mercredi, 23 juillet 2014

A tous ceux qui oublient de vivre

Bien souvent sur le réseau des réseaux, s'associer à des « grandes » causes, défendre de fortes et belles idées (fortes et belles dans l'esprit de ceux qui les mettent en « statuts » Facebook et qui sont souvent autant de lieux communs ; « la guerre c'est mal », « la violence c'est pas bien » etc...) de la manière la plus grandiloquente possible, injurier de belles manières ceux qui s'y opposent, surtout dans la plupart des cas pour se mettre en valeur, c'est juste dans le but d'oublier une situation présente que l'on estime insupportable et frustrante car ne correspondant pas à la haute idée que l'on se fait de soi et surtout à l'image que l'on veut donner de soi qui se doit d'être forcément flatteuse. On veut du sang et des larmes en oubliant qu'il ne donne que du sang et des larmes...

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image ci-contre prise ici

 

C'est une fuite du réel, se consoler ou croire que l'on se console, de n'être que ce que l'on est et rien d'autres, de ne pas être aimé par son « prince charmant » personnel ou sa propre princesse de contes de fées, alors que l'on se rêve génie méconnu, artiste maudit, talent caché bientôt révélé avec toute la gloire et la pompe qui conviennent à la face du monde, voire ce serait encore mieux après la mort du génie méconnu en puissance, ce serait encore plus dramatique, beaucoup fantasmant sur ce genre de coup de théâtre.

 

Sur leur lit de mort, voire après avoir fini dans une chambre mansardée à Paris, ils imaginent les hommages officiels, les reportages à la télévision, certains passant outre et poussant la logique jusqu'à vouloir être célèbres pour rien, juste pour leur banalité écrasante de « vraigen » simple plutôt que de chercher à se cultiver et de s'élever intellectuellement et spirituellement par eux-mêmes par ailleurs ce qui demande il est vrai des efforts.

 

D'où la passion des gosses, et de nombreux adultes regardant ça dans une drôle d'attitude de fascination répulsion, dans les deux cas décérébrés, pour les abrutis téléréels d'une médiocrité effarante, ou la centaine de tatouages imbéciles de ce type souhaitant que l'on parle de lui car tatoué. Et le pire c'est que ça fonctionne même si ce n'est pas toujours tout à fait comme il le souhaiterait !

 

Leur seule vie acceptable devient celle du Web, celle qui est hébergée sur la toile. Nul besoin d'inventer une machine pour qu'ils se téléchargent sur le Net, ils y sont déjà encodés. Et ils en oublient toutes ces petites choses qui font que la vie réelle est pourtant beaucoup plus agréable que la virtuelle, et que, parfois, ne pas se laisser faire par l'adversité, lutter contre la bêtise, c'est aussi partager ces petits moments, ces toutes petites choses entre amis, avec ses proches, un bon vin, un bon repas, un bon dessert pour ceux qui ont le « bec sucré », dont je suis.

 

(Nota Bene fondamentale :j'ai le « bec salé » aussi)

 

Trop souvent, ces petites choses futiles, toutes petites choses aux yeux des esprits forts, sont considérés avec mépris, dédaignés, ou alors on passe son temps à ratiociner des heures dessus jusqu'à en dessécher la « substantifique moelle », à intellectualiser à outrance dans un délire de néo-puritanisme qui n'a rien à envier à celui de nos ancêtres, et tout aussi hypocrite voire plus car se parant des oripeaux du progrès des consciences. On confond « bouffer » et manger, apprécier la bonne chère étant considéré comme de la goinfrerie, et de même l'on mélange l'ivrognerie et la dégustation d'un bon vin entre amis dans une folie hygiéniste.

 

ci-dessous photo de l'auteur

politique, société, poésie, culturePlutôt que de vivre par procuration sur Internet, sachant que les déclarations ronflantes ne changeront rien aux causes défendues, ou pas grand chose si cela n'est pas suivi d'actes concrets et d'engagements réels dans la vie quotidienne, je me demande toujours pourquoi ces personnes n'essaient pas de voir un peu la beauté du monde autour d'eux, d'aimer sans rechercher un amour de roman sentimental, de goûter chaque seconde de leur vie en en pressant jusqu'au bout le suc, tout ce qui nous rend plus humains.

 

On dirait d'ailleurs que tout cela, ce qui nous rend plus humains, est méprisé, dédaignée, conchié par le monde moderne qui ne sait rêver sur sa destruction, dont les nuits sont peuplés de massacres, de destructions de masse, de « post-humains » ou d'« humains augmentés » qui seraient plus performants pour servir le système mais aussi beaucoup plus dociles.

 

 

Alors de temps à autre ami lecteur, vit, met le nez dehors, abandonne dont « smartfône » dans un coin, éteins ton ordinateur..

mardi, 22 juillet 2014

Les vies hors du commun d'Henry de Monfreid

« Mes vies d'aventures » d'Henry de Monfreid en « Point » Seuil « Aventures »

 

Toujours sur "Mauvaise Nouvelle"

image ci-dessous prise sur le "salon littéraire"

755750.jpgArticle revu suite à des menaces de recours en justice d'un des ayant droits d'Henry de Monfreid, j'ai tenu à préciser quelques faits ; Il n'a jamais été question pour moi de salir l'auteur, ou son père légal, monsieur de Monfreid, Henry de Monfreid s'appelant comme cela car ce monsieur avait selon son terme dans ce livre « laissé un souvenir heureux à sa mère ». On ne peut juger un homme tel que lui à l'aune de la moralisation qui convient pour le commun, il est au-dessus, de ces hommes qui ont droit à une mesure spéciale.Henry de Monfreid est pour moi un de mes modèles de liberté, dans la vie et en littérature. C'est la deuxième fois que je reçois ce genre de menaces, la première c'était de la fille d'un économiste libéral connu qui m'avait reproché que je rappelle qu'elle était la fille de son père...

 

J'ai découvert Henry de Monfreid grâce aux « Cigares du pharaon d'Hergé », ma mère me voyant lire l'album me désigna la caricature qu'en fait le dessinateur de Tintin et me parla de cet homme sympathique et pas très moral ce qui éveilla ma curiosité. Je le retrouvai dans « les Secrets de la Mer Rouge », feuilleton français de cette époque télévisé inspiré de ces livres de souvenirs (à l'époque la télévision pouvait être intelligente). Je me passionnais pour cet aventurier épris d'absolu, qui se sentait beaucoup mieux dans le désert, fût-ce le désert liquide de l'océan, qu'au milieu de ses semblables tellement aptes aux compromis, aux bassesses.

 

Il me communiqua ce « goût du désert » ainsi que d'autres auteurs, dont Marcel Aymé, et personnes rencontrées, ce mépris total des convenances sociales et idéologiques que je retrouve aussi chez Jean-Patrick Manchette en lisant son fabuleux journal, cette propension à de temps à autres envoyer balader une ou deux pintades mondaines et superficielles et pintadeaux du même acabit sa patience à leur égard ayant pu lui valoir plus de considération, cette indocilité face aux maîtres à penser quels qu'ils soient et quels que soient leurs bonnes intentions.

 

L'enfance est la période la plus marquante de la vie, les « grandes personnes » n'étant pas bien sérieuses n'y ajoutent rien de bien important, excepté deux ou trois prétentions ou vanités, elles vont même dans la plupart des cas jusqu'à oublier cet enfant qu'elles étaient. Comme nombre d'écrivains, l'homme de la Mer Rouge écrit pour retrouver ce « paradis perdus » de l'enfance, ne pas l'oublier, et ne pas être de ces « grandes personnes » faussement raisonnables.

 

Henry de Monfreid ne s'est jamais senti du « troupeau », il aurait pu faire sienne la devise de Yourcenar : « Je ne vis pas comme ils vivent, je n'aime pas comme ils aiment, je mourrai comme ils meurent . Ce désir de sortir du rang n'implique aucun mépris envers ses frères humains bien au contraire, connaissant bien leurs faiblesses il est beaucoup plus prêt à la mansuétude, à l'empathie, à l'altérité véritable. Cela signifie aussi que Henry de Monfreid, comme l'auteure de « l'Oeuvre au Noir », et comme la plupart des écrivains, ceux du moins qui ont du talent, était doté d'une sensibilité au-dessus de la moyenne ; sensibilité à la beauté, sensibilité à l'autre, à ses travers et ses qualités.

 

« Abd El Haï », son nom arabe signifiant « esclave de tout ce qui est vivant », était un de ces êtres libres qui de temps à temps donne envie aux autres d'échapper à une condition misérable ou terne.

 

Il naît dans une famille qui n'est pas aristocrate du tout, son père biologique est un petit escroc sans envergure, ainsi qu'il le raconte dans « histoire de la bague » du Sud de la France marié à une femme « qui n'est pas de son milieu », sa mère le déclare par défi, alors qu'elle a quitté le père de de Monfreid sous le nom de famille d'un certain monsieur de Monfreid monsieur qui était passé plusieurs fois dans la demeure familiale et qui avait laissé de bons souvenirs.

 

Henry de Monfreid aime passionnément sa mère qui lui laisse comme seul héritage un sens moral élevé, ce que sous l'angle d'une moraline étriquée l'on pourrait trouver paradoxal vu les trafics auxquels se livrera son fils plus tard mais qui ne l'est pas, et la volonté de sortir de la norme. Sa mère voulait qu'il devienne polytechnicien, un haut fonctionnaire brillant sur des rails confortables et sans l'anxiété du lendemain, une destinée qui l'eût sans doute rassurée mais qui n'était pas pour son rejeton.

 

Il restera inconsolable de la mort de celle-ci s'en attribuant la responsabilité de par ses frasques.

 

Sa vie d'aventures commence alors qu'il est pensionnaire à « l'école alsacienne », et les toits de Paris qu'il parcourt chaque nuit bravant la surveillance de ses maîtres sont des canyons extraordinaires, la nuit projetant sur les murs des immeubles comme autant de cavernes profondes des ombres mystérieuses et fantastiques. Bien sûr, la direction de l'école alsacienne ne l'entend pas de cette oreille poétique et le renvoie assez vite. Il choisit de s'assagir ensuite, en souvenir de sa mère, et travaille dans l'usine « Maggi » un temps, mais un esprit comme le sien ne pouvait se plier très longtemps à la discipline et la routine d'horaires de bureaux aliénants pour des natures comme la sienne. Et c'est presque par hasard qu'il devient contrebandier en armes puis en haschisch de Mer Rouge, engageant un équipages hétéroclite d'anciens esclaves et d'africains apatrides.

 

Il gagne une réputation « d'infréquentable » en travaillant pendant la Seconde Guerre Mondiale pour les italiens contre l'administration coloniale anglaise, qui cependant, le respectant, le blanchira de ses suspicions de collaboration avec le fascisme après la Seconde Guerre en 47, et en ayant des sympathies plus à droite que permis parmi les arbitres des élégances littéraires et politiques. Il est un rien sulfureux à leurs yeux, ce qui est logique, quelqu'un d'aussi indocile que lui est incompréhensible pour leurs esprits dogmatiques.

 

C'est Joseph Kessel, et aussi Teillard de Chardin qui l'encourageront à écrire et à raconter ses aventures ce qu'il fait dans 75 ouvrages mis en forme à partir de 1948 lorsqu'il rentre en France suite à vie sauvage au Kenya vivant comme les « naturels » ainsi que l'on disait à l'époque de chasse et d'une agriculture simple dans une cabane perdue dans la forêt avec sa femme et ses enfants.

 

De lui les sots diront que c'était un grand homme, un homme extraordinaire mais que tout le monde ne peut pas se conduire aussi librement, ce sera un excellent contre-exemple : voyez ce qui arrive à ceux qui s'écartent du troupeau, ils ont une vie chaotique. Mais cette vie chaotique est largement préférable à l'allégeance et à la soumission abjectes des citoyens consommateurs de notre époque dans leur quasi majorité...

14:35 Publié dans Art de vivre, Article, Livre, Lu et vu sur le Net, Politique, Spiritualité, Témoignage | Lien permanent | | Tags : littérature, aventures, monfreid | |  Facebook | |

lundi, 21 juillet 2014

Le sang, les larmes et la colère pour les chrétiens orientaux

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Dédié chaleureusement à Monseigneur Nourrichard, évêque d'Evreux

 

L'image ci-contre signifie chrétien » en arabe, elle sert aux fanatiques criminels irakiens, et aux autres, à désigner leurs maisons pour mieux les massacrer ensuite. Les djihadistes syriens, d'autres criminels fanatiques, font de même mais personne n'en parle à commencer par les frères et sœurs dans la foi des chrétiens orientaux qui confondent le plus souvent en France la foi avec un coaching spirituel comme un autre consistant en de grands rassemblement sur affectifs tellement sympathoches et rien de plus, où l'on « guérit les garçons de la masturbation », entre autres, qui ignorent tout de l'histoire originelle de leur foi mais qui savent plein de choses sur des personnages qui n'ont rien à voir avec les valeurs évangéliques, qui y sont totalement indifférents même.

 

Et ce, dans les faits, dans le concret à de rares exceptions : des membres de l'AED, « l’œuvre d'Orient » et « SOS Chrétiens d'Orient ».

 

Des initiatives qui n'ont que très peu de liens avec la Conférences des Évêques on remarquera, ceux-ci se préoccupant d'abord des questions sociétales en France avant que des souffrances de ces croyants arabes, préoccupation que l'on qualifie parfois de « donquichottesque », que l'on soupçonne « d'arrières pensées politiques » (spéciale dédicace ici à mon diocèse bien aimé d’Évreux). Ceux qui rêvaient vraiment de "choc des civilisations" et qui sont tout aussi indifférents au sort de ces chrétiens qui ont le tort pour eux d'être arabes, ils vont l'avoir ! Sans parler du score que fera Marine le Pen en 2017 ! Ceux qui hurlent au retour des z-heures les plus sombres etc... le feront sans doute à meilleur escient, hélas...

 

Il y a aussi ces catholiques français paralysés par la trouille, ayant tellement peur d'être entendus ne serait-ce qu'un peu par le reste de la société, qui ont une angoisse absolue à se faire mal voir et considérer comme des réacs voire des fââchiistes, se faire traiter d'islamophobes.

 

Pour eux la Foi s'arrête au parvis de l'église, dehors, rien ne change, on suit le mouvement, on hurle avec les loups, on fait dans l'intention de prière lénifiante et sirupeuse mais surtout pas on ne dit pas un mot plus haut que l'autre, surtout pas. Ce puritanisme politiquement correct revient d'ailleurs, et contrairement à ce qu'en pense ses promoteurs « laveurs de carreaux » charismatiques, exactement au même que celui d'avant.

 

L’Évangile est vue comme de la guimauve, une tisane mièvre alors que le Christ le dit lui-même, sa parole « apporte le glaive » dans les familles, dans la société...

 

Il n'y a plus de chrétiens à Mossoul en Irak, dans cette ville qui est un des berceaux oubliés des catholiques occidentaux en général et français en particulier, comme il n'y en aura bientôt plus en Syrie, au Liban Sud, et en Palestine : pourquoi croyez-vous qu'en Palestine les caches d'armes bombardées par « Tsahal » dans la bande de Gaza soient précisément dans cette enclave chrétienne ? La bande de Gaza est dirigée d'une main de fer par une autre association d'assassins fanatiques et sanguinaires, le Hamas, pour qui les chrétiens sont des traîtres en puissance, Hamas qui est « le meilleur ennemi » d'Israël.

 

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image ci-contre : site de RFI, chrétiens de Moussoul en fuite

Je rappelle que le christianisme n'est pas né à Rome « ex nihilo », il a été engendré dans une toute petite ville de Judée, un petit bled à peine honorable, Bethléem, dans une mangeoire pour les animaux de bât dans une annexe d'un caravansérail bondé.

 

Ce ne sont hélas pas le seuls chrétiens persécutés dans cette région du monde. Sur ces massacres, persécutions, vexations, humiliations diverses, pas un mot, silence, y compris des catholiques de France qui pourtant sont toujours prompts à s'engager sur des causes humanitaires, de paix et de justice. Pas de manif des musulmans de notre pays pour soutenir ces minorités arabes. C'est surtout leur grand silence que l'on entend, un silence assourdissant, un silence qui en dit long sur leur indifférence, là encore à quelques rares exceptions, mais tellement rares !

 

 

Les catholiques de France commencent à peine à se réveiller, il y a un sursaut à peine perceptible, encore bien timide, trop timide, alors ceux qui ont du mal : « N'ayez pas peur », de toutes façons pour ceux qui haïssent les chrétiens vous êtes déjà dans le « mauvais » camp...

dimanche, 20 juillet 2014

Communautarisme concurrentiel ou « Gaza mon cul »

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image ci-contre prise ici

 

Je précise quand même à l'intention des lecteurs éventuellement antisionistes qui me liront deux ou trois points : Israël ne respecte aucune des délibérations de l'ONU depuis 67, la colonisation des « territoires » a continué depuis les accords d'Oslo et les palestiniens ont à subir quotidiennement des vexations et humiliations diverses ne serait-ce que pour aller au travail le matin pour ceux qui habitent à Ramallah, Bethléem et Hébron, ou Naplouse. Je ne parle même pas de Gaza où, le détail paraîtra trivial mais il ne l'est pas, il y a un « chiotte » en plastique pour les 3000 ouvriers palestiniens qui passent par le passage d'Erez chaque jour, poste frontière entre la bande de Gaza et Israël.

 

Je retiens aussi l'incurie totale des occidentaux sur place, que ce soit les ONG ou les « institutionnels » afin de réagir face à la montée de l'intégrisme musulman et du Hamas qui en échange de l'aide fournie aux pauvres demande bien entendu une allégeance totale.

 

Et moi contrairement à de très nombreux antisionistes qui le sont au chaud derrière leur écran, j'ai vécu et me suis confronté au réel des situations finalement très complexes en Palestine et en Israël.

 

Rappelons aussi que les caches d'armes de cette association de criminels sont localisées exprès dans des zones peuplées de familles, ou de minorités chrétiennes, comme à Khan Younis, afin d'obtenir ces belles photos si tristes qui permettent à des milliers d'internautes de s'affirmer, non sans courage ami lecteur, contre la guerre, la haine, la violence. Curieusement les meurtres des djihadistes en Syrie, l'exode des chrétiens de Mossoul les laissent froids, car là, nulle manif en vue.

 

Hier à Paris, la manif pour Gaza et les palestiniens, selon les bonnes intentions des organisateurs, a largement dégénéré en émeutes urbaines et véritables scènes d’Intifada dans Paris. Le tout contre le sionisme (rires) alors que la plupart n'en avait finalement rien à faire de Gaza, des chtits n'enfants tués, des chtits vieux blessés, il s'agissait pour eux surtout de clamer leur haine des juifs, judéophobie qu'ils ne sont même pas capables d'assumer, haine née de la concurrence entre les communautés religieuses ou ethniques qui sont sur notre territoire, et qui pour la plupart se haïssent cordialement entre elles, méprisant allègrement le « vivrensemble » que certains à gauche appellent de leurs vœux, défilant hier aux côtés de fanatiques portant haut le drapeau entre autres de « l'état islamique irakien » et scandant des slogans d'abord et avant tout judéophobes.

 

C'est une compétition doloriste des traumatismes collectifs, des génocides supposés et affirmés, commis par les européens en général : en gros mon génocide est plus gros que le tien, et donc la France doit plus payer que pour le tien. La France en particulier qui devrait subir à entendre certains promoteurs de ce communautarisme concurrentiel une loi du talion perpétuelle, la faute des grands pères ne devant cesser de retomber sur les enfants et petits enfants. C'est même ce que leur apprend l'Histoire officielle française, car ces communautés qui se détestent se rejoignent sur un point, leur haine commune de notre pays, de ses racines chrétiennes en particulier, et de ses valeurs.

 

image ci-dessous prise ici

 

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A ce propos, toi ami lecteur qui joue les esprit forts quand tu parles de religion, aux yeux des musulmans du Maghreb et Machrek, que tu le veuilles ou non, pour eux tu es d'abord chrétien avant d'être agnostique, athée et laïc. Tes préventions, ton raisonnement d'esprit fort n'a aucune importance pour eux.

 

Hier, les manifestants, à l'exception des « souchiens » présents, pacifistes et « humanistes », persuadés que les « radicaux » finiront par se fondre dans un grand mouvement de paix, alors que ce sont toujours les radicaux qui entraînent les autres, humanistes c'est eux qui le disent...

 

 

Les autres défilaient aussi car attribuant leur précarité, leur chômage, leur pauvreté, à cette compétition communautaire qui ferait que certains seraient favorisés par rapport à eux, à les entendre. Car ce n'est que ça, ce n'est pas leur souci de Gaza qui est en jeu, mais leurs frustrations accumulées depuis des décennies, et leur incapacité pour une bonne partie à devenir des citoyens français ce qui suppose un compromis minimal sur des traditions et des coutumes qui ne peuvent avoir cours dans notre pays, toutes choses auxquelles ils ne veulent surtout pas renoncer...

samedi, 19 juillet 2014

L'ingratitude de la « grande maison »

Paul fait partie de la « grande maison » dont je ne dirais pas le nom mais que l'on reconnaîtra, elle a charge d'instruction, du moins en théorie, depuis maintenant vingt ans. Il a exercé tous les métiers ou presque que l'on peut y trouver, dont depuis quinze ans celui de remplaçant dans l'enseignement de son domaine de prédilection. Il a gardé tout du long la même foi dans le désir de transmettre aux enfants et aux adolescents qu'il avait sous sa responsabilité sa passion pour les Lettres, voire pour l'Histoire, et aussi nonobstant, une ou deux valeurs élevées en lesquelles il croyait et croit encore. Et puis il aimait de temps à autre, c'était de plus en plus rare hélas voir dans le regard des jeunes de la gratitude d'avoir reçu quelque chose en plus, dont l'amour des livres.

 

image ci-dessous prise sur ce site "radio londres"

politique, société, éducation nationale, Amaury Watremez, hypocrisie

Paul a toujours été ce que l'on appelle un « agent loyal », bien que reconnu travailleur handicapé, il prenait n'importe quel poste, à n'importe quel bout de sa zone d'affectation, il a très souvent accepté de devoir partir de chez lui à cinq heures et demie du matin, voire de dormir sur place ce qui excluait pour lui toute vie personnelle. Incidemment, on lui demandait parfois, comme en passant, un petit travail en plus sachant qu'il était sérieux, bien entendu sans pour autant lui donner en échange quelques subsides en plus, il le faisait pour la gloire et on était bien gentil déjà de le loger sur place. S'il faisait mine de protester on allait jusqu'à lui affirmer qu'il n'était pas le seul remplaçant, et que derrière si ça ne lui plaisait, il y avait plein de monde prêt à prendre sa place...

 

Car dans la « Grande Maison » si on était de gauche, on respectait scrupuleusement la hiérarchie interne, encore plus que dans l'Armée, autre « Grande Maison ». Certaines années on lui fit miroiter qu'il pourrait rester peut-être, sous certaines conditions, sur le poste qu'il occupait. Bien entendu, à chaque fois, il fut amèrement déçu, il suffisait qu'un autre agent moins loyal mais plus haut dans la hiérarchie réclame le poste qui pour sa conjointe, qui pour son conjoint ou pour lui et Paul était dédaigné.

 

Sur le plan financier, Paul a gagné toute ses années autant qu'une femme de ménage, même moins, mais comme on lui disait autour de lui : « oui mais tu as les vacances et seulement quelques heures de cours ! ». Ce n'est pas qu'il fût jaloux de ces dames, mais il aurait espéré avec ses études gagner plus. Paul songeait toujours aussi lorsqu'on invoquait les vacances à ce moment là aux classes de gosses auxquels les parents n'avaient que rarement pensé à donner ne serait-ce que des rudiments élémentaires de politesse et de courtoisie en collectivités. Il se rappelait des petits caïds pires que des boutures de miliciens des ordres noirs, quel que soit le milieu, et bien sûr il se rappelait aussi les avoir fait de temps en temps évolué dans le bon sans ces petits caïds, même eux.

 

Non les vacances dans la « Grande Maison » n'étaient pas volées, mais ça comment le faire comprendre ? Comment faire comprendre l'usure, la lassitude qui s'installent à force de répéter les mêmes choses encore et encore sur la politesse et les règles de vie en communauté largement méprisées dans notre société, et la fatigue profonde que cela entraînait.

 

Paul d'année en année perdait confiance en lui, par petits morceaux, il sentait bien que toutes ces tribulations avaient détruit progressivement sa confiance en lui et son espoir en l'avenir. Il avait fait tous les stages de perfectionnement qu'on lui recommandait pourtant, suivi tous les conseils, effectué toutes les démarches conseillées et rien ne changeait, son cas était trop beau, un remplaçant qui ne demandait qu'à travailler, sans réclamer de décharge horaire pour quoi que ce soit, ils n'allaient pas se passer de ses services comme ça !

 

Se reprenant malgré tout, avec l'aide de ses proches et de ses amis, il passa la certification qui lui manquait pour s'élever dans la hiérarchie mais là encore il fut cruellement et amèrement déçu car recevant son affectation il lut qu'il était cette fois ci envoyé à l'autre bout du pays. A chaque fois qu'il ouvrait une porte, une plus lourde encore se dressait devant lui. Paul était en colère, furieux même. Toute la colère qu'il avait rentrée toutes ces années ressortait et se manifestait. Ayant contacté un syndicat pour être aidé il lui avait été répondu qu'en tant qu'agent de l'état loyal il lui fallait se plier aux instructions, ce qu'il ne comprenait car ces règles n'étaient en rien exigées d'autres agents plus malins mais aussi plus -faussement- obséquieux avec l'autorité.

 

 

On lui disait encore « Et les vacances ? » mais là Paul avait la moutarde qui lui montait au nez, trop d'hypocrisie à la longue et justement ses vacances étaient foutues car son affectation se faisait attendre "pour des problèmes d'ordinateur", un ordinateur incompétent et fainéant semble-t-il...

jeudi, 17 juillet 2014

Des milliers de Pol Pot sociétaux... : à gauche rien ne change

politique, société, droite, gauche, dogmes, Taubira, PS, UMP, FN, FranceUne ancienne candidate du Front National, virée assez vite du parti depuis, a été condamnée pour une injure certes inqualifiable et inopportune envers madame Taubira à neuf mois de prison ferme, 50000 Euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité, une injure plus populacière que réellement raciste d'ailleurs. Il me semble que l'on aurait voulu exacerber un peu plus les tensions et radicaliser les électeurs de ce mouvement que l'on n'aurait pas fait autrement. Car c'est le résultat que cela provoquera.

 

Moi j'aurais conseillé le peloton d'exécution ou la pendaison c'était encore plus efficace...

 

C'est toujours la même chose, plutôt que d'essayer de comprendre pourquoi il y a la montée de cette colère dans le peuple, colère qu'il exprime par le vote pour le FN, les z-élites méprisent, dédaignent, rejettent voire punissent judiciairement. Et pourtant ils auraient dû comprendre depuis fort longtemps que la moraline à haute dose ne donne strictement aucun résultat. Mais non, on s'en tient aux imprécations, aux condamnations de haut, au mépris absolu de ces « ploucs » qui ne comprennent rien et ne veulent rien comprendre, à la manière d'Aymeric Caron, ce « vegan » jovial et si rieur...

 

politique, société, droite, gauche, dogmes, Taubira, PS, UMP, FN, FranceQuand on traite madame Morano de « conne » dans un spectacle c'est de la dérision subtile, une alerte « citoyenne », quand Charb (voire illustration ci-contre, montage de Paul Flotat), dessinateur de « Charlie Hebdo » représente la garde des sceaux en singe c'est également de l'humour subtil et « citoyen », et puis Charb est de « gôche » alors ce n'est pas pareil bonnes gens, lui il a le droit, il fait partie du système.

 

Je m'inquiète, si je dis que madame Taubira est un « sapin de Noèl » en employant la vieille technique desprogienne qu'il employa dans un réquisitoire, citant une bisbille avec Michel Droit, je risque combien :

 

Deux ans de « taule » ? Le bagne ?

 

On aurait pu croire pourtant que la gauche française a évolué, et bien changé, à quelques exceptions notables, y compris dans sa part radicale, et que l'abandon par exemple de l'avènement de la dictature du prolétariat entraîne plus de tolérance, de capacité de dialogue et d'écoute, de compréhension du point de vue de l'autre, plus d'empathie. On aurait pu penser que les nouvelles préoccupations surtout sociétales de la gauche, ou alors dans le souci de la conservation des z-acquis sociaux de quelques uns, avait changé un peu les choses.

 

Mais pas du tout.

 

Que ce soit au travail, dans les médias, dans la vie politique, sur le Net ou dans la vie « réelle » les contradicteurs sont surveillés impitoyablement et châtiés s'ils osent ouvrir un peu trop la bouche ou si l'on considère qu'ils sont dangereux. On n'hésite pas à employer contre eux des procédés tenant de l'auxiliariat de police, des procédés d'« indics », à les dénoncer aux institutions, à faire circuler le plus possible leurs « forfaitures » , je sais de quoi je parle la photo ci-contre de votre serviteur ayant fait le tour de l'Académie de Rouen comme une traînée de poudre.

 

J'avais « jeté bas les masques », je me révélais « d'estrème droite », un vulgaire fââchiiste sous les oripeaux de « l'anar de droite » !

 

Je me souviens aussi de cette salle des formateurs dans un lieu dédié à la formation des maîtres, les quelques dizaines de casiers à deux ou trois exceptions tous recouverts d'une photo de madame Taubira au moment de la loi sur « le mariage pour tous », toujours la même, comme si tout le monde dans cet endroit devait acquiescer aux mêmes opinions sans broncher, ou faire preuve de la moindre velléité d'indépendance d'esprit.

politique, société, droite, gauche, dogmes, Taubira, PS, UMP, FN, France

 

 

A gauche, que ce soit la gauche sociétale ou celle qui conserve encore quelques restes révolutionnaires ou marxisants on a La Vérité, on sait ce qui est bel et bon pour le peuple, on sait ce qu'il lui fait, on sait comment le monde doit se mener, on sait comment les gens doivent penser pour accéder à un bonheur universel. Cela reste finalement une religion avec ses dogmes, ses prophètes, ses messies éventuels, ses Judas, ses gardiens du Temple. Et une religion fondamentaliste, qui s'écarte ne serait-ce qu'un petit peu du chemin tracé est excommunié aussitôt. Celui ne pense pas selon les dogme est considéré comme apostat et sans possibilité de se rédimer, il est perdu, bon à pendre ou fusiller.

 

A chaque manquement à la parole idéologique ce sont des milliers de petits Pol Pot vengeurs qui se lèvent et éructent, injurient, dénoncent et condamnent avec violence, le tout sous couvert de « citoyenneté » et aussi Internet aidant sous couvert d'anonymat (ils ne sont pas fous...).

 

mercredi, 16 juillet 2014

Je ne suis pas n'importe qui...

Ami lecteur, tu ne te rends pas compte mais quand tu viens sur ce blog, tu es sur un blog d'élite, loin des goûts du populaire et du vulgaire. Il m'a été reproché d'être une « Rolls Royce » du littéraire, pas assez à l'écoute des désidarata des « vraigens » qui c'est bien connu ne lisent que des conneries pour se vider la tête. Quand on me dit ce genre d'absurdités je songe à une dame que je connais bien qui a arrêté ses études à seize ans contrainte et forcée et qui s'est toujours cultivée autant qu'elle a pu.

littérature, société, politique, bêtise,

Car la culture n'est pas une affaire d'instruction et d'apprentissage à l'école, même si celle-ci peut savoir servir en quelque sorte de fusée d'appoint au décollage ou alors inciter à lire « a contrario » tous les livres interdits et mal vus par l'institution, ceux qui font hurler les professeurs, ce qui est toujours très jouissif je l'avoue.

 

S'il y a des agrégés de Lettres brillants et curieux de littérature, de toute littérature, du « Genre » à celle qui intéresse les « bobos » considérant que faire le tour du « périph » de Paris en scouteure c'est une aventure humaine difficile, des agrégés ou des diplômés pour qui c'est même un enjeu existentiel, j'en connais, il en est d'autres qui ne connaissent pas grand-chose aux Lettres sortis de Claude Simon, Robbe-Grillet ou Nathalie Sarraute qu'ils ont survolé en khâgne sans avoir réellement le goût ni l'appétence de sentir véritablement le style de ces auteurs qu'ils révèrent, tout comme Proust qui bien souvent les a emmerdé ce qu'ils ne diront pas, car ils font ce qu'on leur dit de faire et révèrent ce qu'on leur dit de révérer.

 

Tu as donc affaire à un blogueur qui n'est pas n'importe qui, merde quoi, qui a des goûts pointus en littérature voire de trop (nota bene : ce qui m'amuse d'avance est qu'il y aura des lecteurs de ce blog qui tombant dessus par sérendipité prendront ce que je viens d'écrire au sérieux). Je me suis posé la question, actuellement les lettres sont bien considérées seulement comme divertissement sympacool, comme truc qui ne mange pas de pain entre deux tests de compatibilité amoureuse dans les magazines féminins car à notre époque bouquiner il paraît que c'est surtout une occupation de fille, je revendique là encore ma part de féminité si c'est féminin, mais pas des livres trop profonds non plus, il faut qu'ils soient écrit dans un style pas trop fort pour le lecteur un peu feignasse :

 

Sujet, verbe (au présent), complément, et « roulez jeunesse ».

 

L'employé, le gosse, le salarié doit ensuite pouvoir retourner qui à son poste de travail, sa case en « open space », qui à son pupitre, qui derrière son bureau sans avoir trop de rêves d'évasion, y compris intellectuelle, dans sa tête. Il est pourtant d'excellents contre-exemples qui montrent que l'on peut avoir des ambitions élevées dans la médiation littéraire (selon le terme en vogue) et réussir, ainsi Cécile Ladjali qui en plein « 9-3 » fait étudier Louis-René des Forêts à des gosses de cité, leur a fait aimer, et même, cerise sur le gâteau, adapter en pièce de théâtre.

 

Il faut s'adapter aux goûts des gens, leur dire ce qu'ils veulent entendre, mettre tout au même niveau comme le font ces participants de sites de critiques en ligne qui ne font pas de différences quant à la hiérarchie artistique entre « les aventures de chichigneux dans la forêt de Troulala » (Chichigneux étant, pour éduquer assez vite les gosses aux comportements « citoyens », évidemment un petit elfe androgyne enfant de deux papas, ou deux mamans) et « la Chartreuse de Parme », un de mes livres préférés ami lecteur, considérant que les classiques doivent être nécessairement dépoussiérés, que le français classique c'est chiant (car cela demande un effort de concentration), alors que Marc Musso ou Guillaume Lévy, ces deux auteurs spécialistes du placement de produits dans leur écriture, et des tribulations sentimentales des représentants des classes CSP ++ vivant en lofts, sont finalement des successeurs évidents de Delly, Barbara Cartland et des « romans de gare », employant les mêmes ficelles grossières, les mêmes procédés finalement désuets.

 

On me dira, lire ce genre de livre au moins c'est déjà ça vu l'état catastrophique de la lecture en France en 2014 après quelques dizaines de réformes toutes plus mirifiques les unes que les autres de l'enseignement des Lettres. C'est en effet déjà lire quelque chose, tout comme l'engouement pour Harry Potteur c'était aussi une simili consolation.

 

 

Sur ce, ne me remercie pas ami lecteur de t'apprendre que si tu viens sur un blog d'élite, tu es donc aussi un lecteur de blog d'élite, par ricochets, je sais que j'ai illuminé ta journée et ce malgré toute ma modestie, et puis tu le sais bien je suis un chieur mais un chieur au grand coeur...

mardi, 15 juillet 2014

Pour éviter les lectures de plage fastidieuses 1 - Sartre

Pour t'éviter de lire Sartre sur les plages, ami lecteur, si tant est que tu en avais l'intention...

 

image ci-dessous empruntée ici

littérature, société, politique, existentialisme, SartreComme je suis bon et généreux, et modeste, si, si, dans ce petit texte spécial été je te donne quelques conseils ami lecteur pour t'éviter de lire Jean-Paul Sartre, le philosophe préféré des « forts en thème » qui aimeraient bien passer pour des voyous. Bien sûr soyons honnêtes, je souscris quant à cet écrivain à l'opinion qu'en a de lui Kléber Haedeans dans « une histoire de la littérature française », surcoté, grisâtre et ennuyeux, très ennuyeux, au sens le plus concret du terme. Il paraît que je rejoins là-dessus Michel Onfray qui lorsqu'il s'abstient de parler religion est souvent pertinent il est vrai, et à l'instar de ce philosophe je lui préfère largement Camus, personnalité solaire.

 

Sartre est donc le père de « l'existentialisme », une théorie qui implique que l'on jouisse le plus vite possible, rien n'ayant de sens, le monde pouvant être détruit le lendemain par la bombe atomique. Il n'y a donc pas de morale individuelle ou sociale, pas de sens à la vie excepté le plaisir compris comme la satisfaction des pulsions égoïstes et non comme un partage avec ceux que l'on aime. D'ailleurs il le fait dire lui-même à un des personnages de « Huis Clos » : « l'Enfer c'est les autres ». On comprend que cela plaise aux milliers de potaches narcissiques et, ou mal dans leur peau qui l'ont lu, surtout à ceux ayant des scrupules à extérioriser leurs désirs ou ressentant de la culpabilité à « s'éclater », car cela justifie pour eux leurs appétits qu'ils ont besoin de justifier d'une manière à leurs yeux « noble ».

 

Puisque c'est écrit dans un livre étudié en cours et conseillé par les profs !

 

Et puis pour Jean-Paul et Simone, de Beauvoir, le fameux « castor » il s'agissait surtout de trouver un alibi à leurs vagabondage sexuel souvent d'ailleurs bien tristounet. C'est à partir de Sartre que ce que le monde occidental appelle maintenant la culpabilité, à savoir la responsabilité que l'on envers son prochain, devient le tabou ultime. Il ne faut surtout pas se sentir coupable puisque la morale personnelle et collective est une illusion. Finalement, Sartre est un excellent philosophe du consumérisme.

 

La chair est cependant triste chez les parents de l'existentialisme, et grise. Un,e existentialiste peut coucher avec un,e noir,e et des individus du même sexe que le sien sans avoir besoin de se justifier et de rechercher des sensations épicées qui dureront un temps, il le fait par hu-ma-nisme et to-lé-rance, par en-ga-ge-ment, un des maîtres mots de ce mouvement, exerçant encore des ravages en 2014, car justifiant tout : justifiant par exemple en ce moment même pour des personnes « engagées » de défiler aux côtés des fanatiques pour Gaza, contre Israël.

 

Sartre a dit aussi, je cite, qu'il ne fallait pas « désespérer Billancourt , et donc continuer à mentir aux ouvriers sur les conséquences des dictatures « populaires » d'Europe de l'Est, d'Amérique du Sud et d'Asie : massacres divers, camps de rééducation etc...

 

Il a cru également couper court à toute discussion en affirmant que « tout anticommuniste est un chien », l'anticommuniste étant parfois juste quelqu'un rappelant des faits évidents, et parmi eux des dissidents communistes, dont Soljenitsyne, désigné à la vindicte populaire car forcément réac pour douter de l'utopie marxisante, Alexandre doutant aussi de celle induite par le libéralisme.

 

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Tout comme chez les libéraux on prétend que c'est parce que le libéralisme n'est pas encore réellement appliqué qu'il existe encore des pauvres, chez de nombreux thuriféraires du socialisme on affirme que c'est parce que le marxisme en fait n'a pas encore été vraiment bien compris par les différents régimes politiques qui s'en réclamaient et s'en réclament encore.

 

Cela en dit long je trouve sur la perception du peuple par Sartre et la plupart des intellectuels de « gôche »  consistant surtout en un large mépris et une condescendance à peine camouflée; le peuple est trop con pour comprendre par lui-même, le peuple est un agrégat de grands gosses irresponsables qui a besoin d'être guidé par des « maîtres à penser » tellement modestes et peu imbus de leurs personnes qu'ils pensent que ce rôle leur est légitiment acquis car ayant quelques connaissances idéologiques, quelques grammes de marxisme par ci par là avec deux doigts d'esprit libertaire (justifiant surtout que lesdits gourous puissent coucher à droite à gauche tout leur saoul). Alors que le peuple peut très bien faire la part des choses et comprendre que ses aspirations à plus d'équité et de justice sociale ne seront pas remises en questions du fait des meurtres d'un régime dictatorial.

 

Sartre reste un « phare » de la pensée dite progressiste, conseillé avec chaleur aux plus jeunes, alors que c'est un autre genre de « morticole ». La postérité le retient encore comme un jalon, tels ses touristes qui se font prendre en photo au « Flore » ou aux « Deux Magots » s'imaginant dans la peau « d'existentialistes » libertaires quelques minutes devant un café à quatre Euros cinquante, figés dans un passé de carte postale revu et corrigé par Hollywood.

dimanche, 13 juillet 2014

Israël-Palestine : la violence d'un conflit importé en France

Aujourd'hui, j'ai discuté avec un « anti-sioniste » ou un de ceux prétendu tel sur un forum, enfin discuté, le mot est ici bien impropre. Depuis les années 70 une bonne partie de la gauche se voulant radicale a récupéré la cause palestinienne, symbole selon elle de l'impérialisme anglo-saxon, et à l'inverse une bonne part de la droite libérale la cause israélienne, devenant plus sioniste que les pan-sionistes eux-mêmes, considérant Israël comme un bunker occidental au milieu du Proche Orient garantissant les intérêts de l'Occident dans cette région du monde, laissant donc aux israéliens qui ne sont pas tous juifs (seulement à 80%) le « sale » boulot...

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Tu noteras aussi ami lecteur que dans cette droite atlantiste si on s'émeut, à juste titre il est vrai, des coups de canif dans le contrat républicain et en particulier contre la laïcité venant des musulmans intégristes, on ne s'émeut guère du respect du Shabbat dans des écoles publiques du Marais ou du Sentier à Paris, ou des prescriptions alimentaires induites par la « cashrout ». Et puis parfois c'est juste par haine des musulmans.

 

Le bougre évoqué plus haut n'en avait finalement rien à foutre de Gaza et encore moins des palestiniens, assimilant le sionisme où ce qu'il appelait ainsi au nazisme, au fascisme, et à un peu tout les régimes totalitaires du XXème siècle, cette idéologie étant au départ du moins pour les constructeurs de « kibboutz » un moyen de concrétiser leurs utopies, ce que beaucoup n'avait pu faire en 1905 lors de la première tentative de révolution manquée en Russie dont beaucoup des pionniers et précurseurs d’Israël furent des acteurs actifs. Ce n'est qu'en 1916, lors de la création du Foyer national juif, et avant l'indépendance de 1948 que la dimension nationaliste du sionisme prend réellement son essor, sous l'impulsion de Ben Gurion.

 

Ce sionisme des origines, généreux, ses promoteurs partageant les techniques, par exemple, avec les palestiniens, est maintenant bien oublié. Il est de ces juifs qui en France sombre dans un autisme total concernant Israël dont ils justifient la manière « radicale » de maintenir sa sécurité par la Shoah, tout contradicteur de cette manière étant assimilé à un négationniste.

 

Mon interlocuteur a de ce fait tourné « autour du pot » pendant une dizaine de commentaires alors que je lui avais demandé ce qu'il entendait par « sionisme », je l'avais pourtant encouragé à être plus clair, plus direct mais j'ai le sentiment que les anti-sionistes de ce genre, hélas nombreux, en plus de dénaturer une cause qui est juste par nature, n'assument pas ce qui le fond de leurs opinions, à savoir leur judéophobie obsessionnelle mélangée à un peu de tout :

 

Complotisme et « protocole des Sages de Sion » en bandoulière, et quelques sanglots de crocodiles de petits mâles et femelles alpha occidentaux, du genre à aller se donner des frissons place de la Concorde en beuglant des « Israël=SS » et autre slogans qu'ils estiment forts, le cou ceint d'un keffieh, et rentrer tranquillement continuer à jouer les justiciers derrière un semblant d'anonymat sur le Réseau.

 

Il m'a reproché enfin de l'accuser d'être antisémite, ce que je n'avais pas même suggéré le concernant pour finir par se dérober, avouant piteusement que pour lui l'antisionisme consiste à demander la destruction d’Israël, curieusement ça m'a rappelé ces partisans d’Israël pour qui, n'appelant pas de mes vœux le choc des civilisations, j'étais forcément un « dhimmi » (chrétien citoyen de seconde zone dans l'Empire Ottoman).

 

On me dira, tout ce qui est excessif en politique étant insignifiant, cela n'a pas d'importance, mais c'est aussi car j'aime être « guelfe avec les gibelins, gibelin avec les guelfes ».

 

Dans les « quartiers » la plupart des gamins et des adultes musulmans, pas tous, ont moins de préventions et l'affirment parfois en toute candeur et sans scrupules inutiles, ils sont clairement antisémites, ou plutôt ont la haine des juifs qui sont pourtant de leurs cousins éloignés. Traiter un copain de « sale feuj » car réputé un peu radin ou individualiste est très répandu sans que personne à commencer hélas parfois par les éducateurs n'y trouvent à redire, tout comme lancer des provocations en cours d'Histoire-Géographie quand le professeur aborde la Shoah (sujet maintenant curieusement évité dans quelques « cités » ou abordé avec des pincettes).

 

Pour acheter la paix sociale, bien souvent les éducateurs en question se lancent dans des discours pro-palestiniens dont ils ne mesurent pas les conséquences néfastes, encouragent les élèves dans le rejet des israéliens en particulier, et des juifs en général. Et ils laissent faire aussi les pauses ramadan de ruptures de jeûne, les signes ostentatoires, les interventions hostiles au discours de l'institution sur l'histoire. Et c'est aussi de la simple lâcheté.

 

Ces musulmans des « quartiers », mis cyniquement en concurrence avec les français précaires tout comme eux, se fichent bien, tout autant que d'autres « anti-sionistes » du sort des palestiniens, c'est surtout également un moyen de se défouler de leurs frustrations dues au chômage, à la précarité, au communautarisme exacerbé...

 

image prise sur ce blog

 

ci-dessous extrait d'un film impossible à monter, et à montrer partout dans la France de 2014


La danse de Rabbi Jacob par bower91

samedi, 12 juillet 2014

Les avenirs selon Philip K. Dick

À propos de « Les chaînes de l'avenir » - Philip K. Dick chez «J'ai Lu » Flammarion

 

Oui, j'avoue tout ami lecteur, je suis un compulsif dickien, et je me fais avoir deux fois sur trois quand Gallimard ressort des recueils de nouvelles prétendument inédites de cet auteur, une ou deux l'étant alors vraiment, et que « J'ai Lu » propose de nouvelles éditions de ses romans. Philip K. Dick, l'auteur de SF le plus adapté au cinéma, est aussi un des plus intéressants à lire et relire.

 

Les_chaines_de_l_avenir.1.jpgJe l'avoue aussi, quand je vois la couverture « design » et chic de cette réédition d'un roman de Phil Dick de 1956, j'ai la nostalgie des illustrations « bis » et un peu plus mal élevées des années 70 et 80 (voir ci-contre, image prise ici) quand les livres de l'auteur de « les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? » étaient moins populaires parmi les z-élites. Dick est maintenant « in », ses héritiers ont de quoi mettre de côté pour longtemps, contrairement à leur père qui a tiré le diable par la queue jusqu'au bout, ne connaissant un semblant de confort matériel que quelques mois avant sa mort.

 

Dans ce livre, on sent encore un petit peu l'influence de Van Vogt, du fait des enjeux « cosmiques » et de cette histoire autour des mutations des personnages, mais Dick a acquis sa personnalité d'auteur, son sens de l'absurde et du grotesque et le roman est déjà « dickien », les éléments de SF étant déjà comme dans les autres récits de l'auteur « implicites ».

 

On ne sait pas comment fonctionnent les vaisseaux spatiaux ni par quel miracle les véhicules de l'avenir selon Dick volent, mais peu importe car ce n'est pas le plus important, l'écrivain explorant l'instinct grégaire des êtres humains, leur incapacité à construire une société juste et équitable.

 

Jones, un mutant qui exerçait ses talents dans les fêtes foraines étant jeune, puis qui devenu pasteur et gourou finit par devenir le dictateur de toute la planète, peut voir l'avenir à un an. Une guerre nucléaire sans vainqueurs ni vaincus a entraîné la perte de tous les idéaux, toutes les valeurs et domine un relativisme absolu que l'on ne doit pas contredire sous peine de finir en camp de rééducation, un peu notre société poussé à l’extrême ainsi qu'on le voit sur Internet où contredire les certitudes de l'internaute « lambda » conduit à une avalanche d'injures.

 

Et il a aperçu le danger que représente les « dériveurs », des « aliens » constitués d'une seule cellule, apparemment inintelligents et sans conscience ; bien entendu il n'en est rien. Il a décidé d'agir, croit-il pour le Bien de l'humanité, en profitant de sa capacité à prévoir l’enchaînement logique des événements qu'impliquent ses actes, devenant un tyran abject fanatisant les foules. Il voit aussi bien entendu le moment de sa chute et sa fin, il l'entrevoit d'ailleurs avec philosophie l'ayant déjà vécu et ne pouvant pas l'éviter, personnage entre un Messie improbable et un despote.

 

9782290033555.jpgLe lecteur suit en parallèle le destin de sept mutants vivant dans une « bulle » spécialement aménagée pour eux. L'on découvre qu'ils ont été créé par l'homme à la suite d'expérimentations odieuses, afin de pouvoir envoyer des colons terrestres sur Vénus adaptés à l'atmosphère et au biotope de cette planète telle qu'on la voyait dans les années 50 : recouverte de jungles, tropicale, humide. Ce sont eux qui auront le destin le plus agréable à la fin, reconstruisant une humanité nouvelle libérée de contingences anciennes.

 

 

Et comme nous sommes chez Dick, l'on s'intéresse également à un couple qui se déchire, comme son  couple à l'époque, le mari étant un notable de la police secrète et l'épouse devenant par frustrations accumulées un soutien les plus ardents de Jones. Plutôt que de rester sur une terre qui meurt doucement, ceux-ci finiront par émigrer sur Vénus et seront considérés par les mutants comme un souvenir de ce qui fût leur berceau.

 

couverture ci-contre prise là

jeudi, 10 juillet 2014

Guêpier moral à Gaza

Ce qui me stupéfie toujours quand je lis ces commentaires enflammées sur le Réseau qui semblent tous plus ou moins justifier que la seule réponse à la violence et à la haine c'est la violence et la haine, c'est cette légèreté inconsciente ou pas avec laquelle les uns ou les autres parlent de ce qui se passe en ce moment à Gaza, en profitant surtout pour se ranger dans le camp de ceux qu'ils estiment être les « gentils », boutant le feu à la guerre, de loin, bien au chaud, bien planqués, sans se soucier que cette guerre car c'en est une tuent des hommes, des femmes, des enfants, et la plupart du temps des innocents. Il s'agit surtout d'un côté ou de l'autre, excepté quelques âmes sincères, j'espère qu'il y en a une ou deux, de se mettre en valeur sur son « fècebouc » ou « touitteur ».

 

photo ci-dessous prise sur "Tribune juive"

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Je les connais bien ces « robins des bois » politiques, je suis allé avec l'un d'entre eux à Gaza qui se conduisait en colonisateur qui du haut de sa grandeur consentait à aider des pauvres bougres en somme, et je me souviens de cet autre qui ne s'émouvait pas plus que ça qu'une vieille dame palestinienne soit mise en joue à un contrôle de police israélien par des gosses que cela faisait rire. Ils virtualisent ces terres violentes, turbulentes et finalement attachantes qui sont « mes » terres saintes, tout comme ces pèlerins qui ne concevaient pas que des personnes vivent et souffrent à côté des Lieux saints, souffrance à laquelle beaucoup était simplement indifférents, comme la plupart des catholiques français sont indifférents au sort des chrétiens orientaux, ne s'y intéressant pas tant qu'on les laissait se balader dans leur Disneyland biblique ou évangélique à leur guise, parmi eux il y en avait pour prétendre que "oui d'accord mais eux se situaient sur un point de vue spirituel", ce qui excusait tout à leurs yeux.

 

Sur le Net donc mais pas seulement, l'on est sommé par les partisans de l'un ou l'autre côté de prendre absolument parti pour les palestiniens contre les israéliens, ou pour les israéliens contre les palestiniens, d'aller même comme d'aucuns le font à suggérer que l'éradication de tout ou partie des adversaires désignés est la seule solution pour se sortir de ce conflit qui dure depuis des décennies au Proche Orient, conflit totalement absurde sur un territoire grand comme la Normandie, absurde car les peuples qui habitent cette terre sont obligés selon la logique des choses, et la raison, de vivre et travailler ensemble dans une fédération laïque à plus ou moins long terme. Ceux qui font autant de concessions sur le voile, le statut des femmes, les prescriptions alimentaires en France feraient bien d'y réfléchir à deux fois de temps à autres...

 

Il n'y a pas d'autres alternatives hormis la guerre et une guerre totale, qui touche d'abord comme on le voit à Gaza non les terroristes mais les femmes et les enfants, sans parler des minorités chrétiennes bombardées à Khan Younès ces derniers jours. Rappelons aussi que les tirs de roquettes palestiniens sur Tel Aviv ou Jaffa tuent des personnes toutes autant innocentes.

 

Je suis toujours effaré d'ailleurs quand j'entends parler dans les médias « des juifs » israéliens, qui sont loin d'être un tout, israéliens qui ne sont pas tous juifs d'ailleurs, mais qui se rassemblent dans quatorze communautés distinctes et parfois antagonistes, et « des » palestiniens très différents dans leurs aspirations d'une région à l'autre, de Ramallah à Gaza et de Gaza à Naplouse ou Jérusalem, les uns plus laïcs que les autres, et subissant plus ou moins l'influence du Hamas qui est une association de criminels qui n'ont pour d'autres visées que l'argent que leur rapporterait la gouvernance des territoires, se servant des aspirations légitimes à la liberté des palestiniens, de leur désespoir.

 

Le Hamas, tout comme le Hezbollah, deux mouvements financés au départ par le Mossad et les américains, sont d'ailleurs les meilleurs ennemis des israéliens pan-sionistes, leur fournissant en somme l'alibi et le prétexte indispensables aux colonisations et au non-respect des résolutions internationales, les seuls interlocuteurs favorisés par les occidentaux aussi par sottise et ignorance. Montrer les photos des blessés, en insistant sur les plus horribles, montrer les effets des bombardements sur Gaza qui sont effectivement meurtriers, c'est aussi donner un peu plus de pouvoir au Hamas, impliquer des vexations un peu plus grandes pour les travailleurs palestiniens qui chaque jour passent le passage d'Erez. On ne comprend pas, est-ce la bêtise, l'intérêt, l'allégeance aux qataris et aux saoudiens mais les interlocuteurs toujours favorisés par les occidentaux en terre d'Islam sont les musulmans les plus intégristes, comme les frères musulmans en Egypte, les autres mouvements étant toujours dédaignés sans parler des chrétiens orientaux à qui l'armée US envoyait des missionnaires évangélistes...

 

C'est un peu le même piège dans lequel beaucoup se sont précipités au moment des prémices de la « rébellion » syrienne et autres « printemps » arabes, et dans lequel ils sombrent encore aujourd'hui ramenant la haine sous nos latitudes car en France dans nos banlieues, la question palestinienne est cruciale pour les gosses des « cités » et leurs parents. Elle entraîne de plus en plus dans celles-ci une judéophobie extrême et dangereuse que les beaux esprits refusent de voir la cantonnant à quelques « skins » bas du front...

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image ci-contre site de la Reppublica

 

Les israéliens et leurs partisans, dont certains se fichent bien d'ailleurs percevant ce pays comme un « porte-avion » occidental en territoire ennemi, appelant le fameux « choc des civilisations » de leurs vœux, un choc qu'ils souhaitent tant que cela ne les touche pas, restent dans un autisme total ou presque en appelant au souvenir de la Shoah pour éteindre toute discussion, considérant que le désir de sécurité tout à fait légitime de leur état certes justifie tout, et en particulier l'utilisation d'armes lourdes et modernes contre des civils moins bien équipés. On peut douter raisonnablement, sachant que cela est connu, que lorsque les maisons des chefs du Hamas sont bombardées ceux-ci soient encore dedans, on peut penser que les habitants abandonnés dans ces bâtiments sont des « boucliers humains ».

 

 

Je me souviens très bien de ce que provoquait les prises de positions des uns et des autres, quel que soit le côté, concernant le Proche Orient, quand je vivais à Jérusalem dans la Vieille Ville : la violence, la haine, le chaos, et ce encore une fois quelles que soient les bonnes intentions.

mercredi, 09 juillet 2014

Le garçon le plus gentil du monde

illustration prise ici

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Depuis qu'il était petit, il était réputé gentil, très gentil, tellement gentil qu'une jeune fille qui le fréquentait un temps l'avait appelé « le garçon le plus gentil du monde » et plus tard on l'appelait « nounours » pour son gabarit et sa douceur. Bien sûr, quand il était adolescent, il n'était jamais invité aux « boums » ou aux « soirées » car trop gentil, trop raisonnable, pas intéressant aux yeux de ses camarades.

 

Lui s'amusait déjà des « quarts d'heure américains » qu'il trouvait ridicules, ils ne vivaient plus dans une époque moralement austère, comprenant ensuite que ses camarades étaient tout simplement encore pudiques et que la plupart des exploits érotiques que s'attribuaient les « séducteurs » et « séductrices » étaient imaginaires.

 

Il trouvait ça un rien amer d'entendre plus tard certains de ses anciens camarades de classe une fois devenus adultes, qui ne lui adressaient pas la parole à l'époque, qui le dédaignaient, évoquer le souvenir d'un garçon qu'ils aimaient bien, ce dont il était content, mais il aurait voulu entendre cela plus tôt. Il se souvient de celui-là qui lui avait expliqué quelques années auparavant qu'il le rejetait car souhaitant rester dans un groupe considéré comme plus honorables, raison pour laquelle il « hurlait avec les loups » avait-il avoué.

 

Il n'était pourtant pas gentil par faiblesse de caractère ou par mollesse, c'était simplement qu'il estimait que raisonnablement il était plus intelligent et plus rationnel de se comporter en restant posé et sans énervement avec les autres, que c'était juste plus malin. Il ne voyait pas de barrières entre lui et les autres qui étaient assez hautes pour ne pas arriver à la franchir. Il fallait juste trouver le « mode d'emploi » de la personne refusant de se lier ou de discuter avec lui.

 

Enfin selon lui la colère était une forme de demie-folie et il redoutait de s'y laisser aller car il détestait ça, il se sentait comme souillé, le mot n'était pas trop fort, après, et il mettait beaucoup de temps à s'en remettre. C'était un déchirement pour lui, car il faisait alors peur même à ceux qu'il aimait tendrement. Il avait horreur des conflits pour lui le pire moyen de discuter d'un problème ou d'une question.

 

Il s'aperçut que la plupart de ses frères humains adorait cela, pour beaucoup c'était une manière de dominer l'autre, de se placer au-dessus, toujours cette histoire du « mâle alpha » dans la horde. Sur le réseau, la plupart s'y laisse aller à cœur joie, injuriant violemment, invectivant grossièrement sans aucuns remords non pas pour défendre des idées et des idéaux mais juste pour se défouler, s'affirmer et écraser l'autre.

 

Mûrissant, il comprit que sa gentillesse était pris pour de la débilité légère et que beaucoup abusait de son amicale émotivité, lui demandant des services par ci par là sans jamais lui donner quoi que ce soit en retour. Il le savait très bien et n'en concevait nulle amertume. Mais il finit par se lasser de donner à sens unique. Parfois il se mit en colère et on disait de lui : « Mais il est fou ! Qu'est-ce qui lui prend ! ».

 

Les autres ne comprenaient pas, le « mouton » se révoltait, on le faisait bien vite rentrer dans le rang par quelques phrases blessantes bien senties, que l'on savait pouvoir écorcher sa sensibilité à fleur de peau et ainsi couper court à ses protestations parfois légitimes.

 

Bien entendu, il ne faut pas s'étonner d'apprendre qu'il développa alors une certaine misanthropie ou une misanthropie, un humour acide en moyen de défense, et beaucoup d'ironie, sans pour autant s'exclure lui-même des travers dont il accusait ses semblables, se sachant humain, il se savait faillible et donc sur le même pied d'égalité que tous les autres pitoyables primates humains. Ouvrant les yeux, il comprit que la plupart des gens se contentaient de sentiments médiocres, et que pour eux le conformisme et l'instinct grégaire garantissaient leur confort intellectuel.

 

Il restait gentil autant qu'il le pouvait envers ceux qu'il aimait, ne moralisant pas, ne leur faisant jamais la leçon, se disant qu'il se devait d'être patient avec eux même quand ils ne pensaient qu'à eux. Il s'en voulait parfois d'aller trop loin par quelque répartie caustique, il touchait toujours dans le mille, il n'aimait pas ça du tout mais c'était devenu un réflexe de protection indispensable.

 

Il ne croyait déjà pas en grand chose, hormis en Dieu, et perdit encore quelques illusions, comprenant aussi que ce qui était fondamental en tant qu'être humain ce n'était pas les grandes et ronflantes théories, quelles que soient leurs bonnes intentions, mais toutes ces petites choses paraissant tellement insignifiantes au « vulgum pékin » et aux grands esprits : la beauté d'un coucher de soleil, un repas avec ceux que l'on aime, la couleur d'un vin à travers un rayon de soleil un après-midi d'été...

 

Une jeune femme qu'il aima lui reprocha de ne pas assez « refaire le monde » avec elle, il trouvait ce reproche infondé car en s'attachant à ces petits détails « sans importance » ils lui redonnaient tous deux un peu plus de la beauté qui en 2014 lui fait encore cruellement défaut. Ce ne sont pas les utopies, fussent-elles généreuses, qui sauveront le monde, mais cette beauté. Et il n'était pas si misanthrope, il aimait malgré tout ses frères humains car il était comme eux. Aussi faible moralement.

mardi, 08 juillet 2014

Les utopies encore en germe ?

Ami lecteur, l'intérêt de s'être fourvoyé dans son orientation universitaire, envoyé en AES, moi un « littéraire » (tu te rends compte!) car pour mon conseiller d'orientation « sans maths on ne fait rien », c'est que j'ai cependant appris des choses qui me sont encore très utiles maintenant pour comprendre le monde, et en particulier le contenu des théories économiques et sociales dont nous subissons encore l'influence délétère maintenant.

Busts-of-Karl-Marx-007.jpg

bustes ci-contre pris ici (site de the guardian)

 

Ces idéologies sont nées au XIXème siècle suite aux « Lumières » du désir de certains de changer le monde d'un trait de plume, ce qui est louable, et en passant l'être humain, ce qui l'est déjà moins, contre son gré même, ce qui ne l'est plus du tout, le tout à l'aide de théories globalisantes censées tout expliquer, y compris la complexité de l'être humain. Parfois elles naissent de la solitude d'un « vieux garçon », comme le « fouriérisme ».

 

Ces belles idées toujours pleines de bonnes intentions au départ puis après oublient toujours cette variable pourtant fondamentale : la nature humaine marquée surtout par l'avidité et l'égoïsme, à quelques exceptions près et notables ayant su lutter contre.

 

Rappelons aussi qu'ils semblent oublier que l'utopie suppose l’acquiescement de toute la population pour être construite ce qui est rigoureusement impossible à obtenir, ou du moins ce qui l'était. En effet, les dictateurs du début du XXème siècle, qui enfermaient dans des camps leurs adversaires (le nazisme étant ainsi que le rappelle Arendt une émanation du capitalisme) ou les massacraient en masse en goulags, n'avaient pas les moyens de communication énormes qui permettent maintenant aux vrais dirigeants, je parle des dirigeants économiques, de nos démocraties de progrès de conditionner sans médication extrême ni le secours de torture ou d'emprisonnement l'individu moderne en lui laissant l'illusion, ruse suprême, qu'il décide souverainement de son existence.

 

Deux de ces idéologies vivent encore de nos jours et sont plus vivaces, malheureusement, que toutes les autres :

pulpliberalisme03.jpg

 

Case ci-contre prise ici sur le "plus du nouvel obs"

 

Le libéralisme ; du plus « soft » au plus dur et le marxisme dans ses diverses variations encore existantes. Pour beaucoup encore maintenant, les deux Fois idéologiques, car c'en est, s'opposent rigoureusement alors que si on relit Adam Smith, le père du libéralisme, un des derniers stades vers l'utopie enfin réalisée, la richesse à la fin devant retomber (en pluie?) sur tout le monde, selon lui, ressemble beaucoup au communisme tel que décrit par Marx dans « le Capital ».

 

Quand on oppose aux tenants de ces théories les faits qui montrent l'échec patent de leurs théories, ceux-ci ont pris pour habitude maintenant de répondre assez abusivement que en fait ni le libéralisme ni le marxisme n'ont encore été réellement appliqués encore sous une forme acceptable. Certains libéraux vont même jusqu'à prétendre sans rire que la France, ce pays soumis à la mondialisation un peu plus chaque année, est digne de la Corée du Nord.

 

Ils s'en aperçoivent généralement quand les conséquences de la mise en place de ces idéologies sont mises en lumière par les historiens et les observateurs un tant soit peu lucides ; ainsi le stalinisme n'avait rien à avoir avec le communisme, les massacres de Pol Pot étaient surtout causés par le nationalisme des khmers rouges ; peut-être Chavez trouverait-il encore un peu grâce à leurs yeux, il a l'avantage d'être mort et de ne plus rien gouverner d'où il est, on peut ainsi l'idéaliser, et ce malgré la pénurie au Venezuela, due aux « vipères lubriques » capitalises c'est certain, et ce malgré les privations de libertés que subissent les adversaires politiques du grand homme, des fous, c'est évident !

 

Le Net a donné un regain d'intérêt à leurs ratiocinations de tétrapiloctomeux : un enrobage musical, des photos choc, des phrases-slogans qui flattent l'internaute égaré dans le sens du poil que celui-ci soit un « geek », un « nerd » ou un bureaucrate qui s'emmerde dans son « open space ». Certains tombent dans le panneau pour la même raison que tout ce qui fait le « buzz » sur le « Web » : donner d'eux une image flatteuse, au fond les idées ils s'en foutent.

 

Une troisième idéologie semble émerger en ce moment, issue des courants les plus libéraux-libertaires, une idéologie post-humaniste poussant à mettre en pratique une transformation effective de l'être humain par la science, quitte à le marchandiser, les affaires sont les affaires et quitte à ce que cela ne profite qu'à quelques uns ce dont ils se fichent complètement se partageant le monde plus ou ou moins secrètement sur le dos des peuples.

lundi, 07 juillet 2014

Philip K.Dick est vivant, sommes nous tous morts ?

« Ubik » le scénario de Philip K. Dick aux éditions Hélios (couverture prise ici)

Cinéma, littérature, SF, Dick, Amaury Watremez

Les éditions « Hélios » offre aux dickiens compulsifs et aux néophytes le scénario d'un des livres les plus célèbres de Dick, écrit après sa fameuse « crise mystique » de 1974, dessinée par Robert Crumb dans un numéro célèbre d'« Actuel », qui plus qu'une illumination serait due à une épilepsie cérébrale causée par l'absorption par l'auteur de « le maître du Haut Château » de beaucoup trop d'amphétamines pour écrire ses pages quotidiennes afin de le nourrir lui et sa ou plutôt ses familles, les amphétamines étant à l'époque dans les fortifiants que l'on donnait aux enfants en vente libre et non dispensés par des dealers.

 

Une seule petite nuance sur cette réédition, on y trouve beaucoup trop de coquilles et quelques approximations orthographiques comme ces « voitures parkés » avec un « k » malvenu. Et sous couvert de « faire moderne », on trouve quelques vulgarités inutiles que Dick n'utilise que très rarement dans ses livres.

 

Un rayon de lumière rose provenant d'une sagesse étrangère à notre monde lui aurait transmis un savoir jusque là inconnu, lui permettant en passant de guérir son fils atteint d'une malformation cardiaque congénitale, et il aurait eu de nombreuses autres révélations confirmant ses thèses sur la fragilité de la réalité, et la certitude que l'Empire Romain est toujours en place et qu'il est la réincarnation de Saint Paul. Et Dick s'est mis à écrire ce que ses exégètes appellent à tort sa « Trilogie Divine » qui est d'ailleurs une tétralogie celle-ci commençant avec « Radio Libre Albemuth ».

 

Et comme c'est un écrivain de talent, il a su garder d'un bout à l'autre un recul, une distance, un second degré, et l'ironie qu'il fallait sur les errements de ses personnages, racontant non pas une histoire du futur, quoi que la société de l'avenir qu'il décrit soit plus ou moins la nôtre au fond, mais décrivant la désillusion que furent pour lui les années 70, la réélection de Nixon, alias Ferris F. Fremont (pour 666 le chiffre de la bête) dans la « Trilogie » et la « machinisation » progressive de l'être humain qui y perd son âme en passant devenant un genre d'androïde incapable d'empathie que seuls bien souvent les robots et les simulacres de personnes dans ses livres sont capables de faire preuve.

 

On peut même se demander quelle est la part de mystification dans ce récit de la crise de 74. Invité à faire une conférence en France en 77, Dick, une croix pectorale autour du cou, fait ce que le public présent attend de lui, il joue à l'écrivain psychédélique (alors qu'il n'a jamais pris de drogues hallucinogènes contrairement à ce que sa réputation a laissé entendre jusqu'en 2014). Face à l'ahurissement de certains des auditeurs après un discours incohérent, et répondant à leur seule et unique question, Dick répond embarrassé qu'il a simplement voulu leur en donner pour leur argent.

 

On peut préférer la lecture de ses quatre romans à son « Exégèse » gigantesque, contradictoire d'un chapitre à l'autre, écrite au fil de ses pensées et ratiocinations. « Ubik le scénario » est une réécriture du roman, qui resserre l'intrigue autour de certains thèmes, s'attache à moins de personnages, retravaillant son ouvrage.

 

Dick répond à la demande enthousiaste d'un producteur français, qui voulait se faire connaître à Hollywood, après avoir produit quelques « bis » à alibis politiques et subversifs intéressants mais très loin de chefs d’œuvre comme « Punishment Park » de Peter Watkins,, de pouvoir l'adapter en écrivant ce scénario en trois semaines fiévreuses. L'auteur s'étonna que le producteur, Jean-Pierre Gorin, ne trouva jamais de financiers pour produire ce film impossible à faire avec les effets spéciaux de l'époque et qui aurait coûté deux ou trois centaines de millions de dollars.

ubik1.jpg(Ubik ci-contre pris ici)

 

Le lecteur rêve du film que cela aurait donné, très éloigné des adaptations parfois aseptisées et lisses de Dick, « Paycheck », « l'Agence », et s'il est doué d'un minimum d'imagination il le regarde vraiment en esprit sans avoir besoin de mâcher quelque buvard rose, et finalement cela aurait pu donner une œuvre très proche de « les Décimales du Futur » de Robert Fuest, d'après Michael Moorcock. Bien plus que l'explication mystique de la Trilogie, je reste cependant persuadé que toute sa vie Dick a douté de la réalité de ce monde et de cette société car ceux-ci avaient permis qu'une petite fille, sa jumelle, meurt du fait de la sottise des adultes, indifférents à cette mort, tout en se proclamant au faîte du progrès.

 

 

Dick est toujours vivant, et dans cette société dans laquelle nous vivons qui est la même, exacerbée dans ses défauts, de ses livres, nous sommes pour la plupart en « semi-vie », congelés dans nos certitudes égoïstes, survivant en oubliant la plupart du temps notre conscience...

22:58 Publié dans Art de vivre, Article, Cinéma, Livre, Politique | Lien permanent | | Tags : cinéma, littérature, sf, dick, amaury watremez | |  Facebook | |

Le bourgeois 2.0 est toujours un bourgeois avide

politique, société, économie, bourgeois, libéraux libertaires, Amaury Watremez

Rien ne change depuis Molière (voir ci-contre, image prise ici) ou le "Monsieur Bertin" d'Ingres, voir ci-dessous)

 

J'avoue, c'est mal, on ne devrait jamais se réjouir du malheur d'autrui, mais ce qui arrive à Geoffroy Didier et d'autres, comme Aquilino Morelle il y a quelques mois ne percevant pas le paradoxe qu'il y a à se faire cirer les pompes pour très cher aux frais du contribuable, après avoir il est vrai dû cirer les pompes de ses maîtres, ne voyant pas de problèmes comme ce jouvenceau sensible et émotif de Didier, si romantique dans sa chemise semi-ouverte sur un torse que l'on pense à peine pubère, « espoir » de l'UMP, à profiter de privilèges indus qui n'ont plus rien de républicain, tout cela me fait largement sourire, sans parler de Bastien Millot et de ses « réseaux » d'amis, de bons amis seulement promis, juré, ce n'est pas de sa faute si des malveillants y ont vu du copinage amoral !

 

Le bourgeois veut de la morale sociale, plein, un retour à des « valeurs simples » qui inclinent à penser qu'il a de ces « valeurs simples » le même point de vue qu'un « créatif de pub » pour bouffe industrielle réputé bio, ou du moins donc un genre de fac-similé de morale qui « tienne » le peuple dans l'allégeance et la soumission à un système économique lui permettant de continuer à s'enrichir ainsi que le bon monsieur Guizot l'encourageait à le faire aux débuts du libéralisme en France, mais ce fac-similé, cette moraline, il le veut pour les autres, pas pour lui, lui n'est pas concerné, lui sait ce qui est bon pour les « classes dangereuses » et surtout pour lui et les siens, il sait que le peuple n'a pas besoin de littérature, d’élévation spirituelle, de hauteur, encore moins d'arts.

 

Le bourgeois 2.0 ne voit pas que la crise morale c'est principalement lui et son avidité qui l'ont causé et rien d'autres.

 

Il sait que le peuple n'a besoin que de divertissement le plus léger possible quitte à ce que la télévision ressemble à celle que regardait les « flashés » décérébrés du film de Science-Fiction français qui se voulait seulement une fable un peu sombre à l'époque : « Paradis pour tous » d'Alain Jessua. Ceux-ci s'amusaient à regarder des pubs abêtissantes et des émissions se voulant proches des « vraigens ». Ayant tellement peur d'être humains, de la liberté, de leurs sentiments ils finissaient par y renoncer définitivement et muer en bêtes de somme dociles baisant, bouffant et buvant sans penser à rien d'autres.

 

Le bourgeois résolument moderne à des prétentions politiques et matérielles qu'il a toujours eu rajoute maintenant des prétentions de « coach » de vie pour les « masses », pour aider les moins favorisés à se sentir bien dans leur précarité car il se sent quand même un peu coupable d'avoir voté pendant plusieurs décennies pour la mise en place d'une Europe hyper-libérale qui le flatte dans son ego car il est incorrigible, comme un gosse gâté qui est encore un peu trop narcissique, bloqué au stade anal et centré sur son nombril :

 ingres_bertin.jpg

« Merde quoi tu 'ois ! L'euro c'est super pratique quand tu vas à Venise ou Londres en ouiquende !» et puis il faut bien savoir que « vu des States l'exception culturelle française, le système social qui protège c'est dépassé merde quoi ! On n'est plus le village gaulois, tu vois? », et puis aussi les « le multiculturalisme c'est de la richesse en plus pour notre culture tu 'ois, on devrait plus s'inspirer du « melting pot » des américains » (note : comme le « lascar » de cité le bourgeois 2.0 rêve d'Amérique, une Amérique fantasmée et idéalisée qui n'existe que dans les pubs pour sodas).

 

On entend souvent ces énormités, on les lit aussi grâce aux fabuleux progrès techniques des réseaux sociaux, car ils osent l'écrire, provenant de pintades d'élevage, qui sortent généralement de basse-cours très chic et de pintadeaux tendres et roses hermétiques aux souffrances des moins bien lotis qu'eux, des mécheux germanopratins aux adeptes du velours vert bouteille. Cette volaille insupportable à force, bien que charmants en soirée, ne voit pas le monde qui croule sous ses yeux, ne veut pas en entendre parler, ça ne la regarde pas.

 

Et le pire est que c'est toute la société qui rêve de « s'embourgeoiser » de cette manière alors que cet « embourgeoisement » est une impasse !

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jeudi, 03 juillet 2014

La justice en France est-elle impartiale ?

 Nicolas Sarkozy, mis en examen, réagit et se défend après sa garde à vue largement médiatisée. Je ne suis pas exactement un de ses fans, mais il se trouve que même si c'est pour se défendre, lui, et non pour poser les bases d'une réflexion sur la magistrature et sa partialité idéologique déjà perçue à travers le fameux « Mur des cons », sur lequel on trouvait quelques parents de victimes ayant osé se plaindre du laxisme des magistrats envers des coupables avérés, issus de la diversitude, il faut dire, donc certainement moins coupables qu'un méchant, un réac déloyal c'est sûr, avait filmé alors qu'en reportage au Syndicat de la Magistrature (voir ci-dessous).

image ci-dessous prise ici

Justice-aveugle.jpg 

Éric de Montgolfier a essayé de lutter dans le sud de la France contre les réseaux occultes de la République, dont une bonne partie de la franc-maçonnerie locale qui participaient -et participent encore certainement- de la corruption. Il fût mis au placard assez vite alors que s'approchant très près. Dans un article il évoquait l'instrumentalisation de la justice par tous les politiques, y compris ceux au pouvoir actuellement, dont madame Taubira, actuelle garde des Sceaux qui a placé des proches aux postes clés, s'indignant du « racisme » de ceux qui osent en parler, comme les autres me dira-t-on ce qui n'excuse rien, et François Hollande, président de la République sans parler de ceux qui viennent donner des leçons comme monsieur Cambadélis :

 

L'ancien procureur de Nice n'a jamais caché que la « promotion » dont il a bénéficié n'en était pas exactement une et qu'il s'agissait surtout de l'envoyer se faire voir ailleurs, à Bourges, ceci certainement à l'instigation du maire et du préfet de la ville de « la promenade des anglais » et des retraités friqués. Il s'était approché d'un peu trop près des « affaires » de ces beaux « messieurs coquins » ce qu'ils ne comprennent pas estiment que leurs privilèges et autres z-acquis les dispensent de tout respect de la loi commune.

 

Les politiques entendus hier, comme Bruno Le Roux entre autres semblent avoir la mémoire courte, comme j'ai le sens du service ami lecteur je leur rappelle quelques faits. Le 2 juin 2006, Cambadelis est reconnu « coupable de recel d'abus de confiance », il est condamné, à six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende, dans l'affaire des emplois fictifs de la MNEF, par la 11ème chambre du tribunal correctionnel de Paris. Bien sûr, on se rappelle aussi de l'affaire Cahuzac ou de DSK sans oublier les tribulations judiciaires des Balkany (réélu à 73% dans sa ville ce qui fait dire que c'est beau la démocratie quand même !) dans les années 90. Dans les pays anglo-saxons, des politiques ayant vécu ce genre d'affaires ont la décence de ne pas revenir et de se faire tout petits.

 

Coq-gaulois.jpgPas en France, certainement à cause de notre « exception culturelle », chez nous les pourris peuvent continuer à « faire carrière » en toute quiétude. Rappelons que le coq gaulois aime chanter les deux pattes baignant dans la merde et le purin..

 

.(image ci-contre prise ici)

 

En France, ils sont même très populaires, il y en a tellement sur le Net ou au zinc des cafés du Commerce pour regretter le travail qu'aurait pu faire DSK et d'autres à droite pour trouver que Juppé est encore « le meilleur d'entre nous ». Alors certes, ce n'est pas pour faire de la moralisation facile, mais si un politique ment sur un point qui regarde sa morale personnelle, il n'hésitera pas à mentir sur des éléments qui engagent le pays et à tromper les citoyens sans vergogne.

 

Madame Taubira est-elle impartiale ? On ne peut pas reprocher son passé à quelqu'un me dira-t-on pour le décrédibiliser mais elle a été une militante trotskiste radicale, indépendantistes guyanaise dans un mouvement n'inclinant pas vraiment à la non-violence, et ses prises de positions dernièrement montre, y compris à travers sa réforme pénale, qu'elle n'y a pas entièrement renoncé. Manuel Valls qui parle de « faits graves » reprochés à Sarkozy connait le dossier et n'est pas impartial ? François Hollande encore moins, cela fait partie de sa stratégie pour se faire réélir au deuxième Tour en 2017, se retrouver face à Marine le Pen, en appeler à « l'Union Sacrée » et emballé c'est pesé c'est du moins ce qu'il croit...

 

Cette instrumentalisation de la justice, ce n'est d'ailleurs que ça, un outil pour préserver les ambiions personnelles et opportunistes des uns et des autres...

 

Ci-dessous "le mur des cons"

mercredi, 02 juillet 2014

Les intégristes du premier degré - par "un petit bourgeois réactionnaire hédoniste"

Je trouve ça curieux et plutôt paradoxal, mais pas tant que ça si on y réfléchit, dans une société où le virtuel a pourtant pris le pas sur le réel un peu partout dans nos vies, nos vies parfois rêvées sur les réseaux sociaux devenant parfois plus concrètes, plus tangibles que la vraie vie, celle-ci n'étant pas sur nos écrans, même si le Net peut par ailleurs provoquer de belles et inoubliables rencontres, mais la majorité des personnes se réclament de la réalité -leur réalité- se disent plus proches d'elle que les autres, des vrais gens, en quantifiant, en mettant en statistiques, en réduisant à des slogans ronflants ce qui ne peut pas l'être :

 

ci-dessous illustration prise ici de second degré par Gotlib (voire de deuxième ou trente-sixième degré)

 Gotlib_RhaGnagna1-6_Superman.jpg

Le ressenti, le vécu, les sentiments...

 

Ils deviennent des intégristes du premier degré, toute tentative de dérision (elle implique une réflexion "a minima"), de mise en perspective (demande une réflexion "a minima" idem), de prise de recul (implique une réflexion "a minima" itou) étant considérées comme oiseuses et insupportables, voire hypocrites (celui qui n'est pas au premier degré n'est pas clair, il tend un piège !) car cela remettrait en question leurs certitudes et l'image qu'ils prétendent donner d'eux-mêmes.

 

C'est cet intégrisme du premier degré qui conduit à une compréhension radicalement manichéenne de la politique et de la société, une compréhension des plus primaires : Eux (ceux qui ne pensent pas comme moi) = méchants, moi = gentil, contradiction = Maaaal absolu)

 

Et dans cet esprit, la plupart, qu'ils soient de droite ou de gauche, croyants, incroyants, rejettent toutes les représentations métaphoriques du monde tel qu'il est, tout imaginaire qui ne correspond pas à leurs visions, dont celles induites par la littérature qui implique que le lecteur développe son propre sens critique et sa propre capacité à construire un raisonnement libéré des préjugés communs, l'imaginaire des films sur-commerciaux américains, ou français, divertissant, étant toléré comme défoulement utile comme soupape sociale nécessaire de sécurité.

 

Ils veulent de la littérature qui ne parlent que de choses « vraies », qui les touchent, qui les concernent directement eux et leur nombril (pour eux l'origine du monde), ils veulent de la littérature ou du cinéma avec des messages bien martelés dedans, civiques, engagés, moraux, des exemples de bonnes conduited selon leurs idées. De la littérature ou du cinéma parfaitement inintéressante donc, insipide, inodore, sans parfums, sans épices, formatée.

 

Attention, ami lecteur, je n'affirme pas cependant ici qu'un auteur ou un réalisateur ne doit jamais partir du premier « matériau » qu'il a sous la main : la réalité de son époque, son vécu, bien au contraire. C'est juste qu'écrire, créer, ce n'est pas seulement employer un outil pour faire passer un message ou seulement divertir...

 

Les livres et les films doivent obligatoirement « servir à quelque chose », ça ne peut être gratuit, pour un intégriste du premier degré, sinon il sera partagé entre l'envie de traiter celui qui s'y adonne de petit bourgeois hédoniste et décadent ou d'anar de droite hyper-individualiste selon ses opinions...

 

Cette perception de la littérature, de plus en plus réservée aux oligarques, à une élite auto proclamée, est d'ailleurs la deuxième raison pour laquelle la lecture et l'écriture sont des activités de plus en plus dédaignées, de plus en plus sinistrées, l'autre étant les fabuleuses réformes de l'enseignement des Lettres se succédant depuis une quarantaine d'années.

  

Ami intégriste du premier degré, enfin, ne prends pas tes certitudes, la vie, la politique si au sérieux que cela, c'est souvent ce que tu considères comme futile, comme dérisoire, comme léger, qui est ce qui constitue ces petites choses qui font ton humanité, l'art de -bien- vivre au sens large étant de ces choses, déguster un bon vin au-dessus du volcan, partager un excellent repas alors que l'orage gronde, on a bien le temps ensuite de se laisser aller à la gravité qui est comme disait Nitche « le bonheur des imbéciles »...

 

Ci-dessous un exemple de Second degré frappant

 

lundi, 30 juin 2014

« Dieu et l’État : Signification de la fête du Christ-Roi » aux éditions Via Romana par le père Michel Viot

lutherbenoit XVI.jpgJ'ai eu le privilège de rencontrer le père Michel Viot par les bons offices de Myriam Le Corre, qui écrit régulièrement sur ce blog depuis quelques temps déjà. Comme tout « mauvais sujet » indocile d'une longue lignée d'« anars de droite », doté d'un sens de la contradiction un peu trop développé, quand quelqu'un me présente une personne comme étant un esprit supérieur j'ai toujours une forte tendance au scepticisme malgré toute la sincérité dont on peut faire preuve pour me convaincre de la valeur de celle-ci , je préfère m'en assurer moi-même, ce qui chrétienssansreligion.pngpeut être un tort parfois. J'ai découvert un prêtre ayant une Foi forte, solide, et humaine, une doctrine réfléchie, raisonnée et construite sur les bases d'une culture immense, et dans le même temps capable de dire les choses nettement, crûment, sans détours ce qui ne peut que réjouir le gamin de Pantruche que je suis.

 

Le père Michel Viot, né en 1944, ancien pasteur protestant, évêque luthérien de Paris, ancien dignitaire de la Grande Loge Nationale française, revenu au catholicisme en 2001, ordonné prêtre , vicaire épiscopal, aumônier de prison, conférencier et auteur, a un parcours passionnant qu'il raconte dans « De Luther à Benoît XVI ». Il était également ami de Louis Pauwels qui a préfacé son livre « Chrétiens sans religion » paru en 1975. Cet itinéraire lui donne un point de vue unique, clair et raisonné sur les maux vécus par notre société, à commencer par la crise morale sans précédent dans l'Histoire que nous vivons depuis quelques décennies déjà, une crise morale annoncée pourtant par Bernanos dans « la France contre les Robots » ou Léon Bloy et d'autres auteurs pas forcément catholiques mais n'ayant de cesse d'avertir, telle Hannah Arendt, la philosophe Simone Weil sur le point de se convertir, ou encore Georges Orwell dans « 1984 » ouvrage sous forme de fable sombre décrivant notre monde tel qu'il est devenu, envahi d'écrans, de non-lieux, et en passe d'être déshumanisé.

 

Dieul'état.jpgPour autant, Dans « Dieu et l’État : Signification de la fête du Christ-Roi » l'auteur ne livre aucune panacée mirobolante, ne moralise pas, ne se conduit pas en maître à penser, mais tente de comprendre pourquoi nous en sommes là et propose une voie solide et claire, un bouleversement induit par une véritable « Révolution chrétienne », titre d'un de ses précédents ouvrages. à travers l'étude de l'historique de la fête du Christ-Roi et sa signification spirituelle, philosophique et sociale pour notre monde, réhabilitant en passant, ce qui est considérable les figures de plusieurs papes déconsidérés par l'Histoire et la postérité : Benoît XVI, d'une intelligence remarquable, Paul VI, dédaigné de par la place qu'a pris la figure il est vrai extraordinaire de Jean-Paul II, comparant Innocent III à Benoît XVI, Madame Marie-Odile Bonnichon1 lui consacrant plusieurs pages en annexe à la fin de l'ouvrage du père Viot, et Pie XI dont la Lettre Encyclique « Quas primas » de 1925 sert de fil conducteur à l'ouvrage.

 

Le père Michel Viot commence donc par décrire la vacuité des valeurs proposées par notre société libérale libertaire que ce soit à gauche ou à droite. Il évoque également les tentations d'une jeunesse socialement précaire, à laquelle les parents n'ont pas su donner de repères, d'un Islam conquérant dont il constate « de visu » les dangers de par son ministère auprès des prisonniers, ces personnes exclues dans les marges, ces petits oubliés par l’Église même qui demande bien souvent aux fidèles, par la voix de ses évêques ou des curés de paroisse de se faire discrets sur ce que le Christ leur apporte et surtout sur ce que la connaissance de l’Évangile implique. Selon l'auteur, les peurs et les lâchetés, les compromissions petites et grandes, naissent aussi du travail de sape d'une véritable « cinquième colonne » d'idéologues ne croyant même plus en Dieu au sein de l’Église, de prêtres qui ne savent plus être pasteurs, d'aînés qui n'ont pas su transmettre leur Foi à leurs enfants alors que comme le rappelle Pie XI pour un chrétien il n'est de salut qu'en Christ, mort et ressuscité.

 

Ainsi, pendant les « Manifs pour tous », il était bien recommandé aux participants de ne pas se revendiquer de trop de leurs convictions chrétiennes et les intervenants sur les podiums lançaient de temps à autre un « les homos on vous aime » pour bien montrer que l'on ne se situait pas dans le camp des réactionnaires, en pure perte d'ailleurs puisque cela n'empêcha pas la presse et les belles consciences, c'est elles qui le prétendent, de montrer du doigt l'ensemble des manifestants comme forcément nostalgiques de quelque ordre noir ou moral alors que la royauté sociale du Christ devrait inspirer aux chrétiens de ne plus avoir peur, selon l'admonestation de Jean-Paul II au début de son pontificat. Et ne pas avoir peur c'est aussi oser évangéliser, oser décrire les persécutions en 2014, en particulier celles des chrétiens d'Orient qui souffrent de l'indifférence quasiment totale des clercs et des laïcs, ou de la société civile.

 révolutionchrétienne.jpg

Comme le rappelle le père Michel Viot, la République a toujours été tentée par le laïcisme, et encore maintenant, les valeurs issues de la Révolution sont pour certains politiques une véritable religion avec dogmes. La Révolution naît de la haine du catholicisme, exprimée avec violence par l'exécution de Louis XVI le 21 janvier 1793 et la Constitution Civile du Clergé. Le lecteur se souviendra également de ce qui est arrivé aux Vendéens qui ne faisaient que mettre en application leur droit à l'insurrection pourtant autorisé par la Convention. La répression de celle-ci fût atroce préfigurant les horreurs modernes : l'« Oradour » des Lucs, les fours crématoires d'Angers, les exécutions en masses de Nantes, les méfaits des « Colonnes Infernales » etc...

 

Le concordat de 1802 et l'article 1 de la Constitution garantissait une relative bienveillance 2, mais il y eut la loi sur la laïcité de 1905. La haine et le mépris de quelques uns parmi les politiques étaient moins prégnantes que dans les régimes totalitaires du début du XXème siècle, le désir d'« Humanité nouvelle » libérée du passé, de son histoire, de ses racines des dictateurs s'opposant à la royauté sociale du Christ. La haine du catholicisme se manifesta assez rapidement par le démantèlement de l'Empire austro-hongrois dés le traité de Versailles en 1919, dont on sait les conséquences catastrophiques sur l'équilibre européen le tout menant à la Seconde Guerre Mondiale.

 

Cependant, il existait un respect mutuel malgré les antagonismes et l'on écoutait les voix des catholiques dont on respectait les opinions du « Sillon » de Marc Sangnier à « l'Action Française ». Depuis quelques temps, le père Viot perçoit dans les déclarations et prises de position officielles de ministres et anciens de la République, en particulier Vincent Peillon, ex-ministre de l'Éducation et Christiane Taubira, Garde des Sceaux, dans les lois sociétales édictées dans le but de produire là aussi un être humain nouveau là encore dégagé des contingences traditionnelles et de la Loi Naturelle un anti-christianisme militant bien plus affirmé, bien plus dangereux quant aux dommages occasionnés sur la morale commune sous le 

couvert de progrès techniques discutables comme du reste d'un humanisme hypocrite qu'on met en avant à tout bout de champs. François Hollande, le président de la République, n'est plus dans une attitude saine de neutralité bienveillante mais dans une opposition marquée aux valeurs chrétiennes. Paradoxalement, un Islam radical, pourtant minoritaire, un Islam se réclamant des traditions coraniques alors qu'il est une création contemporaine, un Islam qui donne des coups de canifs dans le contrat républicain quotidiennement, est beaucoup mieux toléré, respecté, ses revendications pourtant communautaristes étant exaucées sans heurts, toutes objections raisonnables ou légitimes étant considérée en somme comme une jalousie des autres communautés religieuses..

 

christianisme,foi,religions,politique,myriam le corre,amaury watremez,michel viot,catholicismeL'instauration du Règne Social du Christ n'a rien d'une théocratie, ce Règne ne se manifestant de toutes façons pour de bon qu'à la toute fin des temps. Il s'agit simplement pour les chrétiens de travailler au Bien Commun en réaffirmant dans leur vie les valeurs chrétiennes dont la première est l'Amour du prochain et la Charité, et en particulier leur souci des plus faibles, de ceux qui ne peuvent pas se défendre, des plus pauvres, des plus démunis et dont les appareils d’Église se sont parfois éloignés. Des valeurs solides et des idéaux élevés amènent ainsi de grands hommes et de grandes femmes à se révéler et à se mettre au service de tous avec l'exemple de Sainte Thérèse de Lisieux ou Sainte Jeanne d'Arc canonisées par Pie XI, ce qui n'est pas un hasard, sur ses valeurs sans failles. L’Église devrait être un facteur solide de la société. Il ne s'agit pas pour autant d'en rester au stade de bonnes intentions, mais de revenir à une plus juste répartition des rôles entre l’État et l’Église, dont la nécessaire neutralité envers la foi religieuse, bas qui permettrait aussi de pacifier le dialogue inter-religieux.

 

« Un seul être vous manque et tout est 

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dépeuplé »  tel est l'alexandrin célèbre que Lamartine a donné dans ses premières méditations poétiques et que spontanément tout lecteur applique à l'amour humain.s

 

Mais si, changeant de registre, il était appliqué à Dieu, le Seul, l'Unique - que le mot être fut écrit non plus avec une minuscule, mais avec une majuscule- sa portée en serait du tout au tout changée si, appliquée à Dieu et à l'environnement désastreux que nos gouvernants sont en train de mettre systématiquement en place, il serait d'une autre portée. Quel sermon un Lacordaire eût pu nous donner sur un tel thème ! Non seulement la cathédrale et Basilique Notre Dame de Paris aurait été archi comble comme au temps où il y donnait ses conférences de Carême. Mais il eut été obligé de sortir du sanctuaire, comme son compatriote, Bernard de Clairvaux, prêchant à la deuxième Croisade de la basilique de Vézelay, pour accueillir les foules qui se seraient pressées pour entendre et reprendre cœur à l'écoute d'une vérité si pressante et si nécessaire. Cette vérité si peu qu'elle soit amoindrie dans les lois ou les textes ne tarde pas à ébranler gravement les institutions, et si elle est détruite autant qu'il est concevable de le faire, le monde en perd son équilibre et sa force, et peut de même dangereusement basculer dans le chaos.

 

portrait du Père Michel Viot pris sur le site du "cercle Aristote"

 

1 Enseignante E.R. De Lettres à l'Institut Catholique de Paris

2 La « bienveillance » républicaine française ne se manifesta qu'après la guerre de 14 18 mais fut concrétisée en 1923 par la reprise des relations diplomatiques avec le Vatican qui faisait suite à une adaptation de la loi de 1905 aux structures de l'Eglise Catholique.

 

Ci-dessous, entretien avec le Père Viot sur le site de "TV Libertés"

 

Association "Écouter avec l’Église"

 

Les contacter pour une dédicace du père Michel Viot à ce lien

 

Adresse postale :

Association" Écouter avec l’Église"

chez Monsieur Thierry Renaudin-Viot

79 avenue d'Italie

75013 Paris

Acheter l'ouvrage en écrivant par mail aux éditions "Via Romana"

le site des éditions "Via Romana"

 

dimanche, 29 juin 2014

La bécasse et les trisomiques

Télévision, société, politique, Enora malagré, Amaury Watremez, bécasse

Mon ode à Enora par ici

 image ci-contre sur "le plus" du Nouvel Obs

 

Enora Malagré est un « sapin de Noël » (je rappelle que pour éviter de dire que quelqu'un est con, il faut dire que c'est un « sapin de Noël », technique desprogienne). Elle concentre en elle tout ce que j'adore (ironie ami lecteur, je précise) dans cette époque étonnante quant à la bêtise qu'elle laisse passer sur les écrans : la suffisance, l'inculture assumée sans problèmes, le premier degré sans remords ni honte, les lieux communs balancés sans scrupules.

 

Et le pire est que la plupart des gens que ce soit sur le réseau des réseaux ou dans la vie réelle, deux plans d'existence de plus en plus confondus, disent ne pas regarder le genre de shows décérébrés qui font pourtant des scores faramineux à l'Audimat et dans lesquels on trouve des « sapins de Noël » par paquets de douze sans honte de l'être, comme la blonde Enora. Dans les sondages concernant la télévision, tout le monde regarde « Arte » avec passion il est vrai, personne ne regarde jamais les trucs à la noix.

 

Enora Malagré donc de l'émission « Touche pas à mon poste » sur « Direct 8 », la chaîne de Roselyne Bachelot, c'est dire sa hauteur de vue,, de ces spectacles à donner le vertige des abîmes, a sorti concernant les trisomiques une sottise grotesque sur leur laideur, leur mocheté. Elle n'essayait pas de titiller le politiquement correct ou de faire du second degré caustique dans le genre d'un sketch de Desproges ou de Timsit, où l'humour est juste la politesse du désespoir, elle n'a pas le talent de « l'humour de cimetières », c'était juste débile, une saillie d'une potiche parlante qui se donne le genre affranchi en plaçant un mot en verlan par ci un « wesh » par là qui ne juge que sur les apparences et le pognon exhibé.

 

Sur les réseaux dits sociaux sa bêtise a suscité aussitôt une levée de boucliers, dont le mien, que l'on peut parfois trouver certes un peu hypocrite, car dans ceux qui se sont scandalisé de la « blague », la majorité se soucie d'abord et avant tout de l'apparence chez les autres, comme Enora, et dans la vie de tous les jours a généralement un reniflement de dégoût à peine camouflé quand elle croise un mongolien dans la rue, tout en affirmant combien elle les trouve sympacool et gentils par ailleurs et teeellement pleins de joie de vivre.

 

Et curieusement les handicapés dans notre société sont toujours autant méprisés voire dédaignés. Les mêmes qui s'émeuvent de la phrase d'Enora n'inviteront pas plus les parents d'enfants trisomiques parce qu'ils trouvent que « quand même...bon, c'est pas que.... mais enfin... (silence gêné) ». C'est un peu comme ces laudateurs de la « beauté intérieure » sur « fècebouc » ou « Touitteure », qui recherchent d'abord et avant tout « l'amitié » des jolies filles et jolis garçons ce qui flattera leur « ego ».

 

Cela m'a rappelé aussi ce que l'écrivain Norman Spinrad disait dans les années 80 après la sortie du film « Rain Man ». Il rappelait que les autistes dans la vraie vie sont beaucoup plus violents, avec eux-mêmes, avec leur entourage, qu'ils font parfois leur besoin à même le sol, qu'ils sont moins « mignons » que Dustin Hoffman dans le film, que par ailleurs il aimait bien.

 

Et que là par contre c'est un challenge autrement plus fort que de s'y intéresser avec sincérité que de faire preuve d'humanité à leur encontre. Mais il s'agirait alors de dépasser la superficialité, et l'égotisme fou, et cynique, et étriqué, qui sont devenus les normes de comportement en 2014.

samedi, 28 juin 2014

Qui sera capable de simple empathie pour les chrétiens d'Orient ?

Dédié à Monseigneur Barbarin qui n'a pas gardé le silence sur ces chrétiens orientaux souffrants et qui a « sauvé l'honneur »...

 

Un premier article par ici

image ci-dessous sur le site de "la Vie", l'article bien timide qui l'accompagne est dispensable

 

11698_chretiens-irak_440x260.jpgCe soir, je suis allé à la messe anticipée du dimanche de la paroisse d’Évreux-centre, deux bonnes dames disaient des intentions de prières très belles mais encore un peu vagues, l'une d'elles était la secrétaire de l'évêque d’Évreux contacté par son intermédiaire, sans succès, il y a déjà un mois pour proposer des témoignages sur les souffrances des chrétiens d'Orient dont le mien à l'invitation même de l'évêque. Elle me fusilla du regard tout le temps qu'elle était au micro je ne sais pour quelle raison, me soupçonnant sans doute d'arrières-pensées politiques...

 

Si elles ont bien évoqué ces « pays du Moyen Orient » dont les dirigeants ne respectent pas leurs habitants, aucune des deux n'a invité l'assemblée à prier pour les ces chrétiens de Syrie entre le marteau, la dictature de Bachar, et l'enclume, les pseudo-rebelles qui sont surtout des djihadistes de la pire espèce, des assassins en somme, qui sont massacrés en Irak dans l'indifférence générale, qui sont persécutés en Égypte dans un silence absolue de la société européenne dont les croyants eux-mêmes.

 

Alors que je leur demandais pourquoi elles ne proposaient pas de prier pour nos frères et sœurs dans la Foi de ces pays en terre d'Islam, elles me répondirent qu'elles ne voulaient pas stigmatiser l'ensemble des musulmans, et qu'il n'y avait pas que les chrétiens qui souffraient dans le monde, qu'il ne fallait pas donner des intentions faisant preuve en somme de favoritisme si j'ai compris leur point de vue. Dans l'année pourtant, leur ais-je objecté, elles avaient prié pour une personne ou l'autre bien spécifiquement, pour un groupe bien précis de lépreux en Inde, pour une communauté bien identifiée en Afrique, donc pourquoi était-il impossible de prier particulièrement pour ces chrétiens orientaux ?

 

Qu'est-ce qui gêne tant que ça dans leur cas ?

 

Je pose la question ami lecteur mais comme moi tu connais la réponse : c'est la peur de passer pour des réacs, des fââchiiistes même qui osent exprimer des préventions, des nuances contre l'Islam sur ces terres des Proche et Moyen Orient, et aussi en France : on n'y parle jamais des cimetières chrétiens, des églises, des lieux de pèlerinage profanés car chrétiens. Il est aussi de ces incroyants qui ne veulent pas en parler car cela donnerait l'impression à ces « esprits forts » qu'ils fraternisent avec ces cathos tellement détestés et haïs, cela écornerait l'image qu'ils se font d'eux, une image flatteuse...

 

Je ne suis pas le seul à m'être heurté à un mur en évoquant ce sujet, je songe également à X.. qui est sur la paroisse de Villefrance-sur-Saône, chrétienne arménienne et catholique. Cela fait des années qu'elle essaie d'alerter les prêtres, les religieux, les religieuses, les laïcs, les communautés dites nouvelles de ce qui se passe dans les pays subissant les métastases d'un Islam radical et violent, qui s'est développé de par la responsabilité de la politique occidentale dans ces terres :

 

Soutien à Ben Laden avant le 11 septembre, laxisme avec les saoudiens ou les Qataris qui soutiennent le terrorisme, soutien aux Frères Musulmans de la CIA, le Hamas ou le Hezbollah considérés comme seuls interlocuteurs palestiniens valables en Palestine et au Liban, compromis avec les fondamentalistes islamiques en Occident etc...

 

Elle aussi n'a bien souvent rencontré qu'une indifférence marquée, qu'un silence gêné et, ou un rien de condescendance à son égard. Elle était « donquichottesque », elle était bien gentille mais enfin il n'y avait que ces chrétiens de ces pays, d'Arménie ou d'ailleurs, évangélisés selon les personnes qu'elle rencontrait par les catholiques latins. Et puis un jour, les mêmes ont entendu à la radio ou sur le Net, ce qui arrivait aux chrétiens de Mossoul entre autres, ce n'est pas que cela les émouvait vraiment, mais c'était juste un motif pour pleurnicher entre soi et oublier le tout une fois les belles paroles prononcées.

 

On a donc demandé à O.. de témoigner, ce qu'elle a refusé de faire car elle ne voulait pas servir d'alibi, de « bonne sauvage ». Elle avait raison, deux jours après, il n'était plus question des chrétiens de Mossoul...

 

Moi aussi suis-je certainement donquichottesque mais j'aimerais croire que ces articles provoquent simplement un sursaut d'empathie, de fraternité humaine...

 

ci-dessous le "Notre Père" en arabe


Le Notre Père en Arabe par Zaremios36

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