samedi, 19 mai 2012
Adresse à un/e petit/e malin/e
Un/e petit/e malin/e a perdu un temps fou visiblement hier soir pour m'abonner à une trentaine de niouzeletters de divers sites gays et lesbiens. Je m'étonne toujours qu'il y ait des esprits assez malades pour perdre du temps à ça, ce qui témoigne ici chez le/la petit/e malin/e qui a fait ça d'une homosexualité latente inavouée ou honteuse.
Ce n'est pas la première fois, que j'y ai droit des pseudo anti-sionistes m'ont abonné à divers publications fondamentalistes musulmanes comme d'autres, sionistes radicaux...
Comme dirait monsieur Fernard : "les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait".
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jeudi, 17 mai 2012
L'éducation commence en famille, se termine à l'école
Aussi sur Agoravox
Et sur Antidoxe
Ce qui permet de voir les commentaires à cet article sur un site plutôt à gauche, et sur un site plutôt libéral...
Le nouveau gouvernement a pour priorité l'éducation ce qui est bien légitime, avec comme moyens avoués la création de postes et d'emplois de soutiens pour les élèves et d'une restauration des moyens. C'est tout ce qu'il y a de plus honorable et l'auteur de ce texte le salue en toute sincérité, ce qui est fait pour l'instruction et la formation culturelle et citoyenne des adolescents et des enfants, après tout, c'est toujours bon à prendre.
image empruntée ici (site de "l'île aux jouets")
Cependant, comme tous les gouvernants avant eux, le nouveau gouvernement oublie une variable importante, fondamentale, du problème :
La place de la famille et de l'éducation reçue à travers elle. Ce n'est pas simplement une question de postes, de moyens, de nouveau budget, c'est aussi et d'abord une question globale de société.
Or, depuis une cinquantaine d'années, ce n'est pas que les enfants soient mal éduqués ou mieux éduqués, mais plus éduqués du tout, le plus important pour eux devenant leurs besoins de consommer les biens et services que le système consumériste leur enjoint de consommer pour être insérés dans la chaîne économique dont ils deviennent des rouages dociles .
Les parents, sous la pression de tel ou tel psychologue médiatique, de tel ou tel groupe de pression, ont fini pour la plupart de démissionner de leur autorité et de leurs charges de parents, se contentant, c'est au moins quelque chose, de nourrir et vêtir leur progéniture.
Les parents laissent la responsabilité de l'éducation, ou de leur formation comme citoyens, des gosses aux professeurs dés la maternelle, considérée comme une garderie de luxe, le primaire, idem, le collège, perçu de même manière, et le lycée.
On reproche aux enseignants d'être soit trop sévères, soit trop laxistes. Et bien sûr paresseux, car la tâche qu'on leur demande est titanesque et quasiment impossible : réussir à rattraper plusieurs années d'absence totale de repères, y compris les plus basiques, chez des élèves dont les géniteurs se comportent parfois comme des copains du même âge : le père joue à la console avec son fils, la mère s'habille comme sa fille, elle adore que l'on dise d'elles qu'on dirait des « jumelles du même âge ».
Les parents ai:ment à évoquer leur passé idéalisé d'élève ou modèle, rarement il faut bien le dire, c'est mal considéré aussi par les adultes d'être un genre d'intello, ou d'élève chahuteurs et rigolos qui « faisaient tourner en bourrique les profs quand ils étaient jeunes, et d'ailleurs c'est pour cela qu'ils n'ont pas réussi leurs études », « les profs ne les aimaient pas ».
Depuis quelques années du fait d'internet, ce genre d'argumentaire se complexifie, si un parent n'a pas fait d'études, ce n'est pas parce qu'il était juste fainéant, ou simplement insouciant, mais c'est parce que l'école ne forme qu'à un seul modèle social et que lui était rebelle à ce modèle, ou alors plus chic, invoquer le syndrome d'Asperger
Aucun d'eux ne songerait à se rappeler son absence totale d'efforts personnels tout au long de sa scolarité. Le simple fait de prononcer le mot « effort » ou « exigence » ou tout simplement « travail » vous fait passer pour un réactionnaire.
C'est à peine si on ne demande pas aux enseignants d'aller passer les examens et concours à la place du petit dernier ou de la petite dernière, au minimum doit-il fournir en quelque sorte des diplômes « clés en main » ou en kit où il ne reste plus qu'à l'élève à recopier en somme et éviter toutes contraintes considérées comme inutiles.
Comment d'ailleurs un élève peut-il se concentrer dans sa chambre alors qu'il a un portable (voire deux), son propre ordinateur, sa propre télévision (avec le « satellite » vu comme éducateur culturel de compensation) et bien sûr la console de jeux dernier cri ?
Il est persuadé ainsi que ses parents que de toutes manières il lui suffit maintenant de taper sa recherche sous « Google » (TM°) quand il cherche une réponse à un quelconque questionnement sur une lacune de connaissances.
Ce qui est rare bien sûr, sauf quand il doit aider un comparse à répondre à un jeu télévisé, les quiz télévisuels trop culturels étant d'ailleurs stigmatisés comme réservés aux vieux. Bien sûr, les parents et leur progéniture feignent de croire que ça suffit, et que l'esprit d'analyse ou le sens critique s'acquièrent facilement, d'un claquement de doigts.
Bien sûr, toutes ces questions qui remettent en question le mode de fonctionnement de la majorité des parents et de leurs enfants actuellement, personne ne veut se les poser. Cela reviendrait à remettre en cause la consommation reine dans notre société, ainsi que la satisfaction immédiate des désirs et pulsions, que la plupart voit comme le seule but de la société actuelle.
18:34 Publié dans Art de vivre, Article, Lu et vu sur le Net, Politique, Sociologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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Dés fois mieux vaut avoir des ennemis que des amis
Hollande selon ses amis :
Je cite :
- "Couille molle" (Aubry)
- "Capitaine de Pédalo" (Melenchon)
- "Fraise des bois" (Fabius)
- "N'a jamais rien fait de sa vie" , son ex concubine, (Ségolène Royal).
- "Incapable de diriger le pays" (Manuel Valls)
Il est donc bien net que parfois que quand on a certain genre d'amis, il vaut mieux les avoir comme ennemis au fond.
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mercredi, 16 mai 2012
La nouvelle (et normale) rentrée des classes de la France
sur agoravox rentrée normale aussi
Toute ressemblance du collège dont je parle avec la situation politique de notre pays serait totalement voulue.
image prise ici sur le site de écoles au pluriel
Dans mon collège, quand j'étais adolescent, nous avions changé de principal, le nouveau était plus jeune que le précédent, prétendait tout changer, et puis finalement, il fit comme les autres et appliqua les instructions ministérielles à la lettre dont celle de la proviseure du lycée proche, flambant neuf, et dont les élèves travaillaient à l'entendre beaucoup mieux que nous.
Au début la majorité des élèves l'aimait, et puis au bout d'un moment, comme nous le voyions tout le temps dans la cour, un peu trop, la plupart l'ont détesté et pris en grippe.
Cela devint un passage obligé pour se faire bien voir des élèves réputés les plus rebelles du collège, qui étaient aussi parmi les plus conformistes il faut bien le dire, il fallait absolument montrer que l'on détestait ce jeune principal au risque d'être traité de « fayot » et autres délicatesses. Quelques années plus tard j'appris que la plupart de ces « rebelles » étaient devenus employés de banque ou bureaucrates dans une quelconque administration.
Car il avait beau leur promettre que tout le monde dans le collège aurait un diplôme et le métier de ses rêves ça ne fonctionnait plus, le courant ne passait plus et les résultats ne suivaient pas vraiment car tout le monde s'était dit que c'était en gros à lui de faire tout le travail, que nous n'avions pas à lever le petit doigt, et que rien ne devait changer dans nos petites habitudes, y compris pour les élèves responsables des études ou des couloirs.
Il jouait les gentils, mais il prétendait sonner la récréation plus tôt le soir pour les élèves turbulents qui affirmaient être frustrés et en avoir besoin pour se défouler.
L'ancien principal avait pourtant une jolie femme qui était loin d'être le tromblon habituel que sont les épouses de certains édiles provinciaux, il roulait dans une belle voiture que les plus vieux des élèves auraient voulu avoir plus tard, deux beaux jouets en somme. Sa femme se réunissait parfois avec les plus jeunes professeurs féminines, et elles discutaient en salle des professeurs de chiffons et autres sujets futiles.
Les plus grands du collège avaient essayé plusieurs fois de la prendre en photo alors qu'elle prenait des bains de soleil dans le jardin du logement de fonction de son mari. Pour se venger, ils avaient fait courir le bruit qu'elle était jolie, mais que comme toutes les jolies femmes, selon le préjugé immémorial, elle était bête aussi.
(Alors qu'une femme peut très bien être laide et imbécile, dût-elle prendre ses diverses frustrations pour une forme d'intelligence)
Et puis le principal a changé, non pas brutalement, sans prévenir, pendant un an, on nous a présenté à nous les élèves celui qui allait lui succéder, ont été vantés ses qualités supposées à l'inverse de celles de l'ancien principal.
Lui, le nouveau il serait le président de la justice et de l'égalité, lui le nouveau principal, il saurait nous faire accéder aux premiers rangs de la réussite, sans que nous ayons aucun effort à fournir pensions-nous, sans sacrifices.
Quand il prit ses fonctions, il serra à peine la main de l'ancien principal, même si nous ne l'aimions pas beaucoup, nous n'allions sûrement pas pleurer sur son sort, cela nous fit quand même, malgré nous, un petit pincement au cœur, nous nous somme dits alors que peut-être il était possible que même lui, oui, même celui-là nous le regretterions d'ici quelques temps.
Il souriait lui aussi, mais nous sentions bien qu'au fond, il était tout aussi sévère que le précédent voire plus. Même le professeur de techno, qui parlait souvent avec les élèves « rebelles » le trouvait sympathique et ne trouva rien à redire sur les promesses qu'il avait faite avant d'arriver dans notre collège.
Sa femme au nouveau principal était jolie aussi, mais on sentait qu'elle ne se laisserait pas apitoyer par les élèves et les petits soucis des jeunes professeurs. Ils nous parlèrent tous les deux d'un retour à la normale tout comme le principal adjoint, eux savaient ce qu'il fallait faire pour nous remettre dans le droit chemin et nous emmener vers notre vie de citoyen. Nous comprîmes alors que nous aurions ce genre de leçons de morale, qui rappelait celles de l'ancien curé de l'église du quartier, qui était très moderne et qui avait fini par se mettre en ménage avec son bedeau.
Il ne resta pas très longtemps dans notre collège, car déjà avec les nouveaux professeurs et le principal adjoint, qui était un ancien scout ou approchant comme nous avions cru le comprendre, il partit très vite pour le lycée rutilant à côté de notre collège pour rendre visite à sa proviseure, lui faire un brin de cour, comme l'ancien principal...
22:30 Publié dans A boulets rouges..., Art de vivre, Article, Politique, Sociologie, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 14 mai 2012
Des envies de Sud...

Face à toute la comédie politique en train de se jouer sous nos yeux, et qui va recommencer d'ici peu pour les législatives, j'aurais pu sortir un texte décapant, moitié caustique, moitié sarcastique sur l'hypocrisie de l'un pour qui si sa politique n'a pas fonctionné, c'est parce que c'est la faute à la crise, et de l'autre pour qui s'il ne peut pas appliquer ses promesses c'est la faute à l'Europe, en particulier aux allemands, à qui il réserve pourtant sa première visite officielle.
Mais finalement, avec le soleil qui revient un petit peu en ce début de semaine, j'ai des envies de Sud, pas forcément le sud réel, celui qui attend les cars de parisiens en leur vendant des santons fabriqués à Shanghai ou de la bouillabaisse made in pays de l'Est, celui qui se bétonne à vitesse grand « V » du fait de la corruption et des diverses mafias ou assimilées qui le tiennent en coupe réglée, mais ce Sud qui est un peu ma « terre sainte », et en quelque sorte mon Atlantide personnelle, où l'on peut trouver une certaine douceur de vivre et dans l'air, des restes d'un art de vie un peu plus humain, des bribes de convivialité, un sud certes rêvé mais parfois le rêve console de toute les bêtises accumulées, de toutes les inepties débitées avec un sérieux papal par des personnes qui ne sont en somme que des marionnettes du système, même celles s'imaginant rebelles.
Par exemple, se rebeller contre le libéralisme en utilisant un instrument qui en est l'émanation la plus pure, Internet, en s'imaginant que cet outil est un outil de révolte.
Ce sud rêvé n'est pas difficile à retrouver, pour s'échapper ne fût-ce qu'un instant, il suffit d'un tout petit coin de ciel bleu, d'un peu de soleil sans nuages. Des hommes au cours de l'histoire ont souvent sauté le pas et sont allé chercher ce sud, même jusqu'en Patagonie, comme le personnage de Jean Raspail, Antoine de Tounens, Bernanos en Espagne puis ensuite jusque sur le « chemin de la Croix des âmes » et Henry de Monfreid à travers la mer Rouge, dans le désert et jusque Djibouti. Là-bas aussi ils n'y ont trouvé qu'un autre désert, spirituel, celui de l'âme de la plupart de leurs congénères, qui n'ont de l'appétence le plus souvent, que pour la malveillance.
Ce sud c'est aussi celui de la mélancolique chanson de Nino Ferrer, un endroit où « le temps dure longtemps et la vie sûrement ».
C'est aussi comme dans une nouvelle de Pierre Gripari, dans « Dieu, diable et autres contes de menterie », où il est midi tout le temps, et le soleil constamment au zénith au dessus d'un Paris rêvé dans lequel toutes les époques se croisent, sans heurts.
A quoi cela sert-il de pointer encore une fois du doigt la farce en train de se jouer ? Comme dit l'adage, quand on lui montre la lune l'imbécile regarde le doigt, et la plupart ne veut pas voir le réel en face, à savoir la comédie qui se donne sous ses yeux.
De plus, pour lui, plus c'est gros plus ça passe, plus on lui fait de promesses impossibles à tenir, plus ça passe. Comme de dire que celles-ci ne pourront pas être tenus à cause des difficultés de croissance en Europe avant même d'avoir débuté quelque politique que ce soit.
Le croyez-vous ?
Quand on lui dit que demain on ras gratis, le peuple le croit presque toujours. Comme disait Desproges, « l'adulte ne croit pas au Père Noël, il vote ». Cela devient dramatique quand on évoque tous ces ouvriers à qui l'on a promis monts et merveilles, à Continental, à Arcelor-Mittal, qu'ils garderaient leurs emplois, que le nouveau pouvoir ferait les gros yeux aux dirigeants de ces entreprises et qu'ils garderaient leurs emplois.
Ces travailleurs ont cru cela possible. Ils ont repris espoir, il faut espérer qu'ils ne soient pas cruellement déçus.
Tout le monde sait parfaitement que faire les gros yeux à un patron de multinationale suffit pour qu'il ne licencie plus ici ou ailleurs !
Elle continuera de se dérouler, la comédie politique, jusqu'à la lie, avec l'assentiment des peuples encore en plus, l'un et l'autre camp s'entre-déchirant jusqu'au bout pour le plus grand bonheur des carriéristes qui nous gouvernent qui feignent le clivage idéologique et l'affrontement des idéaux, la simplicité sous le feu des projecteurs, alors qu'ils ne songent qu'à garder leurs postes ou en obtenir un autre correspondant plus à l'idée qu'ils se font de leur « destin ».
Le sud, l'Europe et le système en ont fait le cœur du problème, qui viendra de Grèce, mais aussi d'Espagne ou d'Italie.
Il y a un peu plus de cinquante ans, les fondateurs de l'Europe, tous bien intentionnés, se sont dit que pour éviter une guerre il suffisait de créer un grand marché unique qui rendrait les pays tellement interdépendants qu'ils seraient obligés de s'aimer et de tous se tenir la main comme des frères.
C'était méconnaitre profondément l'humaine nature, ne vivre que dans l'abstraction, qui est confortable, mais qui n'a rien de réelle, et nous emmener doucement mais sûrement à la catastrophe sur le point d'arriver.
Depuis cette période, les identités nationales et régionales n'ont pas cessé d'être revendiquées et ce parfois, de manière extrêmement radicale, de plus en plus depuis quelques années, avec un « retour de bâton » identifié comme protestataire, face auquel les édiles se bouchent le nez, en particulier la gauche « olfactive « , les yeux, les oreilles.
Il faut dire que les constructeurs de l'Europe n'ont pas tenu compte du tout de l'expression démocratique des peuples, s'en moquant, comme lors du référendum de 2005, pour faire le bonheur des européens malgré eux, et un déni total de démocratie soit dit en passant, pour en faire d'ailleurs tous des européens pour de bon, quitte pour cela à nier les réalités concrètes de pays comme l'Irlande, ou du Sud de l'Europe, absolument pas préparés à rentrer dans le marché uni du « vieux » continent.
Face à tant d'inconséquence, et d'inconscience, de la part de politiques, mais pas seulement, réputés responsables et plus intelligents, je me prend à rêver de ce Sud où la vie est encore un peu douce, et l'humanité encore un peu elle-même.
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vendredi, 11 mai 2012
Un peu de Paolo Conte pour oublier les haineux
Sur Agoravox, pour certains commentateurs c'est sûr, je suis un agent du sionisme international, un sioniste convaincu car je ne prêche pas la haine contre Israèl, sur Antidoxe, par contre, je me fais traiter de dhimmi car je car ne prône pas le choc des civilisations. On n'en sort pas.
D'un côté comme de l'autre, ces obsédés délirantissimes du complot te mettraient le beau pays de France à feu et à sang pour satisfaire leur haine, et leur envie d'en découdre. Qu'attendent-ils pour prendre les armes et s'entre-tuer ?
Moi, sur le sujet, je songe à des enfants qui me sont proches et des adolescents aussi, dont je n'ai pas envie q;u'ils se fassent tuer au nom de haines ancestrales irrationnelles et de coutumes d'un autre âge qui n'ont rien d'honorables ou de pittoresques.
Qu'est-ce qui disait le maire de Bordeaux en 1598 ? (ami djeun, je t'aide, le maire de Bordeaux à cette époque s'appelait Montaigne, un boloss qui vivait dans sa bibliothèque)
"Guelfe avec les gibelins, gibelin avec les guelfes"
Ouais, c'est tout à fait ça, encore.
Et sinon, un peu de Paolo Conte, c'est classieux pour oublier les haineux.
21:22 Publié dans Art de vivre, Article, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 10 mai 2012
Article anti-jeunes et sans scrupules
« La jeunesse, toutes les jeunesses sont le temps kafkaïen où la larve humiliée, couchée sur le dos, n’a pas plus de raison de ramener sa fraise que de chances de se remettre toute seule sur ses pattes.
Autant que la vôtre, je renie la mienne.
L’humanité est un cafard. La jeunesse est son ver blanc ».
Chroniques de la haine ordinaire – Pierre Desproges
Desproges écrivait ça en 1986, déjà à l'époque, c'était mal de dire des horreurs sur les « jeunes ». Depuis, le jeunisme est toujours à l'honneur, un peu plus chaque jour, on ne devrait même plus parler de jeunisme d'ailleurs, mais d'infantilisation.
L'infantilisation est partout, dans les pubs, les journaux, sur le net, dans la vie réelle.
Les adultes aiment manger de la nourriture régressive par peur de se voir vieillir, constamment dans la nostalgie de leur enfance, des confiseries, des desserts sucrés et j'en passe. Ils aiment se replonger dans les émotions idéalisées de leur jeunesse.
Et un beau jour, le miroir leur renvoie l'image d'un type à calvitie avec des rides et des doubles foyers, ou d'une femme mûre qui s'habille pathétiquement encore comme une gamine.
Critiquer le jeunisme et les jeunes, ou plutôt les « djeuns », voilà le sujet épineux, politiquement incorrect, voilà un sujet hautement réjouissant au risque de se faire traiter de boute-feu du conflit des générations ou de « vieux con ».
En réponse au méchant qui critique le jeunisme, on opposera quelques clichés et lieux communs sur la jeunesse des artères et j'en passe et des meilleures, comme être bourgeois est un « sentiment », être jeune ou vieux devient aussi un « ressenti » et rien d'autres.
C'est le paradoxe de notre époque, les adultes rejettent toute autorité qui briderait un tant soit peu leurs pulsions mais il n'y a jamais eu autant de charlatans se proclamant « coachs » pour tout et n'importe quoi : de « comment faire son ménage tout seul comme un grand ? » à « comment s'habiller pour plaire aux hommes quand on est grosse et mal fichue ? ». Les jeunes comme les moins jeunes ne tolèrent plus apparement la moindre contrainte mais aiment être docilement "coachés" ce qui flatte évidemment plus le narcissisme.
Ne parlons pas de la politique, les électeurs normalement majeurs et responsables, mûrs, sûrs de leurs responsabilités semblent voter au gré de leurs humeurs qu'ils ont du mal à canaliser, tel un ado en pleine montée d'hormones, ou en pleine crise de rébellion, qui dure pour certains jusque la cinquantaine passée.
On vote alternativement pour un « père fouettard » ou un « papa copain », tellement cool.
Des adultes majeurs et vaccinés vont même jusqu'à s'imaginer rimbaldiens alors qu'ils ont l'âge de leur -petite- bedaine, surtout parce qu'ils étalent quelques belles images vaguement humanitaristes qui ne mangent pas, ils ont des envolées lyriques parfaitement creuses, bien que sympathiques.
Beaucoup de votants ne savent pas trop ce qu'ils veulent, passant de l'un à l'autre sans trop se décider comme un ado papillonnant au gré du vent.
Les quadragénaires se comportent dans leurs amours comme des adolescents à peine post-pubères qui se hasardent à leur « première fois », les femmes jouent les midinettes acnéiques, les hommes les jouvenceaux à la fois, et paradoxalement, romantiques bêtas et obsédés sexuels de base, à la manière de l'ado qui feuillettent fiévreusement et d'une main les « magasines pour hommes » qu'il achète en douce chez le buraliste, ou le catalogue des « Trois cuisses » qu'il pique à sa mère, ou sa grand-mère en douce.
Le jeune est devenu le cœur de cible du marché économique, les pubs pour voitures « familiales » par exemple s'adressent aux gosses, elles laissent croire aussi au futur consommateur qu'il a gardé son âme d'enfant et « le goût des choses simples » ( sous cellophane).
Tous les jeunes se sont crus à toutes les époques les premiers à croire que leurs attitudes d'affirmation d'eux-mêmes signifiaient qu'ils étaient uniques en leur genre : par exemple, le jeune portait un « jean » pour montrer son indépendance, comme tous les autres jeunes habillés tous pareils.
Le jeune, comme ses aînés, n'est pas indépendant une seconde mais soumis aux pires instincts grégaires que l'on ait pu constater depuis longtemps. Il est soumis à des diktats d'apparence, d'achats d'objets totems, et à un comportement dicté par le système, y compris d'ailleurs dans la pseudo critique de ce même système. Il se laisse prendre, comme les adultes, répétons le, aux pires clichés les plus éculés, qu'il croit être le premier et le seul à balancer.
Et comme ses parents et les adultes, il est individualiste au dernier degré, ne compte que sa petite personne et rien d'autres. Une chose frappe, même quand on traverse des tout petits villages ruraux, pourtant encore idéalisés comme endroits pratiquant une convivialité perçue comme idyllique c'est qu'il n'y a jamais personne dans les rues passé une certaine heure, plus d'endroits où la communauté se retrouve, jeunes ou moins jeunes, excepté dans quelques manifestations jouant la sur-affectivité artificielle.
Ci-dessous un extrait de l'adaptation de "la vie secrète des jeunes", BD de Riad Sattouf
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mardi, 08 mai 2012
Les deux Frances
Hier, sur « Arte », à côté de la journaliste – présentatrice, qui cachait à grand peine sa jubilation, objective je suppose, il y avait Plantu, célèbre dessinateur de « centre gauche » (à savoir de cette gauche qui n'assume pas entièrement) qui fit un dessin cependant très juste parlant de deux frances se regardant en « chiens de faïence », un français issu du multiculturalisme contemplait en face de lui, au-dessus d'un gouffre les séparant, une famille de français « souchiens », deux Frances séparées presque irrémédiablement :
La France dite « multiculturelle », représentée hier soir par des « pipeaules » que l'on vit aussi à l'Élysée avec Sarkozy lors du vote de la loi Hadopi (Guy Bedos entre autres qui est de gauche pour la posture et de droite pour le pognon, comme tous les autres) et la France des « gens qui souffrent » (TM)° selon la formule méprisante dénichée par un communicant de l'UMP et du PS pour désigner ces électeurs « souchiens » qui n'ont pas voté comme il convient au premier tour, à savoir selon l'arbitrage de la « gauche morale » (ou moralisatrice), la France des catholiques méprisés et constamment raillés, rejetés (alors qu'ils ne représentent que 1% de la population, mais semble-t-il c'est encore trop).
Le soir de la victoire, les représentants de la « France multiculturelle » disaient tout haut ce qu'ils pensaient tout bas quelques jours plus tôt, cette France qui souffre c'est la France des « franchouillards » comme beaucoup à gauche hier osèrent dire sans trop de scrupules après avoir dragué pendant quinze jours à gros sabots cet électorat qui a voté Front National en masse, un électorat dont ils se moquent donc encore une fois dans les grandes largeurs.
Ils ne s'étonneront donc pas du retour de bâton d'un vote important pour la droite radicale provoqué par leur propre aveuglement. On ne pourra pas dire que l'on ne les avait pas prévenus !
La France multiculturelle et de la gauche dite morale feignent de croire d'ailleurs que le vote de ces électeurs pour Hollande est un vote d'adhésion à des idées et non surtout un vote-sanction d'abord et avant tout contre Sarkozy, basé surtout sur un rejet de la personne et non de ses idées, et sans pour autant lui opposer un projet alternatif.
Ce qui amène à penser que le vote protestataire de ces élections, ce n'est pas le vote le Pen mais le vote Hollande au fond !
C'est aussi un vote comparable à l'attitude de certains adolescents qui lors de leur crise post-pubertaire rejettent tout ce qui leur apparaît comme un surmoi, quelque chose qui pourrait brider leurs pulsions, leurs émois, ce que représentait Sarkozy pour eux, même si la plupart de ses mesures réputées répressives n'étaient au fond que des effets de com, mais en l'occurrence, c'était déjà ressenti comme de trop. Cela suffit à certains pour être tentés de se jeter dans les bras du premier démagogue qui passe.
La France « multiculturelle » c'est la France pour qui être français c'est avoir une carte d'identité française en poche, avec tous les droits afférents, mais curieusement on ne parle jamais d'éventuels devoirs tout étant dû au citoyen qui devient une sorte de consommateur de citoyenneté qui considère qu'il n'a à faire que ce qui lui plaît, selon son humeur.
L'autre France, la France des « franchouillards », des « beaufs », des "Dupondt Lajoie" sans cesse raillée depuis des décennies, y compris pendant les quinquennats et septennats de droite, c'est celle qui a le tort pour notre époque festiviste de considérer qu'être français c'est adhérer à des valeurs, à une histoire, même chaotique, à une culture, à l'attachement à la communauté nationale, un droit qu'on lui refuse, qu'on ridiculise.
Le français multiculturel se revendique de toutes manières la plupart du temps « citoyen du monde », il aime tout le monde, donc personne.
Et il tourne en dérision cet attachement à des valeurs et des racines communes quand il ne va pas jusqu'à invoquer le retour des z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°) ce qui coupe court à toute discussion.
Il est toujours dans la posture et l'apparence, car au fond quand il promène son chien dans un quartier « difficile », aimable pléonasme, il serre les fesses comme les autres, tout comme les autres il n'aime pas et méprise au fond ces femmes en « burka », voire simplement en « hidjab » dans les rues de sa ville, qu'il considère comme arriérées au final, mais sans trop le dire, et puis de toutes façons il n'habite pas les mêmes quartiers.
Et donc contrevenir au masochisme mémoriel de mise depuis longtemps en France.
Il est quand même difficile à comprendre pourquoi n'importe quel peuple, pays, n'importe quelle ethnie, culture ou civilisation, peut revendiquer dans le monde sa fierté d'être elle-même alors que le peuple français devrait sans cesse battre sa coulpe et s'auto-flageller.
Dans quel autre pays, et je pose la question tout à fait calmement, voit-on des personnes se réjouir des résultats d'une élection en brandissant des drapeaux d'autres pays et en clamant leur mépris du pays qui les accueille ? (le lien mène à "l'Express", un hebdomadaire que l'on ne saurait soupçonner d'être proche du FN)
Les deux Frances se haïssent, elles ont de plus en plus de haine l'une envers l'autre. Ce qui reste du dialogue politique se concrétise surtout dans les attaques personnelles, la stigmatisation de l'adversaire, la délation, le fiel et l'allusion des ragots. La contradiction n'est plus acceptée, et les camps se radicalisent, y compris celui de la gauche morale qui accepte à peine le pluralisme des opinions, qui paradoxalement ne se sent pas gênée pour autant de continuer à jouer le rôle d'arbitre des élégances politiques.
06:58 Publié dans Art de vivre, Article, Histoire, Lu et vu sur le Net, Politique, Sociologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 07 mai 2012
Devoir de mémoire - les harkis
J'ai reçu ceci ci-dessous...
image prise ici
Après avoir vu tous les drapeaux algériens à la Bastille j'ai pensé que ce devoir de mémoire était important.
"DEVOIR DE MEMOIRE - Hocine le combat d'une vie, voir vidéo ci-dessous, par croaclub
En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l¹époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l¹Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française.
Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler. 35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte.
Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011.
Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat
Et pour compléter le documentaire, réécoutez sur SUD RADIO, « podcasts » l'émission du 8/11/11, de Karim Hacene, Enquêtes et Investigations, sur les harkis le camp de saint maurice l'ardoise Sur radio-alpes.net, Infos Générales - Audio -France-Algérie : Le combat de ma vie (2012-03-26 17:55:13)
Ecoutez: Hocine Louanchi joint au téléphone...émotions et voile de censure levé ! Les Accords d'Evian n'effacent pas le passé, mais l'avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi) "
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dimanche, 06 mai 2012
La démocratie selon Desproges (d'actualité)
"La salope qui a inventé la fil rouge autour de la vache qui rit, c'est aussi celle qui a inventé la démocratie."
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Hollandorama
Nous y sommes, enfin, l'ancien président de sinistre mémoire, qui camouflait à grand peine ses envies d'autocratie, a été exclu par le peuple, la révolution est en marche, la Bastille va être reprise dans la liesse populaire et prolétaire, et encore une fois de plus après mai 1968, mai 1981 la France est passée « de l'ombre à la lumière » pour reprendre la célèbre formule de Jack Lang, l'immortel ministre de la culture de notre beau pays, tous ceux qui lui ont succédé ne sont que des usurpateurs sans commune mesure avec ses ambitions remarquables pour la nation.
Tout va changer à partir de maintenant, l'Europe libérale dirigée par l'argent des boutiquiers et des grands argentiers apatrides, dont certains cachent à grand peine leur sionisme odieux, déniant le droit des peuples autour d'eux, ne va plus dicter ses décisions, et dorénavant, si un entrepreneur veut délocaliser son entreprise, il devra payer une taxe tellement élevée que cela le dissuadera à n'en pas douter de le faire.
Ils auront très peur c'est évident.
D'ailleurs à la « City » de Londre, François Hollande fût très ferme avec les marchés financiers qui en ont alors conçu un immense respect tout comme son pré&decesseur comme candidat de la SFIO, pardon du PS, Dominique Strauss-Kahn dont les ennemis de l'anti-France osèrent souiller la réputation morale pourtant irréprochable.
Et enfin, les humoristes et écrivains d'une grande finesse baîllonés par le pouvoir car ils osaient critiquer l'ancien président, de sinistre mémoire, vont pouvoir s'exprimer en liberté : Stéphane Guillon que l'on ne voyait plus nulle part depuis cinq ans, Guy Bedos, interdit de médias, Didier Porte qui ne pouvait se faire entendre que sur la radio confidentielle qu'est RTL, Christophe Alévêque, jamais invité dans les émissions à grand spectacle.
Ils retrouvent leur liberté de parole !
Le nouveau président issu de la SFIO, pardon du PS, saura faire preuve de clémence envers les réactionnaires et électeurs de droite qui seront restés aveugles jusqu'au bout. Il devra compter sur le soutien attentif et éclairé du chef des forces populaires et de progrès du Front de Gauche qui le morigéneront fermement s'il ne tient pas ses promesses envers les travailleurs et les travailleuses.
Partout dans le pays, le peuple clame sa joie et sa bonne humeur enfin retrouvées, à sa manière joviale et simple empreinte de la verve populaire qui a fait florès dans notre pays depuis des siècles :
« Sarko va te faire foutre ! » « Sarko va te faire niquer ! » disent-ils en faisant résonner partout dans les villes et les villages le son clair et direct de leurs klaxons de voitures modestes mais fières.
Non ! Monsieur Sarkozy, il ne fallait pas prendre vos opposants pour des idiots, ils ont des arguments à vous opposer autres que les insultes, la haine et les calomnies dont vous êtes coutumiers vous et vos sbires !
Les larges poumons des travailleurs de la terre entonnent des chants d'actions de grâce, et laissent reposer leurs mains qui n'auront plus à chercher maladroitement les racines ou tubercules qu'ils étaient obligés de tirer de la glèbe depuis 2007. Dans les usines, les ouvriers arrêtent la chaîne et dansent en jouant de l'accordéon, pendant que dans les écoles, les élèves, joyeux et enthousiastes, parlent de l'avenir radieux avec leurs enseignants.
Déjà les plus riches ont peur en France, ainsi pour prévenir toute tentative violente ou coercitive à leur égard, Mathieu Pigasse et Pierre Bergé ont-ils décidé de donner la moitié de leur fortune personnelle pour donner à manger aux plus pauvres. Les autres vont devoir fuir lâchement ou s'adapter car le nouveau président va leur demander enfin l'effort qu'ils auraient dû faire depuis longtemps.
Pendant que l'ancien président de sinistre mémoire se retirait piteusement avec sa femme, la ci-devant chanteuse sociale-traitre Carla Bruni, dans leur hôtel particulier au luxe tapageur et clinquant, mais il ne trompe plus personne monsieur Sarkozy, le nouveau président allait déjeuner d'un frugal repas pris sur le pouce avec de simples citoyens, dans cette auberge toute simple qu'est «le Laurent » dans un des quartiers populaires de la capitale, un endroit certes beaucoup moins tapageur que le « Fouquet's »s » lui aussi de sinistre mémoire.
Pendant ce temps, à pleins poumons le peuple entonne ce chant de liberté, si beau : « C'est la lutte finale ! Groupons nous et demain l'internationale sera le genre humain ».
Tremblez, profiteurs et profiteuses, vous allez devoir payer !
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vendredi, 04 mai 2012
La politique au niveau des égoûts
L'image représentant un commentateur politique a été prise ici
Je ne suis pas vraiment un sarkophile, pas non plus un hollandophile, mais dans un cas comme dans l'autre, je trouve que beaucoup d'arguments contre l'un et l'autre se situent au niveau des égoûts.
Contre Sarkozy, ce qui domine, c'est surtout de la haine pour le bonhomme en lui-même, qui s'est certes mis en avant, mais rien ne justifie cette haine, et des dizaines d'articles qui sont des incitations à celle-ci à divers degrés de subtilité.
Le comparer à Pétain, Hitler ou que sais-je encore permet sans doute d'adopter une posture flatteuse ? Mais, et après ?
Comme le disait fort justement Talleyrand : "Tout ce qui est excessif est insignifiant".
Quelle que soit la personne, je ne vois pas vraiment ce qui justifie ces incitations au lynchage toutes plus basses les unes que les autres, au nom d'une gauche dite morale la plupart du temps, car la gauche est morale et moralisatrice.
Contre Hollande, j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres un tract anonyme, sans indicatifs de parti dessus, qui retraçaient le parcours de l'homme en insistant sur ce qui fâcherait à priori.
Qu'est-ce que ça apporte ?
Quand parle-t-on de projet de société à droite ou à gauche au lieu d'insister sur la haine des personnes ce qui permet d'éluder la question ?
16:16 Publié dans A boulets rouges..., Art de vivre, Article, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 03 mai 2012
« Dîner de cons » télévisuel
Hier, comme de nombreux français, j'ai, regardé le débat de l'entre deux tours opposant Nicolas Sarkozy et François Hollande, du moins les cinquante premières minutes, les entrées en somme, qui n'ont montré qu'une chose :
image prise ici
C'était un débat de technocrates se jetant des chiffres à la figure, des pourcentages techniques, de deux carriéristes défendant l'un son bilan, l'autre ses ambitions, bref une discussion très éloignée des préoccupations des français, je n'ose évoquer « le pays réel ».
Ce qui n'a pas empêché les ou les autres de parler hypocritement depuis quelques jours des « français qui souffrent », des « gens simples » qui auraient exprimé leur colère dans un vote considéré uniquement comme protestataire, un caprice d'enfant gâté.
Ce qui demeure étonnant est que les deux candidats hier ne doutent pas de leur « destin » de dirigeant, forcément apte à mener le peuple, tout en ne songeant en fait qu'à leurs carrières. C'était deux acteurs de second plan jouant leurs partitions, employant les mêmes procédés (comme par exemple faire semblant de prendre des notes quand l'autre parle).
C'était aussi un « dîner de cons » auquel était invité les français encore pris pour des naïfs, à qui l'on promet quelques mesures démagogiques, sans préciser d'ailleurs une seule fois leur mise en œuvre concrète.
Les spectateurs avaient le choix d'être traités ou non comme des brebis menées à l'abattoir. Il est assez dommage que dans ce « dîner de cons », la plupart des français soient des invités volontaires.
Il aurait été plus intéressant de savoir quels étaient leurs projets de société à tous les deux, pour constater surtout que ni l'un ni l'autre n'en ont vraiment, le favori qui est Hollande rajoutant finalement quelques mesures sociétales qui ne mangent pas de pain, se basant sur la posture habituelle de la gauche morale telle que définie par Philippe Muray dans ce texte, à ce lien, c'est surtout sur ces mesures sociétales que se situe le clivage et non sur l'économie, et le combat contre les fascistes réels et surtout fantasmés, tandis que Nicolas Sarkozy se contente de reprendre des thèmes de droite, de cliver le débat mais il est un peu tard, et les deux effectuant un saupoudrage démagogique.
Ce qui est le plus désagréable avec monsieur Hollande est qu'il ne se situait que dans l'opposition à une personne, Sarkozy, et rien d'autres. C'est tellement plus simple de faire dans l'attaque personnelle et l'antisarkozisme qui permet de cacher le vide abyssal du projet concurrent qui revient finalement à la même politique économique, ce sont seulement les moyens employés qui diffèrent.
Quand monsieur Hollande parle de la taxe anti-délocalisation ou de l'imposition des plus riches, deux mesures qui feront sûrement très très peur aux uns et aux autres n'en doutons pas, des très riches comme Mathieu Pigasse je suppose,, millionaire icône de la gauche morale on s'amuse, car les entreprises les plus puissantes délocaliseront leurs sièges et capitaux, et les plus riches leur magot.
Mais ce genre de démagogie fonctionne toujours visiblement.
La crise actuelle invoquée aussi par Nicolas Sarkozy ressort plus de la politique monétariste et ultra-libérale imposée par la BCE, politique sur laquelle les politiques français n'ont aucune prise de par leur volonté propre.
Elle témoigne aussi d'un transfert du pouvoir économique de l'Occident vers l'Asie. Bien sûr, il est plus facile de parler de justice sociale et de flatter l'électeur dans le sens du poil que de l'encourager à considérer la réalité telle qu'elle est, qui effraie, et devant laquelle certains électeurs se bouchent les yeux et les oreilles.
Ci-dessous le débat en trois minutes
Le débat Hollande-Sarkozy en moins de 3 minutes par LeNouvelObservateur
13:18 Publié dans Art de vivre, Article, Politique, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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La "gauche morale" selon Philippe Muray
Un extrait de "Homo Festivus" qui résume bien la posture de la gauche dite "morale" qui va peut-être revenir au pouvoir dimanche...
L'auteur de ce blog vous cause bientôt du débat de technocrates d'hier, "dîner de cons" auquel étaient invités les français pris pour des naïfs encore une fois et qui ont l'air d'aimer ça...
"Il n’est plus le temps historique (Hegel). Homo festivus est pleinement satisfait par le nouveau monde homogène, mais, pour se donner l’illusion d’avoir encore un avenir, l’instinct de conservation lui souffle de garder auprès de lui un ennemi, un opposant absolu qui, parce qu’il s’oppose à lui absolument, lui permet de se croire lui-même vivant. Cet opposant (en France le Front national, Le Pen ; plus généralement le néo-fascisme, le racisme, etc.), c’est lui qui empêche Homo festivus de n’être plus que pure animalité en accord avec le donné."
11:56 Publié dans Art de vivre, Article, Lu et vu sur le Net, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mardi, 01 mai 2012
Encore un "petit caillou blanc" ("In the waiting line", Zero Seven)
Je l'ai déjà mise en ligne, c'est un genre de petit caillou blanc.
Je me retrouve dans cette chanson.
J'ai comme une sorte de grosse fatigue face à la haine, la sottise, les rancoeurs rentrées et exacerbées.
Si seulement "nothing was real" comme dans la chanson.
Si seulement les cons pouvaient aller se faire voir chez les grecs si j'y suis...
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Les « gens simples » et le vote FN
C'est aussi une réponse à cet article de Galaad Wilgos sur Antidoxe
Depuis le premier tour, au sujet des électeurs ayant voté Marine Le Pen, il est de bon ton d'évoquer le vote des « gens simples », parfois le « vote prolo », ou d'autres vocables, après avoir parlé des « français qui souffrent » le soir des résultats.
image tirée d'un film de Renoir (Toni) prise ici
C'est un fait entendu, le vote FN est et demeure un vote protestataire aux yeux de la plupart des commentateurs distingués qui n'ont rien compris, un vote pour râler, un vote irresponsable.
On parle aussi d'« électorat rural » mécontent, la plupart du temps il est souligné qu'ils n'ont aucune raison d'avoir peur de l'immigration, de l'Islam ou des incivilités. En gros, on ne le dit pas trop, mais cela revient au même, ce sont d'affreux « péquenots » arriérés qui ne savent pas ce qu'ils font, qui sont incultes et irréfléchis, des brebis perdues, égarées sous des cieux mauvais.
C'est quand même un vote « protestataire » qui dure depuis déjà quelques décennies le vote FN, mais rien n'y fait.
Au départ c'était simple, le chef de ce parti et ses séides avaient les têtes de l'emploi, Mégret aurait aisément pu jouer les ministres de la propagande de sinistre mémoire et on se rappelle de Carl Lang, grand, blond, et le passé qui va avec, pour faire peur, et servir efficacement d'« épouvantail utile ». Cela fonctionnait encore plus ou moins, les électeurs FN ayant encore un peu honte de dire leur véritable intention avant le premier tour aux sondeurs.
De plus, c'était un argument pour ne pas entendre la colère des électeurs votant pour le Pen, ne pas voir les problèmes posés par une immigration massive, et l'Islam, abandonné pour le financement des lieux de cultes à des financiers saoudiens, marocains ou algériens issus des milieux fondamentalistes, et qui ne sont pas vraiment prêts à partager les valeurs de la République.
Il aurait fallu que ce soit les dirigeants des quarante dernières années qui aident au développement d'un Islam de France, réellement plus inséré dans la cité. Maintenant, il est un peu tard et le CFCM, créé de manière surtout opportuniste arrive trop tard car le mal est fait, les radicaux dominent.
Une initiative sympathique a attiré pour toutes ces raison très peu de monde et a très vite été parasitée par des musulmans fondamentalistes.
Les mécontents étaient regroupés dans leur vote désigné comme émotif et irréfléchi, et ainsi ils laissaient le champ libre sur tout le reste. Maintenant, derrière la fille du vieux chef, « soldat perdu » d'Algérie, une femme divorcée, indifférente face aux questions morales traditionnelles, il y a d'anciens chevènementistes, au fond logiques, (ce que font les autres), quelques personnalités situées auparavant à gauche, et même un énarque ou deux.
Ce qui brouille sacrément la grille d'analyse.
Enfin, j'ai pour ma part horreur de ces appellations, « gens simples », « vote prolo », car elles témoignent le plus souvent, pas toujours, d'un souverain mépris de petits bourgeois des classes intermédiaires ou supérieures pour ceux qui n'ont pas bénéficié de ce qu'ils s'imaginent être une formation intellectuelle et culturelle beaucoup plus conséquente.
Ce n'est rien d'autre que du mépris de classe plus ou moins déguisé.
Qualifier ces électeurs de « gens simples », donc sous-entendu simplets, vient principalement d'une seule considération.
Depuis « Mai 68 » et dans une moindre mesure, après le CNR en 45 en France la gauche, en particulier cette « gauche morale », qui va de Mélenchon à Julien Dray, s'estime la seule dépositaire en politique de la morale politique française, et donc du Bien politique avec un grand « B », les autres partis étant considérés comme immoraux ou héritiers déguisés de Pétain voire pire, nostalgiques des z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°) si jamais il osent ne serait-ce qu'élever un tout petit peu la voix face à la doxa imposée par ce « Bien ». Les tenants de ce « Bien » en sont intimement persuadés, ils ont un « destin », qui implique qu'ils sont là pour guider le peuple vers le bonheur universel.
C'est d'ailleurs cette conviction qui leur permet de justifier les privilèges petits ou grands dont ils disposent parfois ou leurs copinages divers et variés.
Les politiques de la droite représentée au parlement, les commentateurs ou auteurs qui en font partie, en sont également persuadés et ont encore mauvaise conscience et quelques complexes d'infériorité morale à affirmer courageusement leurs idées, même sur ce site pourtant très à droite. Pour eux seule la gauche est plus morale qu'eux, d'où « l'ouverture » de Sarkozy à des personnalités de la société civile, de gauche, en somme par complexe d'infériorité.
Complexe qui l'a empêché d'appliquer réellement la politique pour laquelle ces électeurs avaient voté pour lui en 2007.
D'ailleurs cela n'a pas loupé, après les résultats du premier tour, la « gauche morale », considérant la « droitisation » de la campagne a tout de suite évoqué Pétain, Vichy et tout le saint frusquin.
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vendredi, 27 avril 2012
Audiard par l'exemple
Aussi chez les gonzes d'Agoravox
à propos de "Le petit Audiard illustré par l'exemple" aux éditions « Nouveau Monde »
« C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule.
(titre d'un film d'Audiard qui en réalisé quelques uns, pas honteux, mais ce n'est pas la partie la plus glorieuse de sa carrière).
En vacances, môme, je me détends, mais je me détends sainement, je ne peigne pas la girafe à longueur de journée, je lis des livres instructifs, pas des romans de clampins qui parlent de lofts géants à Manatane ou San Francisco, des dictionnaires, parfaitement monsieur, et celui qui rassemble les mots employés par Audiard dans tous ses films, un ouvrage essentiel, pas un bouquin à laisser trainer sur la table basse pour épater bobonne et les voisins et se prendre pour « l'homme du XXème siècle » (on apprend dans le dicmuche d'après Audiard que c'était un jeu télévisé des années 60 très populaire, quand je vous disais que l'on s'instruisait en le lisant), non un livre à lire absolument, qui a le mérite aussi d'éloigner de l'esprit de sérieux sévissant en ce moment.
Je préfère ce dictionnaire au livre « souvenir » sur les « Tontons Flingueurs » sorti il y a peu, guère épais sur le contenu.
L'époque est au suif, à l'arsouillage des cervelles, la dérision, l'humour, l'irrévérence, au placard tout ça, il n'y a que le turf qui compte, le turf pour consommer, même si au final c'est toujours les mêmes qui nous mettent quelques coups de lattes dans l'oigne. Il faut croire que le bourgeois, le peuple, le berger et sa bergère en redemandent puisque le numéro fait de l'effet à chaque fois. Il paraît que c'est normal de se prendre au sérieux en temps de crise nous disent les mignons dans les salons, parce que l'heure est grave mes frères.
Ils n'ont pas l'air d'entraver le fait que c'est justement maintenant que la dérision et une certaine légèreté deviennent un peu plus indispensables.
A propos de l'époque, il disait d'ailleurs « On est gouvernés par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne sauraient pas faire pousser des radis. » (de Michel Audiard dans « le Président »).
Attention, nuance immédiate, maintenant, un cave qui dit des gros mots en faisant des gestes et en affecta nt l'accent parisien croie qu'immédiatement il peut se la jouer affrancheman, titi original, mecqueton digne de ce nom, alors qu'au bout du compte il fait surtout salingue. Ils étaient déjà nombreux au temps de Félix Faure, le regretté président comme on aurait aimé en avoir plus, les beaux messieurs à chapeau-claque à se donner l'allure gigolpince alors qu'au mieux ils n'auraient fait illusion qu'au couvent des oiseaux à la rigueur, le genre de bouic cossu où l'on élève de la gironde qui cache bien son jeu, on me rétorquera.
Audiard ne fait pas que mettre de l'argot dans les films français, il a des références littéraires solides, des classiques à Céline sans oublier Marcel Aymé, ce qui fait plaisir à mézigue, soit dit en passant. Il ne fait pas dans la facilité, je vais encore scier la rondelle à mes lecteurs en parlant comme un milord qui fait des conférences mais Audiard a le style « tel le papier qui colle à la bouche » ainsi que disait le gonze Montaigne qui était du genre aristo, mais pas crade.
Les films réalisés par Michel Audiard du strict point de vue de la réalisation, c'est du « j'm'en foutisme » total et assumé, la caméra est placée n'importe où, il y a des intermèdes plus BD que ciné, des faux raccords, des acteurs en roue libre de cabotiner car le môme Audiard aimait tellement ses potes acteurs qu'il n'osait pas les brider.
Et finalement au bout du compte c'est quand même moins pénible qu'un Lelouch (pénible et Lelouch, pléonasme je sais) et moins lourdingue que tous ceux qui se sentent obligé de nous vendre leur catéchisme personnel dés qu'ils filment quelque chose.
C'est difficile d'avoir autre chose que de la tendresse pour « Comment réussir quand on est con et pleurnichard », et « Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas...mais elle cause » où Annie Girardot est bonniche chez un caissier de banque vicieux, autre pléonasme (le caissier visqueux est joué par Blier), où Sim joue un ecclésiastique éducateur de jeunes banlieusards qui finance les vacances de ces derniers en se travestissant tous les soirs en libellule.
La bonniche finit par réaliser son rêve et se faire passer pour une grande dame sur la côte. Parmi les vieilles perruches embagouzées
Mon préféré, c'est mon opinion et je la partage, reste cependant « Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages » où la gouaille de Marlène Jobert, mais pas que, est ma foi très séduisante et le délire du film réjouissant.
Un mélange improbable entre une bande-dessinée psychédélique et un film noir.
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jeudi, 26 avril 2012
Un peu d'éducation civique
ça c'est de l'éducation civique efficace ou je ne m'y connais pas...
Oui, Madame, tout de suite madame, je vote...
Merci à Sophie.

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mercredi, 25 avril 2012
Une société de commérages
Internet est bel et bien une ébauche du « village global » ainsi que le rêvait Marshall MacLuhan, sage penseur, à moins que ce ne soit ma concierge d'antan, un tout petit village, vu que sur le réseau la rumeur, le commérage, l'allusion fielleuse, le ragot sont rois, exactement comme dans un petit village où chaque geste, chaque attitude de l'étranger, de celui qui pense à rebours ou différemment est analysée, disséquée, jugée et condamnée aussi sec selon les dogmes de la morale étriquée des petits bourgeois hypocrites qui n'ont guère évolué depuis monsieur Guizot.
Ainsi c'est que faisait les petites vieilles qui n'avaient que ça à faire de leurs journées planquées derrière leurs rideaux, le chat sur les genoux et la bouillotte à portée de main en cas de fraîcheur soudaine du vent.
C'est « le règne de l'homme qui a vu l'homme qui a dit que », c'est sûr, « untel a commis ça, a fait ci, c'est certain », « j'ai entendu untel me dire que, c'est sûrement vrai », ce qui conduit parfois à un ou deux drames.
Histoire banale dans notre monde : une personne était « soupçonnée » d'être homosexuelle dans un petit bourg, ce qui fait qu'elle subissait chaque jour, chaque heure, de la part de son entourage dans le village, et aussi sur le Web, un harcèlement constant, un flot d'injures toutes plus abjectes les unes que les autres prononcées bien entendu par des lâches d'une lâcheté sans commune mesure avec leurs ancêtres collabos et délateurs car tranquillement cachés derrière leurs écrans.
La personne a fait une tentative de suicide.
Qu'en ont retenu les harceleurs ?
Qu'ils portaient une part de responsabilité ?
Que c'était de leur faute ?
Pas du tout, ils ont eu confirmation pour eux de la véracité des ragots, qui les ont confortés dans leur sottise et leur haine.
La rumeur, c'est d'abord une allusion un peu sale, mais pas trop, juste ce qu'il faut pour qu'elle remonte du fond du marais comme une bulle de gaz nauséabond qui vient exploser à la surface, juste ce qu'il faut pour détruire la réputation d'une personne, en se croyant en toute impunité, et anonymement, Internet semblant favoriser le craquellement du fragile vernis que nous appelons notre éducation, flattant les bas instincts et la vulgarité des attitudes.
C'est un tout petit monde, le réseau, il est des commentateurs qui naviguent sans cesse d'un site à l'autre, d'un forum étiqueté de gauche à un forum réputé de droite, il en est même dont c'est le métier, de commenter, pour créer le « buzz » autour d'un de leurs produits, un événement, fût-il très ponctuel, même pour pousser d'autres intervenants à en parler en mal, car parler de quelqu'un ou quelque chose, même en mal, finalement, c'est toujours parler de lui ou de cette chose, ce qui fait que s'il y a des personnalités populaires sur le réseau car elles sont perçues comme bonnes et morales, il y a aussi celles que les commères cybernétiques adorent détester, un repoussoir utile qui lui aussi crée du « buzz », (ce qui devient un métier), à savoir des « clicks » nombreux qui assurent aux sites et forums visités des revenus substantiels en publicité.
Car c'est aussi du commerce.
La concierge des temps anciens était souvent le premier indic de la police, ce qui fait que tout le monde le sachant, on pouvait faire attention à ne pas laisser le champ libre à ses ragots quand on passait devant sa loge après 22h.
Actuellement, par le progrès technique, enfin, ô bonheur, c'est l'égalité de tous devant le commérage, chaque personne peut devenir le pire des ragoteurs le tout anonymement et bien caché, chacun peut devenir un cyber-indic sans grand risque.
Parfois même il en est qui se venge de frustrations et vexations parfois totalement imaginaires subies quelques années auparavant, l'être humain, ce primate pitoyable étant doué pour la rancune, il laissera grandir sa rancœur, laissera traîner quelques saloperies sous le nez de ceux qui laissent traîner leurs oreilles avec complaisance, croyant trouver là leur vengeance, même tardive, attitude ne méritant que le mépris au fond.
C'est tellement facile, tellement séduisant de laisser courir un bruit qui enfle et gonfle pour devenir un flot de merde en somme. Tout le monde s'y est laissé tenter à divers degrés, moi y compris, et c'est encore cela qui met le plus en colère, qu'on s'y laisse prendre.
15:14 Publié dans Art de vivre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mardi, 24 avril 2012
Negative et positive attitude en politique mais pas que
En politique, dans l'existence en général, ceux qui ont des opinions à peu près raisonnées se divisent clairement en deux ensembles distinct :
Ceux qui croient dur comme fer, selon l'adage de Rousseau, que « l'homme naît bon (et) que c'est la société qui le corrompt », et ceux, dont je suis visiblement, ceci souligné par un lecteur qui m'a fait remarquer encore il y a peu encore que mes textes étaient par trop négatifs, que j'étais de ces pessimistes et angoissés inguérissables qui savent très bien que la nature humaine est par essence décevante et marquée par ses penchants les plus malsains et qu'elle ne vaut pas grand chose du fait de l'avidité, l'envie, la sottise, la haine, la sottise, encore, ce qui rend les individus capables de surmonter ces travers, même pour quelques heures, quelques jours voire quelques années ou toute leur vie d'autant plus rares et d'autant plus appréciables.
Je suis à peu près certain que ceux qui sont certains que la nature humaine est bonne par nature savent très bien que ce n'est pas vraiment le cas, raison pour laquelle ils mettent tant de foi dans des théories globalisantes, et infantilisantes, qui, le croient-ils, aideront à rectifier la nature humaine et à amener les primates lamentables, comprables également à des gnous à l'agonie sur la berge d'un point d'eau perdu au milieu du désert, qui errent sur cette boule de glaise désolée qu'est la terre à plus de douceur, d'acceptation de l'autre et de sens de la justice.
Savoir que la nature humaine n'est pas bonne par nature n'est pas contradictoire avec l'altérité, et n'engendre pas obligatoirement l'absence de pitié quant aux travers de la nature humaine surtout si l'on sait que soi-même l'on est marqué par ceux-ci.
Ces primates lamentables attendent toujours, on notera au cours des siècles, que des hommes ou des femmes providentiels réagissent à leur place à l'iniquité en cours, ou qu'ils donnent des réponses permettant de justifier sa propre inertie.
A écrire cela, je vais encore passer pour un cynique, un méchant sarcastique, un malfaisant pétri d'aigreurs et de jalousie, qui ne croit pas en grand chose.
Ce qui est exact d'ailleurs, je ne crois qu'en une chose, en Dieu, non pas que j'eusse des preuves, bien avant moi les grands mystiques, ce que je suis très loin d'être, ont évoqué le « silence de Dieu » qui donne tout son sens à la foi, et aussi que la plupart des opinions et pensées de ce que l'être humain prend pour sage ne l'est que rarement.
Cela commence avant les grandes idéologies du XIXème siècle, comme lors de l'hérésie de Jean de Leyde, qui voulut réaliser une utopie sur terre, qui y parvint presque avant de sombrer comme la plupart des gourous pétris de bonnes intentions au départ dans la mégalomanie et la soif de pouvoir l'amenant à massacrer plusieurs dizaines de ses concitoyens au nom de leur bonheur et de celui de l'humanité toute entière.
Et je pourrai parler ici également du christianisme, dont certains pourraient croire qu'il est un échec cuisant apparemment puisqu'il y a toujours autant de pauvres deux-mille ans après, voire plus.
Ce serait oublier que ce n'est pas une idéologie de gouvernement qui tente de gauchir l'être humain, quoi que par exemple dans les « réductions » guaranis où la radicalité de l'Évangile n'était pas un vain mot, les pauvres goûtaient enfin à un peu de douceur de vivre et les premiers chrétiens mettaient tout en commun
(note personnelle : Maintenant, la plupart n'ont jamais un mot pour leurs frères et sœursans la foi du Proche Orient, mais s'empressent d'acheter les bouquets de tulipe rotariennes vendues pour les chtits n'enfants cancéreux à la sortie des églises).
Je l'ai lu sur le Net il y a peu, donc ce doit être vrai, selon la manière actuelle de raisonner sur les sources qui veut que si c'est inscrit sur un écran, c'est réel, les personnes intelligentes sont généralement les plus angoissées, et bien souvent les plus lucides sur des lendemains rarement perçus comme chantants, ou les réactions des autres bipèdes réputés intelligents peuplant cette planète. Il y a beaucoup d'angoissés qui ont su voir derrière la trame des apparences et des faux-semblants dans l'histoire des lettres : Céline, Marcel Aymé, Jonathan Swift, Dostoïevski et d'autres.
Je préfère appartenir à cette lignée, sans prétendre, je précise, à leur talent, qu'à celle de ceux qui ne veulent voir béatement que du rose autour d'eux.
10:18 Publié dans Art de vivre, Article, Politique, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : littérature, histoire, philosophie, politique; littérature |
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