compris les plus féministes, les plus progressistes d'entre elles. Je croyais d'ailleurs que c'était l'apanage des jeunes femmes catholiques ou des anciens scouts pratiquant la bicyclette avec ardeur chaque été avec ce jeune curé si dynamique et tellement proche d'eux ma chèèère (« j'ai entendu dire qu'il leur permet de dormir avec lui quand ils ont peur la nuit »).

     

    Ce qui se passe en ce moment suite à cette pseudo-découverte du comportement d'invétéré queutard de l'ancien vice-président de l'Assemblée Nationale, dans le Landerneau oligarchique tout le monde était au courant, m'a rappelé le comportement souvent paradoxal dans leurs relations amoureuses d'autres jeunes femmes célibattantes que je fréquentais il y a quelques années ressemblant trait pour trait aux « victimes » de Denis Baupin travaillant qui dans le culturel, qui dans le politique.

     

    Ces filles étaient pour la plupart indéniablement intelligentes, très cultivées, fines et pleines d'esprit. Elles savaient s'adapter à tous les milieux sans perdre pour autant de leur élégance. Je me souviens particulièrement de celle qui ne perdait rien de sa classe même dans un bistrot louche du XXème. Elles demeuraient donc invariablement séduisantes, réussissant leur carrière sans perdre leur féminité. Elles étaient également émancipées, pratiquaient une sexualité apparemment joyeuse et libre affranchie de toute culpabilité, et de tout tabou....

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  • Sadiq Khan et le complexe Obama

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    sadiq khan,londres,maire,société,politique,hypocrisie,racisme amaury watremezIl y a huit ans, lorsque Barack Obama a été élu, il n'a été question que de sa couleur de peau, sa réussite montrée comme extraordinaire. Les médias et les commentateurs politiques n'ont évoqué que cela. C'était le plus important de l'élection. Ce qu'il comptait faire ? Ce qu'il pensait ? D'où il venait ? Tout le monde peu ou prou s'en fichait. Ne comptait que l'icône de l'anti-racisme enfin victorieux, et la défaite du souvenir des z-heures les plus sombres de notre histoire enfin reléguées aux poubelles de la mémoire.

     

    Plus de racisme !

     

    Plus de pauvreté ni de précarité pour les noirs américains et toutes les autres minorités !

     

    Puisqu'ils le disaient !

     

    A peine le nouveau maire de Londres, Sadiq Khan, a-t-il été élu que les médias et les élites auto-proclamées remettant le couvert avec enthousiasme ne se sont ébaubis là encore que de deux choses : sa religion, son origine pakistanaise et rien d'autres. Je ne suis pas le seul à le noter, même à « Libé » on s'en émeut, bien que leurs conclusions ne sont pas tout à fait les mêmes que les miennes bien entendu. Ils ont cependant raison sur plusieurs points, le programme du conservateur Zac Goldsmith rejoignait finalement sur la plupart des points dont le logement celui du fils de chauffeur de bus. Ils rappellent aussi pertinemment que le candidat lui-même Sadiq Khan a revendiqué son parcours montré comme « exemplaire »...

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  • Le FN et le plafond de verre

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    politique, FN, dédiabolisation, Marine le pen, Sophie montel, florian philippot, amaury watremezDepuis l'irruption du Front National dans la vie politique française lors des « européennes » de 79, les élites, politiques ou journalistiques, qu'elles soient ou non dans la caricature réduisant le parti de le Pen à un parti fasciste, ne comprennent strictement rien à ce vote. On le relie au vote pour les Ligues radicales dans les années 30. On évoque rituellement le risque de retour des heures les plus sombres de notre histoire. On parle de populisme, de démagogie. Et cette expression démocratique est ramené à un simple vote protestataire, mais comment se fait-il que ce vote protestataire, donc conjoncturel, s'installe durablement depuis plusieurs décennies ?

     

    Parmi les élites on répond à cela en s'accusant mutuellement de complaisance bien entendu coupable envers ce parti sans réfléchir plus avant aux raisons profondes de l'appétence des électeurs pour ses candidats.

     

    La raison principale est le mépris absolument catastrophique, conscient ou pas, de la classe politique et des médias envers cette « France périphérique » décrite par Christophe Guilluy dans un de ses ouvrages absolument indispensable. Cette France est celle des familles où l'on est trop « riche » pour percevoir les allocations d'aide à l'emploi ou au logement et trop « pauvre » pour pouvoir s'en passer afin de vivre décemment. C'est entre autres le pays de la ruralité délaissée, bien loin des clichés écolos ou de ceux propagés par les adeptes du développement durable, celle des employés et des salariés relégués en banlieue pour se loger, les centres des villes devenant trop chers pour eux...

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  • Une société de petits bourgeois connectés

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    pbc2.jpgBob Dylan le chantait dans les années 60 pendant l'été de l'Amour devant des foules ayant le désir fou de se libérer des pesanteurs de la société dite des loisirs : « The times they are a-changin ». En 2016 un de ses pseudo émules comme on trouve par tombereaux sur « Youtube » (TM°) chanterait : « The Times, they are not changin at all and that's all right ». Et tout le monde applaudirait sans réserves. Et puis ce nouveau Dylan aurait trop peur de perdre des « followers » sur « Twitter » (TM°) ou « Facebook » (TM) en choquant les certitudes de son public virtuel ou non.

     

    Surtout ne pas remettre en question celles-ci, surtout ne pas railler les conformismes, les suivismes et l'instinct grégaire tenant lieu de conscience sociale à un monde dit de progrès finalement en pleine déréliction morale.

     

    Nous vivons clairement dans une société de petits bourgeois frileux et timorés, mais attention de petits bourgeois connectés. Ce qui change tout. Connectés même nuit et jour, constamment, volontairement. On joue alors un personnage, bien sûr flatteur, sur le Net, pour se défouler ou se compenser de ses frustrations, de tout ce que l'on laisse de côté dans sa vie par peur de perdre le privilège douteux de faire partie de la « chaîne alimentaire » du système économique fût-ce pour n'être qu'une proie. C'est parfois bien entendu un peu difficile de rester au sein du troupeau sans qu'une seule tête ne dépasse. Il arrive que certains deviennent complètement fous ou fassent une crise de la « quarantaine », de la « cinquantaine » etc....

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  • Playpower avec Richard Neville

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    à propos du livre de Richard Neville « Hippie hippie shake » chez Rivages/Rouge

     

    société, musique, politique, hippie, richard neville, amaury watremezLes années 60 et 70 n'étaient pas parfaites, bien loin de là, mais flottait durant ces deux décennies un parfum de liberté dont les effluves se sont dissipées depuis longtemps malheureusement. Le livre de Richard Neville le raconte très bien et avec style. Les hippies, les « yippies » et autres « mods », avaient beau être parfois brouillons dans leur recherche existentiel, souvent outrancier, ils avaient en eux quelque chose de plus que les tristes citoyens consommateurs de 2016 uniquement préoccupés d'acheter le dernier modèle de gadget électronique à la mode, de rentrer le plus possible dans le rang selon des critères de vie inspirés par l'esprit le plus petit bourgeois, le plus étriqué qui soit.

     

    Dans ce livre, Richard Neville raconte l'histoire véridique et picaresque de « Oz », revue provocatrice commençant à paraître en 67 en Australie, et de tous les mouvements politiques et groupuscules divers de ces années là. Il n'en fait pas une « Légende Dorée » avec ses saints et ses méchants, il n'en montre pas non plus exclusivement le côté obscur. Comme toute histoire humaine, l'histoire de « Oz », de la contre-culture, est complexe, ne penche ni du côté noir ni du côté blanc, on ne distinguerait plutôt qu'une infinité de nuances de gris. Neville lui-même ne s'épargne pas, il raconte par exemple la jalousie qu'il ressent envers des hommes courtisant sa petite amie alors qu'il pose souvent en apôtre de « l'amour libre »....

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  • La gauche en rèvait Lesquen le fait

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    lesquen2.jpgHenry de Lesquen est le candidat de droite rêvé pour la gauche. Il remplacerait idéalement le vieux le Pen dans son emploi d'épouvantail utile pour les bourgeois pédagogues et la cohorte des bien-pensants. C'est le « Goldstein » parfait. Il fait tout ce qu'il faut, semble-t-il, pour correspondre le plus possible aux caricatures qui sont faites des idées de droite ne ratant jamais une occasion de sortir la pire bêtise « hénaurme » possible. J'ai particulièrement entre autres exemples apprécié sa proposition de démonter la Tour Eiffel durant son interview sur « France Inter ». Il a dit pire depuis.

     

    Je pourrais presque penser qu'il travaille pour la gauche...

     

    Henry de Lesquen a pourtant un parcours somme toute parfaitement banal d'oligarque de la Vème République. Il fut administrateur civil, président du Club puis du Carrefour de l'Horloge, de « Radio Courtoisie », conseiller municipal à Versailles. Il se présente à la Présidentielle de 2017 sous l'étiquette « national-libéral » (voir son site de campagne), se réclamant comme tout le monde de De Gaulle ce qui est beaucoup plus commun. Ceux qui le rattachent au maurrasisme et donc à la droite anti-gaulliste et pro-Algérie française n'ont pas compris grand-chose. Lesquen est au fond un pur produit du système ce qui n'est pas si paradoxal que cela nous allons le voir.

     

    Depuis quelques temps, l'on parle beaucoup de lui de par ses déclarations tonitruantes sur les réseaux sociaux et dans la presse, surtout celles sur la Shoah et les juifs, le bougre inconscient, indécent, allant même jusqu'à qualifier de « faux grossier » sur son compte « Twitter » le « Journal d'Anne Franck » à cause des changements que le père de la jeune fille a demandé à faire dans le manuscrit originel (spécialement quand Anne racontait les transformations physiques dus à la puberté). Comme beaucoup de trublions faisant de toutes façons partie du spectacle il se dit « politiquement incorrect » et défenseur de la liberté d'expression pour tous fût-ce pour sortir des sottises....

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  • Dalton Trumbo une vie pour l'écriture

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    Un film de Jay Roach sorti aujourd'hui

     

    politique, cinéma, dalton trumbo, écriture, littérature, amaury watremezMa cinéphilie doit beaucoup aux « équipes Notre Dame ». Mes parents en faisaient partie et deux fois par mois se réunissaient avec d'autres couples chrétiens. C'est ainsi que chaque jeudi ou vendredi je pouvais regarder un film passant ce soir-là, en douce. Du moins le croyais-je car les lampes de la télévision étaient encore brûlantes quand mes parents rentraient. J'ai pu voir de cette manière « Johnny s'en va-t-en guerre » de Dalton Trumbo, le film sorti en 1971 qu'il réalisa d'après son roman écrit en 1939. Cette œuvre extrèmemement originale racontant l'histoire d'un jeune soldat américain se faisant atrocement blesser durant la Première Guerre Mondiale transmet le mépris de la haine, de la violence et de toute guerre. Le spectateur se promène dans les souvenirs, rèves et fantasmes du jeune homme alors qu'en parallèle une infirmière s'aperçoit avec horreur qu'il est encore vivant et conscient....

     

    Dalton Trumbo a été victime de la « chasse aux sorcières » lancée dans les années 50 contre toute personne soupçonnée de sympathie pour les communistes. Il fut l'un des fameux « Dix » qui refusa de dénoncer ses amis, d'autres n'ayant pas les mêmes scrupules, tel Elia Kazan ou Edward Dmytryk. Trumbo le dira plus tard, cette épuration de l'Amérique ne mena à l'arrestation d'aucun agent de l'étranger ou d'agitateur au service de Moscou mais elle détruisit de nombreuses personnes, familles et communautés. Il a été envoyé en prison et à sa sortie a recommencé à travailler pour le cinéma anonymement et souvent pour des boîtes de production de séries B dont celle des frères King qui produisirent néanmoins « Les clameurs se sont tues », un scénario de Trumbo pour lequel il récoltera son deuxième « Oscar » sous un faux nom après celui obtenu pour « Vacances Romaines » mis en scène par William Wyler....

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  • La haine de la Littérature à Nuit debout mais pas que

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    Livre, nuit debout, politique, société, bêtise, censure, littérature, amaury watremezSi je conchie tous les idéologues, quel que soit leur camp, de droite comme de gauche, quels que soient leur alibi, c'est d'abord de par leur haine profonde de la Culture en général et de la Littérature en particulier, car celles-ci contredisent forcément leurs certitudes à un moment ou un autre. Généralement, la Révolution, la Réforme réputée indispensable des mœurs commence toujours par un bon petit autodafé, une censure au nom de bonnes intentions, toujours.

     

    Poser la question de la censure, l'envisager, c'est déjà censurer.

     

    La censure d'une œuvre se justifiera toujours au nom de la moralisation que les idéologues,théocratiques ou laïcs, prétendent imposer au reste de la société, bien entendu pour son bien. Et cela même si le reste de la société n'est absolument pas d'accord ou s'en fiche. Car les censeurs savent ce qui est bon pour le peuple.

     

    A « Nuit debout », on n'est pas en reste et l'on y respecte studieusement cette « tradition » imbécile. On vient de mettre en place une bibliothèque, « Bibliodebout » (voir à ce lien l'article de la « bibliothécaire » deboutiste) mais, attention, dans un but militant, dans le but d'affermir un discours unique, et je cite « pour se changer les idées », dans l'optique de la conception classique des petits bourgeois de la Lecture : une occupation non productive étant forcément un loisir et rien d'autre. Dans l'esprit d'un militant ou d'un idéologue, la Littérature dont l'apport n'est heureusement pas quantifiable, qui ne sert à rien en tant que telle acquiert une utilité mesurable si elle sert la cause défendue....

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