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samedi, 31 janvier 2015

Le sabotage par la légèreté

40_581.jpgJe l'ai déjà dit, je ressens un profond scepticisme face à la politique actuelle et aux idéologies, quelles que soient leurs bonnes intentions. De plus les problèmes se sont globalisés, et leurs solutions ne peuvent plus être seulement locales. Les belles promesses n'engagent que ceux qui les croient selon l'adage et après l'enthousiasme vient le plus souvent la désillusion, car le pouvoir corrompt les plus belles âmes. Les ors des ministères, les moquettes profondes des bureaux feutrés du pouvoir ont le plus souvent raison des plus purs.

 

Leur « cœur bondissant » finit par se gorger de mauvaise graisse et leur foie de bile verdâtre. Ils perdent le sommeil tel le savetier de la fable de la Fontaine (« le savetier et le financier ») : lui au moins finit par se libérer de son fardeau moral pour retrouver son bonheur perdu.

 

Et puis le système « conserve -toujours- les cadres ». Après une élection l'ayant chasse du pouvoir lui et ses semblables après la première Guerre Mondiale, Aristide Briand pour ne pas le citer le rappela à Léon Daudet, nouvellement élu député de la chambre « bleue horizon » en 1919. Pourtant « Gros Léon », selon son surnom affectueux des « Camelots du Roi », croyait à l'époque chasser la république des « copains et des coquins », des réseaux occultes, des profiteurs petits et grands...

 

Aristide Briand, devenu maintenant une icône de la Démocratie et de la Paix, était pourtant un imposteur. C'était un ancien "indic" politique et il trempa dans de nombreuses affaires de mœurs très louches que Léon Daudet ne manquait pas de lui rappeler lors des séances à la "Chambre" (le tout raconté dans les fabuleux "Souvenirs Littéraires").

 

Le peuple a été pourtant régulièrement averti des forfaitures de ces bourgeois pédagogues n'ayant guère changés depuis par des veilleurs de droite comme de gauche, mais n'en a cure. Et je reste convaincu de son désir de profiter comme les puissants de ces réseaux, ne fût-ce que pour quelques miettes du gâteau. Ceux qui dénoncent l'abjection originelle du pouvoir actuel sont le plus souvent perçus comme des malveillants, des gêneurs.

 

Et les « copains et coquins » revinrent effectivement au pouvoir peu après à la faveur d'un nouveau suffrage. Les peuples sont versatiles et particulièrement celui de France. Les « copains et coquins » se vengèrent des trublions comme le fils le plus turbulent de l'auteur des « Lettres de mon moulin » en le faisant mettre en prison et en manipulant son fils, Philippe, jusqu'au suicide en 1923. Il est dangereux de se moquer de leur soif de pouvoir et de leur âpreté au gain.

 marc-riboud-riboud-fleur-washington-big.jpg

Après la Seconde Guerre Mondiale, et les quelques années d'euphorie suivant la Libération, il en fut de même. Ils furent encore nombreux les naïfs persuadés de pouvoir sauver le monde, de le bouleverser vers plus d'équité, de justice, d'ouverture aux autres. Ainsi dans les années 60. En 2015, quelques décennies plus tard, toute personne un peu clairvoyante sait ce qu'il advint des illusions et des utopies. Elles permirent simplement aux privilégiés de se dégager d'une ou deux hypocrisies morales obsolètes.

 

En « Soissantuite », l'auteur Marcel Jouhandeau avait pourtant prévenu les étudiants balançant les pavés, leur annonçant leur future allégeance à l'hyper-matérialisme :

 

« Vous finirez tous notaires ».

 

Entrer dans l’affrontement frontal et l'échange d'idées avec les « copains et les coquins », tenter de les combattre par ces moyens, c'est déjà admettre tout ou partie de leur pouvoir comme légitime même si c'est « a minima ». Eux-mêmes savent très bien n'avoir aucune légitimité réelle. Leurs intérêts matériels sont leurs seules préoccupations quitte à déflorer le sens des plus beaux idéaux, à salir l'idée même d'humanité.

 

La meilleure réponse à leur opposer est la dérision et la légèreté, du moins ce qu'il nomme ainsi. Pour les « copains et coquins » se voyant maîtres de notre bien triste société encore plusieurs décennies, c'est le pire des sabotages, pire encore que le terrorisme. Selon leur perception faussée, est légère toute chose permettant à l'individu de songer à autre chose qu'à son utilité sociale supposée, de détruire la gangue de servilité lui étant imposée, de refuser la soumission aux diktats consuméristes :

 

l'art de la table,

 

la convivialité,

 

la Littérature,

 

les Arts en général,

 

l'Art du Bien-Vivre en somme.

 

La gravité étant le bonheur des imbéciles laissons là aux « bourgeois pédagogues » et à leurs larbins. Ne nous laissons pas contaminer par leur tristesse de « morticoles » !

 

18366901.jpgCette merveilleuse légèreté c'est Athos (dans « les Trois Mousquetaires » d'Alexandre Dumas) enfermé dans la cave d'un aubergiste félon avec son valet, luttant contre une trentaine de gardes du Cardinal. Entre deux assauts par eux repoussés, le mousquetaire et son acolyte boivent le vin du traître les ayant livrés et dévorent son jambon voulant profiter jusqu'à la dernière seconde des joies offertes par la Vie et de la Beauté encore toute autour de nous. Ce n'est pas pour rien si Antoine Blondin ou Roger Nimier, les « Hussards », virent en leur illustre prédécesseur un grand-père.

 

Amaury Watremez

 

Sources des liens :

 

Site consacré au fabuliste

 

Wikipédia sur la « chambre bleue horizon »

 

Association des amis et passionnés du Père Lachaise sur la mort de Philippe Daudet

 

Site du Nouvel Obs sur la citation de Jouhandeau

 

Illustrations :

Portrait de Philippe Daudet pris ici

 

La photo bien connue de cette jeune femme face aux soldats vient de ce site

 

photo de l'adaptation des "Trois Mousquetaires" de Georges Sidnay empruntée là

 

vendredi, 30 janvier 2015

« Ça sert à quoi la littérature ? »

litterature-tlemcen.jpgJ'ai souvent rappelé sur ce blog l'anecdote personnelle, frappante, vécue il y a quelques années, de l'imbécile répondant à ma question sur ses lectures après que j'eusse parlé de mes goûts en la matière :

 

« Moi je ne lis pas de romans, je lis des livres « sérieux » ! ».*

 

Par là il voulait sans doute compenser le complexe d'infériorité grand comme le Ritz naissant chez les cuistres lorsque quelqu'un évoque une culture ou des connaissances leur faisant cruellement défaut.

 

Sans doute était-il également sincère....

 

Ou estimait-il comme la grande majorité des individus modernes et progressistes la littérature sous son seul aspect de divertissement ?

 

Pour d'autres encore, la littérature étant soutenue par l'imagination des auteurs, elle est forcément inférieure aux ouvrages se voulant proches du réel, « objectifs » : lourds « pensums » sociologiques, traités philosophiques se voulant globalisants et définitifs quant à la sagesse humaine etc...

 

Si la littérature « courante » présente encore quelque intérêt pour eux, c'est davantage pour dénigrer l'égocentrisme supposé des écrivains ou fantasmer sur les opinions politiques d'iceux, tel Houellebecq. Et bien sûr les « bons clients » médiatiques producteurs de tièdes autofictions où la Chair est d'une grande tristesse sont encore une aubaine pour faire de l'audience, le Q même sordide faisant vendre.

 

Ils ne lisent guère plus au fond que les sous-romans « de gare » de Guillaume Musso et Marc Lévy ou les horripilantes aventures d'« Harry Potter » (TM°). C'est déjà quelque chose, me rétorqueras-tu ami lecteur, mais du point de vue qualitatif c'est bien léger...

 

A la rigueur, ils aiment bien de ces « pavés » vaguement ésotériques, toujours sous-tendus par le « complexe du gourou » de leurs auteurs croyant redécouvrir l'eau tiède en faisant un « mix » le plus souvent indigeste de diverses croyances ; de Paulo Coehlo à Frédéric Lenoir. Deux doigts d'Ignace de Loyola, un zeste de bouddhisme, quelques gouttes d'ésotérisme pour donner l'impression de profondeur à leurs divagations.

 

littérature, société, politique, nostalgie, hypocrisie, amaury watremezCe style de littérateurs est dans le complexe de « l'enfant roi ». Le plus souvent choyés, enfants des « trente glorieuses » gâtés et encouragés dans leur nombrilisme, sur-protégés, « héritiers-ères », « fils et filles de... » ou pas, ils tentent vainement de dessiner un monde selon leurs convenances personnelles et leurs désirs. D'aucuns poussent l'inconscience à réécrire les livres saints sans peur du ridicule, ils mourraient immédiatement foudroyés.

 

Leur monde imaginaire ne les oblige bien entendu en rien à aucune obligation morale envers leur prochain sauf si ce prochain a la bonne idée de les encenser ou de les prendre pour guide spirituel.

 

Je rappelais en début de texte le mépris dans lequel les Lettres sont tenues par notre époque médiocre. Leur indifférence quasiment totale à l'encontre de la Poésie, pas assez triviale pour plaire, procure une immense tristesse. Et Je ne parle même pas du dédain absolu dans lequel mes contemporains tiennent la littérature dit « de Genre »:

 

Polar, Science-Fiction, etc...

 

Et pourtant, si de temps à autres, ils consentaient à lire un livre de Chandler ou Hammet, ou Manchette, cela leur permettrait d'acquérir une lucidité plus importante sur leurs congénères humains et surtout sur ses travers, le « Genre » ayant toujours eu une dimension morale importante, morale et non moralisatrice bien sûr. Je suis convaincu que les proches de Jean-Claude Romand, jouant des années durant la comédie de la réussite matérielle, ou de Maurice Agnelet, escroc et monstre froid en lien avec tous les aigrefins possibles, auraient été avisés de feuilleter un ou deux « romans noirs »...

 

Et bien sûr je resterai pudique sur l'inculture manifeste des électeurs de Levallois. Ils hésiteraient à deux avant de réélire les Balkany s'ils parcouraient même en diagonale "Moisson Rouge" entre autres ou n'importe quel polar "hard boiled" narrant les méfaits de politiciens pourris.

 

Si d'aventure il est encore question de lecture et de Lettres à notre époque c'est aussi pour vanter les mérites des « liseuses » électroniques. Toujours dans cette idée de donner de soi une image flatteuse, la plupart des utilisateurs de ces gadgets, à de rares exceptions, se contentent de « thésauriser » les livres sur la « mémoire » dudit « bidule » se comportant en avares de la culture. C'est à qui aura le plus grand nombre de livres sur sa liseuse, bien entendu, personne ne parle de les lire.

 

Sans doute suis-je un « Don Quichotte » des livres ?

 

Un petit bourgeois hédoniste et réactionnaire adepte des plaisirs démodés dont relève maintenant la lecture ?

 

Peu me chaut...

 

Le plus effrayant étant ainsi que Jean-Claude Brighelli l'écrivait pertinemment dans un article dernièrement. Il n'y a même pas besoin de brûler les livres la société "s'en passe", c'est tout...

 

Amaury Watremez

 

* Pour mémoire c'était un des responsables de l'association "David et Jonathan"

 

Illustration du haut empruntée ici

Illustration du bas, photo de "Farenheit 451" de François Truffaut prise sur le site Unifrance

 

Fleetwood Mack en bande originale de ce texte...

jeudi, 29 janvier 2015

Le Harcèlement scolaire : Souffrance silencieuse

 2646223742_small_1.jpgDepuis les attentats de « Charlie Hebdo » et de « l'Hypercasher », les autorités et la presse font beaucoup d'effets de manche sur la laïcité, un problème de volonté politique soit dit en passant et pas seulement de moyens, et de la « com » sur l'Éducation. Ils laissent pourtant de côté, la rejetant du revers de la main, une autre question brûlante témoignant de la violence brute, virtuelle ou non, en progression constante dans les écoles quel que soit le milieu observé  :

 

Celle du harcèlement scolaire.

 

Soyons clairs, cela a toujours plus ou moins existé, mais à des degrés bien moindres, et sans cet amplificateur géant des travers humains du web. Personnellement, je ne l'ai pas vécu mais en constatant les ravages autour de moi très tôt, il m'a procuré des doutes certains sur la nature humaine dés mon enfance.

 

Il faut des drames atroces pour entendre les journalistes ou les institutions l'évoquer du bout des lèvres, tel celui vécu par cette mère, Nora Fraisse, en témoignant dans un livre paru il y a quelques jours, « Marion, 13 ans pour toujours » (chez Calmann Lévy) :

 

Nora « est Marion » (voir son article de blog) et elle aimerait bien que les professeurs, les éducateurs, les autres parents le soient aussi avant de s'enthousiasmer pour d'autres causes les mettant certes plus en valeur. Mais ils le sont si peu...

 

Marion est loin d'être la seule bien malheureusement :

 

Je songe à ce garçon un peu timide, en avance, portant des lunettes, littéralement martyrisé chaque jour et devant subir des sévices tous plus inventifs les uns que les autres de la part de ses « camarades » : le contenu de son cartable déversé dans les toilettes à chaque récréation, un bombardement de pommes à la sortie du collège, des injures continuelles, y compris sur les réseaux dits sociaux etc...

 

Je me rappelle de cette jeune fille fine, un peu grande pour son âge, mignonne, intelligente, sérieuse et en plus bien éduquée, jalousée par les péronnelles de sa classe pendant toute sa scolarité au lycée. Elle ne disait rien, ne se plaignait pas, elle non plus...

 

Je pense à cette autre petite. A cause de la couleur de ses cheveux et de sa timidité, elle se croyait laide car un peu boulotte, chaque jour elle était frappée, en douce, insultée, traînée dans la boue littéralement et virtuellement. Elle se révoltait de temps en temps distribuant une ou deux gifles méritées, mais c'était elle qui était punie et non ses tourmenteurs...

 

J'ai aussi en mémoire ce jeune homme naïf, désirant ardemment s'intégrer, recherchant la compagnie de ses bourreaux, pourtant racketté sans arrêt ni pause, suivi jusque chez lui sous un chapelet de noms d'oiseaux tous d'une vulgarité abjecte à chaque fin de journée jusqu'au moment où il craquait en pleurant...

 

Etc...

 

Etc...

 

En réponse à ces tragédies muettes le plus souvent l'ensemble des « grandes personnes », à part quelques exceptions notables, se contentait de mettre en doute le tempérament de l'enfant harcelé, son caractère « peu sociable » ou « sauvage », son origine sociale, un « bourgeois » !, voire insinuait sa responsabilité dans la violence vécue par ces innocents sous leurs yeux.

 

C'était de sa faute. Forcément : « Il ne comprend pas la plaisanterie ! »

 

C'était et ce sont souvent les mêmes n'ayant pas de termes assez grandiloquents encore maintenant pour parler du « vivrensemble » et de la diversité ou de la tolérance, exalter les valeurs républicaines, verser une larme en regardant les « clips » de prévention officiels de ce fléau. Il est plus simple pour eux d'acheter la paix civile en se mettant du côté des « moqueurs », des mâles ou femelles « alphas » d'un groupe.

 

Le harcèlement n'est certes pas une problématique concernant exclusivement l'Éducation Nationale. C'est un des symptômes parmi d'autres de la Crise Morale grave de ce pays. Elle affecte l'éducation des enfants. Ils sont nourris, gâtés, tous leurs désirs sont satisfaits, pour la plupart, mais les parents, et les adultes en général oublient de leur transmettre une ou deux valeurs indispensables pour vivre en société. Leur comportement finalement barbare n'est pas entièrement de leur responsabilité.

 

« Pas entièrement » car je ne peux les en exonérer totalement. Comme tout un chacun ils ont une conscience...

 

Illustration prise sur ce blog

Couverture du livre de Nora Fraisse empruntée là

 

marion-13-ans-pour-toujours-nora-fraisse.jpg

 

Et si on parlait de tout les "apartheids" territoriaux ?

Dédié à Myriam Le Corre

 

4476609_3_545x460_autocrop.JPGTexte où pour une fois le blogueur ne fait pas part de son dégoût pour le cyberautisme moderne (smartphones etc...)

 

Aujourd'hui est lancée une grande consultation sur les quartiers dits « ghettoïsés », de relégation sociale. A à lire l'interview de l'un ou à entendre les déclarations faites pour choquer de l'autre, et faire un « coup de com » de l'autre, encore une fois l'on constate l'absence de point de vue global sur le problème. Sa perception par les politiques est pour le moins tronquée et marquée par une partialité dangereuse.

 

Christophe Guilluy le signalait pourtant déjà dans son indispensable « Atlas des nouvelles fractures sociales », écrit avec Christophe Nové, ainsi que dans « la France périphérique » (il en fut déjà question dans cet article et celui-là ce texte leur faisant suite), les CSP ++ matériellement aisées vivant en centre-ville se soucient seulement des milieux précaires géographiquement proches d'eux, en l’occurrence ces familles « issues de la diversité », selon le terme hypocrite, et vivant en périphérie des centre-ville.

 

De plus, s'occuper de ces familles et de ces milieux de plus en plus communautaristes leur permet d'avoir « leurs pauvres », des pauvres « exotiques » considérés tels de pauvres bougres arriérés mettant les privilégiés se voulant de progrès en valeur. Lorsque ces bourgeois pédagogues parlent en particulier de l'Islam, je suis toujours surpris de leur ignorance de cette religion. Et ils cantonnent généralement cette foi à sa part la plus rigoriste, contribuant à son développement :

 

Selon eux, le port du « voile » n'est pas religieux, c'est « culturel »,

 

Tout comme le fait de manger « hallal », alimentation imposée de fait à presque tous les enfants musulmans ou non dans toutes les cantines publiques.

 

La judéophobie issue de la diversité, pourtant bien plus répandue et implantée que d'autres, est toujours excusée par le conflit israélo-palestinien, ou carrément passée sous silence.

L'homophobie due à la religion musulmane ou les violences faites aux jeunes filles et aux femmes sont le plus souvent tues ou expliquées par le racisme...ou les livres de Zemmour et Houellebecq !! (cf Edwy Plenel à cette vidéo et dans le « Marianne » de cette semaine).

 

Et bien entendu les assassins des dessinateurs de « Charlie Hebdo » et de « l'hyper-casher » ne sont pas vraiment musulmans, ce sont, puisqu'on vous le dit !, des « loups solitaires » !

ghetto+youth.jpgRappelons que Guilluy est un géographe et non un pamphlétaire ou un éditorialiste. Il a des convictions plutôt de gauche mais n'hésite pas à se confronter au réel d'une situation actuelle plus que problématique.

 

Elle est en effet quasiment pré-insurrectionnelle.

 

En proposant d'accroître encore un peu plus les aides à ces quartiers déjà très largement subventionnés, les « bourgeois pédagogues » ayant perdu ceux des français précaires « souchiens », surnommés avec mépris des « petits blancs », courent aussi après les suffrages électoraux de ces français de « deuxième » ou « troisième » génération bien en âge de voter, en particulier aux prochaines présidentielles car au fond, se maintenir au pouvoir est leur seule préoccupation, afin de continuer à bénéficier de leurs avantages nombreux.

 

Tu noteras ami lecteur la surabondance des aides et dispositifs spéciaux créés depuis les années 80 dans ces quartiers et leur échec patent...

 

Personne parmi ces « bourgeois pédagogues » ne veut comprendre une chose :

Pour participer à la citoyenneté française, pour adhérer aux valeurs y étant liées, encore faut-il le vouloir.


OR...

 

HÉLAS...

 

La plupart de ces personnes issues de la diversité ne se sentent pas françaises et ne conçoivent pour certaines d'entre elles de ne vivre que selon leurs propres coutumes et systèmes de pensée. Il faut dire, ce n'est pas entièrement leur faute. Depuis des décennies, dans l'histoire enseignée, entre autres, on leur apprend à détester la France considérée uniquement sous l'angle des événements les plus négatifs. Ne parlons pas des éducations à la citoyenneté se réduisant à des exposés longs comme un « jour sans pain » de clichés d'une mièvrerie de plus en plus éculée.

 

Lorsqu'elles se cherchent une identité, ces populations issues de l'immigration, perdues entre deux continents, croient la retrouver dans une vision fantasmée, idéalisée de celles de leurs parents ou grands-parents, une pratique religieuse fondamentaliste.

 

L'auteur de ces lignes ne conteste cependant pas une seconde la nécessité d'aider ces populations défavorisées, il suggère simplement d'aider aussi ces jeunes et moins jeunes habitant dans cette « France périphérique » encore et toujours oubliée, et sein de laquelle le vote « FN » se développe de par cet abandon. Car la colère y monte, elle gonfle...

 

Amaury Watremez

 

 

illustrations : le Parisien.fr

                    Ce blog

 

Source des liens : Le Monde.fr, Libération.fr

 

Couverture de "l'Atlas des nouvelles fractures sociales" de Christophe Guilluy et Christophe Nové prise ici

 

Atlas%2Bdes%2Bnouvelles%2Bfractures%2Bsociales.jpg

 

mercredi, 28 janvier 2015

JOURNAL D'UNE AGACÉE*...(Essai)... Myriam Le Corre...Texte pour en déplaire à beaucoup !!! … Dédié à Amaury Watremez et Daniel... Où l'on apprend au détour et à la faveur d'attentats... Et de ces faits : ...Que votre vérole de joie demeure !!!

politique, société, histoire, PS, UMP, FN, hypocrisie, myriam le correAu bout du compte !!!

 

Au bout du compte, le Mariage/Manège Politico-Médiatique et sa fanfare internationale ont réussit leur tour de passe-passe comme un magicien faisant sortir de son chapeau avec faux-fond un lapin !!! La gibecière pleine d’appâts pour les crédules – leur public : terreau favori – afin de poursuivre l'orchestration des manigances dont nous aurons du mal à dénouer les causes mais dont déjà les fameux stigmates apparaissent en sa quintessence sanglante dans la Contrée desdits Droits de l'homme.

Les kermesses sous l'étole des Droit-de-l’hommisme** à tout rompre ont permis des exécutions sommaires jusqu'à clouer un peu plus de 17 cercueils depuis au moins lesdits déséquilibrés de décembre 2014 à ce jour... : « Linceul de la folie des Loges etc. » ... Ma chérie de Terreur scande la Liberté*** : maculée du sang des Français (ses) depuis bien plus de deux siècles !!!

A force de laver le Drapeau national à coup de mensonges, nous en avons oublié qu'un pan avait la couleur de l'hémoglobine des sacrifiés (ées) au nom de leurs prosélytismes**** du Chaos !!! Un spécimen du « Bing Bang » en gestation au placenta géant absorbant tout ce qui lui permet d'être en capacité de se créer pour son : Nouvel Ordre Mondial aux antipodes de la Création, de ses « bonnes mœurs » et de son Humanité ...

 

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La Vérité réquisitionnée, embastillée pour faire place aux Mensonges où le Serpent d’Éden règne !!!

 

La France et son Peuple sont otages d'Idéologies universalistes à coup de truelle triangulaire à l’œil orageux comme un cyclone, made in international, sévissant à la façon mystérieuse du Triangle des Bermudes*****. Ce Nouvel Ordre Mondial a enfanté de nouveaux continents dits plastiques ****** ! par la crasse de la magie des ravalements de façade pour travestir causes, effets, conséquences etc. Les sanguinaires abreuvés d'idéologies progressistes ou libérales ont emprisonnée la Nation... !!! ...

Ma Belle France ! Ô Ma Mère ! Ô Ma Nourricière ! (Lire texte ci-dessous : Lux . V. Hugo )... A défaut d'être mise en examen, la République, peut-elle admettre par le biais de ses dévots,  (suppôts des Loges : Grand Orient de France et autres - en avant - avec au bout de leurs philosophies : des baïonnettes !!!) de procéder à son examen de conscience !!!

 

politique, société, histoire, PS, UMP, FN, hypocrisie, myriam le correLe Mariage/Manège Politico-Médiatique et sa fanfare internationale sont des spécialistes des coups d'épées dans l'eau pour par ricochets anesthésier le peuple et poursuivre sa longue marche funeste qui part le fait du « jeu des hasards », remonte au moins à 1717 quand des anglicans sont venus donner des leçons francs maconnes aux "extraordinaires" philosophes dits des "Lumières", les leurs, celles qu'à un certain niveau 

politique, société, histoire, PS, UMP, FN, hypocrisie, myriam le corre

kelvin (K)*******, des profanes et iconoclastes - en nombre tentaculaire - s'en sont auto-investis...

Un bel exemple le dimanche 11 Janvier 2015 nous a été démontré dans une danse macabre drapée d' instruments, d' habits et singeries carnavalesques sous les projecteurs du monde entier !!! Comprenne qui peut  !!!!

 

« JOURNAL D'UNE AGACÉE » en lien ci-dessous : 

 « Journal d'une Agacée " : Je veux du RAMDAM !!! »

 

( ...@ suivre...)

 Lux

Temps futurs ! vision sublime !
Les peuples sont hors de l'abîme.
Le désert morne est traversé.
Après les sables, la pelouse ;
Et la terre est comme une épouse,
Et l'homme est comme un fiancé !

Dès à présent l’œil qui s'élève
Voit distinctement ce beau rêve
Qui sera le réel un jour ;
Car Dieu dénouera toute chaîne,
Car le passé s'appelle haine
Et l'avenir se nomme amour !

Dès à présent dans nos misères
Germe l'hymen des peuples frères ;
Volant sur nos sombres rameaux,
Comme un frelon que l'aube éveille,
Le progrès, ténébreuse abeille,
Fait du bonheur avec nos maux.

Oh ! voyez ! la nuit se dissipe.
Sur le monde qui s'émancipe,
Oubliant Césars et Capets,
Et sur les nations nubiles,
S'ouvrent dans l'azur, immobiles,
Les vastes ailes de la paix !

O libre France enfin surgie !
O robe blanche après l'orgie !
O triomphe après les douleurs !
Le travail bruit dans les forges,
Le ciel rit, et les rouges-gorges
Chantent dans l'aubépine en fleurs !

La rouille mord les hallebardes,
De vos canons, de vos bombardes
Il ne reste pas un morceau
Qui soit assez grand, capitaines,
Pour qu'on puisse prendre aux fontaines
De quoi faire boire un oiseau.

Les rancunes sont effacées ;
Tous les cœurs, toutes les pensées
Qu'anime le même dessein,
Ne font plus qu'un faisceau superbe ;
Dieu prend pour lier cette gerbe
La vieille corde du tocsin.

Au fond des cieux un point scintille.
Regardez, il grandit, il brille,
Il approche, énorme et vermeil.
O République universelle,
Tu n'es encor que l'étincelle,
Demain tu seras le soleil !...

 

**  http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_l%27hommisme

***    http://yogaesoteric.net/content.aspx?lang=FR&item=5633

****    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pros%C3%A9lytisme

*****    http://fr.wikipedia.org/wiki/Triangle_des_Bermudes

******    http://www.maxisciences.com/continent-de-plastique/un-nouveau-continent-de-plastique-decouvert-dans-l-039-atlantique-nord_art32837.html

******http://www.lexilogos.com/temperature_conversion.htm

 

Sources des Illustrations :

Le Radeau de la Méduse : Wikipédia.fr

Slogan révolutionnaire – Gallica.fr

Photo officielle des dirigeants présents à la grande manifestation dite républicaine du 11 Janvier 2015 - « 20 minutes.fr »

Photo en montrant la réalité – site Foi et politique

 

Une réalité parmi d'autres du Nouvel Ordre Mondial à travers ce clip (Merci de prendre connaissance du texte et des images) : La Rage  : 



A NOS ENFANTS

   

mardi, 27 janvier 2015

Qu'est-ce qu'on attend pour être de gauche ?

 Dédié à Myriam Le Corre qui m'a donné l'idée de ce billet :

 320px-Jean-Paul_Sartre_2.jpg

Depuis quelques jours, je souffre d'insomnies. J'ai des douleurs de là à là (voir fig 1) mais aussi d'ici à ici (voir fig 2). Je n'ai guère le cœur à grand chose, et, je me sens comme un peu déprimé voire morose. J'ai donc consulté un médecin  diplômé en psychanalyse et en peinture sur soie ainsi qu'en témoignaient ses diplômes encadrés aux murs de son cabinet afin de savoir de quelle affection je pouvais bien souffrir. Après auscultation et palpation en long en large et en travers, il a laissé échapper :

 

- Ahlâlâ  !  Mon pauvre vieux !!! ...

 Puis il m'a demandé :

 - Êtes-vous de droite ?

Je lui répondu avec regret par l'affirmative. Alors, il a hoché la tête à plusieurs reprises avec réprobation en me rédigeant une ordonnance longue de deux pages. Le docteur s'est prononcé aux vues d'un diagnostic rapide, selon lui, le remède était aisé. J'appris donc que j'étais atteint du syndrome du petit bourgeois réactionnaire hédoniste avec symptômes aggravants car catholique de surcroît.

 - Docteur, que puis-je faire ? Lui soufflais-je, tenaillé par l'angoisse et le remord.

 D'un ton docte, il m' exposa la simplicité du traitement à observer, composé à l'en croire : " d'une thérapie de cheval " :

 « Télérama » : en intraveineuse matin midi et soir. Des discours de François Hollande : en suppositoire. Et, les lois sociétales de madame Taubira : en collutoire. Le soir, je me devais de regarder l'émission « 28 minutes » sur « Arte ». Mais surtout, ne pas rater un seul éditorial de Patrick Cohen sur Radio Propagande entre 07h et 09h. Ce micmac étant la cure douce avant de poursuivre les soins sous formes palliatives. 

Il me fixa ensuite un second rendez-vous d'ici 15 jours en me précisant, l'utilité pour la deuxième consultation de m'abonner au site « Médiapart » afin de compléter le traitement.

 

Et comme de bien entendu, il me répéta la nécessité absolue d'arrêter ce blog. Tout en me tapotant  l'épaule pour me pousser vers la sortie de son cabinet, il m'assura, pour m'encourager, le retour de beaucoup d'amis suite à ce petit régime draconien.

 

Je ne savais si j'aurais la force de suivre une médication aussi violente !

 

politique,société,musique,amaury watremezAlors, j'entrepris de me soigner docilement. Les premiers jours  furent très difficiles. Mon organisme rejeta l'intraveineuse, il fallait la remettre en place constamment. J'expulsais les discours prescrits de l'empereur quant aux pulvérisations des lois de madame Taubira dans la gorge, j'en concevais une nausée irrépressible. Puis, supportant de mieux en mieux le traitement, progressivement, je repris du poil de la bête. Et, j'en conçus quelques effets secondaires non désagréables....

 

J' achetais l'intégrale des romans de Christine Angot. Je les lisais au petit déjeuner, à mon restaurant d'entreprise, dans le métro, à mon bureau, et le soir en avalant les bouchées de mon repas devenu « bio ». J'étais à présent inébranlablement convaincu de la pertinence des interventions d'Aymeric Caron dans l'émission de Laurent Ruquier, au point où je me laissais pousser un bouc en me faisant « végétalien ».

 

Dorénavant, je ne pouvais plus écouter Eric Zemmour sans de violents hauts le cœur. Ainsi, je confia à ma compagne que les textes de ce journaliste-écrivain me rappelaient les z-heures les plus sombres de notre histoire et me faisaient cauchemarder. Ma douce, membre du service d'ordre du MLF et militante écologiste  ne put alors réprimer un sanglot et d'un geste  tendre, m'enlaçant, elle me susurra :

 - Comme je suis heureuse mon chéri ! Enfin ! Tu es guéri de tes affreuses manies !

 

Vint mon second rendez-vous chez le médecin. Cette fois, il m'aborda avec un grand sourire. Cependant, il me conseilla de freiner un peu mes ardeurs. Et sous le ton de la confidence, il m'avertit de la difficulté principale de ces nouvelles habitudes : 1) Il me fallait tenir et continuer sur cette voie sans pour autant : 2)  risquer de partir en Z.A.D dans le Sud Ouest : 3)  de me laisser pousser des « dreadlocks » : 4) de ne me laver qu'une fois tous les quatre jours par souci de l'environnement :  5) que la liste des dérives était non exhaustive !

 

La fin de ce programme remède à déjà une semaine ! Car comme de bien entendu, j'ai replongé. En effet, fouillant dans des cartons, je suis tombé au hasard, sur un livre de Marcel Aymé :  « Uranus ». Une fringale me pris ! Je lus  « les grands cimetières sous la lune » de Bernanos et d'autres ouvrages tous aussi « dangereux » les uns que les autres pour mon médecin. Tel l'alcoolique se permettant un seul apéritif, je réémergeais immédiatement dans mes anciens travers en me vautrant avec délices dans mes coupables penchants : le sens critique, la dérision, la causticité, l'esprit de contradiction etc...

 

Je pris conscience d'une chose, mon cas était désespéré à moins d'une cure de désintoxication drastique suivie sempiternellement d'autres. Mais, je me me fiche bien de ne pas être de gauche même si la vie serait  moins contraignante... En revanche (voir ci-dessous, voir vidéo)...

 

Amaury Watremez

 

Dans la même verve,  "Des nanfents et des cons" de Myriam Le Corre

                               "Les habits neufs du président Hollande" de ma plume

 

à voir aussi ci-dessous une question intéressante de Gaspard Proust à Clémentine Autain, et en lien le sketch d'Alex Métayer "Je suis un homme de gauche"....

 

illustration : site gauchopédia  et photogramme de "Knock" avec Louis Jouvet

 

 

Ci-dessous Qu'est-ce qu'un "homme de gauche" selon Alex Métayer ?

17:18 Publié dans Art de vivre, Article, Blog, Sociologie, Témoignage | Lien permanent | | Tags : politique, société, musique, amaury watremez | |  Facebook | |

Souverainistes et apparatchiks

Une union des souverainistes comme en Grèce au lendemain de l'accession au pouvoir de « Syriza » contre la politique d’austérité monétariste de l'Europe est-elle possible en France ?

 

en photo Alexis Tsipras leader de "Syriza"

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Pour gouverner, ce parti de gauche s'est en effet allié à un partie de droite radicale anti-européen (lien sur cette alliance), et non au parti communiste grec, le « KKE ». C'est un peu comme si en France, le Front de Gauche s'alliait à « Debout la République » de Nicolas Dupont-Aignan et au Front National de Marine le Pen.

 

La réponse à la question posée en introduction est rapide à donner :

 

Elle est strictement impossible, du moins au niveau des « appareils » des partis, les électeurs ayant parfois plus de bon sens que les politiques.

 

Ce rassemblement des patriotes a déjà été envisagé en 2002 avec la candidature de Chevènement. Il chercha un temps à se rapprocher de Philippe de Villier pour finir par rester dans sa « niche » de gauche car le « Che » restait un homme du système, un « apparatchik » tout comme l'est Jean-Luc Mélenchon. Et sans doute Jean-Pierre Chevènement manqua-t-il de courage. Si cette catégorie de politiques professionnels, les « apparatchiks », avait un mètre-étalon, Jean-Luc quant à lui serait à Sèvres ainsi que ses partisans, pour la plupart des retraités des Services Publics.

 

Pourtant, en 2005, lorsqu'il s'éleva contre le « Oui » au Traité Constitutionnel Européen il fit presque illusion. Son discours contre la « mondialisation heureuse » était tout à fait pertinent. Enfin, à gauche, quelqu'un osait s'élever contre l'inéluctabilité partout serinée jusqu'à plus soif de l'Union Européenne totale et de la destruction des nations. Cependant, en creusant juste un peu le citoyen avisé comprend très vite la fausseté de cette perception ne serait-ce que par le parcours de militant PS « modèle » du dirigeant du « Front de Gauche ».

 

Sociétalement de plus Mélenchon a rigoureusement le même discours que la gauche « terranoviste », étant partisan du « mariage pour tous » et de la PMA, pourtant garante d'inégalités, et aussi concernant la diversité. Il a la même conception de la citoyenneté française réduite à la possession d'une carte d'identité. Et idéologiquement il demeure marqué par le marxisme bon teint n'ayant visiblement aucun souci avec les millions de morts causés par sa mise en application dans les régimes dits « populaires » d'Europe de l'Est, de Chine, de Corée du Nord, ou d'Amérique Latine.

 

Généralement, ces massacres sont excusés à cause des « bonnes intentions » de ceux les commettant. Notons en passant que les prisonniers des goulags de Sibérie, les « dissidents » enfermés en asile psychiatrique à cause de leur liberté de pensée, ont connu la même horreur concentrationnaire que celle d'Auschwitz ou Bergen-Belsen...

 

Olivier Besancenot, derrière le déguisement du facteur tout simple, est un autre de ces valets du pouvoir. Ils ont tous les deux la tâche de rassembler les mécontents à gauche, de parquer les archéo-marxistes dans leur enclos.

 

Il y a quelques temps, Nicolas Dupont-Aignan, sympathique de par sa « pureté » politique, a tenté un rapprochement avec des syndicalistes et des militants mélenchonistes. Il fût accueilli par des huées et des injures n'ayant pas compris une chose :

 

Pour la gauche de la gauche française, l'intérêt du pays ne compte pas vraiment, seuls importent celui de leur parti et la victoire de leurs partis pris idéologiques rigides. L'idéologie reste fondamentale et l'on y demeure internationaliste. Si l'on conteste la mondialisation la libérale-libertaire, c'est dans le seul but d'en imposer une autre toute autant arbitraire et pesante.

 

Et bien entendu, cette impossibilité d'une alliance des souverainistes et supposés souverainistes naît de la terreur absolument abjecte de cette gauche radicale, restant servile, d'être assimilée à ceux qu'elle appelle les « petits blancs », le peuple en l'occurrence, ces français dits « de souche » voyant leur pays partir à vau l'eau...

 

Amaury Watremez

 

Source des Liens :

 

Libération.fr

 

Le Monde.fr

 

Youtube.fr

dimanche, 25 janvier 2015

Evitons la lecture du Nouveau Roman

littérature, polirique, société, amaury watremezJe parlais il y a deux jours de mon ennui profond à la lecture des ôôteurs engagés, ce soir, sur "Mauvaise Nouvelle", à ce lien, je me paie la tête du "Nouveau Roman" dont la lecture me fût infligé en Première, entre autres. Tous ces auteurs essayaient, vainement, de compenser leur manque évident de talent par divers prétextes dont le moindre, en dehors de la vacuité de leurs grisâtres ambitions, n'était pas leur engagement politique.

 

Bien entendu ils étaient de gauche.

 

Lisez plutôt "une histoire de la littérature française" de Kléber Haedens aux "cahiers rouges" chez Grasset

 

Mon article sur Mauvaise Nouvelle

L'homophobie quotidienne ...de gauche !

Dans les médias, il est souvent question avec des mines graves et compassées d'homophobie, surtout celle supposée des catholiques ou des électeurs de droite, forcément tous réactionnaires et moralisateurs. Cette homophobie « médiatiquement correcte » concerne seulement les homosexuel/les des milieux protégés, les relations et bons copains des CSP++ urbaines sur-représentées dans les médias et les allées du pouvoir. Les lois sociétales, y compris celle passée en douce après les attentats sur la facilitation de l'avortement, sont d'ailleurs toujours édictées pour ces privilégiés.

 

blog+-Mariage+pour+tous-Une+de+Libe_23avril2013.JPG

Bien sûr on ne parle jamais de cette homophobie dont souffre des jeunes gens et jeunes femmes en province ou dans des familles moins aisées matériellement et intellectuellement. Ces garçons et filles n'ont souvent d'autres solutions que de s'enfuir et sombrer parfois malheureusement dans la prostitution et ses corollaires comme l'enfer de la drogue. Ils n'intéressent personne. Fort heureusement des associations de catholiques pourtant conchiés et traînés dans la boue s'occupent d'eux, ainsi « Aux Captifs la libération »

 

(je le rappelais déjà dans cet article à ce lien).

 

Moi-même, depuis déjà plusieurs années, je souffre d'une déplorable homophobie de gauche sans être pourtant homosexuel.

 

Et quand bien même !

 

Dans mon milieu de travail et de formation, traditionnellement « de progrès » -on y vote PS, ou « Verts » et même LCR pour les plus hardis- donc a priori protégé des préjugés communs sur l'homosexualité de par leur cursus, et leurs dires, éveillés en théorie à la diversité, je passe en effet systématiquement pour homosexuel, ce catalogage hâtif ayant pour conséquence une ostracisation rapide me condamnant à la solitude car je ne pousse même pas la complaisance à assumer alors le rôle du « pédé de service » :

 

M'exprimant d'une manière considérée comme maniérée par les ignares, doté d'un comportement souvent qualifié d'« écorché vif », disposant d'une certaine culture littéraire, ayant horreur du « foutebôle », célibataire, pour la plupart des personnes côtoyées dans cet environnement je suis à n'en pas douter une « tafiole », une « tata », un « pédé ».

 

Les articles de ce blog et d'autres sites n'arrangent rien, n'entament pas cette certitude. C'est même encore pire. Cela signifierait que je suis une « honteuse » se cachant sous le masque ambigu de la Réaction pour tenter de camoufler son homosexualité plus que latente. J'ai d'autant plus de mal à comprendre, ne ressentant pas le besoin de compenser ce qui n'est pas des défauts par l'expression d'une virilité ridiculement affirmée et appuyée à la manière des « gays cuirs » de San Francisco ».

 

Bien entendu, le fait de voir ma sensibilité et ma culture comme une marque donc infamante caractérisant ma sexualité en dit plus long sur celle de ceux me collant cette étiquette hâtivement. C'est aussi une manière pour eux de se rassurer sur eux-mêmes. Et voir des « hormosessuels », comme dit Zazie, partout est généralement le signe d'une grande difficulté à assumer soi-même ses propres penchants. Elle en dit long aussi sur leur pudibonderie puisque à entendre le discours de ces « esprits de progrès » finalement être homosexuel relève d'une déviance, d'une perversion.

 

Ce n'est pas la première fois que je subis cette situation, déjà il y a quelques années j'étais même « suspect » d'être malade du SIDA. Des adultes pourtant intellectuellement formés, ayant tous manifesté leur enthousiasme pour le « mariage pour tous », refusaient de me serrer la main, me croyant contagieux, et bien souvent des collègues hommes étaient très mal à l'aise avec moi lorsque nous nous retrouvions tous seuls dans une pièce.

 

Je préfère en rire.

 

Il serait encore plus amusant de porter plainte devant les instances combattant les discriminations, et mettre ces homophobes de gauche face à leurs propres contradictions.... 

 

Amaury Watremez

 

illustration, couverture de "Libération" prise ici

 

Ci-dessous une chanson "gay friendly" en bande sonore de l'article pour en rajouter une couche et emmerder les imbéciles

samedi, 24 janvier 2015

Littérature engagée-dégagée et Politique exemplaire (ou pas)

73334828.jpgLa littérature dite « engagée » de n'importe quelle rive m'a toujours semblé profondément ennuyeuse.

 

Ce n'est pas de la véritable littérature d'ailleurs. Il s'agit surtout pour ceux s'y adonnant à démontrer le bien-fondé de leurs thèses politiques et opinions par le biais d'histoires se voulant exemplaire et de personnages n'étant plus que des archétypes caricaturaux au service d'une leçon de moralité républicaine et de bonnes mœurs citoyennes à destination du peuple...

 

...Pauvre peuple n’ayant généralement rien demandé !

 

Et puis il faut avouer les carences proverbiales de style des écrivains commettant ces livres indigestes restant longtemps sur l'estomac de leurs malheureux lecteurs. Ces tâcherons et écrivaillons se définissant tous de leur vivant comme ôôteurs écrivent bien souvent très mal. Leur messââge et l'importance lui étant accordée sont généralement un moyen de camoufler l'absence de talent. Leur messââge justement est le plus souvent une longue suite de clichés déjà éculés et de préjugés d'une sottise effarante, de lieux communs très mièvres.

 

Celui ou celle relevant la banalité affligeante de leur prose, leur inculture, la médiocrité de leur production est toujours assimilé à un-e militant-e adverse, condamné-e à l'enfer et l'anathème éternel de par leur clairvoyance.

 

Ce n'est même pas une question de « camp » selon moi. Que l'auteur de ce genre d’œuvres soit de gauche, de droite, catholique ou pas, croyant ou « bouffeur de curés », m’indiffère complètement. Ceux pour qui cela est fondamental sont toujours un peu le même type de dévot, remarquera-t-on, fussent-ils athées. Ils sont totalement fermés aux autres « chapelles » que la leur.

 

Et ils s'approprient généralement d'autorité les auteurs classiques ou contemporains leur apparaissant de la même obédience qu'eux, ne se souciant ni d’Écriture et encore moins de Lecture mais d'asseoir la bonne opinion qu'ils ont d'eux mêmes en se réclamant de figures célèbres et talentueuses, elles. De nombreux auteurs s'en retournent souvent dans leur tombe à tel point d'éviter l'installation de ventilateurs les jours chauds d'été dans les quartiers du Père Lachaise ou du cimetière Montmartre.

 

Il est à noter la prédominance des ôôteurs de gauche parmi ces littérateurs engagés. Se dire de gauche c'est donner l'impression d'être du genre « partageux », un-e philanthrope tout en gardant son appartement des quartiers « chics » ou son « loft » si « tendance » et bien entendu sans jamais se priver de vacances exotiques. En réponse à quiconque leur mettrait sous le nez leur hypocrisie sociale la plupart répondent en accusant l'odieux insolent d'être soit « paternaliste » soit « populiste » ou pire encore.

 

Ils ont enfin très soucieux de la sexualité des autres écrivains : les panthéonisés et les obscurs. Pour eux l'homosexualité en particulier de Rimbaud, Verlaine, Proust et d'autres a une importance. Ces ôôteurs « engagés » étant tous peu ou prou des petits bourgeois facilement épatés, et finalement pudibonds, insister sur les pratiques sensuelles de leurs auteurs favoris leur donne le sentiment de faire preuve d'une audace folle.

 

Curieusement, et non sans amusement, je remarque généralement l'absence de Jean Genet dans leurs admirations de toutes façons feintes. L'auteur des « paravents » sent encore le soufre, il a une « aura » presque diâââbolique. Je suis toujours stupéfait de ces articles et biographies se parant des atours à chaque fois de l’objectivité faisant du délicat Oscar Wilde ou de l'émotif auteur de « la Recherche du temps perdu » des précurseurs des militants d'« Act Up » ou de la « Gay Pride ».

 

Ce qui compte le plus dans le travail d'un écrivain, c'est son apport à l'embellissement de l'âme humaine, dût-il pour cela en décrire la noirceur, les univers entrevus par son intermédiaire, et en règle générale son humanité.

 

Étant pourtant un petit bourgeois hédoniste et réactionnaire et un requin de bénitier, il ne me viendra jamais à l'esprit de lire un livre du fait de la catholicité supposée de son auteur, de son orthodoxie théologique et, ou politique. En passant, rappelons que les écrivains catholiques les plus intéressants sont ceux étant bien en dehors de cette voie « exemplariste » ou spirituellement rigide tels Barbey d'Aurevilly ou Georges Bernanos plus proche de Dostoïevski que du père Dupanloup.

 

En Littérature, je me fiche des appartenances à telle ou telle communauté, tel ou tel parti. Et il ne me viendrait pas à l'idée non plus d'exiger d'un auteur un certificat de bonne vie et mœurs.

 

Amaury Watremez

 

illustration empruntée ici

 

Ci-dessous un sketch de Desproges sur les artistes engagés-dégagés

vendredi, 23 janvier 2015

Tendres moutons catholiques et loups fanatiques impitoyables

 Introduction : Article tout spécialement dédié à Guillaume Chérel ôôôteur de progrès m'ayant dit je cite :

 "Vous êtes trop con pour rester dans ma liste de contact à bruit réac. .. bye bye" (commentaire de sa part hier sur facebook sous un de mes "statuts" avant-hier soir 21 janvier).

 

Il a bien tort je suis en fait un petit bourgeois hédoniste réactionnaire, un requin de bénitier, un onaniste de sacristie se cachant à grand peine sous le masque ambigu des références de gauche et bien pire encore je suppose...

 

Je préfère encore un bon "bouffeur de curés" assumé et jouisseur à ce genre d'ôteur de progrès, s'étant découvert "Charlie" et sociétalement concerné sur le tard, conchiant Houellebecq non pour ce qu'il écrit mais par jalousie de ses tirages. Au moins avec les "bouffeurs de curés" on bouffe bien et on boit de même, c'est déjà ça, cela compense presque les blasphèmes.

 

On oublie certes aussi trop souvent en ce moment ceux commis aussi par les croyants eux-mêmes de par leur comportement parfois déplorable, à commencer par ceux brûlant un drapeau italien au lieu du français au Pakistan, entre autres.

 

PHO6c8c1994-a190-11e4-afe6-da40cd099cb4-805x453.jpgLes assassins des dessinateurs de « Charlie Hebdo » ont-ils gagné ? On peut légitimement se poser la question. La peur, et la lâcheté, semblent l'emporter progressivement, à commencer par ce sondage sur les 42% de français « préférant éviter les caricatures de Mahomet »...

 

La pièce de théâtre « Lapidée » sur les conséquences des ravages du fanatisme pour les femmes a été reportée. Le film « Timbuktu », pourtant loin d'être un brûlot anti-musulman, a été déprogrammé de nombreuses salles de cinéma. Et un autre long-métrage « l'Apôtre », racontant la conversion au christianisme d'un jeune musulman, une œuvre également mesurée et nuancée, a été également retiré de l'affiche par de nombreux exploitants voire par des associations catholiques au nom de la Sécurité. Selon elles il pouvait être interprété comme une « provocation ».

 

Et les « tartuffes » habituels (mon article à leur sujet à ce lien), et leurs séides, de se demander gravement s'il ne faudrait pas limiter la liberté d'expression, surtout pour des films ayant l'Islam pour sujet, les musulmans, y compris ceux considérés comme « modérés » ne comprenant pas les questionnements possibles provoqués par la littérature ou toute autre forme d'expression artistique. On attend toujours et on attendra encore longtemps je pense la manifestation des « musulmans modérés » contre les attaques à la liberté d'expression. La plupart ont surtout émis leurs peurs quant aux risques pour leur propre sécurité.

 

Les langues se délient aussi chez certains « pipeaules » « issus de la diversité », ainsi Samy Nacéri hier face à Audrey Pulvar.

 

Affiche-Apotre-small1.jpgLa réaction de Pulvar est intéressante à plus d'un titre. Les « tartuffes » professionnels ne savent pas trop comment répondre aux musulmans réagissant depuis une dizaine de jours à la suite des tueries de « Charlie Hebdo » et de l'« Hypercasher » :

 

A cause de leur terreur absolument maladive d'être assimilés aux thuriféraires du Front National, aux électeur de Marine le Pen, et donc, horreur !, au peuple, au « vulgum pecus » des français dits « de souche »,

 

Et aussi car en face d'eux ils n'ont plus des petits catholiques excédés dont la pire réaction consistait à balancer des œufs ou de l'huile de vidange sur la façade et les spectateurs d'une pièce scandaleuse du théâtre de l'Odéon, programmée dans le but de provoquer ces réactions et faire du bruit médiatique.

 

Ou à réciter le chapelet en pleine rue tels « les méchants » de « Civitas ».

 

Ou encore battre le pavé contre les lois Taubira pendant les « Manifs pour Tous », leurs organisateurs prenant bien soin, un soin complètement inutile, de clamer tout haut leur amour pour les homosexuels.

 

Ces petits catholiques abondamment injuriés, raillés, moqués, conchiés, traînés dans la boue, ou pire jetés en prison (comme Nicolas qualifié à l'époque d'arrogant par le "Nouvel Obs"), étaient bien tendres au fond, des moutons bien sages, vite effrayés à l'idée de passer pour réactionnaires bien que tous mis dans le même sac des « fââchiiistes ». Il était tellement simple à leur sujet d'invoquer le souvenir des « z-heures les plus sombres de notre histoire », de parler en termes grandiloquents du « rire de résistance » comme Jean-Michel Ribes, ceci lui permettant de vendre son bouquin du même titre au passage, de liberté de blasphème, de droit à la caricature, de retour de l'Ordre Moral, j'en passe et des meilleures.

 

L-apotre-l-itineraire-intime-d-un-apostat_article_popin.jpgCurieusement, l'on entend beaucoup moins Ribes et d'autres arbitres habituels des élégances morales en politique depuis une dizaine de jours, dont l'inénarrable Jack Lang pourtant prolixe pour critiquer le catholicisme et le comparer au djihadisme (voir cette vidéo). Que devient-il le pauvre homme à propos ? Parle-t-il des dangers du fanatisme musulman en banlieue, entre autres ? Des risques de la tentation djihadiste ? Des coups de canif continuels contre la laïcité étant les menus « hallal » dans quasiment toutes les cantines de France ? Il est plus prudent, il tient à profiter encore des revenus engendrés par sa -bonne- place, il préfère se lancer dans un panégyrique servile de cette religion « d'amour et de paix »...

 

J'ai lu également ce matin dans « Direct Matin » une interview de Patrick Timsit au sujet de son nouveau spectacle, un humoriste irrespectueux et politiquement incorrect ma bonne dame, je vous assure. MAIS, lui il « fait attention » à ne pas choquer ces amis juifs et musulmans. Par contre être dans « l'irrévérence » en se moquant du Pape, des catholiques ou de LMPT c'est permis jusqu'au bout et à fond, et moins risqué là encore. D'autres auteurs, face à la connerie meurtrière des fanatiques, préféraient rajouter des cuivres et des grosses caisses à leur dérision, lui « fait attention » à l'exemple de Kad Merad dimanche chez Delahousse.

 

Il faut dire aussi à la décharge des hypocrites de carrière que les fondamentalistes musulmans manient beaucoup plus facilement la « kalashnikov » et les bombes. Sans doute sont-ils beaucoup plus sensibles ? De grands « écorchés vifs » ! Je me demande si les "tartuffes" savent ce qu'ils veulent, ils en ont du fanatisme, ils en ont du risque de retour aux z-heures les plus sombres, ils ont enfin une énome possibilité de prouver leur "rire de résistance" et de montrer à tous les passants leur grand courage de "progressistes"...

 

Amaury Watremez

 

illustrations du haut vers le bas : l'affiche de « Lapidée » prise sur le site du Figaro,

l'affiche de "l'Apôtre" prise ici,

photogramme de ce film empruntée là

Source des Liens cités dans cet article (dans l'ordre) :

« Le Figaro »

« Le Point »

« Télérama »

« Atlantico »

« Le nouvel économiste »

« Politis »

« playvideo »

jeudi, 22 janvier 2015

Mais qui regarde Cyril Hanouna ?

Desproges l'écrivait pourtant déjà dans une de ces chroniques de « les étrangers sont nuls » (en vente dans toutes les bonnes librairies aux éditions du Seuil) :

 

TOUCHE-PAS-A-MON-POSTE-D821.jpgSi l'on n'aime pas une émission de télévision, il suffit tout simplement d'éteindre son poste et de prendre un livre. S'amuser avec ses enfants en attendant la Troisième Guerre Mondiale ou bien encore sortir prendre l'air tant qu'il est encore un peu respirable à la surface de cette bonne vieille Terre.

 

Il raillait entre autres les courriers furieux à son encontre des téléspectateurs dans les journaux après les premières « Minutes de Monsieur Cyclopède ».

 

Hier j'ai fait un petit test, j'ai laissé sur « fècebouc » un lien vers un article de ce blog d'élite sur Alain-Fournier et un autre vers un article sur les « Gérards de la Télévision », cérémonie satirique célébrant les pires spectacles télévisuels, ayant « récompensé » Cyril Hanouna, animateur de « Touche pas à mon poste » sur Direct8 (filiale de « Canal Pelu »). Une de ses chroniqueuses eut également droit à un « trophée », la « délicieuse » Énora Malagré, visiblement harengère de profession dans une autre vie. J'ai déjà tracé d'elle un portrait taquin (à ce lien aussi). Dans l'article concernant le présentateur du show de « D8 » celui-ci se plaignait du traitement lui étant réservé, défendant sa blonde et vulgaire acolyte montrant du même coup son absence totale et d'humour et de sens de la dérision.

 

Étonnant, non ?..

 

En lisant les commentaires sous l'entrefilet pourtant anecdotique au possible, je constatais une chose étonnante. Personne ne semblait regarder l'émission critiquée pourtant avec des mots très forts et marqués. Et personne ne semblait apprécier Cyril Hanouna croisement évident de Michel Drucker et d'un lapin crétin sous héroïne. Je me posais alors cette question : vu les chiffres d'audience extrêmement élevés de son émission, qui le regarde donc ?

 

Pour tenter de comprendre, ne voulant pas remettre en cause la bonne foi des internautes, ils regardent tous « Arte » en témoignent les sondages sur leurs habitudes télévisuelles, je me suis infligé, volontairement en plus, quatre minutes montre en main de « Touche pas à mon pote ». Pas plus, une vision prolongée aurait provoqué à n'en pas douter l'écoulement de mon cerveau par les oreilles.

 

Ce spectacle tire son succès de la pseudo-connivence prétendument instaurée avec le téléspectateur. L'animateur et ses « chroniqueurs » critiquent positivement ou défavorablement les nouvelles émissions de télévision ainsi que certains-es le font sur les réseaux sociaux ou chez le coiffeur pendant la mise en plis, chacun dans son « emploi » comme au théâtre :

 

L'« intello » cauteleux, Thierry Moreau, sans cesse moqué par les autres, la « jeune femme moderne », la très « fleur bleue » Énora Malagré, le « beau gosse » cultivé, Christophe Carrière, le « politique romantique », « parce qu'il le vaut bien » (cf sa mèche judicieusement coiffée), Gilles Verdez, la « vieille fille sympa », Isabelle Morini-Bosc, la « bonne copine », etc...

 

Le spectateur décervelé, bénévole quant à lui, se croit alors avec des amis dans son salon pouvant même avoir l'illusion d'interagir avec eux par le biais d'internet. Afin d'entretenir cette connivence frelatée et inexistante, il rit servilement aux saillies des personnages à l'écran, aux moqueries de l'animateur. Il prend fait et cause pour l'un ou pour l'autre lors des « clashs », échanges violents, surjoués pour faire monter la sauce. Cela fait du « buzz » sur le web et des subsides sonnantes et trébuchantes des annonceurs publicitaires.

 

Et puis « rien ne se perd » disait Lavoisier, donc de temps à autre, à la faveur d'une « critique » d'émission l'équipe fait passer un message politique ou idéologique bien dans la norme presque en douce, égratignant des auteurs pourtant populaires tel Lorant Deutsch. Je dis bien « Presque » car leur manière de procéder est toujours chaussée de gros sabots voire de semelles orthopédiques.

 

J'ai donc tenu les quatre minutes évoquées en début de billet et puis j'ai éteint ma télévision et me suis plongé dans un livre, en respirant le parfum des pages avec délices -les livres en ont tous un- et soulagement, loin des abîmes de médiocrité entrevues pendant ces 240 secondes...

 

Amaury Watremez

 

Liens : Boulevard Voltaire, pour mon article sur Énora Malagré

 

Direct 8 pour les liens concernant « Touche pas à mon poste » et l'illustration sur "buzzmédias"

 

Libération pour le sondage télévisuel de téléspectateurs insincères

 

Le Monde pour l'article sur « les Gérards de la télévision »

 

Dailymotion pour le « clash » entre Lorant Deutsch et Gilles Verdez

mercredi, 21 janvier 2015

Le retour de la revanche de la culture de l'Excuse

Depuis quelques jours, gravement, doctement, sur les plateaux télévisées, sur Internet et à la radio les « gazetiers » et les politiques se demandent comment on a bien pu en arriver là :

La-France-peripherique-les-invisibles-sous-le-projecteur_visuel.jpg

A la montée du fondamentalisme musulman dans les « cités » et les banlieues dites « difficiles » ,

 

Au problème gravissime et très inquiétant des réseaux djihadistes en France.

 

Cela ne trompe pas grand-monde, j'évoquais d'ailleurs hier le mensonge évident de leur « néo-lucidité ». Leurs nouveaux habits ne cachent pas une seconde la vacuité de leurs nouvelles résolutions. Ils ont donc fini par surmonter leur désarroi (objet d'un texte précédent en lien ci-contre)...

 

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation Nationale, semble redécouvrir l'importance de la laïcité dans le système éducatif de la manière dont elle redécouvrirait l'eau tiède. Elle évoquait pourtant après les attentats à peine 200 incidents dans les écoles suite à la « minute de silence » pour les victimes des tueries de « Charlie Hebdo ». Les langues se déliant enfin (un exemple à ce lien), nous savons maintenant combien étaient réellement concernées, à savoir quasiment tout les établissements scolaires.

 

Manuel Valls, le premier ministre, ainsi que le primesautier Bernard Cazeneuve, son ministre de l'Intérieur, proposent des mesures d'exception de surveillance des individus, et en particulier de surveillance de l'internet ; réseaux sociaux, blogs et forums. Le terrorisme est ici un alibi, un prétexte, cela les démangeait depuis longtemps surtout de par la liberté de ton des internautes à leur encontre. Le lecteur avisé se souviendra des abus du « Patriot Act » aux États-Unis. Il n'a pas servi seulement dans la lutte contre le terrorisme mais a permis une surveillance de tous les américains, et nonobstant des européens.

 

Valérie Pécresse de l'UMP a suggéré ce « Patriot Act » à la française, ignorant son contenu, le gouvernement socialiste le met en place.

 

En réponse aux questionnements définis en début de billet, Manuel Valls, suivis en cela par tous les éditorialistes, ses conseillers, et la plupart des politiques, invoque la sempiternelle excuse sociale et la faute de la société. Il va même à avoir le culot de parler d'Apartheid. Reconnaissons lui d'avoir inscrit dans sa liste la France « péri-urbaine », cette « France périphérique » sujet du dernier livre du géographe Christophe Guilluy, cette France souvent rurale de citoyens français dits « de souche » précaires, délaissés et victimes du mépris des politiques et des décideurs.

 

MAIS comme d'habitude donc, les violences dans les « quartiers, les incivilités quotidiennes, c'est surtout « lafotalasossiété », la faute au racisme et bien entendu la faute à la montée du Front National. Encore et toujours le masochisme mémoriel sur l'Histoire de France demeure la justification ultime.

 

Les pauvres gosses se sentant oppressés par Marine le Pen et ses électeurs ont besoin de se défouler en piquant le sac de la vieille dame du troisième, en brûlant une voiture ou deux. Souffrant douloureusement du chômage et de ne pas faire d'études longues, il est normal pour eux de se lancer dans les affaires liées à l'économie parallèle quitte à vendre de « l'herbe » non sans regrets et scrupules, j'en suis certain, aux petits blancs tous richissimes, tous bourgeois, tous favorisés.

 

Hier, dans « le Grand Journal » de Canal Pelu, Antoine de Caunes est même allé jusqu'à ressortir Bernard Tapie de la naphtaline pour donner son constat sur le malaise des banlieues, et ses solutions. Je m'étonne, personne sur le plateau ne lui a demandé combien de salles de prières, de salles de sport et d'écoles ses « indemnités » généreusement versées par l’État auraient permis de construire et combien de professeurs ces « dommages et intérêts » auraient pu financer ? Je dois avoir mauvais esprit ….

 

politique, Valls, sécurité, exception, PS, religions, islam, terrorisme, surveillance du net, cyberflics, Amaury WatremezJe ne saurais trop conseiller à monsieur Valls de lire et tirer profit de « l'Atlas des nouvelles fractures sociales en France , Les classes moyennes précarisées et oubliées » de Christophe Guilluy et Christophe Nové. Le but de cet ouvrage n'est absolument pas de polémiquer et encore moins de soutenir tel ou tel politique mais juste de décrire la situation présente :

 

Les centre-villes de plus en plus inaccessibles pour les français précaires,

 

Leur relégation dans les zones rurales ou péri-urbaines,

 

Le maintien des minorités ethniques et religieuses dans les banlieues proches, choyées par les plus riches et devenant « leurs » pauvres,

 

L'avènement d'une classe moyenne « issue de la diversité » selon la formule hypocrite etc...

 

Les auteurs le soulignent, ces français de la périphérie sont cependant encore trop riches pour bénéficier des aides sociales et pas assez pour trouver une solution à leur situation de plus en plus difficile. Des tableaux incontestables démontrent la paupérisation de ces population. Enfin, ils font remarquer également l'absence d'éducation à la citoyenneté, à l'intégration, à la responsabilisation des « communautés » « diverses » en échange des allocations ou des aides.

 

Rajoutons à cela le traitement toujours biaisé de l'Histoire de France dans tous les manuels d'histoire, montrée comme une longue suite de massacres, de haines et de racismes divers et variés. Racontant Vichy, il est bien insisté sur la complicité des autorités françaises, narrant les guerres d'Indépendance les armées de la République sont toutes montrées comme des ramassis de salopards. Ami lecteur, tu ne t'étonneras pas ensuite si les jeunes bercés par ces refrains masochistes finissent par détester ce pays et ces valeurs. Et si se cherchant une identité ils la trouvent dans un Islam violent et étroit, les vengeant de leur point de vue de la colonisation et d'humiliations le plus souvent imaginaires.

 

Ce retour de la culture de l'excuse montre l'incapacité de nos gouvernants actuels de réfléchir en dehors des idéologies, en dehors des rails. Ce n'est pas tout à fait de leur faute. Ils sont les « meilleurs employés du mois » de l'Union Européenne, des fusibles, des commensaux de Mario Draghi devant mener une politique strictement monétariste supposant pour commencer la destruction des services publics dont ceux de Sécurité et ceux concernant l’Éducation. Il est donc très difficile d'imaginer les actions véritablement menées contre la montée des fanatismes si tant est qu'elles existent...

 

A part ça tout va très bien Madame la Marquise..

 

Amaury Watremez

 

 

 

Image du haut : couverture de « la France périphérique », chez Flammarion, source « Liberté politique.fr »

 

Image du bas : couverture de « Atlas des nouvelles fractures sociales », aux éditions "Autrement", source amazon.fr

 

Sources des liens (en orange gras) : les articles précédents du blog, pour situer ce texte dans la démarche de réflexion à long terme initiée depuis une dizaine de jours

 

Le site de Libération

 

Le site du Figaro

 

Le site de Canal plus

mardi, 20 janvier 2015

Les « habits neufs » du président Hollande et de sa cour

Dédié à Myriam Le Corre

politique, télévision, société, médias, Amaury Watremez

Cet article fait suite à celui-ci sur les « tartufferies » et celui-là sur les hypocrites en tout genre. Les liens en orange « gras » permettent de situer ce texte dans une réflexion à long terme et d'en appuyer le propos.

 

Le lecteur, la lectrice, de ce blog est un lecteur d'élite, un lecteur cultivé, il connaît donc forcément ce conte d'Andersen : « les habits neufs de l'Empereur ».

 

J'en rappelle l'histoire :

 

L'Empereur visitant ses sujets après un grand malheur leur étant survenu, passe devant l'échoppe d'un tailleur, il en admire le travail avec enthousiasme. Le tailleur étant un malin, un filou, il comprend tout de suite à qui il a à faire. l'Empereur est clairement un imbécile et autant un pantin. L'artisan prétend donc sur le ton de la confidentialité à son souverain  posséder des tissus précieux et extraordinaires à la propriété d'être seulement visibles par les personnes intelligentes.

 

Le marchand faisant donc mine de montrer ses « trésors », manipule dans le vide des soieries imaginaires, face à l'Empereur ne les percevant pas et pour cause ! Il lui « confectionne » ainsi un habit invisible. Tous ses conseillers, sa cour, les auteurs des gazettes « officielles » s'ébahissent de la beauté soudaine et si exceptionnelles des nouveaux habits du fantoche, ne les voyant pas non plus mais ayant une peur bleue de perdre leur place et leur rang, même un simple « rond de serviette » dans un bal ou une émission car ce sont leurs seules préoccupations.

 

L'Empereur décide d'aller s'exhiber dans la rue pour ses sujets. Ces derniers, prévenus par les conseillers et les gazetiers craignant sinon de perdre pour l'un, ses acquis sociaux, pour l'autre, ses rentes allouées par l'état, rivalisent pour montrer combien ils trouvent les habits neufs tellement magnifiques. Dans la foule, un gosse ne comprenant pas l'hypocrisie des adultes fait bruyamment remarquer, en riant aux éclats, la nudité de l'Empereur. Et les grandes personnes se sentant libérées par la liberté du gamin, à la façon d'un Gavroche ou d'une Zazie, ouvrent enfin les yeux sur la comédie du pouvoir jouée sous leurs regards avec leur consentement...

 

Le président Hollande est bien entendu l'Empereur, une marionnette d'intérêts beaucoup plus puissants que lui, se croyant redevenu populaire à la suite de sondages flatteurs. Quant aux conseillers de l’Élysée, ses ministres et ministresses dociles, prétendant redécouvrir la laïcité, ils sont outrancièrement pire que ceux du conte, tout comme les « gazetiers » modernes, éditorialistes radiophoniques ou télévisuels, présentateurs de « shows » d'« infotainement », sans oublier les bouffons officiels. Ils sont tous à présent  intégralement nus eux aussi, depuis la tuerie de « Charlie Hebdo » (décrite précédemment sur ce blog à ce lien). Leur hypocrisie à se prétendre maintenant « néo lucides » n'y change rien :

 

Tous auraient tout compris avant tout le monde sur les risques du fondamentalisme musulman et les coups de canif contre la Laïcité par là même engendrés mais n'osaient pas le dire !

 

Il faut les comprendre, ce sont de grands modestes !!!

 

Quant à leurs circonvolutions de langage, leurs atermoiements, leurs « crasses-mômeries » sous les « sunlights » des studios de télévision, elles ne servent plus à rien non plus.

 

La colère du peuple monte. La plèbe commence à comprendre et observer tous ces « tartuffes » dans leurs veuleries et leur servilités. La seule préoccupation motivant in fine ces « gazetiers » et conseillers du début XXI ème siècle, tous plus toxiques les uns (es) que les autres au Bien Commun, est de préserver les intérêts matériels et sociaux de leur milieu nauséeux et égoïste bien sûr...quitte à continuer de mentir Mais autrement... Mais aussi, et Surtout, les intérêts des dirigeants économiques et financiers de ce bas monde dont on aimerait malgré tout éviter le naufrage dans l'abîme de la guerre civile globalisée.

 

 

Amaury Watremez

 

 

Illustration prise sur ce blog

dimanche, 18 janvier 2015

L'indépendance avant tout

politique, société, militants, charlie Hebdo, Amaury watremezCet article fait suite à celui sur les tartufferies du pouvoir et celui-là sur la description des faits dramatiques nous conduisant au bord de la situation pré-insurrectionnelle dans laquelle nous vivons dorénavant. Il dit mon ras le bol total face à l'hypocrisie, à l'exacerbation hystérique des clivages, certains versant dans une eschatologie de fête foraine à la fois grotesque et sinistre. Ils vont enfin les avoir les pleurs et les grincements de dents, le sang et les larmes ! Et cela les réjouit ! Le monde devient aussi noir que leurs âmes.

 

Ce blog ne suit et ne suivra jamais aucun mot d'ordre, aucune coterie, aucun parti, aucun leader, quelle que soit la pureté des bonnes intentions affichées auxquelles je ne croirai jamais. J'en veux pour preuve un grand nombre d’événements historiques. Les faiseurs de belles promesses une fois arrivés au pouvoir commencent toujours par se venger de leurs adversaires et de leurs soutiens dans le sang, les emprisonnements, ou plus subtilement, en les ostracisant, en les calomniant. Ironiquement, toujours au nom de la préservation de la Liberté...

 

Les deux seuls éléments ayant motivés ma réflexion politique depuis longtemps sont ceux-là :

 

Un profond scepticisme envers la démocratie française, c'est peu de le dire, une méfiance envers tous les militantismes et donc envers les idéologies. Ce scepticisme et cette méfiance se sont considérablement accrues depuis les quinze derniers jours et l'attentat contre « Charlie Hebdo » et les réactions s'en étant suivies. Depuis, le citoyen a été sommé de choisir, il est Charlie, ou pas, il est anti-sioniste, ou pas, conspirationniste ou larbin du pouvoir, j'en passe et des meilleures...

 

Pas de nuances, d'échappatoires ou de réflexions possibles !

 

Ce qui intéresse ces personnes se soumettant à cette comédie des Egos, ce n'est pas une seconde la politique, mais de maintenir la bonne opinion qu'elles ont d'elles-mêmes...

 

Si je suis tellement sceptique envers le système démocratique en France, cela ne signifie pas de ma part le déni de sa réalité concrète envers et contre tout, et ce malgré l'omniprésence des mêmes points de vue dans les médias. Après tout, personne n'est obligé de suivre les éditoriaux télévisuels, les commentateurs des shows « d'infotainement », du farcesque « Grand Journal » sur Canal + à l'encore plus décérébré « Touche pas à mon poste » sur Direct 8. Afin de ne pas subir ces influences mortifères, il suffit d'éteindre son poste, ou de s'en séparer complètement. Idem sur internet où il suffit de ne pas cliquer sur un site pour ne pas avoir à le subir.

 

Les individus majeurs et vaccinés peuvent donc voter en théorie en leur âme et conscience et élire leurs représentants, en toute liberté. Le problème est la paresse et la procrastination des citoyens en âge de voter, leur désintérêt de la politique se faisant donc sans eux. Je rappelle que près de la moitié ne se déplacent pas lors des élections. Ceux des citoyens consciencieux s'y adonnant encore sont excessivement rares à voter sur la base d'un raisonnement construit, de critères réfléchis. Bien souvent leurs choix dans l'isoloir sont motivés par l'image ou le « look » du/de le/la candidat-e, le besoin irrépressible de compenser frustrations et rancœurs diverses imputées à des officines clandestines mystérieuses, ne réfléchissant pas à leur propre incurie, et bien entendu en ne songeant pas une seule seconde à ce qu'ils pourraient faire pour améliorer le Bien Commun.

 

Les militants m'ont toujours effaré par l'exposé de leur point de vue le plus souvent unidimensionnel, pour les moins intelligents d'entre eux. Les autres, y compris les plus sincères dans leur engagement, seront toujours forcément amenés à un compromis avec leur libre-arbitre, avec la morale, voire à mentir ou se parjurer pour protéger leurs leaders ou leur idéologie, quitte à nier tout simplement les faits.

 

politique,société,militants,charlie hebdo,amaury watremezLe militant a choisi une bonne fois pour toutes son camp. Il estime son camp le Meilleur, le Seul et Unique possible. Si l'on n'est pas totalement et exclusivement avec lui, l'on est forcément contre lui. Si l'on tente de l'aider à ne serait-ce que nuancer son point de vue, il nous voue alors aux flammes de l'Enfer, à sa Géhenne idéologique en qualifiant ses contradicteurs des pires travers, des pires épithètes. Le progrès aidant, nul besoin en 2015 d'être militant pour obtenir ce manichéisme dangereux, les réseaux sociaux œuvrent à la simplification extrême de la politique réduite à quelques propos ronflants et slogans creux :

 

« Tu « likes » ou pas mes posts, peu importe, si tu ne « likes » pas, de toutes façons tu n'est plus mon ami ».

 

La France mérite pourtant mieux, il n'y aura pas de trop de bonnes volontés venant de tous les camps pour redresser le pays et le sortir de l'ornière du communautarisme, du fanatisme et de la lâcheté. Le manque de courage déjà refait surface et encourage près de la moitié des français, précisément 42%, selon un sondage à dire leur crainte liée à la publication de nouvelles caricatures de Mahomet. Finalement les français sont prêts à tous les Munich pour rester encore quelques temps bien au chaud au sein de leur confort intellectuel et matériel restant. Ces Munich ne servent à rien, une grande majorité de musulmans, 54%, signifiant leur adhésion pour l'application de la Chariah, ou Loi islamique, en France...

 

Ce blog choisit donc toujours et encore l'indépendance, la France et ses racines chrétiennes, même si pour cela dussé-je prendre le risque d'être tondu à la Libération. Ce blog continuera sa voie en dehors des clous, à choisir l'impertinence et à surtout ne pas obéir à un chef.

 

Amaury Watremez

 

image prise sur Agoravox, capture d'écran des "Simpsons"

samedi, 17 janvier 2015

Le désarroi de la gauche pédagogue

images empruntées à bédéthèque.com (tirée de « Monsieur Jean » de Dupuy et Berberian)

politique, Islam, société, terrorisme, Charlie Hebdo, Amaury Watremez

Les liens en « gras » dans cet article ont été tous vérifiés permettant d'appuyer l'argumentation et aussi d'inscrire cet article dans une démarche d'écriture « durable » après les attentats tragiques à « Charlie Hebdo »...

 

Depuis quelques jours, lisant divers articles sur le net, parcourant des éditoriaux de journalistes de gauche et autres auteurs de progrès, je suis frappé par leur désarroi profond face à la situation tragique dans laquelle les exécutions sommaires commises par les abjects frères Kouachi, l'assassin grotesque et grandiloquent Amedy Coulibaly plongent la France. J'emploie l'expression de « gauche pédagogue » à dessein pour ne pas utiliser le vocable « bobo ». Le terme de "gauche pédagogue" permet de renvoyer dos à dos tous  ces doctorants ès "tartufferies".

 

S'il existe bien encore quelques Tartuffes s'obstinant dans leur discours invariable depuis plusieurs décennies, niant le réel sous leurs yeux, quitte pour les plus entêtés à suggérer un complot des grands financiers, la majorité des commentateurs de gauche semble complètement désemparée, perdue. Ils vont même jusqu'à lire des blogueurs de droite comme ton serviteur, ami lecteur, et s'en inspirer dans leurs réponses publiques, convaincus encore maintenant que le peuple en ressent le besoin et les attend impatiemment. Les plus honnêtes comprennent enfin le problème et le paradoxe existant à manifester pour la diversité alors que ne sont présents que des bourgeois caucasiens issus de CSP ++.

 

Pire encore, les « gardiens -habituels- du Temple » de la pensée correcte de l’Éducation Nationale commencent à parler et évoquer les graves problèmes dont ils sont témoins non seulement dans 200 établissements mais quasiment partout en France : les coups de canif quotidiens à la laïcité (ceux-ci ayant débuté depuis longtemps, voir cet article), l'antisémitisme de plus en plus répandu, la radicalisation quotidienne des esprits, etc...

 

Il faut les comprendre, ces éditorialistes de la gauche pédagogue, leur discours de « l'excuse » ne fonctionne plus. En effet, les frères Kouachi, et leur mentor, ont largement bénéficié de toutes les chances possibles, ont pu accéder à des formations, et voire, ironie suprême, financer leur équipée sauvage avec l'aide d'un crédit à la consommation. Amedy Coulibaly n'était pas un gosse perdu, il a été suivi, il était entouré, il n'est même pas né dans une famille précaire et radicalisée. Il était intégré. Chérif Kouachi avait pu entrer dans une section « Sports Études » en pensionnat et Saïd avait été « emploi-jeune » pour la Mairie de Paris.

 

Les gosses ayant manifesté avec violence leur refus de la « minute de silence », ayant injurié les morts, démontré presque candidement leur adhésion aux pires théories complotistes, ces fameuses théories soit-disant « antisionistes » et réellement judéophobes, sont scolarisés. Ils sont suivis vaille que vaille par des enseignants faisant ce qu'ils peuvent et souvent abandonnés à la moindre tempête communautariste ou idéologique.

 

Les établissements scolaires dans lesquels ils étudient sont souvent les plus aidés, les plus soutenus. Et bien souvent autour d'eux l'on trouve encore un milieu associatif encore bien présent, actif, et ce malgré les baisses des subventions sous prétexte de réduction des déficits publics1. Personne, moi le premier, ne nient le racisme subi parfois par ces gamins, du fait d'une minorité de crétins. Il ne justifie pas la haine de ces français « issus de la diversité » née de diverses frustrations, et d'un refus marqué d'adhérer aux valeurs nationales, les jeunes filles portant le voile, celui-ci fût-il « complet » ou non.

 

Et la haine des uns n'excuse jamais celle des autres ni ne la justifie.

politique, Islam, société, terrorisme, Charlie Hebdo, Amaury Watremez

Ce désarroi des bourgeois pédagogues m'est presque émouvant, j'ai presque de la pitié pour eux, et surtout j'espère les voir enfin ouvrir les yeux. Il n'est jamais trop tard pour être enfin lucide. La lucidité n'empêche pas de rêver à un monde plus équitable, plus pacifique. Elle permet d'abandonner les théories fumeuses, les poses, la comédie de la politique, celle-ci étant une farce ainsi que l'épouse de Pierre Mauroy l'expliqua  un jour à mon grand-père paternel effaré et en colère. Celui-ci s'était ému du luxe indécent déployé par l'ancien maire de Lille, réputé tellement de gauche, à un repas officiel. L'aveuglement de ces bourgeois pédagogues n'est pas seulement émouvant et pathétique, il a été aussi criminel de par ses conséquences depuis en particulier « Soissantuite » et le 10 mai 81.

 

Je me souviens encore de ce jour, les professeurs nous firent sortir dans la cour, nous affirmant l'avènement de l'utopie, la fin des racismes, la fin des nations aussi, l'Idéal quoi …

 

...Nous voyons maintenant ce qu'il en était de l'utopie.

 

 

Amaury Watremez

 

1 Notons que la réduction des déficits est bel et bien un prétexte puisque comme par hasard des crédits ont été retrouvés pour déployer 10000 soldats en France après les attentats

vendredi, 16 janvier 2015

Mon "Journal de Jérusalem" dans une petite vidéo

A regarder et écouter plutôt en plein écran pour éviter le logo envahissant...

 

A voir aussi sur Youtube

Tous voiles dehors !

islam--Charlie-Hebdo---lection-Miss-sac---patates.gif La situation présente, dramatique (décrite dans ce précédent article du blog), naît de plusieurs décennies de renoncements sur nos valeurs françaises. Ces renoncements sont autant de facteurs de division. Un de ces pires renoncements concerne le voile dit « islamique ». Cela n'est pas très vieux, l'on a commencé à évoquer les premières jeunes filles et jeunes femmes à partir des années 1990 au moment de la montée en puissance du salafisme. Celles-ci n'étaient pas issues de familles précaires matériellement et encore moins de milieux défavorisés culturellement puisqu'elles étaient pour leur grande majorité étudiantes à un haut niveau.

Bien souvent, elles étaient montrées étant « comme les autres » enfants de l'Immigration, toutes excusées car ayant subi le racisme et s'en protégeant en se réfugiant dans cet Islam rêvé.

 

Ces « jeunes filles comme les autres » étaient toujours très habiles pour faire parler d'elles dans tous les médias à commencer par la télévision...

 

Ainsi dés 1991, j'en croisais, ainsi que mes camarades, à l'université de Nanterre, des filles tellement sérieuses, tellement sages. Cela est arrivé subitement. Elles avaient demandé et obtenu, c'est aussi cela le pire, une salle particulière pour manger entre elles et entre coreligionnaires, vendant des produits exclusivement « halal » pour se restaurer le midi. Soyons honnêtes, ce n'était pas les seules. Apprenant cela, des étudiants juifs ouvraient un peu plus tard un endroit leur étant réservé, où l'on pouvait acheter et manger des sandwichs « casher ».

 

Personne ne leur contestait la liberté de s'habiller à leur manière, selon des prescriptions religieuses très neuves dans leur cas. Personne même ne leur interdisait de manger selon les interdits alimentaires de leur foi : cela n'empêche pas non plus de trouver cela absurde en réfléchissant un petit peu. Dieu étant infini par définition, parfait ontologiquement, et donc inaccessible à des travers humains tels que la colère ou l'impatience, pourquoi se soucierait-il d'un voile en plus ou en moins ou de ce que ses créatures ont dans leur assiette ?

 

S'il existe ces libertés et celle de dire son avis encore librement, tout le monde peut comprendre le refus clairement marquée des valeurs françaises contenu dans ce symbole du voile « islamique » au nom de la Liberté, le refus d'une vie en commun impliquant des -petits- compromis quant à une identité culturelle et religieuse souvent fantasmée, et le désir profond de communautarisme encouragé par tous les politiques depuis François Mitterrand y compris Nicolas Sarkozy. Elles voulaient et veulent bien vivre en France mais selon leurs coutumes, elles voulaient et veulent bien vivre en France mais sans adhérer à nos valeurs. Le communautarisme s'est considérablement développé sur la base d'un masochisme mémoriel constant

 

A leur décharge, les valeurs françaises, les français eux-mêmes ne savent plus les définir clairement, celles-ci étant pourtant inscrites au fronton de toutes les mairies du pays, et acceptées par tous y compris les « petits bourgeois réactionnaires hédonistes » et, ou « droitards », voire monarchistes « vieux maurrassiens » comme votre serviteur. Rappelons le, ils furent nombreux les royalistes, dont un certain nombre de Saint-Cyriens, donnant leur vie pour la France et la République en 14-18 et pendant la Seconde Guerre Mondiale. D'aucuns parmi eux l'oublient apparemment se réjouissant abjectement des exécutions sommaires des dessinateurs de « Charlie Hebdo » lu par l'auteur de ce billet pour les éditoriaux de Bernard Maris (lire son "Antimanuel d'économie"), les bandes de Riad Sattouf et les critiques de Jean-Baptiste Thoret grand amateur du cinéma dit « de Genre » (rien à voir avec le "Gender" ami lecteur).

 

Confondant Islam, une religion ne pouvant par nature se séculariser, et le Christianisme, à l'inversé sécularisé depuis son origine, les défenseurs de la Laïcité dite à tâtons plutôt qu'éclairée et du multiculturalisme aveugle ont cru indispensables:

 

L'angélisme, l’auto-flagellation constante dont l'enseignement d'une histoire de France insistant sur les massacres, les haines, les divisions et l'aveuglement sur la montée du fondamentalisme entretenu aussi (mais pas que) en banlieue par le chômage massif des jeunes « issus de la diversité » (mais pas que, les jeunes de la France « des périphéries » étant toujours oubliés).

 

Et voilà où nous en sommes de par cela, en situation clairement pré-insurrectionnelle...

 

Cet article n'enlève rien à celui-là je crois et continue à évoquer l'hypocrisie des donneurs de leçons, encore les mêmes malgré leurs erreurs et confusions diverses, comme ce texte le fit...

 

Cet excellent article de Jean-Paul Brighelli évoque clairement également et de manière globale les renoncements à la laïcité. Il rappelle l'hypocrisie du système et de ses "Tartuffes" à travers cette interview complaisante envers un rappeur.

 

 

Amaury Watremez

 

Ci-dessous un clip de musulman "modéré" sur la laïcité

mercredi, 14 janvier 2015

Mon ami Mehdi

politique, Islam, Enfance, société, tristesse, nostalgie, amaury watremez

Les immeubles de "la Grande Prairie", image empruntée là

 

Lorsque j'avais six ans, mes parents habitaient dans une cité HLM de banlieue parisienne à Chelles, la « Grande Prairie ». Les adultes n'y voient que des « cages à lapins », pour moi et mes copains de classe, c'était un « vert paradis ». Les parents nous faisaient confiance et le soir nous jouions dans le square entouré des immeubles. Un de mes meilleurs copains s'appelait alors Mehdi. Je me suis souvenu de lui ces derniers jours. Je l'aimais bien Mehdi, à l'époque déjà je détestais l'instinct grégaire, les jeux brutaux incompréhensibles pour moi sans être hostiles à mes camarades s'y adonnant.

 

Je ne voyais cependant pas l'amusement procuré dans le fait de se cogner dessus ensemble tout comme je ne comprenais pas l'engouement pour les collections de vignettes « Panini » de joueurs de «foûtbôle ». Mehdi était comme moi, il préférait les « Legos » ou se perdre dans les pages d'un livre, en particulier dans ceux des albums de « Tintin ». Je découvrais « Tintin au Tibet » dans lequel le héros animé par une amitié somme tout enfantine, éternelle comme toutes les amitiés enfantines, allait rechercher son ami au bout du monde contre toute raison. Je me jurais de faire de même pour Mehdi si jamais il lui arrivait malheur.

 

Et dans les « Contes de la rue de Broca » lus par ma mère le soir avant de m'endormir, les personnages s'appelaient parfois « Papa Saïd », épicier de la « Mouffe » ou Bachir....

 

Mehdi était d'origine tunisienne, mais pour moi la question ne se posait même pas tout comme pour lui mon origine française. J'allais souvent chez lui pour le goûter ainsi que d'autres amis et amies, sa Maman, c'était la seule différence, nous donnait des « loukoums » à l'essence de rose. Et parfois, lorsque c'était « Ramadan », elle fermait, en souriant, les volets pour respecter l'injonction de n'avoir le droit de manger qu'à la tombée du jour.

 

Elle était très féminine, très « parisienne » aussi, chic et séduisante. Elle portait des hauts talons dont j'aimais bien le bruit dans les couloirs de l'école où elle était la maîtresse des « grands » de CM2. De temps en temps le Papa de Mehdi était là, un monsieur très grand dans mon souvenir d'enfant et mince, avec des lunettes et un air sérieux m'impressionnant. Il vérifiait parfois les devoirs de son fils, sans sévérité inutile mais fermement. Il me parlait gentiment pour me demander si j'avais de bonnes notes moi aussi et souriait avec bienveillance lorsque c'était le cas.

 

Dans leur appartement, il y avait des meubles décorés d'une marqueterie subtile, et des poufs en cuir dans un coin du salon ainsi qu'un immense narghileh montant presque jusqu'au plafond. Dans la cuisine flottait des parfums inconnus pour moi. Je me demande maintenant si ce n'est pas grâce à cette amitié, en plus des aventures d'Henry de Monfreid dans « les Secrets de la Mer Rouge » à la télévision en ces années là, que plus tard je fus pris d'une immense passion pour le Proche Orient et ses peuples. Aller à Jérusalem à l'âge adulte était sans doute une manière plus ou moins consciente de retrouver Mehdi à la manière de Tintin retrouvant Tchang et l'enlevant à ce pauvre « Migou » de nouveau seul.

 

Plus tard, au collège, ce fût pareil, nous ne faisions aucune différence avec nos amis d'origine arabe ou d'autres origines. A peine savais-je l'un ou l'autre « harki », mot sans grande signification pour moi à l'époque, plus tard je sus quelle tragédie cela cachait. Les filles dans nos classes ne se posaient pas la question de l'utilité de porter un voile ou pas, mais plutôt de la taille de leur jupe et d'apprendre à se maquiller délicatement. Ainsi que beaucoup d'adolescentes maladroites dans cet art, beaucoup étaient en effet maquillées « comme des camions volés » ce qui avec la maturité m’apparaît maintenant comme drôlement émouvant.

 

Les choses changèrent après la « main » « Touche pas à mon poste » et ce malgré les bonnes intentions de ceux la promouvant et à l'inverse de leur ressenti. Une distance soudain se créait entre les adolescents. Et arrivé à l'université, nous vîmes des jeunes filles pourtant éduquées, pourtant de milieu « ouvert », pourtant scolarisées, se mettre à porter le voile. Par pudeur disaient-elles. Leur geste, dans le souvenir de mon enfance et mon adolescence, me parut alors tellement triste...

 

Que s'est-il passé depuis ?

 

 

Amaury Watremez

mardi, 13 janvier 2015

Deux « dyschroniques » de Ward Moore et Murray Leinster (deux petits maîtres de la Science-Fiction)

à propos de « Un logique nommé Joe » de Murray Leinster et « Franck Merrywell à la maison blanche » de Ward Moore aux éditions « le Passager clandestin » dans la collection « dyschroniques », couvertures, site de l'éditeur

 

Le meilleur combat contre le fanatisme, la haine et la violence, c'est de défendre la culture et en particulier la littérature, les fanatiques détestent, ils adorent les autodafés de tout ce qui gêne l'avènement de leur société idéale...

 

littérature, science fiction, politique, société, amaury watremez, science fictionJe suis tombé sur cette collection par hasard en furetant au hasard parmi les étagères d'une librairie toulousaine, « Ombres Blanches ». Je rappelle au lecteur non spécialiste de la littérature dite « de genre » qu'une dystopie est une anti-utopie. La collection « dyschroniques » reprend des œuvres d'auteurs un peu oubliés et les rééditent avec une traduction revue ainsi qu'un appareil critique augmenté. Je trouve cette collection très sympathique car commercialement condamnée, ce genre d'écrits ne va pas à l'époque, celle-ci comprend seulement le premier degré, ignore la dérision ou la satire dont relèvent aussi les dystopies.

 

Les écrivains de « genre » dont celui de la Science-Fiction sont généralement de grands pessimistes à moins qu'ils ne soient tout simplement lucides. Philip K. Dick n'écrit au fond que cela, Norman Spinrad aussi, ou John Brunner auteur de « Tous à Zanzibar », ou enfin Ray Bradbury, de manière plus poétique. Étrangement, les anti-utopies de Science-Fiction des -bons- auteurs se révèlent ressembler de plus en plus à notre réalité sociale et politique. Je les préfère à Arthur C. Clarke et sa confiance aveugle dans les progrès de la science ou Asimov et son amour des robots meilleurs que les hommes.

 

Il est amusant de voir ce genre de littérature, imprimé sur du papier pelure de mauvaise qualité, infiniment plus perspicace et douée de beaucoup plus d'acuité sur les travers de notre monde que bien des « pensums » doctes et académiques sur papier glacé.

 

Dans « Un logique nommé Joe », Murray Leinster décrit en 1946 un réseau informatique mondial capable de répondre à la moindre question de ses utilisateurs à la suite d'un dysfonctionnement d'un ordinateur personnel ici appelé « logique » et devenu vivant. A l'époque de l'auteur les ordinateurs tenaient sur trois-cent mètres carrés et avaient une puissance de calcul d'une toute petite calculette. Cela prouve sa capacité d'imagination et surtout son sens quasiment prophétique des conséquences de ce que nous appelons maintenant le « Web », toile d'araignée géante dans laquelle nous sommes tous pris. Grâce aux « logiques » n'importe qui peut demander n'importe quoi : commettre le crime parfait, dévaliser efficacement une banque, prendre le pouvoir, fabriquer une bombe...

 

Le narrateur de l'histoire par peur de la destruction de la civilisation et surtout par peur de la révélation de son infidélité par sa maîtresse à l'aide du logique « Joe », éteint « Joe » et croit mettre fin au problème. La fin de la nouvelle contredit grandement son optimisme.

 

littérature, science fiction, politique, société, amaury watremez, science fictionDans « Franck Merrywell à la Maison Blanche », écrit en 1973, Ward Moore imagine l'accession au pouvoir d'une machine contrôlée par les plus riches, par les lobbies économiques et communautaires. Le robot choisit de s'appeler Franck Merrywell comme un héros de littérature populaire exemplariste des années 30, un héros doué de toutes les qualités, sportif, courageux, intelligent, sobre, bien sûr, et abstinent, cela va de soi. Il est d'abord élu conseiller municipal à New York, puis au Sénat américaine et il finit par devenir président suite à une habile campagne électorale s'appuyant sur un matraquage publicitaire et médiatique sans précédent.

 

A partir de là, on voit bien la fantaisie de tout cela, le président des États Unis, tout comme le français, est élu sur des critères de choix politiques raisonnés et mesurés, intelligents, n'ayant rien à voir avec les préjugés des citoyens consommateurs. On voit bien le manque de sérieux de cet auteur de SF se permettant autant d'approximations. Heureusement que tu lis seulement des livres sérieux ami lecteur ?

 

 

Amaury Watremez

vendredi, 09 janvier 2015

Tartuffes malgré le massacre

photo_tartuffe.jpg?itok=b0nkNLvzAprès le massacre commis à « Charlie Hebdo », il n'y a guère eu de journée d'accalmie, tout de suite, les Tartuffes habituels, les sournois, les insidieux, les arrogants, les prétentieux les hypocrites, les donneurs de leçons de morale, les pseudo-antisionistes, les imbéciles se sont réveillés et s'en sont donnés à cœur joie sans avoir la simple décence due aux circonstances à savoir de laisser dans le fossé quelques jours les polémiques sur les exécutions sommaires décrites dans notre article d'hier. Il ne s'agit pas de discuter avec ces Tartuffes ou de perdre son sang-froid inutilement, ils n'en valent pas la peine, mais comme certains l'ont déjà prédit les blocages  sont de rigueur. Il est juste question de les démasquer afin d'éviter la pollution de leurs allégations fumeuses dans le simple intérêt de ce vieux pays, la France, dont avant-hier les idéaux ont vacillé.

 

Évacuons d'emblée les abrutis des réseaux dits sociaux selon qui les actes criminels commis l'ont été de par un complot visant à nuire aux musulmans en France, et bien évidemment un complot sioniste. Les assassins ne seraient tout bonnement pas responsables de ce qui arrive, et tout comme la prise d'otages de ce matin, ces crimes auraient été orchestrés en sous-main par la CIA ou le Mossad. Les meurtriers, des pauvres hères en somme, auraient été manipulés par des services secrets sans scrupules.

 

Les Tartuffes professionnels vus quotidiennement à la télévision, lus sur Internet, sur des blogs, Facebook ou Twitter, s'affirment tous défenseurs de la Liberté d'Expression et du fameux « droit au blasphème » MAIS...

 

Et c'est ce le mot essentiel soulignant l'hypocrisie et la lâcheté de ces Tartuffes.

 

De prime abord, Madame le Pen, représentant 30% des français, officialise la contradiction de cette "marche -apparentée- républicaine" de Dimanche. Elle a essuyé le refus de ceux-là mêmes prétendant défendre la Liberté d'Expression, et cette même Liberté d'expression ne souffre pourtant d'aucune exception dans la Déclaration des Droits de l'Homme de 1948, (à l'article 10). Voilà une bien étrange conception de ce droit inaliénable ! Bien entendu, je ne parle même pas de certains parmi eux s'inquiétant surtout du fait de la progression du Front National dans l'électorat entraîné par ces événements graves pour tout le pays. Comme en passant, la plupart croit bon de rappeler que les caricatures danoises de Mahomet étaient d'abord parues dans un journal « d'esstrème droite » avant que d'être dans « Charlie Hebdo », suggérant la responsabilité de ce journal dans les meurtres. Sans omettre bien entendu l'hypothèse des fameux "loups solitaires".

 

418LAy5LAgL._SY344_BO1,204,203,200_.jpgUne majorité d'entre eux jugent de l'importance de parler à mots voilés de ces actes de fanatisme pour -dixit leur terme- ne pas faire accroître l'islamophobie, terme je le rappelle inventé par l'imam Khomeini pour désigner les ennemis de la « Révolution Islamique ». Ces comportements verbaux sont leur piètre alibi à leur évidente demande pressante de restreindre l'expression démocratique de tout ce qui contredit leurs confortables certitudes de nantis aux prétentions politiques. Toute personne raisonnable de Samuel Laurent, auteur de "Al Quaida en France" (couverture prise sur amazon.fr) en passant par le père Antoine Moussali, auteur de « la Croix et le Croissant »  (couverture ci-dessous prise sur le site de la fnac) décrivant intelligemment et clairement les risques du fondamentalisme en Europe, est systématiquement accusée de racisme. La raison de ces injures subies envers ces auteurs perspicaces n'a rien à voir avec de l'insolence. Ces crachats émanent de la peur tétanisante des vindicateurs ceints d'œillères, à savoir essentiellement la crainte d'être déboulonnés du piédestal sur lequel ils se sont eux-mêmes installés en se considérant d'autorité comme des guides du peuple MAIS avant tout de conserver les privilèges sociaux et matériels dont ils jouissent et entendent bien continuer à profiter de ces orgasmes matérialistes malgré la colère croissante du « Pays Réel ».

 

politique,attentat,charlie hebdo,société,amaury watremez,islam,hypocrisieJe me souviens de l'attitude de ces mêmes Tartuffes lors de l'affaire « Piss Christ » et de la pièce de théâtre amphigourique et prétentieuse jouée chez Jean-Michel Ribes blasphémant pour épater le bourgeois sur le visage de Jésus. Ils ont été nombreux à monter au créneau médiatique, à se montrer complaisamment à la télévision pour dire toute leur horreur et leur indignation, évoquant tous le fameux « droit au blasphème ». S'agissant des chrétiens tout est permis y compris le pire. Curieusement, ( !), lorsque « Pocket » retire de son catalogue un recueil de chroniques de « la Montagne » de Vialatte du fait de son titre « Et c'est ainsi qu'Allah est grand... » nul arbitre des élégances ne protesta : une excellente illustration dans "l'excellence" de cette Hypocrisie qu'ils maîtrisent à merveille...

 

Je ne suis pas tout à fait certain que ces hypocrites de profession soient réellement sincères dans leur crainte concernant la montée de l'islamophobie en imputant la responsabilité au Front National. Ils ont tout simplement peur, et ne répondent pour surmonter celle-ci que par la lâcheté, une lâcheté estimée salvatrice pour leurs intérêts de classe, politique et médiatique, dite : infosphère. Sans doute jugeront-ils ce petit texte insolent ? Cela n'a aucune importance mais me permet de souligner cependant cette dernière contradiction chez eux, ils prétendent défendre l'insolence justement et la dérision MAIS soudain lorsque celles-ci remettent en question leur « confort intellectuel » ils ne supportent et ne comprennent ni l'une, ni l'autre...

 

 

Amaury Watremez 

Inventaire non exhaustif de l'Hypocrisie

 

image, représentation du "Tartuffe" de Molière en costumes modernes, site "culturebox"

 

ci-dessous Hommage aux Tartuffes


georges brassens - Le temps ne fait rien à l... par Hypnotic-Poison

jeudi, 08 janvier 2015

LA FRANCE VACILLE ! Mercredi noir...jour de repos des enfants !

politique,société,islam,terrorisme,amaury watremezAvertissement :  pour nous, l'heure n'étant pas au chapitre des polémiques, des considérations tous azimuts partisanes insidieuses à cette barbarie que nous ne relevons pas ici ce qui en ressort - pour employer un euphémisme - des commentaires nauséeux en général via les différents réseaux sociaux épris de vindicte. Ni en particulier, le comportement et les propos émanant de la classe politico/médiatique venant de " découvrir " une terrible réalité en France. Cette classe par ailleurs se  prêtant par là même sournoisement à la culpabilité du Front national et du Rassemblement Bleu Marine à un point où l'UMPS gesticule pour que le FN ne soit pas convié dimanche prochain à la Marche Républicaine ! No comment eût égard à ce drame inqualifiable.

 

Robert Ménard de sa plume endeuillée raconte son affliction, fondateur de "Reporters sans frontières" et co-fondateur du site d'information : " Boulevard Voltaire " :

 " Après 23 ans à parcourir le monde pour défendre la liberté d’information et les journalistes, jamais je n’aurais cru vivre cela dans mon pays, jamais je n’aurais cru cela possible. Personne d’ailleurs, il y a encore quelques années, n’aurait pu l’imaginer.  Cela étant, il faut cesser la politique de l’autruche. " ici : 

 

Exécutions sommaires au cœur de Paris !

 

7 janvier 2015/siège de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo/ 10 rue Nicolas-Appert, Paris/ France/Aux environs de 11 heures 30/

 

Les faits :

 

Deux hommes encagoulés se sont introduit dans un bâtiment abritant diverses sociétés par son accès arrière. Ils se renseignent auprès d'un employé d'une société hébergée aussi sur le site quant à la précision du lieu de la rédaction du journal pour ce qui deviendra dans les minutes suivantes : la scène de l'infamie fondamentaliste. Au passage un technicien de surface est fauché. Ils pénètrent la salle de rédaction où se tient sa conférence hebdomadaire et comme dans une classe de l’Éducation Nationale, ils font l'appel des noms de journalistes. Ils égrènent au bout de leurs armes le rebours du dernier souffle de dessinateurs troublions, d'auteurs taquins. Un conseiller municipal de la ville d'Orléans (45) venu rencontrer la rédaction de "Charlie Hebdo" et le policier chargé de la protection de CHARB ne sont guère épargnés. Dans leur quête sanguinaire, un policier à terre est achevé d'une balle dans la tête à quelques pas où est garé leur véhicule.



La froideur dans ce qu'elle incarne de plus terrifiante guide leurs ambitions assassines. La cruauté ne manque pas au rendez-vous de l'horreur des islamistes dits radicaux. Puis, ils signent leur attentat terroriste par quelques salves de mots dont certains ont été entendus à la fin du sombre mois de décembre 2014 lors d'attentats d'un autre visage où la " pudeur " faisait dire par la bouche entre autres du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve qu'il s'agissait seulement de cas isolés et surtout de déséquilibrés !!!   La vidéo de Martin Boudot de l'agence " Premières lignes " postée sur le site de " Libération.fr " atteste l'authenticité des propos
. :

 

" Le  prophète a été vengé " " On a tué Charlie hebdo "  " Allah Akhbar "

 

Plusieurs autres personnes ont aussi été blessées, certaines très grièvement. Une cellule psychologique à l'Hôtel Dieu de Paris a été mise en place pour assister et soutenir des dizaines de témoins extrêmement choqués dont certains au cœur de l'impensable, invités ensuite à rejoindre le 36 quai des Orfèvres où sise la police judiciaire.

Ces deux bourreaux identifiés et apparentés en tant que frères dans les heures suivantes ont au cours de leur diabolique fuite changé de véhicule en toute quiétude et poursuivi leur route en parvenant à échapper aux contrôles de la police et de la gendarmerie. Une détermination glaçante rappelant celle de Merah !

 

Les caricatures publiées le 2 novembre 2011 par le journal Charlie Hebdo sont le prétexte à poursuivre cette guerre invisible par ses " procédés "  mais visible par ses " revendications " qui s'étend aux quatre coins du Monde.

 

Les Autorité compétentes notamment sont sourdes aux propos de personnes lucides, ou à celles qui prédisent des événements funestes. Il n'échappera certainement à personne que Jérémie a fini dans un cul de basse-fosse pour avoir dit la simple vérité des faits. Notons que cette situation est prédite depuis longtemps aussi par Samuel Laurent spécialiste de " la question " !!!

 Ce jour est un jour de deuil national, une minute de silence dans les corps et administrations Françaises à midi, était de circonstance et les drapeaux comme des crêpes de veuve en berne ces trois prochains jours. 

Des parisiens anonymes continuent à déposer des fleurs sur le lieu du carnage, des rassemblements spontanés, des bougies allumées aux fenêtres témoignent de l'émotion, de la compassion, de l’incompréhension, de l'abasourdissement etc. de beaucoup. La Liberté d'expression a passé les frontières, les mers, les continents où politiques, médias dessinateurs, anonymes, réseaux sociaux sont aujourd'hui "Charlie" pour certains (nes) policiers pour d'autres ou les deux...

L'ensemble de la classe politique est unanime pour condamner cette barbarie et la classe médiatique se veut être "Charlie".

 

Par ici et par là

 

Le témoignage de Jannette Bougrab, compagne de Charb  ici

 

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Lydia Guirous, fondatrice du club «Future, au féminin» et Secrétaire Nationale du Parti Radical en charge de la lutte contre les discriminations et les Droits des Femmes ( Son dernier livre, «Allah est grand, la République aussi» vient de paraître chez JC Lattès) rappelle :
" On a crié aux loups lorsque dans mon livre, comme beaucoup d'autres, je disais que l'islam se radicalisait dans les cités...on a crié aux loups lorsque Zemmour a parlé d'une France au bord de la guerre civile...on a crié aux loups, la plupart des médias en tête, à la sortie du roman fiction de Michel Houellebecq ...et aujourd'hui ceux-là même qui muselait il y a encore quelques heures la liberté d expression, pleurent en son nom. " Ici.

 

Hanan Ben Rhouma rédactrice en chef de Saphir.com - site d'information à destination des musulmans - qualifie cet acte de barbarie. Elle dit en ce 7 janvier 2015 sur France Inter, les musulmans de France sont sous le choc par ailleurs un communiqué Ici

 

Marine Le Pen s'adressant à tous les Français quelque soit leur origine : " La Nation est unie pour condamner cet attentat odieux et s'associer à la douleur des familles. La Nation est unie pour dire son attachement viscéral à la Liberté d'information et à la Liberté de la presse qui était évidemment visée mais la Nation est unie aussi pour dire que nous Français quelques soient nos origines, nous n'accepterons pas que soit attenté à nos vies et à nos Libertés car c'est leurs objectifs : mettre en danger nos vies et nos Libertés mais nous avons assez de lucidité pour savoir que ces attentats qui frappent notre Pays ne sont pas la conséquence de la fatalité, ils sont le fait d'hommes parfois aguerris, entraînés. Ils sont le fait d'une idéologie meurtrière qui fait en ce moment même des milliers de morts dans le monde. L'objectif assumé de ces actes barbares est de terroriser, de paralyser par la peur pour soumettre ou censurer et incontestablement après cet acte ayant traumatisée la Nation tout entière, la peur est là. C'est ma responsabilité de dire que la peur doit être surmontée et de dire que cet attentat doit au contraire libérer notre parole face au fondamentalisme islamique. Ne pas se taire et commencer par oser nommer ce qui s'est passé. Ne pas craindre de dire les mots : il s'agit d'un attentat terroriste commis au nom de l'islamisme radical. Le temps du déni, de l'hypocrisie n'est plus possible. Le refus absolu du fondamentalisme islamique doit être proclamé haut et fort par quiconque tient la vie et la Liberté pour les valeurs les plus précieuses. Regarder les choses en face ce sera prendre le chemin d'une action efficace et protectrice... " Ici

 

L’Église exprime son « horreur » après l’attentat à Charlie Hebdo

 

Le bureau du Saint-Siège a fait part de sa condamnation pour " l’atteinte à la liberté de la presse, aussi importante que la liberté religieuse ". Ici

 

Via facebook :

 

L’Administrateur et l’ensemble de la communauté du Collège de France s’associent à l’hommage rendu aux victimes de l'attentat survenu le 7 janvier 2015.

 

 

" Tristesse, admiration et encouragements pour les forces de Police et de Gendarmerie en première ligne pour nous protéger. "

Ici

 

" Ça m'ennuie de dire ça... c'est pas bien aujourd'hui... mais j'en envie de le dire... les médias ont été un peu irresponsable avec tout ça. "

" On vient d'exterminer une façon de parler..." Philippe Val, co-fondateur de l'hebdomadaire satirique ému aux larmes hier soir, sur France Info. Il dit avoir " perdu sa famille " dans l'attentat à Charlie Hebdo : Ici la vidéo

 

«  La liberté sera toujours plus grande que la barbarie » François Hollande, allocution du Président de la république Française en direct de l’Élysée à 20h le 07/01/2015. Ici

 

Via Facebook :

Le président François Hollande a pris part ce midi à la minute de silence à la préfecture de police de Paris. ‪#‎JeSuisCharlie‬ >>>  ‪#‎InstaPR‬

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Lien vers l'émission "Un Jour dans le monde" consacrée jeudi 8 janvier aux réactions internationales contre ce massacre de la Démocratie et de la Liberté.   

 

Illustrations : couverture du livre de Samuel Laurent prise sur atlantico.fr

Deuxième image en circulation sur Facebook             

 

Amaury Watremez et Myriam Le Corre

 

A venir un article sur l'utilité de raison garder et le ressenti face à ces meurtres...c"est Maintenant

 

Dernière minute : 

politique,société,islam,terrorisme,amaury watremezCommuniqué et appel d'" Amnesty international France " : La Liberté de la Presse n'est pas un luxe

 

Tous ceux et toutes celles pour qui la défense des droits humains est indissociable d'une société où chaque individu peut vivre libre et digne se retrouvent orphelins, après l'attaque survenue ce mercredi 7 janvier dans les locaux de "Charlie Hebdo".

Depuis des décennies, "Charlie Hebdo" contribue à la liberté et à l'indépendance de la presse, une liberté qui n'est pas un luxe mais une nécessité absolue pour chacun d'entre nous. Ce journal contribue également à la diversité des opinions ; il nous a appris la dérision, parfois perçue comme offensante. Les personnes qui ont été assassinées l'ont été parce qu'elles défendaient une de nos libertés fondamentales : celle de s'exprimer librement, de défendre ses opinions dès lors qu'il ne s'agit pas d'incitation à la haine ou à la violence. « Amnesty International » défend la liberté de la presse, la liberté d'expression, les journalistes qui sont attaqués, assassinés à travers le monde ; aujourd'hui, ce sont des journalistes qui nous étaient proches.Cette proximité ne doit pas nous éloigner de nos valeurs et de nos engagements. À chaque fois que nous nous élevons contre des crimes odieux, nous demandons que toute la vérité soit faite et que les personnes ayant commis ces actes soient traduites devant la justice dans le respect de leurs droits fondamentaux.

 

Nous demandons la justice non la vengeance.

 

politique,société,islam,terrorisme,amaury watremezNous demandons à ce que les mesures d'exception, les mesures de lutte contre le terrorisme qui seraient prises, respectent les libertés fondamentales, qu’elles soient proportionnées et non discriminatoires.Les attaques contre les personnes, les biens et les lieux de culte ne peuvent en aucun cas être tolérées. Elles ne pourraient être perçues comme légitimes. Il est de notre devoir de nous élever contre la barbarie,il est de notre devoir de refuser d'y répondre par la violence.

Aujourd'hui, nous pensons aux familles et aux proches des 12 victimes, à leur peine et à leur désespoir que nous partageons.Je compte sur vous pour vous associer à l’élan de solidarité qui traverse la planète et notamment aux manifestations de soutien qui auront lieu dans les jours qui viennent partout en France. Je compte sur vous pour envoyer un message clair à ceux qui ont commis cet acte odieux : nos valeurs sont plus fortes que la terreur et, pour Charlie Hebdo, pour la liberté de la presse, pour l'humanité, nous continuerons de les défendre.

Geneviève Garrigos

Présidente d'Amnesty International France

 

illustrations du communiqué : image du haut, rassemblement à Paris place de la République, site de le point.fr, image du bas, rassemblement à Nantes, site de Europe 1

 

 

mercredi, 07 janvier 2015

Le scandale bien rodé autour de Houellebecq

à propos des réactions autour de « Soumission » de Houellebecq

 

couverture empruntée au site de Libération

littérature, Houellebecq, politique, société, amaury watremez

dédié à Ali Baddou qui n'est pas la moitié d'un con et un critique aussi nul que Mazarine Pingeot

 

Finalement, ils sont très peu à avoir lu « Soumission », moi non plus d'ailleurs, mais la plupart des critiques officiels et des trou du cul pompeux habituels en font des gorges chaudes car ce livre remet en question gravement leur vision idyllique d'une mondialisation bien sûr heureuse (« tu 'ois je veux dire mais les pays, les nations, toussa c'est mort »). La réaction d'Ali Baddou, de « culture » musulmane, (mais pas de « religion »? Je trouve cette expression « culture musulmane », d'un grand esprit « faux Q »), jugeant ce roman « gerbant », en voilà de l'argumentation brillante, n'ayant visiblement pas compris que Houellebecq comme à son habitude est dans la dérision, représente bien le fait que ces « critiques » auto-proclamés, généralement ignares littérairement, se privant de la lecture des écrivains en dehors de leur « camp », jugeant que seuls les livres portant « leur » messââge comptent.

 

La littérature française, où ce qu'il en reste en 2014, n'est plus du tout une question de littérature pure mais d'abord et avant tout de spectacle, une affaire juteuse autour de « bons clients » médiatiques. La qualité littéraire n'a plus aucune importance là-dedans, encore moins le style. Cela est dû principalement à la vulgarité de notre société spectaculaire et consumériste, libérale-libertaire favorisant ce qui entretient le « Barnum » ou « l'entre-soi » des privilégiés appréciant que ses coucheries bien entendu endogames soient narrées par le menu par Catherine M. et autres Bègue-Beider, Justine Lévy, pauvre petite héritière névrosée ou Christine Angot, l'âme torturée préférée des plateaux « télé », se bouffant les ongles avec constance et méthode afin de montrer combien elle souffre existentiellement, sans oublier Marie Darrieusecq et sa coprophilie seulement littéraire j'espère.

 

L'autre raison en est la conception utilitariste des Lettres intimant qu'un livre se doit de « servir à quelque chose », en racontant une histoire « exemplaire » afin de guider le bon peuple vers tel ou tel message, telle ou telle idéologie. Les personnages sont réduits alors à des archétypes grossiers. Cela n'a pas d'importance, l'ôôteur transmettant son « messâââge » tenant le plus souvent en l'exposé de lieux communs mièvres et de clichés éculés : le racisme qu'est pas bien, les cathos qui sont tous réacs et frustrés, la violence que c'est mal et que la mort c'est trop triste. Notons que si c'est très mal d'écrire une satire sur l'Islam en France, de l'évoquer crûment, il est tout à fait honorable et même conseillé de conchier le catholicisme.

 

Chacun de ces « bons clients » évoqués ci-dessus a un « emploi » comme au théâtre, le « gentil », le « beau gosse » auteur de « bests-sellers », Marc Lévy, Guillaume Musso, mal rasé avec soin, la pauvre petite fille riche torturée, telle Lolita Pille, la « punkette » de chez « Castel », Virginie Despentes, voire les filles d'économistes apôtres du libéralisme pur et dur, le méchant que l'on aime détester, comme justement Houellebecq qui vend des livres en sur-jouant ce personnage, multipliant les phrases provocatrices qui feront mouche à coup sûr, les arbitres des élégances politiques ayant systématiquement les mêmes réflexes dés que quelqu'un ose questionner les problèmes graves de notre société, problèmes pourtant incontestables se posant à tous les français, y compris ceux de « culture » musulmane.

 

« Soumission » n'empêchera pas les CSP urbaines ++ de continuer à croire en l'inéluctabilité de la globalisation culturelle, de l'importance fon-da-men-tale des lois sociétales, en la justesse absolue de leurs points de vue de « gôche ». Ceux qui soutiennent le livre sur les réseaux sociaux ne le liront pas plus qu'ils n'ont lu les précédents. Pourtant Houellebecq a un vrai talent littéraire, et il faisait preuve il y a quelques années d'une véritable humilité sympathique sur son art. Dommage qu'il fiche son talent en l'air en participant au cirque médiatique sciemment. Cela dit, je le comprend fort bien, cela lui permet de continuer à vendre et bénéficier d'une qualité de vie permise par un revenu conséquent...

 

Et c'est le moment ou jamais de l'écrire, c'est ainsi qu'Allah est grand...

 

 

Amaury Watremez

 

Post-scriptum : en 2015 en France il y a quelques écrivains intéressants mais cela demande de sortir des sentiers battus, je pense entre autres à Céline Minard

 

 

mardi, 06 janvier 2015

Summer of Love and Money

A propos de « San Francisco 1965-1970 les années psychédéliques » de Barney Hoskyns, au « Castor Astral »

 

image de la couverture, site de l'éditeur

 

la photo de Haight Asbury dans les années 60 vient de là

 

san%20francisco%20-%20copie.jpgQuand tu doutes d'une certitude entretenue et propagée par l'imbécile moyen sur une époque, tu passes aussitôt, ami lecteur, pour un esprit chagrin, un malveillant, un méchant. Dans ce livre, l'auteur, critique musical pour « Rolling Stones », démystifie, sans le détruire non plus, ce qui s'est passé durant le fameux « Summer of Love » et après, jusqu'à « Woodstock », le tout n'étant déjà finalement qu'une question de fric, et d'intérêts commerciaux. Il n'est guère que des initiatives comme celles des « Diggers » de San Francisco, ils distribuaient de la nourriture récupérée auprès de ou volée aux supermarchés, qui surnagent encore en 2014 dans l'océan de clichés de la représentation des années Soixante. Précisons que si j'écris cela, je reste persuadé que cette décennie, dans son foisonnement intellectuel, cinématographique, culturel et musical reste malgré les errements des uns et des autres autrement plus exaltante que les tristes années 2000 marquées par la vulgarité sans cesse plus marquée des aspirations individuelles et collectives.

 

Dans « Acid Test », déjà, Tom Wolfe évoquait l'épopée picaresque, survoltée, brouillonne et colorée de Ken Kesey et de ses « Pranksters » vivant à proximité de San Francisco dans la première communauté « psychédélique », subsistant sur les droits d'auteurs que Kesey avait gagné pour « Vol au dessus d'un nid de coucous », à l'origine du phénomène « hippie » et du mythique quartier de « Haight Asbury » dans lequel on pouvait trouver des « Free Shops » où tout était gratuit, où Robert Crumb et Gilbert Shelton distribuaient leurs « comics » « underground » ou « comix », ceci ne signifiant pas pour autant qu'ils ne le faisaient que pour la gloire, à certains moments leurs publications ayant tiré à un million d'exemplaires et leur ayant fait gagner beaucoup d'argent.

 

Barney Hoskyns raconte la suite des « Tests » de Kesey, autant de « happenings » et de spectacles qui étaient à la fois musicaux et cinématographiques, politiques et complètement hors de contrôle, sous le patronage d'Allen Ginsberg ou Neal Kassady, deux compagnons de route de Kerouac. Et l'on y distribuait de l'acide gratuitement sous toutes les formes. Des hommes d'affaires avisés voient là l'occasion de créer des salles de spectacle pour ce nouveau public, tel Bill Graham, ancien prisonnier d'Auschwitz, au parcours étonnant, n'ayant jamais touché à un « buvard magique » de sa vie bien sûr. C'est ainsi que naît le fameux « Fillmore », et aussi des groupes encore célèbres comme le « Jefferson Airplane », les « Grateful Dead » qui étaient les musiciens « officiels » des « Pranksters ». L'on y entend Janis Joplin et l'orchestre qu'elle a alors à sa botte, « Big Brother and the holding company ».

 

D04M.jpgBientôt, cela attire des vedettes et des musiciens de la « Côte Est » et de la scène anglaise comme les « Stones » qui veulent avoir leur part du gâteau et du mouvement, mettant en place des événements comme le festival de Monterey, organisé avec beaucoup de candeur et de naïveté par Mick Jaeger et ses potes, candeur et naïveté menant au désastre que l'on sait, le groupe ayant cru bon de confier aux « Hell's Angels » l'organisation de la sécurité, les « Hell's' » ayant compris cela radicalement si l'on peut dire. Ce qui se passe à Monterey signe la fin du « Summer of Love » et des illusions hippies dont l'auteur affirme que finalement elles ont surtout engendré une plus grande passivité politique, les jeunes se contentant d'écouter les disques en se défonçant et en s'éclatant, et donc que le tout a entraîné encore plus de docilité face aux pouvoirs économiques et politiques ceux-ci ne faisant que rallonger la laisse.

 

 

Malgré tout, malgré le désenchantement provoqué peut-être par la lecture de cet ouvrage, il est évident de noter que les jeunes à San Francisco comme ailleurs à la même période avaient des aspirations moins étriquées que celles de leurs congénères modernes, et aussi que celles des « grandes personnes ». Bien sûr, beaucoup se fourvoyaient complètement, s'égarant dans les fumées troubles de la drogue, ou dans les vapeurs méphitiques de l'alcool, mais au moins essayaient-ils de vivre autre chose de plus grand. Je suis souvent frappé de constater bien souvent à quel point certains jeunes sont déjà tellement vieux en 2014, comme ce couple entre autres croisé dans le train, avec des habitudes et un comportement de personnes âgées, déjà confit dans un « ronron » sentimental, allégorie de cette société actuelle tellement médiocre, et vulgaire....

 

 

Amaury Watremez

 

une chanson des "Dead" en bande son...

Actualité des « Essais » de Montaigne

littérature, politique, société, montaigne, amaury watremezImage, bibliothèque de Montaigne prise ici

 

Dans les époques troublées comme la nôtre, les hommes de valeur n'ont souvent rien de mieux à faire que de s'enfermer dans leur bibliothèque, dans les écrits des anciens sages, de relire les livres qu'ils aiment tout en jouissant de la beauté de cette vie et de la Création comme le faisait Montaigne, un des plus célèbres maires de Bordeaux, à la différence que lui n'a jamais dû subir une peine de justice pour complaire à un maître ou un autre. Montaigne se faisait un plaisir d'être « guelfe avec les gibelins et gibelin avec les guelfes ». C'est un plaisir rare d'être signe de contradiction des certitudes, un plaisir véritablement aristocratique, bien qu'en contrepartie il faille évidemment souffrir une certaine solitude voire une solitude certaine.

 

La Lecture en particulier, à commencer par la lecture de romans, de poésie, la Littérature en général, l’Écriture sont dans les temps où la bêtise violente semble triompher des occupations considérées avec mépris par les fanatiques de tout bord, soient-ils religieux ou politiques, idéologues distingués ou juste grégaires, ou encore les trois à la fois. Il est à noter que les foules imbéciles, ce qu'elles sont le plus souvent, commencent toujours par brûler des livres avant toute chose. Et même si plus personne n'en lit, ou presque, les romans de gare de Musso-Lévy ou les autofictions des Angot, Marie D. et autres n'étant pas exactement de la littérature au sens strict. L'on ressent presque tangiblement une haine profonde des Belles Lettres, une détestation de la culture, parce qu'elle élève l'âme et décourage a priori l'être humain de ne se livrer qu'à ses appétits...

 

Les trois tomes des « Essais » ont été écrits en ancien français, les traductions disponibles en français « moderne » sont cependant plus qu'honorables, et à celle de l'édition « Gallimard-Folio » je trouve que l'on peut préférer celle en « Livre de Poche » ainsi que son appareil critique, plus intéressant. Dans les deux premiers opus, Montaigne n'ose pas tellement aller plus loin qu'une compilation, certes passionnante, de citations antiques, qu'il commente selon ce qu'il en a compris, racontant de ci et de là de ces souvenirs personnels, reliant une phrase de Plutarque à un événement de son temps, un extrait d'un texte de Cicéron à ses réflexions. Il est beaucoup plus incisif dans le troisième tome livrant ses doutes sur l'humanité, sur la sottise, la cruauté, l'avidité, le goût du pouvoir et de la domination, la soumission du peuple à des démagogues cyniques ou décervelés ne songeant qu'à leurs intérêts et ainsi qu'il le rappelle :

 

« L'on serait assis sur le trône le plus haut du monde que l'on n'en serait pas moins assis que sur son cul ».

 

Auparavant, le potache moyen savait au minimum que Montaigne était l'auteur de cette belle phrase sur son amitié avec La Boétie : « Parce que c'était lui, parce que c'était moi ». Maintenant, au mieux se souviendra-t-il que Montaigne est le nom d'une avenue parisienne abritant diverses boutiques de luxe qui le font rêver car confondant la possession avec le bonheur. Michel Yquem dit Montaigne en a une toute autre définition, réellement humaniste et humaine : le Bonheur englobe tous les aspects de la vie, des plus petits aux plus remarquables, des plus insignifiants, du moins à première vue, à ceux qui paraissent extraordinaires au sens strict du terme. Le bonheur selon lui, il ne donne pas de recette miracle livrant seulement des clés au lecteur consiste dans l'épanouissement de ses dons, de sa culture, de sa capacité à ressentir ce que l'on vit, que ce soit le parfum d'une fleur, la beauté d'un visage aimé. Il ne s'agit pas de lire pour thésauriser les livres, tels ces acheteurs de « liseuses » électroniques ne faisant qu'amasser les ouvrages, ou pour se donner un genre cultivé, mais pour savoir s'ouvrir à tous les univers, tous les mondes créés par l'imagination et le monde.

 

Le cuistre, le crétin, ne lit pas de Littérature, lui, seulement des livres « sérieux », on le sait...

 

Enfin, Montaigne ne sombre pas dans le défaut quasiment insupportable de tous les penseurs modernes, et contemporains, depuis les « Lumières » et avant elles la plupart des philosophes après Descartes, il n'a pas de théories globales à imposer à ses lecteurs, pas de système de pensée, il ne croit pas être assez sage pour le faire, ce qui est un signe de sagesse remarquons en passant. C'est aussi une preuve de sa liberté d'esprit, de son indépendance face aux camps, aux coteries, aux chapelles se revendiquant tous comme légitimes bien entendu, justifiant par là même leur rejet de toute contradiction.

 

 

Amaury Watremez

samedi, 03 janvier 2015

« Vivrensemble » à géométrie variable – des réveillons permis et des réveillons interdits

politique, société, FN, UMP, réveillon, zemmour, indicsJ'ai des amis n'ayant pas du tout les mêmes opinions que moi, les mêmes penchants déplorables j'entends bien à la réaction et à l'hédonisme petit-bourgeois ou l'onanisme de sacristie ; en amitié je me suis toujours complètement fichu de l'origine, de la « communauté ».

 

Je connais l'un d'eux depuis trente et un ans, il est rigoureusement à l'inverse de mes choix politiques, du moins en théorie, car il ne l'admettra jamais mais il est aussi « réac » que moi. J'ai eu d'autres amis très à gauche, nous nous sommes généralement fâchés non pas sur des idées mais sur des querelles d'ego voire à cause des jolies jambes et plus si affinités d'une jolie femme très séduisante bien qu'affligée, cela arrive, de névroses de petite fille riche, on me dira ce sont des motifs bien plus sérieux, « mourir pour des idées d'accord mais de mort lente »....

 

Cette semaine des journalistes de « Marianne » qui tiennent plus de l'indic, ou de l'auxiliaire de police qu'autre chose, ont cru bon de rapporter dans leur publication que des militants FN et des militants UMP avaient célébré ensemble le Réveillon du « Jour de l'An », avec Florian Philippot en « guest-star », comme si à les lire le simple fait d'avoir des opinions différentes interdisait d'être amis. Cela en dit long sur leur sens de l'ouverture et leur désir de réellement « vivrensemble », le mot qu'ils ont toujours à la bouche, mais POUR LES AUTRES. « Vivrensemble » oui, bien sûr, donc, mais avec les personnes que l'on choisit ! La différence de perception et d'opinions, très bien, mais seulement avec ceux qui pensent comme nous ! Cela témoigne aussi de leur idée de la démocratie...

 

En « une » de « Têtu » pour faire la rétrospective de l'année 2014, la rédaction de ce magazine a choisi d'élire comme « Mister Gay » un sympathisant du Front National, ceci représentant un progrès énorme dans l'acceptation de la différence, en effet on a du mal à imaginer il y a trente ans un membre du service d'ordre du GUD admettre qu'il a une passion pour les « poulovères » en « cashmere ». En voilà pourtant un autre, un progrès important du « vivrensemble » et un recul de l'homophobie ! Seulement voilà, ce n'est pas un élément de la diversité acceptable, c'est un fââchiiiste du « RBM », et ça cela justifie l'anathème immédiat. C'est un « homo » qui n'est pas dans une posture doloriste et qui en plus n'est même pas cathopobe.

 

Il est curieux que ces photos du Réveillon UMPFN sortent maintenant me dira-t-on si on a mauvais esprit. Cela tombe quand même très bien juste après les vœux du Président Nollande, ou plutôt « YaMerkel-llande ». Les journalistes criant ainsi au loup fââchiiiste retardent simplement de quelques années, ou décennies, leurs anathèmes et malédictions les français n'en ont plus rien à foutre, il faudrait quand même qu'ils comprennent que moraliser ne fonctionne plus, grâce en particulier au Net.

 

Tu vois bien, ami lecteur, d'ailleurs, que ces bonnes gens donneurs de leçons s'affolent, en témoigne cette lettre de soixante boutures de flics, auxiliaires abjects de la police de la pensée, tous progressistes et respectueux de la liberté d'expression bien entendu, (si, si, quand on pense comme eux), demandant à cors et à cris l'interdiction de Zemmour dans les médias, celui-ci ayant le tort insigne de contredire leur enthousiasme pour la pseudo mondialisation réputée heureuse.

 

Et c'est ainsi qu'Allah est grand ami lecteur, et que tout doucement mais sûrement, le « pays légal » s'éloigne du « pays réel » qui lui signifie pourtant sa colère de plus en plus fortement...

 

 

Amaury Watremez

 

illustration, le parisien.fr

vendredi, 02 janvier 2015

« Hypocrites de tous les pays, unissez vous ! »

Dédié à Myriam Le Corre qui a la même détestation de l'hypocrisie.

 

Texte revu, et épicé, avec son aide précieuse...

 

instrument de mesure de l'hypocrisie pris sur ce blog

 

Hypocrisy-quotes-300x205.pngTexte dédié au fonctionnaire zélé qui lira ce texte et en fera une fiche je crois passionnante, (il a eu un beau cadeau de Noël le 24 décembre avec ce décret gouvernemental renforçant la surveillance du Net (Gloria, Hallelouya ! chantent Najat et Christiane, Manuel et Bruno Le Roux, tous adeptes de la censure des « affreux » « réacs » contredisant leurs certitudes !)

 

Texte dédié aussi à Lucie Nette et aux « serreurs de boulons » idéologiques, éducateurs en devenir,  me lisant régulièrement, n'ayant pas manqué de signaler aux autorités « compétentes » ce blog taquin... Ce n'est pas la première fois que je constate chez des idéologues (quels qu'ils soient) cette propension à la délation. Je n'ai rien contre certains idéologues, dans ma vie professionnelle, je m’entendrai toujours mieux avec des archéo-marxistes ou d'anciens « soissantuitards » au fond, le plus souvent aussi « réacs » que moi, qu'avec des apôtres du pédagogisme libéral-libertaire...

 

Sur Internet, ami lecteur, l'hypocrisie bat son plein, cela va de « l'anti-sioniste » anonyme pleurnichant sans cesse sur les attaques contre la démocratie alors qu'il peut commenter tous les articles qu'il veut à longueur de statuts « fessebouc », ayant toujours visiblement un mal fou à assumer sa haine des juifs, à celui ou celle prétendant détester l'Islam et les musulmans, non pas par sens et souci de notre identité nationale, de notre culture commune, de notre histoire ancestrale,mais juste par sottise et une accumulation de rancœur et d'aigreur cachée sous les oripeaux de la grandeur d'âme mimée, en passant aussi entre autres par les bouffons (nes) du roi et les biens pensants républicains (es) . J'en veux pour preuve cette correspondante « fècebouc » pour qui j'aie, quel grand malheur ! quelle perte ! virée de mon « mur » après avoir eu l'outrecuidance de rappeler à elle comme à ces autres belles âmes que la haine n'est en soi jamais justifiable et  ne menant à rien, sauf : aux guerres civiles. Lorsque je songe à des enfants m'étant proches j'ai peine à envisager ce genre d’événements sereinement.

 

J'aurais pu, ami lecteur, j'en conviens, commencer l'année par un texte ultra-positif, un billet "styyylé" donnant l'envie d'aller de l'avant vers des lendemains qui chantent, à la manière de ces éditorialistes officiels finissant tous par avoir le complexe du « gourou ». Un modèle de texte donnant confiance en la nature humaine et le progrès en continu, comme le courant à deux pôles... Mais hélas ! Je n'ai confiance ni en l'une ni en l'autre, cela provient certainement de ce que d'aucuns(es) ont nommé mon « léger cynisme ». certes ! la lucidité étant souvent confondue avec les choix philosophiques de Diogène, ce sale type qui chercha vainement un être humain de son vivant et sortant au type le plus puissant de son époque, venu le consulter à son tonneau, Alexandre, un truc du style « Barre-toi de mon ombre »...

 

C'est bien connu ! En ces jours où il convient d'aimer tout le monde et d'évoquer la larme – de crocodile- à l’œil, les chtits SDF mourant de froid dans la rue (il est notoire que le reste de l'année tout va bien pour eux), je ne ferai pas comme les autres, je ne prendrais jamais part à ces méthodes de compassion pré-digérée, en "package control", étant un indécrottable petit bourgeois hédoniste et réactionnaire, appréciant de mettre les pieds dans la marmite idéologique servie 24h sur 24, 7 jours sur 7 aux citoyens(nes)-consommateurs(trices) toujours en ébullition, soumis à la gesticulation de leurs pulsions telles que le merchandising leur recommande. Ceci pointé, leur 'bonne nature" ne les empêche pas de râler ou s'esbaudir, de manifester leur commisération ou leur colère, feintes puisqu'elles n'ont aucune suite dans la vie réelle le plus souvent. L'ensemble, le plus souvent, exposant leurs superficialités et leurs artifices sous pseudo généralement, dans les réseaux sociaux ! Évidemment ! c'est plus prudent  car chez les « rebelles » du Net, nous le savons bien, avec ces mascarades, on est courageux mais pas téméraire : les" raciss kisonméchants", les méchants qui sont pas beaux...et le tralala...

 

En parlant d'hypocrisie, j'aurais pu évoquer les vœux de François Ya-lande(r) à la Nation, mais m'étant soigneusement abstenu de les regarder, je ne le ferai pas, sachant ce qu'ils contiennent : un laïus lénifiant contre le racisme, qu'est pas bô, un autre sur la France non  nostalgique mais jouissant de l'ââvenir rââdieux des « Euroländers » prévus par l'UE et du « multicul ». Le « Grand Tout » très vague dans lequel il est prévu de noyer sournoisement  ce pays. J'imagine qu'il a dû éviter de parler de la question du fondamentalisme musulman alors même que Plantu - du "ventre mou" du centre gauche - a abordé frontalement la question dans un numéro du « Point ». Hypocrites de tous les pays, en 2015, vous saurez rester unis afin de continuer à ne pas désenchanter le bon peuple, je le sais, je le sens, comme la sottise l'hypocrisie donne une autre idée de l'infini... 

 

A part ça, tout va très bien madame la Marquise...

 

 

Amaury Watremez

mercredi, 31 décembre 2014

"Bonne Année Mon Cul !"

Chaque année, ainsi qu'il est de tradition sur ce blog depuis neuf ans, une variante de l'expression que Desproges avait choisi pour son répondeur le 31 décembre...

Je sais, je sais, je m'essscuse (dit-il sans remords)... 

 

"Bonne Année Mon cul" par le "grand Mezze" d'Edouard Baer

16:19 Publié dans Art de vivre, Article, Carnet mondain, En passant... | Lien permanent | | Tags : bonané, société, politique, voeux | |  Facebook | |

mardi, 30 décembre 2014

Une pensée ou deux pour les chrétiens d'Orient...

10493.jpgimage ci-contre de la Custodie de Jérusalem

 

Je suis toujours désagréablement surpris depuis que je suis revenu de Jérusalem par l'incapacité presque totale des paroisses, des communautés dites « nouvelles » à accueillir sans volontarisme contraint et forcé, sans paroles lénifiantes les nouveaux venus, surtout quand ceux-ci ne font partie des « bons » milieux car il ne faut pas se leurrer pour beaucoup le catholicisme en France est surtout une manière de conservatoire social ; dans certaines paroisses il n'est pas rare que l'on aille sans se poser trop de questions communier selon l'ordre de préséance au « Rotary ». A Jérusalem et Bethléem, à Ramallah ou Nazareth, si je retrouvais ce comportement souvent déplorable dans les paroisses d'expatriés, j'avais pu constater comme tous mes camarades et amis volontaires et coopérants que dans celles grecques-catholiques de croyants palestiniens, nous étions véritablement reçus sans affectation, sans grands discours ni fioritures inutiles qui ne sont là que pour mettre en valeur ceux qui les prononcent. Pour ces chrétiens palestiniens, cela faisait juste partie de leur Foi, cela allait de soi.

 

Je suis toujours également frappé, effaré même, par la très molle ferveur dont font preuve les catholiques français lors des célébrations, à de rares exceptions. Le foie et le cœur de beaucoup paraissent déjà englués dans de la mauvaise graisse spirituelle. Ils sont là, ils chantent, ils prient, récitent les prières mais sont déjà finalement absents en vérité, et ce même parfois dans les grands rassemblements de jeunes qui ont au moins le mérite de faire du bien aux cœurs blessés, l'Esprit pouvant aussi s'y trouver derrière le brouhaha sur-affectif. Peut-être ais-je tort de le penser mais bien souvent j'ai l'impression qu'au fond ils croient à peine. Et l'on reconnaît un arbre à ses fruits, or une fois sortis de l'église, ils sont nombreux ceux qui omettent de simplement serrer la main, de laisser un simple sourire à celle ou celui qui était leur voisin,e de chaise. Ils compartimentent, la Foi s'arrête une fois le parvis franchi.

 

image ci-dessous de l'auteur de l'article (paroisse grecque-catholique de Ramallah)

280px-2010-08_Ramallah_15.jpgDans les paroisses grecques-catholiques la messe pouvait parfois durer deux heures, sans parler de la célébration de Noël à la Basilique de la Nativité cinq, après trois heures d'attente, mais la joie de ces croyants, leur ferveur, l'intensité de leur Foi étaient telles que cela m'a toujours paru moins long qu'une messe dominicale vite emballée et pesée devenue courante en province ou ailleurs. Je me souviens encore maintenant avec gratitude de cette procession des « Rameaux » vers la Basilique Sainte Anne, de cette messe de Pâques, de Dimanche de Lumière, à Saint Jean du Désert. Je n'en tire aucune amertume mais j'ai simplement du mal à comprendre ce qui retient les catholiques de France à se laisser aller juste un peu plus à la Charité, et en particulier à la Charité divine ?

 

Chaque année depuis 2000, et mon retour de la Terre dite Sainte donc, je suis de ce fait, et par reconnaissance envers eux, lors de la montée vers Noël et aussi lors de la Semaine Sainte en esprit à Bethléem et à Jérusalem avec les chrétiens palestiniens. Ceux-ci sont prix entre deux feux : ils sont suspects à la fois pour les tarés fanatiques du Hamas et pour les pan-sionistes à tendance autiste ; et de plus ils subissent de plein fouet l'indifférence quasiment totale des chrétiens d'Occident, excepté quelques rares âmes pures, les uns se défaussant en mettant en balance leurs souffrances avec celles d'autres croyants dans le monde, y compris parmi les catholiques, les autres en assimilant les chrétientés orientales à des survivances coloniales somme toute, ce qui est surtout un symptôme de leur ignorance et de leur paresse intellectuelle. Ce n'est pas une question d'érudition, c'est ma mère qui me faisant le catéchisme avec d'autres enfants qui m'a appris leur existence et leurs spécificités.

 

D'autres encore se soucient surtout de savoir s'ils sont bien catholiques ou non, ce qui est le cas à 60% d'entre eux, comme si la charité supposait des brevets de bonne catholicité. Il y a aussi ceux qui mettent en avant les persécutions des chrétiens orientaux surtout par haine de l'Islam mais qui ne font rien de concret pour les aider car après tout ces chrétiens du Proche et Moyen Orient, ce sont surtout des « bougnoules »...

 

Le concret à faire, ce n'est pas seulement soutenir l'Oeuvre d'Orient et l'Aide aux Chrétiens en Détresse, ce qui n'est certes déjà pas mal, Mais c'est un combat surtout politique, au sens propre du mot, ces chrétiens portent en eux une bonne partie de notre identité originelle et bien souvent ainsi que je l'ai constaté sur place ils connaissent notre culture française mieux que nous, parlant souvent une langue très pure faisant ricaner les cuistres pour qui le français c'est de l'histoire ancienne. C'est aussi la nécessité impérieuse de la prise de conscience de ce qui fait notre identité, que l'on soit croyant ou pas, ce qui fait partie intégrante de l'Histoire de France, ce « vieux pays » ayant été depuis des siècles le protecteur des chrétiens arabophones, statut qui dérange beaucoup les adeptes du « Grand Israël » qui aimeraient bien faire dégager ces empêcheurs de coloniser en rond de la « Vieille Ville » et des « Lieux Saints », ils y sont presque arrivés au Saint Sépulcre du fait de la désunion honteuse des églises en ce lieu.

 

J'en ai parlé un jour avec un de ces chrétiens orientaux, de Beit Jalla. Il évoquait son départ car il ne se voyait aucun avenir sur sa terre, entre deux persécutions égales, toujours suspect. Je lui fis part de ma colère face à ses souffrances, l'enjoignant de rester, il me répondit simplement : « Tes paroles sont très belles, mais que feras-tu sur place une fois rentré chez toi ? ».

 

Ce texte est un début de réponse...

 

Amaury Watremez

vendredi, 26 décembre 2014

L'effarante crédulité contre la Foi

politique, foi, christianisme, amaury watremez, cons, connerie

Le plan du "Village planétaire", qui ressemble donc à un parc d'attractions aussi, est emprunté à ce site

 

L'on est frappé en parcourant le Net, les commentaires des internautes, leurs « statuts » « fessebouc » ou « Touiteure », par leur effarante crédulité vaguement camouflée par l'alibi de la modernité. J'ai pu le constater par exemple pour cet article-canular évident sur le pseudo-Évangile « de Gaïus » (comme Gaïus Baltar dans « Galactica » ?), écrit avec les mêmes codes et « mots valises » pour moquer ce genre de textes que l'on trouve chaque année partout dans les médias au moment de Noël, aussitôt commenté au tout premier degré par des internautes soit scandalisés, soit déjà convaincus par le texte et qu'il est presque impossible de convaincre de l'intention taquine du texte, pourtant évidente ; les personnes scandalisées montrant la fragilité de leur foi celle-ci pouvant donc être ébranlée par une blague certes sophistiquée mais une blague...

 

NB : On ne s'étonne qu'à moitié de ne jamais trouver d'articles doutant de l'historicité de Mahomet ou Moïse...

 

Ayant accès à une immense banque de données, certains découvrent des choses que leurs ancêtres connaissaient déjà il y a quelques siècles, et les exposent sans restriction ni prudence, sans réflexion personnelle ni analyse se contentant de répéter ce que les béquilles informatiques que sont pour eux « Wikipédia » ou « Gougueule » apportent.

 

Ou pas.

 

Car ces béquilles font des internautes des handicapés du raisonnement intellectuel strictement incapables de penser par eux-mêmes bien loin de l'idée de « village global » émancipateur. Ce fameux « village planétaire » encouragerait plutôt au repli sur soi et en particulier sur ses certitudes rassurantes, sur des préjugés d'une sottise généralement abyssales et l'exposé de lieux communs d'une mièvrerie sans égal pour se justifier de sa paresse intellectuelle : en gros, tous les goûts se valent, il faut être gentil avec son interlocuteur même quand il dit des énormités, et les personnes qui ont un peu de culture extérieure à la « culture » du Web et des réseaux dits sociaux sont des prétentieux-se insupportables...

 

Curieusement, enfin cela sera curieux pour quelques uns, cette effarante crédulité s'oppose frontalement à la Foi et en particulier à la Foi chrétienne nombre d'internautes redécouvrant l'eau chaude, que ce soit des éléments repris des Évangiles apocryphes ou des confusions dus à l'ignorance (par exemple que le prénom « Ieshuah » ou Jésus était extrêmement répandu à l'époque du Christ et qu'il exista d'autres « rabbis » itinérants le portant confondus plus tard avec lui). Les chrétiens ont été conscients dés l'origine de ce risque qu'est la crédulité pratiquant l'exégèse, et un travail de recherche historique, en particulier celui des dominicains, ou des missionnaires d'Afrique, dans tout le Proche-Orient et particulièrement en Terre Sainte.

La Foi fait travailler tout l'être, et en particulier son intelligence...

 

Ce n'est pas la première époque autant marquée par cette atroce et abjecte crédulité, doublée de l'imbécile prétention d'une vanité sans bornes d'être à l'apogée des consciences, dans l'incapacité totale d'un quelconque second degré de compréhension, c'était déjà le cas durant les Guerres de Religion, période pendant laquelle des esprits de qualité comme Montaigne ne trouvèrent comme solution que de se réfugier dans leur bibliothèque parmi les écrits des grands anciens et des maîtres antiques, y puisant leur sagesse et un peu de raison. Ce qui frappait Montaigne déjà en son époque est que cette crédulité étonnante se doublait d'une servilité sans bornes face à des maîtres qui ne songeaient qu'à leurs propres intérêts et leur seul confort de classe.

 

 

Durant cette période troublée, j'avais un ancêtre en Picardie ayant trouvé la solution pour mettre les imbéciles d'accord entre eux, le Sire d'Inchy. Il a encore à cause de cette solution sa « pierre d’infamie » dans un coin obscur de la cathédrale de Laon. Il pendait les cons après avoir bien bu et bien mangé avec ses compagnons d'armes s'arrêtant de pratiquer ce salutaire quoique radical « branchage » constatant qu'il ne se trouverait pas assez d'arbres pour libérer la terre de tous les sots. Hélas, ami lecteur, je peux que souscrire, moi son lointain descendant, à cette constatation désolante...

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