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mercredi, 17 décembre 2014

Tant que l'on a encore le droit ou moi aussi je veux ma fatwah

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18:22 Publié dans A boulets rouges..., Art de vivre, Article, Écriture, Foi, Politique | Lien permanent | | Tags : islam, caricatures, fatwah, amaury watremez | |  Facebook | |

mardi, 16 décembre 2014

Politiques avec une perruque - « Politiques undercover »

politique, télévision, société, Amaury watremez

image prise ici

 

Le prince Siddharta a un jour décidé de voir son peuple de plus près, il a alors revêtu des habits de pauvres et est sorti dans les rues de la capitale de son pays, il s'est aperçu combien la pauvreté régnait en maîtresse exigeante sur ses sujets, ainsi que la faim et le manque de travail. Pour résoudre tout cela, il a choisi une méthode que l'on peut trouver contestable, il s'est assis sous un tronc et s'est mis à méditer sur le sort des pauvres êtres humains. Cela n'a pas changé grand chose on s'en doute, mais au moins il a essayé un truc et il n'a pas fait ça juste pour que l'on parle de lui et se prêter à la société spectaculaire, et c'était un prince plein de bonne volonté même s'il n'était pas très malin vu les solutions qu'ils prônaient pour changer le monde.

 

Dans « politiques Undercover » des politiques français qui sont aussi des « bons clients » des plateaux de télévision, Jean-Luc Roméro le hérault de l'euthanasie vite fait bien fait pour les pauvres, Samia Ghali, sémillante sénatrice de Marseille, Thierry Mariani, un des « penseurs » de l'UMP avec Nadine Morano, et Bernard Accoyer, mari de Michelle Alliot-Marie ont ressenti le besoin de se déguiser et de jouer la comédie pour aller à la rencontre des « sans dents », le « déguisement » un rien amoral de Mariani en tétraplégique (accompagné d'une handicapée en minijupe, ce qui est plus photogénique) tenant du foutage de gueule et je pèse mes mots. Ce simple énoncé montre à lui seul leur échec complet à comprendre ce qui inquiète les français en ce moment. Non seulement le « pays légal » est coupé du « pays réel » mais il est complètement à côté de la plaque.

 

Le but -de l'émission- n'en est pas de susciter le débat politique mais juste de faire le « buzz » en rigolant autour des semi-célébrités politiques attifées n'importe comment et qui font ensuite dans la démagogie en énonçant quelques lieux communs connus par tous les précaires et ceux qui dans ce pays tirent le diable par la queue (ce qui doit être douloureux vu le nombre croissant de citoyens de cette nation à le faire). Bien sûr dans le troupeau des téléspectateurs beaucoup ont manifesté leur dégoût mais auront allumé leur poste à ce moment là. Ce qui « rassure » un peu malgré tout, et prouve un peu plus la déconnexion d'avec le « pays réel » est que le show a été un échec d'audience et battu par une rediffusion, une autre...

 

On a du mal à le comprendre en soi le principe du déguisement :

 

Pourquoi Samia Ghali n'a-t-elle pas accompagnée une véritable mère célibataire en attente de logement ?

Pourquoi Mariani ne s'est-il pas contenté de suivre une personne en fauteuil ?

Quant à Accoyer pourquoi jouer -mal- le rôle d'un médecin d'urgence une et une seule soirée ? Pour Roméro on comprend presque le déguisement, son visage est un peu plus connu, mais pour les trois autres il ne se justifie en rien. Et on sait bien que tout cela est certainement scénarisé avec un ou deux comparses.

 

Tout cela est du gadget, un alibi pour monter sur la scène et se mettre en avant les quatre politiques mis en vedette hier soir étant aussi des « accros » à la célébrité et la célébrité sans raison particulière, pour flatter leur narcissisme. Je n'avais que très peu de sympathie pour Roméro, défenseur de causes sociétales, et idiot utile des libéraux-libertaires, dorénavant je le trouve juste grotesque, tout comme Accoyer et Mariani qui brillent par leur insignifiance. La « cerise sur le gâteau » est que suite à ces tournages, ces politiques se prétendent encore « de terrain », telle Samia Ghali qui ne manque pas de culot.

 

Aucun d'eux ne semble comprendre, ou feint de ne pas pouvoir y arriver, que ces problèmes qu'il affirment percevoir pour la première fois, ce qui est également très inquiétant, sont causés par une grave crise morale, nationale, le détricotage minutieux des nations par l'Union Européenne, et politique, le cynisme et l'opportunisme des sociéto-libéraux comme des libéraux-libertaires. Il paraît qu'il y aura d'autres numéros de cette émission...

 

 

...Jusqu'à l'abîme.

samedi, 13 décembre 2014

Simulacre de société

À propos de « Simulacres » de Philip K. Dick chez « J'ai Lu »

 

image prise ici

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Ce roman de Dick est un des plus « dickiens » qu'il ait écrit avant sa crise mystique de 1974, au délire maîtrisé, un roman qui n'est pas exactement de Science-Fiction même s'il y a les voitures volantes, les rayons désintégrateurs ou des vaisseaux spatiaux qui vous emmènent vers Mars en quelques minutes. Les publicités sont vivantes et il faut les abattre au fusil ou les écraser pour s'en débarrasser. Rien n'y est vraiment ce que l'on pense, le pouvoir est exercé par des simulacres d'êtres humains ou des acteurs au bénéfice de corporations économiques à moins que ce ne soit l'inverse, cela le lecteur avisé et lucide sur le monde actuel peut se demander si c'est autant délirant que cela il est vrai. Le lecteur qui cherche une anticipation dans le genre d'Asimov ou Arthur C Clarke sera déçu sans parler de celui qui s'attend à du délire pour le délire, une sorte de SF « sous acides », à laquelle on réduit souvent Phili Dick...

 

L'intrigue est très dense, comme toujours chez l'auteur, et il faut en considérer l'ensemble pour entrevoir où il nous voulait précisément nous emmener. Dick a ici pris confiance en son talent et en son style. Ce livre n'atteint pas encore la folie de la « Trilogie Divine », de « Ubik » ou « le Dieu venu du Centaure », mais offre un bel exemple de SF oulipienne en somme et implicite. L'auteur n'explique jamais pourquoi les voitures volent ni sur quels principes scientifiques les robots sont construits, et fonctionnent, et personne ne s'étonne des éléments les plus incongrus des sociétés futuristes dysfonctionnelles que Philip K. Dick décrit dans son style habituel.

 

Dans ce monde l'après Troisième Guerre Mondiale, qui a causé une période de barbarie et de chaos, il en reste quelques séquelles, des communautés de mutants dégénérés, les « bûch'rons », l'on suit un pianiste aux pouvoirs « psis », Richard Kongrosian, phobique agoraphobe depuis qu'il a été traumatisé par une de ces réclames volantes et persuadé de devenir invisible progressivement, un vendeur itinérant, Al Miller, de « jungle » de vaisseaux spatiaux d'occasion qui se fait aider d'un robot imitant un animal martien pour vendre sa camelote pour « Luke le cinglé », le personnage le plus sain d'esprit du livre.

 

Al a pour passe-temps principal la pratique de la cruche musicale (!), en duo avec Ian Duncan, inadapté instable allant de petit boulot en petit boulot, leur ambition étant de se produire à la Maison Blanche pour un des spectacles lénifiants offerts en pâture au peuple par Nicole Thibodeaux, la femme du président des USEA (États Unis d'Europe et d'Amérique), un androïde fabriqué par une multinationale, pour le distraire des manigances constantes du pouvoir qui va jusqu'à tenter de manipuler le passé pour asseoir un peu plus son influence sur les masses, allant même jusqu'à transférer Goering de son lointain passé pour s'assurer de son concours dans un plan machiavélique.

 

L'Allemagne a été le premier pays à fusionner avec les États Unis d'Amérique et a fini par tellement influencer les choses que l'on nomme le président « Der Alte » comme Konrad Adenauer dans les années 50, la France a recréé un Empire. Il y a également un mouvement néo-nazi, les « fils de Job », mené paradoxalement par un juif en rupture de ban, Berthold Gotz qui emploie lui aussi le voyage dans le Temps, appelé l'effet Lessinger, pour combattre les dirigeants actuels. Enfin, le dernier psychanalyste en exercice de ce monde, que tout le monde considère comme un fossile, le docteur Ego(n) Superb, va devoir non pas guérir un de ses patients mais aggraver son cas pour sauver le monde. Nicole Thibodeaux s’avérera être elle aussi un simulacre. La société se divise en « Ge » et en « Bes », les premiers au fait des secrets du pouvoir, ou le croyant, les seconds maintenus dans l'ignorance et parqués dans des ensembles gigantesques dont ils ont l'interdiction de sortir.

 

 

Dick avait l'intuition de ce que donnerait notre société, naissant de la fin des illusions, des utopies des années soixante, dominée par le pouvoir tout économique qui va jusqu'à chosifier les êtres humains, le travail et le divertissement pour préserver ses intérêts...

vendredi, 12 décembre 2014

Rocher de pacotille

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ci-contre les heureux parents (image prise sur potins.fr)

 

Il y a plus de trente ans, ami lecteur djeuns, je te parle vraiment d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, Bernard Langlois, présentateur du Journal Télévisé, se fait virer après un éditorial resté célèbre dans lequel il mettait en en parallèle la mort de Grace Kelly dans un accident de voiture après une vie d'une princesse qui n'était pas une princesse de contes de fées et celle de Bachir Gemayel, homme politique libanais sur lequel de grands espoirs étaient fondés à l'époque pour restaurer la paix au Proche-Orient, décès aux conséquences beaucoup plus funestes. Déjà à l'époque, Margot qui aime pleurer dans les chaumières et le public en général se passionnaient beaucoup plus pour le sort de la princesse parvenue. Desproges fit de cette éviction parfaitement scandaleuse un réquisitoire impitoyable, comme à son habitude.

 

Bien sûr, depuis, comme chacun sait, nous vivons dans un pays où la presse est complètement indépendante et n'a plus aucune connivence avec le pouvoir grâce à Dieu ! Tout le monde le constate chaque jour en regardant ne serait-ce que les chaînes d'info en continu, n'est-ce pas ?

 

Langlois s'il critiquait l'importance hors de proportion que prit dans les médias l'accident tragique respectait pourtant en l'essence le deuil privé de la famille princière de Monaco, les Grimaldi, qui le sont devenus, princes après qu'un de leurs ancêtres aient institué un système encore performant de nos jours de blanchiment d'argent à haute fréquence et mis en place ce coquet « paradis fiscal » que reste Monte Carlo, délicat cocon pour retraités aisés, aux déambulateurs plaqués or ce qui leur fera une belle jambe reconnaissons le quand ils dévoreront les pissenlits par la racine. Les monégasques ressemblent beaucoup aux cannais ou aux niçois, mais en plus riches bien qu'en général cacochymes. Ils se déplacent à petits pas méfiants, surtout dés qu'un individu de moins de trente ans qui n'est pas du personnel de maison se montre même timidement dans leur rue, fût-ce pour vendre des calendriers du Nouvel An...

 

Le « Rocher », principauté pour « pub » pour chocolats, a toujours été depuis l'ancêtre fondateur le refuge idéal des z-élites de la société française ayant engrangé un magot conséquent et substantiel durant leur carrière, et craignant la redistribution d'icelui par les impôts, que ce soit un édile de la République, même parmi les plus citoyens, un acteur célèbre z-et populaire, même engagé, un homme d'affaires, même celui si soucieux de développement durable, un écrivain réputé, y compris celui tellement conscient de son rôle social, un coureur automobile, généralement parti de rien pour arriver à pas grand chose sur le plan intellectuel etc...

 

Plus de trente ans après le bon peuple continue à rêver face au spectacle des ces roitelets de carnaval et de ces princesses au rabais, se passionnant maintenant pour un autre genre de « Cendrillons », pute de luxe qui a réussi ou courtisane professionnelle ambitieuse qui sait continuer à se vendre une fois qu'elle a gagné quelques capitons et rides aux coins des yeux. Elle le sont à leurs yeux princesses médiatiques, surtout à cause de l'argent dont elle dispose menant la vie rêvée de tout parvenu qui se respecte et non de par des vertus exemplaires, une culture remarquable ou une noblesse éventuelle de cœur, et du fait que l'on voit leur bobine sans cesse à la télévision ou sur le Réseau.

 

Paradoxalement, ils apprécient que l'on montre que ces stâârs du tube cathodique sont « comme eux », se conduisent sentimentalement comme des ados à peine pré-pubères, que leurs aspirations soient aussi médiocres, matérialistes et vides que les leurs. Ils se sentent mis en valeur par procuration. Le problème du rêve par procuration étant le réveil.

 

ci-dessous une vidéo de Desproges critiquant un film porno à Monaco

 

mercredi, 10 décembre 2014

"Ce très cher Jean-Marie LE PEN par Myriam Le Corre ( Partie1/3...)"

Je publie ce portrait en nuances de Jean-Marie Le Pen contre la censure, contre le manichéisme, la simplification des raisonnements politiques...

Amaury Watremez

 

politique, société, le pen, myriam le corre, portrait     Quand certains ont du sang bleu qui leur coule le long des veines, pour Jean-Marie Le Pen, c'est le sang de la Résistance, le sang des Combattants au nom de la France qui irriguent les siennes. Une petite phlébite cependant, diagnostiquée à une certaine époque, nommée traversée du désert, pudiquement, en quelques mots, il la raconte : « le chameau était derrière nous, parfois, on le portait sur nos épaules... »

Des difficultés pécuniaires retardent constamment le Front National d'être notamment représenté aux quatre coins de l’Hexagone... C'était encore hier matin... Que le chemin est long... Mais monsieur Le Pen et ses compagnons de route sont comme un fleuve tranquille qui patiemment draine le fond de son lit pour rendre sa lie limpide...

La force vive de Jean-Marie Le Pen est telle que l'homme n'a jamais rien lâché, parfois envers et contre tout au nom de la France et de sa Souveraineté, au nom de son Histoire, de son Peuple, de ses us et coutumes. Non ! Médias et politiques - et leurs miasmes assermentées aux normes de ces malfrats : leurs congénères de détracteurs (trices) - ne seront pas parvenus à venir à bout de l'homme. Ce dernier, a toujours eu plusieurs coups d'avance, systématiquement ! Quand les uns ( nes ) et les autres veulent l’entraîner sur un terrain, monsieur Le Pen l'a déjà abordé et quitté depuis belle lurette... Certaines vérités ne sont pas bonnes à dire pour tous les retords républicains (nes) ayant mis la France à sac. Alors, oui, en effet, pour ces gueuses et ces gueux, il n'est pas de bon ton d'avouer ou de confirmer ce que JMLP dit, dénonce, observe, analyse. L'homme aux vues incisives portant tous les fruits de leurs véracités, ténacités avec le temps, est toujours resté, dans ces mêmes temps, debout et digne, vent en poupe...

A le voir, à l'observer, à l'écouter, il est encore dans le printemps de sa jeunesse, gaillarde, fougueuse, effrontée pour certains (nes). Un homme à l'émotion sincère qui raconte son Pays, la désolation qui le submerge parfois d'émois face aux constats stupéfiants de sa France, la nôtre : Patriotes, envers celles et ceux qui ont rendue la Grandeur de la Contrée des Francs, à un état quasiment moribond !!!

L'homme se frotte à : demain la France depuis les années 50 et demain, c'est déjà à présent : aujourd'hui. Nous pouvons maintenant si nous n'avons ni œillères ni bandeau sur les yeux, entrevoir bien plus que ses symptômes, les plaies de la France dont monsieur Le Pen avait mis en garde : « Il vaut mieux prévenir que guérir » . Et, il nous avait prévenus mais nous le savons bien : « Nul n'est Prophète dans son pays » !!!

politique, société, le pen, myriam le corre, portraitPar goûts de misérabilismes intellectuels, de détestations de notre Nation, d'hypocrisies, de crève cœurs dans des fins d'intérêts spéculatifs personnels, le Breton déplaît à certains milieux non anodins mais tous reconnaissables à leurs toxicités pour notre Terre natale !!! Car la morale dictée - ou la dictature de la pensée -, est organisée par la police d'opinions, en premier chef, nos journalistes et leurs différents supports médiatiques, ces bossus nauséabonds qui verbalisent pour délits d'opinions non convergentes à leurs profits, chaque mot, virgule, point, de monsieur Le Pen. Ces vilains (nes) aux majestueux moyens de faire courir toutes sortes de rumeurs ont la manie, les réflexes du mauvais esprit quant à certaines expressions de monsieur Le Pen. Leurs étalages verbeux ressemblent à la « tourista » ; tous aussi présomptueux les uns que les autres et faisant office de lèche bottes aux politiciens ( ciennes ) et aux merchandising, Europe « étasunienne » comprise !!! Pourtant, il en est un nombre considérable qui le sait pertinent et se tait tout en l'admirant secrètement...

Il est un brin taquin, son sourire parfois malicieux est empreint à certaines mines enfantines. Un homme charmant, dont tant, n'ont « d'autres choses à faire » que de tenter de casser ce charme bien Français.

Un certain regard sur l'Europe lui fait affûter le verbe : " Le gouvernement fédéral européen sera la fin de notre Pays, il n'est pas question de l 'accepter." Il se réfère ainsi au concept de « Paix armée ».  Et de reprendre... : « Si tu veux la Paix, prépare la Guerre : Si vis pacem, para bellum ».

 

politique,société,le pen,myriam le corre,portraitCertains bruits de couloirs prétendent que si Marine, sa fille, « passe » en 2017, ce sera alors la guerre civile ! Des politiciens, analystes etc. depuis des années pronostiquent le Front National introduit à la présidence pour 2017 et vont jusqu'à avouer, que les Défenseurs de la France n'auront que les « miettes ». Et c'est bien ce qu'ils attendent et espèrent pour revenir ensuite et prospérer, in fine, dans la continuité de leurs avantages post-royaux , sous la bannière des messieurs/mesdames propres, des messieurs/mesdames plus++++++++. Persuadés, c'est évident ! que la France a toujours attendus ces traitres pour s'embellir !!! Eux : les catins et les macros du système soumis à l'Autorité arbitraire supranationale en tous genres, ceux-là même, ces tapineuses, tapineurs des urnes électives coupables de son saccage etc. La France, aujourd'hui, est, en plus de ces maux, atteinte de gangrène sans précédent, rongée par les perversions des traitres Socialos/Démagos UMPS and Co... hommes/femmes confondus... Leurs acolytes de médias mainstream compris !!! La faiblesse encourage la violence. J'oserai m'attarder pour dénoncer sous les décades UMPS et leurs milices médiatiques, la violence aux mille visages ayant pris un tel essor et n'épargnant aucun interstice de la Société, qu'il n'est pas vain de comprendre ce qui peut amener monsieur Le Pen dans son discours à aborder violence et faiblesse, déclin et espoir. La violence et la faiblesse sont les mannes du Pouvoir, celui du présent mais aussi celui de la veille et de l'avant-veille : menteur, manipulateur, usurpateur, escroc, délétère et malsain qui ont et continuent de conduire à ce déclin où rien est omis. Alors de l'Espoir : oui au Nom de la France et du Bien Commun des Français (es). Monsieur le Pen, avec beaucoup d'émotions, encourage, réconforte des hommes et des femmes paumés dans cette France désaxée ! Il n'a pas que les mots, il a l'action à son compteur et par expérience, il nous dit :

« Croisons les doigts, respirons, battons-nous, faisons confiance en la Providence »

 

Déjeuner/Débat, Orléans (45), le 06 décembre 2014

 

 

...@Suivre...

 Myriam Le Corre

 

Légendes des photos :

- les deux photos du haut, (Touraine )  copyright Frédéric Sauger

- photo du bas, l'auteur de l'article et Jean-Marie Le Pen, de Jean-Noël le Madec (Loiret Décembre 2014)

Tant qu'à défendre la laïcité soyons cohérents...

Interdire les crèches, défendre la laïcité ?

Image empruntée à ce blog

creche-bethleem.jpgLes défenseurs de la laïcité, qui est plutôt en France un rejet de la religion catholique avant tout, m'amusent, ils chôment le dimanche, le 25 décembre et tiennent aussi bien à leur Lundi de Pentecôte qu'au jeudi de l'Ascension. Ils se baladent dans la campagne à la Toussaint et vont se baigner le 15 Août, et pourtant ce ne sont que des fêtes chrétiennes, catholiques. S'ils étaient cohérents, jusqu'au bout, ils demanderaient donc la fin de ces scandaleuses vacances accordées aux croyants catholiques, autant de coups de canif dans le contrat « républicain », scandaleux compromis contre la République. Mais fort curieusement, ceux-ci sont alors considérés par eux comme des z-acquis sociaux...

 

Bizarre ?

 

Tu me diras ami lecteur, je trouve cela finalement très bien que Mélenchon défende l'interdiction du travail et de l'ouverture des magasins le dimanche, toutes choses que les français trouvent très bien tant qu'ils ne sont pas concernés et qu'ils peuvent aller errer le nez en l'air, consuméristes hébétés, dans les rayons du Auchan (TM°) ou du Carroufe local (TM°), rêvant à ce qu'ils peuvent encore – un petit peu- consommer.

 

Deux « libres penseurs » demandent l'interdiction d'une crèche municipale, traditionnelle pourtant dans leur bled, obtenant le retrait de celle-ci. J'ai cherché sur Internet le même zèle de leur part concernant les menus séparés selon les prescriptions religieuses musulmanes dans toutes les cantines scolaires, sans parler des pauses systématiquement accordées pour la rupture de jeûne lors du Ramadan, fêté par la Mairie de Paris avec l'argent public, ou le « shabbat » qui est devenu de fait un jour chômé officiel dans le quartier du Sentier à Paris sans que nul ne s'en émeuve et comme la fameuse sœur Anne je ne vois rien venir : aucune indignation vertueuse ou quoi que ce soit d'autres. La laïcité ce serait donc seulement contre le catholicisme ?

 

Ce que je trouve navrant est que ces soit disant adeptes de la Libre Pensée judiciarisent l'exposé de leur point de vue comme cela semble devenir la coutume des associations communautaristes et, ou se réclamant de telle ou telle grande cause comme le CRAN faisant retirer de la vente « Tintin au Congo » après une décision de tribunal...

 

Ce n'est pas une grosse surprise certes, « l'infâme » c'est l’Église et cela a toujours été l’Église...

 

La plupart des défenseurs z-acharnés de la laïcité sont des bourgeois pédagogues qui sont investis de la mission de guides du peuple, qui n'en demande pas autant. Ils prêchent la tolérance, et tout le saint frusquin, mais décident sans rire que les catholiques regimbant à ce que l'on nie les apports de leur foi à la culture collective sont des nostalgiques même pas de Vichy et des z-heures les plus sombres de notre histoire mais de l'Ancien Régime, enfin plutôt de la vision qu'ils ont de l'Ancien Régime, complètement fausse historiquement, des suppôts des dévots et des jésuites qui regrettent surtout la dissolution des valeurs françaises, le déni de l'histoire de ce pays et de ce qui l'a construit.

 

Ces pseudo champions du laïcardisme sont également des ignares qui semblent ne pas comprendre que le catholicisme est une religion sécularisée, ce que n'est pas l'Islam religions de recommandations qui ont force juridique et légale, les « hadiths » ni le judaïsme sans oublier le bouddhisme qui lorsqu'il était religion d'état au Tibet impliquait régulièrement des massacres de chrétiens.

 

Il est vrai que Jean-Claude Brighelli a parfaitement raison d'ailleurs dans son article du « Point » sur la question, ce que veulent ces défenseurs hypocrites de la laïcité, ce n'est pas celle-ci mais que soit acceptée une société multicul basée sur l'acceptation d'un plus petit commun dénominateur qui est en somme, « chacun dans sa communauté et les vaches seront bien gardées ».

 

C'est aussi, tout cela, de la responsabilité des catholiques, qui font preuve d'une patience mal venue, qui jouent souvent les « cathos de service » par peur d'être largués par le reste de la société, qui préfèrent le conformisme à la Vérité un peu trop souvent...

mardi, 09 décembre 2014

Delphine

littérature, politique, société, amaury watremezCe blog s'est arrêté quelques jours pour raison de panne fatale de disque dur, je sais combien tu étais inconsolable ami lecteur, tu as pleuré des seaux de larmes, j'en suis certain. De fait j'ai pu soigner, un petit peu, mon addiction cybernétique dont je souffre comme la plupart de mes contemporains malheureusement qui finissent par se persuader, pauvres Dorian Gray, que leur image virtuelle est leur vraie personnalité, se vautrant dans la vacuité de leurs aspirations matérialistes et égoïstes minuscules.

 

J'aurais pu revenir ici avec un texte tonitruant plein de bruit et fureur, de cynisme et de dérision furibonde, mais j'ai préféré parler de ma chère Delphine (sur la photo je suis sûr ami lecteur que tu verras où je suis et où est Delphine). Delphine était une petite banlieusarde, comme moi, quand elle était petite. Nous habitions une résidence, le « Parc de l'Aulnay » à Vaires sur Marne que les adultes et les médias trouvent aliénante, un agglomérat de « cages à lapins » toutes pareilles. Nous faisions quasiment nous enfants tout ce que nous voulions sans être surveillés, pistés par un gadget électronique, personne n'évoquait le fameux « sentiment d'insécurité ».

 

Certes, j'ai conscience qu'il y aura bien un ou deux pisse-vinaigre pour vraiment trouver que je suis un égocentrique narcissique indécrottable, un petit bourgeois hédoniste et réactionnaire car nostalgique. Je ne comprendrai jamais cette accusation stupide d'égocentrisme ou de narcissisme envers les écriveurs, les auteurs, les écrivains, c'est une telle évidence qu'il faut un égo de bel aspect pour cela, ce qui n'est pas forcément un défaut...

 

Nous passions la fin de nos journées dans un petit parc qui était au centre de notre cité bleue et blanche. Nous prenions parfois le train de banlieue sur les bancs de bois de la deuxième classe des années 70 pour aller au « Rex » rêver dans ce cinéma mythique au décor pourtant de stuc et de carton pâte, c'est là-bas que j'ai commencé à aimer passionnément le cinéma face à « l'Île sur le Toit du monde » ou « Vingt-Mille lieux sous les Mers », moi j'étais triste surtout pour le capitaine Némo et je trouvais que Ned Land était un crétin sans cœur.

 

Delphine était une petite fille très hardie mais pas pour autant « garçon manqué », elle n'avait peur de rien, elle trouvait que j'étais trop raisonnable, elle avait quand même été impressionnée favorablement par mon courage en découvrant la trace du vaccin du BCG que j'avais sur le pied droit. Elle crapahutait sur les agrès du jardin public, à des hauteurs sans limites pour des petits enfants, pour s'étourdir. Elle avait les cheveux courts coupés à la mode de l'époque, « à la Stone ». Elle était toujours spontanée, vive, rieuse et très gaie, moi déjà je croyais savoir que la chair était faible et j'avais lu tous les livres, présomptueux que j'étais.

 

Delphine m'apprit un jour que le Père Noèl n'existait pas, que c'était les parents, ces cachottiers, qui allaient acheter les cadeaux dans les grands magasins à Paris dont nous allions admirer les vitrines décorées spécialement, emmitouflés, à peine quelques jours avant le 25 décembre ou dans un de ces nouveaux centres commerciaux qui venaient d'ouvrir à la lisière de la capitale, comme Parly 2. C'était encore les « Trente Glorieuses », on croyait que la prospérité allait durer encore un petit peu. Je commençais à avoir des soupçons, il est vrai, voyant mes parents faire des allers-retours parfois avec des airs de conspirateurs quelques temps avant les fêtes lorsqu'ils revenaient de Paris-Paname où ils allaient alors sans moi ou mon petit frère tout neuf ce qui était inhabituel.

 

Un jour, voulant lui montrer que je savais faire une « cascade » sur un des toboggans du jardin public, je tombais et les adultes affolés appelèrent les urgences, Delphine était bouleversée, elle était sans voix. Elle ne pleurait pas, mais elle avait eu très peur, et lorsque je revins, j'eus droit à une bourrade un peu brusque pour me montrer combien son inquiétude avait été grande. Les grandes personnes, tellement raisonnables, passent leur temps à se demander pourquoi ils aiment, s'ils aiment vraiment, assez bien et comment ils aiment, les enfants eux ne se compliquent pas tant l'existence pour autant, ils vivent sincèrement leurs sentiments, jusqu'au bout . Cela ne dure pas il est vrai, les préjugés, les lieux communs, la sottise, les appétits communs ont tôt fait de les rattraper...

 

 

Cela me fait dire également que finalement ce qui meut les hommes, ce qu'ils font, ce qu'ils écrivent , ce qu'ils créent c'est pour faire bonne figure devant les filles. D'ailleurs comme d'autres, je l'avoue c'est aussi évidemment un des buts de ce blog taquin....

 

photo empruntée ici

jeudi, 04 décembre 2014

Pourquoi les coiffeurs ?

agression-antis%C3%A9mite-%C3%A0-Cr%C3%A9teil.jpgUn ami adepte de l’humour noir et de la dérision, un petit bourgeois hédoniste et réactionnaire comme moi, m’avait fait un jour passer un test selon lui infaillible d’antisémitisme. Il me raconta qu’en Albanie certaines factions politiques avaient décidé de massacrer les juifs et les coiffeurs, bien sûr comme 99% des personnes à qui il fit le teste je répondis : « Pourquoi les coiffeurs  ? Ce qui d’après lui démontrait que mon antisémitisme plus ou moins conscient me faisait considérer comme banal et habituel un autre pogrom. Il m’avoua qu’il n’y eut qu’un seul de ses interlocuteurs pour se scandaliser de ce nouveau massacre de juifs, un père dominicain...

 

Je ne suis pas tout à fait convaincu de l’infaillibilité de ce test, finalement ce qui interpelle c’est l’incongruité d’une tuerie de coiffeurs qui frappe tout d’abord. A moins aussi que ressasser sans cesse la Shoah dans les livres d’histoire, dans tous les médias possibles n’ait fini par obtenir l’effet inverse de celui souhaité et la banaliser d’où le « pourquoi les coiffeurs ? » dont je ne me sentis absolument pas coupable étant déjà à l’époque un mauvais esprit. Enfin, cette blague partait du préjugé, préjugé non partagé par le blagueur, que seuls les européens, et en particulier les européens catholiques étaient capables de judéophobie.

 

Ce n’est pas Thérèse Zrihen-Dvir l’auteur de la longue suite d’injures candides « Comment Jésus fût créé » qui me contredira là-dessus, en plus ceux-ci doivent supporter sans broncher et « ad vitam » les leçons de morale dédaigneuses qui leurs sont débitées du haut d’une autorité morale qui n’est pas légitimée par quoi que ce soit...

 

Il est question depuis quelques jours sur les chaînes de télévision et le Réseau d’un fait divers odieux, atroce, s’étant déroulé à Créteil, et ravivant le souvenir de ce qui est arrivé à Ilan Halimi. Des tarés haineux, abjects et violents, ont pénétré dans le logement d’un jeune couple, violant la jeune femme et torturant son époux, pour obtenir les codes bancaires car « les juifs ont de l’argent » et « ils ne le mettent pas à la banque ».

 

Ces barbares sans nom seraient donc des cathos ? Des chrétiens ? Des fââchiistes d’estrème-drouâte ?

 

Que nenni pourtant ! Et cela n’est signalé nulle part dans aucun article ni éditorial, ce sont tous des gosses issus de « la diversité » selon le terme hypocrite à la mode. Je m’étonne, je pensais que c’était les chrétiens les responsables de toute haine des juifs et qu’ils devaient payer « ad nauseam » les fautes réelles et imaginaires de leurs ancêtres.

 

Cette judéophobie issue elle aussi de la « diversité », des frustrations diverses et variées d’autres communautés, des jalousies, de l’inertie dont on impute la responsabilité aux autres, de préjugés ancestraux et d’une stupidité sans nom importés en France, personne ne semble vouloir la voir alors qu’elle monte de plus en plus, entretenue également par de ces « pro-palestiniens » qui caricaturent leur cause pourtant légitime en s’en servant pour mieux cacher leur antisémitisme couplé avec un anti-capitalisme de pacotille pour justifier leur détestation des descendants des hébreux. Il est très difficile de lutter contre les lieux communs ethniques avec juste quelques bons sentiments, voire impossible, ce que ceux qui les prononcent savent d’ailleurs parfaitement, ils ne font que se donner bonne conscience.

 

Il y a aussi ces déclarations absurdes et outrancières qui ne font que jeter de l’huile sur le feu de représentants de la « communauté » juives, comme celles de l’avocat Gilles-William Goldnabel qui évoquant sur RTL les chauffards de Tel Aviv qui ont tué une jeune fille sans même daigner s’arrêter ni lui porter secours sont qualifiés de meurtriers beaucoup plus coupables que d’autres, de monstres inhumains, car ayant tué une personne ayant appartenu à la même communauté que lui ou qu’elle ? Ils sont dans la suite de l’interview soupçonnés bien évidemment de l’antisémitisme le plus noir.

 

Sur ces sujets douloureux pourtant, ayant des conséquences gravissimes en France dans nos villes, il serait temps de savoir raison garder et non de se jeter constamment à la tête des épithètes et noms d’oiseaux qui ne sont plus d’actualité depuis 1945, année dans laquelle vivent la majorité des « bourgeois pédagogues » qui restent dans le « présent perpétuel » de la Libération, et surtout de l’Épuration...

 

image, capture d'écran BFM TV


Les Juifs par pierredesproges

mercredi, 03 décembre 2014

Excursion sur les marges de Paris

Littérature, Paris, société, Amaury WatremezÀ propos de « Zones » de Jean Rolin en « Folio »

 

Ce petit livre est un journal de voyages en quelque sorte de Jean Rolin à travers des endroits de Paris pas encore muséifiés ou bobolisés, un Paris insolite très loin de la « ville-monde » de Madame Hidalgo, pour le touriste américain, ou pour les badauds de Paris qui sont tous comme le rappelait Verlaine, des « péquenots », tout comme le « bobo » est généralement un paysan parvenu qui singe ce qu'il estime être les manières parisiennes car il en a les moyens financiers.

 

L'auteur raconte donc sa traversée de ces « zones » humaines, ses rencontres cosmopolites, pathétiques avec des piétons parisiens, des égarés, des pauvres fous en rade comme cette dame énorme qui lui raconte toute sa vie pour deux verres de « Côte », des clochards, des jeunes de banlieue, des couples insolites et, ou mal assortis, à un point excentrique, ou une « diversité » face auxquels il n'a aucun angélisme, ce qui est appréciable. Il note en passant, assistant à des rixes, à des « incidents », combien le discours larmoyant, ou en excuses, revient le plus souvent au même, « a contrario » de celui que l'on prête à la droite...

 

S'il ne verse pas dans un angélisme de mauvais aloi, il est par contre sans cesse bienveillant avec les personnes croisées, qu'il décrit et observe sans les moquer, ni leur faire la morale comme en ont l'habitude les bourgeois pédagogues. Ce sont beaucoup de « petites » gens qu'il évoque. En le lisant le lecteur mal avisé pourrait croire qu'il est proche de l'école « anodine » de Philippe Delerm, qui est également le créateur de l'école des « écrivains en pull raszip », consistant à monter en épingle des micro-évènements qui ne font pas de la littérature même si « la première gorgée de bière » était loin d'être un livre antipathique.

Littérature, Paris, société, Amaury Watremez

Ici, il faut considérer l'ensemble, ce sont tous ces portraits, toutes ces petites notations d'atmosphères, ces dialogues reconstitués, ces ambiances qui font un seul portrait, celui du Paris authentique loin des ouvrages érudits ou des clichés hollywoodiens, un Paris au visage goguenard face aux prétentions des puissants et des riches, où les milieux se mélangeaient dans les bistrots où l'on ne se souciait pas de manger cinq fruits et légumes, ou de ne pas trop boire, ou de boire « bio », ou de faire de ces « compétitions » œnologiques que les « bourgeois pédagogues » affectionnent, on y fraternisait entre classes, entre milieux et tant pis pour ceux qui ne voulaient pas. Les « bobos » sont bel et bien un de ces « bourgeois pédagogues » car ils ne supportent que « l'entre-soi » eux aussi...

 

Il ne se contente pas d'explorer la lisière sociale et les « marges » humaines, Il voyage littéralement sur celles de la Ville ne se rapprochant que progressivement des quartiers plus réputés et plus connus, finissant vers Montmartre, avant son « amélipoulinisation », le « café des deux moulins » était encore un endroit supportable, avant que d'être ripoliné par les bons sentiments du film de Jean-Pierre Jeunet, à l'époque.

 

 

Il m’apparaît d'ailleurs que hélas, s'il n'a pas complètement disparu, ce Paris n'existe quasiment plus peu ou prou, le livre datant de 1994, la muséification et les métastases bobolisantes ont fait leur œuvre, ainsi Belleville est-elle devenue un quartier bourgeois pour CSP++ aisées et libérées. Ce Paris est le mien, j'y suis chez moi. Des chapitres entiers de ce livre m'ont renvoyé à mon enfance -heureuse- dans le « 9-3- » au Raincy, à Gagny. Il m'a remis en mémoire ces images de la banlieue proche : Chelles, Villemonble, Vaires sur Marne, il m'a rappelé ces petits matins où il y a quelque chose d'incomparable pour qui veut bien le sentir dans l'air de Paris. Il n'y a que les cœurs insensibles, ou formatés par ces bons sentiments rappelés plus haut, qui ne comprennent pas que ces lieux recèlent en eux une incomparable poésie qui n'est pas bien cachée bien loin.

 

couverture prise ici

 

Dessin de l'auteur de ce texte

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dimanche, 30 novembre 2014

L’écrivaillone qui se prenait pour un Renan 2.0

Un forum sur une version plus informelle de l'article sur "Critiques libres"

 

A propos de « Comment Jésus fut créé » aux éditions Tatamis de Thérèse Zrihen-Dvir

 

christianisme, politique, société, religions, amaury watremezJ'écris tout cela sans grand espoir, étant convaincu que Thérèse Zrihen-Dvir est persuadée du bien-fondé de ses affirmations et de la pureté de ses intentions, sur son blog elle n'hésite pas à citer Maurice Allard qui préconisait la destruction du catholicisme il y a plus d'un siècle, pour la démocratie !, sans voir la contradiction criante au sein de ses propos. Elle a contre le catholicisme sans cesse mis en accusation sur son blog, dont je ne donnerai certainement pas l'adresse, une haine inextinguible revenant sans cesse, comme d'habitude à la Shoah pour justifier sa détestation des chrétiens, dans ce dolorisme pénible qui excuserait tout en somme à l'en croire dans le comportement déplorable de croyants juifs comme elle l'est et pan-sioniste comme elle l'est aussi.

 

Le Christ en a certes déjà vu d'autres et s'est fait cracher dessus bien avant mais c'est loin d'être une raison valable. C'est également loin d'être la première fois que la vie de Jésus est malmenée et caricaturée : il y eut « la Vie de Jésus » d'Ernest Renan, l’Évangile clandestin du XVIème siècle, le documentaire de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur et tous les évangiles apocryphes non retenus par la tradition chrétienne, rédigés souvent par des chrétiens hérétiques ou des ennemis du Christianisme. A propos de ces écrits justement, l'auteur de « Comment Jésus fut créé » invoque le fait qu'il n'a rien écrit et que donc cela prouve que son statut de sauveur est une escroquerie, ignorant manifestant donc que la tradition et la transmission orales dominaient il y a deux millénaire. Rappelons lui aussi que les premières églises étaient clandestines et qu'il ne fallait pas laisser de traces, les Évangiles ayant été mises par écrit quand les chrétiens étaient plus en sécurité et plus nombreux, excepté celui de Jean, et aussi contre les tentations de désunion naissant dés les origines de cette institution humaine. Et puis Socrate n'a rien écrit non plus mais personne ne conteste son existence...

 

J'avais pourtant bien aimé le dernier ouvrage de l'auteur : « Marrakech la juive ». Elle m'a envoyé celui-là, petit livre rapide à lire qui m'a mis en colère par ses approximations malveillantes, son ignorance manifeste et évidente de la Foi chrétienne, et le long défilé d'injures manifestes aussi qu'il est, même si l'auteur le fait inconsciemment et involontairement je veux le croire, envers la religion catholique. Je suis quand même un rien surpris, les personnes de la communauté dont elle issue ne supportent pas le moindre début d'embryon de critique de leur propre religion et de la politique de leur « Terre Sainte », Israël, assimilant celle-ci à de l'antisémitisme et, ou au négationnisme de la Shoah dans une démarche virant la plupart du temps à l'autisme le plus fermé.

 

Parlons en d'ailleurs de l'archéologie et de l'historiographie elles prouvent de par divers travaux que les anciens hébreux étaient peut-être des adorateurs du culte monothéiste d'Aton, deux cartouches de hiéroglyphes le montrant, et non autre chose, et que la conquête de Canaan ne s'est pas faite militairement mais par assimilation progressive des populations, que Moïse est plus la réunion de plusieurs personnages historiques qu'un seul. Tant qu'à remettre en cause l'Histoire Sainte, allons y gaiement !

 

Historiographique-ment et archéologiquement cet essai ne se fonde que sur les réflexions, si j'ose employer ce mot, de rabbins visiblement fondamentalistes, obtus, et sur la fameuse découverte de la « Tombe de Jésus » à Jérusalem dans les années 80, réactualisée par un documentaire en 2007, qui prouverait que le Christ n'était qu'un homme et pas le Messie alors que rien de probant ne prouve quoi que ce soit dans ce film. Des études récentes rappellent que les prénoms Jésus, Joseph et Myriam étaient des plus courants à l'époque, 42000 hommes portaient le prénom Ieshuah vers l'an 0 selon le recensement romain. Les personnes ayant fait cette « découverte » ont surtout essayé de l'étayer « à charge » des chrétiens, par haine au fond de ceux-ci. Et la plupart des scientifiques en critique la méthodologie extrêmement discutable...

 

Et selon la Foi chrétienne le Christ est bel et bien un homme ! De par l'Incarnation, cet argument sur son humanité qui lui interdirait d'être le Messie n'a que peu de valeur et démontre l'incompréhension de l’Évangile par l'auteur. Elle n'est pas la seule, me dira-t-on, la « double nature » de Jésus a été la source de débats théologiques nombreux ayant conduits à des désunions multiples et de nombreux conflits spirituels dés la fondation de l’Église, entre « monophysites » et chrétiens d'Occident, (monophysites ayant certainement fondé l'Islam et rédigé le Coran un peu plus tard).

 

Cette lecture m'a également remis en mémoire plusieurs moments vécus alors que je vivais à Jérusalem :

 

Alors que des catholiques candides, entre autre de la Communauté des Béatitudes, un rien naïfs, témoignaient de leur volonté de dialogue inter-religieux à l'institut Ratisbonne auprès de rabbins ceux-ci répondirent en gros qu'ils étaient d'accord bien sûr à condition que les chrétiens commencent d'abord par abjurer leurs croyances fausses et erronées voire « sataniques » ainsi qu'elles sont qualifiées dans ce travail ce qui ferait sourire si ce n'était énoncé avec autant d'inconscience et de sérieux.

 

A Jérusalem, un croyant qui y vit le comprend rapidement la plupart des lieux saints chrétiens sont faux, la faute en incombe aux croisés qui arrivant d'Europe les ont localisés en se basant sur une mesure fausse du « pied » romain, mais aussi au manque d'unité des églises entre elles qui veulent chacune avoir leur propre lieu saint. Certes, ainsi que nous le disait un franciscain, ces endroits sont sanctifiés par les pèlerins et leur prière au cours de siècles mais au bout d'un moment en ayant assez d'entendre des erreurs et mensonges nous avons voulu savoir la vérité selon l'historiographie et l'archéologie ; par exemple l'emplacement de la Crèche serait plus celui de la crypte « dite de Saint Jérôme » qu'à l'étoile d'argent de la Basilique, le tombeau vide au Saint Sépulcre se localiserait plus sûrement à celui de la grotte de Sainte Hélène etc....

 

Cependant, notre Foi ne s'en est jamais trouvée remise en question pour autant, et même elle en fut renforcée.

 

christianisme, politique, société, religions, amaury watremezCes « mensonges » et approximations sur les lieux saints peuvent rendre fous, certains sombrent dans un mysticisme spiritualisant extrême, voyant le Christ lorsqu'ils prient à la Chapelle de la Crucifixion, d'autres dans l'acédie, d'autres enfin s'en fichent et n'en tiennent pas compte. Il y a aussi ceux qui deviennent plus orthodoxes que les juifs les plus radicaux, tel Ovadia Youssef, ou plus musulmans que les musulmans eux-mêmes. Ces questions de localisation erronée, plus subjectives que réelles, ont des conséquences politiques graves, celle de la « Tombe de Rachel » et des tombeaux dits « des Patriarches » à Hébron a permis aux israéliens de s'implanter dans les « Territoires », sans parler de celle du Cénacle qui a permis aux pan-sionistes contre le droit international de construire le « quartier de Siloé » et d'expulser quelques dizaines de familles palestiniennes que l'on a donc jeté de fait dans les bras du Hamas.

 

Ce sont d'ailleurs les chrétiens eux-mêmes qui recherchent depuis longtemps et en premier cette vérité des faits, à travers des institutions comme par exemple « l’École Biblique » de Jérusalem, dirigée par les dominicains, ou la revue « Proche Orient Chrétien », des Missionnaires d'Afrique. L'auteur aligne quelques lieux communs sur la date de naissance de Jésus ou sur sa mort, un chrétien raisonnable sait depuis longtemps qu'il n'est pas né un 25 décembre, qu'il n'est même pas né à Bethléem ni même en 0 (plutôt en +6 ou -4), ce qui ne change strictement rien à sa Foi dont le point nodal est sa croyance en la Résurrection. Rappelons aussi que la Foi ne se prouve pas rationnellement même si la raison peut y amener, c'est même ontologiquement la définition du mot. L'auteur semble l'oublier croyant bon de préciser que rien ne prouve la Résurrection du Christ, une fable blasphématoire selon elle, autre injure aux catholiques...

 

...Qu'elle attaque la Foi chrétienne aussi bassement, finalement pour faire parler d'elle, en singeant la sagesse et la raison est impardonnable et mesquin, est petit, très petit, et méprisable. Cela devient comme un sport d'attaquer l'Eglise. Elle prétend respecter les croyants chrétiens, ce qui est un comble, en début de ce livre, mais n'a de cesse de les montrer tout du long de sa "démonstration" comme de pauvres hères sans cervelle, manipulables et manipulés, et qui méritent bien cette leçon de morale de sa part. Je ne doute pas que ce texte me condamne à me faire qualifier d'antisémite par madame Zrihen-Dvir et ses semblables, heureusement pas si nombreux, pour qui un contradicteur, même raisonnable, est forcément un judéophobe. Cela n'a aucune importance, en Israël et en Palestine j'ai pu constater "de visu" les ravages que leur prétendue sagesse cause, parfaitement équivalente à la bêtise meurtrière des islamistes. 

 

Chaque lien constitue mes sources pour cet article

images : photo de l'auteur de l'article et "l'incrédulité de Saint Thomas" du Caravage prise sur Wikipédia

« JOURNAL D'UNE AGACEE » : Je veux du RAMDAM !!! par Myriam Le Corre

« JOURNAL D'UNE AGACEE » :

Je veux du RAMDAM !!!

 

Avant-lire :

Me voici, cher journal, murmurer à l'aulne de ta pâleur ma rage. Grisé, je te rendrai autant que moi :

politique, société, journal d'une agacée, ma rochefoucauldyriam le corre

En voici un Monde où se bouscule tout ce petit monde !!!!!!!! En voici une, des Sociétés !!! En voici une et des Cultures !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! En voici, en voilà, des : tu en veux, vous en voulez ? En voici en voilà des : tu n'en veux pas, vous n'en voulez pas ? Vous en aurez quand même ! Na !!!!!!! En voici encore des : c'est comme ci, c'est comme ça !!!! En voici des : tu en auras et vous vous n'en aurez pas !!!!!!!! En voici des : c'est comme il, vous, plaît !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

En voici un, des, plurimachinchoses !!!

 

ME VOICI ! MOI ! MOI ! MOI ! Accompagnée de mon moi-moi, mon JE, mon ego, mon alter ego, ma conscience, mon inconscient, mon subconscient, mon côté obscure, mon côté lumineux, altier, humble. En voici, en voila du à que moi et du surmoi et leurs suites....

JE veux MA place avec le plus moderne des conforts estampillés Renaissance !

JE veux être entendue.

Me battre avec toi cher confident puisque je n'ai personne d'autre pour jouer les belliqueuses.

A coup de pattes de mouches et de point d'exclamations face à l'interrogation, le tréma, et entre la barre et la virgule j'y mettrai le final.

Nous ne serons plus les mêmes au sortir de mes écumeuses vindictes. Nulle place ou si peu pour le satisfecit et ses synonymes. Je t'abattrai avant que tu songes à me rendre coup pour coup.

Ainsi va le monde, à chacun de raison gardée avant de déraisonner et d'être gardé par la mappemonde des désillusions.

Hier chauvine, aujourd'hui lapalissienne, demain rimbaldienne et aux surlendemains fantasques nos vies !!!! Nos vies à la sauce Bernard-l’hermite :

 

Description de mon poste de radio.

Description du meuble sur lequel mon poste de radio est entreposé.

Description du lieu où le meuble qui entrepose mon poste de radio sis.

Suivis :

De la description de mon ouïe et de l'art de l'écaillage de carpe auquel je suis en train de m'adonner. L'encornet filtrera l'encre des mers avant friture pourvu que l'huile ne brûle et nous congestionne le gosier.

Le gosier : terme vulgaire des adonneurs de la picrate. Picrate : abandon des journalistes de la noblesse de leur métier au profit des petits pots blédinés pour le dernier né. Dernier né : traquer la vie des gens pour une grande école à l'enfant chéri. Enfant chéri : chouchouté par les médias car grands annonceurs de... De : la désinformation pourvu que l'on ait notre caisse de Cristal. Cristal : matière pétillante qui soulage les deux neurones de ceux qui passent leur temps à poser les questions. Questions : donner réponses au pourquoi du comment on est à cette place. Place !

 

Myriam Le Corre

 

image prise ici

vendredi, 28 novembre 2014

Cinéma pour les z-élites

 À propos de « The Magic Hour » de Jim Hoberman aux éditions Capricci

 

couverture, site de l'éditeur

 

premierecollectionc04_350x350.jpgMe laissant séduire par l'accroche du libraire vendant cet ouvrage, le nouvel espace de « Ombres blanches » dédié au cinéma à Toulouse, les propos élogieux de divers cinéastes le comparant aux critiques très subjectives mais toujours pertinentes même quand elle est injuste avec un réalisateur ou un acteur de Pauline Kael, j'ai acheté presque « sans voir » ce recueil d'articles datant des années 80 et 90, au sujet de films de cette période, dont les films de Schwarzenegger et Stallone, « les Dents de la Mer », « Quizz Show », « Total Recall » et d'autres, articles à la réputation finalement très surfaite.

 

J'ai donc eu quelques déceptions en le lisant.

 

Première déception, la traduction est visiblement bâclée, la traductrice, Marie-Mathilde Burdeau semble ignorer ce qu'est un bison, « buffalo » en anglais qu'elle transcrit comme « buffle » entre autres erreurs, et elle commet de nombreuses fautes de syntaxe française et des approximations montrant surtout son inculture, « native-american » devenant « natif américain » ce qui n'a pas de sens, entre autres détails. Je ne saurai trop lui suggérer d'employer un vrai dictionnaire plutôt que « reverso » (TM°). Cela rend la lecture assez pénible, un peu plus pénible si l'on prend en compte le contenu. Nonobstant, je me suis accroché jusqu'au bout, ce qui fut dur...

 

Deuxième déception, l'auteur du livre est visiblement un « bourgeois pédagogue » pénible tout à fait dans la droite ligne de ce qu'il convient de penser lorsque l'on fait partie des z-élites, c'est elle qui s'appellent ainsi, sans jamais craindre le ridicule, ainsi dans l'article consacré à Schwarzenegger dont il fait un crypto-nazi (à cause de son accent et de son origine, ce qui est quand même intellectuellement très faible) ni le mépris pour les films considérés comme du « simple » divertissement ou « de Genre » perçus comme infiniment méprisables et analysés « de haut » voire de très haut. Il y a pourtant longtemps que l'on sait, Greil Marcus le montre fort bien dans « Lipstick Traces » que la culture dite populaire et « le Genre » en disent plus que bien

 

La troisième déception est que Jim Hoberman se place au-dessus des créateurs d'univers et de formes cinématographes dont il fait la critique, il se voit visiblement comme supérieur de par son « background » culturel et social et son analyse. C'est un mélange assez curieux de dédain très petit-bourgeois au fond, d'ironie étriquée, et de refus de la dérision, dans sa critique de « Nashville » chef d’œuvre d'Altman par exemple, ou de tout second degré, ce qui est une caractéristique de notre époque. Hoberman ne remet jamais en cause les certitudes de son propre milieu « ouvert », « cultivé » (etc...) sur la « diversité », la « parité » et bien entendu encore moins sur ses propres certitudes. Comme tout « bourgeois pédagogue » il ne supporte pas la nuance qu'un réalisateur peut par exemple apporter sur un personnage honni par sa « tribu », lorsqu'il évoque Oliver Stone décrivant les côtés humains et sympathiques de Nixon, il ne comprend pas, Nixon étant le diââââble incarné pourquoi en faire une figure complexe ? Ce qui est beaucoup plus intéressant cinématographiquement qu'un portrait « à charge »...

 

Je me suis demandé ce que l'auteur aimait comme films, il semble placer au-dessus de tout des films dits « engagés » d'une lourdeur didactique et pompeuse sans mesure, ceux d'un certain David Micheaux, les films « ethniques » de King Vidor, selon la vision « utilitariste » de la création qu'elle soit littéraire, artistique ou cinématographique qui implique qu'une œuvre soit « utile » à quelque chose pour se justifier, qu'elle porte un « message », qu'elle donne une leçon de morale au peuple, qu'elle ait des vertus d'exemplarité afin d'entretenir la dynamique du progrès des consciences selon les dogmes de la modernité. Et il tombe finalement dans ce travers qu'ont certains écrivains et journalistes culturels à mettre au pinacle d'obscurs inconnus afin de donner d'eux une image élitiste car finalement Jim Hoberman a surtout cela en tête.

mercredi, 26 novembre 2014

Sur le Pape comme un fils à son père

4321371_68b1156-new.jpgimage site de "le Parisien.fr"

 

Le Pape est comme un père pour les croyants catholiques, il est un homme qui marche à la suite du Christ et de Saint Pierre modèle de faiblesse humaine, reniant Jésus trois fois lors de la Nuit de la Passion. Un père console, protège ses enfants, entoure, leur apprend à discerner la Vérité, il peut aussi se tromper, et de manière filiale, avec beaucoup de respect et de délicatesse ses fils et ses filles peuvent lui dire qu'il s'égare sur des voies dangereuses sans pour autant le rejeter, par affection pour lui. C'est un père qui affirme une spiritualité solide, fondé sur du roc, dont l'époque aurait tant besoin, et non de la « bouillie pour chats » vaguement syncrétiste que l'on sert le plus souvent aux enfants ou aux adolescents au catéchisme ou dans les aumôneries.

 

Car la Foi encourage à chercher la Vérité, et la Vérité rend libre comme le dit le Christ dans l’Évangile. La Vérité pour un catholique, ce n'est pas du sirop de guimauve, une tisane tièdasse dont le goût et les effluves ne sont pas trop fort, pour ne déranger personne surtout. Une bonne partie des croyants en Église ont un rapport étrange avec la Vérité, prétendant comme tout le monde qu'il y aurait autant de vérités qu'il y a d'individus, qu'elle est largement relativisable donc, il ne faut surtout pas juger, ou « culpabiliser », toute remise en doute raisonnable de certitudes parfois absconses étant considérée comme insupportable. Là encore c'est dans l’Évangile, les paroles du Christ sont comme un glaive, elles peuvent diviser les familles, les proches, séparer les amitiés, les amours. Fabrice Hadjaj, jeune philosophe chrétien, le rappelle aussi dans nombre de ses écrits.

 

Les catholiques ne sont pas dans une obéissance absolue, leur religion n'est pas une religion de prescriptions, ils disposent de leur libre-arbitre tel que le définit Saint Thomas d'Aquin, de leur raison souvent méprisée bien à tort par tout un courant de l’Église actuelle, en particulier les Communautés dites nouvelles qui ne considèrent que le spiritualisant, un spiritualisant coupé du réel, coupé de l'Incarnation, coupé de l'humain et qui les amené parfois à la lisière des dérives sectaires. Ce n'est pourtant pas pour rien que le Christ s'incarne. Et puis cela les arrange bien finalement que le Pape François parle comme il l'a fait des homosexuels et de l'Europe, ayant comme beaucoup une peur bleue de ne plus faire partie du troupeau, de sortir du rang, d'aller à contre-courant, ce qui est moins confortable certes.

 

Le Pape François est extrêmement populaire auprès des non-croyants et des croyants qui ont peur de nager à contre-courant, mon mauvais esprit m'inspire qu'il semble être pour eux ce « pape en phase » que Philippe Muray évoquait il y a quelques années, un Pape qui épouse les valeurs de son temps, qui parle de sexualité comme tout le monde et de politique comme il convient, un Pape à la catholicité moins prononcée, moins appuyée, moins gênante dans cette société libérale-libertaire. Je veux bien lui accorder le bénéfice du doute, mais il apparaît à première vue que nous l'ayons, ce « Pape en phase ».

 

Quand le Pape François évoque cette ouverture aux homosexuels, cet accueil, il oublie, ceux qui lui ont inspiré ce discours également et ceux qui le reçoivent extasiés que c'est déjà le discours de l’Église depuis au moins Jean-Paul II. Rappelons aussi que les constructeurs et artistes ayant bâti et embelli Saint Pierre de Rome et le Vatican étaient tous homosexuels sans que cela n'ait jamais visiblement posé problème aux souverains pontifes de l'époque, sans parler de Julien Green ou de Jacques Maritain qui l'a évoqué dans sa correspondance, pressentis pour être les premiers laïcs revêtant la pourpre cardinalice au début du XXème siècle. C'est pour le moins maladroit et perçu par le public comme une reconnaissance de toutes les dérives sociétales dans le vent du progrès.

 

Quand le Pape vante à Strasbourg la conception européenne des fondateurs de l'actuelle Union Européenne, il ne lui est donc pas évident que celle-ci a été fondée d'abord et avant tout sur des principes technocratiques et une conception hyper-libérale de l'économie qui n'ont rien à voir avec ce que nos ancêtres appelaient la Chrétienté. Alors certes Jean Monnet et Robert Schumann avaient des convictions catholiques mais je doute qu'elles soient intervenues grandement dans la mise en place du « Marché Commun » qui est aussi une réponse à une sollicitation du « plan Marshall ». Les paroles qu'il a prononcé légitiment cette Union Européenne fondé surtout sur l'iniquité et le dédain des peuples, ainsi qu'on l'a vu ne serait-ce que suite au référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen et comment furent considérés ceux qui ont voté « Non ».

 

Pour être honnête jusqu'au bout, ce Pape m'a agacé dés le début, avec cette insistance pénible sur la simplicité de ses chaussures, de son langage, et j'en passe, dans la veine de cet anti-intellectualisme pénible évoqué plus haut, comme si réfléchir était inutile aux chrétiens. Comme si cette forme très superficielle de "simplicité" était un gage de solidité spirituelle. Benoît XVI, moqué, haï, rejeté, calomnié, m'est à vue humaine infiniment plus sympathique, plus proche.

 

Alors bien sûr, voir ci-dessous, comme monsieur Lochet, j'suis pas Pape et ma voix est toute petite...

 

mardi, 25 novembre 2014

La vie enchantée et amère d'Alain-Fournier

 À propos de « Alain-Fournier » de Ariane Charton en Folio « Biographies »

photo du haut sur "Babelio.fr"

photo du bas sur le site de "Gallimard"

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Ce qui pousse une personne à lire la biographie d'un écrivain c'est bien évidemment les correspondances qu'il retrouve avec sa propre existence, les harmoniques que cela fait résonner en lui pour autant avoir des prétentions au même génie ou au même talent que l'auteur dont la vie est racontée. La première fois que j'ai rencontré Alain-Fournier c'était il y a trente-trois ans à la Chapelle d'Angillon après avoir lu avec passion « le Grand Meaulnes », chef d’œuvre unique de cet amoureux de la littérature mort au début de la Première Guerre Mondiale dans un petit bosquet rappelant ceux de son Berry natal. Face à son portrait grandeur nature qui ornait un des murs de sa maison natale, scrutant son regard intense, qui témoignait de son désir d'absolu, un regard avec déjà une nuance de désenchantement, car le monde des adultes, dans lequel il entra fort tard, était bien décevant.

 

Je reconnus en lui immédiatement ainsi que lorsque l'on tombe amoureux fou comme un grand frère avec qui je partageais sans le connaître beaucoup de choses. La seconde fois où j'éprouvais cela adolescent, ce fut en entendant une chanson de Barbara qui m'émut aux larmes...

 

L'enfance d'Henri Alban Fournier, qui deviendra Alain-Fournier plus tard lorsqu'il épouse la profession de journaliste pour subvenir à ses besoins, est une enfance de rêve se passant dans un tout petit village où l'humain était encore prépondérant, un petit village qui n'avait guère changé à contempler les cartes postales de son époque lorsque je l'avais visité. Sa mère qu'il aime tendrement est institutrice, très croyante, l'emmenant en cachette de l'inspection académique à la messe car à l'époque il était très mal vu que des « hussards noirs » de la République soient croyants, ce que ses deux parents étaient. Ariane Charton les décrit vivant dans cette région du Centre de la France proche de la Touraine toute en équilibre et en douceur de vivre non loin de l'endroit où Rabelais situait son abbaye de Thélème.

 

Il eut une petite sœur, Isabelle, qui l’idolâtrait et qui continuera à chérir son souvenir bien après sa mort. Il lit tous les livres qui lui tombe sous la main, ce que font des enfants trop sensibles qui ne sont pas très doués pour la vie en société, aimant également se perdre tout seul dans les chemins, les champs et paysages autour de la Chapelle afin de laisser libre cours à ses rêves, à la recherche certainement d'une « fête étrange » comme celle qu'il évoquera dans « le Grand Meaulnes », fête dont elle est le cœur, fête qui est aussi notre enfance, une fête enchantée qui finit dans l'amertume.

 

Excellent élève, il est envoyé en pension à Bourges afin de préparer ses études supérieures, ville qu'il déteste, car elle frustre sa nature profonde, mais docilement il obéit. A cause de ses bons résultats il est admis en khâgne à Paris, ville qu'il détestera les trois premières années où il y vivra, d'une « haine du petit paysan qu'il était » selon les termes qu'il emploie dans une lettre à Jacques Rivière, son ami le plus cher. C'est la rencontre avec ce dernier qui le sauve des « ailes de l'Ennui », et surtout la longue correspondance qu'ils débutent ensemble, s'écrivant quotidiennement des lettres sur des pages et des pages partageant leur passion absolue pour les Lettres, leurs découvertes, dont la lecture de Gide, celui de « la Porte étroite » et de « Isabelle », celle de Claudel et de Péguy, qui deviendront de leurs amis proches plus tard, Péguy qui a les mêmes aspirations que le jeune étudiant mais qui sait déjà que « l'âme humaine n'est pas faite de bronze ».

 

Et surtout il rencontre lors d'une promenade sur les bords de Seine celle qui inspirera son écriture pendant des années, qu'il aimera d'un amour fou et sans espoir jusqu'à sa mort, son Yvonne de Galais, qui n'est encore que Yvonne de Quiévrecourt, déjà fiancée à un autre que lui. Elle est même déjà enceinte lorsqu'il l'aperçoit au loin. C'est à partir de là que commence vraiment la mise en œuvre du « Grand Meaulnes » et sa vocation d'auteur ainsi que le souligne Ariane Charton.

 

Suite à cette rencontre, il comprend également avec Jacques Rivière qu'il ne sera jamais un de ces étudiants docile et bon élève adoptant les goûts de ses maîtres sans plus se poser de questions, servile et veule. Tous deux savent également que cela les condamne à une vie d'inconfort matériel qui sera plus difficile, mais aussi plus exaltante, Alain-Fournier devient chroniqueur culturel pour « Paris-presse » et son ami et confident entre à la NRF dont il deviendra le directeur après la guerre. Il mourra également très jeune, en 1924.

 

Alain-Fournier aime toutes ces années Yvonne d'un amour excessif parfois, jugeront les grandes personnes sévères, d'un amour d'enfant, qu'il veut pur, sans tâches. Il veut que son rêve aussi se réalise parfaitement dans la vie réelle, devenant injuste et même cruel avec ses proches en particulier quand cela ne se passe pas ainsi. Il ne se trompe pourtant pas, l'on aime véritablement qu'une seule fois dans sa vie. Cela ne l'empêche pas d'avoir des relations avec d'autres femmes, qui ne sont pas Yvonne, qui acceptent souvent de n'être que des consolations en somme, ainsi Jeanne qui sera le modèle de Valentine, l'épouse de Frantz de Galais. Le lecteur de la biographie songe aussi à Frédéric Moreau rêvant de son amour pour madame Arnoux durant toute son « Education Sentimentale », un amour qui ne se réalisera jamais. A la veille de la Guerre Yvonne sera toute prête de l'aimer, toute prête de céder enfin, elle aussi, mais il était trop tard, le roman était écrit, et Alain-Fournier avait enfin décidé d'entrer dans la société des adultes, vivant un amour adultérin curieusement conjugal avec une célèbre comédienne après la publication de son roman.

 

Il travailla ce livre constamment pendant près d'une dizaine d'années, le voulant parfait, tel qu'il le rêvait, libéré d'autres influences littéraires dont celle des symbolistes qui imprègne ses premières tentatives, un livre « enchanté et désenchanté » selon Rivière, un livre beaucoup plus complexe que sa réputation réductrice de « livre pour adolescents sages ». Ses changements de rythme, d'atmosphères, ont parfois dérouté les lecteurs mal avisés à commencer par les critiques de l'époque tel François Mauriac qui se venge d'un article que Fournier avait écrit sur une de ses études que pourtant Mauriac lui-même trouvera « imbécile ». C'est à cette époque que Fournier retrouve son ardente foi d'enfant, toute la ferveur qu'il faisait preuve lorsqu'il allait communier avec sa mère, une ferveur pouvant faire ricaner les adultes qui se contentent de la singer, ne croyant que parce que l'on « ne sait jamais » ce qu'il y a après la mort.

 

couverture.jpg« Le Grand Meaulnes » est un roman d'aventures intérieures où le merveilleux jaillit du gilet rouge porté un soir d'automne par Augustin Meaulnes dans sa petite chambre d'écolier, émerveillant le narrateur timide, François Seurel, dont la vie s'en trouve bouleversée, d'une fête de mariage idyllique perdue au milieu de la campagne de Sologne que Meaulnes découvre lors d'une de ses fugues, dans un château de contes de fée « dont les murs semblent descendus du ciel », un mariage où la mariée ne viendra jamais, du déguisement de bohémien de Frantz de Galais. C'est un livre qui n'est pas si éloigné que cela de « la Recherche » de Proust, dans laquelle la nostalgie de l'enfance est primordiale, ne restant à la fin au narrateur que les souvenirs heureux qu'il a vécu alors que le « vieux monde » s'est effondré. L'auteur est tous les personnages comme on l'est dans nos rêves.

 

A l'initiative de son amante qui a de hautes ambitions pour lui, proche de Casimir Périer, elle en est la belle-fille, ancien président de la IIIème République, Alain-Fournier se présente pour le prix Goncourt qu'il n'obtiendra pas comme tous la plupart des grands auteurs du XXème siècle, c'est déjà un enjeu médiatique plus ou moins joué d'avance. Et la guerre éclate, il y part persuadé qu'elle ne durera pas, il y va avec patriotisme, un patriotisme que Léautaud dans son « Journal » trouva de mauvais aloi. Il meurt dans un petit bosquet tranquille lui rappelant certainement ceux près de la Chapelle d'Angillon, il meurt absurdement sous les frondaisons automnales des arbres souverainement indifférents à l'humanité. L'âme éprise d'absolu d'Alain-Fournier a pu alors rejoindre enfin Yvonne de Galais, et l'aimer sans frein. Sa mort ressemble à celle de Saint-Exupéry lors d'une autre guerre, parti au delà des nuages sur la planète du petit Prince ou de sa rose enfin libéré des pesanteurs que les grandes personnes jugent indispensables et inéluctables.

samedi, 22 novembre 2014

La littérature -sur les réseaux sociaux- peut-elle sauver le monde ?

Réponse à Marie David et d'autres

littérature, société, politique, marie david, amaury watremez

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Dans son histoire de la littérature française (chez Grasset aux « Cahiers rouges »), lecture conseillée à tout amoureux de la littérature, Kléber Haedens évoquant la littérature dite engagée, et ces livres pleins de bonnes intentions pour sauver l'humanité, parle de l’extrême vulgarité de ce genre d'ouvrages et celle de leurs auteurs qui jouent du cor sur les toits et ont besoin de chausser de gros sabots lorsqu'ils narrent par leur menu leurs « bonnes » actions et leurs « belles » pensées qui sont la plupart du temps autant de lieux communs mièvres et d'une banalité sans nom, d'aucuns osant appeler leurs vers de mirlitons de la "littérââture".

 

Quand on leur rappelle ils partent de toute façon du principe qu'il n'y a plus de hiérarchie des goûts et des couleurs et que donc même si peu pertinente ils se sentent en droit de balancer leur opinion malgré tout. Elle en vaut bien une autre après tout se disent-ils. Le contradicteur taquin est un donneur de leçons insupportable, un prétentieux si ça se trouve...

 

NB :Il est d'ailleurs étrange que les promoteurs de la paix et l'amour universels répondent violemment, toujours, aux objections que j'exprime ici...

 

Alors que faire du bien à son prochain, penser à l'autre, va a priori de soi lorsque l'on est « simplement » humain et doté d'une intelligence même pas moyenne, nul besoin de phrases grandiloquentes ni même d'exégèse théologique pour le rappeler. Bien entendu, dans une société hyper-égoïste comme la nôtre, cela prend des allures extraordinaires de ressasser ces clichés, ceux qui le font ne le faisant pas d'ailleurs par altruisme mais de par la haute idée qu'ils se font de leur personne et de la conception utilitariste qu'ils ont de la littérature. A la décharge de ces utopistes 2.0 qui se contentent du virtuel il faut dire que notre monde revenant lentement mais sûrement à une techno-barbarie où ne comptent que l'argent et la célébrité pour rien, cela ne fait certes pas forcément de mal de le rappeler de temps en temps.

 

Les Lettres doivent forcément avoir selon eux une utilité car ils sont finalement parfaitement intégrés dans une société où n'est perçu que le quantifiable, et donc elle aurait une valeur d'exemplarité, d'édification des masses et des z-élites. Alors que la littérature ne sert strictement à rien, à rien du tout, dans cette perspective de quantification. Et que c'est encore mieux, les livres ne se traduisent pas en statistiques, en dividendes, en chiffres de vente et en bénéfices, en productivité (nombre de pages par jour de l'auteur ?... etc).

 

Ou si, elle ouvre sur l'humain, sur toutes les manières de voir le monde, de manière à ce que rien de ce qui ressort de l'humanité ne soit étranger. Elle ouvre à la beauté aussi, la beauté derrière la laideur insigne des non-lieux toujours plus nombreux, de l'avidité des citoyens-consommateurs surtout préoccupés d'avoir en main le dernier modèle de « smartfône » dans l'angoisse permanente de ne pas être comme les autres car ne possédant pas tel ou tel objet obligatoire.

 

Si l'on veut faire du bien aux autres, améliorer au moins un petit peu ce monde, un texte si beau soit-il publié sur « Facebook » (TM°) ou son blogue est un genre « d'acte manqué » adolescent tout comme annoncer son désir de bouleverser la planète d'un coup en quelques mots et un trait de plume, ou un pianotage de touches sur le clavier de notre ordinateur. Le monde ne changera pas au nombre de « likes » sur Facebook. Cela se construit chaque jour par des toutes petites choses, des tout petits gestes de convivialité ou d'empathie, de sympathie, d'affection ou d'amour pour nos proches, des petits actes dont la force ne dépend pas de leur médiatisation sur le Net.

Réaliser la vérité

Que dire d'autre, c'est juste la réalité de notre société consumériste, libérale-libertaire...

Les gouvernements ne sont au mieux que des "employés du mois", le vrai pouvoir ce sont les banques et les grandes entreprises qui l'ont, celles qui te vendent du rêve pré-mâché, pré-digéré et à l'obsolescence programmée ami lecteur.

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vendredi, 21 novembre 2014

Ma conjuration des imbéciles

 conjurationdesimb%C3%A9ciles.jpgUne amie proche s'étonnait il y a quelques jours que souvent mes articles et parfois ce que l'on suppose de ma personne, ( je serais arrogant, caustique, condescendant, un rien cynique, misanthrope, réac, égocentrique, d'ailleurs dans la suite du texte je parle encore de moi me reprochera-t-on, etc...), provoquent des réactions violentes alors que ce que j'écris ne lui paraissait pas mériter de telles injures parfois et épithètes qui blessent, et autres noms d'oiseaux. « On » parle de moi dans mon dos, « on » dit du mal de moi en douce, ce dont je me fiche complètement m'excusant sincèrement cependant des « dommages collatéraux » que cela peut impliquer pour ceux que j'aime tendrement, les imbéciles, à défaut d'égratigner celui qu'ils exècrent trouvant plus simple, et certainement plus courageux, de s'en prendre aux amis, aux amours, aux proches de l'objet de leur exécration.

 

Je ne la comprends pas, rationellement parlant, car mon blogue n'est qu'une blogue parmi d'autres après tout. Cependant, leurs réactions extrèmes montrent d'abord et avant tout que je touche souvent dans le mille.

 

Je n'ai pourtant rien contre les opinions contraires aux miennes tant qu'en réponse les contradicteurs arguments et opposent une réflexion construite et non des attaques personnelles ou des injures. Ce n'est pas ma faute si à celui qui balance un lieu commun, un cliché ou une énormité je donne l'impression d'être condescendant si je lui réponds car il ne supporte pas que l'on pointe la fausseté de l'image qu'il croit pouvoir se donner dans la vie ou sur les réseaux dits sociaux. Je dirais même que ce genre d'attaques par l'insulte et une sorte de « psychanalisation » sauvage qui s'ensuit généralement me donne surtout envie de rajouter des cuivres et des grosses caisses à mes petits billets, d'être encore plus incisif...

 

...Hélas je suis incorrigible, et je ne vois pas pourquoi il serait plus injuste de dire parfois la vérité plutôt que de se cacher derrière son petit doigt.

 

Pour beaucoup donc, je suis un sale con, cela ne me dérange pas énormément je dois avouer d'être un sale con pour des opportunistes, des malhonnêtes, des « bourgeois pédagogues », je préfère ce terme à celui de « bobo » ou « bien pensant », qui se croient « sociaux » ou de gauche car faisant la leçon de temps en temps aux prolos qui ont la faiblesse de les lire. Ils sont tellement de gauche, tellement peu soucieux de leur argent que d'ailleurs la plupart logent des « sans-papiers » par dizaines chez eux ou partagent leurs salaires en plusieurs parts à destination des miséreux, c'est bien connu (pour les lecteurs « djeuns » ou mal-comprenants afin de signifier que ce j'écris ici est ironique, je rajouterais « LOL »)...

 

« Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui. » disait Swift, auteur qui avait des doutes raisonnables et marqués sur la bonté « naturelle » des êtres humains, ses semblables, citation mise en exergue de « la Conjuration des imbéciles » de John Kennedy Toole, mort avant d'avoir connu la gloire que lui procura de manière posthume donc son roman, suicidé en étant persuadé d'être un raté de la littérature. Avec cette citation, je devrais me sentir flatté, car de nombreux crétins, amphigouriques ou vaniteux, prétentieux, et, ou complexés, semblent me poursuivre de leur vindicte à de nombreuses reprises, ne se lassant jamais, infantiles généralement dans leurs raisonnements :

 

Si l'on critique ce monde, si l'on se pose des questions sur le bien-fondé de cette société, sur les bonnes intentions, sur les déclarations grotesques souvent hypocrites des bons apôtres c'est forcément que l'on est ou réactionnaire, ou un jaloux aigri de la réussite matérielle des « bourgeois pédagogues », que sais-je encore...

 

On notera toute la force d'un tel raisonnement...

 

Sans parler de ceux pour qui un type qui défend les Lettres et qui aime parler de ses lectures, diverses, est automatiquement un type vaniteux, un « prétenssieux » qui n'est pas quelqu'un de « simple » comme si la « simplicité » consistait à être simplet ou ignare...

 

Encore une fois, ami lecteur, tu notes la force de ce genre de raisonnement comme celle de reprocher à un auteur de petits textes comme les miens d'avoir un ego développé, ce qui est évident, et ce que je reconnais moi-même sinon je ne les rédigerai pas, et alors donc ?...

 

Longtemps, j'ai souffert de ne pas avoir les mêmes réactions que les autres, longtemps cela m'a pesé de ne pas ressentir comme tout le monde les événements importantes ou plus ou moins anodins, les compromis grands ou petits que certains considèrent comme obligatoires dans la vie de tous les jours, les apprêts que la plupart donnent à leurs personnalités afin de ne pas se montrer tels qu'ils sont. Et puis, assez vite, j'en ai pris mon parti, et m'en suis même réjoui. Je n'ai aucune envie de « hurler avec les loups » même ponctuellement, même si cela certainement m'aurait permis une vie moins chaotique c'est certain et plus confortable. Je n'ai aucune envie de rentrer dans un ronronnement intellectuel. Cela ne signifie pas que j'ai raison sur tout, je n'ai jamais eu cette prétention mais c'est une manière de vivre plus intéressante.

 

illustration prise ici

mercredi, 19 novembre 2014

La morale aristocratique de Marguerite Yourcenar et ses leurres

À propos de « les yeux ouverts », entretiens de Mathieu Galey avec Marguerite Yourcenar réédités en Livre de Poche

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littérature, Yourcenar, politique, société, Amaury Watremez

A ce recueil d'entretiens intéressants de par ce qu'ils racontent de la création littéraire, de la littérature et de l'écriture, l'on peut préférer, ce qui est mon cas et de loin, l'interview que Bernard Pivot fit avec l'auteur de « Mémoires d'Hadrien » en 1976. Pivot avait pour lui d'être beaucoup moins révérencieux que Galey, et surtout d'être un bon vivant, voire un bien-vivant, moins intellectualisant et plus proche de la vérité de la pâte humaine dont Yourcenar était constituée. Celle-ci joue de la révérence de son interlocuteur dans ce livre pour édifier une statue d'elle qui lui convienne bien que prétendant ne pas se soucier du tout de ce qu'elle appelle « la gloriole », alors qu'elle est humaine, et recherche elle aussi une reconnaissance du public. Elle aussi écrivait pour être lue...

 

Finalement, elle reste aussi rusée et madrée que l'était sa grand-mère, qu'elle évoque et moque dans les « Souvenirs Pieux », sachant se servir des faiblesses de ses vis à vis à son avantage. A l'époque, Elle vient de vivre l'agonie de Grace Frick, sa compagne durant presque quarante ans, et va tomber amoureuse de Jerry Wilson, qui sera son « Antinous » ; un Antinous violent qui n'était qu'un genre de gigolo plus sophistiqué cependant que les autres. Yourcenar feint souvent l'humilité et la simplicité mais sa devise était « Je ne vis pas comme ils vivent, je n'aime pas comme ils aiment, je mourrai comme ils meurent », elle eut toute sa vie au cœur une morale véritablement aristocratique héritée de son père Michel qui n'est pas toujours la figure la plus sympathique de ses souvenirs. C'était finalement un viveur égoïste qui trimbala sa fille partout avec lui se donnant bonne conscience en la traitant comme une adulte très tôt, et oubliant de l'éduquer au passage, tout en l'aimant malgré tout.

 

L'entretien, qui s'est fait sur plusieurs jours à « Petite Plaisance », dans les « monts déserts » du Maine, suit l'ordre chronologique de la construction de l’œuvre, s'attardant plus sur « Mémoires d'Hadrien » ou « L'Oeuvre au Noir » que Yourcenar considère comme ses travaux majeurs, avec « le Labyrinthe du monde » : la trilogie de « Archives du Nord », « Souvenirs Pieux » et « Quoi ? L'éternité ». Sont évoqués aussi avec tendresse, ces sont aussi ses enfants, « Nouvelles Orientales » et « Fleuve profond, sombre rivière », traduction remarquable de « negro spirituals ». Galey l'invite à parler de la part de « je » qu'il y a dans le dernier cycle de souvenirs, ce qu'elle se refuse à faire, il est vrai qu'elle réécrit nombre d'entre eux selon le témoignage de son frère, oblitérant presque complètement au passage sa mère.

 

Elle n'était pas l'enfant exclusivement studieuse et intellectuellement très éveillée, tellement peu enfantine, qu'elle décrit dans ses livres et dans cet entretien, mais une petite fille qui les jours de pluie au « Mont Noir » pouvait rester le front collé à la vite de la grande fenêtre du salon de sa grand-mère en répétant comme un « mantra », « J'sais pas quoi faire, qu'est-ce que je peux faire ? », jusqu'à ce que quelqu'un, sa gouvernante, sa mère, son père, ou une autre grande personne, s'occupe d'elle. Les petites filles vives et sensibles, aux dons extraordinaires, restent des petites filles aussi, ce qui ne diminue en rien leurs mérites et capacités. Mathieu Galey là encore se laisse prendre à cette belle image, cette gosse de vitrail...

 

Et elle a pour son père un immense complexe d'Electre étant souvent le fait des personnes ayant les mêmes inclinations sexuelles qu'elle ou plutôt « sensuelles » ainsi qu'elle le corrigerait.

 

Cela ne diminue pas le moins du monde la force littéraire et stylistique de « Souvenirs pieux » et de « Archives du Nord » qui narrent l'humanité de ces régions d'une manière à la fois extrêmement précise historiquement, sensuelle, humaine, en partant de l'importance de la tourbe, de cette terre riche, de ces cieux flamands bas mais toujours d'une incroyable beauté. Bernard Pivot, en entrant dans sa cuisine, en voyant ses bocaux de fruits et de légumes, comprit tout cela de suite, ce lien de Yourcenar à la terre, à sa terre, son côté « terrien » en définitive. Mathieu Galey ne peut le saisir car il n'est que dans l'adulation et n'a aucune distance critique, aucun recul, sur l’œuvre il est vrai remarquable et passionnante de l'écrivain, créatrice de Zénon et qui a su faire revivre un empereur mort près de deux millénaires auparavant.

 

Ci-dessous elle parle du paradoxe de l'écrivain

lundi, 17 novembre 2014

Le néant de la société occidentale et les djihadistes français

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Un des bourreaux abjects des soldats syriens et de l'otage exécuté est un jeune français embrigadé par le biais des réseaux dits sociaux originaire de Bosc-Roger non loin de Rouen. Personne ne semble comprendre ce qui pousse de plus en plus de jeunes comme lui, sans histoires apparemment, pourtant choyés, télé et ordinateur dernier cri dans la chambre, le portable qu'il faut dans la main, couvés, sans limites, à rejoindre des barbares fanatiques – et tarés - en Syrie et en Irak, des fanatiques pas si fous que cela d'ailleurs, prêts à faire des affaires -pétrolières- juteuses avec les occidentaux ce qui ne dérange pas une seconde les financiers américains et européens.  

 

En appuyant sur le Net, en particulier, où la dictature de l'opinion personnelle sévit, ce qui n'empêche pas un comportement grégaire des internautes, sur l'affectivité, sans pour autant solliciter leurs capacités de réflexion, en montrant telle photo lacrymatoire appelant les sanglots pour faire pleurer Margot, en insistant sur une anecdote isolée et traitée bien mélo-dramatiquement, l'on en appelle aux plus jeunes, aux esprits malléables, grandement fragilisés par leur absence d'éducation, de repères, voire de beauté et de sensibilité, car l'individu se nourrit aussi intellectuellement et spirituellement de tout cela et pas seulement du dernier modèle de « smartefône » tactile.

 

La plupart des journalistes et des observateurs, excepté peut-être Natacha Polony qui l'a fait remarquer ce soir pendant « le Grand journal », ne le comprennent pas, persuadés qu'ils sont que notre société réputée « multicul » et « diverses », et sociétalement libérée est l'apogée du progrès des consciences, la fin de l'histoire. Ils s'imaginent au pinacle de l'humanité, alors que la seule chose qu'ils transmettent aux enfants, leurs enfants, est un néant froid et grisâtre. Les « grandes personnes » ne songent qu'à consommer jusqu'aux derniers jours de leurs existences souvent bien mornes, s'imaginant « adulescents » alors que grisonnants, et découvrant dans leur miroir un petit matin tardif un,e inconnu,e qui n'est même pas Dorian Gray.

 

Il en est qui font alors une crise mystique, orientale le plus souvent, ce qui permet de voyager, ou qui se mettent à la colle avec une jeunesse de vingt ans ou un peu plus achetée « sur catalogue » en Europe de l'Est, ce qui n'est pas donné non plus, qu'importe pour eux ils ont les moyens. D'autres sont plus simples, ou plus économes, ils vont en « boite à Q » baiser alors qu'ils le peuvent encore. C'est moins fatiguant que d'essayer de s'engager contre la pauvreté ou la crise morale que ce pays traverse, ou toutes les questions liées à l'identité nationale.

 

Confits dans la mauvaise graisse de leurs privilèges et de leurs certitudes absconces, habitués aux moquettes épaisses et aux ors du pouvoir, à avoir un compte en banque bien dodu, qu'ils soient sociéto-libéraux ou libéraux-libertaires, ces « bourgeois pédagogues » qui sont partie intégrante du « pays légal » ne peuvent certes pas comprendre grand-chose à ce qui se passe, trop occupés à jouir de la satisfaction de leurs pulsions et de leurs désirs étriqués dans un hédonisme ne l'étant pas moins. Leur progéniture voudrait bien vivre de la même manière, dans cette « société de porcs », mais ils savent bien que le temps leur est compté la France devant bientôt finir comme la Grèce ou l'Italie. D'autres encore, beaucoup plus favorisés, ont des rêves humides en évoquant la « Singularité », ce post-humanisme ou trans-humanisme qui serait seulement grotesque s'ils n'avaient pas les moyens d'imposer ce cauchemar.

 

 

Et pendant ce temps là, les enfants de l'Occident rêvent sur la fin du monde et de l'Humanité, la destruction de tout, dans le sang et les larmes, sous le regard finalement indifférent des adultes...

dimanche, 16 novembre 2014

Parler de Proust sans l'avoir lu sur "Mauvaise Nouvelle"

littérature, Proust, Amaury Watremez, société, vanitésA ce lien...

 

...Je parle de Marcel Proust, auteur restant finalement peu lu et mal compris, alors qu'abondamment cité positivement et négativement d'un côté comme de l'autre de l'échiquier politique, à chaque fois pour de mauvaises raisons.

 

Dans l'article j'évoque l'opinion de Léon Daudet sur Proust, voilà l'opinion dudit Marcel sur "Gros Léon" selon son surnom parmi les "camelots du Roi" à l'époque...

 

 « Les ressemblances entre Saint-Simon et Léon Daudet sont nombreuses : La plus profonde me semble l'alternance, et l'égale réussite, des portraits magnifiquement atroces et des portraits doux, vénérants, nobles. »

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