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Mes Terres Saintes - Le Blog d'Amaury

  • Sacro saint statut

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    politique, syndicats, philippe sanchez, grèves, blocage du pays, amaury watremezLes grèves à répétition, on l'entend de la bouche des journalistes et des syndicalistes depuis plusieurs semaines, seraient la seule manière de lutter contre la précarité sociale que la « Loi travail » portée sur les fonts baptismaux par Myriam El Khomri et préparée par des technocrates n'ayant jamais travaillé dans le privé engendrerait. Il est tout à fait exact que ce texte imposé par les fameux critère de convergence budgétaire, ceci ayant commencé avec la Loi d'Orientation Loi de Finance imposée à la Fonction Publique dés 2002, implique un plus grand « turn over » des salariés et plus de « flexibilité sociale ».

     

    C'est même son but premier, par contre lutter contre ne me paraît pas du tout le souci majeur des grévistes.

     

    La plupart devraient bénéficier plus tard de ces « régimes spéciaux » de caisses de retraite, cette « exception culturelle » française que le monde nous envierait faisant que l'égalité de parcours professionnel et de fin de parcours est un mythe. Ils sont de ces travailleurs ultra-protégés, disposant d'avantages dits acquis, bénéficiant comme à EDF ou à la SNCF de privilèges indus au regard de leurs mérites : trajets quasiment gratuits, comités d'entreprise très riches. C'est toute une « usine à gaz » de micro-féodalités où l'on singe les comportements de protection des oligarques de l'étage du dessus. L'on s'accroche furieusement à des bribes de pouvoir, des bimbeloteries matérielles estimées parfaitement légitimes....

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  • Lettre à Antonin Bernanos

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    Antonin,

    politique, société, Bernanos, Antonin Bernanos, antifa, République, kevin phillipy, amaury watremezJe lis avec passion les ouvrages de ton arrière grand-père depuis longtemps déjà. Ce qu'il écrit sur la conspiration de l'époque moderne contre toute espèce de vie intérieure est encore plus que jamais d'actualité. Il était si grand et nous sommes si petits, si faibles, si soucieux de conserver encore quelques années nos privilèges d'occidentaux trop nourris, étalant leur pathos mièvre devant tous les passants. Je n'ose penser ce qu'il eût écrit de « Facebook » et autres réseaux dits sociaux où la plupart des intervenants joue un rôle. Injustement, et à cause des « Grands cimetières sous la lune », Georges Bernanos est encore et toujours rangé dans le tiroir des auteurs anti-fascistes et considéré comme un ancien méchant, atroce maurrassien ayant retourné sa veste au bon moment dans le sens qu'il convenait....

     

    ...Ce serait oublier une interview qu'il donna peu avant sa mort. Un journaliste américain lui demandait ce qui l'avait convaincu à devenir un tel défenseur de la démocratie contre les totalitarismes. L'auteur du « Curé de campagne » l'engueula plus vertement en lui rappelant qu'il n'avait abandonné ni ses convictions royalistes, ni sa Foi catholique ardente, les arbitres des élégances politiques la qualifierait de traditionnaliste, et qu'il méprisait autant les démocraties dites libérales que le fascisme ou le nazisme ou le stalinisme.

     

    Je n'avais pas entendu parler de toi, Antonin, jusqu'à ce geste fou, imbécile, que tu aurais commis il y a quelques jours avec ton frère contre la voiture d'un policier, voulant le faire griller comme un « poulet rôti » aurais tu dit. Sur la photo de toi circulant sur le net, dans une manif pour ton ami Clément Méric, tu es le seul à ne pas te cacher derrière des lunettes noires comme tes camarades, à avoir un regard franc, haut, regardant directement dans les yeux. Il est surprenant de voir à quel point tes amis « antifas » apprécient les uniformes paramilitaires, les postures de guerre, exactement comme ceux qu'ils prétendent combattre. Ce flic, tu aurais voulu le tuer pourquoi finalement ?...

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  • A la périphérie du pays réel

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    Mon article sur la France à la périphérie du pays légal sur "Mauvaise Nouvelle"

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    société, politique, pays légal, pays réel, amaury watremez

     

  • Le présent perpétuel des professionnels de la profession

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    tintin.jpgDepuis quelques années déjà je rédige des billets sur mon blog, j'ai participé à Agoravox, dont je suis parti par ras le bol des injures continuelles de commentateurs « professionnels », pour la plupart des « antisionistes » persuadés que je suis un agent de la « Hasbara ». j'écris aussi dans d'autres sites comme « Mauvaise Nouvelle » et « Boulevard Voltaire ». Et voilà quelques semaines que « Causeur » a la bonne grâce de reprendre de mes articles (voir à ce lien). Cependant, je ne suis toujours pas un professionnel de la profession du journalisme politique. Je n'ai pas la prétention non plus de poser au trublion, au génie solitaire injustement méconnu, j'ai trop le sens du ridicule pour cela.

     

    Et finalement de par mes études et mon cursus j'ai plus ou moins les mêmes références et la même méthodologie de réflexion que ces fameux professionnels.

     

    Malgré tout, je ne vis pas dans leur présent politique perpétuel. J'ai souvent l'impression en effet que malgré l'évolution de la société dans un sens ou l'autre, malgré les changements de paradigmes évidents depuis au moins la signature du traité de Lisbonne, la plupart de ces observateurs et éditorialistes, écrivains et auteurs dont c'est le métier vivent encore en 1945, au sortir de la Seconde Guerre, aux débuts de la décolonisation, voire même se voient encore plongés dans l'Affaire Dreyfus. Au mieux, ils comprennent et analysent le vote des électeurs selon des critères étant les mêmes qu'il y a trente ou quarante ans demeurant irrémédiablement vissés à la même grille de compréhension que leurs ascendants directs ou non....

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  • Black M contre le pays réel

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    histoire, première guerre mondiale, verdun, black m, PS, LR, droite, pays réelL'affaire « Black M » est symptomatique de la coupure profonde entre le « pays légal » et le « pays réel ». S'y opposent d'un côté des élites mondialisées, pour qui la France et l'amour de la patrie sont deux idées mortes et bien mortes, de l'autre la « France périphérique » des petites gens, le « pays réel » oublié, celui des employés, des salariés trop riches pour être considérés comme pauvres, trop pauvres pour être considérés comme vraiment riches. En plus, ne faisant pas partie de « communautés » bien reconnaissables, les médias et le pouvoir les oublient dans les « poubelles de l'histoire ».

     

    Et puis parmi les oligarques et leurs obligés, on est « citoyen du monde », citoyens européens, c'est un fait entendu, on aime bien prendre l'avion et pouvoir éviter de changer sa monnaie dans un pays autrefois complètement étranger. On envoie les gosses en Angleterre, en Allemagne ou aux Etats Unis, des pays offrant des perspectives d'avenir autrement plus honorables économiquement que la France. La France c'est un vieux truc ringard, on la rêve mondialisée, multiculturelle, métissée ce qui est également une manière dans ces milieux hyper-favorisés de se mettre en valeur, de poser à l'humanisme et au progressisme anti-raciste.

     

    Au sein du pays réel demeurent quelques bribes d'identité ayant échappé aux réformes de l'enseignement de l'histoire, quelques restes de valeurs nationales auxquelles le peuple essaie de se raccrocher tant bien que mal tant qu'on le lui permet encore, tant que ce n'est pas encore totalement judiciarisé. Le souvenir des morts pendant les guerres en fait partie, des morts qui étaient des arrière grands-parents, des grands-parents dont l'absence se fit cruellement sentir dans les familles....

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  • Une société de babtous fragiles

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    société, famille, enfants rois, éducation, amaury watremezIl y a une semaine me baladant dans Montmartre j'ai vu un petit épisode qui m'a semblé caractéristique de notre société et inquiétante quant à son avenir. Un gamin attendait avec ses la parents de pouvoir traverser une rue. Il jouait un petit jeu comme tous les gosses de son âge, posant un pied sur la chaussée puis le retirant ainsi qu'un toréador dés qu'il entendait le bruit d'une voiture, sans bien sûr faire attention en quoi que ce soit. Il manqua ainsi de se faire renverser par une dame en bicyclette qu'il n'entendait pas.

     

    Pas vraiment traumatisé pour deux sous, il se contenta de remonter sur le trottoir. Son père et sa mère réagirent bien plus violemment, l'homme se mit à agonir d'injures ordurières la pauvre cycliste ne méritant pas cet excès d'indignité pendant que la femme entourait le garçon de ses bras, lui répétant constamment s'il n'avait rien, s'il allait bien. L'enfant entrant dans le jeu de ses géniteurs pleura à gros tonneaux, reniflant à grand bruit, de la morve dégoûtante coulant de son appendice nasal. Les parents l'emmenèrent finalement lui payer une glace pour qu'ils se remettent de son « traumatisme » selon le terme du père.

     

    Le pauvre petit chéri satisfait s'autorisa à chipoter sur la taille de son cornet obtenant deux glaces...

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  • Sexe, drogue et apathie

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    À propos de « Apathy for the devil, les seventies voyage au cœur des ténèbres » de Nick Kent chez « Rivages Rouge »

     

    musique, société, rock, nick kent, amaury watremezQuel intérêt de lire des récits comme celui de Nick Kent, ex drogué jusqu'à la racine, vieille gloire et « groupie » ultime en quelque sorte tel qu'il le dit lui-même ? Cela pourrait seulement consister à dérouler les souvenirs d'un vieux combattant du Rock à calvitie naissante et queue de cheval, un vétéran se souvenant avec nostalgie de sa jeunesse décadente pour l'exorciser, la renier et se complaire en même temps dans l'exaltation de ses frasques, ce dont on pourrait se ficher complètement. L'ancien « addict » se vautrant dans ses remords et son autoflagellation est toujours pénible, difficilement supportable, on préférerait presque qu'il se remette à la fumette ou aux alcools forts. Ce serait moins triste.

     

    Rien de tout cela avec Nick Kent, on ne sera pas dans le pathos étalé en place publique. Il est cru, direct, souvent ironique y compris à ses dépens que ce soit pendant le récit de son ascension au sein de « la décennie du moi », dans le milieu du Rock, jusqu'en 1975 à sa chute qui dure jusqu'au début des années 80. Nick Kent se retrouvera SDF, zonard perdu parmi les zonards en perpétuelle recherche d'un « fix »....

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  • L'amour de la futilité

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    Cet article est aussi sur Causeur

     

    En France, on a ce talent très spécial pour se passionner pour les choses tellement importantes telles les frasques sexuelles de nos oligarques :

     

    politique, société, loi el Khomri, société, hypocrisie, café du commerce, amaury watremezUn grand personnage de l'état, Denis Baupin, le vice-président de l'Assemblée Nationale, a-t-il mis une main au panier à certaines de ses collaboratrices ? A moins que ce ne soit une « louche » complète ? Ou une petite tape coquine ? Leur a-t-il proposé un « furtif » ? « Bonjour mademoiselle au revoir madame ». Ou est-il allé jusqu'à leur offrir la « totale » en échange de compensations substantielles ? Voilà qui est en effet fondamental et qui mérite des dizaines de textes, de réactions et de réflexions politiques poussées. Ainsi qu'au zinc du café du coin, les uns s'enflamment pour ses « victimes » supposées qui ont fermé leur bouche depuis des années craignant pour leur carrière, les autres pour le défendre avec tout autant de virulence...

     

    « Ben non moi je dis ça se fait pas ! »

     

    « Ah ben ouais mais alors sinon on peut plus rien dire ! »

     

    ad lib...

     

    Pendant le même temps se déroulent des événements certainement complètement insignifiants donc au regard de nos éditorialistes et commentateurs assermentés. Le gouvernement vient de faire passer en force, grâce à l'article 49.3, la loi dite « Loi-travail » portée par Myriam El Khomri qui n'est que l'exécutante du texte et non son inspiratrice avec le premier Ministre Manuel Valls. C'est un autre parfait déni de démocratie car il n'y a pas eu de débat démocratique sur ce texte, à peine le gouvernement a-t-il modifié quelques articles sous la pression des manifs étudiantes et lycéennes. Nous sommes quand même en pré-campagne des prochaines présidentielles et il faut bien faire plaisir aux « jeûûnes »....

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  • L'omerta des célibattantes

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    politique, sexe, Q, société, hypocrisie, écran de fumée, amaury watremez

    Article également sur Causeur

     

    Il apparaît qu'il y a eu autour du comportement pour le moins déplacé du DSK du pauvre qu'est Denis Baupin une omerta des « célibattantes » qu'il poursuivait de ses assiduités tel un traître de mélodrame. Sans que celles-ci ne se soient consultées, sans qu'il n'y ait eu de mots d'ordre celles-ci ont gardé le silence y compris les plus féministes, les plus progressistes d'entre elles. Je croyais d'ailleurs que c'était l'apanage des jeunes femmes catholiques ou des anciens scouts pratiquant la bicyclette avec ardeur chaque été avec ce jeune curé si dynamique et tellement proche d'eux ma chèèère (« j'ai entendu dire qu'il leur permet de dormir avec lui quand ils ont peur la nuit »).

     

    Ce qui se passe en ce moment suite à cette pseudo-découverte du comportement d'invétéré queutard de l'ancien vice-président de l'Assemblée Nationale, dans le Landerneau oligarchique tout le monde était au courant, m'a rappelé le comportement souvent paradoxal dans leurs relations amoureuses d'autres jeunes femmes célibattantes que je fréquentais il y a quelques années ressemblant trait pour trait aux « victimes » de Denis Baupin travaillant qui dans le culturel, qui dans le politique.

     

    Ces filles étaient pour la plupart indéniablement intelligentes, très cultivées, fines et pleines d'esprit. Elles savaient s'adapter à tous les milieux sans perdre pour autant de leur élégance. Je me souviens particulièrement de celle qui ne perdait rien de sa classe même dans un bistrot louche du XXème. Elles demeuraient donc invariablement séduisantes, réussissant leur carrière sans perdre leur féminité. Elles étaient également émancipées, pratiquaient une sexualité apparemment joyeuse et libre affranchie de toute culpabilité, et de tout tabou....

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  • Sadiq Khan et le complexe Obama

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    sadiq khan,londres,maire,société,politique,hypocrisie,racisme amaury watremezIl y a huit ans, lorsque Barack Obama a été élu, il n'a été question que de sa couleur de peau, sa réussite montrée comme extraordinaire. Les médias et les commentateurs politiques n'ont évoqué que cela. C'était le plus important de l'élection. Ce qu'il comptait faire ? Ce qu'il pensait ? D'où il venait ? Tout le monde peu ou prou s'en fichait. Ne comptait que l'icône de l'anti-racisme enfin victorieux, et la défaite du souvenir des z-heures les plus sombres de notre histoire enfin reléguées aux poubelles de la mémoire.

     

    Plus de racisme !

     

    Plus de pauvreté ni de précarité pour les noirs américains et toutes les autres minorités !

     

    Puisqu'ils le disaient !

     

    A peine le nouveau maire de Londres, Sadiq Khan, a-t-il été élu que les médias et les élites auto-proclamées remettant le couvert avec enthousiasme ne se sont ébaubis là encore que de deux choses : sa religion, son origine pakistanaise et rien d'autres. Je ne suis pas le seul à le noter, même à « Libé » on s'en émeut, bien que leurs conclusions ne sont pas tout à fait les mêmes que les miennes bien entendu. Ils ont cependant raison sur plusieurs points, le programme du conservateur Zac Goldsmith rejoignait finalement sur la plupart des points dont le logement celui du fils de chauffeur de bus. Ils rappellent aussi pertinemment que le candidat lui-même Sadiq Khan a revendiqué son parcours montré comme « exemplaire »...

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  • Le FN et le plafond de verre

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    politique, FN, dédiabolisation, Marine le pen, Sophie montel, florian philippot, amaury watremezDepuis l'irruption du Front National dans la vie politique française lors des « européennes » de 79, les élites, politiques ou journalistiques, qu'elles soient ou non dans la caricature réduisant le parti de le Pen à un parti fasciste, ne comprennent strictement rien à ce vote. On le relie au vote pour les Ligues radicales dans les années 30. On évoque rituellement le risque de retour des heures les plus sombres de notre histoire. On parle de populisme, de démagogie. Et cette expression démocratique est ramené à un simple vote protestataire, mais comment se fait-il que ce vote protestataire, donc conjoncturel, s'installe durablement depuis plusieurs décennies ?

     

    Parmi les élites on répond à cela en s'accusant mutuellement de complaisance bien entendu coupable envers ce parti sans réfléchir plus avant aux raisons profondes de l'appétence des électeurs pour ses candidats.

     

    La raison principale est le mépris absolument catastrophique, conscient ou pas, de la classe politique et des médias envers cette « France périphérique » décrite par Christophe Guilluy dans un de ses ouvrages absolument indispensable. Cette France est celle des familles où l'on est trop « riche » pour percevoir les allocations d'aide à l'emploi ou au logement et trop « pauvre » pour pouvoir s'en passer afin de vivre décemment. C'est entre autres le pays de la ruralité délaissée, bien loin des clichés écolos ou de ceux propagés par les adeptes du développement durable, celle des employés et des salariés relégués en banlieue pour se loger, les centres des villes devenant trop chers pour eux...

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  • Une société de petits bourgeois connectés

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    pbc2.jpgBob Dylan le chantait dans les années 60 pendant l'été de l'Amour devant des foules ayant le désir fou de se libérer des pesanteurs de la société dite des loisirs : « The times they are a-changin ». En 2016 un de ses pseudo émules comme on trouve par tombereaux sur « Youtube » (TM°) chanterait : « The Times, they are not changin at all and that's all right ». Et tout le monde applaudirait sans réserves. Et puis ce nouveau Dylan aurait trop peur de perdre des « followers » sur « Twitter » (TM°) ou « Facebook » (TM) en choquant les certitudes de son public virtuel ou non.

     

    Surtout ne pas remettre en question celles-ci, surtout ne pas railler les conformismes, les suivismes et l'instinct grégaire tenant lieu de conscience sociale à un monde dit de progrès finalement en pleine déréliction morale.

     

    Nous vivons clairement dans une société de petits bourgeois frileux et timorés, mais attention de petits bourgeois connectés. Ce qui change tout. Connectés même nuit et jour, constamment, volontairement. On joue alors un personnage, bien sûr flatteur, sur le Net, pour se défouler ou se compenser de ses frustrations, de tout ce que l'on laisse de côté dans sa vie par peur de perdre le privilège douteux de faire partie de la « chaîne alimentaire » du système économique fût-ce pour n'être qu'une proie. C'est parfois bien entendu un peu difficile de rester au sein du troupeau sans qu'une seule tête ne dépasse. Il arrive que certains deviennent complètement fous ou fassent une crise de la « quarantaine », de la « cinquantaine » etc....

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  • Playpower avec Richard Neville

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    à propos du livre de Richard Neville « Hippie hippie shake » chez Rivages/Rouge

     

    société, musique, politique, hippie, richard neville, amaury watremezLes années 60 et 70 n'étaient pas parfaites, bien loin de là, mais flottait durant ces deux décennies un parfum de liberté dont les effluves se sont dissipées depuis longtemps malheureusement. Le livre de Richard Neville le raconte très bien et avec style. Les hippies, les « yippies » et autres « mods », avaient beau être parfois brouillons dans leur recherche existentiel, souvent outrancier, ils avaient en eux quelque chose de plus que les tristes citoyens consommateurs de 2016 uniquement préoccupés d'acheter le dernier modèle de gadget électronique à la mode, de rentrer le plus possible dans le rang selon des critères de vie inspirés par l'esprit le plus petit bourgeois, le plus étriqué qui soit.

     

    Dans ce livre, Richard Neville raconte l'histoire véridique et picaresque de « Oz », revue provocatrice commençant à paraître en 67 en Australie, et de tous les mouvements politiques et groupuscules divers de ces années là. Il n'en fait pas une « Légende Dorée » avec ses saints et ses méchants, il n'en montre pas non plus exclusivement le côté obscur. Comme toute histoire humaine, l'histoire de « Oz », de la contre-culture, est complexe, ne penche ni du côté noir ni du côté blanc, on ne distinguerait plutôt qu'une infinité de nuances de gris. Neville lui-même ne s'épargne pas, il raconte par exemple la jalousie qu'il ressent envers des hommes courtisant sa petite amie alors qu'il pose souvent en apôtre de « l'amour libre »....

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  • La gauche en rèvait Lesquen le fait

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    lesquen2.jpgHenry de Lesquen est le candidat de droite rêvé pour la gauche. Il remplacerait idéalement le vieux le Pen dans son emploi d'épouvantail utile pour les bourgeois pédagogues et la cohorte des bien-pensants. C'est le « Goldstein » parfait. Il fait tout ce qu'il faut, semble-t-il, pour correspondre le plus possible aux caricatures qui sont faites des idées de droite ne ratant jamais une occasion de sortir la pire bêtise « hénaurme » possible. J'ai particulièrement entre autres exemples apprécié sa proposition de démonter la Tour Eiffel durant son interview sur « France Inter ». Il a dit pire depuis.

     

    Je pourrais presque penser qu'il travaille pour la gauche...

     

    Henry de Lesquen a pourtant un parcours somme toute parfaitement banal d'oligarque de la Vème République. Il fut administrateur civil, président du Club puis du Carrefour de l'Horloge, de « Radio Courtoisie », conseiller municipal à Versailles. Il se présente à la Présidentielle de 2017 sous l'étiquette « national-libéral » (voir son site de campagne), se réclamant comme tout le monde de De Gaulle ce qui est beaucoup plus commun. Ceux qui le rattachent au maurrasisme et donc à la droite anti-gaulliste et pro-Algérie française n'ont pas compris grand-chose. Lesquen est au fond un pur produit du système ce qui n'est pas si paradoxal que cela nous allons le voir.

     

    Depuis quelques temps, l'on parle beaucoup de lui de par ses déclarations tonitruantes sur les réseaux sociaux et dans la presse, surtout celles sur la Shoah et les juifs, le bougre inconscient, indécent, allant même jusqu'à qualifier de « faux grossier » sur son compte « Twitter » le « Journal d'Anne Franck » à cause des changements que le père de la jeune fille a demandé à faire dans le manuscrit originel (spécialement quand Anne racontait les transformations physiques dus à la puberté). Comme beaucoup de trublions faisant de toutes façons partie du spectacle il se dit « politiquement incorrect » et défenseur de la liberté d'expression pour tous fût-ce pour sortir des sottises....

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  • Dalton Trumbo une vie pour l'écriture

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    Un film de Jay Roach sorti aujourd'hui

     

    politique, cinéma, dalton trumbo, écriture, littérature, amaury watremezMa cinéphilie doit beaucoup aux « équipes Notre Dame ». Mes parents en faisaient partie et deux fois par mois se réunissaient avec d'autres couples chrétiens. C'est ainsi que chaque jeudi ou vendredi je pouvais regarder un film passant ce soir-là, en douce. Du moins le croyais-je car les lampes de la télévision étaient encore brûlantes quand mes parents rentraient. J'ai pu voir de cette manière « Johnny s'en va-t-en guerre » de Dalton Trumbo, le film sorti en 1971 qu'il réalisa d'après son roman écrit en 1939. Cette œuvre extrèmemement originale racontant l'histoire d'un jeune soldat américain se faisant atrocement blesser durant la Première Guerre Mondiale transmet le mépris de la haine, de la violence et de toute guerre. Le spectateur se promène dans les souvenirs, rèves et fantasmes du jeune homme alors qu'en parallèle une infirmière s'aperçoit avec horreur qu'il est encore vivant et conscient....

     

    Dalton Trumbo a été victime de la « chasse aux sorcières » lancée dans les années 50 contre toute personne soupçonnée de sympathie pour les communistes. Il fut l'un des fameux « Dix » qui refusa de dénoncer ses amis, d'autres n'ayant pas les mêmes scrupules, tel Elia Kazan ou Edward Dmytryk. Trumbo le dira plus tard, cette épuration de l'Amérique ne mena à l'arrestation d'aucun agent de l'étranger ou d'agitateur au service de Moscou mais elle détruisit de nombreuses personnes, familles et communautés. Il a été envoyé en prison et à sa sortie a recommencé à travailler pour le cinéma anonymement et souvent pour des boîtes de production de séries B dont celle des frères King qui produisirent néanmoins « Les clameurs se sont tues », un scénario de Trumbo pour lequel il récoltera son deuxième « Oscar » sous un faux nom après celui obtenu pour « Vacances Romaines » mis en scène par William Wyler....

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  • La haine de la Littérature à Nuit debout mais pas que

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    Livre, nuit debout, politique, société, bêtise, censure, littérature, amaury watremezSi je conchie tous les idéologues, quel que soit leur camp, de droite comme de gauche, quels que soient leur alibi, c'est d'abord de par leur haine profonde de la Culture en général et de la Littérature en particulier, car celles-ci contredisent forcément leurs certitudes à un moment ou un autre. Généralement, la Révolution, la Réforme réputée indispensable des mœurs commence toujours par un bon petit autodafé, une censure au nom de bonnes intentions, toujours.

     

    Poser la question de la censure, l'envisager, c'est déjà censurer.

     

    La censure d'une œuvre se justifiera toujours au nom de la moralisation que les idéologues,théocratiques ou laïcs, prétendent imposer au reste de la société, bien entendu pour son bien. Et cela même si le reste de la société n'est absolument pas d'accord ou s'en fiche. Car les censeurs savent ce qui est bon pour le peuple.

     

    A « Nuit debout », on n'est pas en reste et l'on y respecte studieusement cette « tradition » imbécile. On vient de mettre en place une bibliothèque, « Bibliodebout » (voir à ce lien l'article de la « bibliothécaire » deboutiste) mais, attention, dans un but militant, dans le but d'affermir un discours unique, et je cite « pour se changer les idées », dans l'optique de la conception classique des petits bourgeois de la Lecture : une occupation non productive étant forcément un loisir et rien d'autre. Dans l'esprit d'un militant ou d'un idéologue, la Littérature dont l'apport n'est heureusement pas quantifiable, qui ne sert à rien en tant que telle acquiert une utilité mesurable si elle sert la cause défendue....

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  • Vazy Baudelaire c'est trop de la balle

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    à propos de « Les Boloss des Belles Lettres : La littérature pour tous les waloufs »

    de Quentin Leclerc et Michel Pimpant avec une préface de Philippe Meyer (portrait des deux auteurs emprunté à ce site)

     

    littérature, société, politique, boloss, bogoss, amaury watremez« Les Boloss des Belles Lettres » était d'abord un site (voir à ce lien) tournant au départ en dérision tous les classiques ou scolaires ou réputés obligatoires pour se la jouer dans les salons mondains. Puis les deux auteurs ont publié ce livre (contenant neuf inédits) en 2014 avant de demander à partir de 2015 à Jean Rochefort de dire leurs textes sur une chaîne « Youtube » dédiée. Les deux auteurs se sont fait des youks en or en partant d'un projet qui à la base était une blague par ras le bol des trous du Q pompeux qui « trouducupompisent » sur les livres, et un lot de consolation pour les gosses dégoûtés par l'enseignement des Lettres en collège ou en lycée, celui particulièrement de « madame Gilbert », la prof de céfran qui a trop les boules de bosser en ZEP et qui n'ouvre jamais un livre en dehors de ses cours.

     

    Mine de rien, leur site ouvre à toute cette culture tous ces adolescents qui n'y aurait jamais accès sinon. Tavu ? Cela m'a rappelé des bons souvenirs professionnels, moi qui ai travaillé plus de quinze ans dans les « quartiers ».

     

    Yann Moixe, le fameux critique littéraire de Ruquier à la moirmoile qui se la pète tous les samedi soir comme un tarba quand t'attends le boulard de Canal plus, c'est marqué en cacedédi en quatrième de couverture, n'aime pas du tout ce livre....

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  • L'indifférence du Pape et de son Eglise envers les chrétiens orientaux

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    christianisme, société, politique, chrétiens d'orient, politique, hypocrisie, lâcheté, amaury watremezVivant à Jérusalem pendant deux ans, j'ai constaté sur place la division scandaleuse aux yeux du monde des chrétiens en une vingtaine d'églises parfois antagonistes, la situation du Saint Sépulcre en étant le reflet. J'y ai vécu aussi comme les pèlerins l'accueil extraordinaire des chrétiens dits d'Orient de leurs frères et sœurs occidentaux. Nul volontarisme, nulle ostentation dans tout cela. C'était parfaitement naturel à leurs yeux. Tout nouvel arrivant était un invité accueilli avec de nombreuses attentions. On chercherait vainement cela dans la plupart des paroisses françaises qui sont autant de conservatoires sociaux à quelques exceptions notables. Je songe par exemple à la messe que Benoît XVI célébra pour la mort de Jean-Paul II en compagnie de tous les patriarches orientaux.

     

    J'avais également la chance de travailler avec les « Pères Blancs » du domaine de la basilique Sainte Anne, animateurs de la revue « Proche Orient Chrétien » qui étudie et promeut les chrétientés orientales depuis l'arrivée des missionnaires d'Afrique au XIXème siècle. Cela m'a offert un point de vue unique et documenté sur les églises dites orientales, point de vue bien isolé hélas dans l'Eglise catholique. Et je n'ai eu de cesse, comme d'autres, depuis mon retour d'évoquer ces églises catholiques ou en étant très proches. C'est une manière d'exprimer ma gratitude à leur encontre.

     

    Ces chrétiens arabophones, arméniens, chrétiens descendants de ceux des origines, maintenant des traditions séculaires dont l'araméen liturgique, étaient splendidement ignorés voire dédaignés par la majorité des croyants occidentaux, y compris ceux présents sur place depuis quinze jours ou plusieurs décennies. A peine les considérait-on comme des survivances folkloriques sympathiques dont il fallait voir une célébration au moins une fois lors de son séjour dans la ville sainte. Les plus indifférents étaient les communautés charismatiques dites « nouvelles », de l'Emmanuel ou des Béatitudes (ancien « Lion de Juda »), où l'on ne prenait même pas la peine de se pencher ne fût-ce qu'un minimum sur la question....

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  • Pour en finir avec le matraquage sur Nuit Debout

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    politique, nuit debout, société, hypocrisie, gauche, droite, amaury watremez

    Un article également sur Causeur

     

    La gauche française, ou ce qu'il en reste, loin du « terranovisme » du Parti Socialiste, loin des libéraux libertaires comme Macron, c'est un peu comme les cathos progressistes. Ils ne sont plus très nombreux mais l'on n'entend qu'eux, ils sont encore à de nombreux postes décisionnaires. Et surtout ils se posent encore en arbitres des élégances politiques faisant valoir le plus possible leur capacité de nuisance quitte à se ridiculiser comme Badiou victime d'un canular comme ce vulgaire « sioniste » de BHL avec les dépositaires de la mémoire de Jean-Baptiste Botul.

     

    Il faut dire qu'ils ont beau jeu de le faire. La droite est litttéralement tétanisée par la peur panique d'être assimilée à la Réaction : tout ce qui rappellerait les fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire, des souvenirs « nauséabonds » de Vichy où il y avait des politiques de tout bord, sauf des communistes.

     

    « Nuit debout » est une émanation directe de cette « gauche morale » voire moralisatrice. Et ce sont ses enfants qui chaque nuit se rassemblent place de la République à Paris. Certains se sont demandés gravement, se demandent encore, qui sont ses gosses, de quel milieu viennent-ils. A noter que ce sont aussi des enfants perdus souffrant de carences d'éducations de la part de leurs géniteurs souvent absents à lire l'article de Ludovic Fillois sur Causeur. Leur milieu ? Voyons voir ? Quel est le milieu social où l'on peut se permettre de veiller toute la nuit pendant trois semaines sans incidences sur ses revenus ? Pas un milieu précaire en tout cas, cela paraît largement évident....

     

    Je m'étonne grandement soit dit en passant, en parlant de précarité sociale, que personne ou presque ne se soucie véritablement des personnels de nettoyage de la Mairie de Paris qui chaque jour viennent ramasser les ordures et passer le tout au jet. Eux sont des précaires par contre, le plus souvent mal logés. Où est donc leur place dans les diverses commissions mises en place au sein de « Nuit debout » ? Curieusement (sic) on ne le trouve nulle part. Ce n'est pas très étonnant me dira-t-on....

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  • Un pays légal toujours déconnecté

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    politique, pays légal, pays réel, société, hypocrisie, démocratie, amaury watremezQuelqu'un l'a déjà écrit il y a des décennies, un « infréquentable » : Charles Maurras, il existe en France un « pays légal » et un « pays réel ». Que ce soit le fondateur de l'Action Française maintenant frappé d'indignité historique n'y change rien, la distinction était et demeure totalement pertinente encore en 2016. Le premier est le pays des élites, de l'oligarchie et de toutes les personnes gravitant autour d'elles, issues des médias entre autres, bénéficiant des avantages matériels et sociaux collatéraux et de réseaux conséquents. On y sait parfaitement ce qu'il faut faire afin de réussir scolairement dans un premier temps puis ensuite matériellement et socialement.

     

    Le « pays réel » est celui de tous les autres subissant des décisions et doctrines politiques permettant toutes au « pays légal » de justifier ses privilèges et son souverain mépris de l'expression démocratique lorsque celle-ci contredit ses prétentions politiques. Le « pays réel » se confond de plus en plus avec cette « France périphérique » des classes populaires, largement dédaignée par les politiques, et évoquée par le géographe Christophe Guilluy que l'on ne peut guère soupçonner de sympathie pour le maurrassisme. Bien entendu comme tous les contradicteurs on lui reprocha de « faire le jeu du Front National ».

     

    Le « pays légal » est complètement déconnecté de la réalité quotidienne du « pays réel ». La plupart du temps c'est juste de l'indifférence assumée et du cynisme. Il arrive aussi que l'on y soit sincèrement persuadé de faire tout ce qu'il faut pour le Bien Commun : en soutenant un homme ou une femme politique, en énonçant des idées qui parfois paraissent contredire l'idéologie dominante tout en participant du système. Cette déconnexion n'est pas seulement le fait de la gauche et n'a rien d'exclusif à la droite. Elle n'est pas l'apanages des européistes ni des libéraux. Elle irrigue toute notre vie politique.

     

    L'on peut même dire que "Nuit Debout" est un mouvement engendré par le pays légal, un simili-mouvement de contestation mené par la progéniture des plus favorisés...

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  • Nuit Debout selon Pasolini

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    Pasolini, dont beaucoup dans la gauche sociétale se réclament indûment, écrivait cela sur des manifestants étudiants dans les années 70.

    pier-paolo-pasolini-rome-ecrivain-cineaste-italie-apres-guerre_1.jpgCela correspond très bien à, ceux de "Nuit Debout"

    “Vous avez des gueules de fils à papa. Je vous hais comme je hais vos pères – bon sang ne saurait mentir. Vous avez le même regard mesquin. Vous êtes apeurés, sans certitudes ni espoir, certes, mais vous savez aussi être tyranniques, faire du chantage, et vous montrer arrogants et effrontés : prérogatives de petits-bourgeois, mes chers. Tandis qu’hier à Valle Giulia vous vous battiez avec les policiers, moi, je sympathisais avec eux. Car eux sont fils de pauvres.”

     

    PS : Je ne comprends pas comment un type comme Finkielkraut a cru deux secondes pouvoir discuter avec eux place de la République, avec ces "héritiers" à prétentions sociales.

  • La vie en noir

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    « Noir c'est noir il n'y a plus d'espoir » Jean-Philippe Smets

     


    PHOa7fd04c8-acf2-11e2-82be-7c37e65ceae0-805x453.jpg« Du Polar » de François Guérif, entretiens avec Philippe Blanchet chez Rivages/Noir

     

    portrait de François Guérif empruntée sur le site de « la Montagne »

     

    Les bons livres se reconnaissent généralement à un symptôme lorsque le lecteur les parcourt, on peut en dévorer cent pages d'un coup sans s'en rendre compte. Ils font plaisir. Avec ce recueil d'entretiens, on se prend au jeu rapidement et avoir de suite envie de les relire, pour la bonne bouche. Certes François Guérif semblera parfois injuste dans ses détestations et rejets, par exemple concernant Fajardie, mais quel ennui serait ce bouquin sans subjectivité ! Les auteurs ménageant la chèvre et le chou, se souciant de ne déplaire à personne, n'ont strictement aucun intérêt. Ils font souvent couler un robinet d'eau tiède tout en étant persuadés de l'avoir réinventée, ce n'est pas le cas de ce livre.

     

    On n'est bien entendu pas obligés d'apprécier le Roman Noir tout comme on n'est pas forcés de goûter les délices de Capoue ou les rognons délicatement à la poêle (avec un peu de vin rouge). Bien sûr c'est passer à côté de tout un pan de la Littérature moderne rentrant dans ce « genre », genre encore largement sous-estimé : pour les arbitres des élégances ce ne sont pas en effet des livres dignes de ce nom...

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  • François Pape des progressistes

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    religions, christianisme, politique, société, amaury watremezLes progressistes de l'Eglise en sont persuadés profondément depuis son élection : Avec le Pape François ils ont enfin « leur » Pape, un Souverain Pontife en accord avec leurs aspirations à la modernité pour la Foi, un « pape en phase » pour reprendre les termes de Philippe Muray, bientôt en « rollers » évidemment « citoyens »....

     

    Ils se basent sur les déclarations faisant suite au Synode sur la Famille ou à l'allocution précédant la traditionnelle bénédiction « Urbi et Orbi » à Pâques sans parler de ses phrases sur les migrants. Bien entendu, ils les interprètent à leur sauce oubliant que le discours de miséricorde actuel est exactement le même que celui de Benoît XVI ou Jean-Paul II réputés « papes des réacs ». Il suffit de lire « le Sel de la Terre » de Ratzinger paru en 1997 chez Flammarion pour le comprendre aisément (voir à ce lien).

     

    Bien que leur nombre s'amenuise chaque année car subissant le lot commun ils vieillissent. Ils ont encore une capacité de nuisance importante en Europe en général et en France en particulier car ils sont encore aux postes de responsabilités. Ils s »'y accrochent comme les daphnies à leurs coquillages. On en trouve beaucoup par exemple à la Conférence des Évêques de France là où les places sont bonnes. Ils sont anciens ou actuels éditorialistes à « la Croix », « le Pélerin », « la Vie ». La communication catastrophique de cette conférence sur les affaires graves de pédophilie secouant l’archidiocèse de Lyon peut leur être directement imputée. Leur vieillesse est un naufrage et ce naufrage est celui du catholicisme français depuis une vingtaine d'années....

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  • Des petits hommes verts impertinents

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    à propos de « Martiens Go home » de Fredric Brown

     

    SF, littérature, Fredric Brown, amaury watremezUn soir, vers 20h14 heure de la côté Ouest des Etats Unis, un milliard de petits hommes verts envahit soudain la terre. Ils ne descendent pas de soucoupes volantes, n'ont pas de pistolets lasers ni même de combinaisons spatiales. Ils sont au sens strict tout petits ( de 65 à 85 centimètres), ont douze doigts, une grosse tête, des langues très longues et des habits collants de la même couleur émeraude que leur peau. Ils se contentent d'apparaître juste comme ça (Eux disent « couiner) c'est tout. On ne sait pas ce qu'ils mangent, ni même s'ils se reproduisent de la même manière que nous. Intangibles, personne ne peut les blesser ou les attraper, ce sont aussi des petits monstres mal embouchés, irrespectueux, inconvenants, largement impertinents.

     

    Ils ne répondent à aucune question les concernant, « c'est pas tes oignons Toto » affirment-ils invariablement lorsque l'on leur en pose une car ils sont aussi malpolis....

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  • Nuit debout et le mythe éculé de Mai 68

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    politique, société, Nuit debout, hypocrisie, amaury watremez

    Cet article est sur Causeur

     

    On nous a encore refait le coup du nouveau « Mai 68 » (« Soissantuite ») à propos de « Nuit debout » comme à chaque mouvement de jeunes durant un petit peu, plus de deux semaines donc. Déjà en 1986 au moment des manifs anti- loi Devaquet (loi qui fut appliquée au cas par cas dans certaines facs dont Dauphine) les commentateurs et les éditorialistes, les morveux rebelles et manipulés par les bourgeois pédagogues, en majorité la gauche sociétale, les révoltés de bonnes familles, avaient cru pouvoir refaire « Soissantuite » fantasmant sur des barricades enflammées, des orgies libertaires sans fin et des fêtes dantesques selon les histoires très idéalisées racontées par tous les « grands anciens » du « mouvement » ceux-ci enjoignant les jeunes à suivre leur exemple.

     

    Enfin les jeunes, surtout ceux issus de leur milieu favorisé, surtout leur progéniture, et bien sûr avant les examens ou les concours d'entrée dans les « grandes » écoles bien entendu...

     

    J'en étais, ami lecteur, de ces défilés contre Devaquet, moi un petit bourgeois hédoniste et réactionnaire dorénavant, moi maintenant l'anarchiste de droite présumé atrabilaire type. Une enseignante, nous voyant arriver le premier jour des manifestations pour avoir cours comme les autres jours, nous avaient carrément fichu dehors nous enjoignant de nous engager « pour notre avenir » tout en promettant de ne pas signaler nos absences. Nous, cela ne nous dérangeait pas trop de sécher quelques heures de cours avec, cerise sur le gâteau, le plaisir de remettre en cause l'autorité, ou de croire le faire, avec la bénédiction de certains adultes à la fois complaisants et démagos...

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  • Ce qui reste du Paris populaire

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    Littérature, société, paris, politique, hypocrisieJe préférerai toujours le Paris populaire, le Paris des petites gens, des « salauds de pauvres » de « Traversée de Paris » de Marcel Aymé, le Paris de Robert Giraud ou Jean-Paul Clébert, des déclassés voire des fous aimables et philosophes que l'on peut, que l'on pouvait croiser parfois dans la rue. C'était le Paris « Pantruche » cette ville où l'on dise son fait aux bourgeois, sa fatuité aux salonnards prétentieux, sa prétention imbécile à l'esthète amateur d'« académies » de nus...

     

    Ce Paris n'est pas encore ripoliné, il est exempt de retraitées botoxées avec le clébard minuscule trottinant derrière elles. Ce n'est pas un Paris repeint aux couleurs d'un festivisme ressemblant à une pub « Benneton » bien mièvre et toute en pastels des années 80.

     

    Il est parfois réputé plus dangereux le soir, on y fume, on y boit, et on y fait du bruit en riant et en parlant dérangeant le « vivrensemble » tellement chanté sur tous les tons par la mairie actuelle et la précédente alors qu'il a disparu puisque les milieux ne se mélangent plus dans les bistros.

     

    C'est le Paris de mon grand-père qui aimait tant le jus de la rue qu'il n'a eu de cesser d'arpenter....

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  • En tant que quoi déjà 

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    bulle.jpgJe m'amuse par avance des réactions de certains lecteurs à ce texte, que ce soit d'anciens lecteurs en loucedé de ce blog ou de nouveaux lecteurs de « Causeur », surtout de celles des commentateurs professionnels plus ou moins bien intentionnés. Ils vont penser, « ça y est il a pété les plombs » et, ou « on voit bien qu'il s'aime bien ». J'assume parfaitement la complète immodestie de ces quelques mots ci-dessous et me régale de ce qu'ils pourraient susciter...

     

    Il paraît que je suis célinien.

     

    Car je dis parfois des gros mots (c'est très vilain mais je m'en fous complètement) pour exprimer ce que je pense, je n'hésite pas à mettre les deux pieds dans le plat, et qu'en plus je ne respecte pas les règles de bienséance dans un échange polémique. Je ne serai pas très correct, j'aurais donc un côté voyou, butor, un sale type mal élevé quoi. Qui ne respecte pas le sérail et se fout complètement de lècher les bottes à Totor ou Tatave lorsqu'il produit un petit billet taquin.

     

    Ce n'est pas de ma faute, je descend d'une longue lignée d'indociles plébéiens...

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  • Houria Bouteldja de plus en plus de moins en moins

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    À propos de « Les Blancs, les Juifs et nous : Vers une politique de l'amour révolutionnaire » aux éditions la Fabrique

     

    politique, houria bouteldja, société, colonies, racisme, idiotie, grotesque, amaury watremezHouria Bouteldja est un personnage grotesque participant du « Barnum consumériste » (TM°). Celui-ci est en droite ligne issu du masochisme mémoriel français sévissant depuis de nombreuses décennies à droite aussi bien qu'à gauche. N'importe quelle communauté, groupe ethnique ou religieux, a réclamé reconnaissance et repentance aux salauds de français pour des horreurs supposées commises tout au long de notre Histoire, du moin celle qui est enseignée.

     

    Elle ressemble à ces « rastas blancs » qui braillent « No Woman No craille » dans la plupart des métropoles méridionales, persuadés que leurs tresses pseudo-africaines et leur coiffure font d'eux des rebelles instantanés. Elle a son emploi de comédie à la télévision, elle y est la « mauvaise » sauvage, celle qui met en valeur les autres humanistes progressistes de progrès invités avec elle. Houria déteste, hait littéralement, elle ne s'en cache les personnes partageant sa propre couleur de peau et leur culture.

     

    Selon cette loi du talion un rien étrange évoquée plus haut, les français doivent donc payer encore et encore le comportement sans cesse montré comme atroce de leurs ancêtres, sans cesse dénigré, sans cesse remis en cause. Les français, comme la plupart des occidentaux, sont tous de toutes façons montrés comme des génocidaires en puissance....

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  • La cause animale nouvelle lubie des bourgeois pédagogues

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    Cet article est sur "Causeur"

     

    Le bourgeois pédagogue, le terme a été inventé je le rappelle par Erik Satie, peut être de gauche ou de droite. Le bourgeois pédagogue à des prétentions matérielles et une avidité que ses ancêtres avaient déjà rajoutent des vanités sociales et intellectuelles. Il croit dur comme fer, est convaincu, que son argent, ses réseaux et les privilèges dont il dispose l'autorisent à poser au guide du peuple, de ces ploucs beaucoup moins intelligents que lui, n'ayant même pas lu les auteurs qu'il faut lire et placer sur sa table basse. Il ne va même pas en salle de sport pour s'entretenir, ne joue pas au squash, ne fait pas de bicyclette « citoyenne » l'inconscient.

     

    Des ingrats s'en fichant complètement de ses leçons de morale la plupart du temps. Certains osent même se mettre en colère contre ce qui est ressenti par eux comme un arbitraire insupportable. Des enfants gâtés, puisque l'on vous le dit, moquant cruellement la dernière lubie du bourgeois pédagogue, la Cause animale, entre deux léchages de cul et cirages de bottes, son occupation favorite. Maintenir une position ça demande beaucoup d'obséquiosité, un effort nécessaire et indispensable si l'on veut réussir.

     

    Le bourgeois pédagogue est concerné, lui....

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  • La question qui fâche

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    politique, société, foi, religions, islam, terrorisme, boire, baiser, bouffer, amaury watremez

    Je pose la question qui fâche également sur Causeur

     

    Il est donc une question certes très provocatrice qui n'est cependant jamais posée depuis les attentats du 13 Novembre, vais-je faire preuve de retenue et ne pas l'exposer ? Je vais me gêner :

     

    Est-ce que notre société telle qu'elle est dans son jus actuel mérite réellement de survivre ?

     

    Il n'est de toutes façons pas du tout certain que face à l'Etat soit-disant islamique, face à la terreur, à l'abomination de crimes commis par des dégénérés fanatisés, elle y arrive. Elle n'en a pas la force morale. Quel vilain mot j'emploie là je sais ! Dans notre société ce mot étant synonyme de graves contraintes insupportables. Il implique en premier lieu d'avoir conscience que nos actions ont des répercussions sur le bien-être des autres êtres humains peuplant cette planète...

     

    Gravement, pensent-ils, des dizaines de spécialistes de l'Islam, de la politique moyen et proche orientale, des « spécialistes en tout » ayant leur « « rond de serviette » à la télévision chacun dans son « emploi » de comédie dissertent sur les causes de la situation à laquelle nous sommes confrontés actuellement. Mais jamais ils ne se risqueront à évoquer cette question pourtant fondamentale....

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